Ondes et physique moderne 203-SN3-RE (ancien 203-NYC) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Exercices corrigés : mouvement harmonique simple et ondes mécaniques (203-SN3-RE, ancien 203-NYC)
Voici la série d'exercices corrigés du cours 203-SN3-RE (ancien 203-SN3-RE) sur le mouvement harmonique simple et les ondes mécaniques. La partie A installe les systèmes de référence : le bloc sur ressort (pulsation, période, vitesse et accélération maximales), le ressort vertical qui se révèle être un ressort horizontal déguisé et les combinaisons de ressorts, le pendule simple avec le pendule qui bat la seconde et le voyage sur la Lune, la définition différentielle du MHS avec la démonstration de a=−ω2x, et l'onde sur une corde tendue, où la vitesse appartient au milieu et la fréquence à la source. La partie B monte au niveau examen : le partage de l'énergie du MHS entre forme cinétique et forme potentielle, avec l'instant exact où il est équitable, le pendule physique et le pendule de torsion de Cavendish, les oscillations amorties et forcées jusqu'à la résonance et au pont de Tacoma, la lecture complète d'une équation d'onde avec le piège de la vitesse transversale, et l'énergie que l'onde transporte réellement.
Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). Le cours 203-SN3-RE (ancien 203-SN3-RE) couronne la séquence de physique : le MHS y recycle toute la mécanique (forces, énergie, dérivées) et l'onde y ajoute une idée neuve, une perturbation qui voyage sans transporter de matière.
Le réflexe à garder tout du long : dans une onde, distinguez ce qui appartient au MILIEU de ce qui appartient à la SOURCE. La vitesse de propagation est fixée par le milieu (tension et masse linéique pour une corde); la fréquence est imposée par la source; la longueur d'onde, elle, n'est que le quotient des deux, λ=v/f. Changer de corde change v et λ, jamais f.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•MHS : mouvement dont l'accélération est proportionnelle et opposée à la position, a=−ω2x. Solution : x(t)=Acos(ωt+φ), d'où v(t)=−Aωsin(ωt+φ) et a(t)=−Aω2cos(ωt+φ). Maxima : vmax=Aω (au passage à l'équilibre) et amax=Aω2 (aux extrémités).
•Masse-ressort : ω=mk, donc T=2πkm : la période ne dépend PAS de l'amplitude (isochronisme). Pendule simple (petits angles) : T=2πgL : la période ne dépend ni de la masse, ni de l'amplitude.
•Énergie du MHS : E=21kA2=21mvmax2, constante; à la position x : v=ωA2−x2.
•Onde sur une corde : v=μF où F est la tension et μ la masse linéique (kg/m). La vitesse est une propriété du MILIEU; la fréquence vient de la SOURCE; λ=fv.
•Équation d'une onde progressive vers les x positifs : y(x;t)=Asin(kx−ωt) avec le nombre d'onde k=λ2π et la pulsation ω=2πf. Vitesse de propagation : v=kω=λf. Le signe +ωt correspond à une propagation vers les x négatifs.
•Ne confondez pas la vitesse de PROPAGATION v (celle du motif, constante) et la vitesse TRANSVERSALE d'un point du milieu (un MHS, maximale Aω au passage par zéro). Constante : g=9,8 m/s².
•Ressort vertical : le poids ne fait que déplacer le centre des oscillations, xeq=kmg, et la période reste T=2πkm=2πgxeq. Ressorts en PARALLÈLE : keq=k1+k2; en SÉRIE : keq1=k11+k21. Couper un ressort en deux DOUBLE sa constante.
•Pendule physique : T=2πmgdI, avec d la distance de l'axe au centre de masse. Pendule de torsion : T=2πκI, indépendant de la gravité et de l'amplitude.
•Oscillations amorties : amplitude en e−γt avec γ=2mb, pseudo-pulsation ω′=ω02−γ2, amortissement critique bc=2km. Le frottement tue l'amplitude bien avant de toucher au rythme. Oscillations forcées : à la résonance, l'amplitude est Q=bω0m fois le déplacement statique.
•Puissance d'une onde sur une corde : P=21μvω2A2, donc proportionnelle au CARRÉ de l'amplitude ET au carré de la fréquence. Source ponctuelle dans l'espace : I=4πr2P, intensité en r21 et amplitude en r1.
Partie A : MHS et ondes sur une corde (/50)
Exercice 1 : Le système masse-ressort
Un bloc de 0,50 kg est fixé à un ressort horizontal de constante k=200 N/m et glisse sans frottement. On l'écarte de 8,0 cm de sa position d'équilibre et on le lâche sans vitesse à t=0.
a) Calculez la pulsation, la période et la fréquence des oscillations.
b) Écrivez l'équation du mouvement x(t) avec les valeurs numériques.
c) Calculez la vitesse maximale et l'accélération maximale du bloc, et précisez où chacune est atteinte.
d) Calculez la vitesse du bloc lorsqu'il passe à 4,0 cm de l'équilibre, et vérifiez la cohérence avec la conservation de l'énergie.
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Réponses
a)ω=20 rad/s, T≈0,31 s, f≈3,2 Hz
b)x(t)=0,080cos(20t), en mètres
c)vmax=1,6 m/s à l'équilibre, amax=32 m/s² aux extrémités
d)v≈1,39 m/s ; à mi-amplitude il reste les TROIS QUARTS de l'énergie en cinétique
a) ω=mk=0,50200=20 rad/s. Période : T=ω2π≈0,31 s; fréquence : f=T1≈3,2 Hz.
b) Lâché sans vitesse à l'élongation maximale : x(t)=Acos(ωt)=0,080cos(20t) (en mètres, t en secondes). Le cosinus s'impose parce qu'à t=0, x=+A et v=0.
c) vmax=Aω=(0,080)(20)=1,6 m/s, atteinte au passage par la position d'ÉQUILIBRE (là où toute l'énergie est cinétique). amax=Aω2=(0,080)(400)=32 m/s², plus de trois fois g, atteinte aux EXTRÉMITÉS, là où le ressort tire ou pousse le plus fort et où, justement, la vitesse s'annule.
d) v=ωA2−x2=20(0,080)2−(0,040)2=200,0048≈1,39 m/s. Énergie : E=21kA2=21(200)(0,0064)=0,64 J; en x=0,040 m, Ep=21(200)(0,0016)=0,16 J, donc Ek=0,48 J et v=0,502(0,48)≈1,39 m/s : les deux voies concordent. À mi-amplitude, il reste les trois quarts de l'énergie en forme cinétique, pas la moitié : l'énergie va comme le CARRÉ de l'élongation.
Exercice 2 : Le ressort vertical et les combinaisons de ressorts
Un bloc de 0,40 kg est suspendu à un ressort vertical de constante k=25 N/m. On le laisse d'abord trouver sa position d'équilibre, puis on le fait osciller.
a) Calculez l'allongement du ressort à l'équilibre.
b) Montrez que, si l'on mesure la position À PARTIR de cette nouvelle position d'équilibre, l'équation du mouvement redevient exactement celle du ressort horizontal. Calculez la période et vérifiez qu'elle vaut aussi 2πgxeq.
c) On accroche maintenant le bloc à DEUX ressorts identiques de 25 N/m, d'abord montés côte à côte (en parallèle), puis bout à bout (en série). Établissez la constante équivalente dans chaque cas et calculez les deux périodes.
d) On coupe un ressort de 25 N/m exactement en deux. Que vaut la constante de chaque moitié ? Justifiez physiquement.
e) On écarte le bloc de 5,0 cm de sa position d'équilibre (ressort simple) et on le lâche. Calculez l'énergie totale et la vitesse maximale. Pourquoi peut-on ignorer complètement la gravité dans ce bilan d'énergie ?
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Réponses
a)xeq=mg/k≈15,7 cm
b)Le poids disparaît de l'équation : T=2πm/k=2πxeq/g≈0,795 s
c)Parallèle : 50 N/m et 0,562 s. Série : 12,5 N/m et 1,124 s
d)50 N/m : même force, deux fois moins d'allongement
e)E≈3,13×10−2 J et vmax≈0,395 m/s, sans la gravité
a) À l'équilibre, le ressort tire autant que le poids pousse : kxeq=mg, donc xeq=kmg=25(0,40)(9,8)≈0,157 m, soit environ 15,7 cm.
b) Posons X la position comptée depuis la NOUVELLE position d'équilibre. L'allongement total est alors xeq+X, et la force résultante vaut mg−k(xeq+X)=mg−kxeq−kX=−kX, puisque mg=kxeq. Le poids a donc entièrement disparu de l'équation : il ne fait que DÉPLACER le centre des oscillations, sans rien changer à la force de rappel. On retrouve ma=−kX, donc ω=mk=0,4025≈7,91 rad/s et T=2πkm≈0,795 s. Vérification élégante : comme km=gxeq, on a aussi T=2πgxeq=2π9,80,157≈0,795 s. Un ressort vertical est donc un pendule dont la longueur est son propre allongement statique : mesurer cet allongement à la règle suffit à prédire la période.
c) En PARALLÈLE, les deux ressorts subissent le même allongement et leurs forces s'additionnent : keq=k1+k2=50 N/m, d'où T=2π500,40≈0,562 s, la période initiale divisée par 2. En SÉRIE, les deux ressorts subissent la même force (celle du poids, transmise de l'un à l'autre) et leurs allongements s'additionnent : keq1=k11+k21, donc keq=12,5 N/m et T=2π12,50,40≈1,124 s, la période initiale multipliée par 2. Remarquez la parenté avec les condensateurs : la grandeur qui s'additionne en parallèle est celle qui se place au NUMÉRATEUR de la force.
d) Chaque moitié a une constante de 50 N/m, le DOUBLE. Sous une force donnée, le ressort entier s'allonge d'une certaine quantité, répartie également sur ses deux moitiés : chaque moitié ne s'allonge que de la moitié du total, tout en supportant la même force. Deux fois moins d'allongement pour la même force, c'est deux fois plus raide. C'est d'ailleurs le résultat du c) lu à l'envers : le ressort entier N'EST QUE deux demi-ressorts en série.
e) E=21kA2=21(25)(0,050)2≈3,13×10−2 J, et vmax=Aω=(0,050)(7,91)≈0,395 m/s. Vérification : 21mvmax2=21(0,40)(0,395)2≈3,13×10−2 J. La gravité est absente du bilan pour la même raison qu'au b) : en développant la somme de l'énergie de pesanteur et de l'énergie élastique autour de la nouvelle position d'équilibre, les termes linéaires en X se compensent exactement et il ne reste que 21kX2, à une constante près qui ne joue aucun rôle. Le ressort vertical est un ressort horizontal déguisé, en énergie comme en dynamique.
Exercice 3 : Le pendule simple
On étudie un pendule simple constitué d'une bille suspendue à un fil, oscillant avec une faible amplitude.
a) Quelle longueur donner au pendule pour que sa période soit exactement 2,0 s (le pendule "qui bat la seconde") ? Commentez la valeur obtenue.
b) On emporte ce pendule sur la Lune, où la gravité vaut g/6. Calculez sa nouvelle période.
c) Expliquez pourquoi la masse de la bille n'apparaît pas dans la période, alors qu'elle apparaît dans celle du système masse-ressort.
d) Une horloge à balancier, réglée au niveau de la mer, est installée en haute montagne où g est légèrement plus faible. Avance-t-elle ou retarde-t-elle ? Comment corriger son balancier ?
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Réponses
a)L=g(T/2π)2≈0,99 m, presque exactement un mètre
b)TLune=T6≈4,9 s
c)La masse est dans la force de rappel ET dans l'inertie : elle se simplifie
d)Elle RETARDE ; il faut raccourcir le balancier
a) T=2πgL donne L=g(2πT)2=9,8×π21≈0,99 m. Presque exactement un mètre : ce n'est pas un hasard historique, une des premières définitions envisagées pour le mètre était justement la longueur du pendule battant la seconde.
b) T∝g1 : TLune=T6=2,0×2,449≈4,9 s. Sur la Lune, le même pendule oscille au ralenti, presque deux fois et demie plus lentement.
c) Pour le pendule, la force de rappel EST le poids (sa composante tangentielle mgsinθ) : la masse apparaît dans la force ET dans l'inertie, et se simplifie, exactement comme en chute libre. Pour le ressort, la force de rappel kx ne dépend pas de la masse : l'inertie reste seule en jeu et la masse survit dans T=2πkm.
d) En altitude, g diminue, donc T=2πgL augmente : chaque balancement dure plus longtemps, l'horloge RETARDE. Pour corriger, il faut raccourcir le balancier (remonter la lentille de réglage) afin de ramener T à sa valeur : une horloge à pendule est, au fond, un gravimètre qui s'ignore.
Exercice 4 : Le MHS par ses dérivées
La position d'un chariot oscillant est donnée par x(t)=0,060cos(10t), en unités SI.
a) Donnez l'amplitude, la pulsation, la période et la fréquence du mouvement.
b) Établissez v(t) et a(t) par dérivation, puis donnez les valeurs maximales de chacune.
c) Démontrez que ce mouvement vérifie a=−ω2x et expliquez pourquoi cette relation est la DÉFINITION même du MHS.
d) Déterminez le premier instant où le chariot passe par x=0, et sa vitesse à cet instant. Pourquoi la vitesse y est-elle extrémale ?
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Réponses
a)A=0,060 m, ω=10 rad/s, T≈0,63 s, f≈1,6 Hz
b)v(t)=−0,60sin(10t), a(t)=−6,0cos(10t)
c)a=−ω2x : c'est la loi de Hooke, donc la définition du MHS
d)t=π/20≈0,16 s et v=−0,60 m/s, la vitesse maximale
a) Par identification avec Acos(ωt) : A=0,060 m, ω=10 rad/s, T=102π≈0,63 s, f=T1≈1,6 Hz.
b) v(t)=dtdx=−0,60sin(10t) m/s et a(t)=dtdv=−6,0cos(10t) m/s². Maxima : vmax=Aω=0,60 m/s et amax=Aω2=6,0 m/s².
c) a(t)=−6,0cos(10t)=−(10)2×0,060cos(10t)=−ω2x(t). Cette relation dit exactement que la force de rappel est proportionnelle et opposée à l'élongation (F=ma=−mω2x, la loi de Hooke) : tout système qui la vérifie, quel qu'il soit (ressort, pendule aux petits angles, circuit LC, molécule qui vibre), oscille sinusoïdalement. C'est pour cela qu'on la prend comme définition : elle est le portrait mécanique commun de tous les oscillateurs harmoniques.
d) x=0 quand cos(10t)=0, soit 10t=2π : t=20π≈0,16 s, un quart de période après le départ. Vitesse : v=−0,60sin(2π)=−0,60 m/s, la vitesse maximale (en grandeur), dirigée vers les x négatifs. Au passage par l'équilibre, toute l'énergie est cinétique et la force de rappel s'annule : la vitesse ne peut qu'y culminer.
Exercice 5 : L'onde sur une corde tendue
Une corde de 2,0 m et de 50 g est tendue avec une force de 90 N. Un vibreur impose à son extrémité un mouvement sinusoïdal de fréquence 120 Hz.
a) Calculez la masse linéique de la corde et la vitesse de propagation des ondes.
b) Calculez la longueur d'onde.
c) On double la tension. Que deviennent la vitesse, la fréquence et la longueur d'onde ? Justifiez en distinguant ce qui appartient au milieu et ce qui appartient à la source.
d) Écrivez l'équation y(x;t) de l'onde (tension initiale de 90 N), pour une amplitude de 4,0 mm et une propagation vers les x positifs.
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Réponses
a)μ=0,025 kg/m et v=F/μ=60 m/s
b)λ=v/f=0,50 m
c)v′≈85 m/s, f inchangée à 120 Hz, λ′≈0,71 m
d)y=0,0040sin(12,6x−754t), le signe moins signant la propagation vers +x
a) μ=Lm=2,00,050=0,025 kg/m. Vitesse : v=μF=0,02590=3600=60 m/s.
b) λ=fv=12060=0,50 m.
c) La vitesse est une propriété du MILIEU : v′=2v≈85 m/s. La fréquence appartient à la SOURCE, le vibreur n'a pas changé : f=120 Hz toujours. La longueur d'onde suit : λ′=fv′=2λ≈0,71 m. Retenez la chaîne causale : la tension change le milieu, le milieu change v, et λ s'ajuste; f ne bouge jamais en cours de propagation.
d) k=λ2π=0,502π≈12,6 rad/m et ω=2πf≈754 rad/s. D'où y(x;t)=0,0040sin(12,6x−754t) (unités SI), le signe MOINS devant ωt signant la propagation vers les x positifs. Vérification : kω=12,6754≈60 m/s, la vitesse retrouvée.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : L'énergie du MHS et son partage
Un bloc de 0,80 kg, fixé à un ressort horizontal de constante k=80 N/m, est AU REPOS à sa position d'équilibre. À t=0, on le frappe : il part avec une vitesse de 0,50 m/s. Il oscille ensuite sans frottement.
a) Calculez la pulsation, puis l'amplitude des oscillations à partir d'un argument d'énergie.
b) Écrivez x(t) pour ce démarrage particulier (frappé À l'équilibre, et non lâché à l'extrémité).
c) Démontrez que l'énergie cinétique égale l'énergie potentielle lorsque x=2A, et calculez cette position.
d) Déterminez le premier instant où ce partage équitable se produit, et exprimez-le en fraction de la période. Commentez l'élégance du résultat.
e) Expliquez pourquoi ce partage n'a PAS lieu à mi-amplitude, et donnez la répartition de l'énergie en x=2A.
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Réponses
a)ω=10 rad/s, E=0,10 J, A=0,050 m
b)x(t)=0,050sin(10t) : frappé À l'équilibre, donc un sinus
c)x=A/2≈3,5 cm, soit 71% de l'amplitude
d)t=π/40≈0,079 s, exactement T/8
e)En x=A/2 : Ep=E/4 et Ek=3E/4, car Ep va comme x2
a) ω=mk=0,8080=10 rad/s. Toute l'énergie initiale est cinétique : E=21mvmax2=21(0,80)(0,50)2=0,10 J. Aux extrémités elle est toute potentielle : 21kA2=E donne A=k2E=800,20=0,050 m. (Ou directement A=ωvmax=100,50=0,050 m : cohérent.)
b) À t=0 : x=0 et v>0 : c'est un SINUS qui s'impose : x(t)=0,050sin(10t) (unités SI).
c) Ek=Ep signifie Ep=2E : 21kx2=21(21kA2), donc x2=2A2 et x=2A≈0,035 m, soit 3,5 cm : à environ 71 % de l'amplitude, pas à la moitié.
d) sin(10t)=21 donne 10t=4π, donc t=40π≈0,079 s. Avec T=102π≈0,63 s, cela fait exactement t=8T : le partage équitable tombe au huitième de période, à mi-chemin (en TEMPS) entre le passage à l'équilibre et l'extrémité. L'angle 4π, moitié de 2π, se lit directement sur le cercle de référence : le MHS récompense ceux qui pensent en phase plutôt qu'en position.
e) L'énergie potentielle va comme le CARRÉ de la position : en x=2A, Ep=21k4A2=4E seulement, et Ek=43E. La moitié du chemin ne stocke que le quart de l'énergie : penser "moitié de la distance = moitié de l'énergie" est le piège linéaire classique dans un monde quadratique.
Exercice 7 : Le pendule physique et le pendule de torsion
Un pendule réel n'est pas une masse ponctuelle au bout d'un fil : c'est un solide qui tourne autour d'un axe, et sa période s'écrit T=2πmgdI, où I est le moment d'inertie par rapport à l'axe et d la distance de l'axe au centre de masse. On étudie une tige homogène de 1,20 m, suspendue par une de ses extrémités; on rappelle que I=3mL2 pour un axe passant par le bout d'une tige. La question d) porte sur un pendule de torsion : un disque de 0,50 kg et de 8,0 cm de rayon (I=21MR2) suspendu à un fil de constante de torsion κ=0,025 N·m/rad, dont la période vaut T=2πκI.
a) Montrez que la période de la tige se réduit à T=2π3g2L et calculez-la. Pourquoi la masse disparaît-elle ?
b) Calculez la période d'un pendule SIMPLE de 1,20 m et comparez. Laquelle des deux oscille le plus vite, et pourquoi ?
c) À quelle distance de l'axe faudrait-il concentrer toute la masse pour obtenir la même période ? Ce point porte un nom : donnez-le et citez une manifestation sportive du phénomène.
d) Calculez le moment d'inertie du disque, puis la période du pendule de torsion. Pourquoi ce dispositif est-il le cœur de la balance de Cavendish et du balancier d'une montre mécanique ?
e) On déplace l'axe de la tige : que devient la période si l'axe passe par son centre ? Montrez que la période est MINIMALE pour un axe situé à d=12L du centre, et calculez cette période minimale (le théorème des axes parallèles donne I=12mL2+md2).
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Réponses
a)T=2π2L/3g≈1,80 s, sans la masse
b)2,20 s pour le pendule simple : la tige est plus rapide, d'un facteur 2/3
c)Leq=2L/3=0,80 m : le centre d'oscillation, point idéal d'un bâton de baseball
d)I=1,6×10−3 kg·m² et T≈1,59 s, indépendante de g
e)T→∞ si l'axe passe par le centre ; minimum en d=L/12≈0,346 m, à 1,67 s
a) Pour une tige suspendue par un bout : I=3mL2 et d=2L. Donc T=2πmg(L/2)mL2/3=2π3g2L=2π3(9,8)2(1,20)≈1,80 s. La masse disparaît parce qu'elle figure à la fois au numérateur (dans I, l'inertie qui résiste) et au dénominateur (dans mgd, le poids qui rappelle) : les deux effets se compensent exactement, tout comme pour le pendule simple et pour la chute libre.
b) Pendule simple de même longueur : T=2πgL=2π9,81,20≈2,20 s. La TIGE est nettement plus rapide, dans le rapport 32≈0,82. La raison est que la masse d'une tige est répartie sur toute sa longueur, donc en moyenne bien plus PRÈS de l'axe que la bille d'un pendule simple, qui est tout entière au bout. Moins d'inertie à faire tourner pour un rappel comparable : le mouvement est plus vif.
c) Il faudrait la placer à Leq=32L=0,80 m de l'axe : c'est la longueur du pendule simple synchrone. Ce point s'appelle le CENTRE D'OSCILLATION, ou centre de percussion. Sa manifestation la plus connue est le point idéal d'un bâton de baseball ou d'une raquette : frapper la balle exactement là ne transmet aucune secousse aux mains, parce que le choc n'y produit pas de réaction sur l'axe de rotation. Frapper ailleurs, et les mains encaissent la vibration.
d) I=21MR2=21(0,50)(0,080)2=1,6×10−3 kg·m². Période : T=2π0,0251,6×10−3=2π0,064≈1,59 s. L'intérêt du pendule de torsion est double : sa période ne dépend ni de l'amplitude (le fil obéit à une loi de Hooke angulaire) ni de la gravité, et sa constante de torsion peut être rendue minuscule, donc la période très longue et le dispositif extraordinairement sensible aux couples les plus faibles. C'est ce qui a permis à Cavendish de mesurer l'attraction gravitationnelle entre deux boules de plomb, et c'est le même principe qui, avec un ressort spiral remplaçant le fil, fait battre le balancier d'une montre mécanique à un rythme insensible à l'orientation du poignet.
e) Si l'axe passe par le centre de masse, d=0 : le poids ne crée plus aucun couple de rappel, la tige reste en équilibre indifférent dans toutes les positions et n'oscille pas du tout (T→∞). Dans le cas général, T=2πgd12L2+d2. Minimiser T revient à minimiser 12dL2+d, dont la dérivée −12d2L2+1 s'annule pour d=12L=3,4641,20≈0,346 m. La période y vaut 2π(9,8)(0,346)0,12+0,12≈1,67 s, plus courte que celle de la suspension par le bout. Il existe donc un point de suspension optimal, ni trop près du centre (plus de rappel) ni trop loin (trop d'inertie) : c'est le compromis que règlent les horlogers.
Exercice 8 : Oscillations amorties, forcées et résonance
On reprend un bloc de 0,50 kg sur un ressort de constante k=200 N/m, mais on plonge cette fois le dispositif dans un liquide qui exerce une force de frottement F=−bv, avec b=0,80 kg/s. L'amplitude décroît alors comme e−γt avec γ=2mb, et la pseudo-pulsation vaut ω′=ω02−γ2.
a) Calculez la pulsation propre, le coefficient γ et la pseudo-pulsation. De quel pourcentage le rythme des oscillations a-t-il été modifié ?
b) Calculez le temps au bout duquel l'amplitude est divisée par deux, et le nombre d'oscillations effectuées pendant ce temps.
c) Calculez l'amortissement critique bc=2km, situez le cas étudié par rapport à lui, et nommez les trois régimes possibles. Quel circuit du cours 203-SN2-RE obéit exactement à la même équation ?
d) On soumet maintenant le bloc à une force excitatrice sinusoïdale d'amplitude F0=2,0 N, de pulsation réglable. À la résonance, l'amplitude vaut A=bω0F0 : calculez-la, comparez-la au déplacement qu'une force constante de 2,0 N produirait, et reliez le facteur d'amplification au facteur de qualité Q=bω0m.
e) Expliquez, à partir de ces résultats, pourquoi une troupe de soldats rompt le pas sur un pont, pourquoi le pont de Tacoma s'est effondré en 1940, et pourquoi les amortisseurs d'une automobile sont réglés tout près du régime critique.
b)t=ln2/γ≈0,87 s, soit moins de trois oscillations
c)bc=2km=20 kg/s : le système est très sous-amorti, comme un RLC série
d)A=0,125 m contre 0,010 m en statique : amplification de 12,5=Q
e)Résonance fuie pour un pont, recherchée pour une balançoire, évitée en suspension
a) ω0=mk=0,50200=20 rad/s. γ=2mb=1,00,80=0,80 s−1. ω′=400−0,64=399,36≈19,98 rad/s : le rythme n'a baissé que de 0,08 %, huit centièmes de pour cent. Comme pour le circuit RLC, l'amortissement s'attaque d'abord et presque uniquement à l'AMPLITUDE; il faut un frottement énorme pour qu'il touche à la période.
b) e−γt=21 donne t=γln2=0,800,693≈0,87 s. Pendant ce temps, avec T′=ω′2π≈0,314 s, le bloc a effectué 0,3140,87≈2,8 oscillations. Autrement dit, il ne faut même pas trois allers-retours pour perdre la moitié de l'amplitude, alors que la période, elle, n'a pratiquement pas bougé.
c) bc=2km=2(200)(0,50)=2100=20 kg/s. Notre b=0,80 kg/s en est vingt-cinq fois plus petit : le système est très largement SOUS-AMORTI. Les trois régimes : sous-amorti (b<bc, oscillations sous une enveloppe décroissante), critique (b=bc, retour à l'équilibre le plus rapide possible sans jamais osciller) et sur-amorti (b>bc, retour lent et sans oscillation). C'est mot pour mot le circuit RLC série de 203-SN2-RE, avec L à la place de m, C1 à la place de k et R à la place de b; la résistance critique Rc=2CL est l'exacte transposition de bc=2km.
d) A=bω0F0=(0,80)(20)2,0=0,125 m, soit 12,5 cm. La même force appliquée de façon CONSTANTE ne déplacerait le bloc que de kF0=2002,0=0,010 m, un centimètre. Le facteur d'amplification est donc de 0,0100,125=12,5, et l'on vérifie que Q=bω0m=0,80(20)(0,50)=12,5 : à la résonance, l'oscillateur amplifie exactement Q fois. Une force minuscule, mais appliquée EN CADENCE, produit un effet que la même force appliquée en continu ne produirait jamais. C'est toute la mécanique de la balançoire d'enfant.
e) Une troupe qui marche au pas impose une force périodique très régulière, de fréquence proche de celle de certains modes propres d'un pont; l'amplification par Q peut alors transformer des poussées modestes en oscillations destructrices, d'où l'ordre de rompre le pas. Le pont de Tacoma est un cas plus subtil mais de même famille : le vent, en se détachant du tablier, y entretenait un couple de torsion en phase avec le mouvement, si bien que l'apport d'énergie dépassait sans cesse le peu que l'amortissement dissipait, jusqu'à la rupture. À l'inverse, l'automobile est un cas où l'on ne veut SURTOUT PAS de résonance : une suspension trop peu amortie ferait rebondir la caisse plusieurs fois après chaque bosse, et amplifierait tout défaut de route à la bonne fréquence. On règle donc l'amortisseur juste en dessous du critique, assez pour que la caisse revienne vite au repos sans osciller, mais pas au point de rendre la voiture inconfortable. Résonance recherchée ou fuie, c'est toujours le même Q qu'on ajuste.
Exercice 9 : Lire une équation d'onde
Une onde se propage le long d'une corde de masse linéique μ=0,010 kg/m. Son équation est y(x;t)=0,020sin(8πx−200πt), en unités SI.
a) Extrayez l'amplitude, la longueur d'onde, la fréquence, la vitesse de propagation et le sens de propagation.
b) Calculez la vitesse transversale MAXIMALE d'un point de la corde et comparez-la à la vitesse de propagation. Pourquoi ces deux vitesses n'ont-elles rien à voir ?
c) Calculez la tension de la corde.
d) Le vibreur double sa fréquence sur la même corde, même tension. Donnez la nouvelle équation de l'onde et ce qui a changé, ou non, et pourquoi.
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Réponses
a)A=0,020 m, λ=0,25 m, f=100 Hz, v=25 m/s, vers les x positifs
b)vtrans,max=Aω≈13 m/s : la matière, pas le motif
c)F=μv2≈6,3 N
d)v inchangée, λ=0,125 m, y=0,020sin(16πx−400πt)
a) Par identification avec Asin(kx−ωt) : A=0,020 m; k=8π rad/m donne λ=k2π=0,25 m; ω=200π rad/s donne f=2πω=100 Hz; v=kω=8π200π=25 m/s; le signe moins devant ωt indique une propagation vers les x POSITIFS.
b) Chaque point de la corde décrit un MHS vertical d'amplitude A et de pulsation ω : vtrans,max=Aω=(0,020)(200π)≈13 m/s, à comparer aux 25 m/s de propagation. Les deux vitesses mesurent des choses différentes : l'une est celle de la MATIÈRE (le point monte et descend, sans avancer), l'autre celle du MOTIF (la forme qui court le long de la corde). L'une dépend de l'amplitude, l'autre pas : les additionner ou les confondre est LE piège de ce chapitre.
c) v=μF donne F=μv2=(0,010)(25)2=6,3 N.
d) Même corde, même tension : v=25 m/s inchangée (propriété du milieu). La fréquence double, f=200 Hz, donc λ est divisée par deux : 0,125 m et k double : 16π rad/m; ω double : 400π rad/s. Nouvelle équation (même amplitude) : y=0,020sin(16πx−400πt). On vérifie : kω=16π400π=25 m/s, toujours. La source dicte f, le milieu dicte v, et λ obéit.
Exercice 10 : L'énergie transportée par une onde
Une onde sinusoïdale se propage sur une corde de masse linéique μ=0,025 kg/m à la vitesse de 60 m/s. Sa fréquence est de 120 Hz et son amplitude de 4,0 mm. La puissance moyenne transportée par une onde sur une corde vaut P=21μvω2A2. Les questions d) et e) portent sur une source SONORE ponctuelle de 0,50 W rayonnant également dans toutes les directions.
a) Calculez la pulsation, puis la puissance moyenne transportée par cette onde.
b) Que devient cette puissance si l'on double l'amplitude sans toucher à la fréquence ? Et si l'on double la fréquence sans toucher à l'amplitude ? Justifiez à partir de la formule.
c) Le vibreur double sa fréquence mais on veut conserver la même puissance transmise. Quelle amplitude faut-il alors imposer ?
d) Pour la source sonore : établissez l'expression de l'intensité à la distance r, puis calculez-la à 2,0 m et à 6,0 m. Dans quel rapport les deux intensités sont-elles, et dans quel rapport les amplitudes ?
e) Pourquoi une onde sur une corde ne s'affaiblit-elle PAS en r21, alors que le son d'une source ponctuelle le fait ? Que donnerait une onde se propageant à la surface de l'eau, et pourquoi une corde réelle finit-elle malgré tout par voir son onde s'éteindre ?
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Réponses
a)ω≈754 rad/s et P≈6,8 W
b)×4 dans les deux cas : A et ω interviennent tous deux au carré
c)A′=2,0 mm, l'amplitude divisée par deux
d)I=4πr2P : 9,9 et 1,1 mW/m², rapport 9 en intensité, 3 en amplitude
e)Corde unidimensionnelle : aucun étalement. L'extinction réelle vient de la DISSIPATION
a) ω=2πf=2π(120)≈754 rad/s. Puissance : P=21(0,025)(60)(754)2(4,0×10−3)2=21(0,025)(60)(5,685×105)(1,6×10−5)≈6,8 W. Presque sept watts pour une corde qui ondule de quatre millimètres : une onde transporte beaucoup plus d'énergie qu'on ne l'imagine en la regardant.
b) La puissance dépend du CARRÉ de l'amplitude et du CARRÉ de la pulsation. Doubler l'amplitude la multiplie donc par 4, soit environ 27 W. Doubler la fréquence la multiplie AUSSI par 4, pour la même raison, soit environ 27 W également. Les deux paramètres sont sur un pied d'égalité dans le bilan d'énergie, ce qui n'a rien d'évident : on croit spontanément qu'une onde plus ample transporte plus qu'une onde plus rapide, alors que les deux comptent exactement pareil.
c) Il faut compenser un facteur 4 en fréquence par un facteur 41 en amplitude au carré, donc diviser l'amplitude par 2 : A′=2,0 mm. Vérification : (ωω′)2(AA′)2=(2)2(21)2=1, la puissance est bien inchangée.
d) L'énergie émise par la source traverse chaque seconde une sphère de rayon r et d'aire 4πr2; en l'absence d'absorption, la puissance qui la traverse est toujours la même. D'où l'intensité I=4πr2P. À 2,0 m : I=4π(4,0)0,50≈9,9×10−3 W/m². À 6,0 m : I=4π(36)0,50≈1,1×10−3 W/m². Le rapport est de 9, soit le carré du rapport des distances : triple distance, neuf fois moins d'intensité. Comme I∝A2, les amplitudes, elles, ne sont que dans le rapport 3 : l'amplitude décroît en r1, l'intensité en r21.
e) Tout tient à la DIMENSION dans laquelle l'énergie se répand. Une corde est unidimensionnelle : toute l'énergie reste confinée dans la corde et traverse chaque section successive en entier, sans jamais s'étaler; l'amplitude n'a donc aucune raison de décroître. Le son d'une source ponctuelle se répand dans trois dimensions : la même énergie doit se partager sur une sphère dont l'aire croît en r2, d'où l'affaiblissement en r21. Une vague à la surface de l'eau est un cas intermédiaire, bidimensionnel : l'énergie se répartit sur un cercle de circonférence 2πr, donc l'intensité décroît en r1 et l'amplitude en r1, ce qui explique qu'une ride reste visible bien plus loin qu'un son ne s'entend. Reste que sur une corde réelle, l'onde finit tout de même par mourir : non pas par étalement géométrique, mais par DISSIPATION, les frottements internes du matériau et la résistance de l'air convertissant peu à peu l'énergie de l'onde en chaleur. Deux causes d'affaiblissement bien distinctes, qu'un examen aime confondre.
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