Algèbre linéaire 201-SN4-RE (ancien 201-NYC) / Maths 105 • Complément québécois de Première et cégep à Montréal

Exercices corrigés : la droite et le plan dans l'espace (201-SN4-RE, ancien 201-NYC / Maths 105)

Voici la série d'exercices corrigés d'algèbre linéaire et géométrie vectorielle (cours 201-SN4-RE, ancien 201-NYC, aussi appelé Maths 105 selon le programme visé) sur la droite et le plan dans l'espace. C'est le chapitre qui réunit tout le reste du cours : on y détermine des équations à partir de points et de vecteurs directeurs, on classe les positions relatives, on calcule des intersections, des distances et des angles. La partie A couvre les bases : équations d'une droite, équation cartésienne d'un plan par son vecteur normal, intersection de deux plans et angle entre eux, intersection droite-plan et distances. La partie B monte au niveau examen : deux droites gauches dont on calcule la distance par le produit mixte, un problème de trajectoires où l'on distingue le croisement des chemins de la collision réelle, les projetés orthogonaux et symétriques d'un point par rapport à un plan et à une droite, le plan défini par une droite et un point extérieur avec la notion de faisceau, et les plans bissecteurs de deux plans. La partie C ajoute cinq classiques : l'angle entre une droite et un plan, trois plans qui se coupent en un point, selon une droite ou nulle part, la perpendiculaire commune de deux droites gauches, la réflexion d'un rayon lumineux sur un miroir plan et la ligne de plus grande pente d'un toit.

L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs dans l'espace, comme dans les listes des manuels : l'équation cartésienne d'un plan par un point et un vecteur normal, puis par trois points avec le produit vectoriel, le paramètre et les coordonnées du point d'intersection d'une droite et d'un plan, la valeur de kk qui rend une droite parallèle à un plan, la distance d'un point à un plan, entre deux plans parallèles et d'un point à une droite, l'angle entre deux plans et l'angle entre une droite et un plan, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.

Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Première du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de mathématiques. Elle suppose maîtrisés le produit scalaire, le produit vectoriel et le produit mixte : le vecteur normal d'un plan est un produit vectoriel, un angle vient d'un produit scalaire, et la distance entre deux droites gauches est un produit mixte. Si ces trois outils ne sont pas solides, reprenez d'abord la série sur les vecteurs dans l'espace.

Le réflexe à garder tout du long : dans l'espace, une droite se décrit par un point et un vecteur directeur, un plan par un point et un vecteur normal. Avant tout calcul, identifiez ces ingrédients ; la quasi-totalité des questions se ramène ensuite à un produit scalaire, vectoriel ou mixte bien choisi.

Cette série existe aussi en anglais →

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Ce chapitre fait partie de Algèbre linéaire et géométrie vectorielle 201-SN4-RE (ancien 201-NYC)
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (4 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Théorème de Pythagore et réciproque Secondaire 3
  2. 2 Relations métriques et trigonométrie du triangle rectangle Secondaire 4
  3. 3 Les vecteurs et la géométrie vectorielle Secondaire 5
  4. 4 Vecteurs dans l'espace : les trois produits

Rappel de cours

  • • Droite passant par A(x0; y0; z0)A(x_{0};\ y_{0};\ z_{0}) de vecteur directeur u⃗=(a; b; c)\vec{u}=(a;\ b;\ c) : équation vectorielle (x; y; z)=(x0; y0; z0)+t u⃗(x;\ y;\ z)=(x_{0};\ y_{0};\ z_{0})+t\,\vec{u} ; équations paramétriques x=x0+at, y=y0+bt, z=z0+ctx=x_{0}+at,\ y=y_{0}+bt,\ z=z_{0}+ct ; équations symétriques x−x0a=y−y0b=z−z0c\dfrac{x-x_{0}}{a}=\dfrac{y-y_{0}}{b}=\dfrac{z-z_{0}}{c}.
  • • Plan passant par A(x0; y0; z0)A(x_{0};\ y_{0};\ z_{0}) de vecteur normal n⃗=(a; b; c)\vec{n}=(a;\ b;\ c) : a(x−x0)+b(y−y0)+c(z−z0)=0a(x-x_{0})+b(y-y_{0})+c(z-z_{0})=0, que l'on écrit ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0. Un vecteur normal s'obtient par le produit vectoriel de deux vecteurs directeurs du plan.
  • • Positions relatives d'une droite u⃗\vec{u} et d'un plan de normale n⃗\vec{n} : si u⃗⋅n⃗≠0\vec{u}\cdot\vec{n}\neq 0, la droite perce le plan en un point ; si u⃗⋅n⃗=0\vec{u}\cdot\vec{n}=0, la droite est parallèle au plan (incluse s'il existe un point commun, strictement parallèle sinon).
  • • Deux droites de l'espace sont : confondues ou parallèles si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires ; sécantes si elles se coupent en un point ; gauches si elles ne sont ni parallèles ni sécantes. Elles sont coplanaires si et seulement si AC⃗⋅(u⃗×v⃗)=0\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})=0, où AA et CC sont un point de chacune.
  • • Distance d'un point SS à un plan ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0 : dist=∣axS+byS+czS+d∣a2+b2+c2\text{dist}=\dfrac{|ax_{S}+by_{S}+cz_{S}+d|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}+c^{2}}}.
  • • Distance d'un point SS à une droite passant par AA de vecteur directeur u⃗\vec{u} : dist=∥AS⃗×u⃗∥∥u⃗∥\text{dist}=\dfrac{\|\vec{AS}\times\vec{u}\|}{\|\vec{u}\|}.
  • • Distance entre deux droites gauches (point AA, direction u⃗\vec{u} ; point CC, direction v⃗\vec{v}) : dist=∣AC⃗⋅(u⃗×v⃗)∣∥u⃗×v⃗∥\text{dist}=\dfrac{|\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})|}{\|\vec{u}\times\vec{v}\|}. Angle entre deux plans (ou deux droites) : cos⁡θ=∣n1⃗⋅n2⃗∣∥n1⃗∥ ∥n2⃗∥\cos\theta=\dfrac{|\vec{n_{1}}\cdot\vec{n_{2}}|}{\|\vec{n_{1}}\|\,\|\vec{n_{2}}\|} ; angle droite-plan : sin⁡θ=∣u⃗⋅n⃗∣∥u⃗∥ ∥n⃗∥\sin\theta=\dfrac{|\vec{u}\cdot\vec{n}|}{\|\vec{u}\|\,\|\vec{n}\|}.

Calculs : équations, intersections, distances et angles

Exercice 0.1 : Calculer équations, intersections et distances dans l'espace : dix calculs directs

Pour chaque ligne, calculez la quantité demandée. Les fractions se donnent exactes, les distances au centième et les angles au dixième de degré. Un plan s'écrit ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0.

Chaque ligne se ramène à une formule une fois qu'on a nommé ses ingrédients : un plan, c'est un point et un vecteur normal n⃗=(a; b; c)\vec{n}=(a;\ b;\ c) ; une droite, c'est un point et un vecteur directeur u⃗\vec{u}. On substitue les équations paramétriques dans l'équation du plan pour trouver une intersection, on écrit u⃗⋅n⃗=0\vec{u}\cdot\vec{n}=0 pour un parallélisme, on utilise ∣ax0+by0+cz0+d∣∥n⃗∥\frac{|ax_{0}+by_{0}+cz_{0}+d|}{\|\vec{n}\|} pour la distance d'un point à un plan et ∥AM⃗×u⃗∥∥u⃗∥\frac{\|\vec{AM}\times\vec{u}\|}{\|\vec{u}\|} pour celle d'un point à une droite. Les angles viennent d'un produit scalaire : cosinus entre deux normales, sinus entre une direction et une normale.

  • a) Le plan passe par A(2; −1; 3)A(2;\ -1;\ 3) et admet n⃗=(4; 1; −2)\vec{n}=(4;\ 1;\ -2) pour vecteur normal : écrivez son équation 4x+y−2z+d=04x+y-2z+d=0, puis donnez dd.
  • b) Le plan passe par A(1; 1; 0)A(1;\ 1;\ 0), B(2; 0; 1)B(2;\ 0;\ 1) et C(0; 3; 2)C(0;\ 3;\ 2) : écrivez son équation sous la forme 4x+by+cz+d=04x+by+cz+d=0, puis donnez cc et dd.
  • c) La droite (x; y; z)=(0; 4; 1)+t(3; −1; 2)(x;\ y;\ z)=(0;\ 4;\ 1)+t(3;\ -1;\ 2) coupe le plan 2x+y−z=92x+y-z=9 : donnez la valeur de tt au point d'intersection.
  • d) La droite x=2−tx=2-t, y=1+3ty=1+3t, z=−1+2tz=-1+2t coupe le plan 2x+y+z=52x+y+z=5 : donnez l'abscisse xx et la cote zz du point d'intersection.
  • e) Trouvez kk pour que la droite de vecteur directeur (2; k; −1)(2;\ k;\ -1) soit parallèle au plan 3x−2y+4z=73x-2y+4z=7.
  • f) Calculez la distance du point P(2; −3; 1)P(2;\ -3;\ 1) au plan 6x−2y+3z=46x-2y+3z=4.
  • g) Calculez la distance entre les plans parallèles 2x−3y+6z=52x-3y+6z=5 et −4x+6y−12z=18-4x+6y-12z=18.
  • h) Calculez l'angle aigu entre les plans x−2y+2z=1x-2y+2z=1 et 3x+4z=23x+4z=2, en degrés.
  • i) Calculez la distance du point M(3; 0; −1)M(3;\ 0;\ -1) à la droite passant par A(1; 2; 1)A(1;\ 2;\ 1) de vecteur directeur u⃗=(2; 1; −2)\vec{u}=(2;\ 1;\ -2).
  • j) Calculez l'angle entre la droite de vecteur directeur (2; 1; 2)(2;\ 1;\ 2) et le plan 2x+3y+6z=12x+3y+6z=1, en degrés.

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a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
j)
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Réponses

  • a) 4x+y−2z−1=04x+y-2z-1=0 ; d=−1d=-1
  • b) 4x+3y−z−7=04x+3y-z-7=0 ; c=−1c=-1, d=−7d=-7
  • c) 3t+3=93t+3=9 ; t=2t=2
  • d) t=13t=\frac{1}{3} ; (53; 2; −13)\left(\frac{5}{3};\ 2;\ -\frac{1}{3}\right)
  • e) 6−2k−4=06-2k-4=0 ; k=1k=1
  • f) 177≈2,43\frac{17}{7}\approx 2{,}43
  • g) ∣−5−9∣7=2\frac{|-5-9|}{7}=2
  • h) arccos⁡1115≈42,8\arccos\frac{11}{15}\approx 42{,}8 degrés
  • i) 623=22≈2,83\frac{6\sqrt{2}}{3}=2\sqrt{2}\approx 2{,}83
  • j) arcsin⁡1921≈64,8\arcsin\frac{19}{21}\approx 64{,}8 degrés

Le geste qui décide de tout : lire le vecteur normal dans les coefficients de xx, yy et zz, et le vecteur directeur devant le paramètre, AVANT de choisir la formule. Une fois ces deux vecteurs posés, chaque ligne est un produit scalaire, un produit vectoriel ou une substitution.

a)

Le point est dans le plan : 4(2)+(−1)−2(3)+d=04(2)+(-1)-2(3)+d=0, soit 8−1−6+d=08-1-6+d=0, donc d=−1d=-1. Le plan est 4x+y−2z−1=04x+y-2z-1=0. Piège : −2×3=−6-2\times 3=-6, le signe du coefficient de zz.

b)

AB⃗=(1; −1; 1)\vec{AB}=(1;\ -1;\ 1) et AC⃗=(−1; 2; 2)\vec{AC}=(-1;\ 2;\ 2), donc AB⃗×AC⃗=((−1)(2)−(1)(2); (1)(−1)−(1)(2); (1)(2)−(−1)(−1))=(−4; −3; 1)\vec{AB}\times\vec{AC}=\left((-1)(2)-(1)(2);\ (1)(-1)-(1)(2);\ (1)(2)-(-1)(-1)\right)=(-4;\ -3;\ 1). On prend l'opposé n⃗=(4; 3; −1)\vec{n}=(4;\ 3;\ -1), puis AA donne 4+3+d=04+3+d=0 : le plan est 4x+3y−z−7=04x+3y-z-7=0, donc c=−1c=-1 et d=−7d=-7. Vérification : BB donne 8+0−1−7=08+0-1-7=0 et CC donne 0+9−2−7=00+9-2-7=0. Piège : la composante du milieu du produit vectoriel.

c)

On substitue x=3tx=3t, y=4−ty=4-t, z=1+2tz=1+2t : 2(3t)+(4−t)−(1+2t)=92(3t)+(4-t)-(1+2t)=9, soit 3t+3=93t+3=9, donc t=2t=2. Le point est (6; 2; 5)(6;\ 2;\ 5), et 12+2−5=912+2-5=9. Piège : −(1+2t)-(1+2t), le moins sur les deux termes.

d)

2(2−t)+(1+3t)+(−1+2t)=52(2-t)+(1+3t)+(-1+2t)=5, soit 4+3t=54+3t=5, donc t=13t=\frac{1}{3}. Le point est (53; 2; −13)\left(\frac{5}{3};\ 2;\ -\frac{1}{3}\right) : x=53x=\frac{5}{3} et z=−13z=-\frac{1}{3}. Piège : donner tt au lieu des coordonnées.

e)

Parallèle au plan, c'est orthogonal à n⃗=(3; −2; 4)\vec{n}=(3;\ -2;\ 4) : 3(2)−2k+4(−1)=03(2)-2k+4(-1)=0, soit 2−2k=02-2k=0, donc k=1k=1. Piège : écrire la colinéarité avec n⃗\vec{n}, qui donnerait une droite perpendiculaire au plan.

f)

∥n⃗∥=36+4+9=7\|\vec{n}\|=\sqrt{36+4+9}=7, et le plan s'écrit 6x−2y+3z−4=06x-2y+3z-4=0. Donc ∣6(2)−2(−3)+3(1)−4∣7=∣12+6+3−4∣7=177≈2,43\frac{|6(2)-2(-3)+3(1)-4|}{7}=\frac{|12+6+3-4|}{7}=\frac{17}{7}\approx 2{,}43. Piège : oublier le −4-4 en passant le second membre à gauche.

g)

On divise la seconde équation par −2-2 : 2x−3y+6z=−92x-3y+6z=-9, soit 2x−3y+6z+9=02x-3y+6z+9=0, avec la MÊME normale (2; −3; 6)(2;\ -3;\ 6) que 2x−3y+6z−5=02x-3y+6z-5=0. Donc ∣−5−9∣4+9+36=147=2\frac{|-5-9|}{\sqrt{4+9+36}}=\frac{14}{7}=2. Piège : comparer 55 et 1818 sans avoir ramené les deux équations à la même normale.

h)

Normales (1; −2; 2)(1;\ -2;\ 2) et (3; 0; 4)(3;\ 0;\ 4), de normes 33 et 55. cos⁡θ=∣3+0+8∣3×5=1115\cos\theta=\frac{|3+0+8|}{3\times 5}=\frac{11}{15}, donc θ=arccos⁡1115≈42,8\theta=\arccos\frac{11}{15}\approx 42{,}8 degrés. La valeur absolue garantit l'angle aigu.

i)

AM⃗=(2; −2; −2)\vec{AM}=(2;\ -2;\ -2) et AM⃗×u⃗=((−2)(−2)−(−2)(1); (−2)(2)−(2)(−2); (2)(1)−(−2)(2))=(6; 0; 6)\vec{AM}\times\vec{u}=\left((-2)(-2)-(-2)(1);\ (-2)(2)-(2)(-2);\ (2)(1)-(-2)(2)\right)=(6;\ 0;\ 6), de norme 626\sqrt{2}. Avec ∥u⃗∥=3\|\vec{u}\|=3, la distance vaut 623=22≈2,83\frac{6\sqrt{2}}{3}=2\sqrt{2}\approx 2{,}83. Piège : diviser par ∥AM⃗∥\|\vec{AM}\| au lieu de ∥u⃗∥\|\vec{u}\|.

j)

L'angle entre une droite et un plan est le complément de l'angle entre la direction et la normale, d'où un SINUS : sin⁡φ=∣4+3+12∣3×7=1921\sin\varphi=\frac{|4+3+12|}{3\times 7}=\frac{19}{21}, donc φ=arcsin⁡1921≈64,8\varphi=\arcsin\frac{19}{21}\approx 64{,}8 degrés. Piège : prendre l'arc cosinus, qui donne l'angle avec la normale, 25,225{,}2 degrés.

Contrôle : un point d'intersection se remplace dans l'équation du plan, une équation de plan se vérifie sur chacun des points donnés, et un angle aigu entre deux plans reste entre 00 et 9090 degrés. Pour une distance point-plan, le projeté P−1749n⃗P-\frac{17}{49}\vec{n} doit tomber dans le plan.

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Partie A : Équations, intersections et distances (/50)

Exercice 1 : Les équations d'une droite dans l'espace

On considère les points A(1; 2; −1)A(1;\ 2;\ -1) et B(3; 5; 1)B(3;\ 5;\ 1) de l'espace.

xyzOABd
  • a) Déterminez un vecteur directeur u⃗\vec{u} de la droite dd passant par AA et BB.
  • b) Écrivez l'équation vectorielle, les équations paramétriques et les équations symétriques de dd.
  • c) Le point P(5; 8; 3)P(5;\ 8;\ 3) appartient-il à dd ? Et le point Q(0; 0; 0)Q(0;\ 0;\ 0) ?

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) u⃗=(2; 3; 2)\vec u=(2;\ 3;\ 2)
  • b) x−12=y−23=z+12\frac{x-1}{2}=\frac{y-2}{3}=\frac{z+1}{2}
  • c) P∈dP\in d (t=2t=2) ; Q∉dQ\notin d
a)

u⃗=AB⃗=(3−1; 5−2; 1−(−1))=(2; 3; 2)\vec{u}=\vec{AB}=(3-1;\ 5-2;\ 1-(-1))=(2;\ 3;\ 2).

b)

Équation vectorielle : (x; y; z)=(1; 2; −1)+t(2; 3; 2)(x;\ y;\ z)=(1;\ 2;\ -1)+t(2;\ 3;\ 2). Équations paramétriques : x=1+2t, y=2+3t, z=−1+2tx=1+2t,\ y=2+3t,\ z=-1+2t. Équations symétriques : x−12=y−23=z+12\dfrac{x-1}{2}=\dfrac{y-2}{3}=\dfrac{z+1}{2}.

c)

Pour P(5; 8; 3)P(5;\ 8;\ 3) : la première équation donne 5=1+2t5=1+2t, soit t=2t=2 ; on vérifie y=2+3(2)=8y=2+3(2)=8 et z=−1+2(2)=3z=-1+2(2)=3. Les trois coordonnées concordent pour un même tt, donc P∈dP\in d. Pour Q(0; 0; 0)Q(0;\ 0;\ 0) : 0=1+2t0=1+2t donne t=−12t=-\tfrac{1}{2}, mais alors y=2+3(−12)=12≠0y=2+3(-\tfrac{1}{2})=\tfrac{1}{2}\neq 0. Les coordonnées ne concordent pas, donc Q∉dQ\notin d.

Exercice 2 : L'équation cartésienne d'un plan

On considère les points P(1; 0; 2)P(1;\ 0;\ 2), Q(3; 1; 1)Q(3;\ 1;\ 1) et R(2; 2; 3)R(2;\ 2;\ 3), supposés non alignés.

πPQR
  • a) Déterminez deux vecteurs directeurs du plan π\pi passant par PP, QQ et RR.
  • b) Déterminez un vecteur normal n⃗\vec{n} à π\pi, puis une équation cartésienne de π\pi.
  • c) Vérifiez que QQ et RR satisfont votre équation. Le point S(0; 0; 0)S(0;\ 0;\ 0) appartient-il à π\pi ?

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) PQ⃗=(2;1;−1)\vec{PQ}=(2;1;-1), PR⃗=(1;2;1)\vec{PR}=(1;2;1)
  • b) x−y+z−3=0x-y+z-3=0
  • c) QQ et RR vérifient ; S∉πS\notin\pi
a)

PQ⃗=(2; 1; −1)\vec{PQ}=(2;\ 1;\ -1) et PR⃗=(1; 2; 1)\vec{PR}=(1;\ 2;\ 1) sont deux vecteurs directeurs du plan.

b)

Un vecteur normal est n⃗=PQ⃗×PR⃗=((1)(1)−(−1)(2); (−1)(1)−(2)(1); (2)(2)−(1)(1))=(3; −3; 3)\vec{n}=\vec{PQ}\times\vec{PR}=((1)(1)-(-1)(2);\ (-1)(1)-(2)(1);\ (2)(2)-(1)(1))=(3;\ -3;\ 3). On peut simplifier en n⃗=(1; −1; 1)\vec{n}=(1;\ -1;\ 1). Le plan passe par P(1; 0; 2)P(1;\ 0;\ 2) : 1(x−1)−1(y−0)+1(z−2)=01(x-1)-1(y-0)+1(z-2)=0, soit x−y+z−3=0x-y+z-3=0.

c)

Pour Q(3; 1; 1)Q(3;\ 1;\ 1) : 3−1+1−3=03-1+1-3=0 ; pour R(2; 2; 3)R(2;\ 2;\ 3) : 2−2+3−3=02-2+3-3=0. Les deux points satisfont l'équation. Pour S(0; 0; 0)S(0;\ 0;\ 0) : 0−0+0−3=−3≠00-0+0-3=-3\neq 0, donc S∉πS\notin\pi.

Exercice 3 : Positions relatives et intersection droite-plan

On reprend la droite dd de vecteur directeur u⃗=(2; 3; 2)\vec{u}=(2;\ 3;\ 2) passant par A(1; 2; −1)A(1;\ 2;\ -1), et le plan π:x−y+z−3=0\pi : x-y+z-3=0 de vecteur normal n⃗=(1; −1; 1)\vec{n}=(1;\ -1;\ 1).

  • a) Montrez que dd n'est pas parallèle à π\pi, puis déterminez leur point d'intersection.
  • b) On considère la droite d2d_{2} d'équations (x; y; z)=(0; 1; 0)+s(1; 2; 1)(x;\ y;\ z)=(0;\ 1;\ 0)+s(1;\ 2;\ 1). Montrez que d2d_{2} est parallèle à π\pi, puis dites si elle est incluse dans π\pi ou strictement parallèle.

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a)
b)
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Réponses

  • a) t=5t=5 : point (11; 17; 9)(11;\ 17;\ 9)
  • b) v⃗⋅n⃗=0\vec v\cdot\vec n=0 : strictement parallèle
a)

u⃗⋅n⃗=(2)(1)+(3)(−1)+(2)(1)=2−3+2=1≠0\vec{u}\cdot\vec{n}=(2)(1)+(3)(-1)+(2)(1)=2-3+2=1\neq 0, donc dd perce le plan en un point. On remplace les équations paramétriques de dd dans celle de π\pi : (1+2t)−(2+3t)+(−1+2t)−3=0(1+2t)-(2+3t)+(-1+2t)-3=0, soit −5+t=0-5+t=0, d'où t=5t=5. Le point d'intersection est (1+10; 2+15; −1+10)=(11; 17; 9)(1+10;\ 2+15;\ -1+10)=(11;\ 17;\ 9). Vérification : 11−17+9−3=011-17+9-3=0.

b)

Le vecteur directeur de d2d_{2} est v⃗=(1; 2; 1)\vec{v}=(1;\ 2;\ 1) et v⃗⋅n⃗=(1)(1)+(2)(−1)+(1)(1)=1−2+1=0\vec{v}\cdot\vec{n}=(1)(1)+(2)(-1)+(1)(1)=1-2+1=0 : d2d_{2} est donc parallèle à π\pi. Reste à tester un point de d2d_{2}, par exemple (0; 1; 0)(0;\ 1;\ 0) : 0−1+0−3=−4≠00-1+0-3=-4\neq 0, donc ce point n'est pas dans π\pi. La droite d2d_{2} est strictement parallèle à π\pi : elles n'ont aucun point commun.

La figure résume le test : si le vecteur directeur de la droite est ORTHOGONAL à n⃗\vec{n}, la droite est parallèle au plan, sans aucun point commun ou incluse tout entière dans le plan.

plandroitenormale npoint d'intersection

Exercice 4 : Distances dans l'espace

On garde le plan π:x−y+z−3=0\pi : x-y+z-3=0 et la droite dd passant par A(1; 2; −1)A(1;\ 2;\ -1) de vecteur directeur u⃗=(2; 3; 2)\vec{u}=(2;\ 3;\ 2). On considère le point S(4; 1; 5)S(4;\ 1;\ 5).

πuAdS
  • a) Calculez la distance du point SS au plan π\pi.
  • b) Calculez la distance du point SS à la droite dd.
  • c) On considère le plan π2:x−y+z+1=0\pi_{2} : x-y+z+1=0. Montrez que π\pi et π2\pi_{2} sont parallèles, puis calculez la distance qui les sépare.

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) 533≈2,89\frac{5\sqrt3}{3}\approx 2{,}89
  • b) 55717≈5,72\sqrt{\frac{557}{17}}\approx 5{,}72
  • c) 433≈2,31\frac{4\sqrt3}{3}\approx 2{,}31
a)

dist(S,π)=∣4−1+5−3∣12+(−1)2+12=∣5∣3=53=533≈2,89\text{dist}(S,\pi)=\dfrac{|4-1+5-3|}{\sqrt{1^{2}+(-1)^{2}+1^{2}}}=\dfrac{|5|}{\sqrt{3}}=\dfrac{5}{\sqrt{3}}=\dfrac{5\sqrt{3}}{3}\approx 2{,}89.

b)

AS⃗=(4−1; 1−2; 5−(−1))=(3; −1; 6)\vec{AS}=(4-1;\ 1-2;\ 5-(-1))=(3;\ -1;\ 6). On calcule AS⃗×u⃗=((−1)(2)−(6)(3); (6)(2)−(3)(2); (3)(3)−(−1)(2))=(−20; 6; 11)\vec{AS}\times\vec{u}=((-1)(2)-(6)(3);\ (6)(2)-(3)(2);\ (3)(3)-(-1)(2))=(-20;\ 6;\ 11), de norme (−20)2+62+112=400+36+121=557\sqrt{(-20)^{2}+6^{2}+11^{2}}=\sqrt{400+36+121}=\sqrt{557}. Comme ∥u⃗∥=4+9+4=17\|\vec{u}\|=\sqrt{4+9+4}=\sqrt{17}, on obtient dist(S,d)=55717=55717≈5,72\text{dist}(S,d)=\dfrac{\sqrt{557}}{\sqrt{17}}=\sqrt{\dfrac{557}{17}}\approx 5{,}72.

c)

Les deux plans ont le même vecteur normal n⃗=(1; −1; 1)\vec{n}=(1;\ -1;\ 1), donc ils sont parallèles. En écrivant π:x−y+z=3\pi : x-y+z=3 et π2:x−y+z=−1\pi_{2} : x-y+z=-1, la distance entre eux vaut ∣3−(−1)∣3=43=433≈2,31\dfrac{|3-(-1)|}{\sqrt{3}}=\dfrac{4}{\sqrt{3}}=\dfrac{4\sqrt{3}}{3}\approx 2{,}31.

πH5/√3 ≈ 2,89S

Exercice 5 : Intersection de deux plans et angle entre eux

On considère les plans π1:x+y+z−1=0\pi_{1} : x+y+z-1=0 de vecteur normal n1⃗=(1; 1; 1)\vec{n_{1}}=(1;\ 1;\ 1) et π2:2x−y+z−2=0\pi_{2} : 2x-y+z-2=0 de vecteur normal n2⃗=(2; −1; 1)\vec{n_{2}}=(2;\ -1;\ 1).

  • a) Montrez que π1\pi_{1} et π2\pi_{2} ne sont pas parallèles.
  • b) Déterminez un vecteur directeur de leur droite d'intersection Δ\Delta.
  • c) Déterminez un point de Δ\Delta, puis écrivez une équation vectorielle de Δ\Delta.
  • d) Calculez l'angle aigu entre les deux plans, au centième de degré près.

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b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Normales non colinéaires
  • b) (2; 1; −3)(2;\ 1;\ -3)
  • c) (1;0;0)+t(2;1;−3)(1;0;0)+t(2;1;-3)
  • d) 61,87∘61{,}87^\circ
a)

Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires. Or n1⃗=(1; 1; 1)\vec{n_{1}}=(1;\ 1;\ 1) et n2⃗=(2; −1; 1)\vec{n_{2}}=(2;\ -1;\ 1) ne le sont pas, puisque 21≠−11\dfrac{2}{1}\neq\dfrac{-1}{1}. Les plans ne sont donc pas parallèles : ils se coupent selon une droite.

b)

La droite d'intersection est contenue dans les deux plans, donc son vecteur directeur est perpendiculaire aux deux normales à la fois. On le prend égal à leur produit vectoriel : d⃗=n1⃗×n2⃗=((1)(1)−(1)(−1); (1)(2)−(1)(1); (1)(−1)−(1)(2))=(2; 1; −3)\vec{d}=\vec{n_{1}}\times\vec{n_{2}}=((1)(1)-(1)(-1);\ (1)(2)-(1)(1);\ (1)(-1)-(1)(2))=(2;\ 1;\ -3).

c)

On cherche un point commun aux deux plans en fixant une coordonnée, par exemple z=0z=0. Le système devient {x+y=12x−y=2\begin{cases} x+y=1 \\ 2x-y=2 \end{cases}. En additionnant : 3x=33x=3, donc x=1x=1 et y=0y=0. Le point I(1; 0; 0)I(1;\ 0;\ 0) appartient bien aux deux plans : 1+0+0−1=01+0+0-1=0 et 2−0+0−2=02-0+0-2=0. Une équation vectorielle de Δ\Delta est donc (x; y; z)=(1; 0; 0)+t(2; 1; −3)(x;\ y;\ z)=(1;\ 0;\ 0)+t(2;\ 1;\ -3).

d)

L'angle entre deux plans est celui de leurs normales, ramené à l'angle aigu par la valeur absolue : cos⁡θ=∣n1⃗⋅n2⃗∣∥n1⃗∥ ∥n2⃗∥\cos\theta=\dfrac{|\vec{n_{1}}\cdot\vec{n_{2}}|}{\|\vec{n_{1}}\|\,\|\vec{n_{2}}\|}. Ici n1⃗⋅n2⃗=(1)(2)+(1)(−1)+(1)(1)=2\vec{n_{1}}\cdot\vec{n_{2}}=(1)(2)+(1)(-1)+(1)(1)=2, ∥n1⃗∥=3\|\vec{n_{1}}\|=\sqrt{3} et ∥n2⃗∥=6\|\vec{n_{2}}\|=\sqrt{6}, donc cos⁡θ=218=232=23≈0,4714\cos\theta=\dfrac{2}{\sqrt{18}}=\dfrac{2}{3\sqrt{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{3}\approx 0{,}4714, d'où θ≈61,87∘\theta\approx 61{,}87^{\circ}. La valeur absolue est ce qui garantit un angle aigu : sans elle, un produit scalaire négatif donnerait l'angle obtus supplémentaire.

La figure montre les deux plans vus par la tranche : ils se coupent selon une droite, et l'angle des plans est celui de leurs normales.

π₁π₂n₁n₂θθ

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Deux droites gauches et leur distance

On considère la droite d1d_{1} passant par A(1; 0; 0)A(1;\ 0;\ 0) de vecteur directeur u⃗=(1; 2; 1)\vec{u}=(1;\ 2;\ 1), et la droite d2d_{2} passant par C(0; 1; 2)C(0;\ 1;\ 2) de vecteur directeur v⃗=(2; −1; 1)\vec{v}=(2;\ -1;\ 1).

xyzOuvACd₁d₂
  • a) Calculez u⃗×v⃗\vec{u}\times\vec{v} et déduisez-en que d1d_{1} et d2d_{2} ne sont pas parallèles.
  • b) En calculant le produit mixte AC⃗⋅(u⃗×v⃗)\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v}), montrez que d1d_{1} et d2d_{2} ne sont pas coplanaires. Concluez qu'elles sont gauches.
  • c) Justifiez que la distance entre deux droites gauches est dist=∣AC⃗⋅(u⃗×v⃗)∣∥u⃗×v⃗∥\text{dist}=\dfrac{|\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})|}{\|\vec{u}\times\vec{v}\|}, puis calculez-la.
  • d) On remplace le vecteur directeur de d2d_{2} par vm⃗=(2; −1; m)\vec{v_{m}}=(2;\ -1;\ m). Déterminez la valeur de mm pour laquelle d1d_{1} et d2d_{2} deviennent coplanaires.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) (3; 1; −5)(3;\ 1;\ -5) : non parallèles
  • b) −12-12 : gauches
  • c) 1235≈2,03\frac{12}{\sqrt{35}}\approx 2{,}03
  • d) m=−3m=-3
a)

u⃗×v⃗=((2)(1)−(1)(−1); (1)(2)−(1)(1); (1)(−1)−(2)(2))=(3; 1; −5)\vec{u}\times\vec{v}=((2)(1)-(1)(-1);\ (1)(2)-(1)(1);\ (1)(-1)-(2)(2))=(3;\ 1;\ -5). Ce vecteur n'est pas nul, donc u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} ne sont pas colinéaires : les droites ne sont pas parallèles.

b)

AC⃗=(0−1; 1−0; 2−0)=(−1; 1; 2)\vec{AC}=(0-1;\ 1-0;\ 2-0)=(-1;\ 1;\ 2). Le produit mixte vaut AC⃗⋅(u⃗×v⃗)=(−1)(3)+(1)(1)+(2)(−5)=−3+1−10=−12≠0\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})=(-1)(3)+(1)(1)+(2)(-5)=-3+1-10=-12\neq 0. Les trois vecteurs ne sont pas coplanaires, donc les droites ne se rencontrent pas. N'étant ni parallèles ni sécantes, d1d_{1} et d2d_{2} sont gauches.

c)

Le vecteur u⃗×v⃗\vec{u}\times\vec{v} est perpendiculaire à la fois à u⃗\vec{u} et à v⃗\vec{v} : c'est la direction de la perpendiculaire commune aux deux droites. La distance cherchée est la longueur de la projection du vecteur AC⃗\vec{AC} (qui relie un point de chaque droite) sur cette direction commune, soit ∣AC⃗⋅(u⃗×v⃗)∣∥u⃗×v⃗∥\dfrac{|\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})|}{\|\vec{u}\times\vec{v}\|}. Numériquement : ∥u⃗×v⃗∥=32+12+(−5)2=35\|\vec{u}\times\vec{v}\|=\sqrt{3^{2}+1^{2}+(-5)^{2}}=\sqrt{35}, donc dist=∣−12∣35=1235=123535≈2,03\text{dist}=\dfrac{|-12|}{\sqrt{35}}=\dfrac{12}{\sqrt{35}}=\dfrac{12\sqrt{35}}{35}\approx 2{,}03.

La figure le résume : les deux droites ne se coupent pas, et la distance se mesure sur leur perpendiculaire commune.

d)

Avec vm⃗=(2; −1; m)\vec{v_{m}}=(2;\ -1;\ m) : u⃗×vm⃗=((2)(m)−(1)(−1); (1)(2)−(1)(m); (1)(−1)−(2)(2))=(2m+1; 2−m; −5)\vec{u}\times\vec{v_{m}}=((2)(m)-(1)(-1);\ (1)(2)-(1)(m);\ (1)(-1)-(2)(2))=(2m+1;\ 2-m;\ -5). Le produit mixte devient AC⃗⋅(u⃗×vm⃗)=(−1)(2m+1)+(1)(2−m)+(2)(−5)=−2m−1+2−m−10=−3m−9\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v_{m}})=(-1)(2m+1)+(1)(2-m)+(2)(-5)=-2m-1+2-m-10=-3m-9. Les droites sont coplanaires lorsque ce produit mixte s'annule : −3m−9=0-3m-9=0, donc m=−3m=-3.

d₁d₂d

Exercice 7 : Problème : trajectoires de deux drones

Deux drones se déplacent en ligne droite dans un espace muni d'un repère orthonormé gradué en kilomètres. Le temps tt est mesuré en minutes à partir d'un même instant initial. La position du drone 1 est r1⃗(t)=(1; 2; 0)+t(2; 1; 1)\vec{r_{1}}(t)=(1;\ 2;\ 0)+t(2;\ 1;\ 1) et celle du drone 2 est r2⃗(t)=(4; 6; −1)+t(1; −2; 3)\vec{r_{2}}(t)=(4;\ 6;\ -1)+t(1;\ -2;\ 3).

La figure montre les deux trajectoires, avec la position de chaque drone à l'instant initial et sa vitesse.

drone 1drone 2
  • a) Les deux trajectoires, considérées comme des droites, se croisent-elles ? Si oui, en quel point de l'espace ?
  • b) Y a-t-il collision, c'est-à-dire les deux drones passent-ils au même endroit au même instant ? Justifiez.
  • c) Déterminez l'angle aigu entre les deux trajectoires, au dixième de degré près.

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Oui : (5; 4; 2)(5;\ 4;\ 2)
  • b) Pas de collision : instants 2 et 1
  • c) 70,9∘70{,}9^\circ
a)

On cherche des paramètres tt (drone 1) et ss (drone 2) donnant le même point : {1+2t=4+s2+t=6−2st=−1+3s\begin{cases} 1+2t=4+s \\ 2+t=6-2s \\ t=-1+3s \end{cases}. La troisième équation donne t=3s−1t=3s-1 ; en la portant dans la première : 1+2(3s−1)=4+s1+2(3s-1)=4+s, soit 6s−1=4+s6s-1=4+s, d'où s=1s=1 et t=2t=2. On vérifie la deuxième : 2+2=42+2=4 et 6−2(1)=46-2(1)=4. Le système est compatible : les trajectoires se croisent. Le point commun est r1⃗(2)=(1+4; 2+2; 0+2)=(5; 4; 2)\vec{r_{1}}(2)=(1+4;\ 2+2;\ 0+2)=(5;\ 4;\ 2), et l'on retrouve bien r2⃗(1)=(4+1; 6−2; −1+3)=(5; 4; 2)\vec{r_{2}}(1)=(4+1;\ 6-2;\ -1+3)=(5;\ 4;\ 2).

b)

Le drone 1 atteint le point (5; 4; 2)(5;\ 4;\ 2) à l'instant t=2t=2 min, alors que le drone 2 y passe à l'instant s=1s=1 min. Les instants sont différents, donc il n'y a PAS collision : les chemins se croisent dans l'espace, mais les drones n'y sont jamais en même temps. C'est la distinction essentielle du problème : deux trajectoires peuvent se couper sans qu'il y ait rencontre.

c)

Les vecteurs directeurs sont u1⃗=(2; 1; 1)\vec{u_{1}}=(2;\ 1;\ 1) et u2⃗=(1; −2; 3)\vec{u_{2}}=(1;\ -2;\ 3). On a u1⃗⋅u2⃗=(2)(1)+(1)(−2)+(1)(3)=3\vec{u_{1}}\cdot\vec{u_{2}}=(2)(1)+(1)(-2)+(1)(3)=3, ∥u1⃗∥=6\|\vec{u_{1}}\|=\sqrt{6} et ∥u2⃗∥=14\|\vec{u_{2}}\|=\sqrt{14}. Donc cos⁡θ=∣3∣614=384≈0,3273\cos\theta=\dfrac{|3|}{\sqrt{6}\sqrt{14}}=\dfrac{3}{\sqrt{84}}\approx 0{,}3273, d'où θ≈70,9∘\theta\approx 70{,}9^{\circ}.

Exercice 8 : Projeté orthogonal et symétrique d'un point : sur un plan et sur une droite

On travaille dans un repère orthonormé de l'espace. On considère le plan π:x−y+z−3=0\pi : x-y+z-3=0 de vecteur normal n⃗=(1; −1; 1)\vec{n}=(1;\ -1;\ 1) et le point M(3; 1; 4)M(3;\ 1;\ 4).

On considère aussi la droite ℓ\ell passant par A(0; 1; 0)A(0;\ 1;\ 0) de vecteur directeur u⃗=(2; −1; 2)\vec{u}=(2;\ -1;\ 2), et le point P(1; 0; 3)P(1;\ 0;\ 3).

πnMuAPℓ
  • a) Déterminez le projeté orthogonal HH de MM sur le plan π\pi, ainsi que la distance de MM à π\pi.
  • b) Déterminez le symétrique M′M' de MM par rapport au plan π\pi, et vérifiez que HH est le milieu de [MM′][MM'].
  • c) Déterminez le projeté orthogonal FF de PP sur la droite ℓ\ell, ainsi que la distance de PP à ℓ\ell.
  • d) Déterminez le symétrique P′P' de PP par rapport à la droite ℓ\ell.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) H(2; 2; 3)H(2;\ 2;\ 3), distance 3\sqrt3
  • b) M′(1; 3; 2)M'(1;\ 3;\ 2)
  • c) F(2; 0; 2)F(2;\ 0;\ 2), distance 2\sqrt2
  • d) P′(3; 0; 1)P'(3;\ 0;\ 1)
a)

Le projeté orthogonal de MM sur π\pi s'obtient en descendant de MM le long de la normale : H=M−axM+byM+czM+da2+b2+c2 n⃗H=M-\dfrac{ax_{M}+by_{M}+cz_{M}+d}{a^{2}+b^{2}+c^{2}}\,\vec{n}. Ici axM+byM+czM+d=3−1+4−3=3ax_{M}+by_{M}+cz_{M}+d=3-1+4-3=3 et a2+b2+c2=3a^{2}+b^{2}+c^{2}=3, donc le coefficient vaut 33=1\dfrac{3}{3}=1 et H=M−1⋅n⃗=(3; 1; 4)−(1; −1; 1)=(2; 2; 3)H=M-1\cdot\vec{n}=(3;\ 1;\ 4)-(1;\ -1;\ 1)=(2;\ 2;\ 3). On vérifie que H∈πH\in\pi : 2−2+3−3=02-2+3-3=0. La distance de MM à π\pi est ∣3∣3=3≈1,73\dfrac{|3|}{\sqrt{3}}=\sqrt{3}\approx 1{,}73, c'est aussi la longueur MHMH.

b)

Le symétrique s'obtient en descendant deux fois plus loin le long de la normale : M′=M−2⋅1⋅n⃗=(3; 1; 4)−(2; −2; 2)=(1; 3; 2)M'=M-2\cdot 1\cdot\vec{n}=(3;\ 1;\ 4)-(2;\ -2;\ 2)=(1;\ 3;\ 2). Le milieu de [MM′][MM'] est (3+12; 1+32; 4+22)=(2; 2; 3)=H\left(\dfrac{3+1}{2};\ \dfrac{1+3}{2};\ \dfrac{4+2}{2}\right)=(2;\ 2;\ 3)=H, ce qui confirme le calcul : le projeté est toujours le milieu du point et de son symétrique.

c)

Le projeté orthogonal de PP sur ℓ\ell est le pied de la perpendiculaire : F=A+t u⃗F=A+t\,\vec{u} avec t=AP⃗⋅u⃗∥u⃗∥2t=\dfrac{\vec{AP}\cdot\vec{u}}{\|\vec{u}\|^{2}}. On a AP⃗=(1−0; 0−1; 3−0)=(1; −1; 3)\vec{AP}=(1-0;\ 0-1;\ 3-0)=(1;\ -1;\ 3), donc AP⃗⋅u⃗=(1)(2)+(−1)(−1)+(3)(2)=2+1+6=9\vec{AP}\cdot\vec{u}=(1)(2)+(-1)(-1)+(3)(2)=2+1+6=9 et ∥u⃗∥2=4+1+4=9\|\vec{u}\|^{2}=4+1+4=9, d'où t=1t=1. Ainsi F=(0; 1; 0)+1⋅(2; −1; 2)=(2; 0; 2)F=(0;\ 1;\ 0)+1\cdot(2;\ -1;\ 2)=(2;\ 0;\ 2). On vérifie l'orthogonalité : PF⃗=(1; 0; −1)\vec{PF}=(1;\ 0;\ -1) et PF⃗⋅u⃗=(1)(2)+(0)(−1)+(−1)(2)=0\vec{PF}\cdot\vec{u}=(1)(2)+(0)(-1)+(-1)(2)=0. La distance de PP à ℓ\ell est ∥PF⃗∥=1+0+1=2≈1,41\|\vec{PF}\|=\sqrt{1+0+1}=\sqrt{2}\approx 1{,}41.

d)

Comme pour le plan, le pied FF est le milieu de [PP′][PP'], donc P′=2F−P=(4; 0; 4)−(1; 0; 3)=(3; 0; 1)P'=2F-P=(4;\ 0;\ 4)-(1;\ 0;\ 3)=(3;\ 0;\ 1). Vérification : le milieu de P(1; 0; 3)P(1;\ 0;\ 3) et P′(3; 0; 1)P'(3;\ 0;\ 1) est (2; 0; 2)=F(2;\ 0;\ 2)=F. Le même principe gouverne la symétrie par rapport à un plan et par rapport à une droite : trouver le pied de la perpendiculaire, puis prolonger d'autant de l'autre côté.

Exercice 9 : Problème : le plan défini par une droite et un point, et le faisceau de plans

On considère la droite ℓ\ell passant par A(1; 0; 2)A(1;\ 0;\ 2) de vecteur directeur u⃗=(2; 1; −1)\vec{u}=(2;\ 1;\ -1), et le point M(0; 3; 1)M(0;\ 3;\ 1).

xyzOuAMℓ
  • a) Montrez que MM n'appartient pas à ℓ\ell.
  • b) Déterminez un vecteur normal, puis une équation cartésienne du plan π\pi contenant à la fois la droite ℓ\ell et le point MM.
  • c) Vérifiez que u⃗\vec{u} est bien parallèle à π\pi, et calculez la distance du point S(4; 2; 0)S(4;\ 2;\ 0) à π\pi.
  • d) Expliquez pourquoi il existe une infinité de plans contenant la droite ℓ\ell, mais un seul qui contienne en plus le point MM. Quel rôle joue ici l'hypothèse « MM n'est pas sur ℓ\ell » ?

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Aucun tt ne convient
  • b) 2x+3y+7z−16=02x+3y+7z-16=0
  • c) u⃗⋅n⃗=0\vec u\cdot\vec n=0 ; distance 262≈0,25\frac{2}{\sqrt{62}}\approx 0{,}25
  • d) Faisceau d'arête ℓ\ell ; un seul plan par MM
a)

Si MM était sur ℓ\ell, il existerait tt tel que M=A+t u⃗M=A+t\,\vec{u}. La première coordonnée impose 0=1+2t0=1+2t, soit t=−12t=-\dfrac{1}{2}. Mais alors la deuxième coordonnée vaudrait 0+(−12)(1)=−12≠30+(-\tfrac{1}{2})(1)=-\dfrac{1}{2}\neq 3. Aucune valeur de tt ne convient, donc M∉ℓM\notin\ell.

b)

Le plan cherché contient la direction u⃗\vec{u} de la droite et le vecteur AM⃗=(0−1; 3−0; 1−2)=(−1; 3; −1)\vec{AM}=(0-1;\ 3-0;\ 1-2)=(-1;\ 3;\ -1), qui relie un point de la droite au point MM. Un vecteur normal est leur produit vectoriel : n⃗=u⃗×AM⃗=((1)(−1)−(−1)(3); (−1)(−1)−(2)(−1); (2)(3)−(1)(−1))=(2; 3; 7)\vec{n}=\vec{u}\times\vec{AM}=((1)(-1)-(-1)(3);\ (-1)(-1)-(2)(-1);\ (2)(3)-(1)(-1))=(2;\ 3;\ 7). Le plan passe par A(1; 0; 2)A(1;\ 0;\ 2) : 2(x−1)+3(y−0)+7(z−2)=02(x-1)+3(y-0)+7(z-2)=0, soit 2x+3y+7z−16=02x+3y+7z-16=0. On vérifie sur MM : 2(0)+3(3)+7(1)−16=9+7−16=02(0)+3(3)+7(1)-16=9+7-16=0.

c)

u⃗\vec{u} est parallèle à π\pi si et seulement s'il est orthogonal à la normale : u⃗⋅n⃗=(2)(2)+(1)(3)+(−1)(7)=4+3−7=0\vec{u}\cdot\vec{n}=(2)(2)+(1)(3)+(-1)(7)=4+3-7=0. C'est bien le cas, ce qui confirme que la droite entière est dans le plan (elle y a un point, AA, et une direction parallèle). Pour la distance de S(4; 2; 0)S(4;\ 2;\ 0) : ∣2(4)+3(2)+7(0)−16∣22+32+72=∣8+6−16∣62=262≈0,25\dfrac{|2(4)+3(2)+7(0)-16|}{\sqrt{2^{2}+3^{2}+7^{2}}}=\dfrac{|8+6-16|}{\sqrt{62}}=\dfrac{2}{\sqrt{62}}\approx 0{,}25.

d)

Tous les plans contenant ℓ\ell partagent la contrainte de contenir sa direction u⃗\vec{u} et un de ses points : en pivotant autour de la droite, on en obtient une infinité, c'est le faisceau de plans d'arête ℓ\ell. Pour en fixer un seul, il faut une contrainte supplémentaire, et un point hors de la droite en est une : par M∉ℓM\notin\ell, il passe exactement un plan du faisceau. L'hypothèse « MM n'est pas sur ℓ\ell » est essentielle : si MM était sur la droite, il n'ajouterait aucune information et les plans du faisceau le contiendraient tous, sans en distinguer aucun. Le produit vectoriel u⃗×AM⃗\vec{u}\times\vec{AM} serait d'ailleurs nul, incapable de fournir une normale.

Exercice 10 : Problème : plans bissecteurs et ensemble des points équidistants de deux plans

On considère les deux plans π1:2x−y+2z=0\pi_{1} : 2x-y+2z=0 et π2:x+2y−2z=0\pi_{2} : x+2y-2z=0. On remarquera d'abord que leurs vecteurs normaux ont la même norme, ce qui simplifie toute la suite.

  • a) Vérifiez que ∥n1⃗∥=∥n2⃗∥\|\vec{n_{1}}\|=\|\vec{n_{2}}\|, puis calculez la distance du point Q(3; 1; 0)Q(3;\ 1;\ 0) à chacun des deux plans. Que constatez-vous ?
  • b) Déterminez l'ensemble des points de l'espace équidistants de π1\pi_{1} et de π2\pi_{2}. Montrez qu'il est formé de deux plans, dont vous donnerez les équations.
  • c) Démontrez que ces deux plans bissecteurs sont perpendiculaires entre eux.
  • d) Sur lequel des deux plans bissecteurs se trouve le point QQ de la question a) ? Interprétez géométriquement.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Normes 3 ; 53\frac53 et 53\frac53
  • b) x−3y+4z=0x-3y+4z=0 et 3x+y=03x+y=0
  • c) Normales orthogonales
  • d) QQ sur x−3y+4z=0x-3y+4z=0
a)

n1⃗=(2; −1; 2)\vec{n_{1}}=(2;\ -1;\ 2) et n2⃗=(1; 2; −2)\vec{n_{2}}=(1;\ 2;\ -2) ont pour normes ∥n1⃗∥=4+1+4=3\|\vec{n_{1}}\|=\sqrt{4+1+4}=3 et ∥n2⃗∥=1+4+4=3\|\vec{n_{2}}\|=\sqrt{1+4+4}=3 : elles sont égales. Pour Q(3; 1; 0)Q(3;\ 1;\ 0) : dist(Q,π1)=∣2(3)−1+0∣3=53\text{dist}(Q,\pi_{1})=\dfrac{|2(3)-1+0|}{3}=\dfrac{5}{3} et dist(Q,π2)=∣3+2(1)−0∣3=53\text{dist}(Q,\pi_{2})=\dfrac{|3+2(1)-0|}{3}=\dfrac{5}{3}. Le point QQ est équidistant des deux plans.

b)

Un point (x; y; z)(x;\ y;\ z) est équidistant des deux plans lorsque ∣2x−y+2z∣3=∣x+2y−2z∣3\dfrac{|2x-y+2z|}{3}=\dfrac{|x+2y-2z|}{3}, c'est-à-dire ∣2x−y+2z∣=∣x+2y−2z∣|2x-y+2z|=|x+2y-2z|. Comme les dénominateurs sont égaux, ils disparaissent, et l'égalité de deux valeurs absolues donne deux cas. Cas ++ : 2x−y+2z=x+2y−2z2x-y+2z=x+2y-2z, soit x−3y+4z=0x-3y+4z=0. Cas −- : 2x−y+2z=−(x+2y−2z)2x-y+2z=-(x+2y-2z), soit 3x+y=03x+y=0. L'ensemble équidistant est donc la réunion des deux plans x−3y+4z=0x-3y+4z=0 et 3x+y=03x+y=0, appelés plans bissecteurs des deux plans de départ.

c)

Le premier bissecteur a pour normale a⃗=(1; −3; 4)\vec{a}=(1;\ -3;\ 4) et le second b⃗=(3; 1; 0)\vec{b}=(3;\ 1;\ 0). Leur produit scalaire vaut a⃗⋅b⃗=(1)(3)+(−3)(1)+(4)(0)=3−3+0=0\vec{a}\cdot\vec{b}=(1)(3)+(-3)(1)+(4)(0)=3-3+0=0. Les normales sont orthogonales, donc les deux plans bissecteurs sont perpendiculaires. C'est un fait général : les deux bissecteurs de deux plans sécants sont toujours perpendiculaires entre eux, exactement comme les deux bissectrices de deux droites sécantes dans le plan.

d)

On teste Q(3; 1; 0)Q(3;\ 1;\ 0) dans les deux équations. Premier bissecteur : 3−3(1)+4(0)=03-3(1)+4(0)=0, satisfait. Second bissecteur : 3(3)+1=10≠03(3)+1=10\neq 0, non satisfait. Le point QQ appartient donc au plan bissecteur x−3y+4z=0x-3y+4z=0. Interprétation : ce plan est le lieu des points intérieurs à l'un des deux dièdres formés par π1\pi_{1} et π2\pi_{2}, à égale distance des deux faces ; l'autre bissecteur joue le même rôle pour le dièdre complémentaire.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : L'angle entre une droite et un plan

On considère la droite dd passant par l'origine OO et de vecteur directeur u⃗=(1; 2; 2)\vec{u}=(1;\ 2;\ 2), et le plan π:2x−y+2z=9\pi : 2x-y+2z=9 de vecteur normal n⃗=(2; −1; 2)\vec{n}=(2;\ -1;\ 2).

πunOd
  • a) Calculez l'angle entre u⃗\vec{u} et n⃗\vec{n}, au dixième de degré.
  • b) Déduisez-en l'angle entre la droite dd et le plan π\pi.
  • c) Déterminez le point d'intersection de dd et de π\pi.
  • d) Déterminez un vecteur directeur de la projection orthogonale de dd sur π\pi, à coordonnées entières.
  • e) Pour quelle valeur de kk la droite de direction (1; 2; k)(1;\ 2;\ k) est-elle parallèle à π\pi ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 63,6∘63{,}6^\circ
  • b) 26,4∘26{,}4^\circ
  • c) (94; 92; 92)\left(\frac94;\ \frac92;\ \frac92\right)
  • d) (1; 22; 10)(1;\ 22;\ 10)
  • e) k=0k=0
a)

u⃗⋅n⃗=2−2+4=4\vec{u}\cdot\vec{n}=2-2+4=4, ∥u⃗∥=∥n⃗∥=3\|\vec{u}\|=\|\vec{n}\|=3, donc cos⁡θ=49\cos\theta=\frac{4}{9} et θ≈63,6∘\theta\approx 63{,}6^{\circ}.

b)

L'angle entre une droite et un plan est l'angle entre la droite et sa projection sur le plan : c'est le COMPLÉMENT de l'angle avec la normale. φ=90∘−63,6∘≈26,4∘\varphi=90^{\circ}-63{,}6^{\circ}\approx 26{,}4^{\circ}, ou directement sin⁡φ=∣u⃗⋅n⃗∣∥u⃗∥ ∥n⃗∥=49\sin\varphi=\frac{|\vec{u}\cdot\vec{n}|}{\|\vec{u}\|\,\|\vec{n}\|}=\frac{4}{9}. Répondre 63,6∘63{,}6^{\circ} est l'erreur classique : c'est l'angle avec la normale.

c)

Le point (t; 2t; 2t)(t;\ 2t;\ 2t) vérifie 2t−2t+4t=92t-2t+4t=9, donc t=94t=\frac{9}{4} : le point d'intersection est (94; 92; 92)=(2,25; 4,5; 4,5)\left(\frac{9}{4};\ \frac{9}{2};\ \frac{9}{2}\right)=(2{,}25;\ 4{,}5;\ 4{,}5).

d)

On retire à u⃗\vec{u} sa composante selon la normale : u⃗−u⃗⋅n⃗∥n⃗∥2n⃗=(1; 2; 2)−49(2; −1; 2)=(19; 229; 109)\vec{u}-\frac{\vec{u}\cdot\vec{n}}{\|\vec{n}\|^{2}}\vec{n}=(1;\ 2;\ 2)-\frac{4}{9}(2;\ -1;\ 2)=\left(\frac{1}{9};\ \frac{22}{9};\ \frac{10}{9}\right), colinéaire à (1; 22; 10)(1;\ 22;\ 10). Contrôle : (1; 22; 10)⋅n⃗=2−22+20=0(1;\ 22;\ 10)\cdot\vec{n}=2-22+20=0, la direction est bien dans le plan.

e)

Parallèle au plan signifie orthogonale à la normale : 2−2+2k=02-2+2k=0, donc k=0k=0.

Le fil : entre une droite et un plan, on calcule avec la normale puis on prend le complément ; le sinus remplace le cosinus.

Exercice 12 : Trois plans : un point, une droite ou rien

On considère les plans π1:x+y+z=6\pi_{1} : x+y+z=6 et π2:x−y+2z=5\pi_{2} : x-y+2z=5, ainsi que trois plans possibles pour compléter le système : π3:x+2y−z=2\pi_{3} : x+2y-z=2, π3′:2x+3z=11\pi_{3}' : 2x+3z=11 et π3′′:2x+3z=12\pi_{3}'' : 2x+3z=12.

  • a) Montrez que π1\pi_{1}, π2\pi_{2} et π3\pi_{3} ont un unique point commun, et déterminez-le.
  • b) Calculez le déterminant des normales de π1\pi_{1}, π2\pi_{2} et π3′\pi_{3}'. Montrez que ces trois plans ont une droite commune, dont vous donnerez un vecteur directeur.
  • c) Déterminez le point de cette droite commune situé dans le plan z=0z=0.
  • d) Les plans π1\pi_{1}, π2\pi_{2} et π3′′\pi_{3}'' ont-ils un point commun ? Décrivez leur configuration.
  • e) Pour quelles valeurs de kk les plans π1\pi_{1}, π2\pi_{2} et 2x+3z=k2x+3z=k ont-ils une infinité de points communs ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Point (1; 2; 3)(1;\ 2;\ 3)
  • b) Déterminant nul ; droite de direction (3;−1;−2)(3;-1;-2)
  • c) (5,5; 0,5; 0)(5{,}5;\ 0{,}5;\ 0)
  • d) Aucun point : prisme
  • e) k=11k=11
a)

∣1111−1212−1∣=1(1−4)−1(−1−2)+1(2+1)=3≠0\begin{vmatrix} 1 & 1 & 1 \\ 1 & -1 & 2 \\ 1 & 2 & -1 \end{vmatrix}=1(1-4)-1(-1-2)+1(2+1)=3\neq 0 : les normales ne sont pas coplanaires, le système a une solution unique. En ajoutant π1\pi_{1} et π3\pi_{3} : 2x+3y=82x+3y=8 ; en retranchant π2\pi_{2} de π1\pi_{1} : 2y−z=12y-z=1, donc z=2y−1z=2y-1, et π1\pi_{1} donne x=7−3yx=7-3y. Alors 14−6y+3y=814-6y+3y=8, soit y=2y=2, x=1x=1, z=3z=3. Le point commun est (1; 2; 3)(1;\ 2;\ 3) ; contrôle dans π2\pi_{2} : 1−2+6=51-2+6=5.

b)

∣1111−12203∣=1(−3)−1(3−4)+1(0+2)=0\begin{vmatrix} 1 & 1 & 1 \\ 1 & -1 & 2 \\ 2 & 0 & 3 \end{vmatrix}=1(-3)-1(3-4)+1(0+2)=0. En effet π1+π2\pi_{1}+\pi_{2} donne exactement 2x+3z=112x+3z=11 : tout point commun à π1\pi_{1} et π2\pi_{2} est sur π3′\pi_{3}'. Les trois plans contiennent donc la droite π1∩π2\pi_{1}\cap\pi_{2}, de vecteur directeur n1⃗×n2⃗=(1⋅2−1⋅(−1); 1⋅1−1⋅2; 1⋅(−1)−1⋅1)=(3; −1; −2)\vec{n_{1}}\times\vec{n_{2}}=(1\cdot 2-1\cdot(-1);\ 1\cdot 1-1\cdot 2;\ 1\cdot(-1)-1\cdot 1)=(3;\ -1;\ -2).

c)

Avec z=0z=0 : x+y=6x+y=6 et x−y=5x-y=5, donc x=5,5x=5{,}5 et y=0,5y=0{,}5. Le point est (5,5; 0,5; 0)(5{,}5;\ 0{,}5;\ 0), et il vérifie bien 2(5,5)+0=112(5{,}5)+0=11.

d)

Non : un point commun à π1\pi_{1} et π2\pi_{2} vérifie 2x+3z=112x+3z=11, donc jamais 2x+3z=122x+3z=12. Aucun point commun. Les normales étant les mêmes qu'en b), les plans se coupent deux à deux selon trois droites parallèles de direction (3; −1; −2)(3;\ -1;\ -2) : la configuration est un PRISME.

e)

Il faut que l'équation soit conséquence des deux autres, donc k=11k=11 : c'est la seule valeur, le cas de b). Pour toute autre valeur de kk, on est dans le cas du prisme, puisque le déterminant est nul quel que soit kk.

Le fil : un déterminant non nul donne un point ; nul, il reste à savoir si la troisième équation est une conséquence des deux autres, droite commune, ou les contredit, prisme.

Exercice 13 : La perpendiculaire commune de deux droites gauches

On considère la droite d1d_{1} de représentation (t; t; 0)(t;\ t;\ 0) et la droite d2d_{2} de représentation (1; s; 2+s)(1;\ s;\ 2+s), pour tt et ss réels. On note u⃗=(1; 1; 0)\vec{u}=(1;\ 1;\ 0) et v⃗=(0; 1; 1)\vec{v}=(0;\ 1;\ 1) leurs vecteurs directeurs.

xyzOuvd₁d₂
  • a) Montrez que d1d_{1} et d2d_{2} sont gauches.
  • b) On cherche le point PP de d1d_{1} et le point QQ de d2d_{2} tels que PQ⃗\vec{PQ} soit orthogonal à u⃗\vec{u} et à v⃗\vec{v}. Écrivez les deux conditions et déterminez tt et ss.
  • c) Donnez les coordonnées de PP et de QQ.
  • d) Calculez PQPQ, au millième, et vérifiez le résultat par la formule du produit mixte.
  • e) Montrez que PQ⃗\vec{PQ} est colinéaire à u⃗×v⃗\vec{u}\times\vec{v}. Pourquoi est-ce attendu ?

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a)
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c)
d)
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Réponses

  • a) Produit mixte 3 : gauches
  • b) t=0t=0, s=−1s=-1
  • c) P(0;0;0)P(0;0;0), Q(1;−1;1)Q(1;-1;1)
  • d) PQ=3≈1,732PQ=\sqrt3\approx 1{,}732
  • e) PQ⃗=u⃗×v⃗\vec{PQ}=\vec u\times\vec v
a)

u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont pas parallèles. Avec A=(0; 0; 0)A=(0;\ 0;\ 0) sur d1d_{1} et C=(1; 0; 2)C=(1;\ 0;\ 2) sur d2d_{2} : u⃗×v⃗=(1⋅1−0⋅1; 0⋅0−1⋅1; 1⋅1−1⋅0)=(1; −1; 1)\vec{u}\times\vec{v}=(1\cdot 1-0\cdot 1;\ 0\cdot 0-1\cdot 1;\ 1\cdot 1-1\cdot 0)=(1;\ -1;\ 1) et AC⃗⋅(u⃗×v⃗)=1+0+2=3≠0\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})=1+0+2=3\neq 0 : elles ne sont pas coplanaires, donc gauches.

b)

PQ⃗=(1−t; s−t; 2+s)\vec{PQ}=(1-t;\ s-t;\ 2+s). PQ⃗⋅u⃗=1−t+s−t=1+s−2t=0\vec{PQ}\cdot\vec{u}=1-t+s-t=1+s-2t=0 et PQ⃗⋅v⃗=s−t+2+s=2s−t+2=0\vec{PQ}\cdot\vec{v}=s-t+2+s=2s-t+2=0. La seconde donne t=2s+2t=2s+2, et la première 1+s−4s−4=01+s-4s-4=0, soit s=−1s=-1 puis t=0t=0.

c)

P=(0; 0; 0)P=(0;\ 0;\ 0) et Q=(1; −1; 1)Q=(1;\ -1;\ 1).

d)

PQ⃗=(1; −1; 1)\vec{PQ}=(1;\ -1;\ 1) et PQ=3≈1,732PQ=\sqrt{3}\approx 1{,}732. Par le produit mixte : ∣AC⃗⋅(u⃗×v⃗)∣∥u⃗×v⃗∥=33=3\frac{|\vec{AC}\cdot(\vec{u}\times\vec{v})|}{\|\vec{u}\times\vec{v}\|}=\frac{3}{\sqrt{3}}=\sqrt{3}. Les deux calculs concordent.

e)

PQ⃗=(1; −1; 1)=u⃗×v⃗\vec{PQ}=(1;\ -1;\ 1)=\vec{u}\times\vec{v}. C'est attendu : PQ⃗\vec{PQ} est orthogonal aux deux directions, et dans l'espace, les vecteurs orthogonaux à deux vecteurs non colinéaires forment une droite vectorielle, celle de leur produit vectoriel. La perpendiculaire commune est la seule droite qui coupe les deux droites à angle droit, et PQPQ est la plus courte distance entre elles.

Le fil : la distance entre deux droites gauches se calcule par le produit mixte ; la perpendiculaire commune s'obtient en imposant deux orthogonalités.

Exercice 14 : Problème : la réflexion d'un rayon sur un miroir plan

Un miroir occupe le plan π:x+y+z=3\pi : x+y+z=3, de vecteur normal n⃗=(1; 1; 1)\vec{n}=(1;\ 1;\ 1). Un rayon lumineux part de la source S(0; 0; 6)S(0;\ 0;\ 6) dans la direction d⃗=(1; 2; −5)\vec{d}=(1;\ 2;\ -5).

À la réflexion, la composante du rayon selon la normale change de signe et la composante parallèle au miroir est conservée : r⃗=d⃗−2d⃗⋅n⃗∥n⃗∥2n⃗\vec{r}=\vec{d}-2\frac{\vec{d}\cdot\vec{n}}{\|\vec{n}\|^{2}}\vec{n}.

La figure représente le miroir, la source et la direction du rayon.

πdSn
  • a) Déterminez le point II où le rayon frappe le miroir.
  • b) Calculez la direction r⃗\vec{r} du rayon réfléchi, puis donnez-la à coordonnées entières.
  • c) Vérifiez que le rayon incident et le rayon réfléchi font le même angle avec la normale.
  • d) Déterminez le symétrique S′S' de la source par rapport au plan du miroir.
  • e) Montrez que le vecteur S′I⃗\vec{S'I} est colinéaire à la direction réfléchie, et interprétez.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) I(1,5; 3; −1,5)I(1{,}5;\ 3;\ -1{,}5)
  • b) (7; 10; −11)(7;\ 10;\ -11)
  • c) Même angle, environ 77,8∘77{,}8^\circ
  • d) S′(−2; −2; 4)S'(-2;\ -2;\ 4)
  • e) S′I⃗\vec{S'I} colinéaire au rayon réfléchi
a)

Le point (t; 2t; 6−5t)(t;\ 2t;\ 6-5t) vérifie t+2t+6−5t=3t+2t+6-5t=3, soit −2t=−3-2t=-3 et t=1,5t=1{,}5 : I=(1,5; 3; −1,5)I=(1{,}5;\ 3;\ -1{,}5).

b)

d⃗⋅n⃗=1+2−5=−2\vec{d}\cdot\vec{n}=1+2-5=-2 et ∥n⃗∥2=3\|\vec{n}\|^{2}=3, donc r⃗=(1; 2; −5)+43(1; 1; 1)=(73; 103; −113)\vec{r}=(1;\ 2;\ -5)+\frac{4}{3}(1;\ 1;\ 1)=\left(\frac{7}{3};\ \frac{10}{3};\ -\frac{11}{3}\right), colinéaire à (7; 10; −11)(7;\ 10;\ -11).

c)

Incident : ∣d⃗⋅n⃗∣∥d⃗∥ ∥n⃗∥=2303≈0,211\frac{|\vec{d}\cdot\vec{n}|}{\|\vec{d}\|\,\|\vec{n}\|}=\frac{2}{\sqrt{30}\sqrt{3}}\approx 0{,}211. Réfléchi, avec (7; 10; −11)(7;\ 10;\ -11) : ∣7+10−11∣2703=6810≈0,211\frac{|7+10-11|}{\sqrt{270}\sqrt{3}}=\frac{6}{\sqrt{810}}\approx 0{,}211. Mêmes cosinus, donc même angle avec la normale, environ 77,8∘77{,}8^{\circ} : c'est la loi de la réflexion. Le rayon incident arrive vers le miroir, d⃗⋅n⃗<0\vec{d}\cdot\vec{n}<0, et le rayon réfléchi en repart, r⃗⋅n⃗>0\vec{r}\cdot\vec{n}>0.

d)

SS donne 0+0+6−3=30+0+6-3=3, donc S′=S−2⋅33n⃗=(0; 0; 6)−(2; 2; 2)=(−2; −2; 4)S'=S-2\cdot\frac{3}{3}\vec{n}=(0;\ 0;\ 6)-(2;\ 2;\ 2)=(-2;\ -2;\ 4).

e)

S′I⃗=(3,5; 5; −5,5)=12(7; 10; −11)\vec{S'I}=(3{,}5;\ 5;\ -5{,}5)=\frac{1}{2}(7;\ 10;\ -11) : le rayon réfléchi est porté par la droite (S′I)(S'I). Tout se passe comme si la lumière venait en ligne droite de l'image S′S' de la source derrière le miroir : c'est pour cela qu'on voit l'objet « dans » le miroir, à la même distance derrière que devant.

Le fil : réfléchir un vecteur sur un plan, c'est inverser sa composante normale ; réfléchir un point, c'est prolonger la perpendiculaire d'autant.

Exercice 15 : Problème : la ligne de plus grande pente d'un toit

Un pan de toit est un rectangle de sommets A(0; 0; 6)A(0;\ 0;\ 6), B(0; 10; 6)B(0;\ 10;\ 6), C(4; 0; 4)C(4;\ 0;\ 4) et D(4; 10; 4)D(4;\ 10;\ 4), en mètres, l'axe zz étant vertical. Le faîte est l'arête [AB][AB], la gouttière l'arête [CD][CD].

xyzOABCDP
  • a) Déterminez une équation cartésienne du plan du toit.
  • b) Calculez l'angle entre le toit et le plan horizontal, au centième de degré, et la pente en pourcentage.
  • c) Déterminez un vecteur directeur des droites horizontales du toit, puis celui de la ligne de plus grande pente orientée vers le bas.
  • d) Une goutte d'eau tombe sur le toit au point P(1; 5; 5,5)P(1;\ 5;\ 5{,}5) et suit la ligne de plus grande pente. En quel point atteint-elle la gouttière ?
  • e) Calculez l'aire du pan de toit, au dixième, et comparez-la à l'aire de sa projection sur le sol.

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b)
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d)
e)
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Réponses

  • a) x+2z=12x+2z=12
  • b) 26,57∘26{,}57^\circ ; pente 50 %
  • c) Horizontales (0;1;0)(0;1;0) ; pente (2;0;−1)(2;0;-1)
  • d) (4; 5; 4)(4;\ 5;\ 4)
  • e) 44,744{,}7 m² contre 40 m²
a)

AB⃗=(0; 10; 0)\vec{AB}=(0;\ 10;\ 0) et AC⃗=(4; 0; −2)\vec{AC}=(4;\ 0;\ -2), AB⃗×AC⃗=(10⋅(−2)−0⋅0; 0⋅4−0⋅(−2); 0⋅0−10⋅4)=(−20; 0; −40)\vec{AB}\times\vec{AC}=(10\cdot(-2)-0\cdot 0;\ 0\cdot 4-0\cdot(-2);\ 0\cdot 0-10\cdot 4)=(-20;\ 0;\ -40), colinéaire à n⃗=(1; 0; 2)\vec{n}=(1;\ 0;\ 2). Par AA : x+2(z−6)=0x+2(z-6)=0, soit x+2z=12x+2z=12. Contrôle sur DD : 4+8=124+8=12.

b)

L'angle entre deux plans est celui de leurs normales : cos⁡θ=∣n⃗⋅k⃗∣∥n⃗∥=25\cos\theta=\frac{|\vec{n}\cdot\vec{k}|}{\|\vec{n}\|}=\frac{2}{\sqrt{5}}, donc θ≈26,57∘\theta\approx 26{,}57^{\circ}. La pente est tan⁡θ=12\tan\theta=\frac{1}{2} : on descend de 2 m2\ \mathrm{m} pour 4 m4\ \mathrm{m} horizontaux, une pente de 50 %50\ \%.

c)

Une droite horizontale du toit est orthogonale à n⃗\vec{n} et à k⃗=(0; 0; 1)\vec{k}=(0;\ 0;\ 1) : n⃗×k⃗=(0⋅1−2⋅0; 2⋅0−1⋅1; 0)=(0; −1; 0)\vec{n}\times\vec{k}=(0\cdot 1-2\cdot 0;\ 2\cdot 0-1\cdot 1;\ 0)=(0;\ -1;\ 0), la direction du faîte. La ligne de plus grande pente est dans le toit et orthogonale aux horizontales : n⃗×(0; 1; 0)=(0⋅0−2⋅1; 2⋅0−1⋅0; 1⋅1−0⋅0)=(−2; 0; 1)\vec{n}\times(0;\ 1;\ 0)=(0\cdot 0-2\cdot 1;\ 2\cdot 0-1\cdot 0;\ 1\cdot 1-0\cdot 0)=(-2;\ 0;\ 1), qui monte ; vers le bas, (2; 0; −1)(2;\ 0;\ -1).

d)

PP est bien sur le toit : 1+11=121+11=12. La goutte suit (1+2t; 5; 5,5−t)(1+2t;\ 5;\ 5{,}5-t) et atteint la gouttière à z=4z=4, donc t=1,5t=1{,}5 : le point (4; 5; 4)(4;\ 5;\ 4), au milieu de la gouttière. Elle ne dérive pas selon yy : la plus grande pente est perpendiculaire au faîte.

e)

AB=10AB=10 et AC=16+4=20≈4,47AC=\sqrt{16+4}=\sqrt{20}\approx 4{,}47, donc l'aire vaut 1020≈44,7 m210\sqrt{20}\approx 44{,}7\ \mathrm{m^{2}}. La projection au sol est un rectangle de 1010 sur 44, soit 40 m240\ \mathrm{m^{2}}, et 44,7×cos⁡θ=44,7×25≈4044{,}7\times\cos\theta=44{,}7\times\frac{2}{\sqrt{5}}\approx 40 : l'aire projetée est l'aire multipliée par le cosinus de l'angle entre les plans. C'est l'aire du toit, et non celle du sol, qui compte pour les tuiles.

Le fil : la normale d'un plan donne à la fois son inclinaison, ses horizontales et sa ligne de plus grande pente.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/nyc-droites-plans-espace. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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