Exercices corrigés : transformation de l'énergie (physique, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de physique de secondaire 5 sur la transformation de l'énergie. Les dix exercices couvrent le travail et la puissance (exercice 1), l'énergie cinétique et l'énergie potentielle gravitationnelle (exercice 2), le théorème de l'énergie cinétique (exercice 3), la loi de Hooke et l'énergie élastique (exercices 4 et 7), la conservation de l'énergie mécanique (exercices 5 et 10), l'énergie dissipée par frottement (exercice 6), le rendement (exercice 8) et les machines simples, plan incliné et poulie mobile, avec leur avantage mécanique (exercice 9).
À la fin de la série, vous savez calculer la distance d'arrêt d'une voiture et montrer qu'elle quadruple quand la vitesse double (exercice 3), lire une constante de rappel sur un graphique force-allongement et calculer une énergie par l'aire sous la droite (exercice 7), trouver la vitesse d'un chariot de glissade à n'importe quelle hauteur (exercice 5), remonter au coefficient de frottement à partir d'un bloc propulsé par un ressort (exercice 6), calculer la puissance utile et le rendement d'une pompe (exercice 8), et la constante de l'élastique d'un saut à l'élastique (exercice 10).
En énergie, presque tout se ramène à un bilan : l'énergie ne se perd pas, elle se transforme. Écrivez toujours d'où part l'énergie et où elle arrive avant de calculer. Les corrigés traitent les pièges qui reviennent : le travail d'un ressort calculé avec la force maximale au lieu de la force moyenne (exercice 7), la machine simple qui ferait gagner du travail alors qu'elle ne fait gagner qu'en force, payée en distance (exercice 9), et la vitesse d'une sauteuse qui n'est pas maximale au moment où l'élastique se tend, mais là où sa force égale le poids (exercice 10).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Loi de Hooke : F=kx (k = constante du ressort). Énergie élastique emmagasinée : Ee=21kx2.
•Conservation de l'énergie mécanique (sans frottement) : Em=Ek+Ep reste constante.
•Avec frottement, l'énergie mécanique perdue est dissipée : Wfrottement=ΔEm.
•Théorème de l'énergie cinétique : Wtotal=ΔEk. Il relie une force à une DISTANCE sans faire intervenir le temps. Conséquence pratique : la distance d'arrêt varie comme le CARRÉ de la vitesse, d=2μgv2.
•Machines simples : aucune ne crée de travail. L'avantage mécanique gagné en force est exactement payé en distance. Plan incliné : AM=hL; poulie mobile : AM=2, mais il faut tirer deux fois plus de corde. Rendement η=WfourniWutile, toujours inférieur à 1 dès qu'il y a du frottement.
Partie A : Travail, puissance et énergies (/50)
Exercice 1 : Travail et puissance
On tire un traîneau sur une distance de 15 m avec une force de 200 N, en 5 secondes.
a) La force est horizontale, dans le sens du déplacement. Calculez le travail effectué.
b) Calculez la puissance développée.
c) On refait le trajet avec la même force de 200 N sur les mêmes 15 m, mais la corde fait maintenant un angle de 40° avec le sol. Calculez le nouveau travail.
d) Expliquez pourquoi le travail est plus petit au c) qu'au a).
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Réponses
a)W=3000 J
b)P=600 W
c)W≈2298 J
d)Seule la composante Fcosθ travaille
a)
W=FΔxcos0∘=200×15×1=3000 J.
b)
P=ΔtW=53000=600 W.
c)
W=FΔxcos40∘=200×15×cos40∘≈2298 J.
d)
Seule la composante de la force parallèle au déplacement (Fcosθ) fait du travail. À 40°, une partie de la force tire vers le haut et ne contribue pas au déplacement horizontal, donc le travail est plus petit.
Même force de 200 N, même chemin de 15 m. Avec la corde à 40°, seule la composante horizontale, 153 N, accompagne le déplacement et travaille ; les 129 N verticaux ne font rien avancer, d'où 2298 J au lieu de 3000 J.
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Exercice 2 : Énergie cinétique et potentielle
Un objet de 2 kg se déplace. On prend g=9,8 m/s².
a) Calculez son énergie cinétique quand sa vitesse est de 10 m/s.
b) Calculez son énergie potentielle gravitationnelle à une hauteur de 5 m.
c) À quelle vitesse son énergie cinétique vaut-elle 200 J ?
d) À quelle hauteur son énergie potentielle vaut-elle 200 J ?
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Réponses
a)Ek=100 J
b)Ep=98 J
c)v≈14,1 m/s
d)h≈10,2 m
a)
Ek=21mv2=21×2×102=100 J.
b)
Ep=mgΔy=2×9,8×5=98 J.
c)
200=21×2×v2⇒v2=200⇒v=200≈14,1 m/s.
d)
200=2×9,8×h⇒h=19,6200≈10,2 m.
Exercice 3 : Le théorème de l'énergie cinétique : freiner, c'est dissiper
Une automobile de 1200 kg roule à 20 m/s (72 km/h) sur une route horizontale. Le coefficient de frottement entre les pneus bloqués et l'asphalte vaut 0,70. On prend g=9,8 m/s².
a) Calculez l'énergie cinétique de la voiture. Énoncez le théorème de l'énergie cinétique.
b) Le freinage dissipe toute cette énergie par frottement. Calculez la distance d'arrêt.
c) La même voiture roule maintenant à 40 m/s (144 km/h). Calculez sa nouvelle énergie cinétique et sa nouvelle distance d'arrêt. Énoncez la règle générale.
d) Reprenez le cas à 20 m/s, mais dans une descente à 5,0°. Calculez la nouvelle distance d'arrêt et le pourcentage d'allongement.
e) Retrouvez le résultat du b) par la cinématique pure, sans jamais parler d'énergie. Dans quel type de situation la méthode énergétique devient-elle nettement supérieure ?
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Réponses
a)Ek=2,4×105 J ; Wtotal=ΔEk
b)d≈29,2 m
c)Ek=9,6×105 J, d≈117 m : distance proportionnelle au carré de la vitesse
d)d≈33,5 m, environ 15 % de plus
e)a=−6,86 m/s², Δx≈29,2 m ; l'énergie gagne avec une force variable ou une trajectoire courbe
a)
Ek=21mv2=21(1200)(20)2=2,4×105 J, soit 240 kJ. Le théorème de l'énergie cinétique affirme que le travail TOTAL de toutes les forces agissant sur un corps est égal à la variation de son énergie cinétique : Wtotal=ΔEk. C'est la deuxième loi de Newton intégrée le long du déplacement, et son intérêt est qu'elle relie directement une force à une DISTANCE, sans jamais faire intervenir le temps.
b)
La seule force qui travaille est le frottement, dirigé contre le mouvement : Wf=−μmgd=−(0,70)(1200)(9,8)d=−8232d. La voiture s'arrête, donc ΔEk=0−2,4×105 J. En égalant : 8232d=240000, d'où d≈29,2 m.
c)
Ek=21(1200)(40)2=9,6×105 J, soit QUATRE fois plus, puisque l'énergie cinétique va comme le carré de la vitesse. La force de frottement, elle, n'a pas changé : il faut donc quatre fois plus de distance pour dissiper quatre fois plus d'énergie, soit d≈117 m. Règle générale : la distance d'arrêt est proportionnelle au CARRÉ de la vitesse. Doubler sa vitesse quadruple la distance d'arrêt, et rouler 20 % plus vite l'allonge de 44 %. C'est le chiffre que la plupart des conducteurs sous-estiment, parce qu'ils raisonnent instinctivement en proportion simple.
d)
En descente, le poids possède une composante le long de la route qui TRAVAILLE positivement et fournit de l'énergie supplémentaire à dissiper. Par ailleurs la normale diminue, donc le frottement aussi : Ff=μmgcos5,0°=(8232)(0,9962)≈8200 N, tandis que la composante motrice du poids vaut mgsin5,0°=(11760)(0,0872)≈1025 N. Force nette de freinage : 8200−1025≈7176 N. Distance : d=7176240000≈33,5 m, soit environ 15 % de plus qu'à plat, pour une pente que l'œil remarque à peine.
e)
Cinématique : la deuxième loi donne a=m−μmg=−μg=−(0,70)(9,8)=−6,86 m/s², puis vf2=vi2+2aΔx avec vf=0 : Δx=2(6,86)400≈29,2 m. Résultat identique, ce qui n'a rien d'étonnant puisque le théorème de l'énergie cinétique n'est que cette équation multipliée par 2m. La méthode énergétique devient nettement supérieure dès que la force n'est PAS constante, comme celle d'un ressort, ou dès que la trajectoire est courbe et compliquée : elle ne réclame alors que les états de départ et d'arrivée, alors que la cinématique exigerait de suivre le mouvement point par point. Elle est en revanche muette sur la DURÉE, que seule la cinématique fournit.
b) Sur le plat, le frottement est la seule force qui travaille : 8,2 kN contre le mouvement, sur toute la distance d'arrêt. Le poids et la normale, perpendiculaires au déplacement, ne travaillent pas.
d) Dans la descente de 5°, la composante du poids le long de la pente (1,0 kN, en tireté) pousse dans le sens du mouvement : elle travaille CONTRE le freinage, et la distance d'arrêt s'allonge.
Exercice 4 : Loi de Hooke et énergie élastique
On étire un ressort. Une force de 25 N l'allonge de 0,10 m. Le graphique de la force en fonction de l'allongement est une droite.
a) Déterminez la constante de rappel k du ressort.
b) Quelle force faut-il pour allonger le ressort de 0,30 m ?
c) Quelle énergie élastique est emmagasinée à un allongement de 0,30 m ?
d) Sur le graphique, que représente la pente de la droite ?
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Réponses
a)k=250 N/m
b)F=75 N
c)Ee=11,25 J
d)La pente est k
a)
k=xF=0,1025=250 N/m.
b)
F=kx=250×0,30=75 N.
c)
Ee=21kx2=21×250×0,302=21×250×0,09=11,25 J.
d)
La pente de la droite F=kx est la constante de rappel k (250 N/m).
Exercice 5 : Problème : glissade et conservation de l'énergie
Un chariot de 500 kg part du repos au sommet d'une glissade (une colline) de 20 m de haut. On néglige le frottement et on prend g=9,8 m/s².
a) Quelle est la vitesse du chariot au bas de la glissade ?
b) Quelle est sa vitesse au point où il se trouve à 8 m de hauteur ?
c) La glissade remonte ensuite vers une deuxième colline. Quelle hauteur maximale le chariot peut-il atteindre ? Justifiez.
d) Quelle est l'énergie mécanique totale du système ?
L'énergie cinétique correspond à la hauteur perdue (20−8=12 m) : v=2g×12=235,2≈15,3 m/s.
c)
Sans frottement, l'énergie mécanique se conserve : le chariot peut remonter à la même hauteur qu'au départ, soit 20 m (toute l'énergie cinétique redevient potentielle).
d)
Em=mgh=500×9,8×20=98000 J (98 kJ).
Les énergies du chariot en kilojoules, en trois points. La potentielle (bleue) se convertit en cinétique (verte) à mesure qu'il descend, mais la somme reste 98 kJ partout, sans frottement : c'est pourquoi il peut remonter jusqu'à 20 m.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Problème : ressort qui propulse un bloc
Un ressort de constante k=800 N/m est comprimé de 0,25 m. On place un bloc de 2 kg contre le ressort, puis on relâche. Le bloc est d'abord propulsé sur une surface horizontale sans frottement, puis arrive sur une surface rugueuse où il s'immobilise après 5 m.
a) Quelle énergie élastique le ressort emmagasine-t-il quand il est comprimé ?
b) Quelle est la vitesse du bloc au moment où il quitte le ressort (surface sans frottement) ?
c) Quelle énergie est dissipée par le frottement sur la surface rugueuse ?
d) Déduisez la force de frottement, puis le coefficient de frottement sur cette surface.
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Réponses
a)Ee=25 J
b)v=5 m/s
c)25 J dissipés
d)Ff=5 N ; μ≈0,26
a)
Ee=21kx2=21×800×0,252=21×800×0,0625=25 J.
b)
Toute l'énergie élastique devient cinétique : 21mv2=25⇒v=22×25=25=5 m/s.
c)
Le bloc s'arrête : toute son énergie cinétique (25 J) est dissipée par le frottement.
d)
Wf=Ff×d⇒Ff=525=5 N. Puis Ff=μmg⇒μ=2×9,85≈0,26.
Sur la surface rugueuse, une seule force horizontale : le frottement de 5 N, contre la vitesse. C'est lui qui retire les 25 J sur 5 m ; le poids et la normale (19,6 N), perpendiculaires au déplacement, ne travaillent pas.
Exercice 7 : Le graphique force-allongement d'un ressort
Le graphique ci-dessous montre la force appliquée à un ressort (en newtons) en fonction de son allongement (en mètres). La droite passe par l'origine et par le point marqué (0,30;60).
a) Déterminez la constante de rappel k du ressort à partir de la pente de la droite.
b) Calculez l'énergie emmagasinée pour un allongement de 0,30 m de DEUX façons : par l'aire sous la droite, puis avec Ee=21kx2.
c) Calculez le travail nécessaire pour étirer le ressort DE 0,10 m À 0,30 m (l'aire d'un trapèze).
d) Un élève calcule ce travail avec W=Fmax×Δx=60×0,20=12 J. Expliquez son erreur et montrez comment la corriger avec la force MOYENNE.
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Réponses
a)k=200 N/m
b)9,0 J par l'aire et par la formule
c)W=8,0 J
d)La force varie : Fmoy=40 N donne 8,0 J
a)
k=ΔxΔF=0,3060=200 N/m.
b)
Aire du triangle : 20,30×60=9,0 J. Formule : Ee=21×200×(0,30)2=9,0 J. Les deux méthodes coïncident : l'énergie élastique EST l'aire sous la droite force-allongement.
c)
Trapèze entre x=0,10 (où F=20 N) et x=0,30 (où F=60 N) : W=2(20+60)×0,20=8,0 J. Vérification : 21k(0,302−0,102)=100×0,08=8,0 J.
d)
La force n'est PAS constante pendant l'étirement : elle passe de 20 N à 60 N. Utiliser Fmax surestime le travail. Avec la force MOYENNE (la droite est linéaire) : Fmoy=220+60=40 N, et W=40×0,20=8,0 J : on retrouve l'aire du trapèze.
Exercice 8 : Puissance utile et rendement d'une pompe
Une pompe monte 200 kg d'eau par minute jusqu'à un réservoir situé 12 m plus haut. Son moteur électrique consomme une puissance de 560 W.
a) Calculez l'énergie potentielle gagnée par l'eau chaque minute, puis la puissance UTILE de la pompe.
b) Calculez le rendement de la pompe.
c) Où passe l'énergie manquante ? Donnez deux mécanismes concrets.
d) La pompe fonctionne 3 heures par jour. Calculez l'énergie électrique consommée par jour, en mégajoules puis en kilowattheures.
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Réponses
a)23520 J par minute ; Putile=392 W
b)η=70 %
c)Chaleur : frottements dans la pompe, effet Joule dans le moteur, turbulences
d)≈6,0 MJ, soit 1,68 kWh
a)
Ep=mgΔy=200×9,8×12=23520 J par minute. Puissance utile : P=6023520=392 W.
b)
η=PconsommeˊePutile=560392=0,70, soit 70 %.
c)
Les 30 % restants sont dissipés en chaleur : frottements mécaniques dans la pompe et pertes par effet Joule dans le moteur, plus les turbulences de l'eau dans les tuyaux.
d)
E=PΔt=560×3×3600=6048000 J ≈6,0 MJ. En kilowattheures : 0,560 kW × 3 h =1,68 kWh.
Exercice 9 : Les machines simples : gagner en force, jamais en travail
On veut hisser une caisse de 80 kg jusqu'à une plateforme située 1,50 m plus haut. On dispose d'une rampe de 6,00 m de long et d'un jeu de poulies. On prend g=9,8 m/s².
a) Calculez le travail utile, c'est-à-dire l'énergie que la caisse doit gagner, quelle que soit la méthode employée.
b) On monte la caisse par la rampe, supposée sans frottement. Calculez la force à exercer parallèlement à la rampe, l'avantage mécanique, et vérifiez le travail fourni.
c) La rampe présente en réalité un coefficient de frottement de 0,25. Recalculez la force nécessaire, le travail fourni et le rendement de la rampe.
d) On utilise plutôt une poulie MOBILE, qui divise la force par deux. Quelle longueur de corde faut-il tirer pour élever la caisse de 1,50 m ? Calculez le travail fourni.
e) Énoncez le principe commun à toutes ces machines. Pourquoi ne peut-on pas construire une machine dont l'avantage mécanique serait énorme sans inconvénient ?
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Réponses
a)Wutile=1176 J
b)F=196 N, avantage 4,00, W=1176 J
c)F≈386 N, W≈2315 J, η≈51 %
d)3,00 m de corde, W=1176 J
e)Une machine redistribue le travail entre force et distance, sans jamais en créer
a)
Wutile=mgh=(80)(9,8)(1,50)=1176 J. Cette énergie est celle que la caisse POSSÈDE en plus une fois en haut : aucune machine ne peut la réduire, quel que soit le chemin suivi, puisque la force de pesanteur est conservative et que son travail ne dépend que de la dénivellation.
b)
L'angle de la rampe vérifie sinθ=6,001,50=0,250. Sans frottement, la force à exercer équilibre la composante du poids : F=mgsinθ=(784)(0,250)=196 N. Avantage mécanique : Fmg=196784=4,00, soit exactement hL=1,506,00. Travail fourni : W=Fd=(196)(6,00)=1176 J, rigoureusement le même qu'au a). On a divisé la force par quatre, mais en la déplaçant sur quatre fois plus de distance : la machine a converti un gros effort bref en un petit effort prolongé, sans jamais toucher au produit des deux.
c)
Le frottement s'oppose à la montée : F=mgsinθ+μmgcosθ. Avec cosθ=0,9682 : F=196+(0,25)(784)(0,9682)=196+189,8≈386 N. Travail fourni : W=(385,8)(6,00)≈2315 J. Rendement : η=23151176≈0,508, soit environ 51 %. La moitié de l'effort part en chaleur dans la rampe, et l'avantage mécanique réel tombe de 4,00 à 386784≈2,0.
d)
Avec une poulie mobile, la caisse est soutenue par DEUX brins de corde, donc la force n'est que 2mg=392 N. Mais pour que la poulie monte de 1,50 m, chacun des deux brins doit raccourcir de 1,50 m : il faut donc tirer 2×1,50=3,00 m de corde. Travail : W=(392)(3,00)=1176 J, encore une fois la même valeur. Le facteur deux gagné en force est exactement payé par un facteur deux perdu en distance.
e)
Le principe est celui de la conservation de l'énergie : une machine simple ne CRÉE jamais de travail, elle ne fait que le redistribuer entre force et distance. L'avantage mécanique se paie toujours en longueur de déplacement, et jamais autrement. Une machine idéale conserve le produit F×d; une machine réelle en perd une partie en frottement, si bien que le travail fourni est toujours SUPÉRIEUR au travail utile. Et c'est précisément là que se trouve la limite pratique : plus on cherche un grand avantage mécanique, plus il faut multiplier les poulies, les dents d'engrenage ou la longueur de rampe, donc plus il y a de surfaces qui frottent. Le rendement chute, et à partir d'un certain point l'énergie gaspillée dépasse le confort gagné. On ne monte pas un piano au dixième étage avec une rampe de deux cents mètres.
b) Sur la rampe sans frottement, les trois forces se compensent : il suffit de pousser avec 196 N, le quart du poids, mais sur 6,00 m au lieu de 1,50 m. Force divisée par quatre, distance multipliée par quatre : même travail, 1176 J.
d) La poulie mobile est portée par DEUX brins de corde, chacun tendu à 392 N : on ne tire que la moitié du poids, mais il faut tirer 3,00 m de corde pour monter la caisse de 1,50 m.
Exercice 10 : Problème : le saut à l'élastique
Une sauteuse de 60 kg s'élance d'un pont de 50 m. Son élastique a une longueur naturelle de 20 m (il ne tire pas tant qu'il n'est pas tendu) et se comporte ensuite comme un ressort de constante k. Au point le plus bas, elle s'immobilise 45 m sous le pont. On néglige les frottements.
a) Calculez sa vitesse au moment où l'élastique commence à se tendre (après 20 m de chute libre).
b) Au point le plus bas, toute l'énergie potentielle perdue est devenue élastique. Écrivez le bilan d'énergie entre le pont et le point le plus bas, puis isolez k.
c) Calculez k.
d) La vitesse est-elle maximale au moment où l'élastique se tend (à 20 m) ? Sinon, montrez qu'elle est maximale là où kx=mg et calculez l'allongement correspondant.
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Réponses
a)v≈19,8 m/s
b)mg×45=21k(25)2
c)k≈84,7 N/m
d)Non : vitesse maximale quand kx=mg, soit x≈6,9 m
a)
Chute libre sur 20 m : v=2gh=2×9,8×20≈19,8 m/s.
b)
Entre le pont (v=0) et le point le plus bas (v=0), la descente vaut 45 m et l'allongement de l'élastique x=45−20=25 m : mg×45=21k(25)2, donc k=6252×m×9,8×45.
c)
k=6252×60×9,8×45=62552920≈84,7 N/m.
d)
Non. À 20 m, l'élastique commence à peine à tirer : la force de rappel est plus petite que le poids, la sauteuse ACCÉLÈRE encore. La vitesse est maximale quand la force résultante s'annule, c'est-à-dire quand kx=mg : x=kmg=84,67588≈6,9 m d'allongement (environ 27 m sous le pont). Au-delà, la tension dépasse le poids et la freine.
Les forces sur la sauteuse à trois instants, à l'échelle. À 20 m, l'élastique ne tire pas encore : elle accélère toujours. À 26,9 m, la tension égale le poids : la résultante s'annule, la vitesse est maximale. Au point bas, la tension (2117 N) dépasse largement le poids.
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