Réponses
- a) Wutile=1176 J
- b) F=196 N, avantage 4,00, W=1176 J
- c) F≈386 N, W≈2315 J, η≈51 %
- d) 3,00 m de corde, W=1176 J
- e) Une machine redistribue le travail entre force et distance, sans jamais en créer
a) Wutile=mgh=(80)(9,8)(1,50)=1176 J. Cette énergie est celle que la caisse POSSÈDE en plus une fois en haut : aucune machine ne peut la réduire, quel que soit le chemin suivi, puisque la force de pesanteur est conservative et que son travail ne dépend que de la dénivellation.
b) L'angle de la rampe vérifie sinθ=6,001,50=0,250. Sans frottement, la force à exercer équilibre la composante du poids : F=mgsinθ=(784)(0,250)=196 N. Avantage mécanique : Fmg=196784=4,00, soit exactement hL=1,506,00. Travail fourni : W=Fd=(196)(6,00)=1176 J, rigoureusement le même qu'au a). On a divisé la force par quatre, mais en la déplaçant sur quatre fois plus de distance : la machine a converti un gros effort bref en un petit effort prolongé, sans jamais toucher au produit des deux.
c) Le frottement s'oppose à la montée : F=mgsinθ+μmgcosθ. Avec cosθ=0,9682 : F=196+(0,25)(784)(0,9682)=196+189,8≈386 N. Travail fourni : W=(385,8)(6,00)≈2315 J. Rendement : η=23151176≈0,508, soit environ 51 %. La moitié de l'effort part en chaleur dans la rampe, et l'avantage mécanique réel tombe de 4,00 à 386784≈2,0.
d) Avec une poulie mobile, la caisse est soutenue par DEUX brins de corde, donc la force n'est que 2mg=392 N. Mais pour que la poulie monte de 1,50 m, chacun des deux brins doit raccourcir de 1,50 m : il faut donc tirer 2×1,50=3,00 m de corde. Travail : W=(392)(3,00)=1176 J, encore une fois la même valeur. Le facteur deux gagné en force est exactement payé par un facteur deux perdu en distance.
e) Le principe est celui de la conservation de l'énergie : une machine simple ne CRÉE jamais de travail, elle ne fait que le redistribuer entre force et distance. L'avantage mécanique se paie toujours en longueur de déplacement, et jamais autrement. Une machine idéale conserve le produit F×d; une machine réelle en perd une partie en frottement, si bien que le travail fourni est toujours SUPÉRIEUR au travail utile. Et c'est précisément là que se trouve la limite pratique : plus on cherche un grand avantage mécanique, plus il faut multiplier les poulies, les dents d'engrenage ou la longueur de rampe, donc plus il y a de surfaces qui frottent. Le rendement chute, et à partir d'un certain point l'énergie gaspillée dépasse le confort gagné. On ne monte pas un piano au dixième étage avec une rampe de deux cents mètres.