Exercice 1 : Donnée, descripteur, métadonnée
Une donnée seule ne veut rien dire. Le chiffre 412 n'est ni une population, ni un prix, ni une distance tant que personne n'a dit ce qu'il décrit. Tout le chapitre part de là.
- a) On lit dans un fichier la valeur 412. Donnez trois interprétations possibles, puis dites quelle information manque pour trancher. Comment s'appelle cette information ?
- b) Définissez donnée, descripteur et métadonnée, et donnez un exemple de chacun pour une photographie prise avec un téléphone.
- c) Une donnée est dite structurée quand elle est organisée selon un modèle explicite. Classez les cinq documents suivants en structuré, semi-structuré ou non structuré : un tableur de notes, une lettre de motivation, un fichier CSV de relevés météo, une page web, un enregistrement audio.
- d) Expliquez pourquoi les métadonnées d'un fichier peuvent être plus sensibles que le fichier lui-même. Donnez un exemple concret.
- e) Dans une table, on appelle descripteur le nom d'une colonne et enregistrement une ligne. Un fichier contient 8 colonnes et 15 000 lignes de données, plus la ligne des descripteurs. Combien de valeurs contient-il ? Combien de lignes le fichier compte-t-il en tout ?
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Réponses
- a) Il manque le DESCRIPTEUR, le nom de la grandeur et son unité
- b) Donnée : les pixels. Descripteur : le nom d'un champ. Métadonnée : date, appareil, position GPS
- c) Structuré : tableur, CSV. Semi-structuré : page web. Non structuré : lettre, audio
- d) Parce qu'elles sont systématiques et directement exploitables par un programme
- e) valeurs, lignes
a) 412 peut être une population en milliers d'habitants, un prix en dollars, une altitude en mètres, un nombre de trajets, un identifiant de station. On ne peut pas trancher parce qu'il manque le DESCRIPTEUR, c'est-à-dire le nom de la grandeur que la valeur mesure, et l'unité qui l'accompagne. C'est la première leçon du chapitre : une valeur sans descripteur n'est pas une donnée, c'est un caractère.
b) La donnée est la valeur mesurée ou enregistrée, par exemple le contenu de l'image, c'est-à-dire les pixels. Le descripteur est le nom qui dit ce que la valeur représente, par exemple « date de prise de vue » ou « latitude ». La métadonnée est une donnée qui décrit une autre donnée : pour une photographie, la date, l'heure, le modèle de l'appareil, l'ouverture, la position GPS. Le contenu est la photo ; tout le reste, qui parle de la photo, est métadonnée.
c) Structuré : le tableur de notes et le fichier CSV de relevés météo, où chaque valeur occupe une case identifiée par une ligne et une colonne. Semi-structuré : la page web, qui porte des balises et donc une organisation, sans que celle-ci impose un tableau régulier. Non structuré : la lettre de motivation et l'enregistrement audio, où aucun modèle ne dit à l'avance ce que contient telle partie du document. Le critère n'est pas « est-ce lisible par un ordinateur », c'est « le modèle d'organisation est-il explicite et régulier ».
d) Parce que les métadonnées sont systématiques, uniformes et immédiatement exploitables par un programme, alors que le contenu demande une interprétation. Lire dix mille messages coûte cher ; lire les métadonnées de dix mille messages, qui a écrit à qui, quand et depuis où, se fait en une seconde et reconstitue un emploi du temps, un cercle de relations et des déplacements. Exemple concret : sans ouvrir une seule photo, les métadonnées de position d'un album révèlent l'adresse du domicile, celle de l'établissement scolaire et les horaires habituels de trajet.
e) Le fichier contient valeurs de données. Il compte lignes, la ligne supplémentaire étant celle des descripteurs. L'erreur classique est de compter la ligne d'en-tête parmi les enregistrements, ce qui fausse ensuite toutes les moyennes d'un facteur , écart petit mais qui suffit à faire échouer une comparaison.