Math SN5, secondaire 5 • Complément québécois à Montréal
Exercices corrigés : les fonctions trigonométriques (math SN5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques SN5 sur les fonctions trigonométriques (sinusoïdales), calibrés sur le niveau réel des évaluations à Montréal. Ils conviennent aux élèves du secondaire québécois comme aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui préparent le complément québécois SN5.
L'exercice 0.1 ouvre la série par onze équations trigonométriques à résoudre directement sur un intervalle, comme dans les listes des manuels : les valeurs remarquables négatives du sinus et du cosinus, les équations à isoler comme 4sinx+3=1, les changements de période sin(2x) et cos(2x), le déphasage sin(x−3π), la sinusoïde complète, une valeur non remarquable à la calculatrice en mode radian, puis l'équation sans solution et celle qui n'en a qu'une au maximum, chacune avec ses solutions à trouver et vérifiées en direct.
Quinze exercices suivent, en trois parties, sur la forme canonique f(x)=asin(b(x−h))+k : amplitude, période, axe d'oscillation, maximum et minimum (exercices 2 et 12), déphasage (exercice 12), parité du sinus et du cosinus (exercice 1), tracé par les cinq points clés d'une période (exercices 4 et 13), règle lue sur un graphique ou écrite à partir du maximum, du minimum et de la période (exercices 5 et 11). Viennent ensuite les équations trigonométriques sur un intervalle et leurs familles de solutions dans les réels (exercices 3 et 7), les inéquations trigonométriques lues comme des arcs du cercle (exercice 8) et les équations par factorisation ou par l'identité de l'angle double (exercice 10).
Les problèmes sont périodiques par nature : la température saisonnière (exercice 6), les marées d'un port et la fenêtre de passage d'un navire (exercice 9), le cycle respiratoire (exercice 14) et la durée du jour au fil de l'année (exercice 15). Les corrigés traitent les erreurs les plus sanctionnées : une seule solution donnée là où il y en a deux par tour (exercice 3), b qui double la période au lieu de la diviser (exercice 2), la période mesurée entre deux zéros consécutifs (exercice 5), le déphasage vers la gauche malgré le signe plus (exercice 12) et la calculatrice restée en degrés (exercice 0.1). Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Forme canonique : f(x)=asin(b(x−h))+k (ou avec cos). L'amplitude est ∣a∣.
•Période =∣b∣2π ; l'axe d'oscillation est y=k.
•Maximum =k+∣a∣ et minimum =k−∣a∣.
•La fonction sinus est impaire et de période 2π ; la fonction cosinus est paire et de période 2π.
•Règle d'un sinus : (h,k) est un POINT D'INFLEXION, où la courbe traverse son axe d'oscillation y=k ; a et b sont de même signe si la courbe y MONTE, de signes contraires si elle y DESCEND, et l'on garde b>0.
•Solutions dans R : x=x0+nP, où n∈Z et P=∣b∣2π est la période de la FONCTION ; c'est le même ensemble que x0+∣b∣2kπ.
Calculs : les équations trigonométriques à résoudre
Résolvez chaque équation sur l'intervalle indiqué, en radians, et donnez les solutions dans l'ordre croissant, au millième. La valeur exacte, en fraction de π, est dans le corrigé.
Une seule méthode pour les onze lignes. On isole d'abord le sinus ou le cosinus, comme on isolerait x. On cherche ensuite l'angle de référence sur le cercle trigonométrique, ou avec sin−1 et cos−1 en mode radian si la valeur n'est pas remarquable, puis le second angle du tour : π−θ pour le sinus, 2π−θ pour le cosinus. Quand l'argument est b(x−h), on le pose égal à u, on transforme l'intervalle de x en intervalle de u, on résout en u, puis on revient à x en divisant par b et en ajoutant h.
a) sinx=−23, sur [0,2π].
b) cosx=−22, sur [0,2π].
c) 4sinx+3=1, sur [0,2π].
d) 6cosx−1=2, sur [0,2π].
e) sin(2x)=22, sur [0,π].
f) cos(2x)=23, sur [0,4π].
g) sin(x−3π)=21, sur [0,2π].
h) 5cosx+2=0, sur [0,2π].
i) −4sin(2(x+4π))+3=5, sur [0,π].
j) 3sinx+7=2, sur [0,2π] : combien de solutions ?
k) 2cos(x−4π)+1=3, sur [0,2π] : le nombre de solutions, puis la plus petite.
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Réponses
a)34π≈4,189 ; 35π≈5,236
b)43π≈2,356 ; 45π≈3,927
c)sinx=−21 ; 67π≈3,665 ; 611π≈5,760
d)cosx=21 ; 3π≈1,047 ; 35π≈5,236
e)8π≈0,393 ; 83π≈1,178
f)3π≈1,047 ; 311π≈11,519
g)2π≈1,571 ; 67π≈3,665
h)cosx=−0,4 ; 1,982 ; 4,301
i)sinu=−21 ; 3π≈1,047 ; 32π≈2,094
j)sinx=−35 : aucune solution
k)cos(x−4π)=1 : une solution, 4π≈0,785
Le geste qui décide de tout : TOUJOURS deux angles par tour, sauf aux valeurs ±1. Le sinus prend la même valeur en θ et en π−θ, symétriques par rapport à l'axe vertical du cercle ; le cosinus en θ et en 2π−θ, symétriques par rapport à l'axe horizontal. L'élève qui s'arrête à la touche de la calculatrice perd la moitié des solutions.
a)
Angle de référence 3π, sinus négatif : quadrants 3 et 4. Donc x=π+3π=34π≈4,189 et x=2π−3π=35π≈5,236. Piège : sin−1(−23)=−3π, hors de l'intervalle ; on lui ajoute 2π, et l'on n'oublie pas l'autre angle.
b)
Angle de référence 4π, cosinus négatif : quadrants 2 et 3. Donc x=π−4π=43π≈2,356 et x=π+4π=45π≈3,927.
c)
On isole : 4sinx=−2, donc sinx=−21. Angle de référence 6π, quadrants 3 et 4 : x=67π≈3,665 et x=611π≈5,760. Piège : diviser par 4 avant de retrancher 3, ce qui donne 41−3 au lieu de 41−3.
d)
6cosx=3, donc cosx=21 : x=3π≈1,047 et x=2π−3π=35π≈5,236.
e)
On pose u=2x : quand x parcourt [0,π], u parcourt [0,2π]. sinu=22 donne u=4π ou u=43π, donc x=8π≈0,393 et x=83π≈1,178. Piège : répondre 4π et 43π, les valeurs de u et non de x.
f)
On pose u=2x : x∈[0,4π] donne u∈[0,2π]. cosu=23 donne u=6π ou u=611π, donc x=2u : x=3π≈1,047 et x=311π≈11,519. Ici b=21 : revenir à x, c'est MULTIPLIER par 2.
g)
On pose u=x−3π : u∈[−3π,35π]. sinu=21 donne u=6π ou u=65π, tous deux dans l'intervalle. Donc x=6π+3π=2π≈1,571 et x=65π+3π=67π≈3,665. Piège : retrancher 3π au lieu de l'ajouter.
h)
cosx=−52=−0,4, valeur non remarquable : en mode radian, cos−1(−0,4)≈1,982. Le second angle est 2π−1,982≈4,301. Piège : la calculatrice en degrés, qui affiche 113,578.
i)
On isole : −4sin(2(x+4π))=2, donc sinu=−21 avec u=2(x+4π)=2x+2π. Pour x∈[0,π], u∈[2π,25π], où sinu=−21 donne u=67π et u=611π. Alors 2x=u−2π, soit 2x=32π ou 34π : x=3π≈1,047 et x=32π≈2,094. Piège : diviser par −4 en gardant +2, d'où sinu=+21.
j)
3sinx=−5, donc sinx=−35≈−1,67. Un sinus reste entre −1 et 1 : l'équation n'a AUCUNE solution. La calculatrice le signale par une erreur, et c'est la bonne réponse, pas une panne.
k)
2cos(x−4π)=2, donc cos(x−4π)=1 : c'est le MAXIMUM du cosinus, atteint une seule fois par tour, en 0. Avec u=x−4π∈[−4π,47π], seul u=0 convient : une solution, x=4π≈0,785. Piège : chercher un second angle 2π−0=2π, qui donne u=2π, hors de l'intervalle.
Contrôle : on remplace chaque solution dans l'équation de DÉPART, à la calculatrice en mode radian, et l'on vérifie qu'elle tombe bien dans l'intervalle. Le nombre de solutions se contrôle aussi : une période complète de sin(bx) dans l'intervalle donne deux solutions pour une valeur strictement entre −1 et 1.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Propriétés de sinus et cosinus
Répondez aux questions sur les fonctions sin et cos.
a) Donnez le domaine et l'image de la fonction sinus.
b) Quelle est la période de sin ? de cos ?
c) La fonction sin est-elle paire ou impaire ? Et cos ?
d) Donnez les zéros de sin sur [0,2π].
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Réponses
a)Domaine R, image [−1;1]
b)2π pour les deux
c)sin impaire, cos paire
d)0, π, 2π
a)
Le domaine de la fonction sinus est R tout entier : on peut enrouler n'importe quel réel, positif ou négatif, autour du cercle trigonométrique, il n'y a aucune valeur interdite. L'image est [−1;1], parce que sinx est l'ORDONNÉE d'un point situé sur un cercle de rayon 1 : elle ne peut donc pas sortir de l'intervalle borné par le haut et le bas du cercle. Les deux bornes sont ATTEINTES, en 2π et en 23π, d'où les crochets fermés. C'est le premier réflexe de contrôle du chapitre : toute réponse donnant un sinus ou un cosinus hors de [−1;1] est fausse sans autre examen.
b)
Les deux fonctions ont pour période 2π, c'est-à-dire un tour complet : après un tour, le point image revient exactement où il était, donc ses deux coordonnées reprennent les mêmes valeurs. Formellement, sin(x+2π)=sinx et cos(x+2π)=cosx pour tout réel x. La périodicité est ce qui distingue radicalement ces fonctions de toutes les autres du programme : elles ne sont ni croissantes ni décroissantes globalement, et elles prennent chaque valeur de leur image une infinité de fois.
c)
La fonction sin est IMPAIRE : sin(−x)=−sinx. Géométriquement, remplacer x par −x revient à tourner dans l'autre sens, donc à prendre le symétrique du point image par rapport à l'axe des abscisses, ce qui change le signe de l'ORDONNÉE. La fonction cos est PAIRE : cos(−x)=cosx, la même symétrie laissant l'ABSCISSE inchangée. Conséquence graphique qu'on peut vérifier sur un tracé : la courbe du sinus est symétrique par rapport à l'ORIGINE, celle du cosinus par rapport à l'AXE DES ORDONNÉES.
d)
Le sinus s'annule quand le point image est sur l'axe des abscisses, c'est-à-dire aux extrémités horizontales du cercle. Sur [0;2π], cela se produit en x=0, x=π et x=2π. Sur R tout entier, les zéros du sinus sont tous les multiples de π, ce qu'on écrit x=kπ avec k entier. À comparer avec le cosinus, qui s'annule aux extrémités VERTICALES, donc en 2π et 23π sur le même intervalle : les zéros de l'un sont exactement à mi-chemin des zéros de l'autre, ce qui traduit le décalage d'un quart de tour entre les deux courbes.
Exercice 2 : Amplitude, période et forme canonique
On considère la fonction f(x)=3sin(2(x−4π))+1.
a) Donnez l'amplitude de f.
b) Donnez la période de f.
c) Donnez le maximum et le minimum de f.
d) Donnez l'équation de l'axe d'oscillation.
e) Pour g(x)=−2cos(x)+3, donnez l'amplitude, la période, le maximum et le minimum.
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Réponses
a)3
b)π
c)Max 4, min −2
d)y=1
e)Amplitude 2, période 2π, max 5, min 1
Les quatre paramètres de f(x)=asin(b(x−h))+k se lisent INDÉPENDAMMENT les uns des autres, chacun gouvernant un aspect précis : a l'amplitude, b la période, h le décalage horizontal, k l'axe d'oscillation. C'est ce découpage qui rend la lecture rapide, à condition de ne pas confondre les rôles.
a)
L'amplitude est ∣a∣=∣3∣=3. C'est l'écart entre l'axe d'oscillation et le maximum, autrement dit la moitié de la hauteur totale de la courbe. On prend la valeur ABSOLUE : une amplitude est une distance et n'est jamais négative, même si a l'est. Un a négatif ne réduit pas l'amplitude, il RETOURNE la courbe.
b)
La période vaut ∣b∣2π=22π=π. Attention au sens : b=2 DIVISE la période par deux, il ne la double pas. Plus b est grand, plus la fonction oscille vite, donc plus la période est courte. C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et le contrôle mental est simple : avec b=2, l'argument 2x parcourt 2π deux fois plus vite, donc la courbe fait deux oscillations là où le sinus de base n'en faisait qu'une.
c)
L'axe d'oscillation est à la hauteur k=1, et la courbe s'en écarte de l'amplitude vers le haut comme vers le bas. Maximum =k+∣a∣=1+3=4, minimum =k−∣a∣=1−3=−2. Contrôle : la moyenne du maximum et du minimum doit redonner k, et 24+(−2)=1 ✓ ; leur demi-différence doit redonner l'amplitude, et 24−(−2)=3 ✓. Ces deux relations serviront en sens inverse à l'exercice 5, pour retrouver a et k à partir d'un graphique.
d)
L'axe d'oscillation est la droite horizontale y=k, donc y=1. C'est la position moyenne de la courbe, celle autour de laquelle elle monte et descend symétriquement. Notez que le paramètre h=4π n'intervient dans AUCUNE des quatre réponses : un décalage horizontal ne change ni l'amplitude, ni la période, ni le maximum, ni l'axe. Il déplace seulement la courbe latéralement.
e)
Pour g(x)=−2cos(x)+3 : l'amplitude est ∣−2∣=2 ; la période est 12π=2π, le coefficient de x valant 1 ; l'axe est y=3 ; le maximum vaut 3+2=5 et le minimum 3−2=1. Le signe négatif de a ne change ni l'amplitude ni les valeurs extrêmes, il INVERSE seulement le moment où elles se produisent : le cosinus ordinaire commence à son maximum en x=0, alors que g y commence à son MINIMUM, puisque g(0)=−2×1+3=1. C'est exactement la valeur minimale trouvée ✓.
Exercice 3 : Résoudre des équations trigonométriques
Résolvez chaque équation dans l'intervalle [0,2π].
a) sinx=21
b) cosx=22
c) sinx=−1
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Réponses
a)6π et 65π
b)4π et 47π
c)23π seulement
Méthode commune : on cherche sur le cercle trigonométrique les points dont l'ordonnée (pour un sinus) ou l'abscisse (pour un cosinus) vaut la valeur donnée. Il y en a en général DEUX par tour, et donner une seule solution est l'erreur la plus sanctionnée.
a)
sinx=21 : on cherche les points d'ordonnée 21, donc au-dessus de l'axe des abscisses, ce qui désigne les quadrants I et II. L'angle de référence est 6π. Au quadrant I : x=6π. Au quadrant II : x=π−6π=65π. Deux solutions : 6π et 65π. Notez la règle propre au SINUS : la seconde solution s'obtient par π−x0, symétrie par rapport à l'axe des ordonnées.
b)
cosx=22 : on cherche les points d'ABSCISSE 22, donc à droite de l'axe des ordonnées, ce qui désigne les quadrants I et IV. L'angle de référence est 4π. Au quadrant I : x=4π. Au quadrant IV : x=2π−4π=47π. Deux solutions : 4π et 47π. Règle propre au COSINUS cette fois : la seconde solution s'obtient par 2π−x0, symétrie par rapport à l'axe des abscisses. Ne confondez pas les deux règles, c'est ce qui distingue les deux premières questions.
c)
sinx=−1 : la valeur −1 est le MINIMUM du sinus, atteint au point le plus bas du cercle, (0;−1). Il n'y a donc qu'UN seul point image, et une seule solution : x=23π. C'est l'exception annoncée à l'exercice 7 du cercle trigonométrique : quand la valeur cherchée est exactement 1 ou −1, les deux solutions habituelles se confondent en une seule. Le même raisonnement donnerait x=2π comme unique solution de sinx=1, et aucune solution pour sinx=−1,2, valeur hors de [−1;1].
Exercice 4 : Table de valeurs et tracé
On considère la fonction f(x)=2sin(x).
x
0
2π
π
23π
2π
f(x)
a) Donnez l'amplitude et la période de f.
b) Complétez la table de valeurs ci-dessus.
c) Tracez la fonction sur [0,2π] dans le repère du corrigé.
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Réponses
a)Amplitude 2, période 2π
b)0, 2, 0, −2, 0
c)Courbe arrondie par les cinq points, sans pointes
a)
Sur f(x)=2sin(x), le coefficient devant le sinus donne l'amplitude ∣a∣=2, et le coefficient de x à l'intérieur vaut 1, donc la période est 12π=2π. Autrement dit, la courbe est celle du sinus ordinaire étirée VERTICALEMENT d'un facteur 2 : elle monte jusqu'à 2 et descend jusqu'à −2, mais elle garde exactement le même rythme, ses zéros et ses extremums restent aux mêmes abscisses. Un changement d'amplitude n'affecte jamais la période.
b)
On évalue aux cinq abscisses remarquables du tour, celles où le sinus prend ses valeurs simples : f(0)=2×0=0 ; f(2π)=2×1=2 ; f(π)=2×0=0 ; f(23π)=2×(−1)=−2 ; f(2π)=2×0=0. Ces cinq points sont ceux qu'il faut retenir pour tracer n'importe quelle sinusoïde : ils découpent la période en QUARTS, et le motif est toujours le même, zéro, maximum, zéro, minimum, zéro.
c)
Le tracé se construit à partir de ces cinq points, joints par une courbe arrondie et non par des segments : une sinusoïde n'a aucun angle, elle s'infléchit doucement aux extremums et traverse ses zéros en pente maximale. Trois erreurs de tracé coûtent régulièrement des points. Premièrement, dessiner des pointes aux sommets, ce qui donnerait une courbe en zigzag et non une sinusoïde. Deuxièmement, oublier que la courbe est SYMÉTRIQUE par rapport à chacun de ses extremums, par exemple f(2π−t)=f(2π+t), ce qui donne un contrôle gratuit du dessin. Troisièmement, ne pas graduer l'axe des abscisses en fractions de π, alors que c'est la seule graduation qui rend les points remarquables lisibles.
Exercice 5 : Lecture graphique d'une sinusoïde
La courbe ci-dessous représente une fonction de la forme f(x)=asin(bx)+k.
a) Lisez le maximum et le minimum sur le graphique, puis déduisez l'amplitude et l'équation de l'axe d'oscillation (la valeur de k).
b) Lisez la période sur le graphique, puis déduisez la valeur de b.
c) Écrivez la règle de f sous la forme f(x)=asin(bx)+k.
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Réponses
a)Max 3, min −1 : amplitude 2, k=1
b)Période π : b=2
c)f(x)=2sin(2x)+1
a)
On lit le maximum 3 et le minimum −1 sur le graphique. Ces deux nombres donnent directement les deux paramètres verticaux, par les relations inverses de celles de l'exercice 2. L'amplitude est la DEMI-DIFFÉRENCE : ∣a∣=23−(−1)=24=2. L'axe d'oscillation est la MOYENNE : k=23+(−1)=22=1, donc la droite y=1. Ces deux formules sont à connaître dans ce sens, c'est presque toujours ainsi qu'un examen pose la question : on donne le haut et le bas, on demande a et k.
b)
La période se lit comme la distance horizontale entre deux points où la courbe reprend le même comportement, par exemple entre deux maximums consécutifs, ou entre deux zéros MONTANTS consécutifs. Le graphique donne une période de π. On en déduit b par la relation peˊriode=∣b∣2π, donc ∣b∣=peˊriode2π=π2π=2. Attention à ne pas mesurer entre deux zéros CONSÉCUTIFS quelconques : ceux-ci sont espacés d'une DEMI-période, et cette confusion donnerait b=1, une réponse fausse d'un facteur deux.
c)
En rassemblant, f(x)=2sin(2x)+1. Contrôles à faire avant de rendre : le maximum de cette règle vaut 1+2=3 ✓, son minimum 1−2=−1 ✓, sa période 22π=π ✓. On vérifie aussi un point : f(0)=2sin0+1=1, la courbe doit donc partir de l'axe d'oscillation en x=0, ce qui est bien le cas d'un sinus sans déphasage. Si le graphique avait montré la courbe partant de son maximum en x=0, il aurait fallu soit un cosinus, soit un paramètre h non nul : c'est le point de départ qui permet de distinguer les deux, et il faut toujours le vérifier avant de conclure.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Problème : la température saisonnière
La température moyenne (en °C) à un endroit varie selon T(t)=15sin(6π(t−3))+10, où t est le nombre de mois écoulés depuis le début de l'année (t=0 correspond au 1er janvier).
a) Quelle est la température le 1er avril (t=3) ?
b) Quelles sont les températures maximale et minimale, et à quels mois sont-elles atteintes ?
c) Donnez l'amplitude et la période de cette fonction.
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Réponses
a)10 °C
b)Max 25 °C en juillet (t=6), min −5 °C en janvier (t=0)
c)Amplitude 15 °C, période 12 mois
a)
Le 1er avril correspond à t=3, ce qui annule l'argument du sinus : T(3)=15sin(6π×0)+10=15×0+10=10 °C. Le paramètre h=3 a précisément été choisi pour cela : il déphase la courbe de trois mois, de sorte que le modèle traverse sa valeur moyenne au début du printemps, ce qui est réaliste pour Montréal.
b)
L'amplitude vaut 15 et l'axe d'oscillation 10, donc le maximum est 10+15=25 °C et le minimum 10−15=−5 °C. Reste à trouver QUAND. Le maximum est atteint quand le sinus vaut 1, c'est-à-dire quand 6π(t−3)=2π, donc t−3=3 et t=6, soit le début de juillet. Le minimum correspond à sin=−1, donc 6π(t−3)=−2π, d'où t=0, le 1er janvier. On peut le retrouver plus vite : maximum et minimum sont toujours séparés d'une DEMI-période, ici 6 mois, ce qui confirme le couple janvier-juillet ✓. Contrôle de plausibilité climatique : un maximum de 25 °C en juillet et un minimum de −5 °C en janvier, avec une moyenne annuelle de 10 °C, correspondent bien à Montréal.
c)
L'amplitude est ∣a∣=15 °C : la température s'écarte de 15 degrés de part et d'autre de sa moyenne, ce qui donne une variation totale de 30 degrés sur l'année. La période vaut π/62π=2π×π6=12 mois, ce qui est la seule valeur sensée pour un cycle saisonnier : le modèle se répète chaque année à l'identique. Ce contrôle de la période est le premier à faire sur un modèle périodique, car il révèle immédiatement une erreur de paramètre : un b mal choisi donnerait un cycle de 8 ou de 18 mois, physiquement absurde.
Exercice 7 : Familles de solutions dans les réels
On considère l'équation 2sinx−3=0.
a) Résolvez l'équation sur [0;2π].
b) Donnez TOUTES les solutions réelles sous forme de deux familles (avec k entier).
c) Déduisez les solutions appartenant à l'intervalle [2π;4π].
d) Combien l'équation a-t-elle de solutions dans [0;20π] ? Justifiez sans les lister.
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Réponses
a)3π et 32π
b)x=3π+2kπ ou x=32π+2kπ
c)37π et 38π
d)20 : dix périodes, deux solutions chacune
a)
On isole d'abord le sinus : 2sinx−3=0 donne 2sinx=3, donc sinx=23. Cette valeur est positive, on cherche donc au-dessus de l'axe des abscisses, aux quadrants I et II, avec l'angle de référence 3π. Au quadrant I : x=3π. Au quadrant II : x=π−3π=32π. Deux solutions sur [0;2π].
b)
Chaque solution se reproduit à l'identique à chaque tour complet, puisque le point image revient au même endroit. Les deux familles sont donc x=3π+2kπ et x=32π+2kπ, avec k entier relatif. Il faut bien DEUX familles ici, et non une écriture compacte avec ± : cette écriture-là est réservée au cosinus, dont les solutions sont opposées. Pour le sinus, les deux solutions de base sont supplémentaires, liées par π−x0, ce qui ne se factorise pas en une seule expression.
c)
On prend k=1 dans chaque famille, ce qui décale d'un tour : 3π+2π=3π+36π=37π et 32π+2π=32π+36π=38π. On vérifie que ces deux valeurs sont bien dans [2π;4π], c'est-à-dire dans [36π;312π] ✓.
d)
On compte sans lister, ce qui est tout l'intérêt de la question. L'intervalle [0;20π] a une longueur de 20π, et la période du sinus est 2π : il contient donc 2π20π=10 périodes complètes. Chaque période contient exactement DEUX solutions, une par famille, comme l'a montré a). Le total est donc 10×2=20 solutions. Le raisonnement se généralise : le nombre de solutions d'une équation trigonométrique sur un intervalle est le nombre de périodes qu'il contient, multiplié par le nombre de solutions dans une période. Une précaution s'impose toutefois aux bornes : ici x=20π n'est pas solution, sinon il aurait fallu vérifier s'il était compté deux fois ou une seule.
Exercice 8 : Inéquations trigonométriques
Résolvez chaque inéquation sur [0;2π] en vous appuyant sur le cercle trigonométrique (les solutions sont des ARCS, pas des points isolés).
Le cercle ci-dessous est là pour être annoté : une inéquation trigonométrique se lit comme un ARC, délimité par les deux points où l'égalité est atteinte.
a) sinx≥22
b) cosx<21
c) Vérifiez chaque ensemble-solution avec un point-test à l'intérieur et un à l'extérieur.
d) Quelle fraction du tour complet chaque ensemble-solution représente-t-il ?
Voir la correction
Réponses
a)[4π;43π]
b)]3π;35π[
c)x=2π ✓, x=0 ✗ ; x=π ✓, x=0 ✗
d)41 du tour ; 32 du tour
a)
On repère d'abord les bornes en résolvant l'ÉGALITÉ : sinx=22 donne x=4π et x=π−4π=43π. Ces deux points découpent le cercle en deux arcs, et il faut décider lequel convient. Entre 4π et 43π, le point image passe par le sommet du cercle où le sinus vaut 1 : l'ordonnée y est donc supérieure à 22. C'est le bon arc. Ensemble-solution : [4π;43π], bornes incluses puisque l'inégalité est large.
b)
cosx=21 donne x=3π et x=2π−3π=35π. Ces deux points découpent encore le cercle en deux arcs. Entre 3π et 35π, en passant par la gauche du cercle où le cosinus vaut −1, l'abscisse est INFÉRIEURE à 21 : c'est le bon arc, et c'est le GRAND, celui qui contient π. Ensemble-solution : ]3π;35π[, bornes exclues car l'inégalité est stricte. Le réflexe qui évite l'erreur : ne jamais deviner quel arc convient, mais tester un point de chacun.
c)
Pour a), test intérieur x=2π : sin2π=1, et 1≥22≈0,707 ✓. Test extérieur x=0 : sin0=0, qui n'est pas supérieur ou égal à 0,707 ✗, conforme. Pour b), test intérieur x=π : cosπ=−1, et −1<21 ✓. Test extérieur x=0 : cos0=1, qui n'est pas inférieur à 21 ✗, conforme. Les quatre tests confirment les deux ensembles.
d)
Pour a), la longueur de l'arc solution est 43π−4π=42π=2π, à comparer au tour complet 2π : la fraction vaut 2ππ/2=41 du tour. Pour b), la longueur est 35π−3π=34π, soit 2π4π/3=32 du tour. Ces fractions ont une interprétation concrète, et c'est ce qui rend la question intéressante : si l'on choisit un angle AU HASARD sur le cercle, la probabilité que sinx≥22 est de 41, et celle que cosx<21 est de 32. Elles permettent aussi un contrôle de plausibilité immédiat : un seuil élevé pour un sinus doit donner un PETIT arc, et le quart trouvé est cohérent ; un seuil bas pour un cosinus doit donner un GRAND arc, et les deux tiers le sont aussi.
Exercice 9 : Problème : les marées du port
Dans un port, la hauteur d'eau (en mètres) suit le modèle h(t)=2sin(6π(t−4))+5, où t est l'heure de la journée (0≤t<24).
a) Donnez l'amplitude, la période et l'axe d'oscillation du modèle. Interprétez la période dans le contexte.
b) Calculez la hauteur d'eau à minuit (t=0), en valeur exacte puis arrondie au centimètre.
c) Un navire a besoin d'au moins 6 m d'eau. Résolvez h(t)≥6 pour trouver la PREMIÈRE fenêtre de passage de la journée et sa durée.
d) Combien d'heures par jour, au total, le navire peut-il entrer au port ? Justifiez avec la période.
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Réponses
a)Amplitude 2 m, période 12 h, axe y=5 : deux marées hautes par jour
b)5−3≈3,27 m
c)De 5 h à 9 h, 4 heures
d)8 heures (2×4, ou 31 de 24)
a)
On lit les paramètres sur h(t)=2sin(6π(t−4))+5. Amplitude ∣a∣=2 m : la mer monte de 2 m au-dessus de son niveau moyen et descend de 2 m en dessous. Période =π/62π=2π×π6=12 heures. Axe d'oscillation y=5 m, le niveau moyen. Interprétation : un cycle complet de marée dure 12 heures, donc il y a DEUX marées hautes et deux marées basses par jour de 24 heures, ce qui correspond bien au régime semi-diurne réel de la plupart des ports.
b)
À minuit, t=0 : h(0)=2sin(6π×(0−4))+5=2sin(−64π)+5=2sin(−32π)+5. Le sinus est impair, donc sin(−32π)=−sin(32π)=−23. D'où h(0)=2×(−23)+5=5−3 m, valeur exacte. Numériquement, 3≈1,732, donc h(0)≈3,27 m. Contrôle : le résultat est bien compris entre le minimum 3 m et le maximum 7 m ✓, et il est proche du minimum, ce qui indique que la marée est presque basse à minuit.
c)
On résout 2sin(6π(t−4))+5≥6, soit sin(6π(t−4))≥21. On sait par l'exercice 8 qu'un sinus dépasse 21 sur l'arc allant de 6π à 65π. On pose donc l'encadrement sur l'ARGUMENT : 6π≤6π(t−4)≤65π. On multiplie les trois membres par π6, qui est positif et ne renverse rien : 1≤t−4≤5. On ajoute 4 : 5≤t≤9. La première fenêtre va donc de 5 h à 9 h du matin, et dure 4 heures. Vérifications aux bornes : h(5)=2sin6π+5=2×21+5=6 m exactement ✓, et h(7)=2sin2π+5=7 m, le maximum, bien au-dessus du seuil ✓.
d)
La période étant de 12 heures, tout se répète à l'identique douze heures plus tard : la seconde fenêtre va de 5+12=17 h à 9+12=21 h, elle aussi de 4 heures. Ces deux fenêtres épuisent la journée de 24 heures, qui contient exactement deux périodes. Total : 2×4=8 heures par jour. On peut contrôler ce résultat par les fractions de l'exercice 8 : la condition sin≥21 est vérifiée sur l'arc de 6π à 65π, de longueur 64π=32π, soit 31 du tour. Un tiers de 24 heures fait bien 8 heures ✓. Cette seconde méthode est plus rapide et évite de résoudre deux fois l'inéquation.
Exercice 10 : Équations trigonométriques par factorisation et identités
Ces équations ne se résolvent pas directement : il faut d'abord factoriser ou utiliser une identité pour se ramener à des équations élémentaires. On travaille sur l'intervalle [0,2π[, sauf en d).
La question e) travaille, elle aussi, dans R.
a) Résolvez 2sin2x−sinx−1=0 sur [0,2π[.
b) Résolvez sin2x=cosx sur [0,2π[ (utilisez sin2x=2sinxcosx).
c) Résolvez cos2x=0 sur [0,2π[.
d) Donnez la famille de TOUTES les solutions réelles de sinx=21.
e) Écrivez toutes les solutions réelles de l'équation cos2x=0 du c) sous la forme x=x0+nP, où n∈Z et où P est la période de la fonction x↦cos2x. Montrez que l'écriture en 2kπ, une fois divisée par b, donne le même ensemble.
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Réponses
a){2π,67π,611π}
b){6π,2π,65π,23π}
c){4π,43π,45π,47π}
d)x=6π+2kπ ou x=65π+2kπ
e)P=π : x=4π+nπ ou x=43π+nπ, n∈Z
a)
L'équation est du second degré déguisé : on pose u=sinx, ce qui la transforme en 2u2−u−1=0. On factorise par produit-somme généralisé, deux nombres de produit 2×(−1)=−2 et de somme −1, ce sont −2 et 1 : 2u2−2u+u−1=2u(u−1)+(u−1)=(u−1)(2u+1). Donc u=1 ou u=−21. Retour à x, et c'est là que le nombre de solutions se décide. Pour sinx=1 : une seule solution, x=2π, la valeur 1 étant le maximum. Pour sinx=−21 : deux solutions, aux quadrants III et IV avec la référence 6π, soit x=67π et x=611π. Total : trois solutions, {2π,67π,611π}. Notez qu'un u hors de [−1;1] n'aurait donné aucune solution, ce qui arrive souvent dans ce type d'exercice.
b)
On remplace par l'identité du double angle : sin2x=2sinxcosx, donc l'équation devient 2sinxcosx=cosx. La tentation est de diviser les deux membres par cosx, et c'est une FAUTE : on perdrait toutes les solutions pour lesquelles cosx=0, qui sont précisément des solutions de l'équation. Il faut au contraire tout ramener d'un côté et FACTORISER : 2sinxcosx−cosx=0, soit cosx(2sinx−1)=0. Un produit est nul si l'un de ses facteurs l'est. Premier facteur : cosx=0 donne x=2π et x=23π. Second facteur : sinx=21 donne x=6π et x=65π. Quatre solutions au total. La règle à retenir dépasse ce chapitre : on ne divise JAMAIS par une expression contenant l'inconnue, on factorise.
c)
cos2x=0. Plutôt que de développer, on traite 2x comme un bloc : le cosinus s'annule aux extrémités verticales du cercle, donc quand son argument vaut 2π modulo π, ce qui s'écrit 2x=2π+kπ. On divise par 2, sans oublier de diviser AUSSI le kπ : x=4π+2kπ. On énumère ensuite les valeurs qui tombent dans [0;2π[ en faisant varier k : k=0 donne 4π, k=1 donne 43π, k=2 donne 45π, k=3 donne 47π, et k=4 donnerait 49π, hors de l'intervalle. Quatre solutions. Il y en a deux fois plus que pour cosx=0, et c'est normal : la période de cos2x est deux fois plus courte, donc l'intervalle en contient deux fois plus.
d)
Les solutions de base de sinx=21 sur un tour sont 6π et 65π. La famille complète s'obtient en ajoutant un nombre entier de tours à chacune : x=6π+2kπ ou x=65π+2kπ, pour tout entier relatif k. Oublier le +2kπ est l'erreur la plus courante de tout le chapitre, et elle est de fond, pas de forme : une équation trigonométrique possède une INFINITÉ de solutions dans R, et seul un intervalle imposé par l'énoncé en limite le nombre. Quand l'énoncé ne précise aucun intervalle, comme ici, c'est la famille complète qui est attendue.
e)
On résout sur UNE période de la fonction, puis on ajoute nP, où n∈Z et où P est la période de la FONCTION, qui n'est pas toujours 2π. 1. La période de x↦cos2x est P=∣b∣2π=22π=π. 2. Sur une période, [0;π[, l'argument 2x parcourt [0;2π[ ; le cosinus s'y annule en 2x=2π et en 2x=23π, d'où x=4π et x=43π. 3. Solutions dans R : x=4π+nπ ou x=43π+nπ, où n∈Z. C'est l'écriture attendue au Québec.
C'est exactement l'écriture en 2kπ, une fois divisée par b : 2x=2π+2kπ donne x=4π+22kπ=4π+kπ, et le terme b2kπ n'est rien d'autre que k fois la période b2π. Les deux familles réunies redonnent aussi celle du c) : 43π=4π+2π, donc elles s'entrelacent tous les 2π, soit x=4π+2kπ. Le piège est d'ajouter 2nπ par réflexe : x=4π+2nπ ou x=43π+2nπ oublie la moitié des solutions, par exemple 45π, où pourtant cos25π=0. L'écriture « +nP » protège de cette erreur, parce qu'elle oblige à calculer la période de la fonction AVANT d'écrire la famille.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Écrire une sinusoïde à partir du maximum, du minimum et de la période
Une sinusoïde s'écrit f(x)=asin(b(x−h))+k. On rappelle que ∣a∣=2max−min, que k=2max+min et que la période vaut ∣b∣2π. Écrivez chaque règle avec h=0.
a) Maximum 9, minimum 1, période 4.
b) Maximum 3, minimum −7, période π.
c) Maximum 12, minimum 4, période 24.
d) Pour la fonction du a), donnez l'équation de l'axe d'oscillation et les valeurs de x où le maximum est atteint sur une période.
e) Cette fois h n'est pas nul. Une sinusoïde atteint un maximum de 1 en x=3π, puis le minimum suivant, −5, en x=65π. Écrivez sa règle sous la forme f(x)=asin(b(x−h))+k avec b>0, en prenant pour (h,k) le point d'inflexion situé entre ce maximum et ce minimum, et justifiez le signe de a par le sens de la courbe en ce point. Comparez avec la fonction g de l'exercice 12.
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Réponses
a)4sin(2πx)+5
b)5sin(2x)−2
c)4sin(12πx)+8
d)y=5 ; maximum en x=1+4k
e)(h,k)=(127π;−2), la courbe y descend : f(x)=−3sin(2(x−127π))−2, la même courbe que g de l'exercice 12
a)
Amplitude : 29−1=4, donc a=4. Axe d'oscillation : k=29+1=5. Période : b2π=4 donne b=42π=2π. La règle est f(x)=4sin(2πx)+5. Contrôle : f(1)=4×1+5=9 ✓, c'est bien le maximum, et f(3)=4×(−1)+5=1 ✓, le minimum.
b)
Amplitude : 23−(−7)=5. Axe : k=23+(−7)=−2. Période : b2π=π donne b=2. La règle est g(x)=5sin(2x)−2. Le piège de cette question est le minimum négatif : la soustraction 3−(−7) donne 10 et non −4, et l'oublier fausse à la fois a et k.
c)
Amplitude : 212−4=4. Axe : k=8. Période : b2π=24 donne b=12π. La règle est h(x)=4sin(12πx)+8. Une période de 24 est celle de tous les phénomènes journaliers, et le b=12π qui en découle est à reconnaître d'emblée dans un problème de marée ou de température.
d)
L'axe d'oscillation est la droite y=5 : c'est la hauteur moyenne autour de laquelle la courbe oscille, à mi-chemin entre 9 et 1. Le maximum est atteint quand le sinus vaut 1, donc quand 2πx=2π, soit x=1, puis à chaque période : x=1, x=5, x=9, et plus généralement x=1+4k avec k entier.
La démarche est la même pour toutes ces questions et vaut la peine d'être fixée : l'amplitude est une DEMI-hauteur, l'axe est une MOYENNE, et le paramètre b n'est jamais la période mais son inverse à un facteur 2π près. Ces trois confusions, prendre l'amplitude pour la hauteur totale, l'axe pour le maximum et b pour la période, sont responsables de l'essentiel des erreurs du chapitre.
e)
On suit la méthode du point d'inflexion. 1. Axe et amplitude : k=21+(−5)=−2 et ∣a∣=21−(−5)=3. 2. Période : un maximum et le minimum SUIVANT sont séparés d'une demi-période, 65π−3π=2π, donc P=π et ∣b∣=π2π=2. 3. Point d'inflexion : la courbe traverse son axe d'oscillation à mi-chemin entre le maximum et le minimum, en x=21(3π+65π)=127π, donc (h,k)=(127π;−2). C'est là que commence un cycle du sinus, puisque le sinus de base part de son axe en 0, et non d'un extremum. 4. Signes : entre le maximum et le minimum, la courbe DESCEND en (h,k), donc a et b sont de signes contraires ; avec la convention b>0, on prend b=2 et a=−3. Règle : f(x)=−3sin(2(x−127π))−2. Contrôle : f(3π)=−3sin(−2π)−2=1 ✓ et f(65π)=−3sin(2π)−2=−5 ✓.
Deux erreurs à ne pas commettre. Choisir a=3 au hasard donnerait un MINIMUM en 3π : la règle des signes n'est pas une convention, c'est elle qui place le maximum au bon endroit. Prendre h=3π, l'abscisse du maximum, avec un sinus décalerait toute la courbe d'un quart de période, car en h un sinus est sur son axe, pas à son sommet. Le point d'inflexion MONTANT (12π;−2), entre le minimum précédent en −6π et ce maximum, était tout aussi permis : a et b y sont de même signe, et 3sin(2(x−12π))−2 est une autre écriture de la même courbe.
Cette courbe, vous l'avez déjà rencontrée : c'est g(x)=−3cos(2(x+6π))−2 de l'exercice 12, maximum 1 en 3π, minimum −5 en −6π puis en −6π+π=65π. Les deux règles coïncident pour tout x : cosθ=sin(θ+2π) donne cos(2x+3π)=sin(2x+65π), et 2(x−127π)=2x−67π=2x+65π−2π a le même sinus. Le cosinus avec h sur un extremum et le sinus avec (h,k) sur un point d'inflexion décrivent donc la même sinusoïde ; pour une règle en SINUS, c'est le point d'inflexion que l'enseignant attend au Québec, et deux points du graphique suffisent à valider n'importe quelle écriture.
Exercice 12 : Le déphasage : le paramètre h
Pour chaque fonction, donnez l'amplitude, la période, l'équation de l'axe d'oscillation, le déphasage horizontal, puis le maximum et le minimum avec les valeurs de x où ils sont atteints.
a) f(x)=2sin(3(x−4π))+1
b) g(x)=−3cos(2(x+6π))−2
c) Pourquoi le déphasage de g est-il vers la GAUCHE alors que l'écriture contient un signe plus ?
Voir la correction
Réponses
a)Amplitude 2, période 32π, axe y=1, h=4π ; max 3 en 125π, min −1 en 43π
b)Amplitude 3, période π, axe y=−2, h=−6π ; max 1 en 3π, min −5 en −6π
c)La forme est b(x−h) : x+6π donne h=−6π
a)
Amplitude ∣a∣=2. Période 32π. Axe d'oscillation y=1. Déphasage : h=4π, donc la courbe du sinus de base est décalée de 4π vers la DROITE. Maximum 1+2=3, atteint quand le sinus vaut 1, c'est-à-dire quand 3(x−4π)=2π, soit x−4π=6π et x=125π. Minimum 1−2=−1, atteint quand 3(x−4π)=23π, soit x=4π+2π=43π. Contrôle : f(125π)=2×1+1=3 ✓.
b)
Amplitude ∣a∣=3, le signe moins ne change pas l'amplitude, il retourne la courbe. Période 22π=π. Axe y=−2. Déphasage : h=−6π, donc décalage de 6π vers la GAUCHE. Maximum −2+3=1 et minimum −2−3=−5. Comme a<0, le maximum est atteint là où le COSINUS vaut −1 : 2(x+6π)=π, donc x+6π=2π et x=3π. Le minimum est atteint là où le cosinus vaut 1, donc en x=−6π, c'est-à-dire au point de départ décalé. Contrôle : g(3π)=−3cosπ−2=3−2=1 ✓ et g(−6π)=−3−2=−5 ✓.
c)
Parce que la forme canonique est b(x−h) : ce qui apparaît dans la parenthèse est x−h, et non x+h. Quand on lit x+6π, il faut le comprendre comme x−(−6π), donc h=−6π, et un h négatif signifie un déplacement vers la gauche.
La règle générale, valable pour toutes les fonctions du programme et non seulement pour les sinusoïdes : ce qui touche le x agit à l'ENVERS de ce qu'on lit. Le contrôle qui tranche en dix secondes consiste à chercher où le point de départ de la courbe de base a atterri : pour g, le cosinus de base est maximal en 0 ; ici la courbe atteint son extremum correspondant en x=−6π, ce qui confirme le décalage vers la gauche.
Exercice 13 : Les cinq points clés d'une période
Pour tracer une sinusoïde à la main, on n'a pas besoin d'une table de vingt valeurs : cinq points suffisent par période, un tous les quarts de période. On considère f(x)=3sin(2x)−1.
a) Donnez l'amplitude, la période, l'axe d'oscillation, le maximum et le minimum.
b) Donnez les cinq points clés de la première période, en partant de x=0.
c) Déterminez les zéros de f sur une période. Coïncident-ils avec des points clés ?
d) Combien de fois la courbe atteint-elle son maximum sur l'intervalle [0;10π] ?
Voir la correction
Réponses
a)Amplitude 3, période π, axe y=−1, max 2, min −4
b)(0;−1), (4π;2), (2π;−1), (43π;−4), (π;−1)
c)x≈0,170 et x≈1,401 : pas des points clés
d)10 fois
a)
Amplitude 3, période 22π=π, axe d'oscillation y=−1. Maximum −1+3=2, minimum −1−3=−4.
b)
Le quart de période vaut 4π. Les cinq points se succèdent selon le motif du sinus : axe montant, maximum, axe descendant, minimum, axe. On obtient (0;−1), (4π;2), (2π;−1), (43π;−4) et (π;−1). Vérification du deuxième : f(4π)=3sin(2π)−1=3−1=2 ✓. Ce motif en cinq temps est le même pour toute sinusoïde en sinus ; pour un cosinus il commence par le maximum au lieu de l'axe.
c)
Les zéros vérifient 3sin(2x)−1=0, donc sin(2x)=31. Sur une période, 2x=arcsin(31)≈0,3398 ou 2x=π−0,3398≈2,8018, d'où x≈0,1699 et x≈1,4009. Ces zéros ne coïncident avec AUCUN point clé, et c'est normal : les points clés donnent l'axe d'oscillation y=−1, pas l'axe des abscisses y=0. Les deux ne se confondent que lorsque k=0, et c'est une confusion très fréquente. Ici la courbe traverse y=0 seulement dans sa partie haute, puisque le minimum −4 est bien en dessous et le maximum 2 bien au-dessus.
d)
La période est π, et l'intervalle [0;10π] contient exactement 10 périodes. Le maximum est atteint une fois par période, en x=4π puis à chaque période : x=4π+kπ.
Les valeurs concernées vont de 4π à 4π+9π=437π, qui est bien inférieur à 10π. La courbe atteint donc son maximum 10 fois. Le raisonnement à retenir est celui-là, et non un dénombrement à la main : on compte le nombre de périodes contenues dans l'intervalle, puis on vérifie les bords. Ici 437π=9,25π<10π ✓, et le suivant, 441π=10,25π, sort de l'intervalle.
Exercice 14 : Problème : le cycle respiratoire
Au repos, le débit d'air dans les poumons d'un adulte est modélisé par f(t)=0,6sin(52πt), en litres par seconde, où t est le temps en secondes. Un débit positif correspond à une inspiration, un débit négatif à une expiration.
a) Quelle est la durée d'un cycle respiratoire complet ? Combien de respirations par minute cela représente-t-il ?
b) Quel est le débit maximal, et à quel instant du cycle est-il atteint ?
c) Pendant quels instants du premier cycle la personne inspire-t-elle ?
d) Calculez le débit à t=1 s et à t=4 s. Interprétez les signes.
Voir la correction
Réponses
a)5 s ; 12 respirations par minute
b)0,6 L/s à t=1,25 s
c)0<t<2,5 s
d)f(1)≈0,571 (inspire), f(4)≈−0,571 (expire)
a)
La période est 52π2π=5 secondes : un cycle complet, inspiration puis expiration, dure 5 secondes. En une minute, cela fait 560=12 respirations par minute, ce qui correspond bien à un adulte au repos et valide le modèle.
b)
Le débit maximal est l'amplitude, 0,6 litre par seconde. Il est atteint quand le sinus vaut 1, c'est-à-dire quand 52πt=2π, donc t=45=1,25 seconde, soit au quart du cycle. C'est le milieu de l'inspiration : on inspire le plus vite à mi-parcours, et non au début ni à la fin, ce que l'expérience confirme.
c)
L'inspiration correspond à f(t)>0, donc à sin(52πt)>0, c'est-à-dire à 0<52πt<π. En multipliant par 2π5 : 0<t<2,5 secondes. La personne inspire donc pendant la première moitié du cycle et expire pendant la seconde, ce qui est cohérent avec un modèle sinusoïdal pur. Notons que la respiration réelle n'est pas tout à fait symétrique, l'expiration étant un peu plus longue que l'inspiration : le modèle simplifie sur ce point.
d)
f(1)=0,6sin(52π)=0,6×0,9511≈0,571 litre par seconde, positif : à une seconde, la personne est en pleine inspiration, tout près de son débit maximal. f(4)=0,6sin(58π)=0,6×(−0,9511)≈−0,571 litre par seconde, négatif : à quatre secondes, elle expire, à la même intensité.
L'opposition exacte des deux valeurs n'est pas un hasard : les instants t=1 et t=4 sont symétriques par rapport à t=2,5, le milieu du cycle, et le sinus est antisymétrique autour de ce point. Le signe du débit porte donc toute l'information physique, et lire un modèle sinusoïdal, c'est d'abord savoir dire ce que signifie « négatif » dans le contexte : ici, non pas une quantité négative d'air, mais un air qui sort au lieu d'entrer.
Exercice 15 : Problème : la durée du jour au fil de l'année
À Montréal, la durée du jour varie entre 8,7 heures au solstice d'hiver et 15,6 heures au solstice d'été. Elle est modélisée par D(t)=3,45sin(3652π(t−81))+12,15, où t est le numéro du jour de l'année.
a) Vérifiez que l'amplitude et l'axe d'oscillation du modèle correspondent bien aux deux durées données.
b) Que vaut D(81) ? À quelle date de l'année cela correspond-il, et pourquoi ce jour est-il remarquable ?
c) Calculez la durée du jour au jour 172, puis au jour 355. Arrondissez au centième d'heure.
d) Combien de jours par an la durée du jour dépasse-t-elle 14 heures ?
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Réponses
a)12,15±3,45 donne 15,6 et 8,7 ✓
b)12,15 h : le 22 mars, équinoxe
c)≈15,60 h (solstice d'été) ; ≈8,70 h (solstice d'hiver)
d)≈117 jours, du jour 114 au jour 230
a)
L'amplitude est 3,45 et l'axe d'oscillation 12,15. Le maximum du modèle est donc 12,15+3,45=15,60 heures et le minimum 12,15−3,45=8,70 heures ✓. On retrouve exactement les deux valeurs de l'énoncé, ce qui confirme la lecture des paramètres : l'amplitude est la DEMI-amplitude de variation, 215,6−8,7=3,45, et l'axe est la moyenne, 215,6+8,7=12,15.
b)
D(81)=3,45sin(0)+12,15=12,15 heures. Le jour 81 est le 22 mars, c'est-à-dire l'ÉQUINOXE de printemps, le moment où la durée du jour traverse sa valeur moyenne en augmentant. C'est le rôle du paramètre h=81 dans le modèle : il déphase la sinusoïde pour que le passage montant par l'axe tombe à l'équinoxe et non au premier janvier.
c)
Jour 172 : D(172)=3,45sin(3652π×91)+12,15. L'argument vaut environ 1,5665 rad, très proche de 2π≈1,5708, donc le sinus vaut presque 1 et D(172)≈15,60 heures. Le jour 172 est le 21 juin, le solstice d'été ✓. Jour 355 : l'argument vaut 3652π×274≈4,7166 rad, proche de 23π≈4,7124, donc le sinus vaut presque −1 et D(355)≈8,70 heures : le 21 décembre, solstice d'hiver ✓.
d)
On résout 3,45sin(3652π(t−81))+12,15>14, donc sin(θ)>3,451,85≈0,5362 en posant θ=3652π(t−81). Les solutions sont arcsin(0,5362)≈0,5657<θ<π−0,5657≈2,5759. On revient à t en multipliant par 2π365 et en ajoutant 81 : t va d'environ 113,9 à environ 230,6.
La durée du jour dépasse donc 14 heures du jour 114 au jour 230, soit environ 117 jours par an, du 24 avril au 18 août. Le contrôle de bon sens est immédiat : cette fenêtre est centrée sur le jour 172, le solstice d'été ✓, et elle représente à peu près le tiers de l'année. Une réponse qui ne serait pas symétrique autour du solstice signalerait une erreur dans le retour de θ vers t.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
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