Math SN5, secondaire 5 à Montréal • Révision devoir commun
Révision du devoir commun : examen mixte corrigé (math SN5)
Cette série reproduit le format réel du devoir commun de mathématiques SN5 : trois parties (QCM, fonctions et calculs algébriques, problèmes), 53 points, 1 h 55, calculatrice graphique interdite. Les exercices croisent plusieurs chapitres, exactement comme le jour de l'épreuve : racine carrée, valeur absolue, logarithmes, algèbre, trigonométrie, fonction rationnelle, puis deux problèmes de modélisation complets. Elle s'adresse aux élèves du secondaire québécois comme à ceux du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas.
Faites cette épreuve en conditions réelles : 1 h 55 chronométrées, sans calculatrice graphique, en laissant toutes les traces de votre démarche. C'est la gestion du temps entre les trois parties, autant que les maths, qui fait la note du devoir commun.
S'ajoute ensuite une partie D de trois problèmes supplémentaires, clairement hors épreuve : elle ne fait pas partie du devoir commun et ne compte pas dans les 53 points. Arrêtez donc le chronomètre à la fin de la partie C, corrigez-vous, et gardez ces trois problèmes pour un second entraînement. Ils couvrent trois chapitres que le devoir commun peut aussi tomber mais qui n'apparaissent pas ci-dessus : la fonction quadratique, la décroissance exponentielle avec logarithmes, et la résolution de triangles quelconques.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Partie A (QCM, environ 25 minutes) : répondez d'abord aux questions sûres, marquez les autres et revenez-y.
•Racine carrée f(x)=ab(x−h)+k et valeur absolue f(x)=a∣x−h∣+k : sommet (h,k) ; le signe de a donne le sens et l'image.
•Équations logarithmiques : poser le domaine AVANT de résoudre, puis vérifier chaque solution dans l'équation de départ.
•Fraction rationnelle : factoriser, énoncer les valeurs interdites (dénominateur nul) AVANT de simplifier.
•Formule d'addition : sin(A+B)=sinAcosB+cosAsinB ; valeurs exactes usuelles sur le cercle trigonométrique.
•Homographique : la division donne la forme canonique x−ha+k et les asymptotes x=h, y=k.
•Problèmes : établir la règle depuis les données, puis répondre à la question de seuil ou de durée par une équation ou une inéquation.
•Partie D. Quadratique : forme canonique a(x−h)2+k pour le sommet et les inéquations, forme factorisée a(x−x1)(x−x2) pour les zéros ; sommet en x=−2ab.
•Partie D. Demi-vie : C(t)=C0(21)t/T, équivalente à C0e−kt avec k=Tln2 ; on isole t en prenant le logarithme des deux membres.
•Partie D. Triangle quelconque : loi des sinus sinAa=sinBb=sinCc ; dans un triangle rectangle, tan relie la hauteur à la distance au pied.
Partie A : QCM (/14, environ 25 minutes)
Exercice 1 : QCM : fonction racine carrée
On considère la fonction f(x)=−2x+3+4. Laquelle des affirmations suivantes est vraie ? Aucune justification n'est demandée.
a) Indiquez la lettre de la bonne réponse parmi les quatre propositions ci-dessous.
A) Sommet (3;4), fonction croissante
B) Sommet (−3;4), fonction décroissante, image ]−∞;4]
C) Sommet (−3;4), fonction croissante, image [4;+∞[
D) Sommet (4;−3), fonction décroissante, domaine [4;+∞[
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Réponses
a)Réponse B : sommet (−3;4), décroissante, image ]−∞;4]
Réponse : B. On identifie les paramètres en comparant f(x)=−2x+3+4 à la forme canonique ab(x−h)+k : le coefficient devant le radical donne a=−2, le coefficient de x sous le radical vaut 1 donc b=1, la réécriture (x+3)=(x−(−3)) donne h=−3, et le terme final donne k=4.
On en déduit les quatre éléments demandés, chacun par une lecture différente. Le SOMMET est (h;k)=(−3;4), c'est le point où le radicande s'annule et où la courbe commence. Le DOMAINE vient de la condition x+3≥0, soit [−3;+∞[, et sa borne est bien l'abscisse du sommet. L'IMAGE vient du signe de a : comme ≥0 et que a=−2<0, le produit est négatif ou nul, donc f(x)≤4 et l'image est ]−∞;4]. La VARIATION se lit sur le produit ab=−2×1=−2<0, donc la fonction est décroissante sur tout son domaine.
Vérification rapide sur deux points, ce qu'il faut faire même en QCM avant de cocher : f(−3)=−20+4=4, on est bien au sommet ✓, et f(1)=−24+4=−4+4=0, la courbe est descendue de 4 à 0 pendant que x montait de −3 à 1 ✓, ce qui confirme la décroissance. Les distracteurs habituels de ce type de question sont h=+3 au lieu de −3, et une image [4;+∞[ obtenue en oubliant le signe de a : les deux se détectent en trente secondes par ce contrôle sur deux points.
Exercice 2 : QCM : équation avec valeur absolue
Combien de solutions l'équation −3∣x−2∣+6=9 possède-t-elle ? Choisissez la bonne réponse après avoir détaillé la démarche.
a) Indiquez la lettre de la bonne réponse parmi les quatre propositions ci-dessous.
A) Aucune solution
B) Une seule solution
C) Deux solutions
D) Une infinité de solutions
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Réponses
a)Réponse A : aucune solution, le maximum de f vaut 6
Réponse : A, aucune solution. On isole la valeur absolue avant tout, sans jamais scinder en deux cas tant qu'un terme subsiste à côté : −3∣x−2∣+6=9 donne −3∣x−2∣=3, puis en divisant par −3, ∣x−2∣=−1.
Or une valeur absolue est une DISTANCE, elle est toujours positive ou nulle et ne peut jamais valoir −1. L'équation n'a donc AUCUNE solution, et il est inutile de poursuivre le calcul. Erreur classique à ce stade : oublier de diviser par −3 et écrire ∣x−2∣=3, ce qui donnerait deux solutions et ferait cocher la mauvaise case.
Seconde lecture, graphique, qui confirme sans aucun calcul et qu'il vaut la peine de savoir mener. La fonction f(x)=−3∣x−2∣+6 a pour sommet (2;6) et, comme a=−3<0, elle est ouverte vers le BAS : son MAXIMUM vaut donc 6. Chercher où elle vaut 9 revient à chercher un point au-dessus de son maximum, ce qui est impossible. Contrôle : f(2)=6, la plus grande valeur atteinte, et f(0)=−3×2+6=0, déjà bien en dessous ✓. Retenez le réflexe pour les QCM : comparer la valeur cherchée à l'extremum de la fonction répond souvent à la question avant même de résoudre.
Exercice 3 : QCM : équation logarithmique
Quelle est la solution de l'équation log2(x−6)=3 ? Choisissez la bonne réponse après avoir détaillé la démarche (domaine compris).
a) Indiquez la lettre de la bonne réponse parmi les quatre propositions ci-dessous.
A) x=9
B) x=14
C) x=70
D) Aucune solution
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Réponses
a)Réponse B : x=14
Réponse : B, x=14. La démarche comporte trois étapes obligatoires, et la première est celle qu'on oublie le plus souvent.
Étape 1, le DOMAINE. L'argument d'un logarithme doit être strictement positif : x−6>0, donc x>6. On le pose AVANT de résoudre, car posé après il ne servirait plus à rien. Étape 2, la résolution. On passe à la forme exponentielle, ce qui est la définition même du logarithme : log2(x−6)=3 signifie que 3 est l'exposant à donner à 2 pour obtenir x−6, donc x−6=23=8 et x=14. Étape 3, la VÉRIFICATION. La solution doit appartenir au domaine, et 14>6 ✓ ; on contrôle enfin dans l'équation de départ : log2(14−6)=log28=3 ✓, puisque 23=8.
Les distracteurs typiques de cette question et comment les écarter. Une réponse x=8 vient d'avoir oublié de rajouter le 6 après avoir trouvé x−6=8. Une réponse x=9 vient d'avoir calculé 32 au lieu de 23, en intervertissant la base et l'exposant. Une réponse « aucune solution » vient d'avoir mal posé le domaine. Dans les trois cas, la vérification finale dans l'équation de départ les détecte immédiatement, et elle coûte moins de trente secondes.
Partie B : Fonctions et calculs algébriques (/23, environ 50 minutes)
Exercice 4 : Calculs algébriques
Laissez toutes les traces de votre démarche.
a) Factorisez le mieux possible : 2x2−16x+32 puis 9x2−25.
b) Pour la fraction rationnelle x2−x−6x2−9 : déterminez les valeurs interdites, puis simplifiez la fraction.
c) Démontrez que l'égalité (a+b)2−(a−b)2=4ab est vraie pour tous les nombres réels a et b.
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Réponses
a)2(x−4)2 et (3x−5)(3x+5)
b)x=3, x=−2 ; x+2x+3
c)(a2+2ab+b2)−(a2−2ab+b2)=4ab pour tous réels
a) 2x2−16x+32 : on commence TOUJOURS par la mise en évidence, ici du facteur commun 2, ce qui donne 2(x2−8x+16). Le trinôme entre parenthèses est un carré parfait, et on le vérifie par les trois contrôles : x2 est un carré, 16=42 en est un aussi, et le terme du milieu vaut bien 2×x×4=8x, ici négatif. Donc 2x2−16x+32=2(x−4)2. Pour 9x2−25, c'est une différence de deux carrés, (3x)2−52, d'où (3x−5)(3x+5). Contrôle en redéveloppant le premier : 2(x2−8x+16)=2x2−16x+32 ✓.
b) On factorise les DEUX membres avant toute chose. Dénominateur : x2−x−6 se factorise par produit-somme, deux nombres de produit −6 et de somme −1, à savoir −3 et 2, d'où (x−3)(x+2). Il s'annule en x=3 et x=−2 : ce sont les VALEURS INTERDITES, et elles se lisent sur l'expression de départ, avant simplification. Numérateur : x2−9=(x−3)(x+3). On simplifie le facteur commun (x−3) : (x−3)(x+2)(x−3)(x+3)=x+2x+3, pour x=3 et x=−2. La restriction x=3 doit être REPORTÉE malgré la simplification, car la fraction simplifiée, elle, serait définie en 3 : la courbe y présente un trou. Ne pas la reporter est la faute la plus sanctionnée du chapitre.
c) On développe le membre de gauche, en traitant chaque carré séparément : (a+b)2=a2+2ab+b2 et (a−b)2=a2−2ab+b2. La différence vaut (a2+2ab+b2)−(a2−2ab+b2), et il faut distribuer le signe moins sur les TROIS termes de la seconde parenthèse : a2+2ab+b2−a2+2ab−b2. Les a2 s'annulent, les b2 aussi, et les deux doubles produits s'ADDITIONNENT : il reste 4ab. L'égalité est donc démontrée. Point de rigueur : le calcul n'a utilisé aucune valeur particulière de a ni de b, il vaut donc pour TOUS les réels, ce qui en fait une identité et non une équation. Contrôle numérique sur un cas, à faire avant de rédiger mais jamais à la place de la démonstration : avec a=5 et b=3, 64−4=60 et 4×15=60 ✓.
Exercice 5 : Trigonométrie : cercle et valeurs exactes
Toutes les réponses doivent être données en valeurs exactes.
a) Convertissez 150° en radians, puis donnez les coordonnées exactes du point image de cet angle sur le cercle trigonométrique.
b) À l'aide de la formule d'addition sin(A+B)=sinAcosB+cosAsinB avec A=45∘ et B=30∘, calculez la valeur exacte de sin75∘.
c) Résolvez l'équation sinx=21 sur l'intervalle [0;2π].
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Réponses
a)65π ; (−23;21)
b)46+2
c)6π et 65π
a) Conversion : 150∘=150×180π=180150π=65π rad, après simplification par 30. La méthode mentale est plus rapide : 150=65×180, donc l'angle vaut 65π. Pour le point image, on repère le quadrant : 150∘ est entre 90∘ et 180∘, donc au quadrant II, où l'abscisse est NÉGATIVE et l'ordonnée POSITIVE. L'angle de référence est 180∘−150∘=30∘, dont les valeurs sont cos30∘=23 et sin30∘=21. En appliquant les signes du quadrant : le point image est (−23;21). Contrôle par Pythagore : 43+41=1 ✓, le point est bien sur le cercle de rayon 1.
b) sin75∘=sin(45∘+30∘)=sin45∘cos30∘+cos45∘sin30∘. On substitue les valeurs de référence : 22×23+22×21=46+42=46+2. Notez que pour le SINUS, le signe de la formule suit celui de l'argument, ici un plus des deux côtés ; pour le cosinus il serait inversé, et c'est la confusion la plus fréquente. Contrôle numérique : 42,449+1,414≈0,966, une valeur proche de 1 comme il se doit pour un angle proche de 90∘ ✓. Et surtout, une valeur INFÉRIEURE à 1, ce qui écarte l'erreur sin75∘=sin45∘+sin30∘≈1,21, impossible pour un sinus.
c) sinx=21 : on cherche les points du cercle dont l'ORDONNÉE vaut 21, donc au-dessus de l'axe des abscisses, ce qui désigne les quadrants I et II. L'angle de référence est 6π. Au quadrant I : x=6π. Au quadrant II : x=π−6π=65π. Les deux solutions sur [0;2π] sont donc 6π et 65π. Il y en a bien DEUX, et n'en donner qu'une coûte la moitié des points ; la règle pour le sinus est que la seconde solution s'obtient par π−x0, alors que pour le cosinus ce serait 2π−x0. Remarquez enfin la cohérence avec la question a) : le point image de 65π, soit 150∘, a bien pour ordonnée 21 ✓, les deux questions se recoupent.
Exercice 6 : Fonction rationnelle (homographique)
On considère la fonction f(x)=x+23x+7.
a) En effectuant la division, écrivez f sous sa forme canonique x−ha+k.
b) Donnez les équations des deux asymptotes, le domaine et l'image de f.
c) Résolvez l'équation f(x)=4 et vérifiez votre solution.
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Réponses
a)f(x)=x+21+3
b)x=−2, y=3 ; domaine R∖{−2}, image R∖{3}
c)x=−1
a) Le principe de la conversion est de faire apparaître le DÉNOMINATEUR à l'intérieur du numérateur, ce qui permet de séparer la fraction en deux morceaux dont l'un se simplifie. On cherche donc à écrire 3x+7 en fonction de (x+2) : 3(x+2)=3x+6, il manque 1, donc 3x+7=3(x+2)+1. D'où f(x)=x+23(x+2)+1=x+23(x+2)+x+21=3+x+21, soit sous la forme demandée f(x)=x+21+3, avec a=1, h=−2 et k=3.
b) L'asymptote VERTICALE est la valeur interdite, celle qui annule le dénominateur : x+2=0 donne x=−2. L'asymptote HORIZONTALE est y=k=3, ce que confirme le raccourci du rapport des coefficients dominants, 13=3. Le domaine est R∖{−2} et l'image R∖{3} : la valeur 3 est exclue parce que la fraction x+21 n'est jamais nulle, son numérateur valant 1. Contrôle numérique de l'asymptote horizontale : f(1000)=3+10021≈3,001, déjà très proche de 3 ✓.
c) x+23x+7=4. On chasse le dénominateur, licite puisque x=−2 : 3x+7=4(x+2)=4x+8. On regroupe : 7−8=4x−3x, donc x=−1. Vérification dans l'expression de DÉPART : f(−1)=−1+23×(−1)+7=1−3+7=14=4 ✓. Et il faut confronter la solution à la valeur interdite : −1=−2, donc elle est admissible ✓. On peut aussi résoudre sur la forme canonique, ce qui est plus rapide : 3+x+21=4 donne x+21=1, donc x+2=1 et x=−1, le même résultat ✓. Notez au passage qu'une équation f(x)=c a exactement UNE solution pour toute valeur de c, sauf pour c=3, l'asymptote, où elle n'en a aucune.
Partie C : Problèmes (/16, environ 40 minutes)
Exercice 7 : Problème : la bonbonne de propane
Une bonbonne industrielle contient du propane dont la masse diminue par consommation régulière. On relève la masse restante au fil des années :
Temps écoulé (années)
0
1
2
Masse restante (kg)
100
90
81
a) Montrez que la situation est exponentielle et établissez la règle M(t)=M0ct.
b) Quelle masse restera-t-il après 5 ans ?
c) La bonbonne doit être remplie quand il reste moins de 40 kg. Après combien d'années cela se produit-il ? Résolvez à l'aide des logarithmes et donnez la réponse au dixième près.
d) Vérifiez votre réponse du c) en remplaçant dans la règle.
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Réponses
a)Rapports constants 0,9 : M(t)=100(0,9)t
b)≈59,0 kg
c)t>log0,9log0,4≈8,7 ans
d)M(8,7)≈40,0 ; M(8)≈43,0, M(9)≈38,7 ✓
a) On teste l'hypothèse exponentielle par le RAPPORT entre valeurs consécutives : 10090=0,9 et 9081=0,9. Le rapport est constant, ce qui est la signature d'une fonction exponentielle. La masse initiale donne M0=100 kg et la base est c=0,9, d'où M(t)=100(0,9)t. Interprétation du 0,9 : il reste 90 % de la masse chaque année, donc la consommation est de 10 % par an, calculée sur ce qui RESTE et non sur la masse initiale. C'est ce qui distingue ce modèle d'une consommation linéaire de 10 kg par an, laquelle donnerait des différences constantes au lieu de rapports constants.
b) M(5)=100×(0,9)5=100×0,59049≈59,0 kg. Contrôle de plausibilité : cinq réductions successives de 10 % laissent un peu moins de 60 %, et certainement pas 50 % comme le suggérerait un calcul linéaire ✓. C'est un écart que les examens aiment tester.
c) On résout 100(0,9)t<40, donc (0,9)t<0,4. La base 0,9 n'admet pas 0,4 comme puissance simple, il faut le logarithme : tlog0,9<log0,4. On divise ensuite par log0,9, qui est NÉGATIF puisque 0,9<1 : le sens de l'inégalité s'INVERSE. On obtient t>log0,9log0,4=−0,0458−0,3979≈8,7 ans. La bonbonne passe donc sous 40 kg après environ 8,7 ans, c'est-à-dire au cours de la neuvième année. L'inversion du sens est le point de barème de la question, et l'oublier donnerait t<8,7, une réponse qui n'a aucun sens physique puisque la masse ne fait que décroître.
d) M(8,7)=100×(0,9)8,7≈100×0,3999≈40,0 kg : on est exactement au seuil, ce qui confirme la borne ✓. On encadre ensuite pour valider le SENS de l'inégalité, et c'est ce qui achève la vérification : M(8)=100×0,98≈43,0 kg, encore au-dessus du seuil ✓, tandis que M(9)=100×0,99≈38,7 kg, en dessous ✓. La masse passe donc bien sous 40 kg entre la huitième et la neuvième année, conformément au calcul.
Exercice 8 : Problème : le ballon d'hélium
Un ballon d'hélium s'élève de plus en plus lentement. Son altitude (en mètres) en fonction du temps (en minutes) suit un modèle de la forme A(t)=at+k. Au décollage (t=0), le ballon est à 5 m d'altitude ; après 9 minutes, il est à 35 m.
a) Déterminez la règle A(t) à partir des deux points donnés.
b) Quelle est l'altitude du ballon après 16 minutes ?
c) Une réglementation impose de le redescendre dès qu'il atteint 65 m. À quel moment cela se produit-il ?
d) Pendant combien de temps, au total, le ballon vole-t-il SOUS l'altitude de 65 m ? Exprimez la réponse sous forme d'inéquation résolue.
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Réponses
a)A(t)=10t+5
b)45 m
c)t=36 min
d)0≤t<36 : 36 minutes
a) Deux informations, deux inconnues : on exploite d'abord celle qui simplifie le plus. Au décollage, t=0, et 0=0 élimine le paramètre a : A(0)=a×0+k=k, or cette valeur doit être 5, donc k=5. On reporte ensuite dans la seconde information : A(9)=a9+5=3a+5, qui doit valoir 35, donc 3a=30 et a=10. Règle : A(t)=10t+5. Choisir de commencer par t=0 est ce qui rend le problème immédiat, l'ordre inverse aurait donné un système à résoudre.
b) A(16)=1016+5=10×4+5=45 m. On choisit 16 parce que c'est un carré parfait, comme l'énoncé l'a prévu ; pour une valeur quelconque il faudrait la calculatrice.
c) On résout 10t+5=65. On isole le radical d'abord : 10t=60, donc t=6. On élève au carré : t=36 minutes. Vérification dans l'équation de départ : 1036+5=10×6+5=65 ✓. Le membre de droite étant positif, aucune racine étrangère n'était à craindre, mais la vérification reste obligatoire.
d) On résout 10t+5<65, ce qui donne t<6. Les deux membres étant POSITIFS, on peut élever au carré sans changer le sens : t<36. En tenant compte du domaine, puisque t exige t≥0, la solution est 0≤t<36. Le ballon vole donc sous 65 m pendant 36 minutes. Notez la borne : 36 est exclue puisque l'altitude y vaut exactement 65 m, et incluse dans le domaine côté gauche.
Vérifications finales, une à la borne et deux de part et d'autre, ce qui est la façon la plus sûre de valider un intervalle : A(36)=65 m, exactement le seuil ✓ ; A(25)=10×5+5=55 m, sous le seuil comme prévu à l'intérieur de l'intervalle ✓ ; A(49)=10×7+5=75 m, au-dessus du seuil à l'extérieur ✓. Une remarque sur le modèle pour finir : la racine carrée traduit bien un ballon qui monte de plus en plus LENTEMENT, puisqu'il faut de plus en plus de temps pour gagner les mêmes 10 mètres. Il lui a fallu 9 minutes pour passer de 5 à 35 m, mais 27 minutes de plus pour atteindre 65 m.
Partie D : Problèmes supplémentaires (/24, hors épreuve, environ 45 minutes)
Exercice 9 : Problème : le jet d'eau de la fontaine
Le jet d'une fontaine décrit une parabole. En prenant pour origine le pied de la buse, sa hauteur y (en mètres) en fonction de la distance horizontale x (en mètres) est y=−0,2x2+1,6x+1,8.
a) À quelle hauteur l'eau sort-elle de la buse ?
b) Écrivez la règle sous forme canonique, puis donnez la hauteur maximale du jet et la distance à laquelle elle est atteinte.
c) Écrivez la règle sous forme factorisée et déduisez-en à quelle distance de la buse l'eau retombe au sol.
d) La fontaine est bordée d'un muret de 4 m de haut. Sur quel intervalle de distances le jet passe-t-il au-dessus de ce muret ? Donnez la largeur exacte de cet intervalle.
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Réponses
a)1,8 m
b)y=−0,2(x−4)2+5 : 5 m à 4 m de la buse
c)y=−0,2(x−9)(x+1) : à 9 m
d)[4−5;4+5], largeur 25≈4,47 m
a) La buse correspond à x=0, donc la hauteur de sortie est le TERME CONSTANT de la règle : y(0)=−0,2×0+1,6×0+1,8=1,8 m. Aucun calcul n'est nécessaire, ce qui vaut pour tout modèle polynomial.
b) L'abscisse du sommet est x=−2ab=−2×(−0,2)1,6=−−0,41,6=4. Son ordonnée est y(4)=−0,2×16+1,6×4+1,8=−3,2+6,4+1,8=5. Forme canonique : y=−0,2(x−4)2+5. Comme a=−0,2<0, la parabole ouvre vers le bas et 5 est un MAXIMUM : le jet culmine à 5 m de hauteur, à 4 m de la buse. Contrôle de la forme canonique en un point quelconque, ici x=0 : −0,2×16+5=−3,2+5=1,8 ✓, on retrouve la hauteur de sortie de a).
c) On cherche où l'eau touche le sol, donc où y=0 : −0,2x2+1,6x+1,8=0. On divise tout par −0,2 pour simplifier les coefficients, ce qui est le bon réflexe : x2−8x−9=0. Par produit-somme, deux nombres de produit −9 et de somme −8, à savoir −9 et 1, d'où (x−9)(x+1)=0. Les zéros sont x=9 et x=−1, et la forme factorisée est y=−0,2(x−9)(x+1). Seule la solution x=9 a un SENS dans le contexte : l'eau retombe à 9 m de la buse. La racine −1 correspondrait à un point situé derrière la buse, hors du domaine physique, et il faut écrire ce rejet ✓. Contrôle : le sommet doit être à mi-chemin des deux zéros, et 2−1+9=4 ✓, ce qui recoupe b).
d) On résout −0,2(x−4)2+5≥4 en partant de la forme canonique, ce qui évite tout discriminant. On isole : −0,2(x−4)2≥−1, puis en divisant par −0,2 et en RENVERSANT le sens puisque le diviseur est négatif : (x−4)2≤5. On passe à la valeur absolue : ∣x−4∣≤5, ce qui se lit comme une distance et donne 4−5≤x≤4+5, soit environ [1,76;6,24]. La largeur EXACTE de cet intervalle est (4+5)−(4−5)=25≈4,47 m. Contrôles : aux bornes, y(4+5)=−0,2×5+5=4 exactement ✓ ; au centre, y(4)=5>4 ✓ ; à l'extérieur, y(1)=−0,2+1,6+1,8=3,2<4 ✓. Le jet passe donc au-dessus du muret sur environ 4,47 m de son parcours.
Exercice 10 : Problème : la caféine dans l'organisme
Une tasse de café apporte 120 mg de caféine. L'organisme en élimine la moitié toutes les 5 heures. On note C(t) la quantité de caféine, en milligrammes, t heures après la tasse.
a) Justifiez que C(t)=120(21)t/5, et vérifiez la règle sur t=0 et t=5.
b) Quelle quantité reste-t-il après 8 heures ? Arrondissez au dixième de milligramme.
c) On considère que le sommeil n'est plus perturbé sous 20 mg. À partir de quel moment est-ce le cas ? Donnez la réponse exacte à l'aide de logarithmes, puis sa valeur au dixième d'heure.
d) Réécrivez la règle sous la forme C(t)=120e−kt et donnez la valeur de k au dix-millième.
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Réponses
a)C(0)=120, C(5)=60 ✓
b)≈39,6 mg
c)t=ln25ln6≈12,9 h
d)k=5ln2≈0,1386
a) La demi-vie est de 5 heures, donc la quantité est multipliée par 21 toutes les 5 heures. Après t heures, le nombre de demi-vies écoulées est 5t, et chacune apporte un facteur 21 : la quantité restante est donc C(t)=120(21)t/5. Vérifications demandées : C(0)=120(21)0=120×1=120 mg, la dose initiale ✓ ; C(5)=120(21)1=60 mg, exactement la moitié après une demi-vie ✓. Le 5 au dénominateur de l'exposant est bien la demi-vie, et c'est ce qui rend cette écriture lisible.
b) C(8)=120(21)8/5=120×0,51,6. Comme 0,51,6≈0,32988, on obtient C(8)≈39,6 mg. Contrôle de plausibilité : 8 heures représentent un peu plus d'une demi-vie et demie, donc il doit rester entre 30 mg, valeur à deux demi-vies, et 60 mg, valeur à une demi-vie ✓, et plus près de 30 puisqu'on est plus proche de 10 h que de 5 h ✓.
c) On résout 120(21)t/5=20, donc (21)t/5=12020=61. En prenant le logarithme népérien : 5tln21=ln61. On utilise lnn1=−lnn pour se débarrasser des fractions : −5tln2=−ln6, donc 5t=ln2ln6 et t=ln25ln6, la valeur exacte. Numériquement, ln2ln6=0,69311,7918≈2,585, donc t≈12,9 heures. Interprétation concrète, et c'est ce qui rend le problème parlant : un café pris à midi laisse encore plus de 20 mg de caféine jusque vers 22 h, ce qui explique qu'il puisse perturber l'endormissement.
d) On veut que (21)t/5=e−kt pour TOUT t, et non pour une valeur particulière : c'est une identité entre deux fonctions. En prenant le logarithme des deux membres : 5tln21=−kt, soit −5tln2=−kt. On simplifie par t, licite pour t=0 : k=5ln2=50,69315≈0,1386 par heure. Les deux écritures décrivent exactement la même décroissance, et il est utile de savoir passer de l'une à l'autre : la forme (21)t/5 met en avant la DEMI-VIE, plus parlante en pharmacologie, tandis que la forme e−kt met en avant le TAUX instantané, plus commode en calcul. Contrôle : 120e−0,1386×5=120e−0,6931=120×0,5=60 mg ✓, on retrouve bien la demi-vie.
Exercice 11 : Problème : la hauteur d'un édifice inaccessible
Un arpenteur veut mesurer la hauteur d'un édifice dont il ne peut pas atteindre le pied. Depuis un point A, il vise le sommet S sous un angle d'élévation de 32∘. Il avance ensuite de 45 m en ligne droite vers l'édifice jusqu'à un point B, d'où l'angle d'élévation devient 51∘. Le sol est horizontal et on néglige la hauteur de l'instrument.
a) Faites un schéma clair, puis exprimez en fonction de la hauteur h la distance du pied de l'édifice à A, puis à B.
b) Écrivez l'équation traduisant que AB=45 m, et calculez h au dixième de mètre.
c) Calculez la distance BS (de l'arpenteur au sommet) au dixième de mètre.
d) Retrouvez BS par une seconde méthode : appliquez la loi des sinus dans le triangle ABS. Commencez par déterminer ses trois angles.
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Réponses
a)AP=tan32°h, BP=tan51°h
b)h≈56,9 m
c)BS≈73,2 m
d)Angles 32°, 129°, 19° ; BS=sin19°45sin32°≈73,2 m ✓
a) Soit P le pied de l'édifice et S son sommet, la hauteur cherchée étant h=PS. Le schéma comporte deux triangles rectangles emboîtés, tous deux d'angle droit en P, et les points A, B, P sont alignés sur le sol dans cet ordre. Dans le triangle APS : tan32∘=adjacentopposeˊ=APh, donc AP=tan32∘h. Dans le triangle BPS, de la même façon, BP=tan51∘h. Comme B est plus près de l'édifice, l'angle d'élévation y est plus grand, sa tangente aussi, et donc BP<AP ✓, ce qui est cohérent avec la géométrie.
b) L'arpenteur a avancé de 45 m, donc AB=AP−BP=45, ce qui donne tan32∘h−tan51∘h=45. On met h en évidence, geste décisif qui transforme le problème en une simple division : h(tan32∘1−tan51∘1)=45. Numériquement, tan32∘1≈1,6003 et tan51∘1≈0,8098, dont la différence vaut 0,7906. D'où h=0,790645≈56,9 m. Vérification en revenant aux distances : BP≈56,92×0,8098≈46,1 m et AP≈56,92×1,6003≈91,1 m, dont la différence vaut 45,0 m ✓, exactement l'avancée mesurée.
c) Dans le triangle rectangle BPS, BS est l'HYPOTÉNUSE et h le côté opposé à l'angle de 51∘ : sin51∘=BSh, donc BS=sin51∘h≈0,777156,92≈73,2 m. Contrôle de plausibilité : l'hypoténuse doit dépasser chacun des deux côtés, et 73,2>56,9 ainsi que 73,2>46,1 ✓. Contrôle par Pythagore : 56,922+46,102=3240+2125=5365≈73,2 ✓.
d) On travaille cette fois dans le triangle ABS, qui n'est PAS rectangle, d'où le recours à la loi des sinus. Ses trois angles se déterminent en cascade. L'angle en A vaut 32∘, c'est l'angle d'élévation initial. L'angle ABS n'est PAS 51∘ : les points A, B, P étant alignés, l'angle ABS est le SUPPLÉMENTAIRE de l'angle d'élévation en B, donc 180∘−51∘=129∘. C'est le point délicat de la question, et l'erreur qui consiste à écrire 51∘ fausse tout le reste. Le troisième angle s'obtient par la somme : ASB=180∘−32∘−129∘=19∘.
On applique alors la loi des sinus, en associant chaque côté à l'angle qui lui fait FACE : sinABS=sinASBAB, d'où BS=sin19∘ABsin32∘=0,325645×0,5299=0,325623,85≈73,2 m. Les deux méthodes donnent la même valeur ✓, ce qui valide en même temps le calcul de h effectué en b), puisque la seconde méthode ne l'utilise à aucun moment. C'est là tout l'intérêt de la question : elle offre un contrôle véritablement INDÉPENDANT, et elle montre qu'on peut atteindre le sommet sans jamais calculer la hauteur. On peut d'ailleurs remonter à h depuis BS : h=BSsin51∘≈73,2×0,7771≈56,9 m ✓, la boucle est bouclée.
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