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Physique-chimie lycée, programme français • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : résolution de problème et exploitation de documents

Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie du programme français, consacrée aux deux formats qui déroutent le plus au baccalauréat : l'exploitation de documents et la résolution de problème. Dans les deux cas, aucune sous-question ne guide le candidat, et c'est à lui de construire le chemin.

C'est aussi le seul type d'exercice où la DÉMARCHE est notée séparément du résultat. Une copie qui pose la bonne relation, trie correctement les données et s'arrête faute de temps obtient une part importante des points ; une copie vide n'en obtient aucun. Encore faut-il le savoir.

Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.

Rappel de cours

  • Les cinq étapes : COMPRENDRE (reformuler, identifier la grandeur cherchée et son unité), MODÉLISER (écrire les relations et les hypothèses), TRIER (ne prélever que ce qui figure dans les relations), CALCULER (littéral puis numérique), CONCLURE ET CRITIQUER (une phrase qui répond, plus les limites du modèle).
  • On écrit la relation physique AVANT de regarder les documents. Partir du tableau conduit à vouloir utiliser chaque nombre fourni, ce qui est exactement le piège tendu.
  • Un document contient presque toujours des données inutiles. Savoir en ignorer quinze sur seize est une compétence évaluée.
  • Certaines données ne sont jamais fournies car elles relèvent du savoir exigible : masse volumique de l'eau, températures de fusion et d'ébullition de l'eau, valeur de gg, composition de l'air.
  • Linéariser : si yy n'est pas affine en xx, on cherche la grandeur à porter en abscisse pour obtenir une droite. Pour PV=nRTPV=nRT à température constante, on trace PP en fonction de 1V\frac{1}{V}.
  • Un rendement ne dépasse JAMAIS 100100 pour cent. Pour un appareil qui consomme, on divise l'énergie utile par le rendement ; pour un capteur qui récupère, on multiplie.
  • Quand une estimation est demandée, on annonce la valeur choisie et on la justifie. Une hypothèse énoncée est acceptée, une hypothèse tacite est comptée comme une erreur.
  • Trois contrôles finaux, sans recalcul : la précision affichée est-elle compatible avec l'instrument, le résultat est-il comparé à une référence, l'ordre de grandeur est-il vraisemblable dans le contexte ?

Partie A : Exploiter des documents (/50)

Exercice 1 : Extraire la bonne donnée d'un tableau

Un document d'examen contient presque toujours plus de données que nécessaire. La première compétence est de choisir.

LiquideM (g/mol)ρ (g/mL)T_ébullition (°C)
méthanol32,00,79265
éthanol46,00,78978
propan-1-ol60,00,80497
eau18,00,998100
  • a) Quel volume d'éthanol contient 2,002{,}00 mol de molécules ?
  • b) Quelles données du tableau n'ont servi à rien ?
  • c) Quelle quantité de matière de méthanol occuperait ce même volume ?
  • d) Le résultat de c) est plus grand que 2,002{,}00 mol. Pourquoi était-ce prévisible ?
Voir la correction

a) Le trajet est toujours le même : de la quantité de matière on passe à la masse par la masse molaire, puis de la masse au volume par la masse volumique. Masse : m=n×M=2,00×46,0=92,0m=n\times M=2{,}00\times 46{,}0=92{,}0 g. Volume : V=mρ=92,00,789116,6V=\frac{m}{\rho}=\frac{92{,}0}{0{,}789}\approx 116{,}6 mL. Avec trois chiffres significatifs, imposés par les données : V117V\approx 117 mL. Le contrôle des unités confirme le sens de chaque opération : mol×gmol1\mathrm{mol}\times\mathrm{g\cdot mol^{-1}} donne des grammes, puis ggmL1\frac{\mathrm{g}}{\mathrm{g\cdot mL^{-1}}} donne des millilitres.

b) Trois lignes sur quatre n'ont servi à rien, celles du méthanol, du propan-1-ol et de l'eau, ainsi que la colonne entière des températures d'ébullition. Sur les seize cases du tableau, DEUX ont été utilisées. Ce n'est pas un défaut de l'énoncé mais son intention : un document d'examen simule un tableau de données réel, et savoir ignorer quinze informations sur seize fait partie de l'exercice. L'erreur symétrique existe aussi et coûte plus cher, celle de l'élève qui, voyant une température d'ébullition, se croit obligé de l'utiliser.

c) On parcourt le même chemin en sens inverse, avec la ligne du méthanol cette fois. Masse contenue dans ce volume : m=ρ×V=0,792×116,692,4m=\rho\times V=0{,}792\times 116{,}6\approx 92{,}4 g. Quantité de matière : n=mM=92,432,02,89n=\frac{m}{M}=\frac{92{,}4}{32{,}0}\approx 2{,}89 mol. On conserve le volume non arrondi de a), soit 116,6116{,}6 mL et non 117117 mL, conformément à la règle qui interdit d'arrondir un résultat intermédiaire.

d) Parce que les deux liquides ont presque la même masse volumique, 0,7920{,}792 contre 0,7890{,}789, donc un même volume pèse pratiquement autant dans les deux cas, environ 9292 g. Mais la molécule de méthanol est BEAUCOUP plus légère, 32,032{,}0 contre 46,046{,}0 g/mol : la même masse contient donc davantage de molécules.

Le rapport attendu est 46,032,01,44\frac{46{,}0}{32{,}0}\approx 1{,}44, et l'on vérifie que 2,892,001,44\frac{2{,}89}{2{,}00}\approx 1{,}44 ✓. Ce raisonnement par rapport, mené avant tout calcul, est le meilleur contrôle qui soit : il prédit l'ordre de grandeur de la réponse et détecte immédiatement une inversion de fraction, l'erreur la plus fréquente de ce type d'exercice.

Exercice 2 : Linéariser pour exploiter un graphique

On comprime un gaz à température constante, T=293T=293 K, et l'on relève la pression pour plusieurs volumes. On donne R=8,314×102 Lbarmol1K1R=8{,}314\times 10^{-2}\ \mathrm{L\cdot bar\cdot mol^{-1}\cdot K^{-1}}.

V (L)0,501,002,004,00
P (bar)2,001,000,500,25
  • a) La courbe PP en fonction de VV est-elle une droite ? Que faut-il tracer à la place pour en obtenir une ?
  • b) Complétez la ligne des 1V\dfrac{1}{V} et vérifiez l'alignement.
  • c) Déterminez le coefficient directeur de la droite obtenue et donnez son unité.
  • d) Déduisez-en la quantité de matière de gaz enfermée.
Voir la correction

a) Non, PP en fonction de VV n'est pas une droite : quand VV double, PP est divisée par deux au lieu de diminuer d'une constante. C'est une hyperbole, caractéristique d'une proportionnalité INVERSE. Pour obtenir une droite, il faut tracer PP en fonction de 1V\frac{1}{V}. C'est ce qu'on appelle une LINÉARISATION, et l'idée générale est de choisir comme abscisse la quantité qui rend la relation affine. La loi des gaz parfaits s'écrit PV=nRTPV=nRT, donc P=nRT×1VP=nRT\times\frac{1}{V} : à température constante, PP est bien proportionnelle à 1V\frac{1}{V}.

b) Les inverses valent 10,50=2,00\frac{1}{0{,}50}=2{,}00 ; 11,00=1,00\frac{1}{1{,}00}=1{,}00 ; 12,00=0,50\frac{1}{2{,}00}=0{,}50 ; 14,00=0,25\frac{1}{4{,}00}=0{,}25, en L1\mathrm{L^{-1}}. En regard des pressions 2,002{,}00 ; 1,001{,}00 ; 0,500{,}50 ; 0,250{,}25 bar, on constate que chaque pression est égale à l'inverse du volume, à l'unité près. Les quatre points sont donc parfaitement alignés sur une droite passant par l'ORIGINE, ce qui est la signature d'une proportionnalité et non d'une simple relation affine.

c) Le coefficient directeur se calcule avec deux points bien choisis, de préférence éloignés pour limiter l'erreur de lecture : entre (0,25 ;0,25)\left(0{,}25\ ;0{,}25\right) et (2,00 ;2,00)\left(2{,}00\ ;2{,}00\right), la pente vaut 2,000,252,000,25=1,00\frac{2{,}00-0{,}25}{2{,}00-0{,}25}=1{,}00. Comme la droite passe par l'origine, on peut aussi la lire directement sur n'importe quel point : 1,001,00=1,00\frac{1{,}00}{1{,}00}=1{,}00. L'unité s'obtient en divisant celle de l'ordonnée par celle de l'abscisse : des bars divisés par des L1\mathrm{L^{-1}}, soit des Lbar\mathrm{L\cdot bar}. Le coefficient directeur vaut donc 1,00 Lbar1{,}00\ \mathrm{L\cdot bar}.

d) Par identification avec P=(nRT)×1VP=\left(nRT\right)\times\frac{1}{V}, le coefficient directeur EST le produit nRTnRT. On isole : n=penteRT=1,008,314×102×293n=\frac{\text{pente}}{RT}=\frac{1{,}00}{8{,}314\times 10^{-2}\times 293}. Le dénominateur vaut 8,314×102×29324,368{,}314\times 10^{-2}\times 293\approx 24{,}36, donc n0,0410n\approx 0{,}0410 mol, soit environ 4141 mmol. Contrôle d'homogénéité, indispensable ici : LbarLbarmol1K1×K=mol\frac{\mathrm{L\cdot bar}}{\mathrm{L\cdot bar\cdot mol^{-1}\cdot K^{-1}}\times\mathrm{K}}=\mathrm{mol} ✓. Contrôle de plausibilité : à la pression atmosphérique, une mole de gaz occupe environ 2424 L à cette température, donc 0,0410{,}041 mol occupe environ 11 L, ce qui correspond bien au deuxième point du tableau ✓.

Exercice 3 : Croiser deux documents

Aucun des deux documents ne suffit seul. DOCUMENT 1 : énergies de liaison, en kJ/mol. DOCUMENT 2 : la combustion complète du méthane s'écrit CH4+2O2CO2+2H2O\mathrm{CH_{4}+2\,O_{2}\rightarrow CO_{2}+2\,H_{2}O}.

LiaisonC—HO=OC=OO—H
Énergie (kJ/mol)413498804463
  • a) Quelles liaisons faut-il rompre, et combien de chacune ? Calculez l'énergie totale à fournir.
  • b) Quelles liaisons se forment ? Calculez l'énergie totale libérée.
  • c) Déduisez l'énergie de réaction et dites si la combustion est exothermique.
  • d) La valeur tabulée est 802-802 kJ/mol. Calculez l'écart relatif et commentez.
Voir la correction

a) On compte les liaisons dans les RÉACTIFS, en tenant compte des coefficients stœchiométriques. Une molécule de méthane CH4\mathrm{CH_{4}} contient 44 liaisons CH\mathrm{C-H}, et il y en a une seule : cela fait 44 liaisons CH\mathrm{C-H}. Le dioxygène O2\mathrm{O_{2}} contient une double liaison O=O\mathrm{O=O}, et le coefficient est 22 : cela fait 22 liaisons O=O\mathrm{O=O}. Énergie à fournir : 4×413+2×498=1652+996=26484\times 413+2\times 498=1652+996=2648 kJ/mol. Rompre une liaison COÛTE toujours de l'énergie, donc ce terme est positif.

b) On compte de même dans les PRODUITS. Le dioxyde de carbone O=C=O\mathrm{O=C=O} contient 22 liaisons C=O\mathrm{C=O}, et il y en a une molécule : 22 liaisons. Chaque molécule d'eau HOH\mathrm{H-O-H} contient 22 liaisons OH\mathrm{O-H}, et le coefficient est 22 : cela fait 44 liaisons OH\mathrm{O-H}. Énergie libérée : 2×804+4×463=1608+1852=34602\times 804+4\times 463=1608+1852=3460 kJ/mol. Former une liaison LIBÈRE de l'énergie. L'erreur la plus fréquente est ici d'oublier que CO2\mathrm{CO_{2}} compte deux doubles liaisons et non une.

c) L'énergie de réaction est la différence entre ce qu'on fournit et ce qu'on récupère : ΔrE=26483460=812\Delta_{r}E=2648-3460=-812 kJ/mol. Le résultat est NÉGATIF, donc le système cède de l'énergie au milieu extérieur : la combustion est EXOTHERMIQUE. C'est évidemment cohérent avec l'usage du méthane comme combustible de chauffage, et ce contrôle qualitatif doit précéder toute vérification numérique. Retenez le sens de la soustraction : liaisons rompues moins liaisons formées, dans cet ordre.

d) Écart relatif : 812(802)802=108020,012\frac{|-812-(-802)|}{802}=\frac{10}{802}\approx 0{,}012, soit environ 1,21{,}2 pour cent. C'est un très bon accord pour cette méthode. L'écart n'est pas dû à une erreur de calcul mais à la méthode elle-même : les énergies de liaison tabulées sont des valeurs MOYENNES, établies sur de nombreuses molécules différentes, alors que l'énergie réelle d'une liaison CH\mathrm{C-H} dépend un peu de son environnement dans la molécule.

Le calcul par les énergies de liaison donne donc un ordre de grandeur fiable et un signe certain, mais pas une valeur exacte. Il faut savoir le dire en conclusion plutôt que de laisser croire à une coïncidence : un écart de un pour cent VALIDE la méthode, il ne la met pas en défaut.

Exercice 4 : La donnée inutile et la donnée manquante

Deux difficultés symétriques attendent le candidat : le document donne trop, et parfois pas assez. ÉNONCÉ : « une casserole contient 1,51{,}5 L d'eau à 2020 °C. La plaque délivre une puissance de 2,02{,}0 kW avec un rendement de 8080 pour cent. La casserole est en inox et pèse 800800 g. Combien de temps pour porter l'eau à ébullition ? » On donne la capacité thermique massique de l'eau, c=4,18 kJkg1K1c=4{,}18\ \mathrm{kJ\cdot kg^{-1}\cdot K^{-1}}.

  • a) Quelles données de l'énoncé sont nécessaires ? Lesquelles ne le sont pas ?
  • b) Une donnée indispensable ne figure nulle part. Laquelle, et que vaut-elle ?
  • c) Menez le calcul.
  • d) Pourquoi la masse de la casserole figure-t-elle dans l'énoncé si l'on ne s'en sert pas ?
Voir la correction

a) Nécessaires : le volume d'eau 1,51{,}5 L, dont on tirera la masse, la température initiale 2020 °C, la puissance 2,02{,}0 kW, le rendement 8080 pour cent, et la capacité thermique 4,18 kJkg1K14{,}18\ \mathrm{kJ\cdot kg^{-1}\cdot K^{-1}}. Non nécessaires : la masse de la casserole, 800800 g, et le fait qu'elle soit en inox. Ces deux informations ne peuvent servir qu'à condition de connaître la capacité thermique de l'inox, qui n'est pas fournie, et l'énoncé ne demande d'ailleurs de chauffer que l'EAU.

b) Il manque la MASSE VOLUMIQUE DE L'EAU, sans laquelle on ne peut pas convertir le volume en masse. Elle ne figure pas dans l'énoncé parce qu'elle fait partie des valeurs qu'un candidat doit connaître : ρ=1,0 kgL1\rho=1{,}0\ \mathrm{kg\cdot L^{-1}}, soit 1000 kgm31000\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}. On en déduit m=1,5m=1{,}5 kg. Il manque aussi, plus discrètement, la température d'ébullition de l'eau sous pression atmosphérique, 100100 °C, qui relève du même savoir implicite. Un document d'examen ne redonne jamais ces valeurs-là, et la liste en est courte : masse volumique de l'eau, température de fusion et d'ébullition de l'eau, valeur de gg, composition de l'air.

c) Énergie à fournir à l'eau : Q=mcΔθ=1,5×4,18×(10020)=1,5×4,18×80=501,6Q=m\,c\,\Delta\theta=1{,}5\times 4{,}18\times(100-20)=1{,}5\times 4{,}18\times 80=501{,}6 kJ. C'est l'énergie UTILE. Comme le rendement est de 8080 pour cent, l'énergie que la plaque doit consommer est plus grande : E=Q0,80=501,60,80=627E=\frac{Q}{0{,}80}=\frac{501{,}6}{0{,}80}=627 kJ. Durée : t=EP=627×1032,0×103313t=\frac{E}{P}=\frac{627\times 10^{3}}{2{,}0\times 10^{3}}\approx 313 s, soit environ 55 minutes et 1313 secondes. Attention au sens du rendement : on DIVISE par 0,800{,}80, ce qui augmente l'énergie nécessaire. Multiplier donnerait 401401 kJ et une durée trop courte, et le contrôle de bon sens est qu'une plaque imparfaite met plus de temps, jamais moins.

d) Parce que les documents d'examen imitent des situations réelles, où l'information n'arrive jamais triée. Trois raisons se combinent. La première est de tester le tri : reconnaître qu'une donnée est inutile est une compétence évaluée au même titre que le calcul. La deuxième est que la donnée POURRAIT servir dans une variante de la question, par exemple si l'on demandait l'énergie totale en tenant compte du chauffage de la casserole, ce qui exigerait la capacité thermique de l'inox. La troisième est qu'un candidat qui utilise à tout prix chaque nombre fourni produit un calcul faux, et c'est précisément le réflexe que l'exercice cherche à casser.

La bonne méthode consiste à écrire la relation physique AVANT de regarder les données, puis à ne prélever dans le document que les grandeurs qui figurent dans la relation. On part de la physique, pas du tableau.

Exercice 5 : Critiquer un document incohérent

Voici un extrait de compte rendu d'élève. Il contient trois erreurs de nature différente, aucune n'étant une erreur de calcul. « Nous avons mesuré la longueur du pendule : L=0,847362L=0{,}847\,362 m. Nous avons chronométré 2020 oscillations en 36,836{,}8 s, soit une période T=1,84T=1{,}84 s. La formule donne g=4π2LT2=9,88g=\frac{4\pi^{2}L}{T^{2}}=9{,}88 m/s2^{2}. Nous avons aussi mesuré la vitesse du chariot : v=15v=15 m/s, soit 5454 km/h, ce qui est cohérent pour un chariot de laboratoire. »

  • a) Première erreur : commentez l'écriture de la longueur.
  • b) Deuxième erreur : vérifiez le calcul de gg et commentez le nombre de chiffres du résultat.
  • c) Troisième erreur : commentez la valeur de la vitesse du chariot.
  • d) Quelle démarche permet de repérer ces trois erreurs sans refaire aucun calcul ?
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a) La longueur est écrite avec SIX chiffres significatifs, 0,8473620{,}847\,362 m, ce qui annonce une mesure au MICROMÈTRE près. Aucun instrument de travaux pratiques ne permet cela : un mètre ruban donne le millimètre, soit 0,8470{,}847 m avec trois chiffres significatifs. L'élève a manifestement recopié l'affichage d'une calculatrice après une conversion, ou inventé des chiffres. C'est une faute de fond et non de présentation : elle revendique une précision que le matériel ne possède pas.

b) Le calcul lui-même est juste : 4π2×0,8471,842=33,443,3869,88\frac{4\pi^{2}\times 0{,}847}{1{,}84^{2}}=\frac{33{,}44}{3{,}386}\approx 9{,}88 m/s2^{2}. Le problème est le nombre de chiffres du résultat. La donnée la moins précise, la période, en compte trois, donc le résultat en compte trois au maximum, ce qui est ici respecté. En revanche il aurait fallu écrire T=36,820=1,84T=\frac{36{,}8}{20}=1{,}84 s en conservant les trois chiffres de la mesure, ce que l'élève a fait correctement. La véritable faute est ailleurs : le résultat est annoncé SANS INCERTITUDE et sans comparaison à la valeur de référence 9,819{,}81 m/s2^{2}. Un compte rendu qui donne un gg mesuré doit conclure sur la compatibilité, sans quoi la mesure ne prouve rien.

c) Une vitesse de 1515 m/s vaut bien 5454 km/h, la conversion est exacte. Mais c'est ABSURDE pour un chariot de laboratoire lancé sur une table de deux mètres : à cette vitesse il la traverserait en 0,130{,}13 s. Une valeur plausible serait de l'ordre de quelques dizaines de centimètres par seconde. L'erreur est donc un défaut de VRAISEMBLANCE, probablement une confusion d'unité en amont, peut-être 1515 cm/s lus comme 1515 m/s. C'est le type d'erreur que le calcul ne détecte jamais, puisque l'arithmétique est correcte de bout en bout.

d) La démarche tient en trois questions, toutes posables en dix secondes et sans calculatrice. Première question : la PRÉCISION affichée est-elle compatible avec l'instrument ? Six chiffres pour une longueur mesurée à la règle, non. Deuxième question : le résultat est-il accompagné de son incertitude et comparé à une référence quand elle existe ? Non. Troisième question : l'ORDRE DE GRANDEUR est-il vraisemblable dans le contexte concret ? Un chariot à 5454 km/h sur une paillasse, non.

Ces trois contrôles sont exactement ceux d'un correcteur, et ils ne demandent aucun recalcul. C'est pourquoi la dernière minute d'une épreuve doit leur être consacrée plutôt qu'à revérifier une multiplication : les fautes qu'ils attrapent sont celles qui coûtent le plus cher, et elles sont invisibles à une relecture arithmétique.

Partie B : Résolution de problème (/50)

Exercice 6 : Résolution de problème : combien de panneaux solaires ?

PROBLÈME : une famille montréalaise veut couvrir toute sa consommation électrique annuelle par des panneaux solaires posés sur son toit, dont la surface utilisable est de 2525 m2^{2}. Est-ce possible ? DOCUMENTS : consommation annuelle du foyer, 45004500 kWh. Ensoleillement annuel reçu à Montréal, 13001300 kWh par mètre carré. Rendement d'un panneau, 2020 pour cent. Surface d'un panneau, 1,71{,}7 m2^{2}.

  • a) Quelle énergie un seul panneau produit-il en un an ?
  • b) Combien de panneaux faut-il ? Quelle surface occupent-ils ?
  • c) Répondez à la question posée.
  • d) Citez deux limites du modèle qui rendent cette conclusion trop optimiste.
Voir la correction

a) Un panneau intercepte l'ensoleillement sur sa surface, puis n'en convertit qu'une fraction. Énergie interceptée : 1,7×1300=22101{,}7\times 1300=2210 kWh par an. Énergie électrique produite : 2210×0,20=4422210\times 0{,}20=442 kWh par an. Le rendement s'applique en MULTIPLIANT, puisqu'il ne récupère qu'une partie de ce qui arrive ; c'est l'inverse de l'exercice 4, où le rendement d'un appareil consommateur imposait de diviser. Le contrôle est toujours le même : le résultat va-t-il dans le sens du bon sens, ici moins d'énergie produite que reçue ✓.

b) Nombre nécessaire : 450044210,2\frac{4500}{442}\approx 10{,}2. On ne pose pas un dixième de panneau, et arrondir à 1010 laisserait la consommation non couverte : il faut donc 1111 panneaux. Surface occupée : 11×1,7=18,711\times 1{,}7=18{,}7 m2^{2}. L'arrondi à l'ENTIER SUPÉRIEUR est imposé par le contexte et fait partie de la réponse ; c'est le même raisonnement que pour un nombre de tabourets ou de lancers.

c) Oui, c'est possible sur le papier : 18,718{,}7 m2^{2} de panneaux tiennent sur les 2525 m2^{2} disponibles, avec une marge d'environ 66 m2^{2}, soit trois panneaux supplémentaires. La réponse à la question posée doit être formulée explicitement, en revenant à la question d'origine plutôt qu'en s'arrêtant au dernier nombre calculé. C'est un point de barème constant en résolution de problème : la conclusion doit être une PHRASE qui répond, pas un résultat souligné.

d) Deux limites suffisent, mais elles doivent être physiques et non vagues. La première est la SAISONNALITÉ : le bilan est annuel, or à Montréal l'ensoleillement de décembre est très inférieur à celui de juin, tandis que la consommation d'un foyer est plus forte en hiver. Couvrir la consommation sur l'année ne signifie donc pas la couvrir chaque mois, et il faudrait soit un raccordement au réseau, soit un stockage considérable.

La seconde est l'ORIENTATION : la valeur de 13001300 kWh par mètre carré correspond à une surface bien exposée et inclinée de façon optimale. Un toit orienté à l'est ou à l'ouest, ou partiellement ombragé par un arbre ou un bâtiment voisin, reçoit sensiblement moins. On pourrait ajouter la neige, qui couvre les panneaux plusieurs jours par an sous ce climat, et le vieillissement, qui fait perdre environ un demi-point de rendement par an. Signaler ces limites n'affaiblit pas la réponse, cela fait partie de ce qui est évalué dans une résolution de problème.

Exercice 7 : Résolution de problème : combien d'atomes dans un clou ?

PROBLÈME : un clou en fer a une masse de 3,03{,}0 g. Combien d'atomes de fer contient-il, et que représente ce nombre ? DOCUMENTS : masse molaire du fer, M=55,8M=55{,}8 g/mol. Constante d'Avogadro, NA=6,02×1023 mol1N_{A}=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}.

  • a) Calculez la quantité de matière de fer contenue dans le clou.
  • b) Déduisez-en le nombre d'atomes, en notation scientifique.
  • c) Donnez l'ordre de grandeur du résultat.
  • d) Si l'on comptait un atome par seconde, combien de temps faudrait-il ? Comparez à l'âge de l'Univers, environ 1414 milliards d'années.
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a) n=mM=3,055,80,0538n=\frac{m}{M}=\frac{3{,}0}{55{,}8}\approx 0{,}0538 mol, soit environ 5454 mmol. Deux chiffres significatifs sont imposés par la masse 3,03{,}0 g, la moins précise des deux données. Contrôle de plausibilité immédiat : 33 g est bien plus petit que les 55,855{,}8 g d'une mole, donc la quantité doit être nettement inférieure à 11 mol ✓.

b) N=n×NA=0,0538×6,02×10233,2×1022N=n\times N_{A}=0{,}0538\times 6{,}02\times 10^{23}\approx 3{,}2\times 10^{22} atomes. On conserve la valeur non arrondie de a) pour ce calcul, et l'on n'arrondit qu'ici, à deux chiffres significatifs. La notation scientifique n'est pas un choix de présentation mais une nécessité : écrire ce nombre en toutes lettres demanderait vingt-trois chiffres et serait illisible.

c) La mantisse 3,23{,}2 est légèrement supérieure à 103,16\sqrt{10}\approx 3{,}16, donc l'ordre de grandeur est 102310^{23} et non 102210^{22}. C'est un cas limite, tout près de la frontière, et il illustre bien pourquoi la règle de comparaison à 10\sqrt{10} existe : à l'œil, on aurait spontanément répondu 102210^{22}.

d) À raison d'un atome par seconde, il faudrait 3,2×10223{,}2\times 10^{22} secondes. Une année compte environ 3,15×1073{,}15\times 10^{7} secondes, puisque 365×24×36003,15×107365\times 24\times 3600\approx 3{,}15\times 10^{7}. La durée vaut donc 3,2×10223,15×1071,0×1015\frac{3{,}2\times 10^{22}}{3{,}15\times 10^{7}}\approx 1{,}0\times 10^{15} années, soit un million de milliards d'années.

L'âge de l'Univers étant d'environ 1,4×10101{,}4\times 10^{10} années, le rapport vaut 1,0×10151,4×10107×104\frac{1{,}0\times 10^{15}}{1{,}4\times 10^{10}}\approx 7\times 10^{4} : il faudrait environ SOIXANTE-DIX MILLE fois l'âge de l'Univers pour compter les atomes d'un seul clou. C'est la comparaison qui donne son sens au nombre, et c'est ce que la question attend : 3,2×10223{,}2\times 10^{22} n'évoque rien tant qu'on ne l'a pas rapporté à quelque chose de connu. La leçon dépasse cet exercice, elle vaut pour toute résolution de problème : un résultat numérique ne devient un résultat qu'une fois interprété.

Exercice 8 : Évaluer une copie : la démarche vaut des points

Voici la copie d'un candidat sur le problème suivant : « une bouilloire de 20002000 W met 33 minutes pour porter 1,01{,}0 L d'eau de 1515 °C à 100100 °C. Quel est son rendement ? » COPIE : « Énergie reçue par l'eau : Q=mcΔθ=1,0×4180×85=355300Q=m\,c\,\Delta\theta=1{,}0\times 4180\times 85=355\,300 J. Énergie consommée : E=P×t=2000×3=6000E=P\times t=2000\times 3=6000 J. Rendement : η=3553006000=59\eta=\frac{355\,300}{6000}=59, soit 59005900 pour cent. »

  • a) Identifiez l'erreur unique de cette copie.
  • b) Corrigez et donnez le rendement correct.
  • c) Quel contrôle aurait permis au candidat de détecter son erreur immédiatement ?
  • d) Cette copie mérite-t-elle zéro ? Justifiez en distinguant ce qui est juste de ce qui ne l'est pas.
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a) L'erreur unique est une conversion d'unité oubliée : le temps a été introduit en MINUTES dans une formule qui exige des secondes. La relation E=P×tE=P\times t ne donne des joules que si la puissance est en watts et la durée en secondes. Le candidat a écrit t=3t=3 au lieu de t=180t=180 s. Tout le reste de la copie est exact : la formule Q=mcΔθQ=mc\Delta\theta est la bonne, la masse de 1,01{,}0 kg est correctement déduite du litre d'eau, l'écart de température 10015=85100-15=85 K est juste, et le calcul de 355300355\,300 J l'est également.

b) Énergie consommée : E=P×t=2000×180=360000E=P\times t=2000\times 180=360\,000 J, soit 3,6×1053{,}6\times 10^{5} J. Rendement : η=QE=3553003600000,987\eta=\frac{Q}{E}=\frac{355\,300}{360\,000}\approx 0{,}987, soit environ 9999 pour cent. C'est une valeur élevée mais parfaitement plausible pour une bouilloire, dont la résistance chauffe directement l'eau qui l'entoure : les pertes se limitent à la vapeur qui s'échappe et à la chaleur cédée au récipient.

c) Le contrôle décisif est celui du rendement lui-même. Un rendement est, par définition, un rapport entre l'énergie utile et l'énergie consommée, donc il ne peut JAMAIS dépasser 11, c'est-à-dire 100100 pour cent. Trouver 59005900 pour cent revient à affirmer qu'on récupère cinquante-neuf fois l'énergie fournie, ce qui constituerait un mouvement perpétuel. Le candidat disposait donc d'un signal d'alarme absolu, indépendant de tout recalcul, et il ne l'a pas vu.

Un second contrôle, plus discret, aurait suffi aussi : comparer les ordres de grandeur. Une bouilloire de 20002000 W consomme 20002000 J chaque seconde, donc obtenir 60006000 J au total revient à dire qu'elle a fonctionné trois secondes. Le rapprochement avec les trois minutes annoncées désigne immédiatement la conversion manquante.

d) Non, certainement pas zéro. Dans le barème d'une résolution de problème, la DÉMARCHE est évaluée séparément du résultat final, et cette copie en contient une bonne part. Sont justes et rapportent des points : l'identification des deux énergies à comparer, le choix de la relation Q=mcΔθQ=mc\Delta\theta, la conversion du litre en kilogramme, le calcul correct de l'écart de température, le calcul numérique de QQ, et la définition du rendement comme rapport de l'utile sur le consommé.

Sont fautifs : la conversion des minutes en secondes, donc la valeur de EE et celle du rendement, et surtout l'ABSENCE DE REGARD CRITIQUE sur un résultat physiquement impossible. Une copie de ce type obtient typiquement la moitié des points environ. La leçon pratique pour le candidat est double : d'une part il faut écrire sa démarche même quand on doute du résultat, puisqu'elle est notée ; d'autre part une conclusion aberrante non signalée coûte plus cher que l'erreur qui l'a produite, car elle montre qu'on a cessé de réfléchir à ce qu'on écrivait.

Exercice 9 : Estimer un ordre de grandeur sans donnée

Certaines questions ne fournissent AUCUN document : il faut estimer soi-même les grandeurs. PROBLÈME : quelle masse d'air un être humain respire-t-il en une journée ? On donne seulement la masse volumique de l'air, ρ=1,2\rho=1{,}2 g/L.

  • a) Estimez le volume d'air d'une inspiration, puis la fréquence respiratoire au repos.
  • b) Déduisez le volume respiré en une journée.
  • c) Calculez la masse correspondante.
  • d) Comparez à la masse d'aliments et de boisson consommée quotidiennement. Que peut-on en conclure ?
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a) Il faut proposer des valeurs et les JUSTIFIER, car c'est cela qui est noté, non leur exactitude. Volume d'une inspiration au repos : de l'ordre d'un demi-litre, ce qu'on peut étayer en songeant qu'une inspiration forcée remplit environ trois litres et qu'une respiration calme en mobilise une petite fraction. Fréquence respiratoire : environ 1515 respirations par minute, valeur qu'on peut vérifier en se chronométrant. Toute estimation voisine, entre 0,40{,}4 et 0,60{,}6 L et entre 1212 et 2020 par minute, conduira au même ordre de grandeur, et c'est bien ce qui est demandé.

b) On enchaîne les conversions de durée. Par minute : 0,5×15=7,50{,}5\times 15=7{,}5 L. Par heure : 7,5×60=4507{,}5\times 60=450 L. Par jour : 450×24=10800450\times 24=10\,800 L, soit environ 1×1041\times 10^{4} L, c'est-à-dire une dizaine de mètres cubes. Cet ordre de grandeur mérite d'être retenu : le volume d'air traversant les poumons en une journée est comparable au volume d'une petite pièce.

c) m=ρ×V=1,2×10800=12960m=\rho\times V=1{,}2\times 10\,800=12\,960 g, soit environ 1313 kg. Compte tenu du caractère estimatif des données, on annonce ce résultat avec un seul chiffre significatif : de l'ordre de 1010 kg par jour. Prétendre à 12,9612{,}96 kg serait absurde, puisque les valeurs de départ étaient elles-mêmes approchées à quelques dizaines de pour cent près.

d) Une personne consomme environ 1,51{,}5 à 22 kg de boisson et de l'ordre de 11 kg d'aliments par jour, soit environ 33 kg au total. La masse d'air respirée, environ 1313 kg, est donc quatre à cinq fois plus grande.

La conclusion est contre-intuitive et vaut d'être énoncée : la matière que nous faisons entrer et sortir de notre corps est, en masse, très majoritairement de l'AIR. Elle a une conséquence sanitaire directe, qui est la vraie raison d'être de ce calcul : la qualité de l'air inhalé pèse davantage, en masse de substances absorbées, que celle de l'eau et des aliments réunis, ce qui explique l'attention portée aux polluants atmosphériques même à très faible concentration. Un calcul d'estimation qui débouche sur une conclusion de ce type a rempli son office ; il ne visait jamais la précision, mais la mise en perspective.

Exercice 10 : Méthode : les cinq étapes d'une résolution de problème

Contrairement aux exercices guidés, une résolution de problème ne comporte aucune sous-question. C'est au candidat de construire le chemin, et la démarche est notée même lorsque le résultat n'est pas atteint.

  • a) Énoncez les cinq étapes d'une résolution de problème.
  • b) Que faire lorsqu'on ne voit pas comment finir ?
  • c) Que faire lorsqu'une donnée semble manquer ?
  • d) Reprenez le problème des panneaux solaires de l'exercice 6 et décrivez comment il s'inscrit dans ces cinq étapes.
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a) Première étape, COMPRENDRE : reformuler la question en une phrase et identifier précisément la grandeur cherchée avec son unité. Deuxième étape, MODÉLISER : écrire les relations physiques pertinentes, avant même de regarder les données, et lister les hypothèses simplificatrices que l'on adopte. Troisième étape, TRIER : prélever dans les documents les seules grandeurs qui figurent dans ces relations, et repérer celles qui manquent. Quatrième étape, CALCULER : mener le calcul littéral aussi loin que possible, puis l'application numérique avec les unités et le bon nombre de chiffres significatifs. Cinquième étape, CONCLURE ET CRITIQUER : répondre par une phrase à la question posée, vérifier l'ordre de grandeur, et signaler les limites du modèle.

b) On écrit quand même tout ce qu'on sait, car chaque étape est notée séparément. Concrètement, on pose la grandeur cherchée et son unité, on écrit les relations qu'on pense utiles même sans savoir les enchaîner, on effectue les calculs partiels qu'on sait faire, et l'on indique en une phrase ce qui bloque, par exemple qu'il manquerait la capacité thermique du matériau. Une copie qui expose une démarche cohérente sans aboutir obtient une part substantielle des points, alors qu'une copie vide n'en obtient aucun. C'est la différence la plus rentable à connaître sur ce type d'exercice.

c) Trois possibilités, à examiner dans cet ordre. La donnée fait peut-être partie du savoir EXIGIBLE, comme la masse volumique de l'eau, la température d'ébullition ou la valeur de gg, et il faut alors la fournir soi-même, comme à l'exercice 4. Elle se DÉDUIT peut-être d'une autre donnée, un volume et une masse volumique donnant une masse. Ou bien elle doit être ESTIMÉE, comme à l'exercice 9, et il faut alors annoncer explicitement la valeur choisie et la justifier. Dans tous les cas, on écrit ce que l'on suppose : une hypothèse énoncée est acceptée, une hypothèse tacite est comptée comme une erreur.

d) Compréhension : la question est de savoir si 2525 m2^{2} de toit suffisent, la grandeur cherchée étant une surface en mètres carrés, à comparer à 2525. Modélisation : l'énergie produite par un panneau vaut sa surface multipliée par l'ensoleillement puis par le rendement, et le nombre de panneaux est le quotient de la consommation par cette production, arrondi à l'entier supérieur ; l'hypothèse implicite est que l'ensoleillement fourni correspond à l'orientation réelle du toit.

Tri : les quatre documents sont tous utiles ici, ce qui n'est pas toujours le cas. Calcul : 442442 kWh par panneau, donc 1111 panneaux, donc 18,718{,}7 m2^{2}. Conclusion et critique : oui, c'est possible, avec une marge d'environ 66 m2^{2}, mais le bilan est annuel et masque la saisonnalité, et l'ensoleillement retenu suppose une orientation favorable. On remarquera que la cinquième étape occupe à elle seule autant de lignes que le calcul, et c'est normal : dans une résolution de problème, elle pèse autant dans le barème.

Voir aussi

Besoin d'aide sur la résolution de problème au baccalauréat ?

C'est l'exercice qui distingue les copies, parce qu'il ne se prépare pas en apprenant le cours mais en s'entraînant à construire une démarche. Je le travaille avec mes élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas, en ligne ou en personne à Montréal.

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