Dérouler un ordonnancement et calculer les temps
Quand l'utiliser : L'énoncé donne des processus avec leurs dates d'arrivée et leurs durées, et une politique.
- 1 Annoncer la politique et, s'il y a lieu, le quantum et la règle de départage en cas d'égalité.
- 2 Tracer la chronologie en blocs, un bloc par intervalle où un processus est élu, sans laisser de trou non justifié.
- 3 Relever la date d'achèvement de chaque processus sur la chronologie.
- 4 Calculer pour chacun le séjour, achèvement moins arrivée, puis l'attente, séjour moins durée de calcul.
- 5 Donner la moyenne demandée, et dire quel critère cette politique optimise.
Phrase de conclusion
« Avec le tourniquet de quantum 2, les achèvements sont 4 pour B, 10 pour C et 12 pour A ; les attentes valent respectivement 2, 6 et 6, soit une attente moyenne de 14/3≈4,67, contre 8/3≈2,67 pour le plus court d'abord. »
Le piège : Calculer l'attente comme la somme des trous visibles sur le schéma : c'est juste et beaucoup plus long, et une seule distraction fausse le résultat. La soustraction séjour moins calcul est plus sûre.
Barème : 2 points pour la chronologie, 1 point pour les temps individuels, 1 point pour la moyenne et le critère.
Montrer qu'il y a interblocage, et proposer un remède
Quand l'utiliser : L'énoncé donne des processus qui détiennent et demandent des ressources.
- 1 Construire le graphe d'attente : une flèche du processus vers la ressource qu'il DEMANDE, une flèche de la ressource vers le processus qui la DÉTIENT.
- 2 Chercher un cycle et l'écrire explicitement, sommet par sommet.
- 3 Nommer les quatre conditions et dire lesquelles sont réunies dans le cas donné.
- 4 Choisir UNE condition à briser, et donner le mécanisme concret qui la brise.
Phrase de conclusion
« Le graphe d'attente contient le cycle P1, R1, P2, R2, P1 : les quatre conditions sont réunies, il y a interblocage. En imposant à tous les processus d'acquérir les ressources dans un ordre global fixé, on supprime l'attente circulaire, et une seule condition brisée suffit à rendre l'interblocage impossible. »
Le piège : Proposer de supprimer l'exclusion mutuelle : c'est la condition qu'on ne peut presque jamais retirer, puisqu'elle est la raison d'être de la ressource.
Barème : 2 points pour le graphe et le cycle, 1 point pour les conditions, 1 point pour le remède.
Déterminer la route OSPF et la comparer à la route RIP
Quand l'utiliser : L'énoncé donne un réseau avec les débits des liaisons et la formule du coût OSPF.
- 1 Convertir chaque débit en bit/s, puis calculer chaque coût par d108, en les reportant sur le schéma.
- 2 Lister les routes possibles entre les deux routeurs, ou appliquer Dijkstra si le réseau est grand.
- 3 Calculer le coût de chaque route en ADDITIONNANT les coûts de ses liaisons, et désigner la route de coût minimal.
- 4 Donner à part la route RIP, celle qui compte le moins de sauts, avec son nombre de sauts.
- 5 Conclure en comparant les deux routes, et, pour une table de routage, n'écrire que la PROCHAINE étape et le coût.
Phrase de conclusion
« Avec OSPF, la route de R1 à R6 est R1, R3, R4, R5, R6, de coût 1+0,1+0,1+1=2,2 ; la route RIP, R1, R2, R6, ne compte que 2 sauts mais coûte 10+1=11, car elle emprunte la liaison à 10 Mbit/s. Dans la table de R1, la destination R6 a pour prochaine étape R3 et pour coût 2,2. »
Le piège : Oublier une route qui repasse par un routeur éloigné : la route de coût minimal vers un voisin direct n'est pas toujours la liaison directe.
Barème : 1 point pour les coûts des liaisons, 1 point pour la route OSPF et son coût, 1 point pour la route RIP, 1 point pour la table ou la comparaison.