Électricité et magnétisme 203-SN2-RE (ancien 203-NYB) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Exercices corrigés : charge, champ et potentiel électriques (203-SN2-RE, ancien 203-NYB)
Voici la série d'exercices corrigés d'électricité du cours 203-SN2-RE (ancien 203-SN2-RE) sur l'électrostatique. La partie A construit les notions dans l'ordre : la charge et sa quantification, la loi de Coulomb confrontée à la gravitation dans l'atome d'hydrogène, le champ électrique avec la recherche du point de champ nul, le potentiel avec le piège du point où V est nul sans que E le soit, l'énergie potentielle d'un système de charges et les surfaces équipotentielles, puis le mouvement d'un électron dans le champ uniforme d'un condensateur plan. La partie B monte au niveau examen : le champ résultant de deux charges calculé par composantes, l'anneau et la tige chargés où la somme devient une intégrale, le théorème de Gauss appliqué à la sphère isolante, au conducteur, au plan infini et à la cage de Faraday, la gouttelette de Millikan en équilibre, et le canon à électrons d'un tube cathodique, accéléré puis dévié.
Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). L'électrostatique de 203-SN2-RE (ancien 203-SN2-RE) reprend la structure de la mécanique : des forces (Coulomb), des champs (E), des énergies (le potentiel), et les mêmes méthodes par composantes. Ce parallèle est votre meilleur allié : chaque outil de mécanique a son jumeau électrique.
Le réflexe à garder tout du long : le champ électrique est un vecteur, le potentiel est un scalaire. Les champs s'additionnent composante par composante, avec directions et signes; les potentiels s'additionnent comme de simples nombres. Confondre les deux, ou attribuer des composantes au potentiel, est l'erreur la plus répandue du chapitre.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•La charge est quantifiée : q=ne avec e=1,6×10−19 C. Elle se conserve : on ne crée pas de charge, on la déplace. Masse de l'électron : me=9,11×10−31 kg.
•Loi de Coulomb : F=r2k∣q1∣∣q2∣ avec k=9,0×109 N·m²/C². Force attractive entre charges de signes opposés, répulsive sinon, et toujours en paire action-réaction de même grandeur.
•Champ électrique d'une charge ponctuelle : E=r2k∣q∣, dirigé en s'éloignant d'une charge positive, vers une charge négative. Force sur une charge d'essai : F=qE; si q<0, la force est OPPOSÉE au champ. Les champs de plusieurs charges s'additionnent vectoriellement.
•Potentiel d'une charge ponctuelle : V=rkq (avec le SIGNE de q), scalaire : les potentiels s'additionnent sans composantes. Énergie potentielle d'une charge q placée en un point : U=qV. Travail extérieur pour l'y amener depuis l'infini (sans vitesse) : W=qV.
•Champ uniforme entre deux plaques parallèles : E=dΔV, dirigé de la plaque positive vers la plaque négative. Une charge accélérée sous une différence de potentiel gagne 21mv2=∣q∣ΔV.
•Constantes : g=9,8 m/s²; G=6,67×10−11 N·m²/kg²; unités du champ : le N/C, identique au V/m.
•Énergie potentielle d'un système : un terme rijkqiqj par PAIRE de charges, avec les signes, chaque paire comptée une seule fois. U<0 signifie système lié.
•Les surfaces équipotentielles sont perpendiculaires aux lignes de champ; le travail le long d'une équipotentielle est nul, et E=−ΔdΔV le long d'une ligne de champ.
•Théorème de Gauss : le flux à travers une surface FERMÉE vaut ΦE=ε0Qint, avec ε0=8,85×10−12 C²/(N·m²) et k=4πε01. Résultats à connaître : sphère (comme une charge ponctuelle vue de l'extérieur, E=R3kQr à l'intérieur d'une boule isolante uniforme), fil infini E=r2kλ, plan infini E=2ε0σ, condensateur plan E=ε0σ.
•Conducteur à l'équilibre : E=0 dans le métal, toute charge excédentaire sur la surface extérieure, champ normal à la surface. Une cavité est protégée du champ extérieur : c'est la cage de Faraday.
•Distributions continues sur un axe : anneau de rayon a, E=(x2+a2)3/2kQx et V=x2+a2kQ; tige de longueur L vue de son prolongement à la distance d, E=d(d+L)kQ.
Partie A : Charge, force, champ et potentiel (/50)
Exercice 1 : La charge quantifiée et la loi de Coulomb
Les questions a) et b) sont indépendantes; les questions c) et d) portent sur l'atome d'hydrogène, où l'électron orbite à 5,3×10−11 m du proton (masse du proton : 1,67×10−27 kg).
a) Une petite sphère porte une charge de −4,8 nC. Combien d'électrons excédentaires porte-t-elle ?
b) Deux charges ponctuelles de +4,0 μC et −2,0 μC sont séparées de 6,0 cm. Calculez la force entre elles et précisez sa nature. La grande charge tire-t-elle plus fort sur la petite que l'inverse ?
c) Calculez la force électrique entre le proton et l'électron de l'atome d'hydrogène, puis la force gravitationnelle entre eux.
d) Calculez le rapport des deux forces. Que conclure sur le rôle de la gravitation dans la matière à l'échelle atomique, et pourquoi domine-t-elle pourtant à l'échelle des planètes ?
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Réponses
a)n=∣q∣/e=3,0×1010 électrons
b)F=20 N, attractive ; les deux forces sont rigoureusement égales
c)Fe≈8,2×10−8 N, Fg≈3,6×10−47 N
d)Rapport ≈2,3×1039 : la matière planétaire est neutre, les masses ne se compensent jamais
a) n=e∣q∣=1,6×10−194,8×10−9=3,0×1010 électrons, trente milliards : une charge macroscopique minuscule cache déjà un nombre astronomique de porteurs.
b) F=r2k∣q1∣∣q2∣=(0,060)2(9,0×109)(4,0×10−6)(2,0×10−6)=20 N, attractive (signes opposés). Non : troisième loi de Newton, les deux forces ont exactement la même grandeur, quelle que soit la disproportion des charges. Le produit ∣q1∣∣q2∣ est le même vu des deux côtés.
c) Électrique : Fe=(5,3×10−11)2(9,0×109)(1,6×10−19)2≈8,2×10−8 N. Gravitationnelle : Fg=(5,3×10−11)2(6,67×10−11)(1,67×10−27)(9,11×10−31)≈3,6×10−47 N.
d) FgFe≈2,3×1039 : la gravitation est totalement négligeable dans l'atome, et c'est la force électrique qui fait toute la cohésion de la matière (liaisons, contacts, frottements). Si la gravitation gagne à l'échelle des planètes, c'est que la matière y est électriquement NEUTRE : les charges + et − se compensent et la force électrique résultante s'annule, alors que les masses, elles, ne se compensent jamais : la gravitation, si faible soit-elle, est la seule à s'additionner sans limite.
Exercice 2 : Le point de champ nul
Une charge q1=+4,0 μC est placée à l'origine et une charge q2=+9,0 μC en x=0,50 m.
a) Calculez le champ électrique créé par q1 seule au point x=0,20 m (grandeur et direction).
b) Déterminez le point de l'axe où le champ électrique TOTAL est nul.
c) Expliquez sans calcul pourquoi ce point est forcément situé entre les deux charges et plus près de la plus petite. Où chercherait-on le point de champ nul si les charges étaient de signes opposés ?
d) On place une charge q0=−5,0 μC au milieu du segment (x=0,25 m). Calculez la force qu'elle subit (grandeur et sens). Attention au signe de q0.
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Réponses
a)E1=9,0×105 N/C vers les x positifs
b)x=0,20 m, à 20 cm de q1
c)Entre les charges de même signe ; à l'extérieur, côté petite charge, pour des signes opposés
d)E=7,2×105 N/C vers −x, donc F=3,6 N vers +x
a) E1=(0,20)2(9,0×109)(4,0×10−6)=9,0×105 N/C, dirigé vers les x positifs (en s'éloignant de la charge positive q1).
b) Entre les charges, les deux champs sont opposés. Égalité des grandeurs : x24k=(0,50−x)29k. En prenant la racine : x2=0,50−x3, donc 2(0,50−x)=3x, d'où x=0,20 m. Le champ total est nul à 20 cm de q1.
c) À l'extérieur du segment, les deux champs pointent dans le MÊME sens (tous deux s'éloignent des charges positives) : ils ne peuvent pas s'annuler. Entre les charges, ils s'opposent; l'équilibre exige d'être plus près de la petite charge pour compenser sa faiblesse par la distance. Pour des charges de signes OPPOSÉS, c'est l'inverse : entre elles, les champs s'ajoutent; le point de champ nul se trouve à l'EXTÉRIEUR, du côté de la charge la plus petite.
d) En x=0,25 m : E1=(0,25)2(9,0×109)(4,0×10−6)=5,76×105 N/C vers +x; E2=(0,25)2(9,0×109)(9,0×10−6)=1,296×106 N/C vers −x. Champ résultant : 7,2×105 N/C vers −x (vers q1). Force sur q0<0 : F=∣q0∣E=(5,0×10−6)(7,2×105)=3,6 N, dirigée à l'OPPOSÉ du champ, donc vers +x, c'est-à-dire vers q2. Le signe négatif de la charge renverse le sens : oublier ce renversement est le piège classique.
Exercice 3 : Le potentiel : un scalaire qui piège
Les questions a) et b) portent sur une charge q=+2,0 μC isolée. Les questions c) et d) portent sur un dipôle : qA=+2,0 μC en x=0 et qB=−2,0 μC en x=0,40 m.
a) Calculez le potentiel créé par q à 30 cm de distance.
b) Quel travail un opérateur doit-il fournir pour amener une charge de +3,0 μC de l'infini jusqu'à ce point, sans vitesse ? Interprétez le signe.
c) Pour le dipôle : calculez le potentiel total ET le champ total au milieu du segment. Que constatez-vous de remarquable ?
d) Un électron initialement au repos est accéléré sous une différence de potentiel de 100 V. Calculez sa vitesse finale. Pourquoi cette méthode énergétique est-elle plus directe que le calcul de la force ?
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Réponses
a)V=6,0×104 V
b)W=+0,18 J : l'opérateur pousse contre la répulsion
c)V=0 mais E=9,0×105 N/C : potentiel nul n'est pas champ nul
d)v≈5,9×106 m/s, soit 2% de c pour 100 V
a) V=rkq=0,30(9,0×109)(2,0×10−6)=6,0×104 V, soit 60 kV.
b) W=q0V=(3,0×10−6)(6,0×104)=0,18 J. Positif : les deux charges se repoussent, l'opérateur doit pousser contre la répulsion et fournir de l'énergie, stockée en énergie potentielle électrique.
c) Potentiel (scalaire, avec les signes) : V=0,20kqA+0,20kqB=9,0×104−9,0×104=0 V. Champ (vecteur) : les deux champs pointent tous deux de qA vers qB (le champ s'éloigne du + et se dirige vers le −) : E=2×(0,20)2(9,0×109)(2,0×10−6)=9,0×105 N/C. Constat capital : V=0 n'implique PAS E=0. Le potentiel nul dit qu'amener une charge en ce point ne coûte aucun travail net; le champ non nul dit qu'une fois là, elle subit une force bien réelle.
d) 21mev2=eΔV, donc v=9,11×10−312(1,6×10−19)(100)≈5,9×106 m/s, soit 2 % de la vitesse de la lumière pour 100 V à peine. La méthode énergétique ne demande ni la géométrie des plaques, ni le détail du champ le long du trajet : seule compte la différence de potentiel entre départ et arrivée, exactement comme la dénivelée en mécanique.
Exercice 4 : Assembler trois charges : l'énergie d'un système
Trois charges ponctuelles occupent les sommets d'un triangle rectangle : q1=+2,0 μC en A=(0;0), q2=+2,0 μC en B=(0,30;0) et q3=−3,0 μC en C=(0,30;0,40), coordonnées en mètres. On amène les charges une à une depuis l'infini, sans vitesse. La question e) est indépendante.
a) Quel travail l'opérateur doit-il fournir pour amener q1 à sa place, puis q2 à la sienne ? Interprétez le signe du second.
b) Calculez le travail nécessaire pour amener ensuite q3 en C, puis l'énergie potentielle totale du système.
c) Montrez que le résultat ne dépend pas de l'ordre d'assemblage, et donnez la règle générale de calcul de U pour un système de charges.
d) Le système est-il lié ? Quelle énergie faut-il fournir pour séparer les trois charges jusqu'à l'infini, et quelle vitesse cela représente-t-il si toute cette énergie était donnée à q3 seule (masse 1,0×10−6 kg) ?
e) Deux plaques parallèles distantes de 4,0 cm sont soumises à une différence de potentiel de 120 V. Calculez le champ, puis l'écart de potentiel entre deux surfaces équipotentielles distantes de 5,0 mm. Pourquoi le travail est-il nul le long d'une équipotentielle, et pourquoi les lignes de champ leur sont-elles perpendiculaires ?
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Réponses
a)W1=0 et W2=+0,12 J
b)VC=8,1×104 V, W3=−0,243 J, U=−0,123 J
c)U=∑rijkqiqj, un terme par paire, indépendant de l'ordre
d)Lié ; 0,123 J pour tout séparer, soit ≈496 m/s pour q3
e)E=3,0×103 V/m, ΔV=15 V ; le champ est normal aux équipotentielles
a) Pour q1 : le travail est NUL, il n'y a encore aucun champ dans l'espace, rien ne s'oppose au déplacement. Pour q2 : W2=q2V1(B)=r12kq1q2=0,30(9,0×109)(2,0×10−6)(2,0×10−6)=+0,12 J. Positif : les deux charges sont positives et se repoussent, l'opérateur pousse contre la répulsion et dépense de l'énergie, stockée dans le système.
b) Le triangle est un 3-4-5 : r13=0,302+0,402=0,50 m et r23=0,40 m. En C, le potentiel créé par les deux premières charges vaut V=0,50kq1+0,40kq2=3,6×104+4,5×104=8,1×104 V. Donc W3=q3V=(−3,0×10−6)(8,1×104)=−0,243 J, négatif : q3 est attirée, c'est le champ qui travaille et l'opérateur doit retenir. Énergie totale : U=W2+W3=0,12−0,243=−0,123 J.
c) Les trois termes obtenus sont U12=+0,120 J, U13=−0,108 J et U23=−0,135 J : un terme par PAIRE, et chaque terme rijkqiqj ne dépend que de la paire, pas de l'instant où elle s'est formée. Changer l'ordre d'assemblage change la répartition des travaux successifs, jamais leur somme. Règle : U=∑rijkqiqj sur toutes les paires, avec les SIGNES des charges, et chaque paire comptée une seule fois (3 termes pour 3 charges, 6 pour 4 charges).
d) U<0 : le système est lié, il faudrait fournir +0,123 J pour l'éparpiller à l'infini. Si toute cette énergie devenait cinétique pour q3 : v=m2U′=1,0×10−62(0,123)≈4,96×102 m/s, environ 500 m/s pour un grain de poussière chargé. Le signe de U se lit exactement comme en gravitation : négatif veut dire lié, positif veut dire que le système se disperse tout seul.
e) E=dΔV=0,040120=3,0×103 V/m. Entre deux équipotentielles distantes de 5,0 mm : ΔV=EΔd=(3000)(0,0050)=15 V. Le travail est nul le long d'une équipotentielle parce que W=qΔV et que ΔV=0 par définition de la surface. Et c'est précisément ce qui impose la perpendicularité : si le champ avait la moindre composante le long de la surface, déplacer une charge sur cette surface coûterait un travail non nul, ce qui contredirait ΔV=0. Le champ ne peut donc être que normal à l'équipotentielle, et il pointe toujours vers les potentiels DÉCROISSANTS, d'où le signe de E=−ΔdΔV.
Exercice 5 : Un électron entre deux plaques
Deux plaques parallèles distantes de 2,0 cm créent un champ électrique uniforme de 2,0×104 N/C. Un électron est libéré sans vitesse à la plaque négative et accéléré vers la plaque positive. On néglige d'abord la gravité, puis on justifiera cette approximation.
a) Calculez l'accélération de l'électron. Dans quel sens se déplace-t-il par rapport au champ ?
b) Calculez sa vitesse à l'arrivée sur la plaque positive et la durée du trajet.
c) Retrouvez la vitesse d'arrivée par la méthode énergétique, en calculant d'abord la différence de potentiel entre les plaques.
d) Comparez l'accélération électrique à g et justifiez qu'on néglige la gravité. Un proton dans le même champ arriverait-il plus vite ou moins vite ? Justifiez sans tout recalculer.
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Réponses
a)a≈3,5×1015 m/s², dans le sens contraire au champ
b)v≈1,19×107 m/s en ≈3,4 ns
c)ΔV=Ed=400 V, et l'énergie redonne la même vitesse
d)a/g≈3,6×1014 ; le proton arrive 1836≈43 fois moins vite, à énergie égale
a) a=meeE=9,11×10−31(1,6×10−19)(2,0×104)≈3,5×1015 m/s². L'électron, chargé négativement, accélère dans le sens CONTRAIRE au champ : le champ va du + vers le −, l'électron remonte du − vers le +.
b) MRUA depuis le repos sur d=0,020 m : v=2ad=2(3,51×1015)(0,020)≈1,19×107 m/s. Durée : t=av≈3,51×10151,19×107≈3,4×10−9 s, quelques nanosecondes.
c) ΔV=Ed=(2,0×104)(0,020)=400 V. Puis 21mev2=eΔV : v=9,11×10−312(1,6×10−19)(400)≈1,19×107 m/s. Les deux méthodes concordent exactement : ce sont les deux mêmes lois vues de la mécanique.
d) ga=9,83,5×1015≈3,6×1014 : la gravité est quelques centaines de billions de fois plus faible, la négliger est plus que justifié. Le proton subit la même force (même e, même E) mais porte une masse 1836 fois plus grande : accélération 1836 fois plus faible. Par la méthode énergétique, il gagne la MÊME énergie cinétique eΔV, donc arrive avec 21mv2 égal mais une vitesse 1836≈43 fois plus faible. Moins vite, donc, mais avec la même énergie : distinguer les deux est exactement l'esprit du chapitre.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Champ résultant par composantes
Deux charges identiques q1=q2=+3,0 μC sont placées en A=(0;0) et B=(0,40;0) (coordonnées en mètres). On s'intéresse au point P=(0,20;0,15), situé à 25 cm de chacune des deux charges (triangle 3-4-5 : depuis chaque charge, cosθ=0,8 et sinθ=0,6).
a) Calculez la grandeur du champ créé en P par chacune des deux charges.
b) En décomposant chaque champ, calculez le champ résultant en P (grandeur et direction). Utilisez la symétrie.
c) Calculez la force exercée sur une charge q0=−2,0 μC placée en P (grandeur et sens).
d) Calculez le potentiel en P, puis le travail qu'un opérateur doit fournir pour amener q0 de l'infini jusqu'en P. Pourquoi ce calcul ne demande-t-il aucune décomposition ?
e) Sans calcul, donnez le point de l'axe des x où le champ total est nul, et dites si une charge posée là, en équilibre, y resterait après une petite poussée le long de l'axe x.
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Réponses
a)E=4,32×105 N/C pour chacune
b)Etot=2Esinθ≈5,2×105 N/C, vers le haut
c)F≈1,0 N, vers le BAS : la charge est négative
d)VP=2,16×105 V et W=−0,43 J, sans aucune décomposition
e)Au milieu du segment, x=0,20 m
a) Chaque charge est à 25 cm de P : E=(0,25)2(9,0×109)(3,0×10−6)=4,32×105 N/C.
b) Chaque champ pointe de sa charge vers P (charges positives). Composantes : pour A, (+Ecosθ;+Esinθ); pour B, (−Ecosθ;+Esinθ). Par symétrie, les composantes horizontales s'annulent; les verticales s'ajoutent : Etot=2Esinθ=2(4,32×105)(0,6)=5,2×105 N/C, dirigé verticalement vers le haut (selon +y, le long de la médiatrice).
c) F=∣q0∣Etot=(2,0×10−6)(5,18×105)≈1,0 N. La charge est négative : la force est opposée au champ, donc verticale vers le BAS, vers le milieu du segment AB.
d) Potentiel, somme scalaire : VP=2×0,25(9,0×109)(3,0×10−6)=2,16×105 V. Travail : W=q0VP=(−2,0×10−6)(2,16×105)=−0,43 J. Négatif : la charge négative est ATTIRÉE par les deux charges positives, le champ fait le travail à la place de l'opérateur, qui doit plutôt retenir. Aucune décomposition, parce que le potentiel est un scalaire : c'est tout l'avantage de la voie énergétique.
e) Par symétrie, le champ est nul au milieu du segment, (0,20;0) : les deux champs s'y compensent exactement. L'équilibre y est toutefois STABLE le long de l'axe x pour une charge positive (repoussée par la charge dont elle s'approche, elle est ramenée au centre)... mais une analyse hors de l'axe montrerait qu'il est instable selon y : aucun point de l'espace vide ne piège une charge en équilibre stable dans toutes les directions (théorème d'Earnshaw, hors programme mais bon à savoir).
Exercice 7 : De la charge ponctuelle à la distribution continue
Un anneau mince de rayon a=10 cm porte une charge Q=+6,0 nC uniformément répartie. On étudie le champ sur son axe, à la distance x du centre. Les questions d) et e) portent sur une tige rectiligne de longueur L=0,50 m portant Q′=+9,0 nC uniformément répartie, et sur un point P situé sur le PROLONGEMENT de la tige, à d=0,25 m de son extrémité la plus proche.
a) Expliquez par la symétrie pourquoi le champ de l'anneau est dirigé selon l'axe, puis établissez E(x)=(x2+a2)3/2kQx et calculez sa valeur en x=0,20 m. Calculez aussi le potentiel en ce point.
b) Que vaut le champ au centre de l'anneau ? En quel point de l'axe est-il maximal, et combien vaut-il alors ?
c) Montrez que pour x≫a l'expression redonne celle d'une charge ponctuelle, puis chiffrez l'écart entre la formule exacte et l'approximation ponctuelle en x=2,0 m.
d) Pour la tige : découpez-la en éléments dq=λdx et montrez que le champ en P vaut E=d(d+L)kQ′. Calculez-le.
e) Un étudiant remplace la tige par une charge ponctuelle Q′ placée en son milieu. Quelle valeur trouve-t-il, et pourquoi l'approximation est-elle si mauvaise ici ? Calculez enfin le potentiel en P et vérifiez qu'il redonne le champ par dérivation.
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Réponses
a)E=(x2+a2)3/2kQx≈9,7×102 N/C, V≈2,4×102 V
b)E(0)=0, maximum en x=a/2≈7,07 cm, où E≈2,1×103 N/C
c)13,45 contre 13,5 N/C : 0,4% d'écart à vingt rayons
d)E=d(d+L)kQ′=4,32×102 N/C
e)324 N/C, 25% trop faible ; V=kλln3≈1,8×102 V redonne E par dérivation
a) À chaque élément de l'anneau correspond l'élément diamétralement opposé : leurs champs ont la même grandeur et leurs composantes perpendiculaires à l'axe sont opposées, donc elles s'annulent deux à deux. Seule survit la composante axiale. Chaque élément dq est à la distance r=x2+a2 et sa composante axiale vaut r2kdqcosθ avec cosθ=rx. Comme r et cosθ sont les MÊMES pour tous les éléments, ils sortent de l'intégrale : E=r3kx∫dq=(x2+a2)3/2kQx. En x=0,20 m : E=(0,05)3/2(9,0×109)(6,0×10−9)(0,20)≈9,7×102 N/C. Potentiel : tous les éléments sont à la même distance r, donc V=x2+a2kQ=0,223654≈2,4×102 V, sans aucune décomposition.
b) Au centre, x=0 donne E=0 : par symétrie, chaque élément est compensé par son opposé, y compris axialement. Le maximum s'obtient en annulant la dérivée : dxdE=0 mène à (x2+a2)−3x2=0, soit x=2a≈7,07 cm. La valeur y est Emax=33a22kQ≈2,1×103 N/C. Le champ part donc de zéro au centre, monte jusqu'à ce maximum, puis retombe : un anneau chargé n'a pas son champ le plus fort là où l'on croit.
c) Si x≫a, alors (x2+a2)3/2→x3 et E→x3kQx=x2kQ : de loin, l'anneau est indiscernable d'une charge ponctuelle, comme il se doit. En x=2,0 m : exact (4,01)3/2(54)(2,0)≈13,45 N/C, approximation 4,054=13,5 N/C. L'écart est de 0,4 % : à vingt rayons de distance, la structure de l'objet a déjà disparu.
d) Tous les éléments de la tige sont alignés avec P : les champs sont tous colinéaires, l'intégrale est scalaire. Avec λ=LQ′ et x mesuré depuis P : E=∫dd+Lx2kλdx=kλ[d1−d+L1]=d(d+L)kλL=d(d+L)kQ′. Numériquement : E=(0,25)(0,75)(9,0×109)(9,0×10−9)=0,187581=4,32×102 N/C. Remarquez la forme : ce n'est pas r2kQ′ mais un produit des distances aux DEUX extrémités.
e) Le milieu de la tige est à 0,25+0,25=0,50 m de P, ce qui donne 0,50281=3,24×102 N/C : 25 % TROP FAIBLE. La raison est la convexité du r21 : la moitié proche de la tige gagne bien plus que ce que la moitié lointaine perd, donc la moyenne des contributions dépasse la contribution de la charge moyenne. L'approximation ponctuelle n'est légitime que loin de l'objet, or ici d est du même ordre que L. Potentiel : V=∫dd+Lxkλdx=kλlndd+L=(9,0×109)(1,8×10−8)ln3≈1,8×102 V. Vérification : −dddV=−kλ[d+L1−d1]=d(d+L)kλL, exactement le champ de la question d). Le champ est bien la pente du potentiel, changée de signe.
Exercice 8 : Le théorème de Gauss : la symétrie fait tout le travail
On utilise ε0=8,85×10−12 C²/(N·m²), relié à la constante de Coulomb par k=4πε01. Le flux du champ à travers une surface fermée vaut ΦE=ε0Qint, où Qint est la charge ENFERMÉE par la surface.
a) Une charge q=+5,0 nC est au centre d'un cube de 20 cm d'arête. Calculez le flux total à travers le cube, puis le flux à travers une seule face. Que devient le flux total si on double l'arête, et que devient-il si on décentre la charge sans la sortir du cube ?
b) Une sphère ISOLANTE de rayon R=10 cm porte une charge Q=+8,0 nC répartie uniformément dans tout son volume. Calculez le champ à r=20 cm, à la surface, puis à r=5,0 cm. Décrivez l'allure de E(r).
c) On dépose la même charge sur une sphère CONDUCTRICE de même rayon. Que valent le champ à r=20 cm et le champ à r=5,0 cm ? Justifiez les deux réponses par Gauss.
d) Une grande plaque isolante porte une densité surfacique σ=2,0×10−8 C/m². Calculez le champ qu'elle crée. On place face à elle une seconde plaque de densité −σ : que valent le champ entre les plaques et le champ à l'extérieur ? Reliez le résultat à la formule E=dΔV du condensateur plan.
e) Une charge de +3,0 nC est suspendue dans la cavité d'un conducteur NEUTRE. Donnez les charges apparues sur la paroi intérieure et sur la surface extérieure, et justifiez par Gauss appliqué à une surface tracée dans l'épaisseur du métal. Enfin : peut-on avoir un flux nul à travers une surface fermée alors que le champ n'y est nul nulle part ?
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Réponses
a)Φ=565 N·m²/C, 94 par face ; ni la taille ni le décentrage ne changent le total
b)1800, 7200 puis 3600 N/C : linéaire à l'intérieur, en 1/r2 à l'extérieur
c)1800 N/C dehors, exactement pareil ; 0 dedans
d)2ε0σ≈1130 N/C seule, ε0σ entre, 0 dehors
e)−3,0 nC dedans, +3,0 nC dehors ; flux nul ne veut pas dire champ nul
a) ΦE=ε0q=8,85×10−125,0×10−9≈565 N·m²/C. Par symétrie, les six faces se partagent également ce flux : 6565≈94 N·m²/C par face. Doubler l'arête ne change RIEN au flux total : il ne dépend que de la charge enfermée, jamais de la forme ni de la taille de la surface. Décentrer la charge ne change pas non plus le total, mais détruit la symétrie : les faces proches reçoivent plus de flux que les faces lointaines, et le calcul par face n'est alors plus faisable sans intégrale.
b) À l'extérieur, la sphère se comporte comme une charge ponctuelle placée au centre : E(0,20)=r2kQ=0,202(9,0×109)(8,0×10−9)=1,8×103 N/C. À la surface : E(R)=0,01072=7,2×103 N/C. À l'intérieur, la surface de Gauss de rayon r n'enferme que la fraction R3r3 de la charge, d'où E=R3kQr=(0,10)3(9,0×109)(8,0×10−9)(0,050)=3,6×103 N/C. Allure : E croît LINÉAIREMENT de 0 au centre jusqu'au maximum 7,2×103 N/C à la surface, puis décroît en r21. Le champ est maximal sur la surface, pas au centre : c'est le contraire de l'intuition.
c) À r=20 cm : exactement la même valeur, 1,8×103 N/C. Gauss ne connaît que la charge enfermée et la symétrie sphérique : la façon dont la charge est répartie à l'intérieur est invisible de l'extérieur. À r=5,0 cm : E=0. Dans un conducteur à l'équilibre, toute la charge migre sur la surface extérieure, donc une surface de Gauss intérieure n'enferme aucune charge. Réciproquement, si le champ n'était pas nul dans le métal, les électrons libres se déplaceraient et l'équilibre ne serait pas atteint.
d) Plaque seule : la surface de Gauss est un cylindre qui la traverse, le flux sort par les DEUX bases, d'où E=2ε0σ=2(8,85×10−12)2,0×10−8≈1,13×103 N/C, uniforme et indépendant de la distance. Avec la seconde plaque −σ : entre les plaques, les deux champs pointent dans le même sens et s'ajoutent, E=ε0σ≈2,3×103 N/C; à l'extérieur, ils sont opposés et se compensent, E≈0. C'est ce champ uniforme confiné entre les armatures qui donne ΔV=Ed, donc E=dΔV : la formule du condensateur plan n'est pas un axiome, elle sort de Gauss.
e) Paroi intérieure : −3,0 nC; surface extérieure : +3,0 nC. Justification : on trace une surface de Gauss entièrement dans le métal, où E=0 partout, donc ΦE=0, donc Qint=0; comme elle enferme la charge +3,0 nC et la paroi intérieure, cette paroi porte forcément −3,0 nC. Le conducteur étant neutre au total, le +3,0 nC manquant se retrouve sur la face externe. Oui, le flux peut être nul sans que le champ le soit : placez une surface fermée dans le champ uniforme d'un condensateur, le flux entrant compense exactement le flux sortant. Flux nul signifie charge enfermée nulle, pas champ nul, et c'est la confusion la plus fréquente du chapitre.
Exercice 9 : La gouttelette de Millikan
Entre deux plaques horizontales distantes de 1,0 cm, on applique une différence de potentiel de 392 V. Une gouttelette d'huile de masse 1,92×10−15 kg, électrisée par frottement, reste parfaitement IMMOBILE entre les plaques.
a) Faites le bilan des forces sur la gouttelette et écrivez la condition d'équilibre.
b) Calculez le champ électrique entre les plaques.
c) Calculez la charge portée par la gouttelette, puis le nombre de charges élémentaires correspondant.
d) La gouttelette porte un excès d'électrons. Laquelle des deux plaques (haute ou basse) est au potentiel le plus élevé ? Justifiez avec les directions.
e) En quoi cette expérience, répétée sur des milliers de gouttelettes, a-t-elle permis à Millikan d'établir la quantification de la charge ?
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Réponses
a)∣q∣E=mg
b)E=3,92×104 V/m
c)∣q∣=4,8×10−19 C, soit exactement 3 électrons excédentaires
d)La plaque du HAUT : le champ pointe vers le bas
e)Toutes les charges mesurées sont des multiples entiers de 1,6×10−19 C
a) Deux forces : le poids mg vers le bas et la force électrique qE qui doit pointer vers le haut. Équilibre : ∣q∣E=mg.
b) E=dΔV=0,010392=3,92×104 V/m.
c) ∣q∣=Emg=3,92×104(1,92×10−15)(9,8)=4,8×10−19 C. Nombre de charges élémentaires : n=1,6×10−194,8×10−19=3 : la gouttelette porte exactement trois électrons excédentaires.
d) La gouttelette est négative et la force électrique doit être vers le haut : la force sur une charge négative est opposée au champ, donc le champ pointe vers le BAS. Le champ va toujours de la plaque au potentiel élevé vers la plaque au potentiel faible : c'est donc la plaque du HAUT qui est au potentiel le plus élevé (chargée positivement, elle attire d'ailleurs les électrons de la gouttelette vers le haut, l'image est cohérente).
e) En mesurant la charge de milliers de gouttelettes, Millikan a constaté que toutes les valeurs étaient des multiples ENTIERS d'une même quantité, 1,6×10−19 C, jamais une fraction : 3e, 5e, 8e..., jamais 2,7e. La charge n'est pas un fluide continu mais un empilement de grains identiques : c'est la quantification de la charge, et la première mesure précise de e, qui lui valut le prix Nobel de 1923.
Exercice 10 : Le canon à électrons : accélérer, puis dévier
Dans un tube cathodique, un électron part du repos et traverse une différence de potentiel accélératrice V0=2000 V. Il entre ensuite, parallèlement aux plaques et à mi-distance entre elles, dans un condensateur de déviation de longueur L=6,0 cm dont les armatures sont distantes de d=1,5 cm et soumises à Vd=60 V. Un écran est placé à D=25 cm de la sortie des plaques. On néglige la gravité, ce que l'on justifiera.
a) Calculez la vitesse v0 de l'électron à l'entrée des plaques de déviation.
b) Calculez le champ entre les plaques de déviation, l'accélération transversale de l'électron, le temps passé entre les plaques et la déviation verticale à la sortie. L'électron sort-il du condensateur sans heurter une armature ?
c) Calculez l'angle de sortie du faisceau. Montrez que la trajectoire rectiligne de sortie, prolongée vers l'arrière, coupe l'axe au MILIEU des plaques.
d) Calculez la déviation totale mesurée sur l'écran.
e) Établissez que cette déviation vaut Y=2dV0VdL(2L+D) et commentez : de quoi dépend la sensibilité du tube, et de quoi ne dépend-elle PAS ? Calculez enfin la tension de déviation maximale utilisable, et justifiez qu'on néglige la gravité.
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Réponses
a)v0=2eV0/m≈2,65×107 m/s
b)E=4,0×103 V/m, a≈7,0×1014 m/s², y1≈1,8 mm : il sort sans toucher
c)tanθ=0,060, soit ≈3,4°, et la tangente coupe l'axe au milieu des plaques
d)Y≈1,7 cm
e)Y=2dV0VdL(2L+D) ; Vd,max=250 V, et ni e ni m n'interviennent
a) Toute l'énergie électrique devient cinétique : 21mv02=eV0, donc v0=m2eV0=9,11×10−312(1,6×10−19)(2000)≈2,65×107 m/s, soit environ 9 % de la vitesse de la lumière.
b) E=dVd=0,01560=4,0×103 V/m; a=meE=9,11×10−31(1,6×10−19)(4,0×103)≈7,03×1014 m/s². Le mouvement se décompose exactement comme un projectile : horizontalement uniforme, verticalement uniformément accéléré. Temps de traversée : t=v0L=2,65×1070,060≈2,26×10−9 s. Déviation à la sortie : y1=21at2≈1,80×10−3 m, soit 1,8 mm. L'électron entre à mi-distance, il dispose donc de 2d=7,5 mm : 1,8 mm reste largement en dessous, il sort sans toucher.
c) tanθ=v0vy=v0at=2,65×107(7,03×1014)(2,26×10−9)=0,060, soit θ≈3,4°. Or L2y1=0,0602(1,80×10−3)=0,060 également : la tangente de sortie a la même pente que la droite qui joint le milieu des plaques au point de sortie. Prolongée vers l'arrière, elle coupe donc l'axe en x=2L. C'est le résultat classique du projectile : la pente finale vaut deux fois la pente moyenne, ce qui reporte le point de départ apparent au milieu du parcours.
d) Après les plaques, plus de force : trajectoire rectiligne. Y=y1+Dtanθ=1,80×10−3+(0,25)(0,060)=1,68×10−2 m, soit 1,7 cm. Le raccourci du c) donne le même résultat d'un coup : Y=tanθ(2L+D)=(0,060)(0,28)=1,68×10−2 m.
e) y1=21meE(v0L)2 et v02=m2eV0 : en substituant, e et m DISPARAISSENT et y1=4V0EL2=4dV0VdL2, puis Y=tanθ(2L+D)=2dV0VdL(2L+D). Vérification : 2(0,015)(2000)(60)(0,060)(0,28)=1,68×10−2 m. La sensibilité ne dépend que de la GÉOMÉTRIE du tube et du rapport V0Vd : ni de la charge, ni de la masse de la particule. Un faisceau de protons dévierait pareil, simplement bien plus lentement. Déviation maximale admissible y1=2d : Vd,max=L22d2V0=(0,060)22(0,015)2(2000)=250 V, au-delà le faisceau s'écrase sur une armature. Enfin ga≈7×1013 : la gravité est plus de dix mille milliards de fois plus faible, la négliger n'introduit aucune erreur mesurable.
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