Chimie, secondaire 5 à Montréal • Thermochimie

Exercices corrigés : l'aspect énergétique des transformations (chimie, secondaire 5)

Voici une série d'exercices corrigés de chimie de secondaire 5 sur l'aspect énergétique des transformations, calibrée sur le niveau réel des évaluations à Montréal. On y travaille la relation q = mcΔT, la calorimétrie et la chaleur molaire, la lecture des diagrammes énergétiques et la loi de Hess, jusqu'au calcul complet d'une combustion qui chauffe une masse d'eau.

Faites chaque exercice au complet, avec les unités et les signes (+ pour endothermique, − pour exothermique), avant d'ouvrir la correction. Le signe de l'enthalpie est un point de barème à chaque question.

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Ce chapitre fait partie de Chimie de cinquième secondaire
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Rappel de cours

  • Chaleur : q=mcΔTq=mc\Delta T, avec ceau=4,19c_{eau}=4{,}19 J/(g·°C). Un résultat en joules se convertit en kilojoules en divisant par 1000.
  • Réaction exothermique : ΔH<0\Delta H<0 (libère de la chaleur) ; endothermique : ΔH>0\Delta H>0 (absorbe de la chaleur).
  • Sur un diagramme énergétique : ΔH=Ep(produits)Ep(reˊactifs)\Delta H=E_{p}(produits)-E_{p}(r\acute{e}actifs) ; l'énergie d'activation est mesurée du niveau de départ jusqu'au sommet (complexe activé).
  • Calorimétrie : la chaleur dégagée par la réaction est absorbée par l'eau, qreˊaction=qeauq_{r\acute{e}action}=-q_{eau} ; chaleur molaire ΔH=qreˊactionn\Delta H=\dfrac{q_{r\acute{e}action}}{n} en kJ/mol.
  • Loi de Hess : si on inverse une équation, on change le signe de son ΔH\Delta H ; si on la multiplie par un facteur, on multiplie son ΔH\Delta H par ce facteur ; l'équation cible est la somme des équations manipulées.

Partie A : Chaleur, changements d'état, diagrammes et calorimétrie (/50)

Exercice 1 : La relation q = mcΔT

On prend ceau=4,19c_{eau}=4{,}19 J/(g·°C) pour toutes les questions.

  • a) Quelle quantité de chaleur faut-il pour chauffer 250 g d'eau de 18 °C à 68 °C ? Donnez la réponse en kilojoules.
  • b) On fournit 8380 J à 200 g d'eau. De combien de degrés sa température monte-t-elle ?
  • c) Une quantité de chaleur de 25 140 J fait monter la température d'une masse d'eau de 30 °C. Quelle est cette masse ?
  • d) On fournit la même quantité de chaleur à 100 g d'eau et à 400 g d'eau. Comparez les variations de température, avec justification à partir de la formule.

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a)
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Réponses

  • a) q=52375q=52\,375 J, environ 52,452{,}4 kJ
  • b) ΔT=10\Delta T=10 °C
  • c) m=200m=200 g
  • d) ΔT\Delta T inversement proportionnel à mm : 44 fois plus grand pour les 100100 g

a) q=mcΔT=250×4,19×(6818)=250×4,19×50=52 375q=mc\Delta T=250\times 4{,}19\times(68-18)=250\times 4{,}19\times 50=52\ 375 J, soit environ 52,4 kJ.

b) ΔT=qmc=8380200×4,19=10\Delta T=\dfrac{q}{mc}=\dfrac{8380}{200\times 4{,}19}=10 °C.

c) m=qcΔT=25 1404,19×30=200m=\dfrac{q}{c\,\Delta T}=\dfrac{25\ 140}{4{,}19\times 30}=200 g.

d) À qq et cc fixés, ΔT=qmc\Delta T=\dfrac{q}{mc} est inversement proportionnel à la masse : les 100 g d'eau subissent une variation de température 4 fois plus grande que les 400 g.

Exercice 2 : Chaleur latente : fondre et vaporiser sans changer de température

Pendant un changement d'état, la température ne bouge pas : toute l'énergie fournie sert à séparer les molécules, pas à les agiter davantage. On ne peut donc pas utiliser q=mcΔTq=mc\Delta T, mais q=mLq=mL, où LL est la chaleur latente massique.

Données : c(eau liquide)=4,19c(\text{eau liquide})=4{,}19 J/(g·°C) ; chaleur latente de fusion de la glace Lf=334L_{f}=334 J/g ; chaleur latente de vaporisation de l'eau Lv=2260L_{v}=2260 J/g.

  • a) Calculez l'énergie nécessaire pour faire fondre 250 g de glace déjà à 0 °C, puis celle nécessaire pour vaporiser 250 g d'eau déjà à 100 °C. Comparez les deux valeurs et expliquez l'écart au niveau moléculaire.
  • b) On veut refroidir 500 g d'eau de 25 °C à 5 °C en y ajoutant de la glace à 0 °C. Calculez d'abord la chaleur que l'eau doit céder.
  • c) Chaque gramme de glace ajoutée doit d'abord fondre, puis l'eau de fonte doit se réchauffer de 0 °C à 5 °C. Calculez l'énergie absorbée par gramme de glace, puis la masse de glace nécessaire.
  • d) Un ami affirme qu'ajouter 118 g d'eau liquide à 0 °C ferait tout aussi bien l'affaire. Vérifiez par le calcul et concluez. Expliquez ensuite, avec les mêmes idées, pourquoi la transpiration refroidit le corps.

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Réponses

  • a) Fusion 83,583{,}5 kJ ; vaporisation 565565 kJ, 6,86{,}8 fois plus : vaporiser rompt TOUTES les liaisons entre molécules
  • b) 41,941{,}9 kJ cédés
  • c) 355355 J par gramme ; 118118 g de glace
  • d) 2,52{,}5 kJ seulement, dix-sept fois trop peu : c'est la fusion qui refroidit ; la sueur refroidit en s'évaporant

a) Fusion : q=mLf=250×334=83500q=mL_{f}=250\times 334=83\,500 J, soit 83,5 kJ. Vaporisation : q=mLv=250×2260=565000q=mL_{v}=250\times 2260=565\,000 J, soit 565 kJ. Vaporiser coûte donc 2260334=6,8\dfrac{2260}{334}=6{,}8 fois plus cher que fondre. L'explication est moléculaire : fondre ne fait qu'affaiblir le réseau de liaisons hydrogène de la glace, les molécules restent au contact les unes des autres et le volume change à peine. Vaporiser, au contraire, exige de rompre TOUTES les liaisons entre molécules et de les éloigner à l'infini les unes des autres. Le second changement est bien plus radical que le premier, et son coût le reflète.

b) L'eau à refroidir cède q=mcΔT=500×4,19×(255)=500×4,19×20=41900q=mc\Delta T=500\times 4{,}19\times(25-5)=500\times 4{,}19\times 20=41\,900 J, soit 41,9 kJ. Cette énergie ne disparaît pas : elle est intégralement absorbée par la glace, d'abord pour la faire fondre, ensuite pour réchauffer l'eau de fonte jusqu'à la température finale commune.

c) Chaque gramme de glace absorbe 334 J pour fondre, puis 1×4,19×5=20,951\times 4{,}19\times 5=20{,}95 J pour passer de 0 °C à 5 °C, soit 334+20,95=355334+20{,}95=355 J par gramme au total. La masse nécessaire vaut donc m=41900355=118m=\dfrac{41\,900}{355}=118 g. Il faut retenir la structure du calcul : on met d'un côté toute l'énergie cédée, de l'autre toute l'énergie absorbée, et on égalise. Le piège classique est d'oublier le réchauffement de l'eau de fonte, ce qui donnerait 41900334=125\dfrac{41\,900}{334}=125 g, une valeur trop grande de 6 %.

d) Avec 118 g d'eau liquide à 0 °C, l'énergie absorbée n'est que 118×4,19×5=2472118\times 4{,}19\times 5=2472 J, soit 2,5 kJ au lieu des 41,9 kJ nécessaires : c'est dix-sept fois moins, et la température finale serait bien supérieure à 5 °C. La conclusion est nette : ce n'est pas la basse température de la glace qui refroidit, puisqu'elle est à 0 °C comme l'eau glacée, c'est sa FUSION. À masse égale, la fusion apporte 334 J/g alors que le réchauffement de 0 à 5 °C n'en apporte que 21. La transpiration relève exactement du même principe, cette fois avec la vaporisation : chaque gramme de sueur qui s'évapore prélève sur la peau environ 2260 J, une énergie considérable, et c'est ce prélèvement qui abaisse la température du corps. C'est aussi pourquoi on a plus froid en sortant de l'eau qu'en y étant, et pourquoi un ventilateur rafraîchit sans refroidir l'air : il accélère l'évaporation.

12345678910-40-2020406080100120140fusion : 334 J/gvaporisation : 2260 J/gglaceeau liquidevapeurénergie fournieT (°C)sur un palier, T ne bouge pas

Exercice 3 : Lecture d'un diagramme énergétique

Pour une réaction donnée, le diagramme énergétique indique : énergie potentielle des réactifs 50 kJ, sommet de la barrière (complexe activé) 180 kJ, énergie potentielle des produits 120 kJ.

  • a) Calculez la variation d'enthalpie ΔH\Delta H de la réaction. La réaction est-elle endothermique ou exothermique ?
  • b) Calculez l'énergie d'activation de la réaction directe.
  • c) Calculez l'énergie d'activation de la réaction inverse.
  • d) On ajoute un catalyseur. Indiquez l'effet sur : l'énergie d'activation, le ΔH\Delta H, et l'allure du diagramme.

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a)
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Réponses

  • a) ΔH=+70\Delta H=+70 kJ : endothermique
  • b) Ea(directe)=130E_{a}(\text{directe})=130 kJ
  • c) Ea(inverse)=60E_{a}(\text{inverse})=60 kJ
  • d) Les deux EaE_{a} diminuent ; ΔH\Delta H inchangé ; seule la bosse baisse

a) ΔH=Ep(produits)Ep(reˊactifs)=12050=+70\Delta H=E_{p}(produits)-E_{p}(r\acute{e}actifs)=120-50=+70 kJ. Le signe est positif : la réaction est endothermique, elle absorbe de l'énergie.

b) Ea(directe)=18050=130E_{a}(directe)=180-50=130 kJ (des réactifs jusqu'au complexe activé).

c) Ea(inverse)=180120=60E_{a}(inverse)=180-120=60 kJ (des produits jusqu'au complexe activé).

d) Le catalyseur abaisse le sommet de la barrière : les deux énergies d'activation diminuent. Le ΔH\Delta H ne change pas, car les niveaux des réactifs et des produits restent les mêmes ; seule la bosse du diagramme est moins haute.

1234567891020406080100120140160180200220réactifs 50 kJproduits 120 kJcomplexe activé 180 kJEa directe = 130 kJEa inverse = 60 kJΔH = +70 kJ : réaction ENDOTHERMIQUEEp (kJ)

Exercice 4 : L'équation thermochimique et la stœchiométrie de l'énergie

Une équation thermochimique porte, en plus des formules et des coefficients, la variation d'enthalpie qui accompagne la réaction TELLE QU'ELLE EST ÉCRITE. L'énergie devient alors une grandeur stœchiométrique comme une autre, proportionnelle aux quantités de matière.

Combustion du méthane : CH4(g)+2O2(g)CO2(g)+2H2O(l)CH_{4}(g)+2\,O_{2}(g)\rightarrow CO_{2}(g)+2\,H_{2}O(l), ΔH=890\Delta H=-890 kJ. Masse molaire du méthane : 16,04 g/mol.

  • a) Que signifie précisément la valeur 890-890 kJ ? À quoi se rapporte-t-elle, et comment le signe se traduit-il pour l'entourage ?
  • b) Calculez l'énergie libérée par la combustion complète de 50,0 g de méthane.
  • c) Quelle masse de méthane faut-il brûler pour libérer 500 kJ ?
  • d) Donnez le ΔH\Delta H de la réaction inverse, puis celui de l'équation multipliée par 2. Enfin, expliquez pourquoi une table qui donnerait 802-802 kJ pour cette même combustion ne serait pas fautive.

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a)
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Réponses

  • a) 890890 kJ libérés par mole de CH4CH_{4} selon l'équation écrite ; l'entourage s'échauffe
  • b) n=3,12n=3{,}12 mol ; environ 27742774 kJ libérés
  • c) m=9,01m=9{,}01 g
  • d) +890+890 kJ ; 1780-1780 kJ ; 802-802 kJ correspond à l'eau à l'état de vapeur

a) La valeur se rapporte à l'équation entière telle qu'elle est écrite : la combustion d'UNE mole de méthane avec deux moles de dioxygène libère 890 kJ. Le signe négatif signifie que le système perd de l'énergie, donc que l'entourage en gagne : la réaction est exothermique et le milieu s'échauffe. Il faut se méfier de la formulation courante « la réaction produit 890 kJ », correcte mais qui fait oublier que le signe se rapporte au système. Si l'équation avait été écrite avec un demi-coefficient devant le méthane, la valeur aurait été divisée par deux : la donnée n'a de sens qu'accompagnée de son équation.

b) On passe d'abord à la quantité de matière : n=50,016,04=3,12n=\dfrac{50{,}0}{16{,}04}=3{,}12 mol. L'énergie est proportionnelle : E=3,12×890=2,77×103E=3{,}12\times 890=2{,}77\times 10^{3} kJ, soit environ 2774 kJ libérés. Le raccourci consistant à multiplier directement des grammes par des kilojoules par mole est l'erreur la plus fréquente du chapitre : l'énergie se calcule toujours à partir des MOLES.

c) On raisonne en sens inverse : n=500890=0,562n=\dfrac{500}{890}=0{,}562 mol, d'où m=0,562×16,04=9,01m=0{,}562\times 16{,}04=9{,}01 g. Un peu plus de neuf grammes de méthane suffisent donc à fournir 500 kJ, de quoi porter à ébullition plus d'un litre d'eau. C'est ce rapport très favorable entre masse et énergie qui fait la valeur des combustibles fossiles.

d) La réaction inverse, qui reformerait le méthane et le dioxygène à partir du dioxyde de carbone et de l'eau, a la même valeur au signe près : ΔH=+890\Delta H=+890 kJ, elle est endothermique. C'est logique, l'énergie ne pouvant apparaître ou disparaître selon le sens de lecture. En multipliant l'équation par 2, on brûle deux fois plus de matière, donc ΔH=1780\Delta H=-1780 kJ : la variation d'enthalpie est proportionnelle aux coefficients. Enfin, une valeur de 802-802 kJ n'est pas fautive : elle correspond à la même combustion avec l'eau obtenue à l'état de VAPEUR et non à l'état liquide. La différence, 890802=88890-802=88 kJ, est exactement l'énergie que libéreraient les deux moles d'eau en se condensant. Deux tables peuvent donc donner deux nombres différents pour la même réaction sans qu'aucune ne se trompe : c'est l'état physique précisé dans l'équation qui tranche, et c'est pourquoi on ne l'omet jamais.

Exercice 5 : Calorimétrie et chaleur molaire de dissolution

Dans un calorimètre, on dissout 20,0 g d'hydroxyde de sodium NaOHNaOH (M=40,0M=40{,}0 g/mol) dans 500 g d'eau. La température de l'eau passe de 20,0 °C à 30,7 °C. On néglige la capacité thermique du contenant.

  • a) Calculez la chaleur absorbée par l'eau.
  • b) Calculez la quantité (en moles) de NaOHNaOH dissoute.
  • c) Déduisez la chaleur molaire de dissolution du NaOHNaOH (en kJ/mol), avec le bon signe.
  • d) Sans refaire tout le calcul : quelle serait la température finale si on dissolvait plutôt 10,0 g de NaOHNaOH dans la même masse d'eau ? Justifiez.

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a)
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Réponses

  • a) qeau22,4q_{eau}\approx 22{,}4 kJ
  • b) n=0,500n=0{,}500 mol
  • c) ΔH44,8\Delta H\approx -44{,}8 kJ/mol, exothermique
  • d) ΔT\Delta T divisé par 22 : environ 25,425{,}4 °C

a) qeau=mcΔT=500×4,19×(30,720,0)=500×4,19×10,722 417q_{eau}=mc\Delta T=500\times 4{,}19\times(30{,}7-20{,}0)=500\times 4{,}19\times 10{,}7\approx 22\ 417 J, soit environ 22,4 kJ.

b) n=mM=20,040,0=0,500n=\dfrac{m}{M}=\dfrac{20{,}0}{40{,}0}=0{,}500 mol.

c) La dissolution a fourni cette chaleur à l'eau : qreˊaction=22,4q_{r\acute{e}action}=-22{,}4 kJ. ΔH=22,40,50044,8\Delta H=\dfrac{-22{,}4}{0{,}500}\approx -44{,}8 kJ/mol. Le signe négatif confirme une dissolution exothermique.

d) Moitié moins de moles dégagent moitié moins de chaleur dans la même masse d'eau : ΔT\Delta T est divisé par 2, soit environ 5,35 °C. Température finale : environ 25,4 °C.

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Les énergies de liaison : briser coûte, former libère

Une réaction chimique n'est rien d'autre qu'une redistribution de liaisons. Rompre une liaison exige toujours de l'énergie, en former une en libère toujours, et le bilan de la réaction est la différence entre les deux : ΔH=E(liaisons rompues)E(liaisons formeˊes)\Delta H=\sum E(\text{liaisons rompues})-\sum E(\text{liaisons formées}).

Énergies de liaison, en kJ/mol : CHC-H 413 ; O=OO=O 498 ; C=OC=O 799 ; OHO-H 467 ; HHH-H 436 ; ClClCl-Cl 243 ; HClH-Cl 431.

briser les liaisonsCOÛTE de l'énergieformer les liaisonsLIBÈRE de l'énergieΔH = brisé − forméénergieréactifs
  • a) Expliquez pourquoi rompre une liaison est toujours endothermique et en former une toujours exothermique. Justifiez ensuite le sens des deux termes dans la formule du bilan.
  • b) Estimez le ΔH\Delta H de la combustion du méthane CH4+2O2CO2+2H2O(g)CH_{4}+2\,O_{2}\rightarrow CO_{2}+2\,H_{2}O(g) en dénombrant soigneusement toutes les liaisons rompues et formées.
  • c) Estimez de la même façon le ΔH\Delta H de H2+Cl22HClH_{2}+Cl_{2}\rightarrow 2\,HCl. La valeur mesurée vaut 185-185 kJ/mol : commentez la qualité de l'estimation.
  • d) Une réaction peut-elle être exothermique alors qu'elle commence par rompre des liaisons ? Répondez en reliant votre réponse à l'énergie d'activation et au diagramme énergétique, puis dites pourquoi cette méthode ne donne jamais qu'une ESTIMATION.

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Réponses

  • a) Rompre coûte (état lié plus stable), former libère : rompues avec ++, formées avec -
  • b) 26483466=8182648-3466=-818 kJ/mol
  • c) 679862=183679-862=-183 kJ/mol, à 11 % de la valeur mesurée
  • d) Oui : EaE_{a} et ΔH\Delta H sont indépendants ; les énergies de liaison sont des moyennes, d'où une estimation

a) Une liaison chimique existe parce que l'état lié est plus stable, donc plus bas en énergie, que les deux atomes séparés. Remonter de cet état bas vers les atomes libres coûte nécessairement de l'énergie : la rupture est endothermique, toujours, sans aucune exception. Inversement, laisser deux atomes tomber dans cet état bas libère cette même énergie : la formation est exothermique, toujours. C'est pourquoi la formule prend les liaisons rompues avec un signe plus et les liaisons formées avec un signe moins. Si le total à fournir dépasse le total libéré, la réaction est endothermique ; sinon elle est exothermique.

b) Liaisons rompues : les 4 liaisons CHC-H du méthane, soit 4×413=16524\times 413=1652 kJ, et les 2 liaisons O=OO=O des deux dioxygènes, soit 2×498=9962\times 498=996 kJ ; total 1652+996=26481652+996=2648 kJ. Liaisons formées : les 2 liaisons C=OC=O du dioxyde de carbone, soit 2×799=15982\times 799=1598 kJ, et les 4 liaisons OHO-H des deux molécules d'eau, soit 4×467=18684\times 467=1868 kJ ; total 1598+1868=34661598+1868=3466 kJ. Le bilan vaut ΔH=26483466=818\Delta H=2648-3466=-818 kJ/mol. La réaction est nettement exothermique, ce qui est conforme à l'expérience quotidienne d'une flamme de gaz. Le point délicat est le décompte : deux molécules d'eau font QUATRE liaisons OHO-H, et l'oublier fausserait le résultat de près de 1000 kJ.

c) Liaisons rompues : une HHH-H et une ClClCl-Cl, soit 436+243=679436+243=679 kJ. Liaisons formées : deux HClH-Cl, soit 2×431=8622\times 431=862 kJ. Bilan : ΔH=679862=183\Delta H=679-862=-183 kJ/mol. La valeur mesurée étant 185-185 kJ/mol, l'écart n'est que de 2 kJ, soit environ 1 %. L'estimation est ici excellente, et ce n'est pas un hasard : la réaction ne met en jeu que des molécules diatomiques gazeuses, exactement les espèces à partir desquelles les énergies de liaison sont tabulées.

d) Oui, et c'est même le cas général : presque toute réaction commence par rompre au moins une liaison, ce qui exige de l'énergie AVANT que la moindre liaison nouvelle ne se forme. Cette dépense initiale est précisément l'énergie d'activation, la bosse que l'on voit au milieu d'un diagramme énergétique. Elle explique qu'un mélange de méthane et d'air ne s'enflamme pas spontanément et qu'il faille une étincelle : il faut payer d'avance. Mais l'énergie d'activation et le ΔH\Delta H sont deux grandeurs indépendantes, la première mesurant la hauteur de la bosse et la seconde la différence de niveau entre départ et arrivée : une réaction peut très bien avoir une grosse bosse et finir bien plus bas qu'elle n'a commencé. Quant à la limite de la méthode, elle tient à ce que les énergies de liaison tabulées sont des MOYENNES, établies sur de nombreuses molécules différentes. Or une liaison CHC-H n'a pas exactement la même solidité dans le méthane, dans l'éthanol ou dans le benzène, et de plus ces valeurs se rapportent à l'état gazeux, ce qui ignore complètement les changements d'état. On obtient donc un ordre de grandeur fiable, jamais une valeur exacte : pour cela il faut les enthalpies de formation.

Exercice 7 : Les enthalpies de formation : une table pour toutes les réactions

L'enthalpie de formation d'un composé est celle de la réaction qui le forme à partir de ses éléments purs. Elle se tabule une fois pour toutes, et permet ensuite de calculer n'importe quelle réaction par ΔH=ΔHf(produits)ΔHf(reˊactifs)\Delta H=\sum \Delta H_{f}(\text{produits})-\sum \Delta H_{f}(\text{réactifs}).

Enthalpies de formation, en kJ/mol : CO2(g)CO_{2}(g) 393,5-393{,}5 ; H2O(l)H_{2}O(l) 285,8-285{,}8 ; H2O(g)H_{2}O(g) 241,8-241{,}8 ; CH4(g)CH_{4}(g) 74,8-74{,}8 ; C2H5OH(l)C_{2}H_{5}OH(l) 277,7-277{,}7 ; CO(g)CO(g) 110,5-110{,}5. Masses molaires : éthanol 46,07 g/mol ; méthane 16,04 g/mol.

  • a) Pourquoi l'enthalpie de formation du dioxygène gazeux, du carbone graphite et du dihydrogène vaut-elle zéro ? S'agit-il d'une mesure ou d'une convention ?
  • b) Calculez l'enthalpie de combustion de l'éthanol selon C2H5OH(l)+3O2(g)2CO2(g)+3H2O(l)C_{2}H_{5}OH(l)+3\,O_{2}(g)\rightarrow 2\,CO_{2}(g)+3\,H_{2}O(l).
  • c) Calculez l'énergie libérée par gramme pour l'éthanol, puis pour le méthane dont la combustion libère 890 kJ/mol. Lequel des deux est le meilleur combustible en masse, et de combien ?
  • d) Un moteur rejette l'eau sous forme de vapeur et non de liquide. Recalculez l'enthalpie de combustion de l'éthanol dans ce cas, chiffrez la perte, et expliquez ce qu'elle représente physiquement.

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Réponses

  • a) Convention : on fixe l'origine à zéro pour les éléments dans leur état le plus stable
  • b) ΔH=1366,7\Delta H=-1366{,}7 kJ/mol
  • c) Éthanol 29,729{,}7 kJ/g ; méthane 55,555{,}5 kJ/g, 1,871{,}87 fois plus
  • d) 1234,7-1234{,}7 kJ/mol ; perte 132,0132{,}0 kJ, la vaporisation des trois moles d'eau

a) Former un élément à partir de lui-même n'est pas une transformation : il n'y a rien à mesurer. On pose donc par CONVENTION que l'enthalpie de formation d'un élément pris dans son état le plus stable à 25 °C vaut exactement zéro. Ce n'est pas une mesure, c'est le choix d'une origine, tout comme on choisit le niveau de la mer comme altitude nulle. Ce choix est indispensable : seules les DIFFÉRENCES d'enthalpie ont un sens physique, et il faut bien fixer un zéro commun pour pouvoir tabuler des valeurs individuelles. La précision « état le plus stable » compte : c'est le carbone graphite et non le diamant, le dioxygène et non l'ozone.

b) ΔH=[2(393,5)+3(285,8)][(277,7)+3(0)]=(787,0857,4)+277,7=1366,7\Delta H=\left[2(-393{,}5)+3(-285{,}8)\right]-\left[(-277{,}7)+3(0)\right]=(-787{,}0-857{,}4)+277{,}7=-1366{,}7 kJ/mol. Le dioxygène ne contribue pas puisque son enthalpie de formation est nulle, mais il faut prendre l'habitude de l'écrire pour ne pas oublier de vérifier que l'équation est équilibrée : ici 3 moles de dioxygène, 2 de dioxyde de carbone et 3 d'eau, le compte des atomes est bon.

c) Éthanol : 1366,746,07=29,7\dfrac{1366{,}7}{46{,}07}=29{,}7 kJ/g. Méthane : 89016,04=55,5\dfrac{890}{16{,}04}=55{,}5 kJ/g. Le méthane libère donc 55,529,7=1,87\dfrac{55{,}5}{29{,}7}=1{,}87 fois plus d'énergie par gramme, soit près du double. La raison est visible dans les formules : l'éthanol contient déjà un atome d'oxygène, il est donc partiellement oxydé au départ et il lui reste moins de chemin à parcourir jusqu'au dioxyde de carbone. Tout combustible déjà oxygéné paie ce handicap, et c'est pourquoi l'éthanol ajouté à l'essence en réduit le contenu énergétique par litre.

d) Il suffit de remplacer H2O(l)H_{2}O(l) par H2O(g)H_{2}O(g) : ΔH=[2(393,5)+3(241,8)]+277,7=(787,0725,4)+277,7=1234,7\Delta H=\left[2(-393{,}5)+3(-241{,}8)\right]+277{,}7=(-787{,}0-725{,}4)+277{,}7=-1234{,}7 kJ/mol. La perte vaut 1366,71234,7=132,01366{,}7-1234{,}7=132{,}0 kJ, soit exactement 3×44,03\times 44{,}0, c'est-à-dire trois fois l'enthalpie de vaporisation de l'eau. Physiquement, elle représente la chaleur emportée par la vapeur d'eau qui s'échappe par le pot d'échappement sans jamais se condenser : cette énergie a bien été libérée par la réaction, mais elle sert à vaporiser l'eau au lieu de faire tourner le moteur. Elle correspond à près de 10 % du total, ce qui n'est pas négligeable, et c'est exactement ce que les chaudières dites à condensation cherchent à récupérer en refroidissant assez les fumées pour que l'eau se condense avant de sortir.

Exercice 8 : Loi de Hess

On veut déterminer l'enthalpie de formation du méthane, C+2H2CH4C+2H_{2}\rightarrow CH_{4}, qu'on ne peut pas mesurer directement. On dispose de trois équations mesurables :

(1) C+O2CO2C+O_{2}\rightarrow CO_{2}, avec ΔH1=393,5\Delta H_{1}=-393{,}5 kJ/mol ;

(2) H2+12O2H2OH_{2}+\frac{1}{2}O_{2}\rightarrow H_{2}O, avec ΔH2=285,8\Delta H_{2}=-285{,}8 kJ/mol ;

(3) CH4+2O2CO2+2H2OCH_{4}+2O_{2}\rightarrow CO_{2}+2H_{2}O, avec ΔH3=890,8\Delta H_{3}=-890{,}8 kJ/mol.

  • a) Indiquez comment manipuler chacune des trois équations (garder, inverser, multiplier) pour que leur somme donne l'équation cible. Vérifiez que les espèces intermédiaires s'éliminent.
  • b) Calculez le ΔH\Delta H de l'équation cible.
  • c) La formation du méthane est-elle endothermique ou exothermique ?
  • d) Expliquez pourquoi la loi de Hess fonctionne, en une ou deux phrases.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Garder (1), multiplier (2) par 22, inverser (3)
  • b) ΔH=74,3\Delta H=-74{,}3 kJ/mol
  • c) Exothermique
  • d) L'enthalpie ne dépend que des états initial et final, pas du chemin

a) On garde (1) telle quelle ; on multiplie (2) par 2 ; on INVERSE (3). Somme : C+O2+2H2+O2+CO2+2H2OCO2+2H2O+CH4+2O2C+O_{2}+2H_{2}+O_{2}+CO_{2}+2H_{2}O\rightarrow CO_{2}+2H_{2}O+CH_{4}+2O_{2}. Les CO2CO_{2}, les 2H2O2H_{2}O et les 2O22O_{2} apparaissent des deux côtés et s'éliminent : il reste C+2H2CH4C+2H_{2}\rightarrow CH_{4}.

b) ΔH=ΔH1+2ΔH2ΔH3=393,5+2×(285,8)(890,8)=393,5571,6+890,8=74,3\Delta H=\Delta H_{1}+2\Delta H_{2}-\Delta H_{3}=-393{,}5+2\times(-285{,}8)-(-890{,}8)=-393{,}5-571{,}6+890{,}8=-74{,}3 kJ/mol.

c) ΔH<0\Delta H<0 : la formation du méthane est exothermique.

d) L'enthalpie ne dépend que de l'état initial et de l'état final, pas du chemin suivi. Que la transformation se fasse directement ou par une suite d'étapes, la variation totale d'énergie est la même.

Exercice 9 : Problème : l'énergie d'une arachide

On mesure la valeur énergétique d'un aliment en le brûlant sous un récipient d'eau et en observant l'élévation de température : c'est le principe du calorimètre alimentaire, et c'est de là que viennent les chiffres imprimés sur les emballages.

Une arachide de 0,60 g est fixée sur une aiguille et enflammée sous une canette contenant 200 g d'eau, initialement à 21,0 °C. À la fin de la combustion, l'eau est à 33,5 °C. On prend c(eau)=4,19c(\text{eau})=4{,}19 J/(g·°C) et on rappelle que 1 Calorie alimentaire vaut 1 kcal, soit 4184 J. L'emballage annonce 24 kJ par gramme.

thermomètreagitateureauparois isolantesl'arachide brûle sous la canette
  • a) Calculez la chaleur absorbée par l'eau, en joules puis en kilojoules.
  • b) Déduisez-en la valeur énergétique de l'arachide, en kJ par gramme, puis convertissez le résultat en Calories alimentaires pour l'arachide entière.
  • c) Comparez à la valeur annoncée de 24 kJ/g et calculez le pourcentage de l'énergie réellement transmise à l'eau. Citez trois causes précises de l'écart et dites, pour chacune, si elle fait sous-estimer ou surestimer la valeur.
  • d) On refait l'expérience avec 400 g d'eau au lieu de 200 g, la même arachide et le même montage. Prévoyez la nouvelle élévation de température, puis dites si le résultat final en kJ/g sera modifié. Terminez en expliquant ce qu'il faudrait changer au montage pour se rapprocher des 24 kJ/g.

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) q=10475q=10\,475 J, soit 10,510{,}5 kJ
  • b) 17,517{,}5 kJ/g ; 2,52{,}5 Calories pour l'arachide
  • c) 7373 % transmis ; pertes dans l'air, canette chauffée, combustion incomplète : toutes font sous-estimer
  • d) ΔT=6,25\Delta T=6{,}25 °C ; résultat en kJ/g inchangé ; il faudrait une bombe calorimétrique

a) L'élévation de température vaut ΔT=33,521,0=12,5\Delta T=33{,}5-21{,}0=12{,}5 °C. Alors q=mcΔT=200×4,19×12,5=10475q=mc\Delta T=200\times 4{,}19\times 12{,}5=10\,475 J, soit 10,5 kJ.

b) La valeur énergétique mesurée est 10,4750,60=17,5\dfrac{10{,}475}{0{,}60}=17{,}5 kJ/g. Pour l'arachide entière, on convertit les 10 475 J en Calories alimentaires : 104754184=2,5\dfrac{10\,475}{4184}=2{,}5 Calories. Une arachide vaut donc environ deux Calories et demie, ce qui est cohérent avec l'ordre de grandeur affiché sur un sachet.

c) La valeur mesurée ne représente que 17,524×100=73%\dfrac{17{,}5}{24}\times 100=73\,\% de la valeur annoncée : plus du quart de l'énergie n'a pas atteint l'eau. Trois causes principales, toutes dans le même sens. D'abord, une grande partie de la chaleur de la flamme se dissipe dans l'air ambiant au lieu de monter vers la canette, ce qui fait SOUS-estimer. Ensuite, la canette elle-même, l'aiguille et le thermomètre s'échauffent et absorbent une part de la chaleur qu'on n'a pas comptée, puisqu'on n'a tenu compte que de l'eau : cela fait également sous-estimer. Enfin, la combustion est rarement complète, il subsiste un résidu carboné noir sur l'aiguille, et l'énergie de cette fraction non brûlée n'a jamais été libérée : sous-estimation encore. Le montage artisanal ne peut donc que donner une valeur trop faible, ce que confirme le résultat, et c'est un point important : quand toutes les sources d'erreur vont dans le même sens, l'écart n'est pas un hasard de mesure mais un biais systématique.

d) L'arachide libère la même quantité de chaleur, environ 10 475 J, mais elle est cette fois répartie sur deux fois plus d'eau : ΔT=10475400×4,19=6,25\Delta T=\dfrac{10\,475}{400\times 4{,}19}=6{,}25 °C, soit exactement la moitié. Le résultat final en kJ par gramme est en revanche INCHANGÉ, puisque q=400×4,19×6,25=10475q=400\times 4{,}19\times 6{,}25=10\,475 J redonne la même valeur : la masse d'eau et l'élévation de température se compensent exactement. Doubler la masse d'eau ne change donc rien à la mesure, sinon qu'elle devient moins précise, une élévation de 6 °C étant plus difficile à lire avec exactitude qu'une élévation de 12 °C. Pour se rapprocher des 24 kJ/g, il faudrait enfermer la combustion dans une enceinte fermée et isolée, avec un excès de dioxygène pour garantir une combustion complète, et étalonner l'appareil de façon à connaître la chaleur absorbée par le récipient lui-même. C'est exactement la description d'une bombe calorimétrique, l'appareil réellement utilisé en laboratoire.

Exercice 10 : Problème : chauffer l'eau au propane

La combustion du propane, C3H8+5O23CO2+4H2OC_{3}H_{8}+5O_{2}\rightarrow 3CO_{2}+4H_{2}O, libère 2220 kJ par mole de propane (M=44,0M=44{,}0 g/mol). Un campeur veut chauffer 10,0 kg d'eau de 15 °C à 65 °C avec un réchaud au propane.

  • a) Calculez la chaleur que l'eau doit recevoir, en kilojoules.
  • b) Si toute la chaleur de combustion passait dans l'eau, combien de moles de propane faudrait-il brûler ?
  • c) Quelle masse de propane cela représente-t-il ?
  • d) En réalité, seulement 60 % de la chaleur du réchaud atteint l'eau. Quelle masse de propane le campeur brûlera-t-il vraiment ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) q=2095q=2095 kJ
  • b) n0,944n\approx 0{,}944 mol
  • c) m41,5m\approx 41{,}5 g
  • d) m69,2m\approx 69{,}2 g

a) q=mcΔT=10 000×4,19×(6515)=10 000×4,19×50=2 095 000q=mc\Delta T=10\ 000\times 4{,}19\times(65-15)=10\ 000\times 4{,}19\times 50=2\ 095\ 000 J, soit 2095 kJ.

b) n=209522200,944n=\dfrac{2095}{2220}\approx 0{,}944 mol de propane.

c) m=n×M=0,944×44,041,5m=n\times M=0{,}944\times 44{,}0\approx 41{,}5 g de propane.

d) Avec un rendement de 60 %, il faut brûler plus de propane pour livrer la même chaleur utile : m=41,50,6069,2m=\dfrac{41{,}5}{0{,}60}\approx 69{,}2 g.

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