Physique, secondaire 5 à Montréal • Énergie

Exercices corrigés : énergie, pendules et plans inclinés (physique, secondaire 5)

Cette série d'exercices corrigés de physique de secondaire 5 prolonge la série sur la transformation de l'énergie : ici, la géométrie entre en jeu. Le travail dépend de l'angle entre la force et le déplacement, la hauteur d'un pendule se calcule avec un cosinus, et la pente d'un plan incliné convertit une longueur en dénivelé avec un sinus. C'est le niveau réel des évaluations de secondaire 5 à Montréal.

Les dix exercices couvrent le travail d'une force à angle (exercice 1), la conservation de l'énergie mécanique dans un pendule avec h=L(1−cos⁡θ)h=L(1-\cos\theta) (exercices 2, 3 et 9), la tension du fil au point le plus bas (exercice 3), le travail du frottement et l'énergie dissipée sur un plan incliné (exercices 4, 6 et 8), et la puissance d'un athlète, d'une cycliste et d'un treuil (exercices 5 et 7).

À la fin de la série, vous savez calculer la vitesse d'une skieuse en bas d'une pente avec frottement, la force de frottement moyenne d'une montagne russe à partir de sa vitesse réelle, la puissance d'un treuil de remonte-pente et la part de son travail qui part en chaleur, l'angle qu'il faut pour doubler la vitesse d'impact d'un boulet de démolition, et la hauteur que la course d'un perchiste lui permet d'espérer (exercice 10).

Avant chaque calcul d'énergie, identifiez la hauteur qui compte : c'est toujours le dénivelé VERTICAL, jamais la longueur du trajet. Le passage de la géométrie de la figure à ce dénivelé est précisément ce que l'examen évalue. Les corrigés traitent aussi les pièges qui reviennent : la normale qui vaut mgcos⁡θmg\cos\theta et non mgmg sur une pente (exercice 4), la tension du fil qui n'égale pas le poids au point le plus bas parce que la bille tourne (exercice 3), et le frottement qui freine à la montée ET à la descente, si bien qu'un bloc lancé vers le haut d'une pente revient plus lentement qu'il n'est parti (exercice 6).

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Ce chapitre fait partie de Physique de cinquième secondaire
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (8 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Nombres réels, racines et ensemblesSecondaire 3
  2. 2Théorème de Pythagore et réciproqueSecondaire 3
  3. 3Relations métriques et trigonométrie du triangle rectangleSecondaire 4
  4. 4Les fonctions quadratiquesMathématiques
  5. 5Cinématique et le MRUA
  6. 6Dynamique et les lois de Newton
  7. 7Forces à angle et équilibre
  8. 8Transformation de l'énergie

Rappel de cours

  • • Travail : W=F Δxcos⁡θW=F\,\Delta x\cos\theta, où θ\theta est l'angle entre la force et le déplacement ; un travail est nul à 90° et négatif au-delà.
  • • Énergies : Ek=12mv2E_{k}=\frac{1}{2}mv^{2} ; Ep=mgΔyE_{p}=mg\Delta y avec g=9,8g=9{,}8 m/s² ; sans frottement, Em=Ek+EpE_{m}=E_{k}+E_{p} se conserve.
  • • Avec frottement, l'énergie dissipée vaut Wf=Ff ΔxW_{f}=F_{f}\,\Delta x et EmE_{m} diminue d'autant.
  • • Pendule de longueur LL écarté d'un angle θ\theta de la verticale : la masse remonte de h=L(1−cos⁡θ)h=L(1-\cos\theta).
  • • Plan incliné de longueur LL à l'angle θ\theta : dénivelé h=Lsin⁡θh=L\sin\theta ; normale mgcos⁡θmg\cos\theta.
  • • Puissance : P=WΔt=FvP=\dfrac{W}{\Delta t}=Fv (force parallèle au mouvement, vitesse constante).
  • • Pendule écarté de θ0\theta_{0} : h=L(1−cos⁡θ0)h=L(1-\cos\theta_{0}), vbas=2ghv_{bas}=\sqrt{2gh}, et la tension au point le plus bas vaut mg(3−2cos⁡θ0)mg(3-2\cos\theta_{0}), soit 2mg2mg à 60° et 3mg3mg à 90°. À l'instant du lâcher, elle ne vaut que mgcos⁡θ0mg\cos\theta_{0}.
  • • Le frottement change de sens avec le mouvement : il freine à la montée ET à la descente. Sur un aller-retour le long d'une pente, la fraction d'énergie cinétique conservée vaut sin⁡θ−μcos⁡θsin⁡θ+μcos⁡θ\frac{\sin\theta-\mu\cos\theta}{\sin\theta+\mu\cos\theta}, indépendante de la masse et de la vitesse initiale.
  • • Puissance : P=mghΔtP=\frac{mgh}{\Delta t} pour une montée, P=mgvsin⁡θP=mgv\sin\theta pour une côte à vitesse constante. Rendement musculaire humain d'environ 25 % : les trois quarts de l'énergie consommée partent en chaleur.

Partie A : Travail, pendule et plans inclinés (/50)

Exercice 1 : Le travail dépend de l'angle

Une voyageuse tire sa valise sur 30 m dans un corridor d'aéroport, avec une force de 50 N le long de la poignée, inclinée à 40° au-dessus de l'horizontale.

valiseF = 50 N40°déplacement 30 m
  • a) Calculez le travail effectué par cette force de traction sur les 30 m.
  • b) Pendant ce déplacement, quel est le travail effectué par le poids de la valise ? Justifiez à partir de l'angle entre le poids et le déplacement.
  • c) Une force de frottement de 20 N s'oppose au mouvement. Calculez son travail sur les 30 m (attention au signe).
  • d) La valise avance à vitesse constante... verticalement ET horizontalement ? Vérifiez la cohérence : comparez la composante horizontale de la traction à la force de frottement.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) W≈1149W\approx 1149 J
  • b) W=0W=0 : angle de 90°90°
  • c) Wf=−600W_{f}=-600 J
  • d) 38,338{,}3 N contre 2020 N : la valise accélère, 549549 J deviennent cinétiques
a)

W=F Δxcos⁡θ=50×30×cos⁡40∘≈1149W=F\,\Delta x\cos\theta=50\times 30\times\cos 40^{\circ}\approx 1149 J.

b)

Le poids est vertical et le déplacement horizontal : l'angle entre les deux vaut 90°, et cos⁡90∘=0\cos 90^{\circ}=0. Le travail du poids est nul.

c)

Le frottement pointe à 180° du déplacement : Wf=20×30×cos⁡180∘=−600W_{f}=20\times 30\times\cos 180^{\circ}=-600 J. Il retire de l'énergie au système.

d)

Composante horizontale de la traction : 50cos⁡40∘≈38,350\cos 40^{\circ}\approx 38{,}3 N, contre 20 N de frottement. La résultante horizontale n'est pas nulle : en réalité la valise accélère. Le surplus de travail (1149−600=5491149-600=549 J) devient de l'énergie cinétique.

F = 50 N38,3 NFf = 20 NFgΔx
Ce qui compte pour le travail, c'est l'angle entre chaque force et le déplacement : 40°40° pour la traction (seule sa composante de 38,338{,}3 N travaille), 90°90° pour le poids (travail nul), 180°180° pour le frottement (travail négatif). Le poids n'est pas à l'échelle, la masse n'étant pas donnée.

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Exercice 2 : La hauteur d'un pendule

Un pendule est formé d'une bille de 1,2 kg au bout d'un fil de 2,0 m. On l'écarte de 35° par rapport à la verticale, puis on le lâche sans vitesse.

35°L = 2,0 mhpoint le plus bas
  • a) En considérant le triangle rectangle formé par le fil et la verticale passant par le point d'attache, montrez que la bille remonte d'une hauteur h=L(1−cos⁡θ)h=L(1-\cos\theta) par rapport à son point le plus bas.
  • b) Calculez cette hauteur pour θ=35∘\theta=35^{\circ}.
  • c) Calculez l'énergie potentielle accumulée par rapport au point le plus bas.
  • d) Calculez la vitesse de la bille à son passage au point le plus bas, et montrez que cette vitesse ne dépend pas de la masse.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) h=L−Lcos⁡θ=L(1−cos⁡θ)h=L-L\cos\theta=L(1-\cos\theta)
  • b) h≈0,36h\approx 0{,}36 m
  • c) Ep≈4,25E_{p}\approx 4{,}25 J
  • d) v=2gh≈2,7v=\sqrt{2gh}\approx 2{,}7 m/s, sans la masse
a)

Quand le fil fait l'angle θ\theta avec la verticale, la bille se trouve à une distance verticale Lcos⁡θL\cos\theta SOUS le point d'attache (côté adjacent du triangle rectangle). Au point le plus bas, elle est à LL sous ce point. Elle est donc remontée de h=L−Lcos⁡θ=L(1−cos⁡θ)h=L-L\cos\theta=L(1-\cos\theta).

b)

h=2,0×(1−cos⁡35∘)=2,0×(1−0,819)≈0,36h=2{,}0\times(1-\cos 35^{\circ})=2{,}0\times(1-0{,}819)\approx 0{,}36 m.

c)

Ep=mgh=1,2×9,8×0,362≈4,25E_{p}=mgh=1{,}2\times 9{,}8\times 0{,}362\approx 4{,}25 J.

d)

Conservation de l'énergie : 12mv2=mgh\frac{1}{2}mv^{2}=mgh, donc v=2gh=2×9,8×0,362≈2,7v=\sqrt{2gh}=\sqrt{2\times 9{,}8\times 0{,}362}\approx 2{,}7 m/s. La masse se simplifie dans l'équation : la vitesse en bas ne dépend que de la hauteur de départ.

Exercice 3 : Le pendule complet : vitesse en bas et tension du fil

Une bille de 0,80 kg pend au bout d'un fil de 1,50 m. On l'écarte de 60° par rapport à la verticale et on la lâche sans vitesse. On prend g=9,8g=9{,}8 m/s² et on néglige tout frottement.

60°1,50 m0,80 kgposition d'équilibre
  • a) Calculez la hauteur dont la bille s'est élevée par rapport à sa position d'équilibre, puis son énergie mécanique.
  • b) Calculez sa vitesse au point le plus bas.
  • c) Calculez la tension du fil au point le plus bas. Attention : la bille y décrit un arc de cercle, la résultante n'est donc pas nulle.
  • d) Montrez que la tension au point le plus bas vaut mg(3−2cos⁡θ0)mg(3-2\cos\theta_{0}) et calculez-la pour un écart initial de 90°. Que vaut la tension à l'instant du LÂCHER, avant tout mouvement ?
  • e) Calculez la vitesse de la bille lorsque le fil fait 30° avec la verticale. La période d'un pendule dépend-elle de la masse ? De l'amplitude ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) h=0,750h=0{,}750 m ; Em=5,88E_{m}=5{,}88 J
  • b) v≈3,83v\approx 3{,}83 m/s
  • c) T=15,7T=15{,}7 N, deux fois le poids
  • d) T=mg(3−2cos⁡θ0)T=mg(3-2\cos\theta_{0}) ; 23,523{,}5 N à 90°90° ; 3,923{,}92 N au lâcher
  • e) v≈3,28v\approx 3{,}28 m/s ; période indépendante de la masse, et de l'amplitude aux petits angles seulement
a)

La bille décrit un arc de cercle : quand le fil fait l'angle θ\theta avec la verticale, la bille se trouve à Lcos⁡θL\cos\theta sous le point d'attache, donc elle est remontée de h=L(1−cos⁡θ)h=L(1-\cos\theta) par rapport au point bas. Ici : h=1,50(1−cos⁡60°)=1,50(1−0,500)=0,750h=1{,}50(1-\cos 60°)=1{,}50(1-0{,}500)=0{,}750 m. Énergie mécanique, en prenant le point bas comme référence : Em=mgh=(0,80)(9,8)(0,750)=5,88E_{m}=mgh=(0{,}80)(9{,}8)(0{,}750)=5{,}88 J.

b)

Au point le plus bas, toute l'énergie est cinétique : 12mv2=5,88\frac{1}{2}mv^{2}=5{,}88 J, donc v=2gh=2(9,8)(0,750)=14,7≈3,83v=\sqrt{2gh}=\sqrt{2(9{,}8)(0{,}750)}=\sqrt{14{,}7}\approx 3{,}83 m/s. La masse s'est simplifiée : une bille deux fois plus lourde passerait exactement aussi vite.

c)

Au point le plus bas, deux forces s'exercent : la tension TT vers le haut, donc vers le centre du cercle, et le poids vers le bas. La bille tourne, donc la résultante doit être centripète : T−mg=mv2LT-mg=\frac{mv^{2}}{L}. Ainsi T=mg+mv2L=(0,80)(9,8)+(0,80)(14,7)1,50=7,84+7,84=15,7T=mg+\frac{mv^{2}}{L}=(0{,}80)(9{,}8)+\frac{(0{,}80)(14{,}7)}{1{,}50}=7{,}84+7{,}84=15{,}7 N. Le fil supporte donc DEUX fois le poids de la bille au passage par le bas : dimensionner un fil sur le seul poids statique serait une erreur.

d)

En combinant v2=2gL(1−cos⁡θ0)v^{2}=2gL(1-\cos\theta_{0}) avec T=mg+mv2LT=mg+\frac{mv^{2}}{L} : T=mg+2mg(1−cos⁡θ0)=mg(3−2cos⁡θ0)T=mg+2mg(1-\cos\theta_{0})=mg(3-2\cos\theta_{0}). Vérification à 60° : T=mg(3−1)=2mg=15,7T=mg(3-1)=2mg=15{,}7 N, conforme au c). À 90° : cos⁡90°=0\cos 90°=0, donc T=3mg=(3)(7,84)≈23,5T=3mg=(3)(7{,}84)\approx 23{,}5 N, le triple du poids. À l'instant du LÂCHER, en revanche, la vitesse est nulle : il n'y a aucune force centripète à fournir, et le fil n'équilibre que la composante RADIALE du poids, soit T=mgcos⁡θ0=(7,84)(0,500)=3,92T=mg\cos\theta_{0}=(7{,}84)(0{,}500)=3{,}92 N, soit la moitié du poids. La tension varie donc d'un facteur quatre au cours d'une seule oscillation, de 3,92 N à 15,7 N.

e)

À 30° : h′=1,50(1−cos⁡30°)=1,50(1−0,866)=0,201h'=1{,}50(1-\cos 30°)=1{,}50(1-0{,}866)=0{,}201 m. La bille a donc perdu 0,750−0,201=0,5490{,}750-0{,}201=0{,}549 m de hauteur depuis le lâcher : v=2(9,8)(0,549)≈3,28v=\sqrt{2(9{,}8)(0{,}549)}\approx 3{,}28 m/s. La période, elle, ne dépend PAS de la masse, pour la même raison qu'au b) : la force de rappel est le poids lui-même, et la masse se simplifie entre la cause et l'inertie. Elle ne dépend pas non plus de l'amplitude, MAIS seulement tant que celle-ci reste petite : la formule T=2πLgT=2\pi\sqrt{\frac{L}{g}} suppose sin⁡θ≈θ\sin\theta\approx\theta, ce qui cesse d'être vrai aux grands angles. À 60° comme ici, la période réelle dépasse déjà la valeur théorique d'environ 7 %.

θLh = L(1 - cos θ)départpoint bastoute la hauteur h se convertit en vitesse
60°T = 3,92 NFg = 7,84 NT = 15,7 NFg = 7,84 Nlâcherpoint bas
Forces à l'échelle (le fil, lui, ne l'est pas). Au lâcher, la vitesse est nulle : la tension ne compense que la composante du poids le long du fil, mgcos⁡60°=3,92mg\cos 60°=3{,}92 N. Au point bas, elle doit en plus faire tourner la bille : 15,715{,}7 N, le double du poids.

Exercice 4 : Descente à ski avec frottement

Une skieuse de 60 kg part sans vitesse et descend une pente rectiligne de 80 m de long, inclinée à 12°. Le coefficient de frottement entre les skis et la neige vaut μ=0,10\mu=0{,}10.

12°dénivelé80 m60 kg, départ au reposμ = 0,10
  • a) Calculez le dénivelé vertical de la descente, puis l'énergie potentielle perdue.
  • b) Calculez la force de frottement (attention : la normale sur un plan incliné vaut mgcos⁡θmg\cos\theta), puis l'énergie dissipée sur les 80 m.
  • c) Déduisez l'énergie cinétique en bas de pente, puis la vitesse de la skieuse.
  • d) Quelle serait sa vitesse sans frottement ? Comparez.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) h≈16,6h\approx 16{,}6 m ; Ep≈9780E_{p}\approx 9780 J
  • b) Ff≈57,5F_{f}\approx 57{,}5 N ; Wf≈4601W_{f}\approx 4601 J
  • c) Ek≈5179E_{k}\approx 5179 J ; v≈13,1v\approx 13{,}1 m/s
  • d) v≈18,1v\approx 18{,}1 m/s sans frottement
a)

h=Lsin⁡θ=80×sin⁡12∘≈16,6h=L\sin\theta=80\times\sin 12^{\circ}\approx 16{,}6 m, donc Ep=mgh=60×9,8×16,63≈9780E_{p}=mgh=60\times 9{,}8\times 16{,}63\approx 9780 J.

b)

FN=mgcos⁡12∘=588×0,978≈575F_{N}=mg\cos 12^{\circ}=588\times 0{,}978\approx 575 N, donc Ff=μFN≈57,5F_{f}=\mu F_{N}\approx 57{,}5 N et Wf=57,5×80≈4601W_{f}=57{,}5\times 80\approx 4601 J.

c)

Ek=Ep−Wf=9780−4601≈5179E_{k}=E_{p}-W_{f}=9780-4601\approx 5179 J, donc v=2Ekm=2×517960≈13,1v=\sqrt{\dfrac{2E_{k}}{m}}=\sqrt{\dfrac{2\times 5179}{60}}\approx 13{,}1 m/s (environ 47 km/h).

d)

Sans frottement : v=2gh=2×9,8×16,63≈18,1v=\sqrt{2gh}=\sqrt{2\times 9{,}8\times 16{,}63}\approx 18{,}1 m/s. Le frottement retire presque la moitié de l'énergie et réduit la vitesse d'environ 5 m/s.

12°Fg = 588 NFN = 575 NFf = 57,5 Nv
La skieuse sur la pente de 12°12°, forces à l'échelle. La normale ne vaut pas le poids mais mgcos⁡12°=575mg\cos 12°=575 N, d'où un frottement de 57,557{,}5 N, dirigé vers le HAUT de la pente, contre la vitesse.

Exercice 5 : La puissance d'un athlète

Une personne de 70 kg monte quatre étages, soit 12,0 m de dénivelé, en 15 s. On prend g=9,8g=9{,}8 m/s² et 1 kcal =4184=4184 J. Les questions b) et c) portent sur une cycliste qui développe 250 W de façon soutenue, l'ensemble cycliste et vélo pesant 80 kg.

a) quatre étages6,0 mb) côte à 6,0 %, à l'échelle12,0 m100 m parcourus
  • a) Calculez le travail effectué contre la pesanteur et la puissance développée. Comparez à une ampoule de 60 W.
  • b) La cycliste gravit une côte à 6,0 % (elle s'élève de 6,0 m tous les 100 m parcourus) à vitesse constante. En négligeant les autres résistances, calculez sa vitesse, en m/s puis en km/h.
  • c) Le rendement musculaire humain est d'environ 25 %. Calculez la puissance métabolique réellement consommée par la cycliste et la puissance dissipée en chaleur. Quelle conséquence pratique ?
  • d) Revenez à la montée d'escalier : convertissez le travail en kilocalories. Combien de fois faudrait-il monter les quatre étages pour dépenser les 250 kcal d'une barre de chocolat ?
  • e) Un humain entraîné soutient environ 200 W pendant une heure, mais peut dépasser 1000 W pendant quelques secondes. Expliquez ce que révèle cet écart et pourquoi la personne du a) ne pourrait pas monter des escaliers à ce rythme pendant une heure.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) W=8232W=8232 J ; P≈549P\approx 549 W, plus de neuf ampoules
  • b) v≈5,3v\approx 5{,}3 m/s, environ 1919 km/h
  • c) 1,0×1031{,}0\times 10^{3} W consommés, 750750 W de chaleur à évacuer
  • d) ≈1,97\approx 1{,}97 kcal ; environ 127127 montées
  • e) Plusieurs filières énergétiques ; 549549 W n'est pas soutenable une heure
a)

W=mgh=(70)(9,8)(12,0)=8232W=mgh=(70)(9{,}8)(12{,}0)=8232 J. Puissance : P=WΔt=823215≈549P=\frac{W}{\Delta t}=\frac{8232}{15}\approx 549 W. C'est plus de NEUF fois la puissance d'une ampoule de 60 W, et cela pendant quinze secondes seulement. Un corps humain est une machine étonnamment puissante sur de courtes durées, ce que masque le fait qu'il ne peut pas le rester longtemps.

b)

À vitesse constante, toute la puissance sert à gagner de l'altitude : P=mgvsin⁡θP=mgv\sin\theta, avec sin⁡θ≈0,060\sin\theta\approx 0{,}060 pour une pente à 6 %. D'où v=Pmgsin⁡θ=250(80)(9,8)(0,060)=25047,0≈5,3v=\frac{P}{mg\sin\theta}=\frac{250}{(80)(9{,}8)(0{,}060)}=\frac{250}{47{,}0}\approx 5{,}3 m/s, soit environ 19 km/h. La formule dit tout : à puissance donnée, la vitesse en côte est inversement proportionnelle à la masse totale ET à la pente, ce qui explique l'obsession des cyclistes pour le poids de leur machine dès que la route s'élève.

c)

Un rendement de 25 % signifie que seul un quart de l'énergie chimique consommée devient travail mécanique : Pmeˊtabolique=2500,25=1,0×103P_{métabolique}=\frac{250}{0{,}25}=1{,}0\times 10^{3} W. La différence, 1000−250=7501000-250=750 W, est dissipée en CHALEUR. C'est trois fois plus que la puissance utile, et c'est considérable : un corps humain qui produit 750 W de chaleur en continu doit l'évacuer, essentiellement par l'évaporation de la sueur. D'où la déshydratation rapide, et d'où le fait qu'un effort soutenu devient beaucoup plus difficile par temps chaud et humide, quand l'évaporation ralentit.

d)

82324184≈1,97\frac{8232}{4184}\approx 1{,}97 kcal, soit à peine deux kilocalories pour quatre étages. Il faudrait donc les monter 2501,97≈127\frac{250}{1{,}97}\approx 127 fois pour brûler l'équivalent d'une barre de chocolat, sans même tenir compte du fait qu'une partie de cette dépense aurait eu lieu de toute façon. Le calcul est brutal mais instructif : l'énergie chimique des aliments est extraordinairement dense comparée au travail mécanique que le corps peut produire, et c'est arithmétiquement, et non par manque de volonté, que l'exercice seul fait maigrir si lentement.

e)

L'écart entre 1000 W pendant quelques secondes et 200 W pendant une heure traduit l'existence de plusieurs filières énergétiques dans le muscle : les réserves immédiatement disponibles se vident en quelques secondes, tandis que la production soutenue dépend du rythme auquel l'oxygène peut être apporté et le carburant oxydé. La personne du a) développe 549 W, soit près du triple de ce qu'un humain entraîné soutient une heure durant : elle peut le faire quinze secondes, mais devrait ralentir de moitié au moins pour continuer. C'est exactement pourquoi on grimpe un escalier vite au début et beaucoup plus lentement au dixième étage, et pourquoi les épreuves sportives se classent d'abord par leur DURÉE.

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Monter puis redescendre : l'asymétrie du frottement

Un bloc est lancé à 8,0 m/s vers le HAUT d'une pente inclinée à 25°. Le coefficient de frottement entre le bloc et la pente vaut μ=0,30\mu=0{,}30. On prend g=9,8g=9{,}8 m/s².

25°8,0 m/sμ = 0,30
  • a) Pendant la montée, dans quel sens agit le frottement ? Calculez la décélération du bloc, puis la distance parcourue avant l'arrêt.
  • b) Le bloc va-t-il redescendre, ou rester bloqué en haut ? Justifiez par un critère.
  • c) Pendant la descente, calculez l'accélération, puis la vitesse de retour au point de départ.
  • d) Quelle fraction de l'énergie cinétique initiale le bloc a-t-il conservée ? Retrouvez ce résultat par un bilan d'énergie, sans passer par les accélérations.
  • e) Démontrez que cette fraction vaut sin⁡θ−μcos⁡θsin⁡θ+μcos⁡θ\frac{\sin\theta-\mu\cos\theta}{\sin\theta+\mu\cos\theta} et discutez les deux cas limites : pente sans frottement, et pente juste à la limite du blocage.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Frottement vers le bas ; a≈6,81a\approx 6{,}81 m/s² ; d≈4,70d\approx 4{,}70 m
  • b) tan⁡25°=0,466>0,30\tan 25°=0{,}466>0{,}30 : il redescend
  • c) a≈1,48a\approx 1{,}48 m/s² ; v≈3,73v\approx 3{,}73 m/s
  • d) Environ 2222 % de l'énergie cinétique initiale
  • e) sin⁡θ−μcos⁡θsin⁡θ+μcos⁡θ\frac{\sin\theta-\mu\cos\theta}{\sin\theta+\mu\cos\theta} : 11 sans frottement, 00 à la limite du blocage
a)

Pendant la montée, le bloc se déplace vers le haut, donc le frottement s'oppose au mouvement et pointe vers le BAS de la pente : il s'ajoute à la composante du poids. Décélération : a=g(sin⁡θ+μcos⁡θ)=9,8(0,4226+(0,30)(0,9063))=9,8(0,6945)≈6,81a=g(\sin\theta+\mu\cos\theta)=9{,}8(0{,}4226+(0{,}30)(0{,}9063))=9{,}8(0{,}6945)\approx 6{,}81 m/s². Distance : d=vi22a=642(6,806)≈4,70d=\frac{v_{i}^{2}}{2a}=\frac{64}{2(6{,}806)}\approx 4{,}70 m.

b)

Le bloc redescend si la composante du poids le long de la pente dépasse le frottement statique maximal, c'est-à-dire si tan⁡θ>μ\tan\theta>\mu. Ici tan⁡25°=0,466\tan 25°=0{,}466, nettement supérieur à 0,30 : le bloc REPART vers le bas. Si l'on avait eu, disons, μ=0,60\mu=0{,}60, il serait resté collé là où il s'est arrêté, et toute l'énergie initiale aurait été convertie, pour partie en chaleur, pour partie en énergie potentielle définitivement acquise.

c)

Pendant la descente, le mouvement change de sens, donc le frottement aussi : il pointe maintenant vers le HAUT et s'oppose au poids. a=g(sin⁡θ−μcos⁡θ)=9,8(0,4226−0,2719)=9,8(0,1507)≈1,48a=g(\sin\theta-\mu\cos\theta)=9{,}8(0{,}4226-0{,}2719)=9{,}8(0{,}1507)\approx 1{,}48 m/s². Vitesse au retour : v=2ad=2(1,477)(4,702)≈3,73v=\sqrt{2ad}=\sqrt{2(1{,}477)(4{,}702)}\approx 3{,}73 m/s. Le bloc revient donc à son point de départ à moins de la moitié de sa vitesse initiale.

d)

Ek,retourEk,initial=(3,7278,0)2≈0,217\frac{E_{k,retour}}{E_{k,initial}}=\left(\frac{3{,}727}{8{,}0}\right)^{2}\approx 0{,}217 : il ne reste que 22 % de l'énergie, 78 % ayant été dissipés en chaleur. Par l'énergie directement : le bloc revient à la même hauteur, donc l'énergie potentielle n'a rien retenu au bilan; toute la perte vient du frottement, qui a travaillé sur la MÊME distance dd à l'aller et au retour, soit 2μmgcos⁡θ d2\mu mg\cos\theta\,d au total. On écrit 12mvf2=12mvi2−2μmgdcos⁡θ\frac{1}{2}mv_{f}^{2}=\frac{1}{2}mv_{i}^{2}-2\mu mg d\cos\theta, ce qui donne directement vfv_{f} sans jamais calculer d'accélération.

e)

De la montée, 12vi2=gd(sin⁡θ+μcos⁡θ)\frac{1}{2}v_{i}^{2}=g d(\sin\theta+\mu\cos\theta); de la descente, 12vf2=gd(sin⁡θ−μcos⁡θ)\frac{1}{2}v_{f}^{2}=g d(\sin\theta-\mu\cos\theta). En divisant : vf2vi2=sin⁡θ−μcos⁡θsin⁡θ+μcos⁡θ\frac{v_{f}^{2}}{v_{i}^{2}}=\frac{\sin\theta-\mu\cos\theta}{\sin\theta+\mu\cos\theta}, c'est-à-dire exactement le rapport des énergies cinétiques, ici 0,15070,6945≈0,217\frac{0{,}1507}{0{,}6945}\approx 0{,}217, conforme au d). Sans frottement, μ=0\mu=0 et le rapport vaut 1 : le bloc revient à sa vitesse initiale, comme le veut la conservation de l'énergie mécanique. À la limite du blocage, μ=tan⁡θ\mu=\tan\theta, le numérateur s'annule et le rapport tombe à zéro : le bloc ne revient pas du tout, ce qui est bien le cas physique du b). Entre les deux, la formule interpole continûment, et l'on voit qu'elle ne dépend NI de la masse, NI de la vitesse initiale : c'est une propriété de la pente seule.

25°Fg = 9,8 NFN = 8,9 NFf = 2,7 Nva = 6,81 m/s²
a) À la montée, pour 11 kg de bloc : le frottement pointe vers le BAS, dans le même sens que la composante du poids ; les deux freinent, d'où a=6,81a=6{,}81 m/s² vers le bas de la pente.
25°Fg = 9,8 NFN = 8,9 NFf = 2,7 Nva = 1,48 m/s²
c) À la descente, le frottement a changé de sens : il pointe vers le HAUT et s'oppose à la composante du poids. Il ne reste que 1,481{,}48 m/s² vers le bas : le bloc revient beaucoup plus lentement qu'il n'est parti.

Exercice 7 : Problème : le treuil du remonte-pente

Un treuil tire un traîneau chargé de 300 kg le long d'une pente de 30°, à vitesse constante de 2,0 m/s. Le coefficient de frottement vaut μ=0,10\mu=0{,}10.

30°treuil2,0 m/s300 kg
  • a) Le traîneau monte à vitesse constante : que vaut la force résultante ? Écrivez le bilan des forces le long de la pente.
  • b) Calculez la force de traction du câble (composante du poids le long du plan + frottement).
  • c) Calculez la puissance développée par le treuil.
  • d) Sur une montée de 20 m le long de la pente, calculez le travail du treuil et l'énergie potentielle réellement gagnée. Quel pourcentage du travail sert à monter (le reste part en chaleur) ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Résultante nulle : Ftreuil=mgsin⁡30°+FfF_{treuil}=mg\sin 30°+F_{f}
  • b) Ftreuil≈1725F_{treuil}\approx 1725 N
  • c) P≈3449P\approx 3449 W
  • d) W≈34 490W\approx 34\ 490 J, Ep=29 400E_{p}=29\ 400 J : environ 8585 % utile
a)

Vitesse constante : accélération nulle, donc force résultante nulle. Le long de la pente : Ftreuil=mgsin⁡30∘+FfF_{treuil}=mg\sin 30^{\circ}+F_{f} (la traction équilibre la composante du poids et le frottement).

b)

mgsin⁡30∘=300×9,8×0,5=1470mg\sin 30^{\circ}=300\times 9{,}8\times 0{,}5=1470 N ; Ff=μmgcos⁡30∘=0,10×2940×0,866≈255F_{f}=\mu mg\cos 30^{\circ}=0{,}10\times 2940\times 0{,}866\approx 255 N. Donc Ftreuil≈1725F_{treuil}\approx 1725 N.

c)

P=Fv=1724,6×2,0≈3449P=Fv=1724{,}6\times 2{,}0\approx 3449 W, environ 3,4 kW.

d)

W=F Δx=1724,6×20≈34 490W=F\,\Delta x=1724{,}6\times 20\approx 34\ 490 J. Dénivelé : h=20sin⁡30∘=10h=20\sin 30^{\circ}=10 m, donc Ep=mgh=300×9,8×10=29 400E_{p}=mgh=300\times 9{,}8\times 10=29\ 400 J. Fraction utile : 29 40034 490≈85\dfrac{29\ 400}{34\ 490}\approx 85 % ; le reste (environ 15 %) est dissipé par le frottement.

30°Fg = 2940 NFN = 2546 NT = 1725 NFf = 255 N
À vitesse constante, les quatre forces se compensent exactement (à l'échelle). Le long de la pente, la tension de 17251725 N équilibre la composante du poids (14701470 N) ET le frottement (255255 N), tous deux vers le bas.

Exercice 8 : La montagne russe : où passe l'énergie perdue

Un wagon de 400 kg part du repos au sommet de la première colline, à 25,0 m au-dessus du bas de la piste. Il arrive en bas à 18,0 m/s, ce qui est moins que prévu. La portion de piste parcourue mesure 60,0 m. On prend g=9,8g=9{,}8 m/s².

400 kg, départ au repos18,0 m/s60,0 m de piste jusqu'en bash ?25,0 m
  • a) Calculez la vitesse qu'il aurait atteinte SANS frottement.
  • b) Calculez l'énergie mécanique perdue et la fraction de l'énergie initiale que cela représente.
  • c) Déduisez la force de frottement moyenne sur cette portion de piste.
  • d) Quelle hauteur maximale la deuxième colline peut-elle avoir pour que le wagon la franchisse, si l'on néglige le frottement sur la remontée ? Et si le frottement y était comparable à celui de la descente ?
  • e) Pourquoi la première colline d'une montagne russe est-elle toujours la plus haute, et pourquoi le train n'a-t-il besoin d'aucun moteur après le treuil initial ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) v≈22,1v\approx 22{,}1 m/s
  • b) 3,32×1043{,}32\times 10^{4} J perdus, environ 3434 %
  • c) Ff≈5,53×102F_{f}\approx 5{,}53\times 10^{2} N
  • d) h2<16,5h_{2}<16{,}5 m ; environ 1111 m avec frottement
  • e) L'énergie ne fait que diminuer après le treuil : la première colline est la plus haute
a)

Sans frottement, toute l'énergie potentielle devient cinétique : v=2gh=2(9,8)(25,0)=490≈22,1v=\sqrt{2gh}=\sqrt{2(9{,}8)(25{,}0)}=\sqrt{490}\approx 22{,}1 m/s. C'est la vitesse maximale théoriquement possible au bas de cette colline, quelle que soit la forme du parcours, pourvu qu'il descende bien de 25 m.

b)

Énergie initiale : Ep=mgh=(400)(9,8)(25,0)=9,80×104E_{p}=mgh=(400)(9{,}8)(25{,}0)=9{,}80\times 10^{4} J. Énergie cinétique réelle en bas : 12(400)(18,0)2=6,48×104\frac{1}{2}(400)(18{,}0)^{2}=6{,}48\times 10^{4} J. Perte : 9,80×104−6,48×104=3,32×1049{,}80\times 10^{4}-6{,}48\times 10^{4}=3{,}32\times 10^{4} J, soit une fraction de 3320098000≈0,339\frac{33200}{98000}\approx 0{,}339, environ 34 % de l'énergie de départ, convertie en chaleur dans les roues, les rails et l'air.

c)

L'énergie dissipée par le frottement vaut Wf=Ff dW_{f}=F_{f}\,d le long de la piste : Ff=3320060,0≈5,53×102F_{f}=\frac{33200}{60{,}0}\approx 5{,}53\times 10^{2} N. C'est une valeur moyenne, puisque la force réelle varie avec la vitesse et la courbure, mais elle suffit à dimensionner un parcours.

d)

Sans frottement à la remontée, toute l'énergie cinétique disponible peut redevenir potentielle : h2=v22g=32419,6≈16,5h_{2}=\frac{v^{2}}{2g}=\frac{324}{19{,}6}\approx 16{,}5 m. La deuxième colline doit donc rester en dessous de 16,5 m, et il faut même prévoir une marge, car un wagon qui arrive au sommet avec une vitesse nulle s'y arrête. Si le frottement était comparable sur la remontée, il faudrait retrancher encore une fraction du même ordre, ce qui ramènerait la hauteur franchissable autour de 11 m.

e)

Parce que l'énergie ne peut que DIMINUER une fois le treuil relâché. Chaque colline coûte de l'énergie potentielle qu'il faut avoir déjà en réserve, et chaque mètre de piste en prélève encore un peu en frottement : la hauteur accessible ne fait donc que décroître le long du parcours, et la première colline, celle où le treuil a déposé toute l'énergie du trajet, est nécessairement la plus haute. C'est aussi pourquoi aucun moteur n'est nécessaire ensuite : le treuil a versé d'un coup, sous forme d'énergie potentielle, la totalité de ce que le train dépensera pendant deux minutes. Une montagne russe est un pur exercice de conversion d'énergie, et sa conception consiste à en dépenser juste assez, jamais trop.

10203040506070809010011012013051015202530départ, 25,0 m18,0 m/s2e bosse3e bosse16,5 m : limite sans frottementdistance horizontale (m)hauteur (m)

Exercice 9 : Problème : le boulet de démolition

Un boulet de démolition de 500 kg est suspendu à un câble de 12 m. Une grue l'écarte de 40° par rapport à la verticale, puis le lâche sans vitesse. Il frappe un mur à son point le plus bas.

40°12 m
  • a) Calculez la hauteur dont le boulet a été soulevé, puis son énergie potentielle par rapport au point le plus bas.
  • b) Calculez la vitesse du boulet au moment de l'impact.
  • c) L'ingénieure veut DOUBLER la vitesse d'impact. Montrez qu'il faut pour cela une hauteur quatre fois plus grande.
  • d) Calculez l'angle d'écartement nécessaire pour obtenir cette hauteur quadruplée. Que remarquez-vous sur la faisabilité ?

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a)
b)
c)
d)
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  • a) h≈2,81h\approx 2{,}81 m ; Ep≈13 757E_{p}\approx 13\ 757 J
  • b) v≈7,4v\approx 7{,}4 m/s
  • c) h′=4h≈11,23h'=4h\approx 11{,}23 m
  • d) θ′≈86,3°\theta'\approx 86{,}3°, presque à l'horizontale
a)

h=L(1−cos⁡θ)=12×(1−cos⁡40∘)=12×0,234≈2,81h=L(1-\cos\theta)=12\times(1-\cos 40^{\circ})=12\times 0{,}234\approx 2{,}81 m, donc Ep=mgh=500×9,8×2,807≈13 757E_{p}=mgh=500\times 9{,}8\times 2{,}807\approx 13\ 757 J.

b)

v=2gh=2×9,8×2,807≈7,4v=\sqrt{2gh}=\sqrt{2\times 9{,}8\times 2{,}807}\approx 7{,}4 m/s.

c)

v=2ghv=\sqrt{2gh} donne h=v22gh=\dfrac{v^{2}}{2g} : la hauteur est proportionnelle au CARRÉ de la vitesse. Doubler vv multiplie v2v^{2} par 4, donc il faut h′=4h≈11,23h'=4h\approx 11{,}23 m.

d)

L(1−cos⁡θ′)=11,23L(1-\cos\theta')=11{,}23 exige cos⁡θ′=1−11,2312≈0,064\cos\theta'=1-\dfrac{11{,}23}{12}\approx 0{,}064, donc θ′≈86,3∘\theta'\approx 86{,}3^{\circ} : il faudrait hisser le boulet presque à l'horizontale, à la hauteur du point d'attache. Doubler la vitesse d'impact demande une manœuvre extrême, alors que le premier écart de 40° était modeste : c'est l'effet du carré dans la relation énergie-vitesse.

40°86,3°2,81 m11,2 m
Pour doubler la vitesse d'impact, il faut quadrupler la hauteur : de 2,812{,}81 m à 11,211{,}2 m. L'écart passe alors de 40°40° à 86,3°86{,}3°, presque l'horizontale, à hauteur du point d'attache.

Exercice 10 : Le saut à la perche : convertir la course en hauteur

Un perchiste de 75 kg court à 9,0 m/s au moment de planter sa perche. On prend g=9,8g=9{,}8 m/s².

9,0 m/sdebout : 1,0 mbarre ?record : 6,2 m
  • a) En supposant que toute l'énergie cinétique de la course se convertisse en énergie potentielle, calculez la hauteur dont son centre de masse peut s'élever.
  • b) Le centre de masse d'un athlète debout se situe vers 1,0 m du sol. Quelle hauteur de barre cela laisse-t-il espérer ?
  • c) Le record du monde dépasse 6,2 m. Calculez le travail supplémentaire que l'athlète doit fournir avec les bras et le tronc pour combler l'écart.
  • d) En saut en hauteur, la technique du rouleau dorsal permet à l'athlète de franchir une barre plus haute que son propre centre de masse. Comment est-ce possible sans violer la conservation de l'énergie ?
  • e) Pourquoi la perche moderne, en fibre de verre, permet-elle de sauter beaucoup plus haut qu'une perche rigide en bambou ? Répondez en termes de transferts d'énergie.

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a)
b)
c)
d)
e)
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  • a) h≈4,13h\approx 4{,}13 m
  • b) Environ 5,15{,}1 m
  • c) W≈7,7×102W\approx 7{,}7\times 10^{2} J
  • d) Le centre de masse passe sous la barre pendant que le corps passe au-dessus
  • e) La perche stocke l'énergie élastique et la restitue à la montée
a)

12mv2=mgh\frac{1}{2}mv^{2}=mgh donne h=v22g=8119,6≈4,13h=\frac{v^{2}}{2g}=\frac{81}{19{,}6}\approx 4{,}13 m. La masse s'est simplifiée : un perchiste léger et un perchiste lourd courant à la même vitesse peuvent en principe monter à la même hauteur, ce qui explique que la morphologie compte moins que la VITESSE d'élan.

b)

Le centre de masse part de 1,0 m et monte de 4,13 m : il culmine donc vers 5,1 m. C'est déjà remarquable, et cela suffirait à franchir une barre placée à cette hauteur.

c)

Il manque 6,2−5,1≈1,16{,}2-5{,}1\approx 1{,}1 m. Le travail supplémentaire vaut W=mgΔh=(75)(9,8)(1,05)≈7,7×102W=mg\Delta h=(75)(9{,}8)(1{,}05)\approx 7{,}7\times 10^{2} J. L'athlète le fournit en poussant sur la perche avec les bras et en se renversant, exactement au moment où la perche se détend : ce n'est pas de l'énergie récupérée, c'est un travail musculaire supplémentaire, produit dans une position très défavorable, et c'est là que se joue la différence entre un bon perchiste et un recordman.

d)

L'énergie fixe la hauteur du CENTRE DE MASSE, pas celle du corps. Dans le rouleau dorsal, l'athlète franchit la barre plié en arc, les jambes et la tête sous le niveau de la barre à l'instant où le bassin la survole. Son centre de masse, qui se trouve alors approximativement dans le creux de cet arc, peut ainsi passer EN DESSOUS de la barre pendant que chaque partie du corps, tour à tour, passe au-dessus. Aucune loi n'est violée : on a simplement réarrangé le corps autour d'un centre de masse dont la trajectoire, elle, reste une parabole ordinaire.

e)

Une perche rigide ne stocke rien : au moment du planter, une grande partie de l'énergie cinétique horizontale est perdue en choc, et seule la composante compatible avec la rotation autour du point d'appui est utilisée. Une perche en fibre de verre se DÉFORME : elle emmagasine l'énergie de la course sous forme d'énergie potentielle élastique, exactement comme un ressort, puis la restitue en se détendant au moment où l'athlète est déjà en train de monter. La conversion course vers hauteur devient beaucoup plus efficace, et l'athlète dispose en outre du temps de la détente pour ajouter son propre travail musculaire. Le gain a été spectaculaire : les records sont passés d'environ 4,8 m avec le bambou à plus de 6 m avec la fibre, sans que les athlètes courent notablement plus vite.

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