Réponses
- a) +4,00 δ et −2,50 δ ; doublet +1,50 δ, convergent, f≈66,7 cm
- b) di=2,00 m, G=−2,00 : réelle, renversée, agrandie
- c) −4,00 δ, soit f=−25,0 cm : système afocal
- d) +2,75−0,50−0,25 et +2,75+0,50−0,25 : les puissances s'additionnent
- e) Non : écartées, on traite les lentilles l'une après l'autre ; lunette, microscope
a) P1=0,2501=+4,00 δ et P2=−0,4001=−2,50 δ. Le doublet : P=P1+P2=+1,50 δ, POSITIF, donc le système reste convergent, mais bien moins que la seule lentille convergente. Sa distance focale vaut f=1,501≈0,667 m, soit environ 66,7 cm. La divergente n'a pas annulé la convergente, elle l'a affaiblie.
b) di1=f1−do1=1,50−1,001=0,500 m−1, donc di=2,00 m. Grandissement : G=−dodi=−1,002,00=−2,00. L'image est donc RÉELLE (elle se forme de l'autre côté, à deux mètres), RENVERSÉE et deux fois plus grande. Remarquez qu'on a traité le doublet comme une lentille unique : c'est tout l'intérêt de la règle.
c) Il faut annuler la puissance totale : P2=−P1=−4,00 δ, soit f=−4,001=−0,250 m, une divergente de −25,0 cm. Le système est alors AFOCAL : il ne fait ni converger ni diverger, et un faisceau parallèle en ressort parallèle. Une lame de verre à faces parallèles produirait le même effet optique, ce qui montre bien que deux lentilles de puissances opposées accolées équivalent à ne rien mettre du tout.
d) Pour +2,00 δ : +2,75−0,50−0,25=+2,00 δ. Pour +3,00 δ : +2,75+0,50−0,25=+3,00 δ. Le principe est que l'addition des puissances transforme la boîte de verres en un jeu de nombres qu'on additionne librement : avec quelques valeurs bien choisies, dont les petites permettent l'ajustement fin, on couvre par combinaison toute la gamme des corrections par pas de 0,25 δ. C'est exactement la raison pour laquelle l'optométrie a adopté la dioptrie plutôt que la distance focale : les distances focales, elles, ne s'additionnent pas du tout, et une boîte de verres graduée en centimètres serait inutilisable.
e) Non, la règle tombe dès que les lentilles sont séparées : l'image donnée par la première devient l'objet de la seconde, et sa position dépend alors de l'écartement. Il faut traiter les deux lentilles l'une après l'autre, ce qui est plus long mais aussi bien plus riche. C'est précisément sur cet écartement que reposent tous les instruments à deux lentilles : la lunette astronomique, le microscope, les jumelles. Une lunette dont on collerait l'objectif et l'oculaire ne grossirait plus rien du tout, alors que la même paire, séparée de la bonne distance, grossit cinquante fois. L'écartement n'est pas un détail de montage, c'est le cœur de l'instrument.