SNT Seconde • Programme français, lycées de Montréal

Fiche de révision : Internet et le Web en SNT

La SNT se révise mal par cœur : les questions du contrôle demandent presque toujours d'expliquer un mécanisme, pas de réciter une définition. Un élève qui sait que le DNS est un annuaire perd quand même le point s'il ne dit pas ce qu'il traduit, ni en quoi.

Cette fiche rassemble les gestes qui rapportent : distinguer Internet du Web, lire une adresse et son masque, interpréter un code de réponse, et diviser par huit avant d'annoncer un temps de téléchargement.

Le fil du chapitre

Presque toutes les erreurs de ce chapitre sont des confusions de couche : ce qui relève du réseau, adresses et routage, n'est pas ce qui relève du Web, pages et requêtes.

Ce chapitre fait partie de SNT en Seconde

L'essentiel

Internet transporte, le Web est un service parmi d'autres

  • Internet est un réseau de réseaux : il achemine des paquets d'une machine à une autre, sans savoir ce qu'ils contiennent.
  • Le Web est UNE des applications qui circulent dessus, au même titre que le courriel, la visioconférence ou un jeu en ligne.
  • Chronologie à connaître : Internet naît dans les années 19701970, le Web est inventé en 19891989 et ouvert au public en 19911991.
  • Un protocole est un ensemble de règles communes : IP pour l'adressage, TCP pour la fiabilité, HTTP pour le Web, SMTP pour le courriel.

Dès qu'une question parle de page, de lien ou de navigateur, elle parle du Web. Dès qu'elle parle d'adresse, de routeur ou de paquet, elle parle d'Internet. Cette lecture répond déjà à la moitié du contrôle.

Lire une URL et savoir qui traduit quoi

  • Une URL se lit en trois morceaux : le protocole, le nom de domaine, puis le chemin de la ressource sur le serveur.
  • Le DNS est l'annuaire qui traduit le nom de domaine en adresse IP. Il ne transporte aucune donnée de la page.
  • L'extension du domaine, .fr\texttt{.fr}, .ca\texttt{.ca}, .org\texttt{.org}, n'indique ni le pays du serveur ni la nature du site : elle s'achète.
https://www.exemple.fr/cours/page.htmlprotocolenom de domainechemin sur le serveurle DNS le traduit en adresse IP
Les trois morceaux d'une URL : seul celui du milieu passe par le DNS, le chemin est traité par le serveur une fois la connexion établie.

Sans DNS, le Web fonctionnerait encore, à condition de taper les adresses IP à la main. C'est exactement la panne que le diagnostic réseau cherche à isoler.

Adresses, masques et sous-réseaux

  • Une adresse IPv4 tient sur 3232 bits, écrits en quatre octets séparés par des points, chacun compris entre 00 et 255255. IPv6 en utilise 128128.
  • La notation /n/n dit que les nn premiers bits identifient le RÉSEAU ; les 32n32-n suivants identifient la machine.
  • Un /24/24 laisse 88 bits, donc 28=2562^{8}=256 combinaisons, dont 254254 seulement sont attribuables à des machines.
  • Deux adresses sont toujours réservées : la première désigne le réseau, la dernière est l'adresse de diffusion.

Le calcul se fait toujours en deux temps : d'abord le nombre de bits libres, ensuite la puissance de deux, et enfin le retrait des deux adresses réservées. Sauter la troisième étape est l'erreur la plus fréquente.

HTTP, HTML, CSS : trois rôles distincts

  • HTTP est le protocole d'échange : le client envoie une REQUÊTE, le serveur renvoie une RÉPONSE avec un code.
  • Les codes à connaître : 200200 succès, 301301 redirection permanente, 403403 interdit, 404404 ressource non trouvée, 500500 erreur du serveur.
  • HTML décrit la STRUCTURE du document, avec des balises qui s'ouvrent et se ferment. CSS décrit la PRÉSENTATION.
  • Un octet vaut 88 bits : un débit en Mbit/s se divise par 88 pour obtenir des Mo/s.

Les codes se lisent par leur première chiffre : 22 tout va bien, 33 on vous déplace, 44 le client a demandé quelque chose d'impossible, 55 le serveur a échoué.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Prendre Internet et le Web pour la même chose

1 point, et la question de cours qui suit sur les protocoles

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Internet a été inventé en 19911991 par Tim Berners-Lee. »

Ce qu'il faut écrire

« Le WEB a été inventé au CERN et ouvert en 19911991 ; Internet, le réseau qui le transporte, existe depuis les années 19701970. »

Pourquoi : Le Web est une application d'Internet, pas son synonyme. Le courriel circulait sur Internet plus de dix ans avant la première page web.

2. Croire qu'une adresse IP identifie une personne

1,5 point sur la question des enjeux, qui est notée sur le raisonnement

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'adresse IP est l'identité de l'internaute, elle permet de savoir qui a écrit le message. »

Ce qu'il faut écrire

« Une adresse IP identifie une interface réseau à un instant donné ; elle change, elle est partagée par toute une maison, et elle ne désigne pas une personne. »

Pourquoi : Plusieurs machines partagent la même adresse publique derrière une box, et les adresses sont attribuées puis reprises. C'est un indice, jamais une identité.

3. Compter 256 machines dans un sous-réseau en /24

1 point à chaque question de dimensionnement

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Un /24/24 laisse 88 bits, donc on peut brancher 256256 machines. »

Ce qu'il faut écrire

« 28=2562^{8}=256 adresses, moins l'adresse du réseau et l'adresse de diffusion : 254254 machines. »

24 bits : le réseau8 bits libres256 combinaisons possibles sur ces 8 bitsmoins l'adresse du réseau et celle de diffusion : 254 machines
Les huit bits laissés libres par un /24/24 donnent 256256 combinaisons, dont deux sont réservées : il reste 254254 machines.

Pourquoi : Les deux adresses extrêmes ont un rôle réservé par le protocole. L'énoncé demande presque toujours le nombre de MACHINES, pas le nombre d'adresses : les deux mots ne valent pas la même réponse.

4. Lire le TTL comme une durée

1 point, et la question sur les boucles de routage

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le TTL vaut 6464, donc le paquet vit 6464 secondes. »

Ce qu'il faut écrire

« Le TTL est un compteur de SAUTS : chaque routeur traversé le diminue de 11, et le paquet est détruit quand il atteint 00. »

R1R2R3R4R56463626160un routeur traversé, un de moinsà zéro le paquet est jeté, ce ne sont pas des secondes
Le compteur perd une unité à chaque routeur traversé, pas à chaque seconde écoulée : c'est le nombre de sauts qui est plafonné.

Pourquoi : Le nom, « time to live », induit en erreur. Ce compteur existe pour qu'un paquet pris dans une boucle de routeurs finisse par disparaître, pas pour limiter une durée.

5. Conclure qu'un 404 signifie que le serveur est en panne

1,5 point sur l'exercice de diagnostic

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Erreur 404404 : le serveur ne répond pas. »

Ce qu'il faut écrire

« Le serveur RÉPOND, et sa réponse est 404404 : la ressource demandée n'existe pas à ce chemin. Un serveur en panne donnerait 500500, ou aucune réponse du tout. »

navigateurserveurrequête : GET /page.htmlréponse : 200, ou 404, ou 500404 : le serveur RÉPOND, la page n'existe pas500 : c'est le serveur lui-même qui a échoué
Toute réponse numérotée, 404404 comprise, prouve que l'échange a eu lieu : seule l'absence totale de réponse signale une connexion qui n'aboutit pas.

Pourquoi : Recevoir un code, quel qu'il soit, prouve que la connexion a abouti. Les codes en 44 mettent en cause la demande du client, ceux en 55 mettent en cause le serveur.

6. Faire transiter les pages par le DNS

1 point, et le schéma du trajet est compté faux

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le DNS envoie la page web au navigateur. »

Ce qu'il faut écrire

« Le DNS renvoie seulement l'adresse IP correspondant au nom de domaine ; le navigateur contacte ensuite le serveur lui-même pour obtenir la page. »

Pourquoi : Le DNS est un annuaire, pas un transporteur. La distinction explique pourquoi un site reste joignable par son adresse IP quand le service DNS est en panne.

7. Confondre le rôle de HTML et celui de CSS

1 point, et l'exercice de lecture de code

Ce qu'il ne faut pas écrire

« On met le titre en rouge avec une balise HTML. »

Ce qu'il faut écrire

« HTML déclare que c'est un titre, avec une balise ; CSS décide qu'un titre s'affiche en rouge. »

Pourquoi : Séparer la structure de la présentation permet de changer toute l'apparence d'un site sans toucher au contenu. C'est la raison d'être du CSS, et c'est la réponse attendue à la question « pourquoi deux langages ».

8. Oublier le facteur huit entre bits et octets

2 points, c'est la question de calcul du contrôle

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La ligne est à 100100 Mbit/s, donc un fichier de 600600 Mo passe en 66 secondes. »

Ce qu'il faut écrire

« 100100 Mbit/s font 12,512{,}5 Mo/s ; 600600 Mo demandent donc 4848 secondes. »

Pourquoi : Les débits s'annoncent en bits par seconde, les fichiers se mesurent en octets. Le facteur 88 manquant donne un résultat huit fois trop optimiste, ce qui se repère à l'ordre de grandeur.

9. Prendre le cadenas HTTPS pour un gage de confiance

1,5 point sur la question de sécurité, souvent la mieux notée

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le site est en HTTPS, donc c'est un site sûr, je peux entrer mes coordonnées bancaires. »

Ce qu'il faut écrire

« HTTPS chiffre le transport entre le navigateur et le serveur ; il ne dit rien de l'honnêteté de celui qui tient le serveur. »

Pourquoi : Un site d'hameçonnage peut parfaitement obtenir un certificat. Le chiffrement protège contre l'écoute sur le trajet, pas contre le destinataire lui-même.

10. Écrire une adresse IPv4 avec un octet trop grand

0,5 point, mais c'est un contrôle gratuit sur toute la copie

Ce qu'il ne faut pas écrire

« 192,168,1,300192{,}168{,}1{,}300 est une adresse IP valide. »

Ce qu'il faut écrire

« Chaque octet va de 00 à 255255 : 300300 est impossible, il faudrait plus de huit bits. »

Pourquoi : Un octet compte huit bits, donc 256256 valeurs à partir de zéro. Vérifier les quatre nombres avant de rendre coûte cinq secondes.

Quelle méthode choisir

Diagnostiquer une panne réseau d'après le symptôme

On regarde ce qui marche encore, pas ce qui est cassé.

  • Si l'adresse IP répond mais pas le nom de domaine la panne est côté DNS

    Exemple : le site s'ouvre par son adresse numérique, pas par son nom

    changer de serveur DNS confirme le diagnostic en une minute

  • Si les machines du réseau local se voient mais rien ne sort la panne est sur la passerelle ou le routeur

    Exemple : l'imprimante répond, aucun site extérieur ne répond

  • Si le serveur répond un code en 44 la demande du client est en cause : chemin faux pour 404404, droits insuffisants pour 403403

    Exemple : 404404 sur une page renommée

  • Si le serveur répond un code en 55 le serveur a échoué de son côté, il n'y a rien à corriger sur le poste client

    Exemple : 500500 après l'envoi d'un formulaire

  • Si aucune réponse du tout, la connexion expire le paquet n'atteint pas sa destination : routage, pare-feu ou serveur éteint

    Exemple : un délai d'attente dépassé, sans code

Une réponse, même une erreur, prouve que la chaîne complète a fonctionné jusqu'au serveur. C'est le premier tri à faire, et il rapporte le point de méthode.

Quelle unité, quelle conversion

On regarde l'unité écrite dans l'énoncé, bit ou octet.

  • Si un débit, en Mbit/s ou en Gbit/s diviser par 88 pour obtenir des Mo/s avant de le confronter à une taille de fichier

    Exemple : 100100 Mbit/s donnent 12,512{,}5 Mo/s

  • Si une taille de fichier, en Mo ou en Go la laisser en octets et convertir le débit, jamais l'inverse

    Exemple : 600600 Mo restent 600600 Mo

  • Si un nombre d'adresses ou de combinaisons compter les bits libres, puis élever 22 à cette puissance

    Exemple : 66 bits libres donnent 26=642^{6}=64 adresses

  • Si un nombre de machines faire le même calcul, puis retrancher 22

    Exemple : un /26/26 accepte 6262 machines

La règle qui évite toutes les erreurs : convertir d'abord, calculer ensuite. Une division faite avant la conversion se retrouve fausse d'un facteur huit sans que rien ne le signale.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Calculer un temps de transfert

Quand l'utiliser : L'énoncé donne un débit et une taille de fichier et demande une durée.

  1. 1 Écrire les deux données avec leurs unités exactes, en distinguant bit et octet.
  2. 2 Convertir le débit en Mo/s en divisant par 88, sur une ligne à part.
  3. 3 Diviser la taille par le débit converti.
  4. 4 Conclure par une phrase avec l'unité de temps, et vérifier l'ordre de grandeur.

Phrase de conclusion

« Le débit vaut 100÷8=12,5100\div 8=12{,}5 Mo/s, donc le transfert de 600600 Mo demande 600÷12,5=48600\div 12{,}5=48 secondes. »

Le piège : Diviser directement 600600 par 100100 et annoncer 66 secondes : la conversion manquante ne se voit pas dans le résultat.

Barème : 1 point la conversion, 1 point la division, 0,5 point la phrase avec l'unité.

Justifier le nombre de machines d'un sous-réseau

Quand l'utiliser : L'énoncé donne une adresse avec un masque et demande combien de machines peuvent être branchées.

  1. 1 Écrire le nombre de bits d'adresse, 3232 en IPv4, et retirer les nn bits du masque.
  2. 2 Élever 22 à la puissance obtenue : c'est le nombre d'ADRESSES du réseau.
  3. 3 Retrancher 22 pour l'adresse de réseau et l'adresse de diffusion.
  4. 4 Répondre à la question posée, en reprenant le mot de l'énoncé, adresses ou machines.

Phrase de conclusion

« Le masque /26/26 laisse 3226=632-26=6 bits, soit 26=642^{6}=64 adresses, donc 6262 machines. »

Le piège : Répondre 6464 quand l'énoncé demande des machines, ou 6262 quand il demande des adresses.

Barème : 0,5 point les bits libres, 1 point la puissance de deux, 0,5 point le retrait des deux adresses réservées.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Dimensionner et chronométrer un réseau de salle de classe

Une salle de classe est câblée en 192.168.10.0/26192.168.10.0/26. Chaque poste doit télécharger une image système de 600600 Mo depuis un serveur local.

La liaison affiche 100100 Mbit/s. Combien de postes peut-on brancher, et combien de temps dure un téléchargement ?

Étape 1

Bits libres : 3226=632-26=6.

Pourquoi

Le masque dit combien de bits servent au réseau ; le reste est disponible pour numéroter les machines. C'est la seule chose que le /26/26 signifie.

Étape 2

Adresses disponibles : 26=642^{6}=64.

Pourquoi

Six bits, deux valeurs par bit : le compte des combinaisons est une puissance de deux, jamais une multiplication par six.

Étape 3

Postes possibles : 642=6264-2=62.

Pourquoi

L'adresse de réseau et celle de diffusion sont réservées par le protocole. L'énoncé demande des postes, donc le retrait est obligatoire.

Étape 4

Débit en octets : 100÷8=12,5100\div 8=12{,}5 Mo/s.

Pourquoi

Le débit est annoncé en bits, le fichier est mesuré en octets. On convertit avant de diviser, sur une ligne visible du correcteur.

Étape 5

Durée : 600÷12,5=48600\div 12{,}5=48 secondes.

Pourquoi

La division ne se fait qu'une fois les deux grandeurs dans la même famille d'unités. Le résultat est une durée, donc il s'écrit avec « secondes ».

Étape 6

Contrôle : 48×12,5=60048\times 12{,}5=600 Mo, et 62+2=64=2662+2=64=2^{6}.

Pourquoi

Les deux opérations inverses valident le calcul de durée et celui du sous-réseau, sans refaire l'exercice.

Conclusion rédigée

« Le réseau /26/26 accepte 6262 postes, et chaque téléchargement de 600600 Mo dure 4848 secondes à 100100 Mbit/s. »

L'erreur classique sur cet exercice : Annoncer 6464 postes et 66 secondes : la première réponse oublie les deux adresses réservées, la seconde oublie le facteur 88 entre bits et octets.

À savoir par cœur

  • Internet transporte des paquets ; le Web est une application parmi d'autres, inventée bien après.
  • IPv4 : 3232 bits, quatre octets de 00 à 255255. IPv6 : 128128 bits.
  • Un masque /n/n laisse 32n32-n bits, donc 232n2^{32-n} adresses et 232n22^{32-n}-2 machines.
  • Le DNS traduit un nom en adresse IP, il ne transporte rien.
  • Le TTL compte des SAUTS de routeur, pas des secondes.
  • Codes HTTP : 200200 succès, 301301 redirection, 403403 interdit, 404404 introuvable, 500500 erreur du serveur.
  • HTML structure, CSS présente. Un octet vaut 88 bits : un débit en Mbit/s se divise par 88.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Internet et le Web ?

Internet est le réseau physique et logique qui achemine des paquets entre les machines, en service depuis les années soixante-dix. Le Web est une application qui circule dessus, faite de pages liées entre elles, inventée en 1989 et ouverte au public en 1991. Le courriel et la visioconférence sont d'autres applications d'Internet.

Combien de machines peut-on brancher sur un réseau en /24 ?

Deux cent cinquante-quatre. Le masque réserve vingt-quatre bits au réseau, il en reste huit pour les machines, ce qui donne deux cent cinquante-six combinaisons. Deux sont réservées par le protocole, la première pour désigner le réseau et la dernière pour la diffusion, donc elles ne peuvent pas être attribuées à un poste.

Que signifie vraiment une erreur 404 ?

Que le serveur a bien reçu la demande et qu'il répond, mais que la ressource demandée n'existe pas à ce chemin. Ce n'est donc pas une panne : la connexion a fonctionné de bout en bout. Une panne du serveur lui-même donnerait un code commençant par cinq, et une machine injoignable ne renverrait aucun code du tout.

Pourquoi diviser un débit par huit ?

Parce que les débits s'annoncent en bits par seconde alors que les fichiers se mesurent en octets, et qu'un octet vaut huit bits. Une ligne à cent mégabits par seconde transfère donc douze mégaoctets et demi par seconde. Sans cette conversion, le temps de téléchargement annoncé est huit fois trop court.

Un site en HTTPS est-il forcément fiable ?

Non. Le protocole HTTPS chiffre les échanges entre le navigateur et le serveur, ce qui empêche un tiers de lire ou de modifier ce qui circule. Il ne dit rien de l'honnêteté de celui qui tient le serveur : un site d'hameçonnage peut obtenir un certificat et afficher le même cadenas qu'une banque.

Passer à la pratique

Exercices corrigés : Internet et le Web : protocoles, adressage, HTML et HTTP

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 10 exercices corrigés
  • 100 points
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Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

Voir aussi

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