a) Tous les coefficients sont positifs et chaque ligne somme à 1 : 0,6+0,3+0,1=1, 0,3+0,6+0,1=1 et 0,2+0,2+0,6=1. La troisième ligne signifie qu'un abonné de la plateforme 3 la garde avec la probabilité 0,6, et passe à la plateforme 1 ou à la plateforme 2 avec la probabilité 0,2 dans chaque cas.
b) π0=(1 ; 0 ; 0), donc π1 est la première ligne de M : (0,6 ; 0,3 ; 0,1). Puis π2=(0,36+0,09+0,02 ; 0,18+0,18+0,02 ; 0,06+0,03+0,06)=(0,47 ; 0,38 ; 0,15).
c) On cherche π=(a ; b ; c) avec πM=π et a+b+c=1. La troisième équation s'écrit 0,1a+0,1b+0,6c=c, soit 0,1(a+b)=0,4c. Comme a+b=1−c, il vient 0,1−0,1c=0,4c, donc 0,5c=0,1 et c=0,2. La première équation s'écrit 0,6a+0,3b+0,2c=a, soit 0,3b+0,04=0,4a. Avec b=0,8−a : 0,24−0,3a+0,04=0,4a, donc 0,7a=0,28 et a=0,4, puis b=0,4.
d) Vérification sur la deuxième coordonnée : 0,4×0,3+0,4×0,6+0,2×0,2=0,12+0,24+0,04=0,4. Donc π=(0,4 ; 0,4 ; 0,2). À long terme, les plateformes 1 et 2 se partagent 80 % du marché à égalité, et la plateforme 3 en conserve 20 %, quelle que soit la répartition de départ.
e) Non, M n'est pas symétrique : par exemple le coefficient d'indice (1 ; 3) vaut 0,1 alors que celui d'indice (3 ; 1) vaut 0,2. L'égalité a=b n'est pourtant pas une coïncidence : l'échange des états 1 et 2 laisse M inchangée, puisque la première et la deuxième ligne se déduisent l'une de l'autre par cet échange, et que la troisième ligne leur attribue la même probabilité 0,2. Cette symétrie de la chaîne, plus faible que la symétrie de la matrice, force la distribution invariante à donner la même valeur aux deux états.