Réponses
- a) t=ln10/k≈4,6×104 s, soit 12,8 h : le cahier des charges n'est pas tenu
- b) k≥3,2×10−4 s−1, environ 6,4 fois la constante actuelle
- c) T2≈318 K, soit environ 45 °C
- d) kcat≈0,15 s−1 et t≈15 s : l'objectif est pulvérisé sans chauffer
- e) Le catalyseur laisse K intacte ; chauffer diminue le rendement d'une exothermique (van 't Hoff)
a) Ordre 1 : convertir 90 % signifie qu'il reste 10 % du réactif, donc t=k1ln0,10[A]0[A]0=kln10=5,0×10−52,303≈4,6×104 s, soit environ 12,8 heures. Le cahier des charges (2,0 h) est très loin d'être tenu. Remarquez que le temps ne dépend PAS de la concentration initiale : c'est propre à l'ordre 1.
b) Il faut kln10≤7200 s, donc k≥72002,303=3,2×10−4 s−1 : environ 6,4 fois la constante actuelle.
c) Arrhenius entre 300 K et T2 : lnk1k2=REa(T11−T21). Ici ln(6,40)=1,856 et REa=8,31480000=9622. Donc 3001−T21=96221,856=1,93×10−4, d'où T21=3,333×10−3−1,93×10−4=3,140×10−3 et T2≈318 K, soit environ 45 °C. Un chauffage de 18 degrés suffit : c'est tout le poids de l'exponentielle.
d) kkcat=e(80000−60000)/((8,314)(300))=e8,02≈3,0×103, donc kcat≈0,15 s−1 et t=0,15ln10≈15 s. Le catalyseur ne fait pas qu'atteindre l'objectif : il le pulvérise, en ramenant 12,8 heures à un quart de minute, et sans chauffer. Le procédé n'est alors plus limité par la chimie mais par le génie chimique : alimentation, transfert thermique, évacuation de la chaleur dégagée.
e) Non, ni l'une ni l'autre ne modifie le rendement à l'équilibre POUR LA MÊME RAISON QUE... enfin, presque : le catalyseur, lui, ne change strictement rien à l'équilibre, puisqu'il abaisse les deux barrières de la même quantité et laisse K intacte. Chauffer, en revanche, N'EST PAS neutre : K dépend de la température (loi de van 't Hoff), et pour une réaction exothermique, chauffer DIMINUE le rendement à l'équilibre. C'est la différence de fond entre les deux options : le catalyseur achète de la vitesse gratuitement, le chauffage achète de la vitesse en payant en rendement (et en énergie). C'est exactement le dilemme du procédé Haber-Bosch, résolu par un compromis : température modérée, catalyseur au fer, et forte pression.