Math SN5, secondaire 5 à Montréal • Géométrie analytique
Exercices corrigés : la géométrie analytique et les lieux géométriques (math SN5)
Voici la série complète d'exercices corrigés de mathématiques SN5 sur la géométrie analytique, en trois parties. La partie A couvre les bases : distance entre deux points, point de partage, pente et équations de droites (parallèles, perpendiculaires), équation du cercle et classification d'un triangle. La partie B monte au niveau examen avec les lieux géométriques : la médiatrice et la bissectrice vues comme des ensembles de points équidistants, la distance d'un point à une droite et ses applications, et les lieux qui définissent les coniques. La partie C reprend les classiques : la position relative de deux droites, parallèles, confondues ou sécantes (exercice 11), un point à l'intérieur ou à l'extérieur d'un cercle et la droite tangente à ce cercle (exercice 12), les médianes et le centre de gravité d'un triangle (exercice 13), puis deux problèmes, la station de pompage reliée à une conduite par le tuyau le plus court (exercice 14) et le partage d'un terrain triangulaire en deux parties de même aire (exercice 15).
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs de géométrie analytique, comme dans les listes des manuels : la distance entre deux points, le point milieu, le point de partage dans un rapport 1:2 ou 2:3 compté depuis l'une ou l'autre extrémité, l'extrémité manquante d'un segment, la pente d'une perpendiculaire, puis la distance d'un point à une droite, y compris une droite donnée sous la forme y=mx+b à réécrire, et la distance entre deux droites parallèles, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Un lieu géométrique, c'est l'ensemble de tous les points qui vérifient une même condition. Toute la méthode tient en une phrase : on écrit la condition pour un point courant P(x;y), puis on simplifie pour obtenir l'équation du lieu. Un plan cartésien soigné vaut la moitié de la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Distance entre deux points : d=(xB−xA)2+(yB−yA)2.
•Point milieu : M=(2xA+xB;2yA+yB). Point de partage dans le rapport AP:PB=k:1 : P=A+k+1kAB.
•Forme québécoise du point de partage : P=(x1+k(x2−x1);y1+k(y2−y1)), où k est le rapport PARTIE/TOUT ABAP, pris tel quel. Un rapport PARTIE/PARTIE AP:PB=m:n se convertit d'abord : k=m+nm.
•Pente : m=xB−xAyB−yA. Deux droites sont parallèles si m1=m2, perpendiculaires si m1⋅m2=−1.
•Équation d'une droite : y=mx+b (fonctionnelle) ou ax+by+c=0 (générale). Équation d'un cercle de centre (h;k) et de rayon r : (x−h)2+(y−k)2=r2.
•Distance d'un point P(x0;y0) à la droite ax+by+c=0 : d=a2+b2∣ax0+by0+c∣.
•Lieu géométrique : ensemble des points P(x;y) vérifiant une condition. Médiatrice de [AB] = points équidistants de A et B (PA=PB). Bissectrice = points équidistants de deux droites. Points équidistants d'un point (foyer) et d'une droite (directrice) = parabole ; à distance fixe d'un point = cercle.
Calculs : les distances et les points à calculer
Exercice 0.1 : Calculer distances, points de partage et distances à une droite : dix calculs directs
Pour chaque ligne, calculez la distance, les coordonnées du point ou la pente demandée. Valeur exacte quand elle est entière ou décimale, sinon au centième.
Quatre formules, une par famille de lignes. La distance entre deux points : d=(x2−x1)2+(y2−y1)2. Le point situé à la fraction k du segment, à partir du premier point : (x1+k(x2−x1);y1+k(y2−y1)), où un rapport partie à partie m:n donne k=m+nm. La distance du point (x0;y0) à la droite ax+by+c=0 : d=a2+b2∣ax0+by0+c∣, la droite étant d'abord écrite sous cette forme. Et deux droites perpendiculaires ont des pentes dont le produit vaut −1.
a) La distance entre A(1;−3) et B(7;5).
b) La distance entre C(−4;2) et D(3;−1).
c) Les coordonnées du milieu de [EF], avec E(−5;8) et F(3;−2).
d) Les coordonnées du point P de [GH] tel que GP:PH=1:2, avec G(−3;4) et H(9;−2).
e) Les coordonnées du point Q de [KL] tel que LQ:QK=2:3, avec K(2;−1) et L(12;9).
f) Le point M(4;−1) est le milieu de [ST], avec S(−2;3) : les coordonnées de T.
g) La pente d'une droite perpendiculaire à la droite 2x+5y−7=0.
h) La distance de l'origine à la droite 5x+12y−39=0.
i) La distance du point R(5;4) à la droite y=−21x+3.
j) La distance entre les droites parallèles 4x+3y−12=0 et 8x+6y+11=0.
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Réponses
a)36+64=10
b)58≈7,62
c)(−1;3)
d)k=31 ; P(1;2)
e)k=52 depuis L ; Q(8;5)
f)T(10;−5)
g)m=−52 ; m⊥=25=2,5
h)1339=3
i)x+2y−6=0 ; 57≈3,13
j)4x+3y+5,5=0 ; 517,5=3,5
Le geste qui décide de tout : lire la donnée AVANT d'appliquer la formule. Un rapport 1:2 est partie à partie, donc la fraction du segment vaut 31 ; un point de partage se calcule à partir de l'extrémité que nomme le rapport ; et la distance à une droite exige la forme ax+by+c=0, avec les MÊMES coefficients a et b pour deux droites parallèles.
a)
AB=(7−1)2+(5−(−3))2=36+64=100=10. Piège : 5−(−3)=8, pas 2.
b)
CD=(3−(−4))2+(−1−2)2=49+9=58≈7,62. Piège : 3−(−4)=7, pas −1 ; le carré efface le signe d'une différence, jamais une erreur de soustraction.
c)
(2−5+3;28+(−2))=(−1;3). Piège : la DEMI-différence au lieu de la demi-somme, qui donne (4;−5).
d)
GP:PH=1:2 découpe le segment en 3 parts, dont 1 du côté de G : k=31. Donc P=(−3+31×12;4+31×(−6))=(1;2). Piège : prendre k=21, ce qui donne le milieu (3;1).
e)
Le rapport part de L : LQ:QK=2:3 donne k=52 à partir de L, vers K. Donc Q=(12+52×(2−12);9+52×(−1−9))=(12−4;9−4)=(8;5). Piège : partir de K, ce qui donne (6;3), le point symétrique du bon.
f)
Le milieu est la moyenne : 2−2+xT=4 et 23+yT=−1, donc xT=8+2=10 et yT=−2−3=−5 : T(10;−5). Autre lecture : de S à M, on avance de (6;−4) ; de M à T, encore autant.
g)
5y=−2x+7, donc la pente de la droite est m=−52. La pente perpendiculaire est l'opposé de l'inverse : m⊥=25=2,5. Piège : 52 ou −25, un seul des deux changements.
h)
d=52+122∣5×0+12×0−39∣=1339=3.
i)
On réécrit la droite : y=−21x+3 devient, en multipliant par 2, x+2y−6=0. Donc d=1+4∣5+2×4−6∣=57≈3,13. Piège : utiliser −21 et 3 directement dans la formule, sans passer par la forme ax+by+c=0.
j)
On aligne les coefficients : 8x+6y+11=0 devient 4x+3y+5,5=0. Un point de la première droite, (3;0), est à la distance 16+9∣4×3+3×0+5,5∣=517,5=3,5 de la seconde. Piège : 5∣−12−11∣=4,6, en soustrayant des constantes qui ne se rapportent pas aux mêmes a et b.
Contrôle : une distance est positive et cohérente avec un croquis rapide ; un point de partage tombe ENTRE les deux extrémités, plus près de celle que le rapport désigne ; une pente perpendiculaire multipliée par la pente de départ donne −1, ici −52×25=−1.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : La droite et le cercle (/50)
Exercice 1 : Distance, milieu et point de partage
On considère les points A(−2;1) et B(6;7).
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Calculez la distance AB.
b) Déterminez les coordonnées du point milieu M de [AB].
c) Déterminez le point P qui partage [AB] dans le rapport AP:PB=1:3.
d) Vérifiez que AP=41AB en comparant les distances.
e) Déterminez le point Q situé aux 43 du segment [AB] à partir de A, par la formule (x1+k(x2−x1);y1+k(y2−y1)). Le rapport donné est-il partie/partie ou partie/tout ?
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Réponses
a)AB=10
b)M(2;4)
c)P(0;2,5)
d)AP=2,5=410 ✓
e)Partie/tout, k=43 tel quel : Q(4;5,5)
Trois formules seulement gouvernent toute la première partie, et elles se déduisent d'une seule idée : on travaille sur les ÉCARTS de coordonnées, Δx=xB−xA et Δy=yB−yA. La distance en est l'hypoténuse, la pente en est le quotient, le milieu en est la moyenne.
a)
AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2=(6−(−2))2+(7−1)2=82+62=64+36=100=10. La formule n'est rien d'autre que le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle dont [AB] est l'hypoténuse et dont les côtés sont les écarts 8 et 6. Attention au double signe dans 6−(−2)=8, c'est là qu'on perd le plus souvent la question. On reconnaît le triplet 3-4-5 doublé, ce qui explique que la racine tombe juste.
b)
Le milieu s'obtient en MOYENNANT les coordonnées : M=(2−2+6;21+7)=(24;28)=(2;4). Contrôle immédiat : le milieu doit être à mi-distance, et effectivement AM=42+32=5, la moitié de 10 ✓. Ne confondez pas moyenne et différence : c'est la somme divisée par deux, pas l'écart.
c)
Un rapport AP:PB=1:3 signifie que P découpe [AB] en quatre parts égales et se trouve après la PREMIÈRE, donc à la fraction t=1+31=41 du trajet. C'est le point à ne pas rater : le rapport 1:3 ne donne pas 31 mais 41, car le dénominateur est le nombre TOTAL de parts. On avance donc d'un quart du vecteur : AB=(8;6), donc 41AB=(2;1,5), et P=A+(2;1,5)=(−2+2;1+1,5)=(0;2,5).
d)
AP=(0−(−2))2+(2,5−1)2=22+1,52=4+2,25=6,25=2,5. Or 41×AB=410=2,5 ✓ : la relation est vérifiée. Contrôle complémentaire qui valide aussi le rapport : PB=AB−AP=10−2,5=7,5, et le rapport AP:PB=2,5:7,5=1:3 ✓, conforme à l'énoncé. Retenez le principe général : avancer d'une fraction t le long d'un segment multiplie la distance par t, parce que la distance est proportionnelle au vecteur.
e)
« Aux 43 du segment à partir de A » compare la PARTIE AQ au TOUT AB : c'est un rapport partie/tout, k=ABAQ=43, et il entre TEL QUEL dans la formule. Avec (x1;y1)=A(−2;1) et (x2;y2)=B(6;7) : xQ=−2+43(6−(−2))=−2+6=4 et yQ=1+43(7−1)=1+4,5=5,5, donc Q(4;5,5). C'est la formule du c), P=A+kAB, écrite coordonnée par coordonnée comme on la présente au Québec. La seule différence tient à l'énoncé : en c), le rapport AP:PB=1:3 était PARTIE/PARTIE et il a fallu le convertir, k=1+31=41 ; ici la conversion est déjà faite. Le piège est de la refaire quand même, 3+43=73, ce qui place Q en (710;725), AVANT le milieu, alors que 43>21 le met après. En partie/partie, le même point s'écrirait AQ:QB=3:1.
Contrôles. AQ=62+4,52=56,25=7,5=43×10 ✓. Et puisque 41 et 43 sont symétriques par rapport à 21, le milieu M(2;4) du b) doit être aussi le milieu de [PQ] : (20+4;22,5+5,5)=(2;4) ✓.
Exercice 2 : La droite : pente, équation, parallèle et perpendiculaire
On reprend A(−2;1) et B(6;7).
a) Calculez la pente de la droite AB, puis écrivez son équation sous la forme y=mx+b.
b) Écrivez l'équation de la droite parallèle à AB passant par l'origine.
c) Écrivez l'équation de la droite perpendiculaire à AB passant par B.
d) Vérifiez que les pentes des droites de a) et c) sont bien celles de droites perpendiculaires.
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Réponses
a)m=43 ; y=43x+25
b)y=43x
c)y=−34x+15
d)43×(−34)=−1 ✓
a)
La pente est le quotient des écarts, la variation verticale divisée par la variation horizontale : m=xB−xAyB−yA=6−(−2)7−1=86=43. Interprétation concrète, toujours utile pour contrôler : la droite monte de 3 unités chaque fois qu'on avance de 4. Pour l'équation, on part de la forme point-pente y−yA=m(x−xA), qui évite de chercher b séparément : y−1=43(x+2). On développe : y−1=43x+23, donc y=43x+23+1=43x+25. Contrôle sur l'AUTRE point, celui qui n'a pas servi : 43×6+25=4,5+2,5=7 ✓, on retrouve bien yB.
b)
Deux droites sont parallèles si et seulement si elles ont la même pente : m=43. Passer par l'origine signifie que l'ordonnée à l'origine est nulle, b=0. Équation : y=43x. Une droite passant par l'origine est toujours de la forme y=mx, sans terme constant.
c)
Deux droites sont perpendiculaires si le produit de leurs pentes vaut −1, donc la pente cherchée est m′=−m1=−3/41=−34. C'est l'opposé de l'INVERSE, et il faut faire les deux opérations : oublier l'inverse donnerait −43, oublier le signe donnerait 34, deux erreurs également fréquentes. Avec le point B(6;7) : y−7=−34(x−6), donc y−7=−34x+8 et y=−34x+15. Contrôle : en x=6, −8+15=7 ✓.
d)
43×(−34)=−1212=−1 ✓ : les deux droites sont bien perpendiculaires. Ce critère mérite une justification, car il paraît arbitraire : une rotation d'un quart de tour transforme un déplacement (Δx;Δy) en (−Δy;Δx), donc la pente ΔxΔy devient −ΔyΔx, qui est bien l'opposé de l'inverse. Un cas particulier échappe au critère et vaut d'être connu : une droite VERTICALE, d'équation x=c, n'a pas de pente définie, et sa perpendiculaire est horizontale, de pente 0. Le produit −1 n'a alors aucun sens, mais les droites sont bel et bien perpendiculaires.
Exercice 3 : Le cercle
Le schéma ci-dessous montre le cercle de centre C(3;−1) et de rayon 5, et le point T(7;2).
a) Écrivez l'équation du cercle sous la forme (x−h)2+(y−k)2=r2.
b) Vérifiez, par le calcul, que le point T(7;2) appartient au cercle.
c) Développez l'équation du a) pour l'écrire sous la forme générale x2+y2+Dx+Ey+F=0.
d) Un autre cercle a pour équation x2+y2−4x+6y−12=0. Retrouvez son centre et son rayon (complétez les carrés).
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Réponses
a)(x−3)2+(y+1)2=25
b)16+9=25 ✓
c)x2+y2−6x+2y−15=0
d)Centre (2;−3), rayon 5
a)
L'équation d'un cercle de centre (h;k) et de rayon r est (x−h)2+(y−k)2=r2, et elle n'est que la formule de la distance élevée au carré : elle dit que tout point de la courbe est à distance r du centre. Avec C(3;−1) et r=5 : (x−3)2+(y−(−1))2=52, soit (x−3)2+(y+1)2=25. Attention aux deux signes, celui de k=−1 qui donne un PLUS dans la parenthèse, et le carré du rayon qui donne 25 et non 5.
b)
Un point appartient au cercle si ses coordonnées vérifient l'équation. Pour T(7;2) : (7−3)2+(2+1)2=42+32=16+9=25, ce qui est bien r2 ✓. Le point T est donc sur le cercle. Lecture équivalente : la distance de T au centre vaut 25=5, exactement le rayon. Encore le triplet 3-4-5, qui est le choix systématique des énoncés pour obtenir des points à coordonnées entières sur un cercle.
c)
On développe les deux carrés : (x−3)2=x2−6x+9 et (y+1)2=y2+2y+1. La somme vaut x2+y2−6x+2y+10=25, donc en passant tout à gauche, x2+y2−6x+2y−15=0. Comparez les deux formes : la CANONIQUE affiche le centre et le rayon mais cache les coefficients, la GÉNÉRALE fait l'inverse. C'est pourquoi la question suivante demande le trajet retour.
d)
On part de x2+y2−4x+6y−12=0 et l'on complète les carrés, en regroupant d'abord les x ensemble et les y ensemble : x2−4x+y2+6y=12. Pour x2−4x, la moitié de −4 est −2, donc on écrit (x−2)2−4. Pour y2+6y, la moitié de 6 est 3, donc (y+3)2−9. En substituant : (x−2)2−4+(y+3)2−9=12, d'où (x−2)2+(y+3)2=12+4+9=25. Centre (2;−3), rayon 25=5. Notez bien que les constantes retranchées repassent de l'autre côté en s'AJOUTANT. Contrôle : le centre doit avoir pour coordonnées la moitié des coefficients de x et y changés de signe, soit (24;−26)=(2;−3) ✓. Attention enfin au cas dégénéré : si le membre de droite était sorti négatif, aucun point ne conviendrait et le lieu serait vide.
Exercice 4 : Médiatrice et distance à une droite
On garde A(−2;1) et B(6;7). La médiatrice de [AB] est la droite perpendiculaire à [AB] passant par son milieu.
a) Écrivez l'équation de la médiatrice de [AB].
b) Vérifiez qu'un point de la médiatrice, par exemple son intersection avec l'axe des y, est bien équidistant de A et de B.
c) Écrivez l'équation de la droite AB sous la forme générale ax+by+c=0.
d) Calculez la distance du point origine O(0;0) à la droite AB.
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Réponses
a)y=−34x+320
b)QA=QB=3325≈6,01
c)3x−4y+10=0
d)2
a)
La médiatrice de [AB] est la perpendiculaire passant par le MILIEU, il faut donc les deux éléments trouvés à l'exercice 1 et 2 : le milieu M(2;4) et la pente perpendiculaire −34. Forme point-pente : y−4=−34(x−2), donc y−4=−34x+38 et y=−34x+38+4=−34x+38+12=−34x+320. Contrôle de la perpendicularité : le produit des deux pentes vaut 43×(−34)=−1, ce qui est la signature de deux droites perpendiculaires.
b)
L'intersection avec l'axe des y s'obtient en posant x=0 : y=320, donc Q(0;320). On calcule les deux distances. QA=(0−(−2))2+(320−1)2=4+(317)2=4+9289=936+289=9325. Et QB=(0−6)2+(320−7)2=36+(−31)2=36+91=9324+1=9325. Les deux valent 3325≈6,01 : le point Q est bien équidistant de A et de B ✓. Le calcul est instructif : les deux chemins sont très différents, l'un presque vertical et l'autre presque horizontal, et ils aboutissent pourtant au même nombre. C'est exactement ce que signifie appartenir à la médiatrice.
c)
On part de y=43x+25 et l'on ramène tout du même côté : 43x−y+25=0. On multiplie ensuite par 4 pour éliminer les fractions, ce qui ne change pas la droite : 3x−4y+10=0. La forme générale n'est pas unique, toute équation proportionnelle décrit la même droite, mais on choisit par convention des coefficients ENTIERS et premiers entre eux. Contrôle sur A(−2;1) : 3(−2)−4(1)+10=−6−4+10=0 ✓.
d)
On applique la formule de la distance point-droite : d=a2+b2∣ax0+by0+c∣ avec a=3, b=−4, c=10 et le point O(0;0). Le numérateur vaut ∣3×0−4×0+10∣=∣10∣=10, et le dénominateur 9+16=5. Donc d=510=2. La valeur absolue est indispensable : une distance est positive, et sans elle un point situé de l'autre côté de la droite donnerait un résultat négatif. C'est d'ailleurs pour cela que la forme générale est nécessaire ici : la formule ne fonctionne pas sur y=mx+b, il faut d'abord tout ramener à gauche, ce qui était l'objet de c).
Exercice 5 : Problème : quelle sorte de triangle ?
Un triangle a pour sommets P(1;2), Q(5;4) et R(3;8). Le schéma est tracé à l'échelle.
a) Calculez les longueurs des trois côtés PQ, QR et PR.
b) Le triangle est-il isocèle ? équilatéral ? Justifiez.
c) Montrez que le triangle est rectangle et précisez en quel sommet (utilisez la réciproque de Pythagore ou les pentes).
d) Calculez l'aire du triangle, puis les coordonnées du centre de son cercle circonscrit (indice : pour un triangle rectangle, ce centre est le milieu de l'hypoténuse).
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Réponses
a)20, 20, 40
b)Isocèle en Q, pas équilatéral
c)Rectangle en Q : 20+20=40, pentes 21×(−2)=−1
d)Aire 10 ; centre (2;5), rayon 10
a)
On calcule les trois longueurs par la formule de la distance, en gardant les racines sous forme exacte : elles serviront telles quelles au c). PQ=(5−1)2+(4−2)2=16+4=20. QR=(3−5)2+(8−4)2=4+16=20. PR=(3−1)2+(8−2)2=4+36=40. Résistez à la tentation d'écrire 4,47 et 6,32 : les valeurs approchées rendraient la vérification de Pythagore beaucoup moins nette.
b)
PQ=QR=20 : deux côtés sont égaux, le triangle est donc ISOCÈLE, de sommet principal Q. Il n'est PAS équilatéral, car le troisième côté PR=40 diffère des deux autres. Notez la comparaison sans calculatrice : 40>20 puisque 40>20, la fonction racine étant croissante.
c)
On applique la réciproque de Pythagore, en testant si le carré du plus GRAND côté égale la somme des carrés des deux autres. Le plus grand est PR, de carré 40. Somme des deux autres carrés : PQ2+QR2=20+20=40. L'égalité est vérifiée, donc le triangle est RECTANGLE. L'angle droit se situe au sommet OPPOSÉ à l'hypoténuse, c'est-à-dire au sommet Q, commun aux deux côtés de l'angle droit. Vérification par les pentes, qui est la méthode alternative attendue : mPQ=5−14−2=42=21 et mQR=3−58−4=−24=−2, dont le produit vaut 21×(−2)=−1 ✓, confirmant l'angle droit en Q. Bilan : le triangle est isocèle ET rectangle, donc ses angles valent 90∘, 45∘ et 45∘.
d)
Dans un triangle rectangle, les deux côtés de l'angle droit sont la base et la hauteur l'un de l'autre, donc l'aire vaut 21×PQ×QR=21×20×20=220=10 unités carrées. C'est ici que les formes exactes paient : le produit 20×20 vaut exactement 20, sans arrondi. Pour le cercle circonscrit, on utilise l'indice : dans un triangle rectangle, le centre est le MILIEU de l'hypoténuse, ce qui est une conséquence du théorème de l'angle inscrit dans un demi-cercle. L'hypoténuse étant [PR], le centre est (21+3;22+8)=(2;5). Contrôle, et il vaut la peine : ce centre doit être à égale distance des TROIS sommets. Distance à P : 1+9=10. À R : 1+9=10. À Q : 9+1=10 ✓. Le rayon vaut donc 10, soit la moitié de l'hypoténuse 40=210 ✓.
Partie B : Les lieux géométriques (/50)
Exercice 6 : La médiatrice, lieu des points équidistants
La médiatrice de [AB] est l'ensemble des points P tels que PA=PB. On va la retrouver comme un LIEU, c'est-à-dire à partir de cette condition, et non plus par « perpendiculaire au milieu ». On reprend A(−2;1) et B(6;7).
a) Écrivez la condition PA=PB pour un point courant P(x;y), en élevant au carré pour enlever les racines.
b) Développez et simplifiez pour obtenir l'équation de la médiatrice sous la forme ax+by+c=0.
c) Vérifiez que le milieu M(2;4) de [AB] appartient bien à ce lieu.
d) Vérifiez que la pente du lieu est perpendiculaire à celle de [AB] : on retrouve bien la médiatrice.
Voir la correction
Réponses
a)(x+2)2+(y−1)2=(x−6)2+(y−7)2
b)4x+3y−20=0
c)8+12−20=0 ✓
d)Pentes 43 et −34 : perpendiculaires
a)
On traduit la condition mot à mot, en appelant P(x;y) un point COURANT, c'est-à-dire quelconque. La condition PA=PB s'écrit (x+2)2+(y−1)2=(x−6)2+(y−7)2. On élève immédiatement au carré, ce qui est légitime puisque deux distances sont positives et que l'élévation au carré préserve l'égalité de deux nombres positifs : (x+2)2+(y−1)2=(x−6)2+(y−7)2. Aucune racine étrangère n'est à craindre ici, contrairement au cas d'une racine égalée à une expression de signe inconnu.
b)
On développe les quatre carrés. À gauche : x2+4x+4+y2−2y+1. À droite : x2−12x+36+y2−14y+49. Les termes x2 et y2 apparaissent des deux côtés et s'ANNULENT, ce qui est le point décisif : c'est parce qu'ils disparaissent que le lieu est une droite et non une courbe. Il reste 4x−2y+5=−12x−14y+85. On regroupe : 4x+12x−2y+14y+5−85=0, soit 16x+12y−80=0. On simplifie enfin par 4 : 4x+3y−20=0.
c)
On substitue M(2;4) : 4×2+3×4−20=8+12−20=0 ✓. Le milieu appartient bien au lieu, ce qui était attendu puisqu'il est par construction à égale distance de A et de B. Cette vérification est le premier contrôle à faire sur toute médiatrice obtenue par la méthode du lieu.
d)
On met le lieu sous forme fonctionnelle : 4x+3y−20=0 donne 3y=−4x+20, donc y=−34x+320, de pente −34. La pente de [AB] vaut 6−(−2)7−1=43. Le produit des deux pentes vaut 43×(−34)=−1 ✓ : le lieu est bien perpendiculaire à [AB]. En combinant avec c), on a démontré que le lieu passe par le milieu ET est perpendiculaire : c'est donc exactement la médiatrice au sens de l'exercice 4, dont on retrouve d'ailleurs l'équation. Ce qu'il faut retenir de l'exercice, c'est la méthode plutôt que le résultat : partir d'une CONDITION géométrique, la traduire en équation sur un point courant, simplifier, et lire la nature du lieu obtenu. Cette méthode donnera une parabole ou un cercle à l'exercice 9, sans rien changer à la démarche.
Exercice 7 : La bissectrice, lieu des points équidistants de deux droites
La bissectrice d'un angle est le lieu des points équidistants des deux droites qui forment l'angle. On considère d1:y=0 (l'axe des x) et d2:3x−4y=0 (une droite passant par l'origine, de pente 43).
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Écrivez la distance d'un point P(x;y) à d1, puis à d2 (rappel : distance à ax+by+c=0).
b) La bissectrice intérieure passe entre les deux droites, là où y>0 et 3x−4y>0. Écrivez la condition d'équidistance et simplifiez-la pour obtenir l'équation de cette bissectrice.
c) Vérifiez que le point P(3;1) est sur cette bissectrice et qu'il est bien à égale distance des deux droites.
d) Combien y a-t-il de bissectrices pour deux droites sécantes ? Comment sont-elles l'une par rapport à l'autre ?
Voir la correction
Réponses
a)∣y∣ et 5∣3x−4y∣
b)x−3y=0, soit y=3x
c)3−3=0 ✓ ; distances 1 et 1
d)Deux, perpendiculaires ; l'autre est 3x+y=0
a)
On applique la formule de la distance point-droite, en mettant chaque droite sous forme générale. Pour d1 d'équation y=0, c'est-à-dire 0⋅x+1⋅y+0=0 : la distance vaut 02+12∣y∣=∣y∣. C'est cohérent avec l'intuition, la distance d'un point à l'axe des x est bien la valeur absolue de son ordonnée. Pour d2 d'équation 3x−4y=0 : la distance vaut 32+(−4)2∣3x−4y∣=5∣3x−4y∣.
b)
La condition d'équidistance est ∣y∣=5∣3x−4y∣. Les valeurs absolues sont gênantes, mais l'énoncé précise la région : sur la bissectrice INTÉRIEURE on a y>0 et 3x−4y>0, donc les deux quantités sont positives et l'on peut retirer les barres sans changer de signe. L'équation devient y=53x−4y. On multiplie par 5 : 5y=3x−4y, donc 5y+4y=3x, soit 9y=3x et, en divisant par 3, x−3y=0, c'est-à-dire y=3x. Contrôle de plausibilité : la bissectrice doit avoir une pente COMPRISE entre celles des deux droites, ici 0 et 43, et 31 l'est bien ✓. Attention, la pente de la bissectrice n'est PAS la moyenne des deux pentes, qui vaudrait 83 : ce sont les ANGLES qui se coupent en deux, pas les pentes.
c)
Le point P(3;1) vérifie x−3y=3−3×1=0 ✓, il est donc sur la bissectrice. Distance à d1 : ∣1∣=1. Distance à d2 : 5∣3×3−4×1∣=5∣9−4∣=55=1. Les deux valent 1 ✓, le point est bien équidistant des deux droites. Cette double vérification, appartenance au lieu ET égalité des distances, est ce qui valide le calcul de b).
d)
Deux droites SÉCANTES forment quatre angles, regroupés en deux paires d'angles opposés par le sommet. Il y a donc DEUX bissectrices, l'intérieure et l'extérieure, chacune partageant en deux l'une des paires. Elles sont PERPENDICULAIRES entre elles, et la raison est instructive : deux angles adjacents formés par des droites sécantes sont supplémentaires, leur somme vaut 180∘, donc leurs moitiés totalisent 90∘, ce qui est précisément l'angle entre les deux bissectrices. Algébriquement, la seconde bissectrice s'obtient en prenant l'autre combinaison de signes dans ∣y∣=5∣3x−4y∣, soit −5y=3x−4y, ce qui donne 3x+y=0, de pente −3. Contrôle : 31×(−3)=−1 ✓, les deux bissectrices sont bien perpendiculaires.
Exercice 8 : Distance d'un point à une droite : applications
On travaille avec la droite d:3x−4y+10=0. La formule de la distance point-droite ouvre plusieurs types de questions d'examen.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Calculez la distance de l'origine O(0;0) à la droite d.
b) Trouvez les équations des deux droites parallèles à d situées à une distance de 3 de d.
c) Trouvez les points de l'axe des y situés à une distance de 2 de d.
d) Expliquez pourquoi l'ensemble des points situés à une distance fixe r d'une droite donnée forme DEUX droites parallèles.
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Réponses
a)2
b)3x−4y−5=0 et 3x−4y+25=0
c)(0;0) et (0;5)
d)Une droite a deux côtés : deux parallèles
a)
d(O)=32+(−4)2∣3×0−4×0+10∣=25∣10∣=510=2. Le dénominateur a2+b2 ne dépend que de la droite, pas du point : on le calcule une fois pour toutes, ici 5, et il servira aux trois questions suivantes.
b)
Toute parallèle à d a les mêmes coefficients a et b, seul le terme constant change : elle s'écrit 3x−4y+c=0. La distance entre deux parallèles se calcule en prenant un point de l'une et en mesurant sa distance à l'autre, ce qui donne la formule 5∣c−10∣. On impose 5∣c−10∣=3, donc ∣c−10∣=15, ce qui donne DEUX solutions : c−10=15 soit c=25, ou c−10=−15 soit c=−5. Les deux droites cherchées sont 3x−4y+25=0 et 3x−4y−5=0, une de chaque côté de d. La valeur absolue produit ici naturellement les deux réponses, et n'en donner qu'une coûte la moitié des points.
c)
Sur l'axe des y, tout point s'écrit (0;y). On impose 5∣3×0−4y+10∣=2, donc ∣−4y+10∣=10. Deux cas : −4y+10=10 donne y=0, et −4y+10=−10 donne −4y=−20 soit y=5. Les deux points sont (0;0) et (0;5). Contrôle du premier : c'est l'origine, dont on a justement calculé la distance en a), qui valait bien 2 ✓. Contrôle du second : 5∣−20+10∣=510=2 ✓.
d)
La distance d'un point à une droite se mesure PERPENDICULAIREMENT. En partant d'un point quelconque de la droite et en s'éloignant de r perpendiculairement, on peut aller d'un côté ou de l'autre : on obtient donc deux familles de points. Chacune forme une droite parallèle à la droite de départ, puisque tous ses points sont à la même distance, et le lieu complet est la réunion de ces DEUX parallèles, une de chaque côté. C'est exactement ce que confirmait la question b), qui donnait c=25 et c=−5. Comparez avec le lieu des points à distance r d'un POINT, qui est un cercle unique : la différence vient de ce qu'une droite a deux côtés alors qu'un point n'en a pas.
Exercice 9 : Lieu : des points équidistants aux coniques
Certaines conditions d'équidistance ne donnent pas une droite, mais une courbe : c'est ainsi que naissent les coniques. Le schéma montre le lieu des points équidistants du foyer F(0;2) et de la droite directrice y=−2.
a) Écrivez la condition « P est à égale distance de F(0;2) et de la droite y=−2 » pour un point courant P(x;y).
b) Élevez au carré et simplifiez pour montrer que le lieu est la parabole x2=8y.
c) Vérifiez, pour le point P(4;2) du schéma, que sa distance au foyer F égale sa distance à la directrice.
d) Écrivez, de la même manière, l'équation du lieu des points situés à une distance de 5 du point C(3;−1). Quelle conique obtient-on ?
Voir la correction
Réponses
a)x2+(y−2)2=∣y+2∣
b)x2=8y
c)4 et 4 ✓
d)(x−3)2+(y+1)2=25 : un cercle
a)
On traduit la condition sur un point courant P(x;y). Sa distance au foyer F(0;2) est (x−0)2+(y−2)2=x2+(y−2)2. Sa distance à la droite horizontale y=−2 est simplement l'écart vertical, ∣y−(−2)∣=∣y+2∣. La condition d'équidistance est donc x2+(y−2)2=∣y+2∣. Notez que la distance à une droite HORIZONTALE ne demande pas la formule générale : elle se lit directement comme une différence d'ordonnées.
b)
On élève au carré, licite puisque les deux membres sont positifs, et la valeur absolue disparaît d'elle-même : x2+(y−2)2=(y+2)2. On développe les deux carrés en y : x2+y2−4y+4=y2+4y+4. Les y2 s'annulent, et les constantes +4 aussi : il reste x2−4y=4y, donc x2=8y. C'est bien l'équation d'une PARABOLE, d'axe vertical et de sommet à l'origine. Ce qui distingue ce lieu de celui de l'exercice 6 est éclairant : là, les x2 ET les y2 disparaissaient et l'on obtenait une droite ; ici, seuls les y2 disparaissent, le x2 survit, et l'on obtient une courbe.
c)
Pour P(4;2) : distance à F(0;2) égale 42+(2−2)2=16=4. Distance à la directrice y=−2 égale ∣2+2∣=4. Les deux valent 4 ✓, le point est bien équidistant. Contrôle par l'équation trouvée : x2=16 et 8y=8×2=16 ✓, le point vérifie x2=8y. Les deux vérifications, géométrique et algébrique, se recoupent.
d)
On traduit de la même façon. « À distance 5 de C(3;−1) » s'écrit (x−3)2+(y+1)2=5, puis en élevant au carré, (x−3)2+(y+1)2=25. On obtient un CERCLE de centre (3;−1) et de rayon 5, qu'on reconnaît d'ailleurs comme celui de l'exercice 3. La leçon de l'exercice tient dans la comparaison des trois lieux rencontrés : équidistance de deux POINTS donne une droite, la médiatrice ; distance fixe à un POINT donne un cercle ; équidistance d'un point et d'une DROITE donne une parabole. Une seule et même méthode, traduire puis simplifier, produit ces trois familles, et c'est ainsi que se définissent toutes les coniques.
Exercice 10 : Problème : un lieu et une intersection
On cherche le centre d'un cercle qui passe par A(−2;1) et B(6;7) et dont le centre est situé sur l'axe des x.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Sur quel lieu doit se trouver le centre pour être équidistant de A et de B ? (Vous l'avez trouvé plus haut.)
b) Trouvez le centre en intersectant ce lieu avec l'axe des x.
c) Vérifiez que ce centre est bien équidistant de A et de B, et donnez le rayon du cercle.
d) Écrivez l'équation de ce cercle.
Voir la correction
Réponses
a)La médiatrice de [AB] : 4x+3y−20=0
b)C(5;0)
c)CA=CB=50 ; r=52
d)(x−5)2+y2=50
a)
Le centre d'un cercle est à égale distance de tous les points du cercle, donc en particulier de A et de B qui lui appartiennent : CA=CB=r. Le centre est donc un point équidistant de A et B, c'est-à-dire un point de la MÉDIATRICE de [AB], dont l'exercice 6 a établi l'équation 4x+3y−20=0. C'est le raisonnement clé du problème : une contrainte géométrique se traduit en appartenance à un lieu connu.
b)
Le centre doit vérifier DEUX conditions à la fois : être sur la médiatrice, et être sur l'axe des x. Il se trouve donc à leur INTERSECTION, et l'on résout le système en substituant y=0 dans l'équation de la médiatrice : 4x+3×0−20=0, donc 4x=20 et x=5. Le centre est C(5;0). Notez la structure de la solution : deux conditions, deux lieux, un point d'intersection. C'est le schéma de résolution de la plupart des problèmes de construction en géométrie analytique.
c)
CA=(5−(−2))2+(0−1)2=72+(−1)2=49+1=50. CB=(5−6)2+(0−7)2=(−1)2+(−7)2=1+49=50. Les deux distances sont égales ✓, ce qui confirme que C est bien sur la médiatrice. Le rayon vaut donc r=50=52≈7,07, en extrayant le carré parfait 50=25×2. Remarquez la symétrie des calculs : les écarts sont (7;−1) et (−1;−7), les mêmes nombres échangés, ce qui garantit l'égalité des normes sans même faire la somme.
d)
L'équation du cercle de centre (5;0) et de rayon 50 est (x−5)2+(y−0)2=(50)2, soit (x−5)2+y2=50. Le rayon apparaît au CARRÉ dans l'équation, ce qui fait disparaître la racine : on écrit 50 et non 50, ni 52. Vérifications finales sur les deux points imposés, qui valident tout le problème : pour A(−2;1), (−2−5)2+12=49+1=50 ✓ ; pour B(6;7), (6−5)2+72=1+49=50 ✓. Le cercle passe bien par A et B, et son centre est bien sur l'axe des x puisque son ordonnée est nulle.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Position relative de deux droites
Pour chaque couple de droites, dites si elles sont parallèles distinctes, confondues ou sécantes. Dans le dernier cas, donnez le point d'intersection.
a) d1:y=2x−3 et d2:y=2x+5
b) d1:2x−3y=6 et d2:4x−6y=12
c) d1:y=3x−1 et d2:y=−x+7
d) Calculez la distance entre les deux droites du a).
Voir la correction
Réponses
a)Parallèles distinctes
b)Confondues
c)Sécantes en (2;5)
d)58≈3,58
Le critère est la PENTE. Deux droites de pentes différentes sont sécantes en un point et un seul. Deux droites de même pente sont parallèles, distinctes si leurs ordonnées à l'origine diffèrent, confondues sinon.
a)
Les deux pentes valent 2, mais les ordonnées à l'origine sont −3 et 5 : les droites sont PARALLÈLES DISTINCTES, elles n'ont aucun point commun. On peut le vérifier algébriquement : 2x−3=2x+5 donnerait −3=5, ce qui est impossible.
b)
Il faut d'abord ramener les deux équations à la même forme. La seconde est exactement le DOUBLE de la première : 4x−6y=12 s'écrit 2(2x−3y)=2×6, soit 2x−3y=6. Les deux droites sont donc CONFONDUES, elles ont une infinité de points communs. Deux équations différentes peuvent décrire la même droite, et c'est le piège de la question : comparer les coefficients sans les avoir normalisés conduirait à conclure qu'elles sont distinctes.
c)
Les pentes 3 et −1 diffèrent, les droites sont SÉCANTES. On résout 3x−1=−x+7, donc 4x=8 et x=2, puis y=3×2−1=5. Le point d'intersection est (2;5). Vérification dans la seconde équation : −2+7=5 ✓.
d)
La distance entre deux droites parallèles se mesure perpendiculairement. On écrit d1 sous forme générale : 2x−y−3=0. On prend un point quelconque de d2, par exemple (0;5), et l'on calcule sa distance à d1 : 22+(−1)2∣2×0−5−3∣=58≈3,58.
L'erreur à éviter est de croire que la distance vaut 5−(−3)=8, l'écart des ordonnées à l'origine : c'est la distance mesurée VERTICALEMENT, pas perpendiculairement. Les deux ne coïncident que si les droites sont horizontales. Ici la distance vraie, 3,58, est plus petite que 8, et ce sera toujours le cas : la perpendiculaire est le plus court chemin.
Exercice 12 : Point, droite et cercle : intérieur, extérieur, tangente
On considère le cercle de centre C(2;−1) et de rayon 5.
a) Écrivez l'équation du cercle.
b) Pour chacun des points A(5;3), B(0;0) et D(−3;4), dites s'il est sur le cercle, à l'intérieur ou à l'extérieur.
c) La droite 3x+4y−25=0 coupe-t-elle le cercle ? Justifiez sans résoudre de système.
d) Montrez que la droite 3x+4y+23=0 est TANGENTE au cercle.
Voir la correction
Réponses
a)(x−2)2+(y+1)2=25
b)A sur le cercle, B intérieur, D extérieur
c)Distance 4,6<5 : elle coupe
d)Distance 5=r : tangente
a)
(x−2)2+(y+1)2=25. Le signe du y est le premier piège : le centre a pour ordonnée −1, donc l'écriture est (y−(−1))2=(y+1)2.
b)
On compare la DISTANCE au centre avec le rayon. Point A : (5−2)2+(3+1)2=9+16=5, égale au rayon, donc A est SUR le cercle. Point B : 4+1=5≈2,24<5, donc B est à l'INTÉRIEUR. Point D : 25+25=50≈7,07>5, donc D est à l'EXTÉRIEUR. On peut aussi remplacer les coordonnées dans l'équation et comparer le résultat à 25, ce qui évite la racine carrée : pour B, on obtient 4+1=5<25 ✓.
c)
On compare la distance du CENTRE à la droite avec le rayon. Distance : 9+16∣3×2+4×(−1)−25∣=5∣6−4−25∣=523=4,6. Comme 4,6<5, la droite passe plus près du centre que le rayon : elle COUPE le cercle en deux points. Ce critère remplace avantageusement la résolution d'un système du second degré, qui donnerait la même conclusion par le signe du discriminant mais en dix fois plus de calculs.
d)
Distance du centre à cette droite : 5∣3×2+4×(−1)+23∣=5∣6−4+23∣=525=5. La distance est EXACTEMENT égale au rayon, donc la droite touche le cercle en un point unique : elle est tangente.
Le tableau complet à retenir, et il vaut pour tous les problèmes de ce type : si la distance du centre à la droite est plus petite que le rayon, il y a deux points d'intersection ; si elle est égale, un seul et la droite est tangente ; si elle est plus grande, aucun. Le point de contact, ici, se trouve au pied de la perpendiculaire abaissée du centre sur la droite, et l'on peut le calculer si l'énoncé le demande.
Exercice 13 : Médianes et centre de gravité d'un triangle
On considère le triangle de sommets A(1;2), B(7;4) et C(4;10).
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Déterminez les coordonnées du milieu M de [BC], puis l'équation de la médiane issue de A.
b) Calculez la longueur de cette médiane au millième.
c) Déterminez les coordonnées du centre de gravité G du triangle, et vérifiez qu'il partage la médiane [AM] dans le rapport 2 pour 1 depuis le sommet.
d) Calculez l'aire du triangle.
Voir la correction
Réponses
a)M(5,5;7) ; y=910x+98
b)≈6,727
c)G(4;316) ; AG=32AM
d)21
a)
Milieu de [BC] : M=(27+4;24+10)=(5,5;7). La médiane issue de A est la droite AM, de pente 5,5−17−2=4,55=910. Son équation : y−2=910(x−1), soit y=910x+98. Vérification en x=5,5 : 955+98=963=7 ✓.
b)
AM=(5,5−1)2+(7−2)2=20,25+25=45,25≈6,727.
c)
Le centre de gravité est la MOYENNE des trois sommets : G=(31+7+4;32+4+10)=(4;316), soit environ (4;5,333). Pour vérifier le rapport, on calcule AG=(3;310) et AM=(4,5;5). On constate que AG=32AM, puisque 32×4,5=3 ✓ et 32×5=310 ✓. Le centre de gravité est donc aux deux tiers de la médiane en partant du sommet, ce qui laisse un tiers jusqu'à M : c'est bien le rapport 2 pour 1.
Cette propriété vaut pour les trois médianes à la fois, et c'est ce qui garantit qu'elles sont concourantes. La formule de la moyenne des sommets est donc bien plus rapide que l'intersection de deux médianes, et elle donne le même point.
d)
On emploie la formule dite du lacet, ou déterminant : A=21∣xA(yB−yC)+xB(yC−yA)+xC(yA−yB)∣. Ici : 21∣1×(4−10)+7×(10−2)+4×(2−4)∣=21∣−6+56−8∣=242=21 unités d'aire.
La valeur absolue est indispensable : selon l'ordre dans lequel on énumère les sommets, le déterminant sort positif ou négatif, et une aire ne peut pas être négative. On peut contrôler autrement, par la base et la hauteur : AB=36+4=40 et la distance de C à la droite AB, d'équation x−3y+5=0, vaut 10∣4−30+5∣=1021, d'où une aire de 2140×1021=21×2×21=21 ✓.
Exercice 14 : Problème : la station de pompage
Un puits est situé au point P(6;7) et une conduite principale suit la droite d d'équation y=2x−3. On veut relier le puits à la conduite par le tuyau le plus court possible. Les unités sont des centaines de mètres.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Quelle est la direction du tuyau le plus court ? Justifiez.
b) Écrivez l'équation de la droite portant ce tuyau.
c) Déterminez le point de raccordement Q sur la conduite.
d) Calculez la longueur du tuyau de deux façons, puis convertissez-la en mètres.
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Réponses
a)Perpendiculaire à la conduite
b)y=−21x+10
c)Q(5,2;7,4)
d)52≈0,894, soit 89,4 m
a)
Le plus court chemin d'un point à une droite est le segment PERPENDICULAIRE à cette droite. Tout autre segment joignant P à un point de d serait l'hypoténuse d'un triangle rectangle dont ce segment perpendiculaire est un côté, donc plus long. Cette justification est attendue : elle repose sur le fait que dans un triangle rectangle, l'hypoténuse est le plus grand côté.
b)
La conduite a pour pente 2, donc la perpendiculaire a pour pente −21, les pentes de deux droites perpendiculaires ayant un produit égal à −1. La droite passe par P(6;7) : y−7=−21(x−6), soit y=−21x+10.
c)
On résout le système. 2x−3=−21x+10, donc 2,5x=13 et x=5,2, puis y=2×5,2−3=7,4. Le point de raccordement est Q(5,2;7,4). Vérification dans la seconde équation : −2,6+10=7,4 ✓.
d)
Première méthode, la distance entre P et Q : (6−5,2)2+(7−7,4)2=0,64+0,16=0,8≈0,894.
Seconde méthode, la formule de la distance d'un point à une droite. On écrit d sous forme générale : 2x−y−3=0. Alors 22+(−1)2∣2×6−7−3∣=5∣12−7−3∣=52≈0,894 ✓. Les deux méthodes concordent, et la seconde est nettement plus rapide quand on ne demande que la longueur. La première reste indispensable quand on veut aussi le point de raccordement, ce qui est le cas ici puisqu'il faut savoir où creuser. En mètres : 0,894×100≈89,4 m de tuyau.
Exercice 15 : Problème : le terrain triangulaire
Un terrain a la forme d'un triangle dont les sommets, repérés en mètres, sont A(0;0), B(80;0) et C(50;60).
La figure ci-dessous représente le terrain ; les coordonnées sont en mètres.
a) Calculez la longueur des trois côtés au millième de mètre.
b) Calculez le périmètre du terrain, puis le coût d'une clôture à 45 dollars le mètre.
c) Calculez l'aire du terrain.
d) Le propriétaire veut partager le terrain en deux parties de MÊME AIRE par un segment issu de A. Où ce segment doit-il aboutir sur [BC] ?
Voir la correction
Réponses
a)80 ; ≈67,082 ; ≈78,102 m
b)≈225,184 m ; ≈10133 dollars
c)2400 m²
d)Au milieu M(65;30) de [BC]
a)
AB=802+02=80 m, un côté horizontal. BC=(50−80)2+602=900+3600=4500≈67,082 m. CA=502+602=2500+3600=6100≈78,102 m.
b)
Périmètre : 80+67,082+78,102≈225,184 m. Coût de la clôture : 225,184×45≈10133 dollars. On arrondit à la fin seulement : arrondir chaque côté au mètre avant d'additionner donnerait 225 m et 10125 dollars, une différence de huit dollars qui vient uniquement des arrondis intermédiaires.
c)
Le côté [AB] est horizontal et mesure 80 m : on peut le prendre comme base. La hauteur correspondante est la distance de C à l'axe des abscisses, c'est-à-dire son ordonnée, 60 m. Donc A=280×60=2400 mètres carrés. La formule du lacet donne le même résultat : 21∣0(0−60)+80(60−0)+50(0−0)∣=24800=2400 ✓. Placer un sommet à l'origine et un côté sur un axe est une simplification que l'on peut toujours s'offrir en géométrie analytique, et qui économise beaucoup de calculs.
d)
Le segment doit aboutir au MILIEU de [BC], c'est-à-dire au point M=(280+50;20+60)=(65;30). La médiane d'un triangle le partage toujours en deux triangles de même aire.
La raison est simple et mérite d'être écrite : les triangles ABM et AMC ont des bases [BM] et [MC] de même longueur, portées par la même droite, et le même sommet A, donc la même hauteur issue de A. Leurs aires, 2base×hauteur, sont donc égales, et valent chacune 1200 mètres carrés. Vérification par le lacet sur ABM : 21∣0(0−30)+80(30−0)+65(0−0)∣=22400=1200 ✓.
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