Réponses
- a) λ=0,500 m ; constructif si Δ=nλ, destructif si Δ=(n+21)λ
- b) Un MAXIMUM : Δ=0 quelle que soit la fréquence
- c) θ≈4,78°, soit ≈67 cm de décalage
- d) Six de chaque côté, car Δ≤d=6λ
- e) Un seul minimum à 100 Hz, aucun à 50 Hz : tout dépend du rapport d/λ
a) λ=fv=686343=0,500 m. Les deux sources émettant en phase, c'est le seul trajet qui décale les ondes : interférence CONSTRUCTIVE si Δ=nλ (les deux ondes arrivent en phase, l'amplitude double et l'intensité quadruple), DESTRUCTIVE si Δ=(n+21)λ (elles arrivent en opposition et s'annulent, à amplitudes égales).
b) Ce point est équidistant des deux haut-parleurs : Δ=0, donc interférence constructive d'ordre zéro. L'auditeur y entend un MAXIMUM, et ce quelle que soit la fréquence, ce qui fait de cette position centrale la seule qui soit correcte pour toutes les notes à la fois. C'est la raison pour laquelle une écoute stéréo se juge assis au sommet du triangle isocèle formé avec les enceintes.
c) Premier minimum : Δ=2λ=0,250 m, donc sinθ=3,000,250=0,0833 et θ≈4,78°. Position le long de la droite d'écoute : y=Dtanθ=(8,00)(0,0836)≈0,669 m. Il suffit donc de se décaler de 67 cm, moins que la largeur d'un fauteuil, pour passer d'un maximum à un silence quasi total : ce genre de zone morte est parfaitement audible dans une salle réelle, et beaucoup d'auditeurs l'attribuent à tort à un défaut du matériel.
d) La différence de marche ne peut jamais dépasser la distance entre les sources, Δ≤d=3,00 m, soit 6λ. La condition (n+21)(0,500)≤3,00 donne n+21≤6, donc n≤5,5 : les ordres n=0 à 5 sont possibles, soit SIX minima de chaque côté du point central. En pratique, l'auditeur qui longe la droite d'écoute traverse donc une douzaine de zones sourdes, alternant avec autant de renforcements.
e) À 100 Hz, λ=100343=3,43 m et 2λ=1,72 m, qui reste inférieur à d=3,00 m : il n'existe qu'UN seul minimum de chaque côté, à sinθ=3,001,72=0,572, soit θ≈34,9°, très loin de l'axe. À 50 Hz, 2λ=3,43 m dépasse déjà d : la condition d'annulation ne peut être satisfaite NULLE PART, il n'y a aucun minimum. Le principe général est que le nombre de zones d'interférence est fixé par le rapport λd : plus la longueur d'onde est grande devant l'écartement des sources, moins le champ sonore est structuré. Aux basses fréquences, la pièce entière est essentiellement en phase, aucune zone morte ne se forme et l'oreille perd d'ailleurs tout repère de direction, faute de différence perceptible entre les deux oreilles. Le caisson de basses peut donc être posé où l'on veut, alors qu'un haut-parleur d'aigus, dont la longueur d'onde se compte en centimètres, crée un champ finement découpé et exige un placement précis, tout comme le point d'écoute.