Exercices corrigés : les lentilles convergentes (physique, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de physique de secondaire 5 sur les lentilles convergentes. On applique l'équation des lentilles minces pour trouver la position et le grandissement de l'image, on étudie comment l'image change selon la position de l'objet (au-delà du centre, entre F et 2F, dans le foyer), puis on termine par un projecteur et l'œil.
Retenez le fil conducteur : quand l'objet est au-delà du foyer, l'image est réelle et inversée ; quand il est à l'intérieur du foyer, l'image devient virtuelle, droite et agrandie (c'est la loupe).
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Équation des lentilles minces : f1=do1+di1. Pour une lentille convergente, f>0.
•Grandissement : G=−dodi=hohi.
•Image réelle si di>0 (du côté opposé à l'objet, peut être projetée sur un écran) ; virtuelle si di<0 (du même côté que l'objet).
•Inversée si G<0, droite si G>0 ; agrandie si ∣G∣>1, réduite si ∣G∣<1.
•Objet au-delà du foyer : image réelle et inversée. Objet à l'intérieur du foyer (do<f) : image virtuelle, droite et agrandie (principe de la loupe).
•Objet et écran fixés à la distance D : do vérifie do2−Ddo+Df=0, donc il existe en général DEUX positions de lentille donnant une image nette, de grandissements inverses l'un de l'autre. Aucune image n'est possible si D<4f. Méthode de Bessel : f=4DD2−e2, où e est l'écart entre les deux positions.
Partie A : Images et tracés (/50)
Exercice 1 : Image d'une lentille convergente
Un objet de 3 cm de hauteur est placé à 25 cm devant une lentille convergente de distance focale 10 cm.
a) Déterminez la position de l'image.
b) Calculez le grandissement.
c) Décrivez la nature de l'image (réelle ou virtuelle, orientation, taille).
d) Quelle est la hauteur de l'image ?
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Réponses
a)di≈16,7 cm
b)G≈−0,67
c)Réelle, inversée, réduite
d)hi≈−2 cm
a) di1=f1−do1=101−251=505−2=503, donc di=350≈16,7 cm.
d) hi=Gho≈−0,67×3=−2 cm : l'image mesure 2 cm et elle est inversée.
Exercice 2 : L'objet à différentes positions
Une lentille convergente a une distance focale de 12 cm (donc son centre de courbure, à 2F, est à 24 cm). On place un objet à trois distances différentes.
a) Objet à 24 cm (à 2F). Déterminez di, le grandissement et la nature de l'image.
b) Objet à 18 cm (entre F et 2F). Mêmes questions.
c) Objet à 36 cm (au-delà de 2F). Mêmes questions.
d) Résumez comment la taille de l'image change quand l'objet s'approche du foyer.
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Réponses
a)di=24 cm, G=−1 : réelle, inversée, de même taille
b)di=36 cm, G=−2 : réelle, inversée, agrandie
c)di=18 cm, G=−0,5 : réelle, inversée, réduite
d)L'image s'éloigne et grossit
a) di1=121−241=241, donc di=24 cm ; G=−2424=−1 : réelle, inversée, de même taille (l'image est aussi à 2F).
b) di1=121−181=361, donc di=36 cm ; G=−1836=−2 : réelle, inversée, agrandie.
c) di1=121−361=362, donc di=18 cm ; G=−3618=−0,5 : réelle, inversée, réduite.
d) Plus l'objet s'approche du foyer (sans y entrer), plus l'image réelle s'éloigne de la lentille et grossit : réduite au-delà de 2F, de même taille à 2F, agrandie entre F et 2F.
Exercice 3 : L'objet au foyer et la loupe
Une lentille convergente a une distance focale de 8 cm.
a) On place l'objet exactement au foyer (à 8 cm). Que vaut di1 ? Où se forme l'image ?
b) On place maintenant l'objet à 5 cm (à l'intérieur du foyer). Déterminez la position de l'image.
c) Calculez le grandissement et décrivez la nature de l'image.
d) À quel instrument d'optique cette situation correspond-elle ?
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Réponses
a)di1=0 : image à l'infini
b)di≈−13,3 cm
c)G≈2,67 : virtuelle, droite, agrandie
d)La loupe
a) di1=81−81=0 : di tend vers l'infini. Les rayons ressortent parallèles et aucune image nette ne se forme (l'image est "à l'infini").
b) di1=81−51=405−8=−403, donc di=−340≈−13,3 cm.
c) G=−dodi=−5−13,3≈2,67 : image virtuelle, droite, agrandie.
d) C'est le principe de la loupe : un objet placé à l'intérieur du foyer d'une lentille convergente donne une image virtuelle droite et agrandie.
Exercice 4 : Lecture d'un tracé de rayons complet
Le schéma à l'échelle ci-dessous (1 unité = 1 cm) montre une lentille convergente (le segment vertical), son axe optique, les foyers F et F′ (points sur l'axe), un objet (flèche de gauche) et les TROIS rayons principaux qui construisent l'image (flèche de droite).
a) Lisez sur le schéma la distance focale f et la distance objet-lentille do.
b) Calculez di avec l'équation des lentilles et vérifiez que le résultat correspond à la position de l'image sur le schéma.
c) Calculez le grandissement et la hauteur de l'image si l'objet mesure 1,0 cm. L'image est-elle réelle ou virtuelle ? Droite ou inversée ?
d) Décrivez les trois rayons principaux utilisés dans la construction (chacun a une règle propre).
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Réponses
a)f=3,0 cm, do=4,5 cm
b)di=9,0 cm
c)G=−2, hi=−2,0 cm : réelle, inversée
d)Parallèle puis par F′ ; par le centre sans déviation ; par F puis parallèle
a) Les foyers sont à 3 unités de la lentille : f=3,0 cm. L'objet est à do=4,5 cm (entre F et 2F).
b) di1=f1−do1=31−4,51=93−2=91, donc di=9,0 cm : c'est bien la position de la flèche image sur le schéma, au-delà de 2F′.
c) G=−dodi=−4,59=−2 : image deux fois plus grande, le signe négatif indique qu'elle est inversée. Hauteur : −2×1,0=−2,0 cm. Elle est réelle (di>0, les rayons s'y croisent vraiment) et inversée : configuration typique du projecteur.
d) Rayon 1 : parallèle à l'axe, il émerge en passant par F′. Rayon 2 : il passe par le CENTRE optique et n'est pas dévié. Rayon 3 : il passe par F avant la lentille et émerge PARALLÈLE à l'axe. Les trois se croisent au même point : la pointe de l'image.
Exercice 5 : Problème : l'œil et l'accommodation
L'œil se comporte comme une lentille convergente qui forme l'image sur la rétine, à une distance fixe di=2,0 cm derrière le cristallin. Pour voir net à différentes distances, l'œil change la distance focale de son cristallin : c'est l'accommodation.
a) Pour observer un objet très éloigné, à 500 cm, quelle distance focale le cristallin doit-il avoir ?
b) Pour observer un objet proche, à 25 cm (le punctum proximum), quelle distance focale faut-il ?
c) Pour passer de la vision de loin à la vision de près, le cristallin doit-il devenir plus ou moins convergent ? Justifiez à l'aide de vos réponses.
d) Que se passe-t-il si l'œil n'arrive plus à assez raccourcir sa distance focale pour voir de près ?
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Réponses
a)f≈1,99 cm
b)f≈1,85 cm
c)Plus convergent
d)Presbytie, corrigée par des lentilles convergentes
a) f1=do1+di1=5001+21=5001+250=500251, donc f=251500≈1,99 cm.
b) f1=251+21=502+25=5027, donc f=2750≈1,85 cm.
c) La distance focale diminue (de 1,99 cm à 1,85 cm) : le cristallin devient plus convergent pour voir de près (il se bombe davantage).
d) L'objet proche n'est plus vu net : c'est la presbytie (le punctum proximum s'éloigne). On la corrige avec des lentilles convergentes (lunettes de lecture).
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Problème : le projecteur
Un projecteur utilise une lentille convergente de distance focale 15 cm pour projeter l'image d'une diapositive sur un écran situé à 300 cm de la lentille. L'image nette se forme sur l'écran, donc di=300 cm.
a) À quelle distance de la lentille faut-il placer la diapositive ?
b) Calculez le grandissement de l'image.
c) La diapositive mesure 3,5 cm de haut. Quelle est la hauteur de l'image sur l'écran ?
d) L'image sur l'écran est-elle réelle ou virtuelle ? droite ou inversée ? Qu'en déduit-on pour la façon de placer la diapositive ?
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Réponses
a)do≈15,8 cm
b)G≈−19
c)hi≈−66,5 cm
d)Réelle, inversée : diapositive à l'envers
a) do1=f1−di1=151−3001=30020−1=30019, donc do=19300≈15,8 cm.
b) G=−dodi=−15,8300≈−19.
c) hi=Gho≈−19×3,5=−66,5 cm.
d) L'image est réelle (elle se forme sur un écran) et inversée (G<0). On doit donc placer la diapositive à l'envers pour que l'image projetée soit à l'endroit.
Exercice 7 : Deux positions pour une même image : la méthode de Bessel
Un objet et un écran sont fixés à 100 cm l'un de l'autre. On glisse une lentille convergente de distance focale 21,0 cm entre les deux et l'on cherche les positions qui donnent une image NETTE sur l'écran. On notera do la distance objet-lentille, si bien que di=100−do.
a) En reportant di=D−do dans l'équation des opticiens, montrez que do vérifie l'équation du second degré do2−Ddo+Df=0.
b) Résolvez cette équation pour D=100 cm et f=21,0 cm. Combien y a-t-il de positions possibles ?
c) Calculez le grandissement dans chacune des deux positions, décrivez les deux images, et calculez le produit des deux grandissements. Que remarquez-vous ?
d) En étudiant le discriminant, déterminez la distance minimale D entre l'objet et l'écran pour qu'une image nette soit possible. Que valent alors do, di et le grandissement ?
e) On mesure l'écart e entre les deux positions de la lentille. Démontrez que f=4DD2−e2 et vérifiez sur les nombres. Pourquoi cette méthode est-elle plus précise qu'une mesure directe ?
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Réponses
a)Df=do(D−do), soit do2−Ddo+Df=0
b)do=30,0 cm ou 70,0 cm : deux positions
c)G≈−0,429 réduite, G≈−2,33 agrandie ; produit 1
d)D≥4f=84,0 cm ; alors do=di=42,0 cm, G=−1
e)e=40,0 cm, f=4DD2−e2=21,0 cm
a) L'équation des opticiens s'écrit do1+di1=f1. Avec di=D−do : do1+D−do1=f1. En réduisant au même dénominateur : do(D−do)D=f1, donc Df=do(D−do)=Ddo−do2, ce qui se réarrange en do2−Ddo+Df=0.
b) do2−100do+2100=0. Discriminant : Δ=10000−4(2100)=1600, de racine 40. Les solutions sont do=2100±40, soit do=70,0 cm et do=30,0 cm. Il y a donc DEUX positions de la lentille qui donnent une image nette sur le même écran, sans rien déplacer d'autre. C'est un résultat expérimentalement frappant : on croit toujours qu'il n'y a qu'une mise au point possible.
c) Position 1 (do=70,0 cm, di=30,0 cm) : G=−7030≈−0,429, image réelle, renversée et RÉDUITE. Position 2 (do=30,0 cm, di=70,0 cm) : G=−3070≈−2,33, image réelle, renversée et AGRANDIE. Produit : (−0,429)(−2,33)=1,00 exactement. Ce n'est pas un hasard : les deux positions échangent simplement les rôles de do et di, ce que permet la symétrie de l'équation des opticiens. On dit que les deux positions sont CONJUGUÉES, et c'est cette symétrie qui garantit que le produit des grandissements vaut 1.
d) Une solution réelle exige Δ=D2−4Df≥0, soit D≥4f=84,0 cm. En dessous de quatre fois la distance focale, aucune position de la lentille ne donne d'image nette : on peut la promener d'un bout à l'autre sans jamais rien voir de net, ce qui déroute quand on ne connaît pas ce résultat. À la limite D=4f, le discriminant s'annule et les deux positions se confondent en une seule : do=di=2D=2f=42,0 cm, avec G=−1, c'est-à-dire une image de même taille que l'objet. C'est la configuration la plus compacte possible pour un montage de projection à grandeur nature.
e) Les deux racines valent do=2D±D2−4Df, donc leur écart est e=D2−4Df. En élevant au carré : e2=D2−4Df, d'où f=4DD2−e2. Vérification : e=70,0−30,0=40,0 cm, donc f=40010000−1600=4008400=21,0 cm, la valeur annoncée. L'intérêt pratique est décisif : cette méthode ne demande que deux mesures de POSITION de la lentille, et jamais la position de son centre optique, qui est enfoui dans le verre et impossible à localiser à la règle. Sur une lentille épaisse, une mesure directe de f est entachée d'une erreur systématique de plusieurs millimètres; la méthode de Bessel l'élimine complètement, puisque le centre optique se simplifie dans la différence e.
Exercice 8 : La loupe sur mesure (recherche inverse)
Une lentille convergente de distance focale f=6,0 cm sert de loupe. On cherche où placer l'objet pour obtenir un grandissement donné, plutôt que l'inverse.
a) On veut une image virtuelle droite TROIS fois plus grande : G=+3. Traduisez cette condition en une relation entre di et do, puis remplacez dans l'équation des lentilles pour trouver do.
b) Donnez di et vérifiez le tout dans l'équation des lentilles.
c) Où faut-il déplacer l'objet pour augmenter encore le grandissement ? Que se passe-t-il quand l'objet atteint le foyer ?
d) Pourquoi est-il impossible d'obtenir G=+3 avec l'objet placé AU-DELÀ du foyer ?
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Réponses
a)do=4,0 cm
b)di=−12 cm
c)Vers le foyer ; au foyer, image à l'infini
d)Au-delà du foyer, G<0 : image réelle inversée
a) G=−dodi=+3 donne di=−3do. Équation : 61=do1+−3do1=3do3−1=3do2, donc do=32×6=4,0 cm.
b) di=−3×4=−12 cm (virtuelle, du même côté que l'objet). Vérification : 41+−121=123−1=61=f1.
c) Il faut RAPPROCHER l'objet du foyer (l'éloigner de la lentille, de 4 cm vers 6 cm) : le grandissement virtuel croît. Quand l'objet atteint exactement le foyer, les rayons émergent parallèles : l'image part à l'infini, c'est la limite de la loupe.
d) Au-delà du foyer (do>f), une lentille convergente forme une image RÉELLE et INVERSÉE (di>0, donc G<0) : un grandissement positif y est impossible. La loupe ne fonctionne que dans la zone do<f.
Exercice 9 : Problème : l'appareil photo et la mise au point
L'objectif d'un appareil photo est une lentille convergente de distance focale f=5,0 cm. L'image doit se former exactement sur le capteur, situé derrière la lentille. Pour faire la mise au point, l'appareil déplace la lentille par rapport au capteur.
a) On photographie une personne située à 3,0 m (300 cm). Calculez la distance lentille-capteur di nécessaire.
b) Calculez le grandissement, puis la hauteur de l'image d'une personne de 180 cm. L'image tient-elle sur un capteur de 3,6 cm de hauteur ?
c) Le sujet s'approche à 1,0 m (100 cm). Calculez la nouvelle distance di, puis le déplacement de la lentille exigé par la mise au point.
d) Dans quel sens la lentille se déplace-t-elle quand le sujet s'approche ? Que se passe-t-il pour un sujet « à l'infini » (paysage) ?
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Réponses
a)di≈5,08 cm
b)G≈−0,017, image de 3,05 cm : elle tient
c)di≈5,26 cm ; déplacement ≈1,8 mm
d)La lentille s'éloigne du capteur ; à l'infini, di=f=5,0 cm
a) di1=51−3001=30060−1=30059, donc di=59300≈5,08 cm.
b) G=−3005,085≈−0,017 : l'image de la personne mesure 180×0,01695≈3,05 cm, inversée. Oui, elle tient sur les 3,6 cm du capteur (l'appareil retourne l'image électroniquement).
c) di1=51−1001=10020−1=10019, donc di=19100≈5,26 cm. Déplacement : 5,263−5,085≈0,18 cm, soit environ 1,8 mm.
d) Quand le sujet s'approche, di augmente : la lentille s'ÉLOIGNE du capteur. Pour un sujet à l'infini, les rayons arrivent parallèles et convergent au foyer : di=f=5,0 cm exactement, la position la plus proche du capteur. C'est pourquoi l'objectif « sort » quand on photographie de près.
Exercice 10 : Problème : la lunette astronomique
Une lunette astronomique est formée de DEUX lentilles convergentes : un objectif de grande distance focale fobj=80 cm (côté ciel) et un oculaire de courte distance focale foc=4,0 cm (côté œil). L'objectif a un diamètre de 60 mm. On observe un astre très éloigné : ses rayons arrivent sur l'objectif PARALLÈLES entre eux.
Le schéma de principe ci-dessous (proportions non respectées) montre le trajet d'un faisceau venant d'un astre légèrement hors axe : il traverse l'objectif, converge en une image intermédiaire dans le plan focal commun, puis ressort de l'oculaire en un faisceau de nouveau parallèle, sous un angle α′ plus grand que l'angle d'entrée α.
a) Pourquoi les rayons d'un astre arrivent-ils parallèles sur l'objectif ? Où l'objectif forme-t-il l'image de cet astre, et quelle est la nature de cette image intermédiaire ?
b) La lunette est réglée « à l'infini » : le foyer image de l'objectif coïncide avec le foyer objet de l'oculaire. Déduisez-en la longueur de la lunette (distance entre les deux lentilles), et expliquez pourquoi les rayons ressortent parallèles de l'oculaire.
c) Le grossissement vaut G=focfobj. Calculez-le. La Lune est vue à l'œil nu sous un angle α=0,5∘ : sous quel angle α′ apparaît-elle dans la lunette ? Calculez aussi la taille de l'image intermédiaire de la Lune (h=fobjtanα).
d) POSITIONNEMENT DE L'ŒIL : le cercle oculaire (là où l'œil doit se placer) est l'image de l'objectif à travers l'oculaire. En prenant l'objectif comme objet situé à do= (longueur de la lunette) devant l'oculaire, calculez la distance di du cercle oculaire derrière l'oculaire.
e) Calculez le diamètre du cercle oculaire (d=D×fobjfoc, où D est le diamètre de l'objectif). Pourquoi l'œil doit-il se placer exactement là, et pourquoi ce diamètre d'environ 3 mm est-il idéal ?
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Réponses
a)Rayons parallèles ; image réelle inversée dans le plan focal de l'objectif
b)84 cm
c)G=20, α′=10°, image intermédiaire ≈0,70 cm
d)di=4,2 cm derrière l'oculaire
e)3,0 mm, la taille de la pupille en pleine lumière
a) L'astre est si loin que les rayons issus d'un même point ont divergé de façon négligeable en arrivant : ils sont pratiquement parallèles entre eux. L'objectif fait converger un faisceau parallèle en un point de son PLAN FOCAL image, à fobj=80 cm derrière lui. L'image intermédiaire est réelle et inversée (elle se forme dans l'air, au foyer).
b) Réglage à l'infini : le foyer image de l'objectif et le foyer objet de l'oculaire sont au même endroit. La distance entre les lentilles est donc fobj+foc=80+4,0=84 cm. L'image intermédiaire, placée exactement au foyer objet de l'oculaire, est renvoyée à l'infini : l'oculaire en ressort un faisceau parallèle, confortable pour l'œil au repos (accommodation relâchée).
c) G=focfobj=4,080=20. La Lune apparaît sous α′=G×α=20×0,5∘=10∘. Taille de l'image intermédiaire : h=fobjtan(0,5∘)=80×0,00873≈0,70 cm, soit environ 7 mm.
d) L'objectif est à do=84 cm devant l'oculaire (foc=4,0 cm). Équation des lentilles : di1=foc1−do1=41−841=8421−1=8420, donc di=2084=4,2 cm : l'œil doit se placer à 4,2 cm derrière l'oculaire.
e) d=D×fobjfoc=60×804,0=3,0 mm (c'est aussi GD=2060=3,0 mm). C'est au cercle oculaire que TOUS les rayons sortis de l'oculaire se resserrent : en y plaçant la pupille, l'œil capte toute la lumière et voit le champ entier, sans zones sombres. Un diamètre d'environ 3 mm correspond à la pupille de l'œil en pleine lumière : toute la lumière de la lunette entre dans l'œil, l'image est aussi brillante que possible sans perte.
Contactez-moi pour une première séance. On travaille l'optique, la cinématique et l'énergie sur des exercices du niveau réel des évaluations de secondaire 5.