Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA) • Complément québécois de Première et cégep à Montréal
Exercices corrigés : quantité de mouvement, impulsion et collisions (203-SN1-RE, ancien 203-NYA)
Voici la série d'exercices corrigés de mécanique du cours 203-SN1-RE (ancien 203-SN1-RE) sur la quantité de mouvement, l'impulsion et les collisions. La partie A traite le mouvement en une dimension : l'impulsion d'un ballon frappé de volée, puis l'impulsion lue comme l'aire sous une courbe force-temps, l'accrochage de wagons avec la fraction d'énergie perdue, la collision élastique résolue par ses deux lois de conservation et le recul d'un astronaute qui lance un outil. La partie B monte au niveau examen : le centre de masse, du pêcheur qui marche dans sa barque jusqu'à l'obus qui explose au sommet de sa trajectoire, une collision à une intersection reconstituée comme un rapport d'accident, la démonstration des 90 degrés du billard, le pendule balistique et la propulsion par éjection de masse, du saut sur un chariot à l'équation de Tsiolkovski.
Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Première et de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). La quantité de mouvement est la grandeur reine des chocs : là où les forces d'impact sont brèves, énormes et inconnues, la conservation de p=mv enjambe le choc et relie l'avant à l'après sans jamais avoir à les connaître.
Le réflexe à garder tout du long : à chaque situation, demandez-vous ce qui se conserve, et pendant quelle phase. La quantité de mouvement se conserve dans tout choc (système isolé pendant l'impact), l'énergie cinétique seulement dans les chocs élastiques. Et dans un problème en deux phases comme le pendule balistique, chaque phase a sa loi : mélanger les deux est l'erreur qui coûte le plus de points du chapitre.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Quantité de mouvement : p=mv, grandeur vectorielle (composante par composante en deux dimensions). Pour un système, P est la somme des p de chaque corps.
•Théorème de l'impulsion : FΔt=Δp. Une même variation de quantité de mouvement peut venir d'une grande force brève ou d'une petite force prolongée : c'est le principe du coussin gonflable et des genoux pliés à la réception d'un saut.
•Conservation : si les forces extérieures sont nulles ou négligeables pendant la durée considérée (impact bref), la quantité de mouvement totale du système se conserve : Pavant=Papreˋs. C'est vrai pour TOUT type de collision.
•Collision parfaitement inélastique : les corps restent soudés, v′=m1+m2m1v1+m2v2. L'énergie cinétique diminue toujours (déformation, chaleur, son). Collision élastique : l'énergie cinétique se conserve AUSSI; la vitesse relative s'inverse : v1−v2=−(v1′−v2′).
•En deux dimensions, la conservation s'écrit séparément sur chaque axe : Px et Py se conservent indépendamment.
•Problèmes en deux phases (pendule balistique, chariot qui monte après un choc) : quantité de mouvement PENDANT le choc, énergie APRÈS le choc, jamais l'inverse. Constante : g=9,8 m/s².
Partie A : Impulsion et collisions en une dimension (/50)
Exercice 1 : L'impulsion : un ballon frappé de volée
Un ballon de soccer de 0,45 kg arrive horizontalement à 12 m/s sur le pied d'une joueuse, qui le renvoie horizontalement en sens inverse à 18 m/s. Le contact pied-ballon dure 10 ms. On oriente l'axe dans le sens du renvoi.
a) Calculez la variation de quantité de mouvement du ballon. Attention aux signes.
b) Déduisez la force moyenne exercée par le pied sur le ballon.
c) Comparez cette force au poids du ballon. Justifiez pourquoi on peut négliger la gravité pendant l'impact, alors qu'on ne la néglige jamais pendant le vol.
d) Expliquez, avec le théorème de l'impulsion, pourquoi on plie les genoux à la réception d'un saut et pourquoi un coussin gonflable protège : qu'est-ce qui change, et qu'est-ce qui ne change pas ?
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Réponses
a)Δp=0,45(18−(−12))=13,5 kg·m/s
b)F=1350 N
c)mg≈4,4 N, soit environ 300 fois moins : c'est la DURÉE qui décide
d)Δp est imposée ; allonger Δt divise la force, on dilue le choc
a) Avec l'axe orienté dans le sens du renvoi : vitesse initiale −12 m/s, finale +18 m/s. Δp=m(vf−vi)=0,45(18−(−12))=0,45(30)=13,5 kg·m/s. L'erreur classique est de soustraire les modules (18−12=6) : le ballon change de SENS, les vitesses ont des signes opposés.
b) F=ΔtΔp=0,01013,5=1350 N.
c) Poids : mg=(0,45)(9,8)≈4,4 N. La force d'impact vaut environ 300 fois le poids : pendant les 10 ms du contact, l'impulsion de la gravité (4,4×0,010=0,044 kg·m/s) est invisible devant celle du pied (13,5 kg·m/s). Pendant le vol, au contraire, la gravité est la SEULE force et agit pendant des secondes entières : c'est la durée d'action, pas la grandeur seule, qui décide de ce qu'on néglige.
d) Dans les deux cas, la variation de quantité de mouvement Δp est imposée (passer de la vitesse d'impact à l'arrêt) : elle ne change pas. Ce qui change, c'est la durée Δt sur laquelle elle s'étale. Genoux pliés ou coussin gonflable allongent Δt, et comme F=ΔtΔp, la force moyenne diminue d'autant. On ne réduit pas le choc, on le dilue dans le temps.
Exercice 2 : L'impulsion : l'aire sous la courbe force-temps
Une balle de tennis de 58,0 g arrive sur une raquette à 25,0 m/s et repart en sens inverse. Un capteur placé dans le cordage enregistre la force exercée sur la balle : elle croît linéairement de 0 à 550 N en 4,00 ms, se maintient à 550 N pendant 2,00 ms, puis décroît linéairement jusqu'à s'annuler en 4,00 ms.
a) Pourquoi le produit FΔt ne suffit-il pas tel quel ? Écrivez l'impulsion sous sa forme générale et dites ce qu'elle représente sur le graphique.
b) Calculez l'impulsion totale reçue par la balle, puis la force moyenne exercée pendant le contact.
c) Déduisez la vitesse de la balle juste après l'impact. Soignez les signes.
d) Comparez la force maximale au poids de la balle et justifiez qu'on néglige la gravité pendant le contact. Puis, si le joueur accompagne son coup et porte la durée de contact à 15,0 ms en conservant la même allure et la même force maximale, quelle serait la vitesse de sortie ?
e) La même balle, lancée à 25,0 m/s, frappe un mur de béton et rebondit à 20,0 m/s, le contact ne durant que 2,00 ms. Calculez la force moyenne et comparez à celle de la raquette. Quel conseil en tirez-vous pour un joueur qui souffre du coude ?
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Réponses
a)J=∫Fdt=Δp, l'aire sous la courbe F(t)
b)J=3,30 N·s, Fmoy=330 N, bien sous le maximum de 550 N
c)vf≈31,9 m/s, soit environ 115 km/h
d)mg=0,568 N, mille fois moins ; à 15,0 ms, vf≈60,3 m/s
e)Fmoy≈1,31×103 N, presque quatre fois la raquette : détendre le cordage
a) Parce que la force n'est pas constante : elle monte, plafonne, puis retombe. La définition générale est J=∫titfFdt, et le théorème de l'impulsion affirme que J=Δp. Sur le graphique, cette intégrale est l'AIRE comprise entre la courbe F(t) et l'axe des temps. Comme la courbe est faite de segments de droite, un simple découpage géométrique remplace le calcul intégral.
b) Attention aux unités : les durées sont en millisecondes, donc en secondes. Triangle de montée : 21(4,00×10−3)(550)=1,10 N⋅s. Rectangle : (2,00×10−3)(550)=1,10 N⋅s. Triangle de descente : 21(4,00×10−3)(550)=1,10 N⋅s. Impulsion totale : J=3,30 N⋅s. La durée totale du contact vaut 10,0 ms, donc la force moyenne est Fmoy=10,0×10−33,30=330 N. Elle est bien inférieure au maximum de 550 N, comme toute moyenne d'une courbe en cloche.
c) Prenons comme positif le sens dans lequel la balle repart. Avant l'impact la balle va dans l'autre sens : pi=(0,0580)(−25,0)=−1,45 kg⋅m/s. Théorème de l'impulsion : pf=pi+J=−1,45+3,30=1,85 kg⋅m/s, donc vf=0,05801,85≈31,9 m/s, soit environ 115 km/h. Oublier le signe de la vitesse d'arrivée est l'erreur la plus fréquente du chapitre : elle donnerait ici 8,6 m/s au lieu de 31,9 m/s.
d) Le poids de la balle vaut mg=0,0580(9,80)=0,568 N, soit près de mille fois moins que la force maximale du cordage. Pendant les 10 ms de contact, l'impulsion du poids atteint 0,568(0,0100)=5,7×10−3 N⋅s, complètement négligeable devant 3,30 N⋅s. C'est la justification quantitative que l'on doit toujours donner, plutôt que d'affirmer que la gravité est faible. Avec un contact allongé à 15,0 ms de même allure et même maximum, toutes les aires sont multipliées par 1,50 : J=4,95 N⋅s, donc vf=0,05804,95−1,45≈60,3 m/s. C'est toute la logique de l'accompagnement du geste : allonger le contact, c'est ajouter de l'aire.
e) Contre le mur : Δp=0,0580(20,0+25,0)=2,61 kg⋅m/s, donc Fmoy=2,00×10−32,61≈1,31×103 N. C'est près de quatre fois la force moyenne de la raquette, pour une variation de quantité de mouvement pourtant plus petite. Toute la différence vient de la durée : une même impulsion étalée sur cinq fois plus de temps engendre cinq fois moins de force. Conseil pour le coude : détendre légèrement le cordage. Des cordes plus souples s'enfoncent davantage, allongent le temps de contact et abaissent la force maximale transmise au bras, exactement comme un airbag ou une genouillère.
Exercice 3 : Accrochage de wagons : la fraction d'énergie perdue
Dans une gare de triage, un wagon de 2000 kg roulant à 3 m/s vient s'accrocher à un wagon de 3000 kg immobile. Les deux repartent soudés.
a) Pourquoi la quantité de mouvement du système se conserve-t-elle pendant l'accrochage, alors que le frottement des rails existe ?
b) Calculez la vitesse commune après l'accrochage.
c) Calculez l'énergie cinétique avant et après, puis la fraction de l'énergie perdue. Où est-elle passée ?
d) Démontrez le résultat général : quand un corps de masse m1 frappe un corps immobile de masse m2 et qu'ils restent soudés, la fraction d'énergie cinétique perdue vaut m1+m2m2, indépendamment de la vitesse. Vérifiez avec les valeurs de l'énoncé et commentez le cas m2≫m1.
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Réponses
a)Les forces intérieures du choc écrasent l'impulsion du frottement sur cette durée
b)v′=1,2 m/s
c)9000 J puis 3600 J : 60% perdus en déformation, bruit et chaleur
d)Fraction perdue =m1+m2m2=60%, indépendante de la vitesse
a) Pendant la fraction de seconde de l'accrochage, les forces entre wagons (intérieures au système) sont énormes devant le frottement des rails (force extérieure) : l'impulsion du frottement sur cette durée est négligeable. La conservation s'applique à l'échelle du choc, pas à l'échelle de la journée.
b) v′=m1+m2m1v1=5000(2000)(3)=1,2 m/s.
c) Avant : Ek=21(2000)(3)2=9000 J. Après : 21(5000)(1,2)2=3600 J. Perte : 5400 J, soit 60 % de l'énergie initiale, partie en déformation des attelages, bruit et chaleur. La quantité de mouvement, elle, est intégralement transmise : 6000 kg·m/s avant comme après.
d) Avec v′=m1+m2m1v1 : EkEk′=21m1v1221(m1+m2)v′2=m1v12(m1+m2)⋅(m1+m2)2m12v12=m1+m2m1. La fraction perdue est donc 1−m1+m2m1=m1+m2m2 : la vitesse a disparu du résultat. Ici : 50003000=60 %, conforme au c). Si m2≫m1 (une balle de mastic contre un mur), la fraction tend vers 100 % : presque toute l'énergie est dissipée, ce qui correspond bien à l'intuition.
Exercice 4 : Collision élastique : les deux lois de conservation
Sur un rail à coussin d'air, un chariot de 1 kg lancé à 4 m/s frappe de plein fouet un chariot de 3 kg immobile. Le choc est parfaitement élastique.
a) Écrivez les deux lois de conservation qui s'appliquent à ce choc.
b) Résolvez le système et calculez les deux vitesses après le choc. Interprétez le signe de chacune.
c) Vérifiez numériquement que la quantité de mouvement ET l'énergie cinétique sont conservées.
d) Vérifiez la propriété caractéristique du choc élastique : la vitesse relative s'inverse (v1−v2=−(v1′−v2′)). Expliquez en quoi cette propriété, combinée à la conservation de p, offre une résolution sans équation du second degré.
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Réponses
a)4=v1′+3v2′ et 16=v1′2+3v2′2
b)v1′=−2 m/s (rebond) et v2′=+2 m/s
c)p=4 kg·m/s avant comme après, Ek=8 J avant comme après
d)+4 m/s avant, −4 m/s après : la relation est LINÉAIRE, elle évite le second degré
a) Quantité de mouvement : m1v1=m1v1′+m2v2′, soit 4=v1′+3v2′. Énergie cinétique (choc élastique) : 21m1v12=21m1v1′2+21m2v2′2, soit 16=v1′2+3v2′2.
b) Pour un projectile frappant une cible immobile, la résolution du système donne v1′=m1+m2m1−m2v1=41−3(4)=−2 m/s et v2′=m1+m22m1v1=42(4)=2 m/s. Le chariot léger REBONDIT en arrière (v1′<0) : il frappe plus lourd que lui; le chariot lourd part vers l'avant à 2 m/s.
c) Quantité de mouvement : avant (1)(4)=4 kg·m/s; après (1)(−2)+(3)(2)=4 kg·m/s. Énergie : avant 21(1)(16)=8 J; après 21(1)(4)+21(3)(4)=2+6=8 J. Les deux lois sont vérifiées.
d) Avant : v1−v2=4 m/s (rapprochement). Après : v1′−v2′=−2−2=−4 m/s (éloignement à la même cadence) : la vitesse relative s'est bien inversée. Cette relation est LINÉAIRE : combinée à la conservation de p (linéaire aussi), elle remplace l'équation d'énergie (quadratique) et donne un système de deux équations du premier degré, immédiat à résoudre. C'est l'astuce standard des chocs élastiques en une dimension : l'équation quadratique n'a servi qu'à établir la propriété une fois pour toutes.
Exercice 5 : Le recul : un astronaute lance un outil
Un astronaute de 80 kg (équipement compris) flotte immobile à 30 m de sa station, sans propulseur. Pour revenir, il lance de toutes ses forces une clé de 2 kg à 8 m/s dans la direction opposée à la station.
a) Pourquoi la quantité de mouvement du système astronaute-clé se conserve-t-elle ici de façon quasi parfaite ?
b) Calculez la vitesse de recul de l'astronaute et le temps qu'il mettra à atteindre la station.
c) Calculez l'énergie cinétique totale créée par le lancer. La conservation de l'énergie cinétique est-elle violée ? D'où vient cette énergie ?
d) L'astronaute aurait-il intérêt à lancer la clé deux fois moins vite mais... il n'a qu'une clé. Montrez que, à vitesse de lancer fixée, il vaut mieux lancer l'objet le PLUS LOURD disponible, et commentez la répartition de l'énergie entre l'astronaute et l'objet lancé.
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Réponses
a)Aucune force extérieure : les forces du lancer sont intérieures au système
b)va=0,2 m/s, arrivée en 150 s
c)65,6 J créés : l'énergie cinétique ne se conserve que dans un choc élastique
d)La clé emporte 97,6% : à p opposées, les énergies vont en raison inverse des masses
a) Dans l'espace, aucune force extérieure horizontale n'agit sur le système astronaute-clé : ni frottement, ni support. Les forces du lancer sont intérieures au système : P totale reste ce qu'elle était, c'est-à-dire nulle.
b) 0=mava+mcvc, donc va=−80(2)(8)=−0,2 m/s : l'astronaute recule à 0,2 m/s vers la station. Temps : t=0,230=150 s, soit 2 min 30 s. Le voyage est lent mais sûr : rien ne viendra le freiner.
c) Ek=21(2)(8)2+21(80)(0,2)2=64+1,6=65,6 J. Aucune violation : la conservation de l'énergie CINÉTIQUE n'est une loi que pour les chocs élastiques. Ici, l'énergie vient de l'énergie chimique des muscles de l'astronaute : le lancer est une anti-collision, une explosion en miniature qui CRÉE de l'énergie cinétique à partir d'une autre forme.
d) À vitesse de lancer v fixée, le recul vaut va=mamcv : il croît avec la masse lancée, donc lancer lourd est plus efficace. La répartition de l'énergie suit les vitesses : la clé emporte 65,664≈97,6 % de l'énergie produite, l'astronaute n'en récupère que 2,4 %. C'est général : quand P totale est nulle, les énergies sont dans le rapport inverse des masses (E=2mp2 avec le même p) : le corps léger emporte presque tout. Les muscles paient cher chaque m/s de recul, et c'est exactement le problème que résout un vrai propulseur... ou une fusée, qui lance du gaz très vite et en continu.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Le centre de masse : ce qui refuse de bouger
Trois situations indépendantes explorent la même idée : sans force extérieure, le centre de masse d'un système ne peut pas accélérer.
a) Trois masses sont fixées dans un plan : 2,00 kg en (0;0), 3,00 kg en (4,00;0) et 5,00 kg en (2,00;3,00), en mètres. Calculez les coordonnées du centre de masse.
b) Une barque de 80,0 kg et de 4,00 m de long flotte immobile sur une eau que l'on suppose sans frottement. Un pêcheur de 60,0 kg, assis à l'arrière, marche jusqu'à l'avant. De combien la barque se déplace-t-elle par rapport à la rive, et dans quel sens ? Et le pêcheur ?
c) Vérifiez votre réponse en calculant la position du centre de masse du système avant et après le déplacement.
d) Le pêcheur peut-il rejoindre un quai situé 2,00 m devant la proue en marchant vers l'avant ? Que doit-il faire, et pourquoi cela change-t-il tout ?
e) Un obus de 12,0 kg suit une trajectoire parabolique. À son sommet, situé à 40,0 m de hauteur et à 60,0 m du canon, il explose en deux fragments de 4,00 kg et 8,00 kg. Le fragment de 4,00 kg part sans vitesse horizontale et tombe à la verticale. Où le second fragment touche-t-il le sol ?
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Réponses
a)(xcm;ycm)=(2,20;1,50) m
b)La barque recule de 1,71 m, le pêcheur avance de 2,29 m
c)xcm≈1,14 m avant comme après
d)Non : marcher n'échange que des forces internes, il faut une force EXTÉRIEURE
e)Le second fragment touche à 150 m du canon
a) xcm=∑mi∑mixi=10,02,00(0)+3,00(4,00)+5,00(2,00)=10,022,0=2,20 m. ycm=10,02,00(0)+3,00(0)+5,00(3,00)=10,015,0=1,50 m. Le centre de masse est en (2,20;1,50) m. Il est tiré du côté de la masse de 5,00 kg, ce qui est le comportement attendu d'une moyenne pondérée.
b) Aucune force horizontale extérieure n'agit sur le système pêcheur plus barque : le centre de masse reste donc rigoureusement immobile par rapport à la rive. Soit D le déplacement de la barque par rapport à la rive. Le pêcheur avance de 4,00 m par rapport à la barque, donc de D+4,00 par rapport à la rive. La condition de centre de masse fixe s'écrit 60,0(D+4,00)+80,0D=0, soit 140D=−240 et D=−1,71 m. La barque recule donc de 1,71 m, dans le sens opposé à la marche. Le pêcheur, lui, avance de −1,71+4,00=+2,29 m par rapport à la rive.
c) Repérons les positions depuis la rive, la barque occupant initialement l'intervalle de 0 à 4,00 m, le pêcheur en 0 et le centre de la barque en 2,00 m. Avant : xcm=14060,0(0)+80,0(2,00)=140160≈1,14 m. Après : le pêcheur est en 2,29 m et le centre de la barque en 2,00−1,71=0,286 m, donc xcm=14060,0(2,29)+80,0(0,286)=140137,1+22,9≈1,14 m. Identique, comme il se doit.
d) Non, jamais. En marchant, le pêcheur ne fait qu'échanger des forces INTERNES avec sa barque : le centre de masse ne peut pas se déplacer, et la proue recule à mesure qu'il avance. Il gagne au mieux les 2,29 m calculés en b), toujours moins que la longueur de la barque. Pour rejoindre le quai il lui faut une force EXTÉRIEURE au système : pousser sur le fond avec une perche, ramer et donc pousser sur l'eau, ou encore lancer un objet lourd vers l'arrière, ce qui revient à sortir cet objet du système. C'est la même impossibilité qui interdit à un astronaute isolé de se déplacer en gesticulant.
e) L'explosion est un phénomène INTERNE : les forces qu'elle libère ne changent rien au mouvement du centre de masse, qui poursuit imperturbablement la parabole initiale. Le sommet étant à 60,0 m du canon, la portée totale de l'obus intact aurait été de 120 m par symétrie : c'est donc là que le centre de masse touche le sol. Les deux fragments partent du sommet avec la même vitesse verticale nulle et tombent de 40,0 m, donc ils atterrissent au même instant, t=9,802(40,0)≈2,86 s plus tard, et la relation du centre de masse s'applique telle quelle à l'atterrissage : 12,04,00(60,0)+8,00x2=120, d'où x2=150 m. Vérification par la quantité de mouvement horizontale : l'obus avançait à 2,8660,0=21,0 m/s, soit p=12,0(21,0)=252 kg⋅m/s; après, 4,00(0)+8,00(2,8690,0)=8,00(31,5)=252 kg⋅m/s. Les deux méthodes concordent.
Exercice 7 : Collision en deux dimensions à une intersection
À une intersection, une voiture de 1200 kg roulant vers l'est à 20 m/s percute une voiture de 1600 kg roulant vers le nord à 15 m/s. Les deux véhicules restent enchevêtrés après le choc. On prend l'axe des x vers l'est et l'axe des y vers le nord.
a) Calculez les composantes de la quantité de mouvement totale du système avant le choc.
b) Déduisez la vitesse (module et direction) de l'épave juste après le choc.
c) Calculez l'énergie cinétique perdue dans le choc, en valeur et en pourcentage.
d) Reconstitution d'accident : des traces au sol montrent que l'épave est partie à 38° au nord de l'est, et le conducteur de la voiture roulant vers l'est jure qu'il respectait la limite de 50 km/h. La voiture vers le nord roulait à 15 m/s confirmés. Montrez que les traces le contredisent.
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Réponses
a)Px=Py=24000 kg·m/s
b)v′≈12,1 m/s à 45° au nord de l'est
c)420000 J puis ≈205700 J : environ 51% perdus
d)Les traces exigent ≈25,6 m/s, soit 92 km/h, loin des 50 km/h annoncés
a) Px=(1200)(20)=24000 kg·m/s (est); Py=(1600)(15)=24000 kg·m/s (nord). Chaque voiture n'alimente qu'un seul axe : c'est ce qui rend le problème lisible composante par composante.
b) Masse totale 2800 kg, et chaque composante se conserve : vx=280024000≈8,57 m/s, vy≈8,57 m/s. Module : v′=vx2+vy2≈12,1 m/s; direction : tanα=PxPy=1, soit 45° au nord de l'est.
c) Avant : 21(1200)(20)2+21(1600)(15)2=240000+180000=420000 J. Après : 21(2800)(12,12)2≈205700 J. Perte : environ 214 000 J, soit 51 % : la moitié de l'énergie est partie en tôle froissée, un ordre de grandeur typique des collisions urbaines perpendiculaires.
d) La direction de l'épave encode le rapport des quantités de mouvement : tan38∘=PxPy=1200v1(1600)(15), donc v1=1200tan38∘24000=0,78120≈25,6 m/s, soit environ 92 km/h. La limite de 50 km/h correspond à 13,9 m/s : l'angle relevé exige presque le double. Les traces contredisent le conducteur : plus l'épave part PRÈS de l'axe est, plus la voiture venant de l'ouest était rapide. C'est exactement ainsi que la quantité de mouvement sert d'expert-témoin dans les reconstitutions d'accident.
Exercice 8 : Le billard : d'où viennent les 90 degrés ?
Une bille de billard en frappe une seconde, identique et immobile. Le choc est élastique et n'est pas de plein fouet, si bien que les deux billes repartent dans des directions différentes du plan de la table. On note v0 la vitesse initiale de la bille frappeuse, v1 et v2 les deux vitesses finales.
a) Écrivez les deux lois de conservation qui s'appliquent, d'abord sous forme vectorielle puis sous forme scalaire, en exploitant l'égalité des masses.
b) Démontrez qu'après un tel choc les deux vitesses finales sont nécessairement perpendiculaires.
c) La bille frappeuse arrive à 3,00 m/s et la bille frappée part à 35,0∘ de la direction initiale. Déterminez les modules des deux vitesses finales et la direction de la bille frappeuse.
d) Vérifiez numériquement que la quantité de mouvement se conserve selon les deux axes, et que l'énergie cinétique se conserve.
e) Si le choc n'est pas parfaitement élastique, l'angle entre les deux trajectoires est-il supérieur ou inférieur à 90∘ ? Justifiez par l'inégalité. Enfin, pourquoi cette règle des 90∘ ne s'applique-t-elle pas à un électron qui percute un proton ?
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Réponses
a)v0=v1+v2 et v02=v12+v22
b)v1⋅v2=0, donc un angle de 90°
c)v2≈2,46 m/s à 35°, v1≈1,72 m/s à 55° de l'autre côté
d)3,00 m/s sur l'axe, 0 sur la perpendiculaire, v12+v22=9,00
e)Angle inférieur à 90° ; pour électron et proton, les masses ne se simplifient pas
a) Conservation de la quantité de mouvement : mv0=mv1+mv2, et comme les masses sont égales elles se simplifient : v0=v1+v2. Conservation de l'énergie cinétique, le choc étant élastique : 21mv02=21mv12+21mv22, soit v02=v12+v22. Le premier résultat est vectoriel, le second scalaire : c'est précisément la confrontation des deux qui va tout donner.
b) Élevons la relation vectorielle au carré, c'est-à-dire faisons le produit scalaire de v0 par lui-même : v02=(v1+v2)⋅(v1+v2)=v12+v22+2v1⋅v2. Or la conservation de l'énergie impose v02=v12+v22. En comparant, il reste v1⋅v2=0. Deux vecteurs non nuls de produit scalaire nul sont perpendiculaires : les billes repartent à 90∘ l'une de l'autre. La démonstration ne suppose ni la géométrie du contact, ni le point d'impact, ni la vitesse initiale. Elle ne suppose que l'égalité des masses et le caractère élastique du choc, ce qui explique que tout joueur de billard connaisse la règle sans en connaître la preuve.
c) Puisque l'angle entre v1 et v2 vaut 90∘, les trois vecteurs forment un triangle rectangle dont v0 est l'hypoténuse. La bille frappée partant à 35,0∘ : v2=v0cos35,0∘=3,00(0,8191)≈2,46 m/s. La bille frappeuse : v1=v0sin35,0∘=3,00(0,5736)≈1,72 m/s, et elle part à 55,0∘ de l'autre côté de la direction initiale, puisque 35,0+55,0=90,0.
d) Selon l'axe initial : 2,457cos35,0∘+1,721cos55,0∘=2,013+0,987=3,00 m/s, qui est bien v0. Selon l'axe perpendiculaire : 2,457sin35,0∘−1,721sin55,0∘=1,410−1,410=0, comme avant le choc. Énergie cinétique : v12+v22=2,961+6,039=9,00=v02. Les trois vérifications passent.
e) Si le choc n'est pas élastique, une partie de l'énergie cinétique est perdue : v12+v22<v02. En reportant dans l'identité de la question b), v02=v12+v22+2v1⋅v2, on obtient 2v1⋅v2>0, donc cos de l'angle strictement positif : l'angle devient INFÉRIEUR à 90∘. Les deux trajectoires se referment vers l'avant, et d'autant plus que le choc est mou. C'est d'ailleurs ce que l'on observe au billard avec des billes usées ou un tapis humide. Quant à l'électron et au proton, la démonstration s'écroule dès la première ligne : elle exigeait de simplifier les masses, ce qui suppose m1=m2. Le proton est près de 1840 fois plus massif que l'électron, et l'électron rebondit alors presque en arrière tandis que le proton bouge à peine. Historiquement, c'est ce test des 90∘ dans les chambres à bulles qui permettait d'identifier une collision entre deux particules de même masse.
Exercice 9 : Le pendule balistique : deux phases, deux lois
Pour mesurer la vitesse d'un projectile de 10 g, on le tire horizontalement dans un bloc de bois de 2,49 kg suspendu à des fils. Le projectile se loge dans le bloc, et l'ensemble s'élève d'une hauteur de 5,0 cm.
a) Le problème comporte deux phases : l'impact, puis la montée. Dites ce qui se conserve dans chacune, et surtout ce qui ne s'y conserve PAS, en justifiant.
b) Calculez la vitesse de l'ensemble bloc-projectile juste après l'impact.
c) Déduisez la vitesse du projectile avant l'impact.
d) Calculez la fraction de l'énergie cinétique initiale perdue dans l'impact, montrez qu'elle vaut M+mM, et expliquez pourquoi utiliser la conservation de l'énergie sur TOUT le mouvement donnerait une vitesse de projectile absurdement fausse.
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Réponses
a)Impact : p oui, énergie non. Montée : énergie oui, p non
b)V=2gh≈0,99 m/s
c)v≈247 m/s
d)Il ne reste que M+mm=0,4% ; la méthode naïve donnerait 16 m/s
a) Phase 1, l'impact (bref, violent) : la quantité de mouvement se conserve (forces extérieures négligeables pendant la milliseconde du choc), mais PAS l'énergie cinétique : le projectile se loge dans le bois, choc parfaitement inélastique. Phase 2, la montée (lente, sans choc) : l'énergie mécanique se conserve (la tension des fils ne travaille pas), mais la quantité de mouvement NE se conserve PAS : la gravité et la tension, forces extérieures, agissent pendant toute la montée et finissent par arrêter le bloc.
b) Montée : 21(M+m)V2=(M+m)gh, donc V=2(9,8)(0,050)=0,98≈0,99 m/s.
c) Impact : mv=(M+m)V, donc v=0,0102,50(0,99)≈247 m/s. Le pendule balistique transforme une vitesse immesurable directement (247 m/s) en une hauteur de 5 cm, mesurable au réglet : c'est un démultiplicateur.
d) EkEk′=21mv221(M+m)V2 avec V=M+mmv donne M+mm=2,500,010=0,4 %. Donc 99,6 % de l'énergie du projectile disparaît dans le bois (échauffement, déchirure des fibres) : seule la fraction M+mm survit, la fraction perdue vaut bien M+mM. Si on écrivait naïvement 21mv2=(M+m)gh (conservation de l'énergie de bout en bout), on trouverait v=2(9,8)(0,050)×250≈16 m/s, quinze fois trop faible : on aurait ignoré les 99,6 % d'énergie avalés par l'impact. D'où la règle du chapitre : la quantité de mouvement enjambe le choc, l'énergie enjambe la montée, jamais l'inverse.
Exercice 10 : La propulsion : avancer en jetant de la masse
Un chariot de 40,0 kg roule sans frottement en ligne droite à 2,00 m/s. Une personne de 60,0 kg se tient debout dessus. Les questions c), d) et e) portent ensuite sur une fusée dans le vide interstellaire, loin de tout astre.
a) La personne saute vers l'arrière et sa vitesse est alors de 3,00 m/s dans le sens opposé au mouvement, MESURÉE PAR RAPPORT AU SOL. Calculez la nouvelle vitesse du chariot.
b) Reprenez le calcul si les 3,00 m/s sont mesurés PAR RAPPORT AU CHARIOT après le saut. Pourquoi les deux réponses diffèrent-elles, et laquelle décrit mieux un vrai saut ?
c) Sur quoi une fusée s'appuie-t-elle pour avancer dans le vide ? Elle éjecte ses gaz à 2500 m/s par rapport à elle-même, au rythme de 150 kg/s. Calculez la poussée.
d) La fusée a une masse initiale de 3,00×104 kg, dont 2,10×104 kg d'ergols. Calculez son accélération au démarrage puis juste avant l'extinction, ainsi que la durée de la combustion. Pourquoi l'accélération augmente-t-elle ?
e) L'équation de Tsiolkovski donne Δv=vexlnmfmi. Calculez Δv et comparez à l'estimation naïve obtenue en supposant l'accélération initiale constante pendant toute la combustion. Pourquoi les lanceurs sont-ils à étages ?
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Réponses
a)v=9,50 m/s
b)v=3,80 m/s, la personne à +0,800 m/s : tout dépend du référentiel de la vitesse
c)Sur rien d'extérieur : F=vexdtdm=3,75×105 N
d)12,5 puis 41,7 m/s², combustion de 140 s : la masse diminue, pas la poussée
e)Δv≈3,01×103 m/s contre 1750 m/s pour l'estimation naïve
a) Le système personne plus chariot ne subit aucune force horizontale extérieure, donc sa quantité de mouvement se conserve. Avant : p=(60,0+40,0)(2,00)=200 kg⋅m/s. Après : 60,0(−3,00)+40,0v=200, donc 40,0v=200+180=380 et v=9,50 m/s. Le chariot est fortement propulsé vers l'avant, ce qui est logique : la personne a emporté vers l'arrière une quantité de mouvement négative, il a fallu la compenser.
b) Si les 3,00 m/s sont relatifs au chariot, la vitesse de la personne par rapport au sol vaut v−3,00, où v est la vitesse finale du chariot. La conservation s'écrit 60,0(v−3,00)+40,0v=200, soit 100v=380 et v=3,80 m/s; la personne se retrouve alors à 0,800 m/s vers l'avant, et non vers l'arrière. Les deux réponses diffèrent parce que la vitesse est relative au référentiel choisi : 3,00 m/s vers l'arrière par rapport à un chariot qui avance n'est pas 3,00 m/s vers l'arrière par rapport au sol. La seconde formulation est la plus réaliste, car les jambes de la personne poussent sur le CHARIOT : c'est bien une vitesse relative que le saut impose. Lire attentivement le référentiel de chaque vitesse est la moitié du travail dans ce chapitre.
c) Sur rien d'extérieur. Une fusée ne pousse pas sur l'air ni sur le sol : elle éjecte violemment une partie de sa propre masse vers l'arrière, et par conservation de la quantité de mouvement le reste part vers l'avant. C'est exactement le saut de la question a), répété des milliers de fois par seconde. La poussée est le taux de transfert de quantité de mouvement aux gaz : F=vexdtdm=2500(150)=3,75×105 N.
d) Loin de tout astre, la poussée est la seule force. Au démarrage : ai=3,00×1043,75×105=12,5 m/s2. À l'extinction il ne reste que la structure, 3,00×104−2,10×104=9,00×103 kg, donc af=9,00×1033,75×105≈41,7 m/s2, plus de trois fois plus. Durée de combustion : 1502,10×104=140 s. L'accélération augmente parce que la poussée reste constante alors que la masse à accélérer diminue sans cesse : la fusée est le contre-exemple parfait au réflexe qui consiste à traiter la masse comme une constante dans F=ma.
e) Δv=2500ln9,00×1033,00×104=2500ln3,33≈3,01×103 m/s. L'estimation naïve donnerait ait=12,5(140)=1750 m/s, soit 42% de moins : supposer l'accélération constante et égale à sa valeur initiale sous-estime gravement le résultat, puisque l'accélération ne fait que croître. L'accélération moyenne réelle vaut 1403010≈21,5 m/s2, bien située entre 12,5 et 41,7. Enfin, le logarithme explique les étages : Δv ne dépend que du RAPPORT des masses, et ce rapport est plombé par les réservoirs vides, qui restent lourds une fois inutiles. Les larguer fait repartir le rapport de masses sur une valeur favorable pour l'étage suivant, et les Δv s'additionnent. Sans étages, aucun lanceur chimique n'atteindrait les 7,9 km/s nécessaires à la mise en orbite basse.
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