Me contacter

Ondes et physique moderne 203-NYC • Complément québécois de Terminale et cégep

Exercices corrigés : l'optique ondulatoire (203-NYC)

Voici la série d'exercices corrigés du cours 203-NYC sur l'optique ondulatoire. La partie A déroule les quatre expériences fondatrices : les fentes de Young et leur interfrange (jusqu'à l'immersion dans l'eau), le réseau de diffraction et son nombre maximal d'ordres, la diffraction par une fente simple avec sa logique inversée (fente plus étroite, tache plus large), et les films minces, de la couche antireflet des lunettes à la bulle de savon qui devient noire juste avant d'éclater. La partie B monte au niveau examen : la mesure expérimentale d'une longueur d'onde par les franges de Young, et la polarisation avec la loi de Malus, jusqu'au paradoxe des trois polariseurs.

Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). L'optique ondulatoire est le chapitre qui tranche un débat de deux siècles : la lumière interfère et se diffracte, donc la lumière est une onde, et chaque frange sombre est un endroit où de la lumière plus de la lumière donne l'obscurité.

Le réflexe à garder tout du long : tout se joue sur la différence de marche. Deux rayons qui arrivent avec un écart de chemin égal à un nombre entier de longueurs d'onde se renforcent; un écart d'un demi-nombre impair les éteint. Chaque dispositif du chapitre (fentes, réseau, film mince) n'est qu'une machine à fabriquer des différences de marche, et chaque formule s'y ramène.

Rappel de cours

  • Interférence : constructive si la différence de marche vaut δ=mλ\delta=m\lambda, destructive si δ=(m+12)λ\delta=(m+\frac{1}{2})\lambda (mm entier).
  • Fentes de Young (séparation dd, écran à LL) : franges brillantes en ym=mλLdy_{m}=\frac{m\lambda L}{d}, interfrange i=λLdi=\frac{\lambda L}{d} (distance entre deux franges brillantes voisines). Dans un milieu d'indice nn, la longueur d'onde devient λn\frac{\lambda}{n} et l'interfrange rétrécit d'autant.
  • Réseau (NN traits/mm, pas d=1Nd=\frac{1}{N}) : maxima en dsinθm=mλd\sin\theta_{m}=m\lambda. Le nombre d'ordres visibles est limité par sinθ1\sin\theta\leq 1 : mmax=dλm_{max}=\lfloor\frac{d}{\lambda}\rfloor.
  • Diffraction par une fente de largeur aa : MINIMA en asinθ=mλa\sin\theta=m\lambda (m=1; 2;m=1;\ 2;\ldots). La tache centrale s'étend entre les deux premiers minima : plus la fente est ÉTROITE, plus la tache est LARGE.
  • Films minces : une réflexion sur un milieu PLUS réfringent ajoute un déphasage d'une demi-longueur d'onde; sur un milieu moins réfringent, aucun. Dans le film d'indice nn et d'épaisseur tt, la différence de marche optique vaut 2nt2nt, à combiner avec les déphasages des deux réflexions.
  • Polarisation : un polariseur ne transmet que la composante du champ parallèle à son axe. Lumière naturelle : la moitié passe. Lumière déjà polarisée à l'angle θ\theta de l'axe : loi de Malus, I=I0cos2θI=I_{0}\cos^{2}\theta.

Partie A : Interférence et diffraction (/32)

Exercice 1 : Les fentes de Young

Une lumière monochromatique de 600 nm éclaire deux fentes distantes de 0,20 mm. L'écran est à 2,0 m des fentes.

  • a) Rappelez la condition sur la différence de marche pour une frange brillante, puis pour une frange sombre. Que représente physiquement une frange sombre ?
  • b) Calculez l'interfrange.
  • c) Calculez la position de la troisième frange brillante et celle de la deuxième frange sombre, de part et d'autre du centre.
  • d) On immerge tout le dispositif dans l'eau (n=1,33n=1{,}33). Que devient l'interfrange, et pourquoi ? La fréquence de la lumière a-t-elle changé ?
Voir la correction

a) Brillante : δ=mλ\delta=m\lambda (les deux ondes arrivent en phase, crête sur crête). Sombre : δ=(m+12)λ\delta=(m+\frac{1}{2})\lambda (opposition de phase, crête sur creux). Une frange sombre est un endroit où de la lumière PLUS de la lumière produit de l'obscurité : l'énergie n'est pas détruite, elle est redistribuée vers les franges brillantes; c'est la signature d'une onde, inexplicable avec des particules classiques.

b) i=λLd=(600×109)(2,0)0,20×103=6,0×103i=\frac{\lambda L}{d}=\frac{(600\times 10^{-9})(2{,}0)}{0{,}20\times 10^{-3}}=6{,}0\times 10^{-3} m, soit 6,0 mm : mesurable à la règle, alors que λ\lambda est submicronique : le dispositif est un amplificateur géométrique.

c) Franges brillantes en ym=miy_{m}=mi : la troisième est à y3=18y_{3}=18 mm. Franges sombres en y=(m+12)iy=(m+\frac{1}{2})i : la première (m=0m=0) à 3,0 mm, la deuxième (m=1m=1) à 1,5i=9,01{,}5\,i=9{,}0 mm.

d) Dans l'eau, la lumière ralentit : v=cnv=\frac{c}{n}, et comme la fréquence est fixée par la source (elle ne change JAMAIS en changeant de milieu), c'est la longueur d'onde qui rétrécit : λ=λn\lambda'=\frac{\lambda}{n}. L'interfrange suit : i=in=6,01,334,5i'=\frac{i}{n}=\frac{6{,}0}{1{,}33}\approx 4{,}5 mm. Les franges se resserrent d'un tiers, la figure entière se contracte, et la couleur perçue, qui dépend de la fréquence, reste la même.

Exercice 2 : Le réseau de diffraction

Un réseau comporte 500 traits par millimètre. On l'éclaire en incidence normale avec un laser de 600 nm.

  • a) Calculez le pas du réseau.
  • b) Calculez les angles des maxima d'ordre 1 et d'ordre 2.
  • c) Combien d'ordres sont observables de chaque côté du faisceau direct ? Justifiez soigneusement.
  • d) Pourquoi les maxima d'un réseau sont-ils beaucoup plus fins et lumineux que les franges de deux fentes ? En quoi cela fait-il du réseau l'outil de la spectroscopie, et de quel côté (angle plus grand ou plus petit) le rouge sort-il par rapport au bleu ?
Voir la correction

a) d=1500d=\frac{1}{500} mm =2,0×106=2{,}0\times 10^{-6} m, soit 2,0 μm : à peine trois longueurs d'onde.

b) dsinθm=mλd\sin\theta_{m}=m\lambda. Ordre 1 : sinθ1=600×1092,0×106=0,30\sin\theta_{1}=\frac{600\times 10^{-9}}{2{,}0\times 10^{-6}}=0{,}30, donc θ117,5\theta_{1}\approx 17{,}5^{\circ}. Ordre 2 : sinθ2=0,60\sin\theta_{2}=0{,}60, donc θ236,9\theta_{2}\approx 36{,}9^{\circ}. Les angles ne sont PAS proportionnels à l'ordre : c'est le sinus qui l'est.

c) Il faut sinθm=mλd1\sin\theta_{m}=\frac{m\lambda}{d}\leq 1, soit mdλ=2,0×106600×1093,3m\leq\frac{d}{\lambda}=\frac{2{,}0\times 10^{-6}}{600\times 10^{-9}}\approx 3{,}3 : les ordres 1, 2 et 3 existent (sinθ3=0,90\sin\theta_{3}=0{,}90, θ364\theta_{3}\approx 64^{\circ}), l'ordre 4 exigerait sinθ=1,2\sin\theta=1{,}2 : impossible. Trois ordres de chaque côté, sept taches en tout avec le faisceau central.

d) Avec des milliers de fentes, la condition de phase doit être satisfaite par TOUTES à la fois : au moindre écart d'angle, les milliers d'ondes se brouillent mutuellement et l'intensité s'effondre : les maxima deviennent des aiguilles fines et brillantes. Des raies fines, c'est la capacité de séparer deux longueurs d'onde voisines : la spectroscopie. Et comme sinθ=mλd\sin\theta=\frac{m\lambda}{d} croît avec λ\lambda, le ROUGE sort plus loin que le bleu, l'inverse exact du prisme : un moyen infaillible de savoir lequel des deux instruments a dispersé la lumière.

Exercice 3 : La diffraction par une fente

Un laser de 500 nm traverse une fente unique de largeur 0,10 mm. L'écran est à 3,0 m.

  • a) Donnez la condition des MINIMA de diffraction et soulignez ce qui la distingue, malgré les apparences, de la condition des maxima de Young.
  • b) Calculez la largeur de la tache centrale sur l'écran.
  • c) On réduit la fente à 0,050 mm. Que devient la tache centrale ? Énoncez la règle générale et ce qu'elle a de contre-intuitif.
  • d) Pourquoi n'observe-t-on jamais la diffraction de la lumière en passant une porte, alors que le son la contourne sans peine ? Appuyez-vous sur un ordre de grandeur.
Voir la correction

a) Minima en asinθ=mλa\sin\theta=m\lambda (m=1; 2;m=1;\ 2;\ldots). La formule RESSEMBLE à celle des maxima de Young, mais elle donne ici les zéros d'intensité : dans la fente unique, quand la marche entre les deux bords vaut λ\lambda, chaque rayon de la moitié haute trouve dans la moitié basse un partenaire en opposition de phase, et tout s'éteint. Même géométrie, physique opposée : réciter la formule sans son sens mène droit au contresens.

b) Premier minimum : sinθ=λa=500×1090,10×103=5,0×103\sin\theta=\frac{\lambda}{a}=\frac{500\times 10^{-9}}{0{,}10\times 10^{-3}}=5{,}0\times 10^{-3} (angle petit). Position : y=Ltanθ(3,0)(5,0×103)=15y=L\tan\theta\approx(3{,}0)(5{,}0\times 10^{-3})=15 mm. La tache centrale s'étend d'un minimum à l'autre : 3030 mm de largeur.

c) aa est au dénominateur : fente deux fois plus étroite, tache deux fois plus large, 60 mm. Règle générale : plus on serre l'ouverture, plus la lumière s'étale. C'est l'inverse de l'ombre géométrique (où rétrécir le trou rétrécit la tache) : en dessous d'une certaine taille, vouloir confiner une onde la fait diverger : il y a une limite fondamentale à la finesse d'un faisceau.

d) La diffraction n'est marquée que si l'ouverture est comparable à la longueur d'onde. Pour une porte de 1 m : la lumière (λ5×107\lambda\approx 5\times 10^{-7} m) donne λa5×107\frac{\lambda}{a}\approx 5\times 10^{-7} : un étalement de l'ordre du dix-millionième de radian, invisible : la lumière file droit et fait des ombres nettes. Le son (λ1\lambda\approx 1 m pour 343 Hz) a λa1\frac{\lambda}{a}\approx 1 : il s'évase largement derrière la porte. Voilà pourquoi on entend une conversation depuis le couloir sans voir les interlocuteurs.

Exercice 4 : Films minces : l'antireflet et la bulle noire

Des lunettes sont traitées avec une couche de fluorure de magnésium (n=1,38n=1{,}38) déposée sur le verre (n=1,50n=1{,}50). On vise une réflexion minimale au centre du spectre visible, à 550 nm.

  • a) Analysez les déphasages des deux réflexions (air-couche et couche-verre). Pourquoi ce cas est-il particulier ?
  • b) Établissez la condition d'interférence DESTRUCTIVE en réflexion et calculez l'épaisseur minimale de la couche.
  • c) Le traitement, calculé pour 550 nm, laisse les lunettes légèrement violacées en réflexion. Expliquez pourquoi.
  • d) Une bulle de savon devient NOIRE à son sommet juste avant d'éclater. Expliquez ce phénomène et ce qu'il révèle sur l'épaisseur du film à cet instant.
Voir la correction

a) Les deux réflexions se font chacune sur un milieu PLUS réfringent (air 1,00 vers couche 1,38, puis couche 1,38 vers verre 1,50) : chacune subit le déphasage d'une demi-longueur d'onde. Les deux inversions se compensent : il ne reste que la différence de marche 2nt2nt dans la couche. C'est le cas particulier recherché par les opticiens, précisément parce qu'il rend la condition simple : le choix ncouchen_{couche} entre nairn_{air} et nverren_{verre} n'est pas un hasard.

b) Sans déphasage net, la destruction exige 2nt=(m+12)λ2nt=(m+\frac{1}{2})\lambda. Épaisseur minimale (m=0m=0) : t=λ4n=5504(1,38)100t=\frac{\lambda}{4n}=\frac{550}{4(1{,}38)}\approx 100 nm : la fameuse couche "quart d'onde", cent millionièmes de millimètre déposés sur chaque verre de lunettes.

c) La condition n'est exacte QUE pour 550 nm (le vert-jaune, au sommet de la sensibilité de l'œil). Aux deux extrémités du spectre, rouge et bleu-violet, la destruction n'est que partielle : un peu de ces couleurs se réfléchit encore. Leur mélange donne le reflet pourpre-violacé caractéristique des optiques traitées : la teinte n'est pas un défaut, c'est la signature du traitement.

d) La bulle (film d'eau savonneuse dans l'air) n'a qu'UNE réflexion inversée : celle de la face externe (air vers eau); la face interne (eau vers air) réfléchit sans déphasage. Quand le film s'amincit et que tt tend vers zéro, la différence de marche 2nt2nt devient négligeable : il ne reste que la demi-longueur d'onde de l'inversion, et les deux réflexions s'annulent POUR TOUTES les longueurs d'onde à la fois : plus aucune réflexion, le film paraît noir sur fond sombre. La bulle noire est un film bien plus mince que la lumière elle-même (tλt\ll\lambda), à quelques dizaines de nanomètres de la rupture.

Partie B : Niveau examen (/18)

Exercice 5 : Mesurer une longueur d'onde à la règle

En laboratoire, on monte des fentes de Young séparées de d=0,25d=0{,}25 mm, avec un écran à L=1,8L=1{,}8 m. Avec un premier laser, on mesure au réglet la distance couvrant DIX interfranges : 45 mm.

  • a) Pourquoi mesure-t-on dix interfranges plutôt qu'un seul ? Donnez l'interfrange obtenu.
  • b) Calculez la longueur d'onde du laser. Quelle est sa couleur ?
  • c) On remplace le laser par un laser bleu de 450 nm. Calculez le nouvel interfrange. Dans quel sens la figure a-t-elle changé ?
  • d) On éclaire enfin les fentes en lumière BLANCHE. Décrivez l'écran : que voit-on au centre, puis en s'éloignant ? Expliquez avec la dépendance de ii en λ\lambda.
  • e) Cette expérience historique (Young, 1801) a tranché le débat sur la nature de la lumière. Formulez en une phrase l'argument décisif qu'elle apporte.
Voir la correction

a) L'incertitude du réglet (environ un demi-millimètre) pèse dix fois moins si on la répartit sur dix intervalles : mesurer long pour connaître court est le premier réflexe expérimental. Interfrange : i=4510=4,5i=\frac{45}{10}=4{,}5 mm.

b) i=λLdi=\frac{\lambda L}{d} donne λ=idL=(4,5×103)(0,25×103)1,8=6,25×107\lambda=\frac{i\,d}{L}=\frac{(4{,}5\times 10^{-3})(0{,}25\times 10^{-3})}{1{,}8}=6{,}25\times 10^{-7} m =625=625 nm : un rouge-orangé. Une règle graduée au millimètre vient de mesurer une longueur inférieure au micromètre : toute la puissance du montage tient dans le levier Ld\frac{L}{d}, ici 7200.

c) i=(450×109)(1,8)0,25×103=3,24i=\frac{(450\times 10^{-9})(1{,}8)}{0{,}25\times 10^{-3}}=3{,}24 mm. L'interfrange est proportionnel à λ\lambda : le bleu, plus court, resserre les franges. La géométrie n'a pas bougé, seule la lumière a changé : la figure d'interférence est un portrait de la longueur d'onde.

d) La frange centrale est BLANCHE : en y=0y=0, la différence de marche est nulle pour toutes les couleurs à la fois, toutes y sont constructives. Dès qu'on s'écarte, chaque couleur a son propre interfrange (iλi\propto\lambda) : les franges bleues se serrent, les rouges s'espacent : les premières franges sont irisées, bleu vers l'intérieur, rouge vers l'extérieur. Plus loin, les systèmes de toutes les couleurs se chevauchent en désordre et l'écran redevient uniformément blanc : le brouillage remplace le contraste.

e) Deux faisceaux lumineux peuvent s'ADDITIONNER pour produire de l'obscurité, ce que des corpuscules qui s'accumulent ne peuvent jamais faire : seule une onde, capable d'opposition de phase, explique les franges sombres.

Exercice 6 : La loi de Malus et le paradoxe des trois polariseurs

Une lumière naturelle (non polarisée) d'intensité I0I_{0} traverse une succession de polariseurs idéaux.

  • a) Quelle intensité sort du premier polariseur, et pourquoi exactement la moitié, quelle que soit l'orientation de son axe ?
  • b) Un second polariseur est placé à 30° du premier. Calculez l'intensité finale en fraction de I0I_{0}.
  • c) On croise les deux polariseurs à 90° : plus rien ne passe. On INSÈRE alors un troisième polariseur à 45° entre les deux. Calculez l'intensité transmise et expliquez ce résultat paradoxal : ajouter un filtre fait REVENIR la lumière.
  • d) Les lunettes de soleil polarisées coupent efficacement les reflets sur l'eau et la route. Sur quelle propriété de la lumière réfléchie s'appuient-elles, et comment leur axe est-il orienté ?
Voir la correction

a) I02\frac{I_{0}}{2}. La lumière naturelle contient toutes les directions de polarisation à parts égales : en moyennant la loi de Malus sur tous les angles, cos2θ=12\langle\cos^{2}\theta\rangle=\frac{1}{2}. L'orientation de l'axe ne change rien à cette moyenne : c'est le propre du désordre parfait.

b) Après le premier polariseur, la lumière est polarisée le long de son axe, avec I02\frac{I_{0}}{2}. Malus au second : I=I02cos230=I02×34=0,375I0I=\frac{I_{0}}{2}\cos^{2}30^{\circ}=\frac{I_{0}}{2}\times\frac{3}{4}=0{,}375\,I_{0}.

c) Sans le polariseur du milieu : cos290=0\cos^{2}90^{\circ}=0, noir complet. Avec lui : le premier donne I02\frac{I_{0}}{2} polarisé à 0°; le filtre à 45° en transmet cos245=12\cos^{2}45^{\circ}=\frac{1}{2}, ET REPOLARISE la lumière à 45°; le dernier, à 45° de cette nouvelle direction, en transmet encore 12\frac{1}{2}. Bilan : I02×12×12=I08\frac{I_{0}}{2}\times\frac{1}{2}\times\frac{1}{2}=\frac{I_{0}}{8}. Le paradoxe se dissout dès qu'on admet qu'un polariseur ne fait pas que filtrer : il PROJETTE. La polarisation à 45° possède une composante sur 90°, que la lumière initiale, polarisée à 0°, n'avait pas. Mesurer, ici, transforme l'état : cette idée reviendra telle quelle en physique quantique.

d) La lumière réfléchie par une surface horizontale (eau, chaussée) est partiellement polarisée HORIZONTALEMENT, c'est-à-dire parallèlement à la surface (totalement, à l'angle de Brewster). Les lunettes placent donc leur axe de transmission VERTICAL : les reflets horizontaux sont presque éteints par la loi de Malus, pendant que le reste de la scène, non polarisé, ne perd que sa moitié réglementaire. C'est pourquoi le pêcheur voit soudain SOUS la surface de l'eau : le reflet du ciel, qui masquait tout, a été filtré.

Vous préférez travailler sur papier ? Cette série existe aussi en version PDF imprimable, avec le corrigé complet. Écrivez-moi et je vous l'envoie.

Voir aussi

Vous cherchez un tuteur en physique 203-NYC à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On travaille les ondes NYC et le complément québécois de sciences physiques au niveau réel des évaluations, des franges de Young jusqu'à la loi de Malus.

Site par Studio Squalli