Me contacter

Électricité et magnétisme 203-NYB • Complément québécois de Terminale et cégep

Exercices corrigés : circuits à courant continu (203-NYB)

Voici la série d'exercices corrigés d'électricité du cours 203-NYB sur les circuits à courant continu. La partie A suit la progression du chapitre : le courant comme débit de charges et la résistivité d'un fil, un réseau série-parallèle résolu jusqu'au bilan de puissance, la distinction entre fem et tension aux bornes d'une vraie batterie, et un circuit à deux mailles traité par les lois de Kirchhoff, où l'un des courants sort négatif et demande une interprétation. La partie B monte au niveau examen : les associations de condensateurs avec la démonstration de la formule en série, et la charge d'un condensateur à travers une résistance, avec la constante de temps.

Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). Par rapport au lycée, 203-NYB systématise : les lois de Kirchhoff remplacent les recettes, la résistance interne fait des batteries des objets réels, et l'exponentielle du circuit RC relie l'électricité au calcul différentiel.

Le réflexe à garder tout du long : avant d'écrire une équation, identifiez ce qui est EN SÉRIE (même courant) et ce qui est EN PARALLÈLE (même tension). La moitié des erreurs de circuits viennent d'une tension appliquée au mauvais élément ou d'un courant supposé identique dans deux branches distinctes. L'autre moitié vient des signes dans les mailles : fixez les sens une fois, puis laissez l'algèbre trancher.

Rappel de cours

  • Courant : I=ΔQΔtI=\frac{\Delta Q}{\Delta t} (en ampères, 1 A = 1 C/s). Loi d'Ohm : V=RIV=RI. Résistance d'un fil : R=ρLAR=\frac{\rho L}{A}, proportionnelle à la longueur, inversement proportionnelle à la section.
  • Associations de résistances : en série Req=R1+R2+R_{eq}=R_{1}+R_{2}+\ldots (même courant); en parallèle 1Req=1R1+1R2+\frac{1}{R_{eq}}=\frac{1}{R_{1}}+\frac{1}{R_{2}}+\ldots (même tension). Puissance : P=VI=RI2=V2RP=VI=RI^{2}=\frac{V^{2}}{R}; énergie E=PΔtE=P\,\Delta t.
  • Batterie réelle : fem ε\varepsilon et résistance interne rr. Tension aux bornes en débit : V=εrIV=\varepsilon-rI, toujours inférieure à la fem dès que le courant circule.
  • Lois de Kirchhoff : (nœuds) la somme des courants qui entrent égale la somme des courants qui sortent; (mailles) la somme des variations de potentiel le long d'une boucle fermée est nulle. Un courant qui sort négatif circule simplement dans le sens opposé à celui supposé : ne recommencez pas, interprétez.
  • Condensateurs : Q=CVQ=CV, énergie E=12CV2E=\frac{1}{2}CV^{2}. En PARALLÈLE, les capacités s'additionnent (même tension); en SÉRIE, 1Ceq=1C1+1C2\frac{1}{C_{eq}}=\frac{1}{C_{1}}+\frac{1}{C_{2}} et la CHARGE est la même sur chacun : les règles sont inversées par rapport aux résistances.
  • Circuit RC (charge sous une source ε\varepsilon) : VC(t)=ε(1et/τ)V_{C}(t)=\varepsilon(1-e^{-t/\tau}) avec la constante de temps τ=RC\tau=RC. Après τ\tau, le condensateur est chargé à 63 %; après 5τ5\tau, à plus de 99 %.

Partie A : Courant, résistances et lois de Kirchhoff (/32)

Exercice 1 : Le courant, la résistance et le fil qui les porte

Les questions sont indépendantes. Résistivité du cuivre : ρ=1,7×108\rho=1{,}7\times 10^{-8} Ω·m.

  • a) Un fil est parcouru par un courant de 2,0 A pendant 30 s. Calculez la charge qui a traversé une section du fil et le nombre d'électrons correspondant.
  • b) Un grille-pain branché sur 120 V est traversé par un courant de 10 A. Calculez sa résistance, sa puissance, et l'énergie consommée en 3,0 minutes.
  • c) Calculez la résistance d'un fil de cuivre de 10 m de longueur et de 1,0 mm de diamètre.
  • d) Sans calcul complet : que devient la résistance de ce fil si on double à la fois sa longueur et son diamètre ? Justifiez par la formule.
Voir la correction

a) Q=IΔt=(2,0)(30)=60Q=I\,\Delta t=(2{,}0)(30)=60 C. Nombre d'électrons : n=601,6×1019=3,75×1020n=\frac{60}{1{,}6\times 10^{-19}}=3{,}75\times 10^{20}, des centaines de milliards de milliards : le courant est un fleuve de charges minuscules.

b) R=VI=12010=12R=\frac{V}{I}=\frac{120}{10}=12 Ω. Puissance : P=VI=1200P=VI=1200 W. Énergie : E=PΔt=(1200)(180)=2,16×105E=P\,\Delta t=(1200)(180)=2{,}16\times 10^{5} J, soit 216 kJ en trois minutes.

c) Section : A=πr2=π(0,50×103)27,85×107A=\pi r^{2}=\pi(0{,}50\times 10^{-3})^{2}\approx 7{,}85\times 10^{-7} m². R=ρLA=(1,7×108)(10)7,85×1070,22R=\frac{\rho L}{A}=\frac{(1{,}7\times 10^{-8})(10)}{7{,}85\times 10^{-7}}\approx 0{,}22 Ω. Une résistance faible mais pas nulle : sur de longues distances, c'est elle qui impose les pertes en ligne.

d) R=ρLAR=\frac{\rho L}{A} : doubler LL multiplie RR par 2; doubler le diamètre multiplie A=πr2A=\pi r^{2} par 4, donc divise RR par 4. Bilan : RR est divisée par 2 (environ 0,11 Ω). La section, au carré du rayon, pèse plus lourd que la longueur : c'est pourquoi les câbles de forte puissance sont surtout GROS, pas courts.

Exercice 2 : Réseau série-parallèle et bilan de puissance

Une source idéale de 18 V alimente une résistance R1=6,0R_{1}=6{,}0 Ω placée en série avec un groupement parallèle formé de R2=12R_{2}=12 Ω et R3=4,0R_{3}=4{,}0 Ω.

  • a) Calculez la résistance équivalente du circuit.
  • b) Calculez le courant débité par la source.
  • c) Calculez la tension aux bornes de chaque résistance, puis le courant dans R2R_{2} et dans R3R_{3}. Vérifiez la loi des nœuds.
  • d) Calculez la puissance dissipée par chaque résistance et vérifiez que leur somme égale la puissance fournie par la source. Quel résistor chauffe le plus, et pourquoi n'est-ce pas le plus grand ?
Voir la correction

a) Parallèle d'abord : R23=R2R3R2+R3=(12)(4)16=3,0R_{23}=\frac{R_{2}R_{3}}{R_{2}+R_{3}}=\frac{(12)(4)}{16}=3{,}0 Ω. Puis la série : Req=6+3=9,0R_{eq}=6+3=9{,}0 Ω.

b) I=VReq=189=2,0I=\frac{V}{R_{eq}}=\frac{18}{9}=2{,}0 A : ce courant traverse la source et R1R_{1} en entier.

c) V1=R1I=(6)(2)=12V_{1}=R_{1}I=(6)(2)=12 V; il reste V23=1812=6,0V_{23}=18-12=6{,}0 V aux bornes du groupement parallèle, la MÊME tension pour R2R_{2} et R3R_{3}. Courants : I2=612=0,50I_{2}=\frac{6}{12}=0{,}50 A et I3=64=1,5I_{3}=\frac{6}{4}=1{,}5 A. Nœud : 0,50+1,5=2,00{,}50+1{,}5=2{,}0 A, le compte est bon.

d) P1=R1I2=(6)(4)=24P_{1}=R_{1}I^{2}=(6)(4)=24 W; P2=V232R2=3612=3,0P_{2}=\frac{V_{23}^{2}}{R_{2}}=\frac{36}{12}=3{,}0 W; P3=364=9,0P_{3}=\frac{36}{4}=9{,}0 W. Somme : 24+3+9=3624+3+9=36 W =VI=(18)(2)=VI=(18)(2) : le bilan est équilibré. C'est R1R_{1} qui chauffe le plus, et dans le groupement parallèle c'est R3R_{3}, la PETITE résistance : à tension commune, P=V2RP=\frac{V^{2}}{R} favorise les petites résistances. "Grande résistance = grande puissance" n'est vrai qu'en série, où le courant est commun (P=RI2P=RI^{2}).

Exercice 3 : Fem et résistance interne : la batterie réelle

Une batterie a une fem ε=12,0\varepsilon=12{,}0 V et une résistance interne r=0,50r=0{,}50 Ω. On la branche sur une résistance externe R=5,5R=5{,}5 Ω.

  • a) Expliquez la différence entre la fem et la tension aux bornes de la batterie. Quand sont-elles égales ?
  • b) Calculez le courant dans le circuit et la tension aux bornes de la batterie.
  • c) On court-circuite accidentellement la batterie avec un fil de résistance négligeable. Calculez le courant de court-circuit et la puissance alors dissipée DANS la batterie. Commentez le danger.
  • d) Au démarrage d'une voiture, le démarreur tire un courant très intense et les phares faiblissent un instant. Expliquez ce phénomène avec le modèle de cet exercice.
Voir la correction

a) La fem est l'énergie fournie par la batterie par unité de charge (sa "tension à vide"); la tension aux bornes est ce qui reste APRÈS la chute dans la résistance interne : V=εrIV=\varepsilon-rI. Les deux ne coïncident que lorsque I=0I=0 : batterie débranchée, ou mesurée avec un voltmètre idéal.

b) I=εR+r=126,0=2,0I=\frac{\varepsilon}{R+r}=\frac{12}{6{,}0}=2{,}0 A. Tension aux bornes : V=εrI=12(0,5)(2)=11,0V=\varepsilon-rI=12-(0{,}5)(2)=11{,}0 V (on vérifie : V=RI=(5,5)(2)=11V=RI=(5{,}5)(2)=11 V, cohérent).

c) Icc=εr=120,5=24I_{cc}=\frac{\varepsilon}{r}=\frac{12}{0{,}5}=24 A. Toute la puissance se dissipe dans la batterie elle-même : P=rIcc2=(0,5)(576)=288P=rI_{cc}^{2}=(0{,}5)(576)=288 W, concentrés dans un objet fermé de petite taille : échauffement violent, risque d'emballement, de fuite ou d'explosion. C'est la raison des fusibles, et de l'interdiction de transporter des batteries aux bornes non protégées.

d) Le démarreur, grosse charge en parallèle, fait grimper le courant total débité : la chute interne rIrI devient importante et la tension aux bornes V=εrIV=\varepsilon-rI s'effondre temporairement. Les phares, branchés sur ces mêmes bornes, reçoivent moins de tension et faiblissent. Dès que le moteur démarre et que le courant retombe, VV remonte : le phénomène signe l'existence physique de rr, invisible en temps normal.

Exercice 4 : Les lois de Kirchhoff : un courant négatif à interpréter

Un circuit comporte deux mailles. Branche de gauche : une source ε1=12\varepsilon_{1}=12 V en série avec R1=2,0R_{1}=2{,}0 Ω. Branche de droite : une source ε2=6,0\varepsilon_{2}=6{,}0 V en série avec R2=1,0R_{2}=1{,}0 Ω. Branche centrale, commune aux deux mailles : R3=3,0R_{3}=3{,}0 Ω. Les deux sources tendent chacune à pousser un courant vers le haut de la branche centrale. On note I1I_{1} et I2I_{2} les courants des branches de gauche et de droite (sens supposés : chacun vers la branche centrale) et I3I_{3} le courant dans R3R_{3}.

  • a) Écrivez la loi des nœuds, puis les deux lois des mailles du circuit.
  • b) Résolvez le système et donnez I1I_{1}, I2I_{2} et I3I_{3} en fractions exactes puis en valeurs décimales.
  • c) L'un des courants est négatif. Que signifie ce signe ? Décrivez ce qui arrive physiquement à la source ε2\varepsilon_{2}.
  • d) Vérifiez vos valeurs en substituant dans la maille de droite, et calculez la tension aux bornes de R3R_{3}.
Voir la correction

a) Nœud : I3=I1+I2I_{3}=I_{1}+I_{2}. Maille de gauche : ε1=R1I1+R3I3\varepsilon_{1}=R_{1}I_{1}+R_{3}I_{3}, soit 12=2I1+3I312=2I_{1}+3I_{3}. Maille de droite : ε2=R2I2+R3I3\varepsilon_{2}=R_{2}I_{2}+R_{3}I_{3}, soit 6=I2+3I36=I_{2}+3I_{3}.

b) Des mailles : I1=123I32I_{1}=\frac{12-3I_{3}}{2} et I2=63I3I_{2}=6-3I_{3}. Le nœud donne : I3=123I32+63I3I_{3}=\frac{12-3I_{3}}{2}+6-3I_{3}. En multipliant par 2 : 2I3=123I3+126I32I_{3}=12-3I_{3}+12-6I_{3}, soit 11I3=2411I_{3}=24, donc I3=24112,18I_{3}=\frac{24}{11}\approx 2{,}18 A. Puis I1=30112,73I_{1}=\frac{30}{11}\approx 2{,}73 A et I2=6110,55I_{2}=-\frac{6}{11}\approx -0{,}55 A.

c) Le signe négatif de I2I_{2} signifie que le courant réel circule dans le sens OPPOSÉ au sens supposé : il ne sort pas de ε2\varepsilon_{2}, il y entre par la borne +. La source de 6 V ne débite pas : elle est en train d'être RECHARGÉE par la source de 12 V, plus forte qu'elle. On ne recommence pas le calcul : le formalisme de Kirchhoff a déjà tout dit, il suffisait de le lire.

d) Maille de droite : R2I2+R3I3=(1)(611)+(3)(2411)=6+7211=6611=6,0R_{2}I_{2}+R_{3}I_{3}=(1)\left(-\frac{6}{11}\right)+(3)\left(\frac{24}{11}\right)=\frac{-6+72}{11}=\frac{66}{11}=6{,}0 V =ε2=\varepsilon_{2} : vérifiée. Tension aux bornes de R3R_{3} : V3=R3I3=(3)(2411)=72116,5V_{3}=R_{3}I_{3}=(3)\left(\frac{24}{11}\right)=\frac{72}{11}\approx 6{,}5 V.

Partie B : Niveau examen (/18)

Exercice 5 : Condensateurs : des règles inversées

On dispose de deux condensateurs, C1=6,0C_{1}=6{,}0 μF et C2=3,0C_{2}=3{,}0 μF, et d'une source de 12 V.

  • a) Démontrez la formule de l'association en série 1Ceq=1C1+1C2\frac{1}{C_{eq}}=\frac{1}{C_{1}}+\frac{1}{C_{2}} à partir de deux faits : les charges des deux condensateurs en série sont égales, et les tensions s'additionnent. D'où vient l'égalité des charges ?
  • b) Les deux condensateurs sont branchés en SÉRIE sur la source. Calculez la capacité équivalente, la charge et la tension de chaque condensateur.
  • c) Ils sont maintenant branchés en PARALLÈLE sur la source. Calculez la capacité équivalente et la charge de chacun.
  • d) Calculez l'énergie totale emmagasinée dans chaque configuration. Laquelle stocke le plus, et dans quel rapport ?
  • e) Expliquez pourquoi les règles série/parallèle des condensateurs sont l'INVERSE de celles des résistances.
Voir la correction

a) En série, la portion de circuit entre les deux condensateurs est isolée : la charge +Q+Q qui apparaît sur une armature y induit Q-Q sur l'armature voisine, par conservation de la charge de ce segment isolé (initialement neutre). Donc Q1=Q2=QQ_{1}=Q_{2}=Q. Les tensions s'additionnent : V=V1+V2=QC1+QC2V=V_{1}+V_{2}=\frac{Q}{C_{1}}+\frac{Q}{C_{2}}. En divisant par QQ : VQ=1Ceq=1C1+1C2\frac{V}{Q}=\frac{1}{C_{eq}}=\frac{1}{C_{1}}+\frac{1}{C_{2}}.

b) Ceq=C1C2C1+C2=(6)(3)9=2,0C_{eq}=\frac{C_{1}C_{2}}{C_{1}+C_{2}}=\frac{(6)(3)}{9}=2{,}0 μF. Charge commune : Q=CeqV=(2,0×106)(12)=24Q=C_{eq}V=(2{,}0\times 10^{-6})(12)=24 μC. Tensions : V1=QC1=246=4,0V_{1}=\frac{Q}{C_{1}}=\frac{24}{6}=4{,}0 V et V2=243=8,0V_{2}=\frac{24}{3}=8{,}0 V (somme 12 V : cohérent). C'est le PETIT condensateur qui supporte la plus grande tension.

c) Ceq=C1+C2=9,0C_{eq}=C_{1}+C_{2}=9{,}0 μF, chacun sous 12 V : Q1=(6,0×106)(12)=72Q_{1}=(6{,}0\times 10^{-6})(12)=72 μC et Q2=36Q_{2}=36 μC.

d) Série : E=12CeqV2=12(2,0×106)(144)=1,44×104E=\frac{1}{2}C_{eq}V^{2}=\frac{1}{2}(2{,}0\times 10^{-6})(144)=1{,}44\times 10^{-4} J. Parallèle : E=12(9,0×106)(144)=6,48×104E=\frac{1}{2}(9{,}0\times 10^{-6})(144)=6{,}48\times 10^{-4} J, soit 4,5 fois plus : le rapport des énergies est celui des capacités équivalentes (92=4,5\frac{9}{2}=4{,}5), puisque VV est le même. Pour stocker, on branche en parallèle.

e) Pour les résistances, la grandeur qui s'additionne en série est l'OBSTACLE (V=RIV=RI : les chutes de tension s'empilent). Pour les condensateurs, la relation est inversée : V=QCV=\frac{Q}{C} place CC au dénominateur, si bien qu'empiler des tensions en série additionne les 1C\frac{1}{C}. En parallèle, à tension commune, les résistances additionnent leurs courants (donc les 1R\frac{1}{R}) tandis que les condensateurs additionnent leurs charges (donc les CC). Même logique de circuit, grandeur inversée.

Exercice 6 : Le circuit RC : charger prend du temps

Un condensateur de 20 μF, initialement déchargé, est branché à l'instant t=0t=0 sur une source de 9,0 V à travers une résistance de 100 kΩ. La tension du condensateur suit VC(t)=ε(1et/τ)V_{C}(t)=\varepsilon(1-e^{-t/\tau}).

  • a) Calculez la constante de temps τ\tau du circuit et donnez sa signification concrète.
  • b) Calculez la tension du condensateur à t=2,0t=2{,}0 s, puis l'instant où elle atteint la moitié de sa valeur finale.
  • c) Au bout de combien de temps le condensateur est-il chargé à 99 % ? Exprimez le résultat en multiples de τ\tau.
  • d) Calculez l'énergie finalement emmagasinée. Pourquoi le courant initial est-il maximal alors que le condensateur est vide, et nul à la fin alors qu'il est plein ?
Voir la correction

a) τ=RC=(100×103)(20×106)=2,0\tau=RC=(100\times 10^{3})(20\times 10^{-6})=2{,}0 s. C'est l'échelle de temps de la charge : après une durée τ\tau, le condensateur a comblé 63 % de l'écart à sa tension finale (1e10,6321-e^{-1}\approx 0{,}632).

b) VC(2)=9(1e1)5,7V_{C}(2)=9(1-e^{-1})\approx 5{,}7 V. Demi-charge : 1et/τ=121-e^{-t/\tau}=\frac{1}{2} donne et/τ=12e^{-t/\tau}=\frac{1}{2}, donc t=τln21,4t=\tau\ln 2\approx 1{,}4 s : la moitié du chemin est parcourue en moins d'un τ\tau, car la charge démarre vite puis ralentit.

c) 1et/τ=0,991-e^{-t/\tau}=0{,}99 donne et/τ=0,01e^{-t/\tau}=0{,}01, donc t=τln1004,6τ9,2t=\tau\ln 100\approx 4{,}6\,\tau\approx 9{,}2 s. D'où la règle pratique : au bout de 5τ5\tau, on considère la charge terminée.

d) E=12CV2=12(20×106)(81)=8,1×104E=\frac{1}{2}CV^{2}=\frac{1}{2}(20\times 10^{-6})(81)=8{,}1\times 10^{-4} J. Le courant est dicté par la résistance : I=εVCRI=\frac{\varepsilon-V_{C}}{R}. Au départ, VC=0V_{C}=0 : toute la fem pousse, I0=9105=90I_{0}=\frac{9}{10^{5}}=90 μA, maximal. À mesure que VCV_{C} monte, le condensateur fait face à la source et l'écart εVC\varepsilon-V_{C} fond : à la fin, plus aucune différence de potentiel n'agit sur RR, le courant s'éteint. Le condensateur plein ne "consomme" rien : il BLOQUE le courant continu.

Vous préférez travailler sur papier ? Cette série existe aussi en version PDF imprimable, avec le corrigé complet. Écrivez-moi et je vous l'envoie.

Voir aussi

Vous cherchez un tuteur en physique 203-NYB à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On travaille l'électricité NYB et le complément québécois de sciences physiques au niveau réel des évaluations, de la loi d'Ohm jusqu'aux lois de Kirchhoff et au circuit RC.

Site par Studio Squalli