Réponses
- a) Air 1,18 g/L ; hélium 0,163 g/L ; CO2 1,80 g/L
- b) d(He)=0,138 ; d(CH4)=0,553 ; d(CO2)=1,52 ; d=M/29,0
- c) 3,55−0,49=3,1 g
- d) CO2 plus lourd que l'air, détecteur près du sol ; méthane plus léger, détecteur au plafond
a) ρ=VmM. Air : 24,529,0=1,18 g/L. Hélium : 24,54,00=0,163 g/L. Dioxyde de carbone : 24,544,01=1,80 g/L. Il faut noter l'ordre de grandeur : un litre d'air pèse à peine plus d'un gramme, alors qu'un litre d'eau pèse mille grammes. Un gaz est environ mille fois moins dense qu'un liquide, ce qui reflète directement l'espacement des molécules.
b) La densité est le rapport de la masse volumique du gaz à celle de l'air : hélium 1,180,163=0,138 ; méthane 1,1816,04/24,5=0,553 ; dioxyde de carbone 1,181,80=1,52. Mais on peut aller bien plus vite : dans le rapport Mair/VmMgaz/Vm, le volume molaire se simplifie puisqu'il est le même pour les deux gaz aux mêmes conditions. Il reste d=29,0Mgaz, ce qui donne directement 0,138, 0,553 et 1,52. C'est une simplification à connaître : comparer deux gaz dans les mêmes conditions revient toujours à comparer leurs masses molaires.
c) Le ballon déplace 3,0 L d'air, dont la masse vaut 1,18×3,0=3,55 g : c'est la poussée d'Archimède exprimée en masse. Il contient lui-même 0,163×3,0=0,49 g d'hélium. La charge utile maximale est la différence : 3,55−0,49=3,1 g. Trois grammes seulement, soit le poids d'une pièce de monnaie : c'est très peu, et cela explique qu'un ballon de fête ne puisse emporter qu'un fil et une petite étiquette. Soulever un kilogramme exigerait un ballon de près de 1000 L.
d) Le dioxyde de carbone a une densité de 1,52, donc il est une fois et demie plus lourd que l'air : dans un espace confiné et sans courant d'air, il s'accumule par le bas et chasse l'air respirable vers le haut. Une personne qui descend dans un puits ou une cuve de fermentation entre dans une couche sans oxygène, perd connaissance en quelques secondes, et le danger est d'autant plus grand que le gaz est incolore et inodore. Le méthane, avec une densité de 0,553, est presque deux fois plus léger que l'air : il monte et s'accumule sous les plafonds, d'où les explosions au sommet des galeries de mine et le risque au-dessus d'une cuisinière défectueuse. Les détecteurs doivent donc être placés en fonction de la densité du gaz surveillé : un détecteur de dioxyde de carbone ou de propane, tous deux plus lourds que l'air, se pose PRÈS DU SOL ; un détecteur de méthane ou de gaz naturel se pose AU PLAFOND. Un détecteur bien conçu mais mal placé ne détecte rien, et c'est un cas où un simple rapport de masses molaires sauve des vies.