Chimie, secondaire 5 à Montréal • Les gaz

Exercices corrigés : les propriétés des gaz (chimie, secondaire 5)

Voici une série d'exercices corrigés de chimie de secondaire 5 sur les propriétés des gaz, calibrée sur le niveau réel des évaluations à Montréal. On y travaille la théorie cinétique, les lois simples, la loi des gaz parfaits PV = nRT et la stœchiométrie des gaz, avec les pièges classiques : la température qui doit être en kelvins et les unités de pression à convertir.

Faites chaque exercice au complet, avec les unités à chaque étape, avant d'ouvrir la correction. En chimie, la majorité des points perdus sur les gaz viennent d'une température laissée en degrés Celsius.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Chimie de cinquième secondaire
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Rappel de cours

  • Température TOUJOURS en kelvins dans les lois des gaz : T(K)=T(C)+273T(K)=T(^{\circ}C)+273.
  • Lois simples : Boyle-Mariotte P1V1=P2V2P_{1}V_{1}=P_{2}V_{2} (T constante) ; Charles V1T1=V2T2\dfrac{V_{1}}{T_{1}}=\dfrac{V_{2}}{T_{2}} (P constante) ; Gay-Lussac P1T1=P2T2\dfrac{P_{1}}{T_{1}}=\dfrac{P_{2}}{T_{2}} (V constant).
  • Loi générale des gaz : P1V1n1T1=P2V2n2T2\dfrac{P_{1}V_{1}}{n_{1}T_{1}}=\dfrac{P_{2}V_{2}}{n_{2}T_{2}} ; loi des gaz parfaits : PV=nRTPV=nRT avec R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K).
  • Volume molaire : 22,4 L/mol à TPN (0 °C et 101,3 kPa) ; 24,5 L/mol à TAPN (25 °C et 101,3 kPa).
  • Loi de Dalton : Ptot=P1+P2+P3+...P_{tot}=P_{1}+P_{2}+P_{3}+... (pressions partielles).
  • Unités de pression : 101,3 kPa = 760 mm Hg = 1 atm.

Partie A : Théorie cinétique, pression, lois simples et volume molaire (/50)

Exercice 1 : Théorie cinétique et unités

Les lois des gaz reposent sur la théorie cinétique des gaz et exigent des unités cohérentes.

  • a) À l'aide de la théorie cinétique, expliquez ce qui cause la pression d'un gaz sur les parois de son contenant.
  • b) Convertissez en kelvins : 25 °C et −73 °C.
  • c) Une pression vaut 380 mm Hg. Exprimez-la en atmosphères puis en kilopascals.
  • d) Expliquez, à l'aide de la théorie cinétique, pourquoi un gaz est compressible alors qu'un liquide ne l'est presque pas.

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b)
c)
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Réponses

  • a) La pression est l'effet combiné des collisions des particules contre les parois
  • b) 298298 K ; 200200 K
  • c) 0,50{,}5 atm ; 50,750{,}7 kPa
  • d) Un gaz est surtout du vide qu'on peut réduire ; dans un liquide, les particules se touchent déjà

a) Les particules du gaz sont en mouvement constant et désordonné ; chaque collision d'une particule contre la paroi exerce une petite force. La pression est l'effet combiné de ces milliards de collisions par seconde sur chaque unité de surface.

b) T(K)=T(C)+273T(K)=T(^{\circ}C)+273 : 25 °C donne 25+273=29825+273=298 K ; −73 °C donne 73+273=200-73+273=200 K.

c) 380760=0,5\dfrac{380}{760}=0{,}5 atm, puis 0,5×101,3=50,650{,}5\times 101{,}3=50{,}65 kPa, soit environ 50,7 kPa.

d) Dans un gaz, les particules sont très éloignées les unes des autres : l'essentiel du volume est du vide, qu'on peut réduire en rapprochant les particules. Dans un liquide, les particules se touchent déjà, il n'y a presque pas d'espace vide à éliminer.

2468101224681012T plus élevée (pointillé)T constante : P × V = constantedoubler V divise P par 2volumepression

Exercice 2 : Mesurer une pression : baromètre et manomètre

La pression atmosphérique se mesure avec un baromètre, imaginé par Torricelli : un tube rempli de mercure retourné sur une cuve, dans lequel la colonne se stabilise à la hauteur que l'atmosphère peut soutenir. Un manomètre à tube ouvert compare de la même façon la pression d'un gaz enfermé à la pression atmosphérique.

Équivalences : 1 atm = 101,3 kPa = 760 mm Hg. La masse volumique du mercure est 13,6 fois celle de l'eau.

vide760 mmmercurela pression de l'airsoutient la colonnebaromètre de Torricellicolonne demercure
  • a) Expliquez pourquoi la colonne de mercure d'un baromètre s'arrête à 760 mm au niveau de la mer, et ce qui soutient exactement cette colonne. Quelle hauteur atteindrait la colonne si l'on remplaçait le mercure par de l'eau ? Concluez sur le choix du mercure.
  • b) Une station météo relève une pression de 640 mm Hg. Exprimez-la en atmosphères, puis en kilopascals.
  • c) Un gaz est enfermé dans un ballon relié à un manomètre à tube ouvert. Le mercure est plus haut de 45 mm DU CÔTÉ OUVERT, et la pression atmosphérique vaut 750 mm Hg. Calculez la pression du gaz en mm Hg puis en kPa. Refaites le calcul dans le cas où le mercure serait plus haut de 45 mm du côté du gaz.
  • d) Le manuel d'une automobile prescrit une pression de gonflage de 220 kPa, mesurée au manomètre de la station-service. Quelle est la pression ABSOLUE réelle dans le pneu ? Expliquez la différence entre pression relative et pression absolue, et dites laquelle des deux doit être utilisée dans la loi des gaz parfaits.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) L'atmosphère soutient la colonne ; avec de l'eau, 10,310{,}3 m : d'où le mercure, 13,613{,}6 fois plus dense
  • b) 0,8420{,}842 atm ; 85,385{,}3 kPa
  • c) 795795 mm Hg, soit 106,0106{,}0 kPa ; dans l'autre cas 705705 mm Hg, soit 94,094{,}0 kPa
  • d) 321,3321{,}3 kPa absolus ; la loi des gaz parfaits exige la pression absolue

a) Ce n'est pas le vide au sommet du tube qui « aspire » le mercure : c'est l'atmosphère qui, appuyant sur la surface libre de la cuve, pousse le mercure dans le tube. La colonne s'élève jusqu'à ce que son propre poids équilibre exactement cette poussée, ce qui se produit à 760 mm au niveau de la mer. La hauteur mesure donc directement la pression atmosphérique. Avec de l'eau, 13,6 fois moins dense, il faudrait une colonne 13,6 fois plus haute pour peser autant : 760×13,6=10336760\times 13{,}6=10\,336 mm, soit 10,3 mètres. Un baromètre à eau devrait dépasser la hauteur d'un immeuble de trois étages, ce qui est évidemment impraticable : c'est la densité exceptionnelle du mercure qui permet de tenir un baromètre dans une main. C'est aussi la raison physique pour laquelle une pompe aspirante ne peut jamais remonter de l'eau au-delà d'une dizaine de mètres, quel que soit son moteur.

b) En atmosphères : 640760=0,842\dfrac{640}{760}=0{,}842 atm. En kilopascals : 0,842×101,3=85,30{,}842\times 101{,}3=85{,}3 kPa. On peut aussi enchaîner les deux facteurs en une seule ligne, 640×101,3760=85,3640\times\dfrac{101{,}3}{760}=85{,}3 kPa. Une pression de 640 mm Hg est nettement inférieure à la normale : elle correspond soit à une dépression météorologique marquée, soit à une altitude d'environ 1500 m.

c) Si le mercure est plus haut du côté OUVERT, c'est que le gaz pousse plus fort que l'atmosphère : il faut ajouter la dénivellation. Pgaz=750+45=795P_{gaz}=750+45=795 mm Hg, soit 795×101,3760=106,0795\times\dfrac{101{,}3}{760}=106{,}0 kPa. Dans le cas contraire, mercure plus haut du côté du GAZ, c'est l'atmosphère qui l'emporte et il faut retrancher : Pgaz=75045=705P_{gaz}=750-45=705 mm Hg, soit 94,094{,}0 kPa. La règle à retenir se lit sans formule : le mercure fuit le côté où l'on pousse le plus fort, donc il est toujours plus haut du côté de la pression la plus FAIBLE.

d) Un manomètre de station-service mesure une pression RELATIVE, c'est-à-dire l'excès de pression du pneu par rapport à l'atmosphère qui l'entoure : c'est cet excès qui gonfle le pneu, et un pneu à plat lit zéro alors qu'il contient de l'air à la pression atmosphérique. La pression absolue vaut donc 220+101,3=321,3220+101{,}3=321{,}3 kPa, soit près de 50 % de plus que la valeur affichée. C'est la pression ABSOLUE qu'il faut utiliser dans la loi des gaz parfaits comme dans la loi combinée, puisque ces lois décrivent le gaz lui-même et non sa comparaison avec le milieu extérieur. Utiliser 220 kPa dans un calcul de PV=nRTPV=nRT sous-estimerait la quantité d'air d'un tiers. C'est une source d'erreur classique dès qu'un problème mêle un relevé technique et un calcul de chimie.

Exercice 3 : Les lois simples des gaz

Pour chaque situation, nommez la loi utilisée, puis calculez la valeur demandée. La quantité de gaz est constante dans chaque cas.

1234567891011102030405060708090100110T constanteV (L)P (kPa)
  • a) On comprime 2,0 L de gaz initialement à 150 kPa jusqu'à un volume de 0,60 L, à température constante. Quelle est la nouvelle pression ?
  • b) Un ballon contient 3,0 L de gaz à 27 °C. On le chauffe à 127 °C à pression constante. Quel est le nouveau volume ?
  • c) Un pneu contient de l'air à 220 kPa à 7 °C. Après l'autoroute, sa température atteint 47 °C (volume constant). Quelle est la nouvelle pression ?
  • d) Dans la situation b), un élève a obtenu 14,1 L en utilisant directement les températures en degrés Celsius. Montrez d'où vient son résultat et expliquez pourquoi il est faux.

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Boyle-Mariotte : P2=500P_{2}=500 kPa
  • b) Charles : V2=4,0V_{2}=4{,}0 L
  • c) Gay-Lussac : P2251,4P_{2}\approx 251{,}4 kPa
  • d) 3,0×127/2714,13{,}0\times 127/27\approx 14{,}1 L : faux, seule l'échelle Kelvin est proportionnelle

a) Boyle-Mariotte : P2=P1V1V2=150×2,00,60=500P_{2}=\dfrac{P_{1}V_{1}}{V_{2}}=\dfrac{150\times 2{,}0}{0{,}60}=500 kPa.

b) Charles, avec les températures en kelvins : T1=300T_{1}=300 K, T2=400T_{2}=400 K. V2=V1×T2T1=3,0×400300=4,0V_{2}=V_{1}\times\dfrac{T_{2}}{T_{1}}=3{,}0\times\dfrac{400}{300}=4{,}0 L.

c) Gay-Lussac : T1=280T_{1}=280 K, T2=320T_{2}=320 K. P2=P1×T2T1=220×320280251,4P_{2}=P_{1}\times\dfrac{T_{2}}{T_{1}}=220\times\dfrac{320}{280}\approx 251{,}4 kPa.

d) 3,0×1272714,13{,}0\times\dfrac{127}{27}\approx 14{,}1 L : l'élève a fait le rapport des températures en Celsius. C'est faux parce que l'échelle Celsius n'est pas proportionnelle à l'énergie des particules (son zéro est arbitraire) ; seule l'échelle Kelvin, qui part du zéro absolu, rend le volume proportionnel à la température.

Exercice 4 : La théorie cinétique explique les lois des gaz

Les lois des gaz ont d'abord été des constats expérimentaux, sans explication. La théorie cinétique les rend toutes évidentes à partir d'une seule idée : la pression est due aux chocs des molécules sur les parois, et elle dépend donc de la FRÉQUENCE de ces chocs et de leur VIOLENCE.

On rappelle que la vitesse moyenne des molécules ne dépend que de la température et de la masse molaire, et qu'elle varie comme TM\sqrt{\dfrac{T}{M}}. Masses molaires : HeHe 4,00 g/mol ; O2O_{2} 32,0 g/mol.

  • a) Expliquez la loi de Boyle-Mariotte, selon laquelle réduire le volume de moitié à température constante double la pression. Précisez lequel des deux facteurs, fréquence ou violence des chocs, est en cause et pourquoi l'autre ne l'est pas.
  • b) Expliquez de la même façon la loi de Gay-Lussac, selon laquelle chauffer un gaz à volume constant augmente sa pression. Ici, combien de facteurs interviennent, et lesquels ?
  • c) Expliquez la loi de Charles : pourquoi faut-il augmenter le volume quand on chauffe, si l'on veut maintenir la pression constante ?
  • d) La loi d'Avogadro affirme que des volumes égaux de gaz DIFFÉRENTS, mesurés dans les mêmes conditions, contiennent le même nombre de molécules. Cela paraît surprenant, une molécule de dioxygène étant huit fois plus lourde qu'un atome d'hélium. Calculez le rapport de leurs vitesses moyennes à la même température et servez-vous en pour lever le paradoxe.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Seule la fréquence des chocs double ; leur violence ne change pas à TT constante
  • b) Les deux facteurs : chocs plus violents et plus fréquents
  • c) Augmenter VV réduit la fréquence des chocs par unité de surface et compense la hausse de vitesse
  • d) v(He)/v(O2)=2,83v(He)/v(O_{2})=2{,}83 : chocs plus violents mais plus rares, même nombre de molécules

a) À température constante, la vitesse moyenne des molécules ne change pas : chaque choc a donc exactement la même violence qu'avant. En revanche, en divisant le volume par deux, on force le même nombre de molécules à se partager deux fois moins d'espace : chacune atteint les parois deux fois plus souvent, et la surface disponible est plus petite. La fréquence des chocs par unité de surface double, donc la pression double. Seule la FRÉQUENCE est en cause, et c'est précisément pourquoi la loi est une proportionnalité inverse exacte, PVPV restant constant.

b) Ici, les DEUX facteurs interviennent, et ils jouent dans le même sens. Chauffer augmente la vitesse moyenne des molécules : chaque choc devient plus violent, donc pousse plus fort sur la paroi. Mais des molécules plus rapides traversent aussi le récipient plus vite et reviennent frapper plus souvent : la fréquence augmente également. C'est le cumul de ces deux effets qui fait monter la pression, et c'est aussi ce qui explique qu'une bouteille fermée laissée au soleil devienne dangereuse. Le volume, lui, ne change pas puisque le récipient est rigide.

c) Chauffer produit exactement les mêmes deux effets qu'en b), qui tendent tous deux à augmenter la pression. Si l'on veut que la pression reste constante, il faut donc les compenser, et le seul moyen disponible est d'augmenter le volume : les molécules ont alors plus de distance à parcourir entre deux chocs et une plus grande surface à se partager, ce qui fait baisser la fréquence des chocs par unité de surface. L'augmentation de volume vient exactement annuler l'augmentation de vitesse, d'où la proportionnalité entre volume et température absolue. C'est ce qui se passe dans un ballon souple ou dans un piston libre.

d) Le rapport des vitesses vaut v(He)v(O2)=M(O2)M(He)=32,04,00=8,00=2,83\dfrac{v(He)}{v(O_{2})}=\sqrt{\dfrac{M(O_{2})}{M(He)}}=\sqrt{\dfrac{32{,}0}{4{,}00}}=\sqrt{8{,}00}=2{,}83 : à la même température, un atome d'hélium se déplace près de trois fois plus vite qu'une molécule de dioxygène. Le paradoxe se lève alors de lui-même. La molécule de dioxygène est bien plus lourde, donc chacun de ses chocs est plus violent, mais elle est aussi bien plus lente, donc elle frappe beaucoup moins souvent. Les deux effets se compensent EXACTEMENT, parce qu'à une température donnée toutes les molécules ont la même énergie cinétique moyenne, quelle que soit leur masse. La pression exercée ne dépend donc que du nombre de molécules et de la température, jamais de leur nature : à même volume, même température et même pression, il y a nécessairement le même nombre de molécules. C'est ce résultat, invisible à l'échelle macroscopique, qui rend la loi d'Avogadro compréhensible plutôt que magique.

Exercice 5 : Le volume molaire et la loi d'Avogadro

Une mole de n'importe quel gaz occupe le même volume dans les mêmes conditions : c'est le volume molaire, conséquence directe de la loi d'Avogadro. Il vaut 22,4 L/mol aux conditions TPN (0 °C et 101,3 kPa) et 24,5 L/mol aux conditions TAPN (25 °C et 101,3 kPa).

R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K) et NA=6,022×1023N_{A}=6{,}022\times 10^{23} /mol. Masses molaires (g/mol) : H2H_{2} 2,02 ; HeHe 4,00 ; CH4CH_{4} 16,04 ; O2O_{2} 32,00 ; CO2CO_{2} 44,01.

  • a) Retrouvez les valeurs 22,4 L/mol et 24,5 L/mol à partir de la loi des gaz parfaits. Pourquoi le volume molaire ne dépend-il pas de la nature du gaz ?
  • b) Calculez la masse de 22,4 L de chacun des cinq gaz de l'énoncé, mesurés à TPN. Que constatez-vous, et qu'est-ce qui reste identique d'un gaz à l'autre ?
  • c) Un ballon de baudruche contient 5,00 L de gaz à TAPN. Calculez la quantité de matière qu'il renferme, puis le nombre de molécules.
  • d) Un élève écrit dans son cahier : « une mole de gaz occupe 22,4 L ». Calculez le volume qu'occuperait une mole de gaz à 100 °C sous 101,3 kPa et servez-vous du résultat pour corriger cette phrase.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) 22,422{,}4 L/mol à 273273 K ; 24,524{,}5 L/mol à 298298 K ; la loi ne contient rien qui dépende du gaz
  • b) 2,022{,}02 ; 4,004{,}00 ; 16,0416{,}04 ; 32,0032{,}00 ; 44,0144{,}01 g : même nombre de molécules
  • c) n=0,204n=0{,}204 mol ; 1,23×10231{,}23\times 10^{23} molécules
  • d) 30,630{,}6 L à 100100 °C : « 22,422{,}4 L » ne vaut qu'aux conditions TPN

a) À TPN, T=0+273=273T=0+273=273 K et P=101,3P=101{,}3 kPa, donc pour n=1,00n=1{,}00 mol : V=nRTP=1,00×8,314×273101,3=22,4V=\dfrac{nRT}{P}=\dfrac{1{,}00\times 8{,}314\times 273}{101{,}3}=22{,}4 L. À TAPN, T=25+273=298T=25+273=298 K : V=1,00×8,314×298101,3=24,5V=\dfrac{1{,}00\times 8{,}314\times 298}{101{,}3}=24{,}5 L. Le volume molaire ne dépend pas de la nature du gaz parce que la loi des gaz parfaits ne contient aucune grandeur qui la caractérise : ni masse molaire, ni taille des molécules, ni forces entre elles. C'est la traduction mathématique du fait que les molécules d'un gaz sont considérées comme ponctuelles et sans interaction, donc interchangeables.

b) Puisque 22,4 L contiennent exactement une mole à TPN, la masse cherchée est simplement la masse molaire : 2,02 g de dihydrogène, 4,00 g d'hélium, 16,04 g de méthane, 32,00 g de dioxygène, 44,01 g de dioxyde de carbone. Les masses varient donc dans un rapport de plus de 20 entre le plus léger et le plus lourd, alors que le volume est rigoureusement le même. Ce qui reste identique d'un gaz à l'autre, c'est le NOMBRE de molécules, 6,022×10236{,}022\times 10^{23} dans chaque ballon. On tient là toute la difficulté conceptuelle du chapitre : un volume de gaz renseigne sur un nombre de molécules, jamais sur une masse.

c) n=VVm=5,0024,5=0,204n=\dfrac{V}{V_{m}}=\dfrac{5{,}00}{24{,}5}=0{,}204 mol. Le nombre de molécules vaut N=n×NA=0,204×6,022×1023=1,23×1023N=n\times N_{A}=0{,}204\times 6{,}022\times 10^{23}=1{,}23\times 10^{23} molécules. Un ballon de baudruche ordinaire contient donc environ cent mille milliards de milliards de molécules, ce qui donne une idée de l'échelle sur laquelle repose toute la théorie cinétique.

d) À 100 °C, soit 373 K : V=1,00×8,314×373101,3=30,6V=\dfrac{1{,}00\times 8{,}314\times 373}{101{,}3}=30{,}6 L, c'est-à-dire 37 % de plus que 22,4 L. La phrase de l'élève est donc incomplète au point d'être fausse : le volume molaire n'a de valeur que pour des conditions de température et de pression PRÉCISÉES. La formulation correcte est « une mole de gaz occupe 22,4 L aux conditions TPN », ou 24,5 L aux conditions TAPN. C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle est redoutable parce qu'elle donne des résultats plausibles : appliquer 22,4 L/mol à un gaz mesuré dans une salle de classe à 25 °C fausse le résultat de 9 %, sans jamais produire de valeur absurde qui alerterait.

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Loi des gaz parfaits et identification d'un gaz

Un échantillon de 8,8 g d'un gaz inconnu occupe 4,89 L à 25 °C et 101,3 kPa. On prend R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K).

  • a) Calculez la quantité de gaz (en moles) à l'aide de la loi des gaz parfaits.
  • b) Déduisez la masse molaire du gaz.
  • c) Le gaz est l'un des suivants : CH4CH_{4} (16,0 g/mol), N2N_{2} (28,0 g/mol), O2O_{2} (32,0 g/mol), CO2CO_{2} (44,0 g/mol). Identifiez-le.
  • d) Quel volume ce même échantillon occuperait-il à TPN (0 °C et 101,3 kPa) ? Utilisez le volume molaire.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) n0,200n\approx 0{,}200 mol
  • b) M44,0M\approx 44{,}0 g/mol
  • c) Le dioxyde de carbone, CO2CO_{2}
  • d) V4,48V\approx 4{,}48 L

a) n=PVRT=101,3×4,898,314×298495,42477,60,200n=\dfrac{PV}{RT}=\dfrac{101{,}3\times 4{,}89}{8{,}314\times 298}\approx\dfrac{495{,}4}{2477{,}6}\approx 0{,}200 mol. (Attention : T=25+273=298T=25+273=298 K.)

b) M=mn=8,80,20044,0M=\dfrac{m}{n}=\dfrac{8{,}8}{0{,}200}\approx 44{,}0 g/mol.

c) La masse molaire correspond à celle du dioxyde de carbone : le gaz est le CO2CO_{2}.

d) À TPN, une mole occupe 22,4 L : V=0,200×22,44,48V=0{,}200\times 22{,}4\approx 4{,}48 L.

Exercice 7 : Masse volumique d'un gaz et densité par rapport à l'air

La masse volumique d'un gaz s'obtient en divisant la masse d'une mole par le volume qu'elle occupe : ρ=MVm\rho=\dfrac{M}{V_{m}}. En la comparant à celle de l'air, on obtient la densité, qui décide si un gaz monte ou descend.

On se place à TAPN, où Vm=24,5V_{m}=24{,}5 L/mol. Masses molaires (g/mol) : air 29,0 ; HeHe 4,00 ; CH4CH_{4} 16,04 ; CO2CO_{2} 44,01.

  • a) Calculez la masse volumique de l'air, de l'hélium et du dioxyde de carbone à TAPN, en g/L.
  • b) Calculez la densité de l'hélium, du méthane et du dioxyde de carbone par rapport à l'air. Montrez que cette densité se calcule directement à partir des masses molaires, sans passer par les masses volumiques.
  • c) Un ballon de fête de 3,0 L est gonflé à l'hélium. Calculez la masse maximale qu'il peut soulever, en négligeant la masse de l'enveloppe. Commentez l'ordre de grandeur.
  • d) Le dioxyde de carbone s'accumule au fond des puits, des silos et des cuves de fermentation, où il a causé de nombreux accidents mortels. Le méthane, au contraire, s'accumule au plafond des mines et des cuisines. Justifiez ces deux comportements par vos résultats, puis dites où il faut placer un détecteur dans chacun des deux cas.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Air 1,181{,}18 g/L ; hélium 0,1630{,}163 g/L ; CO2CO_{2} 1,801{,}80 g/L
  • b) d(He)=0,138d(He)=0{,}138 ; d(CH4)=0,553d(CH_{4})=0{,}553 ; d(CO2)=1,52d(CO_{2})=1{,}52 ; d=M/29,0d=M/29{,}0
  • c) 3,550,49=3,13{,}55-0{,}49=3{,}1 g
  • d) CO2CO_{2} plus lourd que l'air, détecteur près du sol ; méthane plus léger, détecteur au plafond

a) ρ=MVm\rho=\dfrac{M}{V_{m}}. Air : 29,024,5=1,18\dfrac{29{,}0}{24{,}5}=1{,}18 g/L. Hélium : 4,0024,5=0,163\dfrac{4{,}00}{24{,}5}=0{,}163 g/L. Dioxyde de carbone : 44,0124,5=1,80\dfrac{44{,}01}{24{,}5}=1{,}80 g/L. Il faut noter l'ordre de grandeur : un litre d'air pèse à peine plus d'un gramme, alors qu'un litre d'eau pèse mille grammes. Un gaz est environ mille fois moins dense qu'un liquide, ce qui reflète directement l'espacement des molécules.

b) La densité est le rapport de la masse volumique du gaz à celle de l'air : hélium 0,1631,18=0,138\dfrac{0{,}163}{1{,}18}=0{,}138 ; méthane 16,04/24,51,18=0,553\dfrac{16{,}04/24{,}5}{1{,}18}=0{,}553 ; dioxyde de carbone 1,801,18=1,52\dfrac{1{,}80}{1{,}18}=1{,}52. Mais on peut aller bien plus vite : dans le rapport Mgaz/VmMair/Vm\dfrac{M_{gaz}/V_{m}}{M_{air}/V_{m}}, le volume molaire se simplifie puisqu'il est le même pour les deux gaz aux mêmes conditions. Il reste d=Mgaz29,0d=\dfrac{M_{gaz}}{29{,}0}, ce qui donne directement 0,138, 0,553 et 1,52. C'est une simplification à connaître : comparer deux gaz dans les mêmes conditions revient toujours à comparer leurs masses molaires.

c) Le ballon déplace 3,0 L d'air, dont la masse vaut 1,18×3,0=3,551{,}18\times 3{,}0=3{,}55 g : c'est la poussée d'Archimède exprimée en masse. Il contient lui-même 0,163×3,0=0,490{,}163\times 3{,}0=0{,}49 g d'hélium. La charge utile maximale est la différence : 3,550,49=3,13{,}55-0{,}49=3{,}1 g. Trois grammes seulement, soit le poids d'une pièce de monnaie : c'est très peu, et cela explique qu'un ballon de fête ne puisse emporter qu'un fil et une petite étiquette. Soulever un kilogramme exigerait un ballon de près de 1000 L.

d) Le dioxyde de carbone a une densité de 1,52, donc il est une fois et demie plus lourd que l'air : dans un espace confiné et sans courant d'air, il s'accumule par le bas et chasse l'air respirable vers le haut. Une personne qui descend dans un puits ou une cuve de fermentation entre dans une couche sans oxygène, perd connaissance en quelques secondes, et le danger est d'autant plus grand que le gaz est incolore et inodore. Le méthane, avec une densité de 0,553, est presque deux fois plus léger que l'air : il monte et s'accumule sous les plafonds, d'où les explosions au sommet des galeries de mine et le risque au-dessus d'une cuisinière défectueuse. Les détecteurs doivent donc être placés en fonction de la densité du gaz surveillé : un détecteur de dioxyde de carbone ou de propane, tous deux plus lourds que l'air, se pose PRÈS DU SOL ; un détecteur de méthane ou de gaz naturel se pose AU PLAFOND. Un détecteur bien conçu mais mal placé ne détecte rien, et c'est un cas où un simple rapport de masses molaires sauve des vies.

Exercice 8 : Quand la loi des gaz parfaits cesse d'être vraie

La loi PV=nRTPV=nRT repose sur deux hypothèses : les molécules sont ponctuelles, et elles n'exercent aucune force les unes sur les autres. Aucune des deux n'est vraie, et il est instructif de voir où le modèle se met à trahir.

Volumes molaires RÉELLEMENT mesurés à TPN, en L/mol : H2H_{2} 22,43 ; HeHe 22,43 ; N2N_{2} 22,40 ; O2O_{2} 22,39 ; CO2CO_{2} 22,26 ; NH3NH_{3} 22,09. La valeur théorique est 22,40 L/mol.

501001502002503003504004505000.60.70.80.911.11.2les forces attractives dominentle volume propre domineP (kPa)
  • a) Énoncez les deux hypothèses du modèle et dites, pour chacune, en quoi elle est fausse pour un gaz réel.
  • b) Calculez l'écart relatif entre la valeur mesurée et la valeur théorique pour le dihydrogène, le dioxyde de carbone et l'ammoniac. Quels gaz s'écartent le plus, et dans quel sens ?
  • c) Reliez le classement obtenu aux forces entre molécules. Pourquoi l'ammoniac est-il le plus mauvais élève de la liste, et pourquoi l'hélium et le dihydrogène s'écartent-ils dans l'autre sens ?
  • d) Dans quelles conditions le modèle du gaz parfait est-il le meilleur, et dans lesquelles devient-il inutilisable ? Citez un fait d'observation quotidienne qui prouve à lui seul que des forces attractives existent entre molécules de gaz. Les calculs menés dans tout ce chapitre restent-ils valables ?

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b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Molécules ponctuelles et sans interaction : elles ont une taille et elles s'attirent
  • b) H2H_{2} +0,13 %+0{,}13\ \% ; CO2CO_{2} 0,63 %-0{,}63\ \% ; NH3NH_{3} 1,38 %-1{,}38\ \% : NH3NH_{3} s'écarte le plus, vers le bas
  • c) Écart négatif = attractions, maximales pour NH3NH_{3} (liaisons hydrogène) ; HeHe et H2H_{2} : le volume propre domine
  • d) Modèle bon à basse pression et haute température ; la liquéfaction prouve les attractions ; les calculs restent valables à mieux que 1,4 %1{,}4\ \%

a) Première hypothèse : les molécules sont ponctuelles, donc le volume qu'elles occupent elles-mêmes est négligeable devant celui du récipient. C'est faux : une molécule a une taille, et le volume réellement disponible pour se déplacer est un peu plus petit que le volume mesuré. Seconde hypothèse : les molécules n'exercent aucune force les unes sur les autres entre deux chocs. C'est faux également, puisque toutes les molécules s'attirent au moins par des forces de dispersion, et davantage encore si elles sont polaires ou capables de liaisons hydrogène.

b) Écart relatif =VmesureVtheoriqueVtheorique×100=\dfrac{V_{mesure}-V_{theorique}}{V_{theorique}}\times 100. Dihydrogène : 22,4322,4022,40×100=+0,13%\dfrac{22{,}43-22{,}40}{22{,}40}\times 100=+0{,}13\,\%. Dioxyde de carbone : 22,2622,4022,40×100=0,63%\dfrac{22{,}26-22{,}40}{22{,}40}\times 100=-0{,}63\,\%. Ammoniac : 22,0922,4022,40×100=1,38%\dfrac{22{,}09-22{,}40}{22{,}40}\times 100=-1{,}38\,\%. L'ammoniac s'écarte le plus, et vers le BAS : son volume molaire réel est inférieur au volume théorique. Le dioxyde de carbone fait de même, moins fortement. Le dihydrogène et l'hélium, eux, s'écartent vers le HAUT, mais de façon minime.

c) Un écart vers le bas signifie que le gaz occupe MOINS de place que prévu : les molécules se rapprochent davantage que le modèle ne l'autorise, ce qui est la signature de forces ATTRACTIVES. L'ammoniac est une molécule polaire capable de liaisons hydrogène, les plus fortes des forces intermoléculaires : ses molécules se retiennent nettement, d'où l'écart le plus grand. Le dioxyde de carbone n'est pas polaire, mais il est gros et facilement polarisable, donc ses forces de dispersion sont notables. À l'inverse, l'hélium et le dihydrogène sont minuscules et pratiquement dépourvus d'attractions : chez eux, c'est l'autre défaut du modèle qui l'emporte, celui du volume propre des molécules, qui fait occuper un peu PLUS de place que prévu, d'où l'écart positif. Les deux imperfections jouent donc en sens contraire, et c'est celle qui domine qui donne le signe de l'écart.

d) Le modèle est d'autant meilleur que la pression est BASSE et la température ÉLEVÉE. À basse pression, les molécules sont très éloignées : leur volume propre est négligeable devant l'espace vide et elles se croisent trop rarement pour s'attirer. À haute température, elles vont si vite que les attractions n'ont pas le temps d'agir. Il devient inutilisable dans le cas inverse, forte pression et basse température, c'est-à-dire précisément au voisinage de la liquéfaction. Le fait d'observation qui prouve à lui seul l'existence d'attractions est justement celui-là : TOUS les gaz finissent par se liquéfier si on les refroidit assez, et un gaz parfait, dont les molécules ne s'attirent pas, ne le pourrait jamais. La bouteille de propane que l'on secoue et qui contient du liquide en est la démonstration quotidienne. Enfin, les écarts calculés en b) restent inférieurs à 1,4 % dans les conditions ordinaires : tous les calculs de ce chapitre conservent une exactitude bien supérieure à la précision des mesures de laboratoire. Le modèle du gaz parfait n'est pas faux, il est APPROCHÉ, et il faut savoir de combien.

Exercice 9 : Problème : le ballon-sonde météorologique

Un ballon-sonde est gonflé à l'hélium (M=4,00M=4{,}00 g/mol) au sol : il contient 1200 L à 101,3 kPa et 17 °C. Il monte jusqu'à une altitude où la pression n'est plus que de 25,0 kPa et la température de −43 °C. La quantité de gaz ne change pas.

  • a) Calculez le volume du ballon à cette altitude à l'aide de la loi générale des gaz.
  • b) Au décollage, le ballon n'est gonflé qu'à une petite fraction de sa capacité. Expliquez pourquoi à partir de votre résultat.
  • c) Calculez la quantité d'hélium (en moles) contenue dans le ballon.
  • d) Quelle masse d'hélium a-t-il fallu pour le gonfler ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) V23856V_{2}\approx 3856 L
  • b) Le volume est multiplié par plus de 33 : plein au sol, le ballon éclaterait
  • c) n50,4n\approx 50{,}4 mol
  • d) m202m\approx 202 g d'hélium

a) T1=17+273=290T_{1}=17+273=290 K et T2=43+273=230T_{2}=-43+273=230 K. V2=V1×P1P2×T2T1=1200×101,325,0×2302903856V_{2}=V_{1}\times\dfrac{P_{1}}{P_{2}}\times\dfrac{T_{2}}{T_{1}}=1200\times\dfrac{101{,}3}{25{,}0}\times\dfrac{230}{290}\approx 3856 L.

b) En montant, la pression extérieure chute beaucoup plus que la température : le gaz se détend et le volume est multiplié par plus de 3. Si le ballon était plein au sol, il éclaterait en altitude ; on le gonfle donc partiellement pour lui laisser la place de se détendre.

c) Au sol : n=PVRT=101,3×12008,314×290121560241150,4n=\dfrac{PV}{RT}=\dfrac{101{,}3\times 1200}{8{,}314\times 290}\approx\dfrac{121560}{2411}\approx 50{,}4 mol.

d) m=n×M=50,4×4,00202m=n\times M=50{,}4\times 4{,}00\approx 202 g d'hélium.

Exercice 10 : Problème : le coussin gonflable

Dans un coussin gonflable d'automobile, l'azoture de sodium se décompose en quelques millisecondes : 2NaN32Na+3N22NaN_{3}\rightarrow 2Na+3N_{2}. La cartouche contient 130 g d'azoture de sodium (M=65,0M=65{,}0 g/mol). Le diazote produit gonfle le coussin à 25 °C et 101,3 kPa.

  • a) Calculez la quantité (en moles) d'azoture de sodium dans la cartouche.
  • b) Déduisez la quantité de diazote produite, à l'aide des coefficients de l'équation.
  • c) Calculez le volume de diazote produit, avec la loi des gaz parfaits.
  • d) Retrouvez ce volume plus rapidement avec le volume molaire à TAPN, et vérifiez la cohérence des deux méthodes.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) n(NaN3)=2,00n(NaN_{3})=2{,}00 mol
  • b) n(N2)=3,00n(N_{2})=3{,}00 mol
  • c) V73,4V\approx 73{,}4 L
  • d) 3,00×24,5=73,53{,}00\times 24{,}5=73{,}5 L : les deux méthodes concordent

a) n=mM=13065,0=2,00n=\dfrac{m}{M}=\dfrac{130}{65{,}0}=2{,}00 mol de NaN3NaN_{3}.

b) L'équation donne 3 mol de N2N_{2} pour 2 mol de NaN3NaN_{3} : n(N2)=2,00×32=3,00n(N_{2})=2{,}00\times\dfrac{3}{2}=3{,}00 mol.

c) V=nRTP=3,00×8,314×298101,37433101,373,4V=\dfrac{nRT}{P}=\dfrac{3{,}00\times 8{,}314\times 298}{101{,}3}\approx\dfrac{7433}{101{,}3}\approx 73{,}4 L.

d) À TAPN (25 °C et 101,3 kPa), une mole de gaz occupe 24,5 L : V=3,00×24,5=73,5V=3{,}00\times 24{,}5=73{,}5 L. Les deux méthodes concordent (l'écart vient de l'arrondi du volume molaire) : le coussin reçoit environ 73 L de diazote.

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