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Ondes et physique moderne 203-NYC • Complément québécois de Terminale et cégep

Exercices corrigés : le son et les ondes stationnaires (203-NYC)

Voici la série d'exercices corrigés du cours 203-NYC sur le son et les ondes stationnaires. La partie A parcourt l'acoustique : vitesse du son mesurée à l'écho et à l'orage, échelle logarithmique des décibels avec ses règles de +3 et de −6, effet Doppler d'une ambulance qui passe (et son asymétrie source-observateur, souvent mal comprise), puis les harmoniques d'une corde de guitare. La partie B monte au niveau examen : les tuyaux sonores ouverts et fermés, du demi-mètre de la flûte aux trois mètres du tuyau d'orgue grave, et les battements, l'outil de tous les accordeurs, avec l'ambiguïté qu'il faut lever en tendant la corde.

Cette série s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature comme aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas qui suivent le complément québécois de sciences physiques (spécialité physique-chimie). Le son donne au chapitre des ondes son terrain le plus concret : chaque résultat s'entend, de la sirène qui chute au passage de l'ambulance jusqu'aux battements qui ralentissent quand la guitare s'accorde.

Le réflexe à garder tout du long : une onde stationnaire n'existe que si la géométrie l'autorise. Les extrémités imposent leurs conditions (nœud sur une extrémité fixe ou un tuyau fermé, ventre sur un tuyau ouvert), et seules les longueurs d'onde qui respectent ces conditions survivent : c'est de là, et de nulle part ailleurs, que sortent toutes les formules d'harmoniques.

Rappel de cours

  • Vitesse du son dans l'air : environ 343 m/s à 20 °C; elle croît avec la température, v331+0,6Tv\approx 331+0{,}6\,T (en m/s, TT en °C). Toujours λ=vf\lambda=\frac{v}{f}.
  • Intensité d'une source ponctuelle : I=P4πr2I=\frac{P}{4\pi r^{2}} (en W/m²), décroissance en 1r2\frac{1}{r^{2}}. Niveau sonore : β=10logII0\beta=10\log\frac{I}{I_{0}} avec I0=1012I_{0}=10^{-12} W/m². Règles utiles : doubler l'intensité ajoute 3 dB; doubler la distance retire 6 dB.
  • Effet Doppler (source mobile, observateur fixe) : f=fvvvsf'=f\,\frac{v}{v\mp v_{s}} (moins à l'approche : fréquence plus haute). Observateur mobile, source fixe : f=fv±vovf'=f\,\frac{v\pm v_{o}}{v}. Les deux cas ne sont PAS symétriques : le milieu (l'air) sert de référence.
  • Corde fixée aux deux extrémités : nœuds aux deux bouts, L=nλn2L=n\frac{\lambda_{n}}{2}, donc fn=nv2Lf_{n}=n\frac{v}{2L} : tous les harmoniques (n=1; 2; 3n=1;\ 2;\ 3\ldots).
  • Tuyau ouvert aux deux bouts : ventres aux deux bouts, fn=nv2Lf_{n}=n\frac{v}{2L}, tous les harmoniques. Tuyau fermé à UN bout : nœud au bout fermé, ventre au bout ouvert, fn=nv4Lf_{n}=n\frac{v}{4L} avec nn IMPAIR seulement : il sonne une octave plus bas que le tuyau ouvert de même longueur.
  • Battements : deux sons de fréquences voisines f1f_{1} et f2f_{2} produisent une intensité qui pulse à fbatt=f1f2f_{batt}=|f_{1}-f_{2}|, autour de la hauteur moyenne.

Partie A : Le son et sa propagation (/32)

Exercice 1 : La vitesse du son : écho, orage et température

Sauf mention contraire, l'air est à 20 °C et le son s'y propage à 343 m/s.

  • a) Calculez la longueur d'onde du la de référence (440 Hz), puis celle d'un son de 20 kHz, la limite aiguë de l'audition. Commentez l'étendue obtenue.
  • b) Une randonneuse frappe deux pierres face à une falaise et entend l'écho 1,2 s plus tard. À quelle distance se trouve la falaise ?
  • c) Le tonnerre parvient 3,0 s après l'éclair. À quelle distance l'orage se trouve-t-il ? Justifiez qu'on néglige le temps de trajet de la lumière (c=3,0×108c=3{,}0\times 10^{8} m/s).
  • d) Avec v331+0,6Tv\approx 331+0{,}6\,T, calculez la vitesse du son à 35 °C, et expliquez pourquoi un instrument à vent se désaccorde quand la salle se réchauffe alors qu'une guitare, elle, réagit autrement.
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a) λ=vf\lambda=\frac{v}{f} : à 440 Hz, λ=3434400,78\lambda=\frac{343}{440}\approx 0{,}78 m; à 20 kHz, λ=343200001,7\lambda=\frac{343}{20\,000}\approx 1{,}7 cm. L'audible s'étend ainsi du centimètre à la dizaine de mètres (17 m à 20 Hz) : trois ordres de grandeur, c'est pourquoi les graves contournent les obstacles (diffraction) bien mieux que les aigus.

b) Le son fait l'aller-retour : d=vt2=(343)(1,2)2206d=\frac{v\,t}{2}=\frac{(343)(1{,}2)}{2}\approx 206 m.

c) d=vt=(343)(3,0)=1029d=v\,t=(343)(3{,}0)=1029 m, environ un kilomètre (d'où la règle des trois secondes par kilomètre). La lumière parcourt ce kilomètre en 10293,0×1083×106\frac{1029}{3{,}0\times 10^{8}}\approx 3\times 10^{-6} s : un million de fois plus court que les 3 s du son, l'éclair est bien un "top zéro" instantané.

d) v=331+0,6×35352v=331+0{,}6\times 35\approx 352 m/s. Dans un tuyau, les fréquences propres valent f=nv2Lf=n\frac{v}{2L} (ou v4L\frac{v}{4L}) : si vv augmente de 3 % avec la chaleur, TOUTES les notes montent de 3 % : l'instrument à vent monte quand la salle chauffe. La guitare, elle, dépend de v=F/μv=\sqrt{F/\mu} dans la corde : la chaleur dilate la corde, la tension FF baisse, et la guitare DESCEND : les deux familles d'instruments dérivent en sens opposés, le cauchemar des concerts d'été.

Exercice 2 : L'intensité et l'échelle des décibels

Un haut-parleur émet uniformément dans toutes les directions une puissance acoustique de 0,50 W. Seuil d'audibilité : I0=1012I_{0}=10^{-12} W/m².

  • a) Calculez l'intensité sonore à 10 m du haut-parleur, puis le niveau sonore en décibels.
  • b) On s'éloigne à 20 m. Calculez le nouveau niveau et énoncez la règle générale du doublement de distance.
  • c) On ajoute un second haut-parleur identique à côté du premier. De combien le niveau monte-t-il ? Pourquoi si peu, alors qu'on a doublé la puissance ?
  • d) Un concert atteint 110 dB là où une conversation fait 60 dB. Par quel facteur les intensités diffèrent-elles ? Que dit ce résultat sur la conception logarithmique de l'oreille ?
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a) I=P4πr2=0,504π(10)24,0×104I=\frac{P}{4\pi r^{2}}=\frac{0{,}50}{4\pi(10)^{2}}\approx 4{,}0\times 10^{-4} W/m². Niveau : β=10log4,0×1041012=10log(4,0×108)86\beta=10\log\frac{4{,}0\times 10^{-4}}{10^{-12}}=10\log(4{,}0\times 10^{8})\approx 86 dB : le niveau d'une rue très bruyante.

b) À distance double, II est divisée par 4 (loi en 1r2\frac{1}{r^{2}}) : β=β10log4866,0=80\beta'=\beta-10\log 4\approx 86-6{,}0=80 dB. Règle générale : chaque doublement de distance retire 6 dB, quelle que soit la source ponctuelle.

c) L'intensité double : β\beta monte de 10log23,010\log 2\approx 3{,}0 dB, à 89 dB. Doubler la puissance ne produit qu'un gain à peine perceptible (3 dB est proche du plus petit écart net à l'oreille) : l'échelle logarithmique compresse énormément; pour un son "deux fois plus fort" subjectivement, il faut environ dix fois la puissance.

d) Δβ=50\Delta\beta=50 dB correspond à IconcertIconversation=1050/10=105\frac{I_{concert}}{I_{conversation}}=10^{50/10}=10^{5} : cent mille fois plus intense. L'oreille couvre ainsi douze ordres de grandeur entre le seuil d'audibilité et le seuil de douleur : seule une perception logarithmique peut embrasser une telle plage, et c'est précisément pour épouser l'oreille que le décibel est logarithmique.

Exercice 3 : L'effet Doppler d'une ambulance

Une ambulance dont la sirène émet à 800 Hz roule à 25 m/s (90 km/h). Un piéton immobile l'écoute. Vitesse du son : 343 m/s.

  • a) Calculez la fréquence perçue pendant l'approche. Expliquez physiquement, avec les fronts d'onde, pourquoi elle est plus haute.
  • b) Calculez la fréquence perçue après le passage, et le saut de fréquence entendu au moment où l'ambulance passe.
  • c) Cette fois la sirène est fixe et c'est l'auditeur qui s'en approche à 25 m/s. Calculez la fréquence perçue et comparez au a). Pourquoi les deux situations ne donnent-elles pas le même résultat ?
  • d) L'ambulance immobile fait tourner son gyrophare : sa LUMIÈRE subit-elle un décalage Doppler pour le piéton ? Et pour la sirène, que percevrait un passager assis DANS l'ambulance en mouvement ?
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a) Source qui s'approche : f=fvvvs=800×34334325=800×343318863f'=f\,\frac{v}{v-v_{s}}=800\times\frac{343}{343-25}=800\times\frac{343}{318}\approx 863 Hz. La source rattrape ses propres fronts d'onde : ceux-ci s'entassent devant elle, la longueur d'onde y est comprimée, et l'oreille, qui reçoit des fronts plus rapprochés, entend plus aigu.

b) Source qui s'éloigne : f=800×343343+25=800×343368746f'=800\times\frac{343}{343+25}=800\times\frac{343}{368}\approx 746 Hz. Au passage, la hauteur chute d'environ 863746117863-746\approx 117 Hz d'un coup, presque deux tons : c'est le "iiiii-ooooo" caractéristique.

c) Observateur qui s'approche d'une source fixe : f=fv+vov=800×368343858f'=f\,\frac{v+v_{o}}{v}=800\times\frac{368}{343}\approx 858 Hz : proche de 863 Hz, mais PAS égal. L'asymétrie vient du milieu : le son se propage dans l'air, qui constitue une référence physique. Source mobile : la longueur d'onde elle-même change dans l'air. Observateur mobile : les ondes sont intactes, c'est leur vitesse RELATIVE de réception qui change. Deux mécanismes différents, deux formules différentes : les confondre coûte cher en examen.

d) La lumière du gyrophare d'une ambulance immobile ne subit aucun décalage : pas de mouvement relatif (et pour la lumière, seul le mouvement relatif compte, il n'y a pas de milieu). Le passager dans l'ambulance, lui, voyage AVEC la source : aucun mouvement relatif non plus, il entend 800 Hz exactement, pendant que le piéton entend la sirène monter puis descendre. L'effet Doppler est dans la relation source-récepteur, pas dans la sirène.

Exercice 4 : Les harmoniques d'une corde de guitare

Une corde de guitare de longueur vibrante L=0,65L=0{,}65 m produit un fondamental de 220 Hz (le la grave, A3A_{3}).

  • a) Calculez la longueur d'onde du fondamental sur la corde et la vitesse des ondes dans la corde.
  • b) Donnez les fréquences des deuxième et troisième harmoniques, et décrivez la forme de la corde (nœuds et ventres) pour chacun.
  • c) Le guitariste pose le doigt à la douzième frette, qui divise la longueur vibrante par deux. Quelle est la nouvelle fréquence du fondamental ? Quel intervalle musical a-t-il produit ?
  • d) Pour monter la corde de 220 Hz à 233 Hz (un demi-ton), de quel pourcentage faut-il augmenter la TENSION ? Justifiez à partir de v=F/μv=\sqrt{F/\mu}.
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a) Deux nœuds aux extrémités : λ1=2L=1,30\lambda_{1}=2L=1{,}30 m. Vitesse dans la corde : v=f1λ1=(220)(1,30)=286v=f_{1}\lambda_{1}=(220)(1{,}30)=286 m/s. (Attention : c'est la vitesse DANS LA CORDE; le son émis dans l'air garde 220 Hz mais avec la longueur d'onde de l'air, 3432201,56\frac{343}{220}\approx 1{,}56 m.)

b) fn=nf1f_{n}=nf_{1} : f2=440f_{2}=440 Hz et f3=660f_{3}=660 Hz. L'harmonique nn compte nn ventres et n+1n+1 nœuds (extrémités comprises) : f2f_{2} a un nœud supplémentaire au MILIEU de la corde, f3f_{3} en a deux, aux tiers.

c) f1=v2Lf_{1}=\frac{v}{2L} : diviser LL par deux double la fréquence : 440 Hz. C'est l'OCTAVE, et la raison géométrique pour laquelle la douzième frette est toujours à mi-longueur de corde, sur toutes les guitares.

d) f=12LFμf=\frac{1}{2L}\sqrt{\frac{F}{\mu}} : la fréquence va comme la racine de la tension, donc FF=(233220)21,12\frac{F'}{F}=\left(\frac{233}{220}\right)^{2}\approx 1{,}12 : il faut environ 12 % de tension en plus pour un demi-ton de 6 %. Le carré double la note à payer : c'est pourquoi accorder trop haut casse les cordes bien plus vite qu'on ne s'y attend.

Partie B : Niveau examen (/18)

Exercice 5 : Les tuyaux sonores : ouvert contre fermé

On compare deux tuyaux de même longueur L=0,50L=0{,}50 m : l'un ouvert aux deux extrémités, l'autre fermé à une extrémité. Vitesse du son : 343 m/s.

  • a) Pour le tuyau OUVERT aux deux bouts : justifiez les conditions aux extrémités, puis calculez le fondamental et les deux harmoniques suivants.
  • b) Pour le tuyau FERMÉ à un bout : justifiez les conditions, calculez le fondamental et les deux harmoniques suivants.
  • c) Expliquez les deux différences majeures entre les deux tuyaux (hauteur du fondamental, harmoniques présents) et leur origine géométrique commune.
  • d) Un facteur d'orgue veut produire un la grave de 27,5 Hz. Calculez la longueur du tuyau nécessaire en version fermée, puis en version ouverte. Laquelle choisit-il, et pourquoi ?
  • e) Une flûte (tuyau ouvert) et une clarinette (tuyau fermé au bec) jouent la même note. Pourquoi leurs timbres diffèrent-ils si nettement ?
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a) Aux extrémités ouvertes, l'air communique avec l'extérieur : la pression y reste celle de l'atmosphère et le déplacement de l'air y est maximal : VENTRE de déplacement aux deux bouts. Il faut donc L=nλ2L=n\frac{\lambda}{2} : fn=nv2Lf_{n}=n\frac{v}{2L}. Fondamental : f1=3432(0,50)=343f_{1}=\frac{343}{2(0{,}50)}=343 Hz, puis f2=686f_{2}=686 Hz et f3=1029f_{3}=1029 Hz : tous les harmoniques.

b) Au bout fermé, l'air ne peut pas osciller le long de l'axe : NŒUD de déplacement; au bout ouvert : ventre. La plus grande longueur d'onde qui loge un quart de motif est λ1=4L\lambda_{1}=4L : f1=v4L=3432,0=171,5f_{1}=\frac{v}{4L}=\frac{343}{2{,}0}=171{,}5 Hz. Les modes suivants doivent garder nœud d'un côté et ventre de l'autre : seuls les multiples IMPAIRS conviennent : f3=3f1=514,5f_{3}=3f_{1}=514{,}5 Hz et f5=5f1=857,5f_{5}=5f_{1}=857{,}5 Hz.

c) Le tuyau fermé sonne une OCTAVE PLUS BAS (171,5 contre 343 Hz : moitié) et ne produit que les harmoniques impairs. Les deux différences sortent de la même contrainte géométrique : remplacer un ventre par un nœud à une extrémité force le motif à entrer en quarts de longueur d'onde plutôt qu'en demis, ce qui double la longueur d'onde fondamentale et interdit les rangs pairs.

d) Fermé : L=v4f=3434(27,5)3,1L=\frac{v}{4f}=\frac{343}{4(27{,}5)}\approx 3{,}1 m. Ouvert : L=v2f6,2L=\frac{v}{2f}\approx 6{,}2 m. Le facteur choisit le tuyau FERMÉ (bourdon) : moitié moins de hauteur, de métal et de coût pour la même note grave : les grands bourdons d'orgue sont fermés précisément pour cette économie.

e) La note commune fixe le fondamental, mais le TIMBRE vient du cocktail d'harmoniques superposés. La flûte, tuyau ouvert, nourrit tous les rangs (1, 2, 3, 4...) : son rond et plein. La clarinette, fermée au bec, saute les rangs pairs dans son registre grave (1, 3, 5...) : c'est ce spectre "creux" qui fait son timbre boisé et un peu nasal. Même physique, mêmes formules : ce que l'oreille appelle timbre, l'équation l'appelle conditions aux limites.

Exercice 6 : Les battements de l'accordeur

Deux cordes de guitare jouées ensemble produisent des sons de 440,0 Hz et 444,0 Hz, de même amplitude.

  • a) Décrivez ce qu'entend le guitariste : hauteur perçue et phénomène superposé. Calculez la fréquence des battements et l'intervalle de temps entre deux maxima d'intensité.
  • b) Expliquez l'origine des battements à partir de la superposition des deux ondes (sans calcul complet : interférence constructive puis destructive au fil du temps).
  • c) Un accordeur compare une corde inconnue à un diapason de 440,0 Hz et compte 3,0 battements par seconde. Quelles sont les deux fréquences possibles de la corde ? Pourquoi le comptage seul ne suffit-il pas à trancher ?
  • d) Pour trancher, il TEND légèrement la corde et les battements s'accélèrent. Quelle était la fréquence de la corde ? Expliquez le raisonnement, et ce qu'il aurait conclu si les battements avaient ralenti.
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a) Il entend UNE hauteur, la moyenne, 442 Hz (l'oreille ne sépare pas deux fréquences si voisines), dont l'intensité pulse : ce sont les battements, à fbatt=444440=4,0f_{batt}=|444-440|=4{,}0 Hz, soit un maximum d'intensité toutes les 14,0=0,25\frac{1}{4{,}0}=0{,}25 s.

b) À un instant donné, les deux ondes sont en phase : leurs amplitudes s'ajoutent, le son est fort (interférence constructive). Mais leurs fréquences diffèrent : l'une prend peu à peu de l'avance et, une demi-période de battement plus tard, elles sont en opposition : les amplitudes se soustraient, le son s'éteint presque (destructive). Le cycle accord-désaccord se répète f1f2|f_{1}-f_{2}| fois par seconde : le battement est une interférence dans le TEMPS.

c) f440=3,0|f-440|=3{,}0 : la corde est à 437 Hz ou à 443 Hz. Le battement ne donne que l'ÉCART en valeur absolue : trop grave ou trop aiguë produisent exactement le même comptage, l'information de signe est perdue.

d) Tendre la corde augmente sa fréquence. Les battements se sont ACCÉLÉRÉS : l'écart avec 440 Hz a grandi, donc la corde s'ÉLOIGNAIT du diapason en montant : elle était déjà au-dessus, à 443 Hz. S'ils avaient ralenti, la corde se serait rapprochée de 440 Hz par le bas : 437 Hz, et il suffisait de continuer à tendre jusqu'au silence des battements. Accorder, c'est littéralement chercher fbatt=0f_{batt}=0 : l'accordeur n'écoute pas la note, il écoute la disparition du battement.

Vous préférez travailler sur papier ? Cette série existe aussi en version PDF imprimable, avec le corrigé complet. Écrivez-moi et je vous l'envoie.

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