Exercices corrigés : les paramètres des fonctions (math SN5)
Voici la série complète d'exercices corrigés de mathématiques SN5 sur les paramètres des fonctions, en trois parties. La partie A couvre les bases, valables pour toutes les familles de fonctions : le rôle de chaque paramètre dans la forme canonique f(x)=ag(b(x−h))+k, les translations, les étirements et compressions, les réflexions, et la lecture des paramètres directement dans la règle. La partie B applique tout cela aux fonctions du cours : exponentielle et logarithme (asymptote, domaine), racine carrée et valeur absolue (sommet, domaine, image), et fonctions trigonométriques (amplitude, période, axe médian, déphasage). La partie C reprend les classiques : le paramètre b négatif et la réflexion par rapport à l'axe des ordonnées (exercice 11), l'ordre des transformations, qui change la règle obtenue (exercice 12), la règle écrite à partir d'une description en mots (exercice 13), puis deux modèles, la hauteur d'un passager de grande roue (exercice 14) et un toit à deux versants décrit par une valeur absolue (exercice 15).
Le fil conducteur : chaque paramètre a un rôle fixe, quelle que soit la fonction de base. k déplace verticalement, h déplace horizontalement, a étire ou renverse verticalement, b étire ou renverse horizontalement. Comprendre les paramètres une bonne fois, c'est comprendre TOUTES les fonctions transformées d'un coup, et la règle de transformation (x;y)↦(bx+h;ay+k) le dit en une ligne (exercice 5).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Forme canonique générale : f(x)=ag(b(x−h))+k, où g est la fonction de base (par exemple x2, x, ∣x∣, 2x, logx, sinx).
•k : translation verticale (k>0 vers le haut, k<0 vers le bas). h : translation horizontale (h>0 vers la droite, h<0 vers la gauche). Le sommet ou point de départ passe de l'origine à (h;k).
•a : étirement vertical si ∣a∣>1, compression si 0<∣a∣<1 ; si a<0, réflexion par rapport à l'axe horizontal. Un point (x;y) devient (x;ay) après l'action de a.
•b : étirement horizontal si 0<∣b∣<1, compression si ∣b∣>1 ; si b<0, réflexion par rapport à l'axe vertical. L'action de b divise l'abscisse par b.
•Enchaînement : un point (x0;y0) de la fonction de base est envoyé sur (h+bx0;k+ay0).
•Au Québec, cet enchaînement s'appelle la RÈGLE DE TRANSFORMATION et s'écrit (x;y)↦(bx+h;ay+k) : on DIVISE l'abscisse par b, signe compris.
•Fonctions trigonométriques f(x)=asin(b(x−h))+k : amplitude ∣a∣, période ∣b∣2π, axe médian y=k (donc max=k+∣a∣, min=k−∣a∣), déphasage horizontal h.
Partie A : Le rôle des paramètres (/50)
Exercice 1 : Les quatre paramètres a, b, h, k
On part de la fonction de base g(x)=x2 et on lui applique des paramètres pour obtenir f(x)=a(x−h)2+k (ici b=1).
La figure ci-dessous représente la fonction de base et le point donné.
a) Pour f(x)=−(x−3)2+2, identifiez a, h et k, puis donnez le sommet et le sens d'ouverture de la parabole.
b) Le point (2;4) appartient à la base g(x)=x2. Sur quel point est-il envoyé par la transformation du a) ? (Rappel : (x0;y0)↦(h+x0;k+ay0) quand b=1.)
c) Vérifiez, par le calcul de f, que ce point image est bien sur la parabole f.
d) Décrivez en mots les transformations subies par g pour donner f (dans l'ordre).
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Réponses
a)a=−1, h=3, k=2 ; sommet (3;2), ouverte vers le bas
b)(5;−2)
c)f(5)=−4+2=−2
d)Réflexion (axe des x), translation de 3 à droite, translation de 2 vers le haut
a)
On compare f(x)=−(x−3)2+2 à la forme a(x−h)2+k. Le coefficient devant la parenthèse est −1, souvent sous-entendu quand seul un signe moins apparaît : a=−1. Puis h=3, lu directement dans (x−3), et k=2. Le sommet est (h;k)=(3;2). Comme a=−1<0, la parabole ouvre vers le BAS et son sommet est un MAXIMUM. Ne lisez pas a=0 parce qu'aucun chiffre n'est écrit : un signe moins seul vaut −1.
b)
La transformation agit séparément sur chaque coordonnée. L'abscisse est décalée de h, ce qui donne 3+2=5. L'ordonnée subit d'abord le facteur a, puis le décalage k, dans cet ordre : 2+(−1)×4=2−4=−2. Le point image est donc (5;−2). L'ordre des deux opérations verticales compte : si l'on ajoutait k AVANT de multiplier par a, on obtiendrait −1×(4+2)=−6, une valeur fausse. La règle est toujours de multiplier d'abord, décaler ensuite, ce qui reflète l'ordre des opérations dans l'écriture ay0+k.
c)
Vérification par le calcul direct : f(5)=−(5−3)2+2=−(2)2+2=−4+2=−2 ✓, le point (5;−2) est bien sur la parabole. On peut ajouter un contrôle par la symétrie, qui coûte une ligne et sécurise le résultat : le symétrique de 5 par rapport à l'axe x=3 est 1, et f(1)=−(1−3)2+2=−4+2=−2, la même ordonnée ✓. Toute parabole étant symétrique par rapport à son axe vertical, deux abscisses équidistantes du sommet donnent toujours la même image.
d)
En partant de y=x2, trois transformations se succèdent. La RÉFLEXION par rapport à l'axe horizontal, due à a=−1, qui retourne la courbe vers le bas. Puis la TRANSLATION de 3 unités vers la DROITE, due à h=3. Puis la translation de 2 unités vers le HAUT, due à k=2. L'ordre entre les deux translations est indifférent, l'une étant horizontale et l'autre verticale, mais la réflexion doit précéder la translation verticale : appliquer k d'abord puis retourner donnerait −((x−3)2+2)=−(x−3)2−2, une courbe située 4 unités plus bas. C'est exactement la même subtilité qu'en b), vue cette fois sur la courbe entière plutôt que sur un point.
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Exercice 2 : Translations et réflexions
On part de la fonction valeur absolue g(x)=∣x∣ (sommet à l'origine, en forme de V). Le schéma montre g et sa transformée h(x)=−∣x−2∣+3.
a) À partir de g(x)=∣x∣, quelle règle donne une translation de 4 unités vers la droite et de 1 unité vers le bas ?
b) Quelle règle donne la réflexion de g par rapport à l'axe des x ?
c) Pour la fonction h(x)=−∣x−2∣+3 du schéma, identifiez a, h, k, donnez le sommet et dites si le V est vers le haut ou vers le bas.
d) Sur le schéma, le sommet passe de (0;0) à (2;3) : reliez ce déplacement aux paramètres h et k.
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Réponses
a)y=∣x−4∣−1
b)y=−∣x∣
c)a=−1, h=2, k=3 ; sommet (2;3), V vers le bas
d)(0;0)↦(0+h;0+k)=(2;3)
a)
Une translation HORIZONTALE agit sur l'argument, et son signe apparaît INVERSÉ dans la règle : aller de 4 unités vers la droite s'écrit x−4. Une translation verticale, elle, s'écrit dans le sens naturel : descendre de 1 s'écrit −1. Règle : y=∣x−4∣−1, de sommet (4;−1). Retenez l'asymétrie : les transformations HORIZONTALES s'écrivent à l'envers, les VERTICALES à l'endroit. La raison est qu'un décalage horizontal agit sur l'ENTRÉE avant que la fonction n'opère, alors qu'un décalage vertical agit sur la SORTIE après.
b)
Une réflexion par rapport à l'axe des x change le signe de toutes les ordonnées, donc multiplie la fonction entière par −1 : y=−∣x∣. Le V est retourné, il ouvre vers le bas, et le sommet reste à l'origine puisque le point (0;0) est son propre symétrique. À ne pas confondre avec la réflexion par rapport à l'axe des y, qui s'écrirait y=∣−x∣ et qui, ici, ne changerait rien du tout, la valeur absolue étant paire.
c)
Sur h(x)=−∣x−2∣+3 : le coefficient devant la valeur absolue est −1, donc a=−1 ; puis h=2 et k=3. Sommet (2;3). Comme a<0, le V est renversé et ouvre vers le BAS, son sommet étant un maximum. L'image est donc ]−∞;3].
d)
Le sommet de la base ∣x∣ est à l'origine (0;0). Le paramètre h=2 le déplace de 2 unités vers la droite, et k=3 de 3 unités vers le haut : on arrive en (0+2;0+3)=(2;3), exactement le sommet lu sur le schéma ✓. C'est la propriété la plus utile du chapitre : le couple (h;k) est TOUJOURS le point image du point remarquable de la fonction de base, quelle que soit la famille. Pour la valeur absolue et la parabole c'est le sommet, pour la racine carrée le point de départ, pour l'exponentielle le point d'ancrage sur l'asymptote. Le paramètre a, lui, ne déplace jamais ce point : il ne fait que modifier la forme de la courbe autour de lui, ce qui explique que le sommet ne dépende que de h et k.
Exercice 3 : Étirement vertical et compression horizontale
Les paramètres a et b modifient l'échelle de la courbe. On travaille sur la base g(x)=x2 et le point (2;4) qui lui appartient.
La figure ci-dessous représente la fonction de base et le point donné.
a) La fonction y=3x2 : est-ce un étirement ou une compression vertical(e) ? Sur quel point le point (2;4) est-il envoyé ?
b) La fonction y=21x2 : étirement ou compression ? Image du point (2;4) ?
c) La fonction y=(2x)2 : le paramètre b=2 produit-il un étirement ou une compression horizontal(e) ? Sur quel point de même hauteur y=4 est envoyé le point (2;4) ?
d) Pourquoi a agit-il sur l'ordonnée (la hauteur) alors que b agit sur l'abscisse (la largeur) ?
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Réponses
a)Étirement vertical ; (2;12)
b)Compression verticale ; (2;2)
c)Compression horizontale ; (1;4)
d)a multiplie la sortie y, b multiplie l'entrée x (d'où l'inversion)
a)
Le coefficient a=3 est supérieur à 1 : c'est un ÉTIREMENT vertical, la courbe est trois fois plus haute à chaque abscisse. Le point (2;4) garde son abscisse et voit son ordonnée multipliée par 3 : il devient (2;12). Vérification directe : 3×22=12 ✓.
b)
Ici a=21, compris strictement entre 0 et 1 : c'est une COMPRESSION verticale, la courbe est aplatie vers l'axe des x. Le point (2;4) devient (2;21×4)=(2;2). Vérification : 21×4=2 ✓. Retenez le critère par la valeur absolue : ∣a∣>1 étire, ∣a∣<1 comprime, et ∣a∣=1 ne change rien à l'échelle. Le SIGNE de a, lui, est une question distincte, celle de la réflexion.
c)
Le paramètre b=2 agit horizontalement, et son effet est INVERSE de celui de a : un b>1 produit une COMPRESSION horizontale, la courbe est resserrée vers l'axe vertical. Pour trouver l'image du point, on divise l'abscisse par b : (2;4)↦(22;4)=(1;4). Vérification : (2×1)2=22=4 ✓, l'ordonnée est bien conservée. C'est le point qui déroute le plus : on multiplie par b dans l'écriture, mais on DIVISE par b sur le graphique.
d)
La différence tient à l'endroit où chaque paramètre intervient dans la chaîne de calcul. Le paramètre a multiplie la SORTIE de la fonction, c'est-à-dire la valeur y déjà calculée : il change donc directement l'échelle verticale, et dans le même sens que sa valeur. Le paramètre b, lui, multiplie l'ENTRÉE, c'est-à-dire le x, AVANT que la fonction n'agisse. Pour que la fonction atteigne la même sortie, il faut donc lui fournir une entrée plus petite, divisée par b : d'où la compression et l'inversion apparente. Formulé autrement : y=f(bx) atteint en x=bx0 la valeur que y=f(x) atteignait en x0. Cette inversion est la même que celle du paramètre h, et pour la même raison, les deux agissant sur l'entrée.
Exercice 4 : Lire les paramètres dans la forme canonique
À l'examen, on doit souvent lire directement a, h et k dans la règle, quelle que soit la famille de fonction, puis en déduire le sommet ou le point de départ.
a) q(x)=2(x+3)2−5 : donnez a, h, k et le sommet.
b) r(x)=x−4+1 : donnez h, k, le point de départ et le domaine.
c) s(x)=−∣x+1∣+6 : donnez a, h, k, le sommet et l'image (ensemble des valeurs de y).
d) Attention au signe de h : pourquoi (x+3)2 correspond-il à h=−3 et non h=+3 ?
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Réponses
a)a=2, h=−3, k=−5 ; sommet (−3;−5)
b)h=4, k=1 ; départ (4;1) ; domaine [4;+∞[
c)a=−1, h=−1, k=6 ; sommet (−1;6) ; image ]−∞;6]
d)(x+3)=(x−(−3)) : le sommet est là où la parenthèse s'annule, x=−3
a)
q(x)=2(x+3)2−5 : le coefficient devant la parenthèse donne a=2, le terme final donne k=−5, et pour h il faut réécrire (x+3)=(x−(−3)), d'où h=−3. Sommet (−3;−5). Comme a=2>0, la parabole ouvre vers le haut et le sommet est un minimum.
b)
r(x)=x−4+1 : ici h=4, lu directement puisque le signe est déjà un moins, et k=1. Le coefficient devant la racine vaut 1. Le point de départ, analogue du sommet pour une racine carrée, est (h;k)=(4;1) : c'est l'endroit où le radicande s'annule et où la courbe commence. Le domaine s'en déduit : la racine exige x−4≥0, donc [4;+∞[. Notez que la borne du domaine est exactement l'abscisse du point de départ, ce qui est général pour cette famille.
c)
s(x)=−∣x+1∣+6 : le signe moins seul donne a=−1, la réécriture (x+1)=(x−(−1)) donne h=−1, et k=6. Sommet (−1;6). Comme a<0, le V ouvre vers le BAS, donc k=6 est un MAXIMUM et l'image est ]−∞;6]. Le crochet est fermé en 6 parce que cette valeur est atteinte, précisément au sommet.
d)
La forme canonique s'écrit toujours avec une SOUSTRACTION, (x−h). Quand l'énoncé affiche (x+3), il faut le relire comme (x−(−3)) pour identifier h, d'où h=−3 et non +3. Le contrôle qui lève tout doute en trois secondes : le sommet est là où la parenthèse S'ANNULE. Ici x+3=0 donne x=−3, donc le sommet est bien à gauche de l'origine ✓. Ce contrôle ne demande aucune mémorisation de règle de signe et fonctionne pour les quatre familles du chapitre : cherchez l'abscisse qui annule l'expression entre parenthèses, c'est h.
Exercice 5 : Des transformations à la règle
On combine les quatre paramètres. On part de la base g(x)=x, qui passe par (0;0) et (4;2), et on applique dans l'ordre : a=3, b=1, h=2, k=−1, pour obtenir f(x)=3x−2−1.
La figure ci-dessous représente la fonction de base et ses deux points.
a) Donnez le point de départ de f (image du point (0;0) de la base).
b) Sur quel point le point (4;2) de la base est-il envoyé ? Utilisez (x0;y0)↦(h+bx0;k+ay0).
c) Vérifiez votre réponse au b) en calculant f à l'abscisse trouvée.
d) Donnez le domaine et l'image de f.
e) On garde a=3, h=2 et k=−1, mais on prend b=−2 : p(x)=3−2(x−2)−1. Par la règle de transformation (x;y)↦(bx+h;ay+k), trouvez l'image du point (4;2) de la base, puis donnez le domaine de p.
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Réponses
a)(2;−1)
b)(6;5)
c)f(6)=34−1=5
d)Domaine [2;+∞[, image [−1;+∞[
e)(4;2)↦(0;5) ; domaine ]−∞;2]
a)
Le point remarquable de la base x est son point de départ (0;0). On lui applique la formule : l'abscisse devient h+bx0=2+10=2, et l'ordonnée devient k+ay0=−1+3×0=−1. Le point de départ de f est donc (2;−1). C'est cohérent avec la lecture directe des paramètres, puisque le point de départ vaut toujours (h;k) ✓, et le calcul le confirme parce que x0 et y0 sont tous deux nuls.
b)
Pour (4;2) : l'abscisse devient 2+14=6, et l'ordonnée −1+3×2=−1+6=5. Le point image est (6;5). Notez que le déplacement n'est pas le même dans les deux directions : l'abscisse a simplement été décalée de 2, tandis que l'ordonnée a d'abord été triplée puis décalée de −1.
c)
Vérification par le calcul direct, qui est le seul vrai contrôle : f(6)=36−2−1=34−1=3×2−1=6−1=5 ✓. Le point (6;5) est bien sur la courbe. On peut vérifier un troisième point pour plus de sûreté : la base passe par (9;3), dont l'image serait (2+9;−1+9)=(11;8), et effectivement f(11)=39−1=9−1=8 ✓.
d)
Le domaine vient de la racine : x−2≥0, donc [2;+∞[. L'image se déduit du point de départ et du signe de a : la courbe part de l'ordonnée k=−1, et comme a=3>0 elle MONTE indéfiniment à partir de là. L'image est donc [−1;+∞[, borne fermée puisque la valeur −1 est atteinte au point de départ. Résumé des rôles pour cette famille, à retenir : h fixe la borne du domaine, k fixe la borne de l'image, et le SIGNE de a décide de quel côté part l'image, vers le haut si a>0 et vers le bas si a<0.
e)
La règle de transformation, telle qu'on l'écrit au Québec, est la formule du b) écrite dans l'autre ordre : (x;y)↦(bx+h;ay+k). Abscisse : −24+2=−2+2=0. Ordonnée : 3×2−1=5, inchangée par rapport au b) puisque a et k n'ont pas bougé. Le point image est (0;5). Contrôle par le calcul direct : p(0)=3−2(0−2)−1=34−1=5 ✓. Le piège est de MULTIPLIER par b : 4×(−2)+2=−6, et p(−6)=316−1=11, pas 5, donc (−6;5) n'est pas sur la courbe. On divise parce que b multiplie l'ENTRÉE : pour que −2(x−2) redonne 4, il faut x−2=−24.
Ce que le signe de b a fait se lit en comparant au b). Le point était à 4 unités à DROITE de la droite x=h=2, en (6;5) ; il est maintenant à 2 unités à GAUCHE, en (0;5). Le 2 de ∣b∣ a divisé la distance par deux, c'est la compression, et le signe moins l'a fait changer de côté, c'est la réflexion par rapport à l'axe vertical. Le point de départ, lui, reste (2;−1), puisque −20+2=2. Domaine : −2(x−2)≥0 donne x−2≤0, le sens s'inversant en divisant par −2, soit ]−∞;2] : la courbe part de (2;−1) vers la gauche, et l'on retrouve que b décide du domaine, pas a. Troisième point pour le tracé : (1;1)↦(−21+2;3−1)=(1,5;2), et p(1,5)=31−1=2 ✓.
Partie B : Niveau examen, les paramètres selon la famille (/50)
Exercice 6 : Paramètres de l'exponentielle et du logarithme
Sur l'exponentielle et le logarithme, k et h pilotent les éléments clés : k fixe l'asymptote de l'exponentielle, h fixe la restriction du logarithme.
a) Pour E(x)=2⋅3x−1−4, donnez l'équation de l'asymptote horizontale, puis évaluez E(1) et E(2).
b) L'asymptote de E dépend-elle de a ou de k ? Justifiez à partir du comportement quand x→−∞.
c) Pour L(x)=log2(x−3)+1, donnez le domaine, l'équation de l'asymptote verticale, puis évaluez L(4) et L(5).
d) Quel paramètre déplace l'asymptote verticale d'un logarithme, et pourquoi ?
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Réponses
a)y=−4 ; E(1)=−2, E(2)=2
b)De k seulement : a⋅3x−1→0 quand x→−∞
c)Domaine ]3;+∞[ ; asymptote x=3 ; L(4)=1, L(5)=2
d)h : le log exige x−h>0, la frontière x=h est l'asymptote
a)
L'asymptote horizontale d'une exponentielle transformée est y=k, le terme ajouté hors de la puissance : ici y=−4. Évaluations : E(1)=2⋅31−1−4=2⋅30−4=2×1−4=−2, en se rappelant que toute puissance d'exposant nul vaut 1. Et E(2)=2⋅32−1−4=2×3−4=6−4=2.
b)
L'asymptote dépend de k, et de lui seul. La justification passe par le comportement à l'infini : quand x→−∞, l'exposant x−1 devient très négatif et 3x−1 tend vers 0, donc E(x)→2×0−4=−4. Le facteur a=2 multiplie une quantité qui tend vers zéro, ce qui donne encore zéro : il ne peut donc pas déplacer l'asymptote, quelle que soit sa valeur. Il ne fait que modifier la VITESSE à laquelle la courbe s'écarte de l'asymptote du côté opposé. Chiffrons-le : E(−10)=2×3−11−4≈−3,99999, déjà indiscernable de −4 ✓.
c)
log2(x−3) exige un argument strictement positif : x−3>0, donc x>3 et le domaine est ]3;+∞[. L'asymptote verticale est la frontière de ce domaine, la droite x=3. Évaluations : L(4)=log2(4−3)+1=log21+1=0+1=1, puisque loga1=0 dans toute base. Et L(5)=log2(5−3)+1=log22+1=1+1=2.
d)
C'est le paramètre h qui déplace l'asymptote verticale, et la raison est directe : le logarithme n'existe que si son argument (x−h) est strictement positif, c'est-à-dire si x>h. La droite x=h est donc à la fois la frontière du domaine et l'asymptote verticale, les deux notions coïncidant pour cette famille. Notez la symétrie remarquable entre les deux fonctions de cet exercice, qui sont réciproques l'une de l'autre : pour l'exponentielle, c'est k qui fixe une asymptote HORIZONTALE ; pour le logarithme, c'est h qui fixe une asymptote VERTICALE. L'échange des rôles de h et k traduit exactement la symétrie par rapport à la droite y=x qui relie les deux courbes.
Exercice 7 : Paramètres de la racine carrée et de la valeur absolue
Sur ces deux familles, h et k placent le point de départ (racine) ou le sommet (valeur absolue), et le signe de a décide du sens.
a) Pour R(x)=−2x+1+3, donnez le point de départ, le domaine, le sens de variation et l'image.
b) Évaluez R(3) et vérifiez qu'il est cohérent avec le sens de variation trouvé.
c) Pour V(x)=2∣x−2∣−1, donnez le sommet, le sens d'ouverture et l'image.
d) Le paramètre a change-t-il le DOMAINE de R ? Change-t-il son IMAGE ? Justifiez.
d)Non pour le domaine (h et signe de b) ; oui pour l'image (signe de a)
a)
R(x)=−2x+1+3 : on lit a=−2, puis (x+1)=(x−(−1)) donne h=−1, et k=3. Le point de départ est (h;k)=(−1;3). Le domaine vient de la racine, x+1≥0, donc [−1;+∞[. Comme a=−2<0, la courbe DESCEND à partir du point de départ : elle est décroissante sur tout son domaine, et l'image est ]−∞;3], la valeur 3 étant le MAXIMUM atteint au départ.
b)
R(3)=−23+1+3=−24+3=−2×2+3=−4+3=−1. Cohérence avec la décroissance : on est parti de 3 en x=−1 et l'on est descendu à −1 en x=3 ✓, la fonction a bien baissé quand x a augmenté. Ce contrôle sur un point est le moyen le plus rapide de vérifier qu'on n'a pas confondu le sens de variation.
c)
V(x)=2∣x−2∣−1 : a=2, h=2, k=−1. Sommet (2;−1). Comme a=2>0, le V ouvre vers le HAUT, le sommet est un minimum, et l'image est [−1;+∞[. Notez la différence structurelle avec la racine de a) : une valeur absolue a DEUX branches et son image est bornée d'un seul côté par le sommet, atteint une seule fois, alors qu'une racine n'a qu'une branche partant de son point de départ.
d)
Le paramètre a ne change PAS le domaine de R. Le domaine ne dépend que de la condition d'existence de la racine, x−h≥0 lorsque b>0, donc uniquement de h et du signe de b : multiplier la sortie par a n'interdit aucune entrée. En revanche a change bel et bien l'IMAGE, et de façon décisive par son SIGNE : si a>0 la courbe monte depuis (h;k) et l'image est [k;+∞[ ; si a<0 elle descend et l'image est ]−∞;k]. La valeur absolue de a, elle, ne change pas l'image de cette famille, seulement la rapidité de la montée ou de la descente. Résumé du partage des rôles : h et b gouvernent l'axe des x donc le domaine, k et a gouvernent l'axe des y donc l'image.
Exercice 8 : Paramètres des fonctions trigonométriques
Sur une sinusoïde f(x)=asin(b(x−h))+k, chaque paramètre a un nom : ∣a∣ est l'amplitude, ∣b∣2π la période, y=k l'axe médian, h le déphasage. Le schéma montre f(x)=3sin(2(x−6π))+1.
a) Pour f(x)=3sin(2(x−6π))+1, donnez l'amplitude, la période, l'équation de l'axe médian, le maximum et le minimum.
b) Quel est le déphasage horizontal ? Que vaut f au point x=6π ?
c) On double b (il passe de 2 à 4) : qu'arrive-t-il à la période ? Et si on remplace a=3 par a=−3 ?
d) Une sinusoïde a une amplitude 5, un axe médian y=−2 et une période π. Donnez son maximum, son minimum et la valeur de ∣b∣.
Voir la correction
Réponses
a)Amplitude 3 ; période π ; axe y=1 ; max 4, min −2
b)h=6π vers la droite ; f(6π)=1
c)Période divisée par deux, 2π ; a=−3 réfléchit la courbe, mêmes extremums
d)Max 3, min −7, ∣b∣=2
a)
Sur f(x)=3sin(2(x−6π))+1 : l'amplitude est ∣a∣=3 ; la période vaut ∣b∣2π=22π=π ; l'axe médian est y=k=1. Le maximum est k+∣a∣=1+3=4 et le minimum k−∣a∣=1−3=−2. Contrôle : la moyenne du maximum et du minimum doit redonner l'axe médian, et 24+(−2)=1 ✓.
b)
Le déphasage est h=6π, vers la DROITE puisque la forme canonique écrit (x−h). Au point x=6π, l'argument du sinus s'annule : f(6π)=3sin(2×0)+1=3×0+1=1, soit exactement l'axe médian. Ce point est le point de DÉPART de la sinusoïde, l'analogue du sommet pour une parabole : c'est là que la courbe traverse son axe médian en montant, et tout le tracé se construit à partir de lui en découpant la période en quarts.
c)
La période est INVERSEMENT proportionnelle à ∣b∣ : en doublant b de 2 à 4, la période est DIVISÉE par deux et passe de π à 2π. La courbe oscille donc deux fois plus vite. Remplacer a=3 par a=−3 ne change pas l'amplitude, puisque ∣−3∣=3, ni le maximum, ni le minimum, ni l'axe médian : la courbe est simplement RÉFLÉCHIE par rapport à son axe médian, si bien qu'elle commence par descendre au lieu de monter. Les deux paramètres agissent donc sur des aspects totalement indépendants, l'un sur le rythme, l'autre sur le sens.
d)
Maximum =k+∣a∣=−2+5=3 ; minimum =k−∣a∣=−2−5=−7. Pour ∣b∣, on part de la période : ∣b∣2π=π donne ∣b∣=π2π=2. Contrôle de cohérence sur l'amplitude, en sens inverse : la demi-différence des extremums doit redonner l'amplitude, et 23−(−7)=210=5 ✓ ; leur moyenne doit redonner l'axe médian, et 23+(−7)=−2 ✓. Ces deux relations inverses sont exactement celles qu'on utilise pour lire une sinusoïde sur un graphique.
Exercice 9 : Retrouver les paramètres depuis un graphique
L'exercice inverse : on lit la courbe et on remonte à la règle. Le schéma montre une fonction racine carrée transformée, qui part du point (1;3) et passe par (5;−1).
a) La fonction est de la forme f(x)=ax−h+k. À partir du point de départ, donnez h et k.
b) À l'aide du second point (5;−1), déterminez a.
c) Écrivez la règle complète de f et vérifiez-la sur les deux points.
d) La courbe descend de gauche à droite : est-ce cohérent avec le signe de a trouvé ?
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Réponses
a)h=1, k=3
b)a=−2
c)f(x)=−2x−1+3 ; f(1)=3, f(5)=−1
d)Oui : a<0, la courbe descend depuis (1;3)
a)
Pour une fonction racine carrée transformée f(x)=ax−h+k, le point de DÉPART, celui où la courbe commence, est toujours (h;k). Le schéma le situe en (1;3), donc h=1 et k=3, sans aucun calcul. C'est le grand avantage de cette famille : deux des trois paramètres se lisent d'un seul coup d'œil, à condition d'identifier correctement le point de départ, qui est l'extrémité de la courbe et non un point quelconque.
b)
Il ne reste qu'une inconnue et l'énoncé fournit exactement un second point. On substitue (5;−1) dans f(x)=ax−1+3 : −1=a5−1+3=a4+3=2a+3. Donc 2a=−1−3=−4 et a=−2. Le choix du point (5;−1) par l'énoncé n'est pas innocent : il rend le radicande égal à 4, un carré parfait, ce qui évite toute valeur approchée.
c)
Règle complète : f(x)=−2x−1+3. Vérification sur les DEUX points, ce qui valide à la fois h, k et a : f(1)=−20+3=0+3=3 ✓, le point de départ est bien (1;3) ; f(5)=−24+3=−4+3=−1 ✓, la courbe passe bien par (5;−1). On peut ajouter un troisième point pour tracer proprement, en prenant un radicande carré parfait : f(10)=−29+3=−6+3=−3.
d)
Oui, c'est parfaitement cohérent. Le signe négatif de a=−2 signifie une réflexion par rapport à l'axe horizontal, donc une courbe qui DESCEND à partir de son point de départ au lieu de monter. Le schéma montre effectivement une courbe décroissante depuis (1;3) ✓. Ce contrôle de cohérence entre le signe calculé et l'allure observée doit être systématique : si l'on avait trouvé a>0 pour une courbe visiblement descendante, il y aurait eu une erreur de signe quelque part dans la substitution. Complément utile : le domaine est [1;+∞[ et l'image ]−∞;3], la fonction partant de son maximum 3 pour descendre indéfiniment.
Exercice 10 : Synthèse : effet des paramètres sur domaine, image et asymptote
Une question de synthèse comme à l'examen : relier chaque paramètre à ce qu'il contrôle, selon la famille.
a) Pour E(x)=−3⋅2x+5, donnez l'asymptote, le sens de variation et l'image.
b) Complétez : dans une racine ax−h+k, le domaine est fixé par ___ et l'image par ___ (et le signe de a).
c) Pour une sinusoïde, lequel des quatre paramètres ne change NI le maximum NI le minimum ?
Voir la correction
Réponses
a)Asymptote y=5 ; décroissante ; image ]−∞;5[
b)Domaine par h ; image par k (et le signe de a)
c)Le déphasage h
a)
E(x)=−3⋅2x+5 : l'asymptote horizontale est y=k=5. Pour le sens de variation, on suit les deux effets. La base 2>1 rend 2x croissante, mais le facteur a=−3 est NÉGATIF et retourne la courbe : E est donc DÉCROISSANTE. On le confirme aux deux bouts : quand x→−∞, 2x→0 et E→5 par en dessous ; quand x grandit, −3⋅2x devient très négatif et E plonge. L'image est ]−∞;5[, avec une borne OUVERTE en 5 : la courbe reste strictement sous l'asymptote sans jamais l'atteindre, puisque 2x ne s'annule jamais. Contrôle : E(0)=−3+5=2<5 ✓ et E(−20)=−3⋅2−20+5≈4,999997, très proche de 5 mais en dessous ✓.
b)
Dans une racine ax−h+k, le DOMAINE est fixé par h, puisque la condition d'existence est x−h≥0, soit x≥h, et que ni a ni k n'y interviennent. L'IMAGE est fixée par k, qui donne la borne, et par le SIGNE de a, qui décide du côté : [k;+∞[ si a>0, ]−∞;k] si a<0. C'est la formulation la plus compacte du partage des rôles vu à l'exercice 7.
c)
C'est le déphasage h. Il fait GLISSER la sinusoïde horizontalement, sans toucher ni à l'axe médian k ni à l'amplitude ∣a∣ : or le maximum vaut k+∣a∣ et le minimum k−∣a∣, deux quantités qui ne dépendent que de ces deux paramètres. Le déphasage change donc uniquement l'endroit OÙ ces extremums sont atteints, jamais leur valeur. Le paramètre b est dans le même cas pour les valeurs extrêmes, puisqu'il ne modifie que la période, mais l'énoncé demande celui qui ne change RIEN d'autre que la position horizontale, et b modifie tout de même le rythme : h est donc la réponse attendue. Synthèse finale du chapitre, valable pour les six familles étudiées : a contrôle l'échelle verticale et le sens, b l'échelle horizontale et le sens d'ouverture, h la position horizontale, k la position verticale. Les quatre effets sont indépendants, et il suffit de savoir lequel agit sur l'ENTRÉE, donc à l'envers, et lequel sur la SORTIE, donc à l'endroit.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Le paramètre b négatif : la réflexion par rapport à l'axe des ordonnées
Un paramètre b négatif retourne la courbe de gauche à droite. Pour chaque fonction, donnez le domaine, le point de départ ou l'asymptote, et le sens de variation.
a) f(x)=−x
b) g(x)=2−x
c) h(x)=2−x
d) k(x)=log2(−x)
Voir la correction
Réponses
a)Domaine ]−∞;0], départ (0;0), décroissante
b)Domaine ]−∞;2], départ (2;0), décroissante
c)Domaine R, asymptote y=0, décroissante
d)Domaine ]−∞;0[, asymptote x=0, décroissante
a)
Le radicande −x doit être positif ou nul, donc x≤0 : le domaine est ]−∞;0]. Le point de départ est (0;0), comme pour x, mais la branche part vers la GAUCHE. La fonction est décroissante : f(−4)=2 et f(−1)=1, donc quand x augmente, f diminue. C'est exactement la courbe de x retournée par rapport à l'axe des ordonnées.
b)
2−x≥0 donne x≤2 : domaine ]−∞;2]. On écrit 2−x=−(x−2), donc g(x)=−(x−2) et l'on lit b=−1, h=2. Point de départ (2;0), branche vers la gauche, fonction décroissante. Contrôle : g(2)=0, g(−2)=2 ✓. Le piège est de lire h=−2 à cause du 2−x : il faut d'abord mettre le signe en évidence.
c)
h(x)=2−x est définie sur R, avec l'asymptote y=0. Comme 2−x=(21)x, la fonction est DÉCROISSANTE, alors que 2x est croissante. Contrôle : h(0)=1, h(1)=0,5, h(−1)=2 ✓. Un exposant négatif transforme donc une croissance en décroissance sans changer ni l'asymptote ni la valeur en zéro.
d)
−x>0 donne x<0 : le domaine est ]−∞;0[, ce qui est le domaine habituel du logarithme retourné. L'asymptote verticale reste x=0, mais la courbe se trouve maintenant à GAUCHE de cet axe. Contrôle : k(−1)=log21=0 et k(−4)=log24=2. La fonction est décroissante, puisque k(−4)=2>k(−1)=0 alors que −4<−1.
La règle qui résume les quatre cas : le signe de b ne change ni la valeur de h, ni celle de k, ni l'asymptote ; il ne fait que retourner la courbe horizontalement, donc il inverse le sens de variation et il fait passer le domaine de l'autre côté du point de départ. Le contrôle le plus sûr reste de calculer deux valeurs et de regarder si la fonction monte ou descend.
Exercice 12 : L'ordre des transformations
On part de la fonction de base y=x.
a) On applique un étirement vertical de facteur 2, PUIS une translation de 1 vers le haut. Donnez la règle obtenue.
b) On applique la translation de 1 vers le haut, PUIS l'étirement de facteur 2. Donnez la règle obtenue.
c) Comparez les deux règles en x=0 et en x=4. Laquelle correspond à la forme canonique ab(x−h)+k ?
d) Même travail à l'horizontale : translation de 3 vers la droite puis compression de facteur 2, contre compression puis translation.
Voir la correction
Réponses
a)y=2x+1
b)y=2x+2
c)1 et 2 en x=0, 5 et 6 en x=4 ; la forme canonique est 2x+1
d)2(x−1,5) (départ 1,5) contre 2(x−3) (départ 3) : la canonique est compression puis translation
a)
L'étirement de facteur 2 multiplie les ordonnées : on obtient 2x. La translation de 1 vers le haut ajoute ensuite 1 à tout : la règle est y=2x+1.
b)
La translation d'abord donne x+1. L'étirement multiplie ensuite TOUTE l'ordonnée par 2, donc y compris le +1 : la règle est y=2(x+1)=2x+2.
c)
En x=0 : la première donne 1, la seconde donne 2. En x=4 : la première donne 5, la seconde donne 6. Les deux fonctions diffèrent partout d'une constante de 1, donc l'ordre change bien le résultat. C'est la PREMIÈRE, 2x+1, qui correspond à la forme canonique ab(x−h)+k avec a=2 et k=1 : dans cette écriture, le facteur a multiplie la racine seule, puis k s'ajoute. La règle d'ordre est donc : on ÉTIRE d'abord, on TRANSLATE ensuite.
d)
À l'horizontale, la logique est la même mais les gestes sont inversés, ce qui trompe régulièrement. Translation de 3 vers la droite d'abord : x−3. Compression de facteur 2 ensuite, ce qui revient à remplacer x par 2x : 2x−3=2(x−1,5), dont le point de départ est x=1,5. Dans l'autre ordre : compression d'abord, 2x, puis translation de 3 vers la droite, ce qui remplace x par x−3 : 2(x−3), dont le point de départ est x=3.
Les deux points de départ diffèrent, 1,5 contre 3, et c'est la forme canonique b(x−h) qui tranche : elle correspond au SECOND ordre, compression puis translation. Autrement dit, à la verticale on étire avant de translater, et à l'horizontale on comprime avant de translater aussi. La règle générale est la même dans les deux cas : le paramètre multiplicatif agit toujours en premier, l'additif en second. Le contrôle qui ne trompe jamais reste le calcul d'un point : ici 2(3−3)=0 confirme que le point de départ de la forme canonique est bien x=h=3.
Exercice 13 : Écrire la règle à partir d'une description
Pour chaque description, écrivez la règle de la fonction obtenue, puis donnez le point de départ ou le sommet, et l'asymptote quand il y en a une.
a) La parabole y=x2 subit une réflexion par rapport à l'axe des abscisses, un étirement vertical de facteur 3, puis une translation de 2 vers la gauche et de 5 vers le haut.
b) La fonction y=∣x∣ subit une compression horizontale de facteur 2, puis une translation de 1 vers la droite.
c) La fonction y=x subit une réflexion par rapport à l'axe des ordonnées, puis une translation de 4 vers le haut.
d) La fonction y=2x subit un étirement vertical de facteur 5, puis une translation de 3 vers le bas.
Voir la correction
Réponses
a)f(x)=−3(x+2)2+5, sommet (−2;5)
b)g(x)=∣2(x−1)∣=2∣x−1∣, sommet (1;0)
c)h(x)=−x+4, départ (0;4)
d)k(x)=5⋅2x−3, asymptote y=−3
a)
La réflexion par rapport à l'axe des abscisses change le signe de a, l'étirement le multiplie par 3 : on obtient a=−3. Les translations donnent h=−2 (deux vers la gauche) et k=5. La règle est f(x)=−3(x+2)2+5, de sommet (−2;5), ouverte vers le bas. Le signe de h est le piège permanent : « deux vers la gauche » s'écrit (x+2) et non (x−2).
b)
Une compression horizontale de facteur 2 correspond à b=2, donc on remplace x par 2x : ∣2x∣. La translation de 1 vers la droite donne g(x)=∣2(x−1)∣, qu'on peut aussi écrire 2∣x−1∣ puisque ∣2u∣=2∣u∣. Sommet (1;0). Cette égalité des deux écritures est propre à la valeur absolue et à la fonction linéaire ; elle est FAUSSE pour une racine ou un logarithme, où b et a ne se confondent pas.
c)
La réflexion par rapport à l'axe des ordonnées change le signe de b, donc on remplace x par −x : −x. La translation de 4 vers le haut donne h(x)=−x+4. Point de départ (0;4), domaine ]−∞;0], branche vers la gauche.
d)
L'étirement vertical de facteur 5 donne 5⋅2x, la translation de 3 vers le bas donne k(x)=5⋅2x−3. L'asymptote horizontale est y=−3, et non y=0 : seul le paramètre k déplace une asymptote horizontale, le facteur 5 n'y change rien. Contrôle : k(0)=5−3=2, k(−10)=5×2−10−3≈−2,995, très près de −3 ✓.
Le tableau à retenir, valable pour toutes les fonctions du programme : a étire ou retourne verticalement, b comprime ou retourne horizontalement, h translate horizontalement à l'inverse du signe lu, k translate verticalement dans le sens lu. Et une seule chose déplace une asymptote horizontale, c'est k ; une seule chose déplace une asymptote verticale, c'est h.
Exercice 14 : Problème : la grande roue
Une grande roue a un rayon de 20 m et son centre est situé à 23 m du sol. Elle fait un tour complet en 4 minutes. Un passager monte au point le plus bas, à l'instant t=0. Sa hauteur est modélisée par h(t)=23−20cos(2πt), avec t en minutes.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez l'amplitude, l'axe médian, la période, la hauteur maximale et la hauteur minimale.
b) Vérifiez que le modèle donne bien la bonne hauteur à t=0, puis calculez h(1) et h(2).
c) Retrouvez la valeur du paramètre b à partir de la période, et expliquez pourquoi c'est un cosinus AVEC un signe moins qui convient ici.
d) À quel instant le passager atteint-il 33 m pour la première fois ?
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Réponses
a)Amplitude 20 m ; axe y=23 ; période 4 min ; max 43 m, min 3 m
b)h(0)=3, h(1)=23, h(2)=43 m
c)∣b∣=2π ; le signe moins place le minimum en t=0
d)t=34 min, soit 1 min 20 s
a)
L'amplitude est le rayon, 20 m : c'est le coefficient devant le cosinus, au signe près. L'axe médian est la hauteur du centre, y=23 m, c'est le paramètre k. La période est de 4 minutes, un tour complet. Hauteur maximale : 23+20=43 m. Hauteur minimale : 23−20=3 m. Les quatre paramètres se lisent donc directement dans la situation, sans calcul.
b)
h(0)=23−20cos(0)=23−20=3 m ✓, ce qui est bien le point le plus bas. h(1)=23−20cos(2π)=23−0=23 m : après une minute, soit un quart de tour, le passager est à la hauteur du centre. h(2)=23−20cos(π)=23+20=43 m : après deux minutes, soit un demi-tour, il est au sommet. Ces trois valeurs confirment la cohérence du modèle.
c)
La période d'un cosinus vaut ∣b∣2π. On impose ∣b∣2π=4, donc ∣b∣=42π=2π, ce qui est bien le coefficient de t dans le modèle. Quant au signe moins devant le 20, il est indispensable : un cosinus ordinaire vaut 1 en t=0, donc 23+20cos donnerait 43 m au départ, c'est-à-dire un passager qui embarquerait au SOMMET de la roue. Le signe moins retourne la courbe verticalement et place le minimum en t=0, ce que la situation exige.
d)
On résout 23−20cos(2πt)=33, donc −20cos(2πt)=10 et cos(2πt)=−21. Le premier angle positif dont le cosinus vaut −21 est 32π. Donc 2πt=32π, d'où t=34 minute, soit 1 minute et 20 secondes.
Vérification : h(34)=23−20cos(32π)=23−20×(−0,5)=33 ✓. Il faut noter le mot « première fois » : l'équation en cosinus a une infinité de solutions, l'angle 34π convient aussi et donne t=38 minute, lors de la descente. Chaque tour de roue ramène ensuite ces deux instants, à 4 minutes d'intervalle. Répondre sans tenir compte de la question posée est ici l'erreur la plus fréquente.
Exercice 15 : Problème : le toit à deux versants
Vue de face, un toit à deux versants a la forme d'un Λ. Le bâtiment mesure 10 m de large. La hauteur du toit est de 3,5 m aux deux extrémités et de 6,5 m au faîte, situé au milieu. On repère un point par sa distance horizontale x au bord gauche, avec 0≤x≤10.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Écrivez la hauteur H(x) sous la forme a∣x−h∣+k, en justifiant chaque paramètre.
b) Quelle est la hauteur du toit à 2 m du bord gauche ? À 8 m ?
c) Sur quelle largeur la hauteur du toit dépasse-t-elle 5 m ?
d) Donnez l'image de H sur son domaine. Quelle est la pente de chaque versant, et que devient le paramètre a si le faîte monte à 8,5 m ?
Voir la correction
Réponses
a)H(x)=−0,6∣x−5∣+6,5
b)4,7 m dans les deux cas
c)5 m, entre x=2,5 et x=7,5
d)Image [3,5;6,5] ; pentes ±0,6 ; a=−1 si le faîte est à 8,5 m
a)
Le faîte est le SOMMET du Λ, situé au milieu du bâtiment, donc en x=5 à la hauteur 6,5 m : h=5 et k=6,5. Le toit descend de part et d'autre, donc a<0. On détermine a avec un point connu, par exemple le bord gauche : H(0)=3,5, donc a×∣0−5∣+6,5=3,5, soit 5a=−3 et a=−0,6. La règle est H(x)=−0,6∣x−5∣+6,5. Contrôle sur l'autre bord : H(10)=−0,6×5+6,5=3,5 ✓, ce qui était attendu par symétrie.
b)
H(2)=−0,6×∣2−5∣+6,5=−1,8+6,5=4,7 m. H(8)=−0,6×∣8−5∣+6,5=4,7 m également. Les deux points sont symétriques par rapport au faîte, à 3 m de lui chacun, donc ils sont à la même hauteur : la valeur absolue rend cette symétrie automatique, et c'est précisément pourquoi elle modélise bien un toit.
c)
On résout −0,6∣x−5∣+6,5>5, donc −0,6∣x−5∣>−1,5. En divisant par −0,6, l'inégalité se RENVERSE : ∣x−5∣<2,5. Cela signifie que x est à moins de 2,5 m du faîte, donc 2,5<x<7,5. La largeur cherchée est 7,5−2,5=5 m, soit la moitié du bâtiment. Le renversement du sens est le point de barème : l'oublier donnerait les deux morceaux extérieurs, c'est-à-dire exactement le contraire de la réponse.
d)
Sur [0;10], la hauteur va de 3,5 m aux bords à 6,5 m au faîte, donc l'image est [3,5;6,5]. La pente du versant gauche est 5−06,5−3,5=0,6, et celle du versant droit est −0,6 : le paramètre a est bien la pente du versant DESCENDANT, ce qui explique son signe négatif.
Si le faîte montait à 8,5 m, on aurait k=8,5 et la même condition au bord : 5a+8,5=3,5, donc a=−1 et H(x)=−∣x−5∣+8,5. Les versants seraient alors inclinés à 45 degrés, puisqu'une pente de 1 signifie un mètre de montée par mètre d'avancée. Le paramètre a mesure donc directement la pente du toit, et c'est la lecture concrète qu'un problème de ce type demande.
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