Électricité et magnétisme 203-SN2-RE (ancien 203-NYB) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Exercices corrigés : circuits à courant continu (203-SN2-RE, ancien 203-NYB)
Voici la série d'exercices corrigés d'électricité du cours 203-SN2-RE (ancien 203-NYB) sur les circuits à courant continu. La partie A suit la progression du chapitre : le courant comme débit de charges et la résistivité d'un fil, le modèle microscopique avec la vitesse de dérive et l'effet de la température sur un filament, un réseau série-parallèle résolu jusqu'au bilan de puissance, la distinction entre fem et tension aux bornes d'une vraie batterie, et un circuit à deux mailles traité par les lois de Kirchhoff, où l'un des courants sort négatif et demande une interprétation. La partie B monte au niveau examen : les associations de condensateurs avec la démonstration de la formule en série, le condensateur plan et son diélectrique selon que la pile reste branchée ou non, le diviseur de tension et le transfert maximal de puissance, la fabrication d'un ampèremètre, d'un voltmètre et d'un pont de Wheatstone, et enfin la charge d'un condensateur à travers une résistance.
Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). Par rapport au lycée, 203-SN2-RE (ancien 203-NYB) systématise : les lois de Kirchhoff remplacent les recettes, la résistance interne fait des batteries des objets réels, et l'exponentielle du circuit RC relie l'électricité au calcul différentiel.
Le réflexe à garder tout du long : avant d'écrire une équation, identifiez ce qui est EN SÉRIE (même courant) et ce qui est EN PARALLÈLE (même tension). La moitié des erreurs de circuits viennent d'une tension appliquée au mauvais élément ou d'un courant supposé identique dans deux branches distinctes. L'autre moitié vient des signes dans les mailles : fixez les sens une fois, puis laissez l'algèbre trancher.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Courant : I=ΔtΔQ (en ampères, 1 A = 1 C/s). Loi d'Ohm : V=RI. Résistance d'un fil : R=AρL, proportionnelle à la longueur, inversement proportionnelle à la section.
•Associations de résistances : en série Req=R1+R2+… (même courant); en parallèle Req1=R11+R21+… (même tension). Puissance : P=VI=RI2=RV2; énergie E=PΔt.
•Batterie réelle : fem ε et résistance interne r. Tension aux bornes en débit : V=ε−rI, toujours inférieure à la fem dès que le courant circule.
•Lois de Kirchhoff : (nœuds) la somme des courants qui entrent égale la somme des courants qui sortent; (mailles) la somme des variations de potentiel le long d'une boucle fermée est nulle. Un courant qui sort négatif circule simplement dans le sens opposé à celui supposé : ne recommencez pas, interprétez.
•Condensateurs : Q=CV, énergie E=21CV2. En PARALLÈLE, les capacités s'additionnent (même tension); en SÉRIE, Ceq1=C11+C21 et la CHARGE est la même sur chacun : les règles sont inversées par rapport aux résistances.
•Circuit RC (charge sous une source ε) : VC(t)=ε(1−e−t/τ) avec la constante de temps τ=RC. Après τ, le condensateur est chargé à 63 %; après 5τ, à plus de 99 %.
•Modèle microscopique : densité de courant J=AI et vitesse de dérive vd=neJ, de l'ordre du dixième de millimètre par seconde. Le signal, lui, se propage presque à la vitesse de la lumière : la lampe s'allume avant que le moindre électron ait fait le trajet.
•Effet de la température : R=R0[1+α(T−T0)]. Pour un métal α>0 (les ions vibrent et diffusent les électrons); pour un semi-conducteur α<0 (la chaleur libère de nouveaux porteurs).
•Condensateur plan : C=dε0A, et C est multipliée par κ si l'espace est rempli d'un diélectrique. Pile BRANCHÉE : V fixe, Q et U multipliées par κ. Pile DÉBRANCHÉE : Q fixe, V et U divisées par κ. Dans les deux cas la plaque est aspirée.
•Diviseur de tension : Vs=εR1+R2R2, valable seulement si la charge branchée en sortie est très supérieure à R2. Mesurer, c'est perturber.
•Transfert maximal de puissance : P=(R+r)2ε2R est maximale pour R=r et vaut alors 4rε2, mais le rendement η=R+rR n'y est que de 50 %.
•Appareils de mesure : ampèremètre = galvanomètre avec un SHUNT en parallèle, résistance quasi nulle, se branche en série; voltmètre = galvanomètre avec une résistance MULTIPLICATRICE en série, résistance très grande, se branche en parallèle. Pont de Wheatstone à l'équilibre : R1Rx=R2R3, indépendant de la pile et du galvanomètre.
Partie A : Courant, résistances et lois de Kirchhoff (/50)
Exercice 1 : Le courant, la résistance et le fil qui les porte
Les questions sont indépendantes. Résistivité du cuivre : ρ=1,7×10−8 Ω·m.
a) Un fil est parcouru par un courant de 2,0 A pendant 30 s. Calculez la charge qui a traversé une section du fil et le nombre d'électrons correspondant.
b) Un grille-pain branché sur 120 V est traversé par un courant de 10 A. Calculez sa résistance, sa puissance, et l'énergie consommée en 3,0 minutes.
c) Calculez la résistance d'un fil de cuivre de 10 m de longueur et de 1,0 mm de diamètre.
d) Sans calcul complet : que devient la résistance de ce fil si on double à la fois sa longueur et son diamètre ? Justifiez par la formule.
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Réponses
a)Q=60 C, soit 3,75×1020 électrons
b)R=12 Ω, P=1200 W, E=216 kJ
c)R=AρL≈0,22 Ω
d)Divisée par deux : L double mais A quadruple
a)
Q=IΔt=(2,0)(30)=60 C. Nombre d'électrons : n=1,6×10−1960=3,75×1020, des centaines de milliards de milliards : le courant est un fleuve de charges minuscules.
b)
R=IV=10120=12 Ω. Puissance : P=VI=1200 W. Énergie : E=PΔt=(1200)(180)=2,16×105 J, soit 216 kJ en trois minutes.
c)
Section : A=πr2=π(0,50×10−3)2≈7,85×10−7 m². R=AρL=7,85×10−7(1,7×10−8)(10)≈0,22 Ω. Une résistance faible mais pas nulle : sur de longues distances, c'est elle qui impose les pertes en ligne.
d)
R=AρL : doubler L multiplie R par 2; doubler le diamètre multiplie A=πr2 par 4, donc divise R par 4. Bilan : R est divisée par 2 (environ 0,11 Ω). La section, au carré du rayon, pèse plus lourd que la longueur : c'est pourquoi les câbles de forte puissance sont surtout GROS, pas courts.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Ce qui circule vraiment : dérive des électrons et effet de la température
Un fil de cuivre de 2,0 mm de diamètre est parcouru par un courant de 5,0 A. Le cuivre compte n=8,5×1028 électrons libres par mètre cube. Les questions c), d) et e) portent sur une ampoule à incandescence de 60 W sous 120 V, dont le filament de tungstène atteint 2500 °C en régime établi (coefficient de température α=4,5×10−3 °C−1, mesuré à partir de 20 °C).
Le schéma ci-dessous représente le fil des questions a) et b).
a) Calculez la densité de courant dans le fil, puis la vitesse de dérive des électrons.
b) Combien de temps un électron donné met-il pour parcourir les 3,0 m qui séparent l'interrupteur de la lampe ? Comparez au temps que met le SIGNAL, qui se propage à une vitesse proche de celle de la lumière. Pourquoi la lampe s'allume-t-elle instantanément ?
c) Calculez la résistance du filament en régime établi et le courant qu'il tire alors.
d) La résistance suit R=R0[1+α(T−T0)]. Calculez la résistance du filament FROID, à 20 °C, puis le courant à l'instant précis où l'on actionne l'interrupteur.
e) Pourquoi une ampoule à incandescence grille-t-elle presque toujours au moment de l'allumage ? Et pourquoi la résistance d'une thermistance à semi-conducteur DIMINUE-t-elle quand la température monte, à l'inverse de celle d'un métal ?
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Réponses
a)J≈1,59×106 A/m², vd≈0,12 mm/s
b)Plus de sept heures pour l'électron, 10 ns pour le signal
c)R=PV2=240 Ω et I=0,50 A
d)R0≈19,7 Ω et I0≈6,1 A, soit 12,2 fois le nominal
e)La surcharge d'allumage fait fondre le point aminci ; dans un semi-conducteur n explose
a)
Section : A=πr2=π(1,0×10−3)2=3,14×10−6 m². Densité de courant : J=AI=3,14×10−65,0≈1,59×106 A/m². Vitesse de dérive : vd=neJ=(8,5×1028)(1,6×10−19)1,59×106≈1,17×10−4 m/s, soit environ 0,12 mm par seconde.
b)
t=1,17×10−43,0≈2,6×104 s, plus de SEPT HEURES. Le signal, lui, met 3,0×1083,0=1,0×10−8 s, dix nanosecondes : un rapport de l'ordre de 1012. La lampe s'allume tout de suite parce que ce ne sont pas les électrons de l'interrupteur qui doivent arriver à la lampe : le champ électrique s'établit dans tout le circuit quasi instantanément et met en mouvement, EN MÊME TEMPS, les électrons déjà présents partout, y compris ceux du filament. Le fil est un tuyau déjà plein d'eau : ouvrir le robinet fait couler tout de suite, sans attendre que la première goutte fasse le trajet.
c)
R=PV2=601202=2,4×102 Ω. Courant en régime : I=VP=12060=0,50 A.
d)
Rchaud=R0[1+αΔT] avec ΔT=2500−20=2480 °C, donc 1+αΔT=1+(4,5×10−3)(2480)=12,16. D'où R0=12,16240≈19,7 Ω. À l'allumage, le filament est encore froid : I0=19,7120≈6,1 A, soit 12,2 fois le courant nominal.
e)
Pendant les quelques dizaines de millisecondes de la montée en température, le filament encaisse un courant douze fois trop grand, donc une puissance de l'ordre de RI2≈730 W au lieu de 60 W. Si une portion du filament est déjà amincie par l'évaporation du tungstène, c'est cette surcharge qui la fait fondre : la rupture arrive donc statistiquement au moment de l'allumage, pas après des heures de fonctionnement. Pour un métal, la résistance monte avec T parce que les ions du réseau vibrent davantage et diffusent plus souvent les électrons, dont la DENSITÉ ne change pas. Dans un semi-conducteur, l'agitation thermique arrache au contraire de nouveaux porteurs à leurs liaisons : n augmente exponentiellement et l'emporte largement sur la diffusion accrue, si bien que la résistance CHUTE. Deux mécanismes différents, deux signes opposés pour α.
Dans le fil, les électrons, flèche violette, dérivent vers la gauche à 0,12 mm/s : à contre-courant du sens conventionnel I, en rouge. La section A est celle de J=AI.
Exercice 3 : Réseau série-parallèle et bilan de puissance
Une source idéale de 18 V alimente une résistance R1=6,0 Ω placée en série avec un groupement parallèle formé de R2=12 Ω et R3=4,0 Ω.
a) Calculez la résistance équivalente du circuit.
b) Calculez le courant débité par la source.
c) Calculez la tension aux bornes de chaque résistance, puis le courant dans R2 et dans R3. Vérifiez la loi des nœuds.
d) Calculez la puissance dissipée par chaque résistance et vérifiez que leur somme égale la puissance fournie par la source. Quel résistor chauffe le plus, et pourquoi n'est-ce pas le plus grand ?
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Réponses
a)R23=3,0 Ω, Req=9,0 Ω
b)I=2,0 A
c)V1=12 V, V23=6,0 V, I2=0,50 A et I3=1,5 A
d)24+3+9=36 W =VI ; en parallèle c'est la PETITE résistance qui chauffe
a)
Parallèle d'abord : R23=R2+R3R2R3=16(12)(4)=3,0 Ω. Puis la série : Req=6+3=9,0 Ω.
b)
I=ReqV=918=2,0 A : ce courant traverse la source et R1 en entier.
c)
V1=R1I=(6)(2)=12 V; il reste V23=18−12=6,0 V aux bornes du groupement parallèle, la MÊME tension pour R2 et R3. Courants : I2=126=0,50 A et I3=46=1,5 A. Nœud : 0,50+1,5=2,0 A, le compte est bon.
d)
P1=R1I2=(6)(4)=24 W; P2=R2V232=1236=3,0 W; P3=436=9,0 W. Somme : 24+3+9=36 W =VI=(18)(2) : le bilan est équilibré. C'est R1 qui chauffe le plus, et dans le groupement parallèle c'est R3, la PETITE résistance : à tension commune, P=RV2 favorise les petites résistances. "Grande résistance = grande puissance" n'est vrai qu'en série, où le courant est commun (P=RI2).
I=2,0 A traverse la source et R1 (V1=12 V), puis se partage au nœud A. R2 et R3 relient les mêmes nœuds A et B : elles sont en parallèle, sous la même tension V23=6,0 V, avec I2=0,50 A et I3=1,5 A.
Exercice 4 : Fem et résistance interne : la batterie réelle
Une batterie a une fem ε=12,0 V et une résistance interne r=0,50 Ω. On la branche sur une résistance externe R=5,5 Ω.
a) Expliquez la différence entre la fem et la tension aux bornes de la batterie. Quand sont-elles égales ?
b) Calculez le courant dans le circuit et la tension aux bornes de la batterie.
c) On court-circuite accidentellement la batterie avec un fil de résistance négligeable. Calculez le courant de court-circuit et la puissance alors dissipée DANS la batterie. Commentez le danger.
d) Au démarrage d'une voiture, le démarreur tire un courant très intense et les phares faiblissent un instant. Expliquez ce phénomène avec le modèle de cet exercice.
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Réponses
a)V=ε−rI : les deux coïncident seulement à courant nul
b)I=2,0 A et V=11,0 V
c)Icc=24 A et P=288 W dissipés dans la batterie elle-même
d)Le fort courant du démarreur creuse rI et fait chuter la tension aux bornes
a)
La fem est l'énergie fournie par la batterie par unité de charge (sa "tension à vide"); la tension aux bornes est ce qui reste APRÈS la chute dans la résistance interne : V=ε−rI. Les deux ne coïncident que lorsque I=0 : batterie débranchée, ou mesurée avec un voltmètre idéal.
b)
I=R+rε=6,012=2,0 A. Tension aux bornes : V=ε−rI=12−(0,5)(2)=11,0 V (on vérifie : V=RI=(5,5)(2)=11 V, cohérent).
c)
Icc=rε=0,512=24 A. Toute la puissance se dissipe dans la batterie elle-même : P=rIcc2=(0,5)(576)=288 W, concentrés dans un objet fermé de petite taille : échauffement violent, risque d'emballement, de fuite ou d'explosion. C'est la raison des fusibles, et de l'interdiction de transporter des batteries aux bornes non protégées.
d)
Le démarreur, grosse charge en parallèle, fait grimper le courant total débité : la chute interne rI devient importante et la tension aux bornes V=ε−rI s'effondre temporairement. Les phares, branchés sur ces mêmes bornes, reçoivent moins de tension et faiblissent. Dès que le moteur démarre et que le courant retombe, V remonte : le phénomène signe l'existence physique de r, invisible en temps normal.
Question c) : un fil relie directement les bornes A et B. Seule r limite le courant, Icc=rε=24 A, et les 288 W se dissipent DANS la batterie, à l'intérieur du cadre pointillé.
Exercice 5 : Les lois de Kirchhoff : un courant négatif à interpréter
Un circuit comporte deux mailles. Branche de gauche : une source ε1=12 V en série avec R1=2,0 Ω. Branche de droite : une source ε2=6,0 V en série avec R2=1,0 Ω. Branche centrale, commune aux deux mailles : R3=3,0 Ω. Les deux sources tendent chacune à pousser un courant vers le haut de la branche centrale. On note I1 et I2 les courants des branches de gauche et de droite (sens supposés : chacun vers la branche centrale) et I3 le courant dans R3.
a) Écrivez la loi des nœuds, puis les deux lois des mailles du circuit.
b) Résolvez le système et donnez I1, I2 et I3 en fractions exactes puis en valeurs décimales.
c) L'un des courants est négatif. Que signifie ce signe ? Décrivez ce qui arrive physiquement à la source ε2.
d) Vérifiez vos valeurs en substituant dans la maille de droite, et calculez la tension aux bornes de R3.
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Réponses
a)I3=I1+I2, 12=2I1+3I3, 6=I2+3I3
b)I3=1124≈2,18 A, I1=1130≈2,73 A, I2=−116≈−0,55 A
c)La source de 6 V est rechargée par celle de 12 V
d)V3=1172≈6,5 V, et la maille de droite se vérifie
a)
Nœud : I3=I1+I2. Maille de gauche : ε1=R1I1+R3I3, soit 12=2I1+3I3. Maille de droite : ε2=R2I2+R3I3, soit 6=I2+3I3.
b)
Des mailles : I1=212−3I3 et I2=6−3I3. Le nœud donne : I3=212−3I3+6−3I3. En multipliant par 2 : 2I3=12−3I3+12−6I3, soit 11I3=24, donc I3=1124≈2,18 A. Puis I1=1130≈2,73 A et I2=−116≈−0,55 A.
c)
Le signe négatif de I2 signifie que le courant réel circule dans le sens OPPOSÉ au sens supposé : il ne sort pas de ε2, il y entre par la borne +. La source de 6 V ne débite pas : elle est en train d'être RECHARGÉE par la source de 12 V, plus forte qu'elle. On ne recommence pas le calcul : le formalisme de Kirchhoff a déjà tout dit, il suffisait de le lire.
d)
Maille de droite : R2I2+R3I3=(1)(−116)+(3)(1124)=11−6+72=1166=6,0 V =ε2 : vérifiée. Tension aux bornes de R3 : V3=R3I3=(3)(1124)=1172≈6,5 V.
Les flèches rouges gardent les sens SUPPOSÉS : au nœud B, I3=I1+I2. Maille 1 parcourue dans le sens de I1 puis I3, maille 2 dans celui de I2 puis I3. I2=−0,55 A : le vrai courant entre dans ε2 par sa borne +.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Condensateurs : des règles inversées
On dispose de deux condensateurs, C1=6,0 μF et C2=3,0 μF, et d'une source de 12 V.
a) Démontrez la formule de l'association en série Ceq1=C11+C21 à partir de deux faits : les charges des deux condensateurs en série sont égales, et les tensions s'additionnent. D'où vient l'égalité des charges ?
b) Les deux condensateurs sont branchés en SÉRIE sur la source. Calculez la capacité équivalente, la charge et la tension de chaque condensateur.
c) Ils sont maintenant branchés en PARALLÈLE sur la source. Calculez la capacité équivalente et la charge de chacun.
d) Calculez l'énergie totale emmagasinée dans chaque configuration. Laquelle stocke le plus, et dans quel rapport ?
e) Expliquez pourquoi les règles série/parallèle des condensateurs sont l'INVERSE de celles des résistances.
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Réponses
a)Le segment entre les deux condensateurs est isolé : Q1=Q2
b)Ceq=2,0 µF, Q=24 µC, V1=4,0 V et V2=8,0 V
c)Ceq=9,0 µF, Q1=72 µC et Q2=36 µC
d)1,44×10−4 J contre 6,48×10−4 J : 4,5 fois plus en parallèle
e)V=Q/C place C au dénominateur : la série additionne les inverses
a)
En série, la portion de circuit entre les deux condensateurs est isolée : la charge +Q qui apparaît sur une armature y induit −Q sur l'armature voisine, par conservation de la charge de ce segment isolé (initialement neutre). Donc Q1=Q2=Q. Les tensions s'additionnent : V=V1+V2=C1Q+C2Q. En divisant par Q : QV=Ceq1=C11+C21.
b)
Ceq=C1+C2C1C2=9(6)(3)=2,0 μF. Charge commune : Q=CeqV=(2,0×10−6)(12)=24 μC. Tensions : V1=C1Q=624=4,0 V et V2=324=8,0 V (somme 12 V : cohérent). C'est le PETIT condensateur qui supporte la plus grande tension.
c)
Ceq=C1+C2=9,0 μF, chacun sous 12 V : Q1=(6,0×10−6)(12)=72 μC et Q2=36 μC.
d)
Série : E=21CeqV2=21(2,0×10−6)(144)=1,44×10−4 J. Parallèle : E=21(9,0×10−6)(144)=6,48×10−4 J, soit 4,5 fois plus : le rapport des énergies est celui des capacités équivalentes (29=4,5), puisque V est le même. Pour stocker, on branche en parallèle.
e)
Pour les résistances, la grandeur qui s'additionne en série est l'OBSTACLE (V=RI : les chutes de tension s'empilent). Pour les condensateurs, la relation est inversée : V=CQ place C au dénominateur, si bien qu'empiler des tensions en série additionne les C1. En parallèle, à tension commune, les résistances additionnent leurs courants (donc les R1) tandis que les condensateurs additionnent leurs charges (donc les C). Même logique de circuit, grandeur inversée.
En série, le tronçon encadré (armature droite de C1, fil, armature gauche de C2) est isolé et neutre : il porte −Q et +Q, d'où la même charge Q=24 µC. Le plus petit, C2, prend la plus grande tension, 8,0 V.
Exercice 7 : Le condensateur plan et le diélectrique : deux histoires selon la pile
Un condensateur plan a des armatures de 2,0×10−2 m² séparées par 0,50 mm d'air. On prend ε0=8,85×10−12 F/m et une rigidité diélectrique de l'air de 3,0×106 V/m. Le condensateur est d'abord chargé sous 12 V. On dispose d'une plaque isolante de constante diélectrique κ=4,0, exactement aux dimensions de l'espace entre les armatures.
a) Calculez la capacité, la charge, le champ entre les armatures et l'énergie emmagasinée.
b) Quelle est la tension maximale applicable avant le claquage de l'air ? Si l'on divise la distance d par deux pour doubler la capacité, que devient cette tension maximale ? Quel compromis cela impose-t-il aux fabricants ?
c) On glisse la plaque diélectrique en laissant la pile BRANCHÉE. Donnez la nouvelle capacité, la nouvelle charge et la nouvelle énergie. D'où vient l'énergie supplémentaire, et se retrouve-t-elle entièrement dans le condensateur ?
d) On refait l'expérience en DÉBRANCHANT d'abord la pile, puis en glissant la plaque. Donnez cette fois la capacité, la tension et l'énergie. L'énergie a diminué : où est-elle passée ?
e) Dans les deux cas, la plaque est ASPIRÉE entre les armatures. Justifiez-le par un argument d'énergie, puis expliquez à l'échelle microscopique pourquoi un diélectrique augmente la capacité.
b)1500 V, puis 750 V seulement : le champ ne se laisse pas tromper
c)Tout est multiplié par κ=4 sauf V ; la pile fournit le DOUBLE de ce que le condensateur gagne
d)V′=3,0 V et U′=U/4 : la différence est partie en travail sur la plaque
e)Les charges liées créent un champ opposé, E tombe à E/κ, donc C monte
a)
C=dε0A=5,0×10−4(8,85×10−12)(2,0×10−2)=3,54×10−10 F, soit 354 pF. Charge : Q=CV=(3,54×10−10)(12)=4,25×10−9 C. Champ : E=dV=5,0×10−412=2,4×104 V/m. Énergie : U=21CV2=21(3,54×10−10)(144)≈2,55×10−8 J.
b)
Vmax=Eclaquaged=(3,0×106)(5,0×10−4)=1,5×103 V. En divisant d par deux, C double mais Vmax tombe à 750 V : le champ, lui, ne se laisse pas tromper. Le compromis est structurel, car l'énergie maximale stockable 21CVmax2=21ε0Eclaquage2(Ad) ne dépend que du VOLUME de diélectrique et de sa rigidité, pas du découpage entre C et V. Rapprocher les armatures ne fait donc pas gagner d'énergie : pour en stocker plus, il faut un meilleur isolant ou plus de volume.
c)
La pile impose V=12 V. C′=κC=1,42×10−9 F, Q′=κQ=1,70×10−8 C, U′=κU≈1,02×10−7 J : tout est multiplié par 4, sauf la tension. L'énergie vient de la PILE, qui a dû faire passer la charge supplémentaire ΔQ=1,27×10−8 C sous 12 V, en fournissant W=ΔQV≈1,53×10−7 J. Or le condensateur n'en a gagné que 7,65×10−8 J, exactement la MOITIÉ. L'autre moitié n'a pas disparu : elle a servi à tirer la plaque vers l'intérieur et s'est dissipée dans la résistance du circuit. Ce facteur 2 est un grand classique d'examen.
d)
Pile débranchée, la charge est piégée : Q=4,25×10−9 C reste constante. C′=1,42×10−9 F, donc V′=κV=3,0 V et U′=2C′Q2=κU≈6,37×10−9 J. L'énergie a été DIVISÉE par 4 : elle a été rendue sous forme de travail mécanique sur la plaque, aspirée vers l'intérieur. Si on la retient, on récupère ce travail; si on la lâche, elle entre en accélérant et oscille jusqu'à ce que les frottements dissipent la différence.
e)
Argument d'énergie, à charge constante : U=2CQ2 décroît quand C croît, et un système évolue spontanément vers l'énergie plus basse, donc la plaque est tirée vers l'intérieur. À tension constante, le bilan du c) montre que la pile fournit deux fois ce que le condensateur stocke, et le surplus est précisément ce travail d'aspiration : même conclusion. Microscopiquement, le champ polarise le diélectrique : les molécules s'orientent ou se déforment, et il apparaît des charges liées de signe opposé sur chaque face de la plaque. Ces charges créent un champ qui S'OPPOSE au champ initial, lequel tombe de E à κE. À charge donnée, un champ plus faible signifie une tension V=Ed plus faible, donc C=VQ plus grande. Et comme le champ est plus intense aux bords des armatures, il attire les charges liées vers la zone de champ fort : d'où l'aspiration.
La plaque de constante κ=4,0 entre par la droite. Le champ la polarise : charges liées négatives sous l'armature +, positives au-dessus de l'armature −. Attirées par les armatures, elles tirent la plaque vers l'intérieur : la force F.
Exercice 8 : Diviseur de tension et transfert maximal de puissance
Les questions a) et b) portent sur un diviseur de tension : une source idéale de 12 V alimente R1=8,0 kΩ en série avec R2=4,0 kΩ, et la sortie est prise aux bornes de R2. Les questions c), d) et e) portent sur une source réelle de fem ε=12 V et de résistance interne r=4,0 Ω, qui alimente une résistance de charge R variable.
a) Calculez la tension de sortie du diviseur à vide.
b) On branche une charge de 4,0 kΩ en parallèle sur R2. Recalculez la tension de sortie et l'erreur commise. Refaites le calcul avec une charge de 400 kΩ, et énoncez la condition pour qu'un diviseur tienne sa promesse.
c) Exprimez la puissance dissipée dans R en fonction de R, puis montrez par dérivation qu'elle est maximale pour R=r. Calculez cette puissance maximale.
d) Calculez la puissance pour R=2,0 Ω et pour R=8,0 Ω. Que remarquez-vous, et comment l'expliquer à partir de l'expression de P(R) ?
e) Calculez le rendement η=PtotalePR au point de puissance maximale, puis pour R=36 Ω. Pourquoi un réseau de distribution électrique ne fonctionne-t-il SURTOUT PAS au transfert maximal de puissance, alors qu'un émetteur radio y tient absolument ?
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Réponses
a)Vs=4,0 V
b)2,4 V, soit 40% d'erreur ; 3,97 V avec 400 kΩ. Il faut RL≫R2
c)P=(R+r)2ε2R, maximale en R=r, où Pmax=4rε2=9,0 W
d)8,0 W dans les deux cas : la courbe est symétrique en x et 1/x
e)50% au maximum contre 90% à 36 Ω : le réseau cherche le rendement
a)
Même courant dans les deux résistances : Vs=εR1+R2R2=12×12,04,0=4,0 V.
b)
La charge se met en parallèle sur R2 : R2∥RL=8(4)(4)=2,0 kΩ. Nouvelle sortie : Vs=12×8,0+2,02,0=2,4 V, soit 40 % en dessous de la valeur annoncée. Avec RL=400 kΩ : R2∥RL=404(4)(400)≈3,960 kΩ et Vs=12×11,9603,960≈3,97 V, à 0,7 % près. Condition : RL≫R2. Un diviseur ne délivre la tension calculée que si l'on ne lui tire presque aucun courant, et c'est exactement pour cela qu'un voltmètre doit avoir une très grande résistance : mesurer, c'est déjà perturber.
c)
Le circuit est une simple série : I=R+rε, donc P=RI2=(R+r)2ε2R. Dérivée : dRdP=ε2(R+r)4(R+r)2−R⋅2(R+r)=ε2(R+r)3r−R. Elle s'annule pour R=r, en changeant de signe du plus au moins : c'est bien un maximum. Pmax=4rε2=16144=9,0 W.
d)
P(2,0)=36(144)(2)=8,0 W et P(8,0)=144(144)(8)=8,0 W : la MÊME valeur. Ce n'est pas un hasard : en posant R=xr, P=rε2(1+x)2x, expression inchangée quand on remplace x par x1. La courbe est donc symétrique en échelle logarithmique autour de R=r, et elle est très plate : se tromper d'un facteur 2 sur la charge ne coûte que 11 % de la puissance.
e)
Rendement : η=(R+r)I2RI2=R+rR. Pour R=r : η=50 %, la moitié de l'énergie chauffe la source elle-même. Pour R=36 Ω : P=1600(144)(36)=3,24 W mais η=4036=90 %. Un réseau de distribution transporte des mégawatts : y perdre la moitié en ligne serait ruineux et thermiquement impossible, on travaille donc très loin du maximum, avec R≫r, et on cherche le RENDEMENT. Un émetteur radio ou un étage d'antenne, lui, dispose d'une puissance ridicule et veut en rayonner le plus possible, quitte à en dissiper autant dans l'étage final : il cherche le TRANSFERT, d'où l'adaptation d'impédance à 50 Ω. Maximiser la puissance transmise et maximiser le rendement sont deux objectifs différents, et souvent opposés.
Question b) : la charge RL=4,0 kΩ touche les mêmes nœuds que R2, elle est en parallèle avec elle. Le groupement ne vaut plus que 2,0 kΩ et la sortie tombe à Vs=2,4 V au lieu de 4,0 V.
Questions c) à e) : la source réelle, ε=12 V et r=4,0 Ω dans le cadre pointillé, débite dans la résistance réglable R. Le même courant I=R+rε traverse r et R.
Exercice 9 : Fabriquer un ampèremètre, un voltmètre et un pont de Wheatstone
On dispose d'un galvanomètre dont l'aiguille atteint le bout de l'échelle pour un courant Ig=1,0 mA et dont la bobine a une résistance Rg=50 Ω. Les questions d) et e) portent sur un pont de Wheatstone : deux branches en parallèle sur une pile, la première formée de R1=1000 Ω puis R2=500 Ω, la seconde de R3 variable puis de la résistance inconnue Rx, avec un galvanomètre entre les deux points milieux. L'équilibre est obtenu pour R3=3200 Ω.
a) On veut un ampèremètre lisant jusqu'à 2,0 A. Calculez la résistance du shunt à placer en parallèle sur le galvanomètre, puis la résistance totale de l'ampèremètre ainsi construit.
b) On veut un voltmètre lisant jusqu'à 10 V. Calculez la résistance multiplicatrice à placer en série, puis la sensibilité de l'appareil en ohms par volt.
c) Justifiez, à partir de ces deux résultats, pourquoi un ampèremètre se branche en série et un voltmètre en parallèle. Que se passe-t-il si un étudiant intervertit les deux branchements ?
d) Établissez la condition d'équilibre du pont, puis calculez Rx.
e) Pourquoi l'équilibre du pont ne dépend-il ni de la tension de la pile, ni de la résistance du galvanomètre ? Quel avantage cela donne-t-il sur une mesure directe par un ohmmètre ?
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Réponses
a)Rs≈25 mΩ, et l'ampèremètre entier vaut autant
b)Rm=9950 Ω, sensibilité 1000 Ω/V
c)Chacun est conçu pour être invisible ; l'ampèremètre en parallèle est un court-circuit
d)R1Rx=R2R3, donc Rx=1600 Ω
e)Courant nul dans le galvanomètre à l'équilibre : méthode de zéro
a)
Le shunt doit dériver tout ce que le galvanomètre ne prend pas, sous la même tension : RsIs=RgIg avec Is=I−Ig=2,0−0,0010=1,999 A. D'où Rs=1,999(50)(0,0010)≈2,50×10−2 Ω, environ 25 milliohms. Résistance de l'ensemble : RA=Rg+RsRgRs=IRgIg=2,0(50)(0,0010)=2,50×10−2 Ω, pratiquement le shunt seul.
b)
Il faut que la pleine échelle Ig corresponde à 10 V sur l'ensemble : Rg+Rm=IgV=0,001010=1,0×104 Ω, donc Rm=10000−50=9,95×103 Ω. Sensibilité : 10104=1,0×103 Ω/V, une valeur médiocre pour l'électronique moderne mais typique des appareils à aiguille.
c)
L'ampèremètre construit ne vaut que 25 mΩ : inséré EN SÉRIE dans une branche, il ne modifie presque pas la résistance totale, donc presque pas le courant qu'il prétend mesurer. Le voltmètre vaut 10 kΩ : branché EN PARALLÈLE, il ne détourne qu'un filet de courant et ne perturbe presque pas la tension. Chacun est conçu pour être invisible dans son mode de branchement. Si on intervertit : le voltmètre en série ajoute 10 kΩ et étrangle le circuit, qui cesse pratiquement de fonctionner, mais rien n'est détruit. L'ampèremètre en parallèle sur une source, en revanche, place 25 mΩ aux bornes de la pile : c'est un COURT-CIRCUIT, avec un courant limité seulement par la résistance interne. Fusible grillé au mieux, appareil détruit au pire. C'est l'erreur de laboratoire la plus coûteuse, et elle n'est jamais symétrique.
d)
À l'équilibre, aucun courant ne traverse le galvanomètre : les deux points milieux sont au même potentiel. Chaque branche est alors un simple diviseur de tension, parcouru par un courant unique. L'égalité des potentiels milieux s'écrit R1+R2R2=R3+RxRx, ce qui se réduit à R1Rx=R2R3, soit Rx=R1R2R3=1000(500)(3200)=1,60×103 Ω.
e)
La condition R1Rx=R2R3 ne contient ni la fem ni Rg : augmenter la tension multiplie les deux courants de branche par le même facteur et ne déplace pas l'équilibre; quant au galvanomètre, il est traversé par un courant NUL à l'équilibre, donc sa résistance n'intervient dans aucune équation. C'est le principe des méthodes dites de zéro : on ne mesure pas une grandeur, on annule un écart. L'avantage est décisif face à un ohmmètre, dont la lecture dépend de l'état de sa pile, de l'étalonnage de son cadran et de la résistance des fils de mesure. Ici, la précision de Rx ne dépend que de celle de trois résistances étalons; la pile ne fixe que la SENSIBILITÉ, c'est-à-dire la finesse avec laquelle on détecte le zéro.
En haut, l'ampèremètre construit : le shunt Rs=25 mΩ, en parallèle sur le galvanomètre (Rg=50 Ω), dérive Is=1,999 A, et Ig=1,0 mA traverse la bobine. En bas, le voltmètre : Rm=9950 Ω en série avec le galvanomètre.
Exercice 10 : Le circuit RC : charger prend du temps
Un condensateur de 20 μF, initialement déchargé, est branché à l'instant t=0 sur une source de 9,0 V à travers une résistance de 100 kΩ. La tension du condensateur suit VC(t)=ε(1−e−t/τ).
a) Calculez la constante de temps τ du circuit et donnez sa signification concrète.
b) Calculez la tension du condensateur à t=2,0 s, puis l'instant où elle atteint la moitié de sa valeur finale.
c) Au bout de combien de temps le condensateur est-il chargé à 99 % ? Exprimez le résultat en multiples de τ.
d) Calculez l'énergie finalement emmagasinée. Pourquoi le courant initial est-il maximal alors que le condensateur est vide, et nul à la fin alors qu'il est plein ?
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Réponses
a)τ=RC=2,0 s, durée au bout de laquelle 63% de l'écart est comblé
b)VC≈5,7 V, demi-charge à t=τln2≈1,4 s
c)t=τln100≈4,6τ≈9,2 s
d)E=8,1×10−4 J ; I0=90 µA puis zéro, le condensateur bloque le continu
a)
τ=RC=(100×103)(20×10−6)=2,0 s. C'est l'échelle de temps de la charge : après une durée τ, le condensateur a comblé 63 % de l'écart à sa tension finale (1−e−1≈0,632).
b)
VC(2)=9(1−e−1)≈5,7 V. Demi-charge : 1−e−t/τ=21 donne e−t/τ=21, donc t=τln2≈1,4 s : la moitié du chemin est parcourue en moins d'un τ, car la charge démarre vite puis ralentit.
c)
1−e−t/τ=0,99 donne e−t/τ=0,01, donc t=τln100≈4,6τ≈9,2 s. D'où la règle pratique : au bout de 5τ, on considère la charge terminée.
d)
E=21CV2=21(20×10−6)(81)=8,1×10−4 J. Le courant est dicté par la résistance : I=Rε−VC. Au départ, VC=0 : toute la fem pousse, I0=1059=90 μA, maximal. À mesure que VC monte, le condensateur fait face à la source et l'écart ε−VC fond : à la fin, plus aucune différence de potentiel n'agit sur R, le courant s'éteint. Le condensateur plein ne "consomme" rien : il BLOQUE le courant continu.
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