Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal

Devoir commun corrigé de physique-chimie (Seconde)

Voici un devoir commun corrigé de physique-chimie, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Contrairement aux séries de chapitre, celle-ci mélange les trois thèmes du programme sans prévenir : c'est exactement ce qui fait la difficulté d'un devoir commun. La première question à se poser devant chaque exercice n'est pas « quel calcul ? » mais « de quel chapitre s'agit-il ? », car c'est cette identification qui donne la formule.

Les dix exercices valent dix points chacun, pour cent points en cent cinquante minutes. Un exercice qui prend plus de quinze minutes signale un chapitre à reprendre, et c'est le principal usage de cette épreuve.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Seconde

Rappel de cours

  • Masse volumique : ρ=mV\rho=\dfrac{m}{V}. Concentration en masse : cm=mVc_m=\dfrac{m}{V} de solution. Concentration en quantité de matière : c=nVc=\dfrac{n}{V}.
  • Quantité de matière : n=mMn=\dfrac{m}{M}, n=NNAn=\dfrac{N}{N_A} avec NA=6,02×1023 mol1N_A=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}, et n=VVmn=\dfrac{V}{V_m} pour un gaz avec Vm=24,0 L/molV_m=24{,}0\ \mathrm{L/mol}.
  • Réactif limitant : celui dont le rapport ncoefficient\dfrac{n}{\text{coefficient}} est le plus petit ; il fixe xmaxx_{max}.
  • Vitesse moyenne : v=dΔtv=\dfrac{d}{\Delta t}. Principe d'inertie : si les forces se compensent, le mouvement est rectiligne uniforme, et réciproquement.
  • Poids : P=mgP=m\,g avec g=9,8 N/kgg=9{,}8\ \mathrm{N/kg}.
  • Son : f=1Tf=\dfrac{1}{T}, célérité dans l'air 340 m/s340\ \mathrm{m/s}, et doubler l'intensité sonore ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB}.
  • Réfraction : n1sini1=n2sini2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2, angles mesurés par rapport à la normale. Lentille convergente : C=1fC=\dfrac{1}{f'} et le rayon passant par OO n'est pas dévié.
  • Électricité : U=RIU=R\,I, et pont diviseur U2=E×R2R1+R2U_2=E\times \dfrac{R_2}{R_1+R_2}.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Identifier un liquide (constitution de la matière)

On dispose d'un flacon de liquide incolore non étiqueté. On mesure V=100,0 mLV=100{,}0\ \mathrm{mL} de ce liquide à l'éprouvette graduée, et la balance indique 79,0 g79{,}0\ \mathrm{g}.

Masses volumiques à 20 C20\ \mathrm{^\circ C}, en g/mL\mathrm{g/mL} : eau 1,001{,}00, éthanol 0,7890{,}789, cyclohexane 0,7790{,}779, propanone 0,7910{,}791.

  • a) Calculez la masse volumique du liquide.
  • b) Le résultat permet-il d'identifier le liquide avec certitude ?
  • c) La balance est précise à ±0,1 g\pm 0{,}1\ \mathrm{g} et l'éprouvette à ±1,0 mL\pm 1{,}0\ \mathrm{mL}. Laquelle des deux mesures limite la précision ?
  • d) On dissout 5,0 g5{,}0\ \mathrm{g} de sel dans ce liquide pour obtenir 250 mL250\ \mathrm{mL} de solution. Calculez la concentration en masse.
  • e) Proposez une expérience simple permettant de distinguer l'éthanol du cyclohexane.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) ρ=0,790 g/mL\rho=0{,}790\ \mathrm{g/mL}
  • b) Non : éthanol, propanone et cyclohexane restent possibles
  • c) L'éprouvette : 1,0 %1{,}0\ \% contre 0,13 %0{,}13\ \%
  • d) cm=20 g/Lc_m=20\ \mathrm{g/L}
  • e) Verser dans l'eau : l'éthanol est miscible, le cyclohexane forme deux phases

a) ρ=mV=79,0100,0=0,790 g/mL\rho=\dfrac{m}{V}=\dfrac{79{,}0}{100{,}0}=0{,}790\ \mathrm{g/mL}.

b) Non. Trois des quatre liquides du tableau ont une masse volumique comprise entre 0,7790{,}779 et 0,791 g/mL0{,}791\ \mathrm{g/mL} : la mesure élimine l'eau, mais ne départage ni l'éthanol, ni la propanone, ni tout à fait le cyclohexane. Une grandeur physique ne suffit à identifier une espèce que si les candidats en présence sont suffisamment différents, ce qui n'est pas le cas ici.

c) L'éprouvette. L'incertitude relative sur la masse vaut 0,179,0=0,13 %\dfrac{0{,}1}{79{,}0}=0{,}13\ \%, celle sur le volume 1,0100,0=1,0 %\dfrac{1{,}0}{100{,}0}=1{,}0\ \%, soit près de dix fois plus. La masse volumique est donc connue à environ 1 %1\ \% près, ce qui donne 0,790±0,008 g/mL0{,}790\pm 0{,}008\ \mathrm{g/mL} et confirme qu'on ne peut pas trancher entre les trois candidats. Améliorer la balance ne servirait à rien, c'est la verrerie qu'il faudrait changer.

d) cm=5,00,250=20 g/Lc_m=\dfrac{5{,}0}{0{,}250}=20\ \mathrm{g/L}. Attention, le volume au dénominateur est celui de la SOLUTION, pas celui du solvant ajouté.

e) La température d'ébullition les sépare nettement, 78 C78\ \mathrm{^\circ C} pour l'éthanol contre 81 C81\ \mathrm{^\circ C} pour le cyclohexane, mais l'écart est faible. Bien plus simple : verser un peu de chaque dans de l'eau. L'éthanol est miscible à l'eau en toutes proportions, le cyclohexane ne l'est pas et forme deux phases. Une propriété qualitative tranchée vaut souvent mieux qu'une mesure fine.

Exercice 2 : Un atome et son ion (entités chimiques)

Le soufre a pour numéro atomique Z=16Z=16. Son isotope le plus abondant est 1632S^{32}_{16}\mathrm{S}.

Données : M(S)=32,1 g/molM(\mathrm{S})=32{,}1\ \mathrm{g/mol}, e=1,60×1019 Ce=1{,}60\times 10^{-19}\ \mathrm{C}.

  • a) Donnez la composition du noyau de 1632S^{32}_{16}\mathrm{S} et le nombre d'électrons de l'atome.
  • b) Écrivez sa configuration électronique et donnez son nombre d'électrons de valence.
  • c) Quel ion monoatomique le soufre forme-t-il ? Justifiez par la règle de l'octet.
  • d) Le soufre existe aussi sous forme 1634S^{34}_{16}\mathrm{S}. Quel est le lien entre les deux noyaux ? Ont-ils la même chimie ?
  • e) Écrivez la formule du sulfure d'aluminium, sachant que l'aluminium donne Al3+\mathrm{Al}^{3+}.

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a)
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c)
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Réponses

  • a) 16 protons, 16 neutrons, 16 électrons
  • b) 1s22s22p63s23p41s^{2}\,2s^{2}\,2p^{6}\,3s^{2}\,3p^{4} : 6 électrons de valence
  • c) S2\mathrm{S}^{2-}
  • d) Isotopes : même chimie
  • e) Al2S3\mathrm{Al_2S_3}

a) Z=16Z=16 protons, AZ=3216=16A-Z=32-16=16 neutrons, et 1616 électrons puisque l'atome est neutre.

b) 1s22s22p63s23p41s^{2}\,2s^{2}\,2p^{6}\,3s^{2}\,3p^{4}. La somme des exposants vaut bien 1616. Les électrons de valence sont ceux de la couche 33, la plus externe occupée : 2+4=62+4=6 électrons de valence.

c) Avec six électrons de valence, il lui en manque deux pour l'octet. Il en gagne donc deux et forme l'ion sulfure S2\mathrm{S}^{2-}, qui a alors la configuration de l'argon. Gagner deux électrons est plus économique que d'en perdre six, et c'est la règle générale au-delà de quatre électrons de valence.

d) Ce sont deux ISOTOPES : même nombre de protons, donc même élément, mais 1818 neutrons au lieu de 1616. Leur chimie est identique, puisqu'elle ne dépend que du cortège électronique, lui-même fixé par ZZ. Seules les propriétés liées à la masse diffèrent légèrement.

e) Il faut équilibrer les charges : deux ions Al3+\mathrm{Al}^{3+} apportent +6+6, trois ions S2\mathrm{S}^{2-} apportent 6-6. La formule est donc Al2S3\mathrm{Al}_2\mathrm{S}_3. Le contrôle se fait en additionnant : 2×(+3)+3×(2)=02\times (+3)+3\times (-2)=0.

Exercice 3 : Préparer une solution (mole et concentration)

On prépare 250,0 mL250{,}0\ \mathrm{mL} d'une solution de glucose C6H12O6\mathrm{C_6H_{12}O_6} de concentration c=0,100 mol/Lc=0{,}100\ \mathrm{mol/L}.

Données : M(C)=12,0M(\mathrm{C})=12{,}0, M(H)=1,0M(\mathrm{H})=1{,}0, M(O)=16,0 g/molM(\mathrm{O})=16{,}0\ \mathrm{g/mol}, NA=6,02×1023 mol1N_A=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}.

  • a) Calculez la masse molaire du glucose.
  • b) Calculez la quantité de matière puis la masse de glucose à peser.
  • c) Calculez la concentration en masse de la solution obtenue.
  • d) Combien de molécules de glucose la solution contient-elle ?
  • e) On prélève 25,0 mL25{,}0\ \mathrm{mL} de cette solution que l'on complète à 100,0 mL100{,}0\ \mathrm{mL}. Calculez la concentration finale et le facteur de dilution.

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a)
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c)
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Réponses

  • a) M=180,0 g/molM=180{,}0\ \mathrm{g/mol}
  • b) n=2,50×102 moln=2{,}50\times 10^{-2}\ \mathrm{mol} ; m=4,50 gm=4{,}50\ \mathrm{g}
  • c) cm=18,0 g/Lc_m=18{,}0\ \mathrm{g/L}
  • d) 1,51×10221{,}51\times 10^{22} molécules
  • e) cf=2,50×102 mol/Lc_f=2{,}50\times 10^{-2}\ \mathrm{mol/L} ; facteur 44

a) M=6×12,0+12×1,0+6×16,0=72,0+12,0+96,0=180,0 g/molM=6\times 12{,}0+12\times 1{,}0+6\times 16{,}0=72{,}0+12{,}0+96{,}0=180{,}0\ \mathrm{g/mol}.

b) n=cV=0,100×0,2500=2,50×102 moln=c\,V=0{,}100\times 0{,}2500=2{,}50\times 10^{-2}\ \mathrm{mol}, puis m=nM=2,50×102×180,0=4,50 gm=n\,M=2{,}50\times 10^{-2}\times 180{,}0=4{,}50\ \mathrm{g}.

c) cm=4,500,2500=18,0 g/Lc_m=\dfrac{4{,}50}{0{,}2500}=18{,}0\ \mathrm{g/L}. On vérifie par la relation cm=cM=0,100×180,0=18,0 g/Lc_m=c\,M=0{,}100\times 180{,}0=18{,}0\ \mathrm{g/L}, ce qui confirme les deux calculs précédents d'un coup.

d) N=nNA=2,50×102×6,02×1023=1,51×1022N=n\,N_A=2{,}50\times 10^{-2}\times 6{,}02\times 10^{23}=1{,}51\times 10^{22} molécules.

e) La quantité de matière prélevée se conserve : cf=ciViVf=0,100×25,0100,0=2,50×102 mol/Lc_f=\dfrac{c_i V_i}{V_f}=\dfrac{0{,}100\times 25{,}0}{100{,}0}=2{,}50\times 10^{-2}\ \mathrm{mol/L}. Facteur de dilution : 100,025,0=4\dfrac{100{,}0}{25{,}0}=4, et la concentration est bien divisée par quatre. Le contrôle rapide consiste toujours à vérifier que la concentration finale est plus petite que l'initiale : une dilution ne concentre jamais.

Exercice 4 : Lire une chronophotographie (mouvement)

Une bille est lâchée sur un plan incliné. Un appareil photographie sa position toutes les 100 ms100\ \mathrm{ms}. Les positions successives M0M_0 à M4M_4 sont repérées le long de la trajectoire.

Les positions, en centimètres depuis le point de départ, sont 00, 22, 88, 1818 et 3232.

M00M12M28M318M432position (cm)intervalle de temps : 100 ms
  • a) Quelle est la trajectoire de la bille dans le référentiel du plan incliné ?
  • b) Calculez la vitesse moyenne entre M0M_0 et M1M_1, puis entre M3M_3 et M4M_4, en m/s\mathrm{m/s}.
  • c) Le mouvement est-il uniforme ? Justifiez à partir des distances lues.
  • d) Calculez la vitesse moyenne sur l'ensemble du parcours, puis vérifiez qu'elle n'est pas la moyenne des deux vitesses de la question b).
  • e) Les écarts successifs valent 22, 66, 1010 et 14 cm14\ \mathrm{cm}. Quelle régularité observez-vous, et que peut-on en déduire sur la vitesse ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Une droite
  • b) 0,20 m/s0{,}20\ \mathrm{m/s} puis 1,4 m/s1{,}4\ \mathrm{m/s}
  • c) Non : les distances augmentent, mouvement accéléré
  • d) 0,80 m/s0{,}80\ \mathrm{m/s} ; égalité avec la moyenne des deux vitesses : coïncidence
  • e) Écarts qui croissent de 4 cm4\ \mathrm{cm} : vitesse +0,40 m/s+0{,}40\ \mathrm{m/s} par intervalle, 4,0 m/s24{,}0\ \mathrm{m/s^2}

a) Une droite : tous les points sont alignés le long de la ligne de plus grande pente. Le mouvement est donc rectiligne dans ce référentiel. Préciser le référentiel n'est pas une formalité : dans le référentiel de la bille elle-même, elle ne bouge pas du tout.

b) De M0M_0 à M1M_1 : v=0,020,100=0,20 m/sv=\dfrac{0{,}02}{0{,}100}=0{,}20\ \mathrm{m/s}. De M3M_3 à M4M_4 : v=0,140,100=1,4 m/sv=\dfrac{0{,}14}{0{,}100}=1{,}4\ \mathrm{m/s}, sept fois plus.

c) Non : à intervalles de temps égaux, les distances parcourues augmentent nettement, de 22 à 14 cm14\ \mathrm{cm}. Un mouvement uniforme se reconnaît au contraire à des intervalles réguliers sur la chronophotographie. Ici l'espacement croissant est la signature d'un mouvement accéléré.

d) Vitesse moyenne totale : v=0,324×0,100=0,320,400=0,80 m/sv=\dfrac{0{,}32}{4\times 0{,}100}=\dfrac{0{,}32}{0{,}400}=0{,}80\ \mathrm{m/s}. La moyenne arithmétique des deux vitesses de la question b) donnerait 0,20+1,42=0,80 m/s\dfrac{0{,}20+1{,}4}{2}=0{,}80\ \mathrm{m/s} également, ce qui est ici une coïncidence liée à la régularité du mouvement. En général une vitesse moyenne se calcule sur la distance TOTALE divisée par la durée TOTALE, jamais en moyennant des vitesses, et l'erreur devient flagrante dès que les durées ne sont plus égales.

e) Les écarts augmentent de 4 cm4\ \mathrm{cm} à chaque intervalle, régulièrement. La vitesse moyenne sur chaque intervalle augmente donc de 0,040,100=0,40 m/s\dfrac{0{,}04}{0{,}100}=0{,}40\ \mathrm{m/s} à chaque fois : la vitesse croît d'une valeur constante par intervalle de temps, ce qui définit un mouvement uniformément accéléré. L'accélération vaut 0,400,100=4,0 m/s2\dfrac{0{,}40}{0{,}100}=4{,}0\ \mathrm{m/s^{2}}, une valeur plausible pour une bille sur une pente, toujours inférieure à gg.

Exercice 5 : Bilan des forces (interactions)

Une caisse de masse m=20,0 kgm=20{,}0\ \mathrm{kg} est tirée horizontalement sur le sol d'un entrepôt, à vitesse constante. On prend g=9,8 N/kgg=9{,}8\ \mathrm{N/kg}.

Le schéma ci-dessous représente les quatre forces qui s'exercent sur la caisse.

poidsreaction du solforce de tractionfrottements
  • a) Calculez le poids de la caisse et donnez ses caractéristiques.
  • b) La vitesse étant constante, que peut-on dire des forces ? Énoncez le principe utilisé.
  • c) La force de traction vaut 60,0 N60{,}0\ \mathrm{N}. Déduisez-en la force de frottement et la réaction du sol.
  • d) L'ouvrier tire maintenant avec 80,0 N80{,}0\ \mathrm{N}, les frottements restant les mêmes. Le mouvement reste-t-il uniforme ?
  • e) Sur la Lune, où g=1,6 N/kgg=1{,}6\ \mathrm{N/kg}, la caisse serait-elle plus facile à tirer ? Et à mettre en mouvement dans l'espace, loin de tout astre ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) P=196 NP=196\ \mathrm{N}, vertical vers le bas
  • b) Principe d'inertie : les forces se compensent
  • c) Frottement 60,0 N60{,}0\ \mathrm{N} ; réaction 196 N196\ \mathrm{N}
  • d) Non : 20,0 N20{,}0\ \mathrm{N} vers l'avant, la caisse accélère
  • e) Lune : poids 32 N32\ \mathrm{N}, plus facile ; dans l'espace, même force pour la même accélération

a) P=mg=20,0×9,8=196 NP=m\,g=20{,}0\times 9{,}8=196\ \mathrm{N}. Direction verticale, sens vers le bas, point d'application le centre de gravité de la caisse. Un poids se donne toujours avec ces quatre caractéristiques, valeur comprise.

b) Le mouvement est rectiligne et uniforme, donc d'après le principe d'inertie les forces se COMPENSENT : leur somme est nulle. Le principe s'énonce dans les deux sens, et c'est ce qui le rend utile : forces compensées implique mouvement rectiligne uniforme, et réciproquement.

c) Horizontalement, la traction et les frottements se compensent : f=60,0 Nf=60{,}0\ \mathrm{N}, dirigée vers l'arrière. Verticalement, la réaction du sol compense le poids : R=196 NR=196\ \mathrm{N}, dirigée vers le haut. Chaque direction se traite séparément, ce qui évite d'additionner des forces perpendiculaires.

d) Non : la somme des forces n'est plus nulle, il reste 80,060,0=20,0 N80{,}0-60{,}0=20{,}0\ \mathrm{N} vers l'avant. La caisse accélère. Le mouvement cesse d'être uniforme dès que les forces ne se compensent plus, même de peu.

e) Sur la Lune, le poids ne vaudrait que 20,0×1,6=32 N20{,}0\times 1{,}6=32\ \mathrm{N}, la réaction du sol serait plus faible et les frottements, qui lui sont liés, aussi : la caisse serait effectivement bien plus facile à tirer. En revanche, loin de tout astre, il n'y a plus ni poids ni frottements, mais la MASSE reste 20,0 kg20{,}0\ \mathrm{kg} : il faudrait exactement la même force qu'ici pour lui communiquer la même accélération. Le poids se transporte, l'inertie non, et c'est la distinction que ce chapitre cherche à installer.

Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Une combustion complète (avancement)

On fait brûler 0,500 mol0{,}500\ \mathrm{mol} de méthane CH4\mathrm{CH_4} en présence de 1,50 mol1{,}50\ \mathrm{mol} de dioxygène.

Données : Vm=24,0 L/molV_m=24{,}0\ \mathrm{L/mol}, M(H2O)=18,0 g/molM(\mathrm{H_2O})=18{,}0\ \mathrm{g/mol}, M(CO2)=44,0 g/molM(\mathrm{CO_2})=44{,}0\ \mathrm{g/mol}.

  • a) Écrivez l'équation ajustée de la combustion complète du méthane.
  • b) Déterminez le réactif limitant et l'avancement maximal.
  • c) Donnez le bilan de matière final des quatre espèces.
  • d) Calculez le volume de dioxyde de carbone dégagé et la masse d'eau formée.
  • e) Le dioxygène provient de l'air, qui en contient 21 %21\ \% en quantité de matière. Quel volume d'air a-t-il fallu ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) CH4+2O2CO2+2H2O\mathrm{CH_4}+2\,\mathrm{O_2}\rightarrow \mathrm{CO_2}+2\,\mathrm{H_2O}
  • b) Méthane limitant, xmax=0,500 molx_{max}=0{,}500\ \mathrm{mol}
  • c) CH4\mathrm{CH_4} : 00 ; O2\mathrm{O_2} : 0,5000{,}500 ; CO2\mathrm{CO_2} : 0,5000{,}500 ; H2O\mathrm{H_2O} : 1,00 mol1{,}00\ \mathrm{mol}
  • d) 12,0 L12{,}0\ \mathrm{L} de CO2\mathrm{CO_2} ; 18,0 g18{,}0\ \mathrm{g} d'eau
  • e) Environ 114 L114\ \mathrm{L} d'air

a) CH4+2O2CO2+2H2O\mathrm{CH_4}+2\,\mathrm{O_2}\rightarrow \mathrm{CO_2}+2\,\mathrm{H_2O}. Vérification de l'oxygène : 44 à gauche, 2+2=42+2=4 à droite.

b) Rapports : 0,5001=0,500\dfrac{0{,}500}{1}=0{,}500 pour le méthane et 1,502=0,750\dfrac{1{,}50}{2}=0{,}750 pour le dioxygène. Le plus petit l'emporte : le MÉTHANE est limitant et xmax=0,500 molx_{max}=0{,}500\ \mathrm{mol}.

c) Méthane : 00. Dioxygène : 1,502×0,500=0,500 mol1{,}50-2\times 0{,}500=0{,}500\ \mathrm{mol} restants. Dioxyde de carbone : 0,500 mol0{,}500\ \mathrm{mol}. Eau : 2×0,500=1,00 mol2\times 0{,}500=1{,}00\ \mathrm{mol}.

d) V(CO2)=nVm=0,500×24,0=12,0 LV(\mathrm{CO_2})=n\,V_m=0{,}500\times 24{,}0=12{,}0\ \mathrm{L}. Masse d'eau : m=1,00×18,0=18,0 gm=1{,}00\times 18{,}0=18{,}0\ \mathrm{g}. Une combustion produit toujours plus d'eau qu'on ne l'imagine, et c'est ce qui explique la buée sur les vitres d'une pièce chauffée au gaz.

e) Le dioxygène CONSOMMÉ vaut 2×0,500=1,00 mol2\times 0{,}500=1{,}00\ \mathrm{mol}, soit un volume de 1,00×24,0=24,0 L1{,}00\times 24{,}0=24{,}0\ \mathrm{L}. Il faut donc 24,00,21=114 L\dfrac{24{,}0}{0{,}21}=114\ \mathrm{L} d'air. Le piège est ici de partir des 1,50 mol1{,}50\ \mathrm{mol} introduites au lieu de la mole réellement consommée, ce qui surestimerait le volume d'air de moitié.

Exercice 7 : Un signal sonore (ondes)

Un haut-parleur émet un son enregistré par un microphone relié à un oscilloscope réglé sur 0,20 ms0{,}20\ \mathrm{ms} par division.

Sur l'oscillogramme, cinq motifs complets occupent 10,010{,}0 divisions. La célérité du son dans l'air vaut 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.

12345678910-2-1.5-1-0.50.511.52t (divisions)u (V)
  • a) Calculez la période, puis la fréquence du son émis.
  • b) Ce son est-il audible ? Est-il plutôt grave ou aigu ?
  • c) L'auditeur est à 12,0 m12{,}0\ \mathrm{m} du haut-parleur. Combien de temps le son met-il à lui parvenir ?
  • d) Un second haut-parleur identique est ajouté à côté du premier. Le niveau sonore passe de 80 dB80\ \mathrm{dB} à combien ?
  • e) L'auditeur s'éloigne à 24,0 m24{,}0\ \mathrm{m}. Que deviennent la fréquence perçue et le niveau sonore ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) T=0,40 msT=0{,}40\ \mathrm{ms} ; f=2,5×103 Hzf=2{,}5\times 10^{3}\ \mathrm{Hz}
  • b) Audible et aigu
  • c) Environ 35 ms35\ \mathrm{ms}
  • d) 83 dB83\ \mathrm{dB}
  • e) Fréquence inchangée ; 77 dB77\ \mathrm{dB}

a) Cinq motifs occupent 10,010{,}0 divisions, donc un motif en occupe 2,002{,}00, soit T=2,00×0,20=0,40 ms=4,0×104 sT=2{,}00\times 0{,}20=0{,}40\ \mathrm{ms}=4{,}0\times 10^{-4}\ \mathrm{s}. Fréquence : f=14,0×104=2,5×103 Hzf=\dfrac{1}{4{,}0\times 10^{-4}}=2{,}5\times 10^{3}\ \mathrm{Hz}.

b) Oui, 2500 Hz2\,500\ \mathrm{Hz} est bien dans la plage audible de 20 Hz20\ \mathrm{Hz} à 20000 Hz20\,000\ \mathrm{Hz}. C'est un son AIGU, situé dans la région où l'oreille humaine est la plus sensible, ce qui est précisément la fréquence choisie pour les alarmes et les avertisseurs.

c) Δt=dv=12,0340=3,5×102 s\Delta t=\dfrac{d}{v}=\dfrac{12{,}0}{340}=3{,}5\times 10^{-2}\ \mathrm{s}, soit 35 ms35\ \mathrm{ms}. C'est peu, mais assez pour être perceptible : c'est ce décalage qui gêne les musiciens éloignés sur une grande scène.

d) Deux sources identiques doublent l'intensité sonore, ce qui ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB} : le niveau passe à 83 dB83\ \mathrm{dB}. Il ne double pas, les décibels ne s'additionnent jamais.

e) La fréquence perçue ne change PAS : elle est imposée par la source, et rien dans le trajet ne la modifie. Le niveau sonore, lui, diminue de 6 dB6\ \mathrm{dB} puisque doubler la distance divise l'intensité par quatre : on passe de 8383 à 77 dB77\ \mathrm{dB}. Le son est donc moins fort, mais exactement aussi aigu.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Les cinq affirmations suivantes, tirées de copies réelles, sont fausses. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.

  • a) « Une mole de dioxygène pèse 24 L24\ \mathrm{L}. »
  • b) « Une bille lâchée sans vitesse initiale tombe sans qu'aucune force ne s'exerce sur elle, puisque rien ne la pousse. »
  • c) « Le réactif limitant est celui dont il reste le moins à la fin. »
  • d) « Si on double la distance à une source sonore, le niveau sonore est divisé par deux. »
  • e) « Dans un circuit en dérivation, la tension se partage entre les branches. »

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Une mole de dioxygène occupe 24 L24\ \mathrm{L} et pèse 32 g32\ \mathrm{g}
  • b) Le poids s'exerce, non compensé
  • c) Le réactif limitant a entièrement disparu
  • d) Le niveau baisse de 6 dB6\ \mathrm{dB} : 74 dB74\ \mathrm{dB}
  • e) En dérivation, la tension est commune et l'intensité se partage

a) Faux : on confond une masse et un volume. Une mole de dioxygène OCCUPE 24 L24\ \mathrm{L} dans les conditions usuelles, et elle PÈSE 32 g32\ \mathrm{g}. Énoncé correct : une mole de dioxygène occupe 24 L24\ \mathrm{L} et a une masse de 32 g32\ \mathrm{g}.

b) Faux : son poids s'exerce en permanence, et c'est précisément lui qui la fait tomber. L'absence de contact ne signifie pas l'absence de force, l'interaction gravitationnelle agit à distance. Énoncé correct : la bille tombe parce que son poids n'est compensé par aucune autre force.

c) Faux, et c'est une confusion fréquente : il n'en reste RIEN du tout, il a entièrement disparu, c'est même sa définition. Ce qui reste en fin de réaction, ce sont les réactifs en excès. Énoncé correct : le réactif limitant est celui qui a totalement disparu à la fin.

d) Faux : doubler la distance divise l'INTENSITÉ par quatre, ce qui retire 6 dB6\ \mathrm{dB} au niveau sonore. Passer de 8080 à 74 dB74\ \mathrm{dB} n'a rien à voir avec passer de 8080 à 4040. Énoncé correct : le niveau diminue de 6 dB6\ \mathrm{dB}.

e) Faux : en dérivation, la tension est la MÊME aux bornes de chaque branche, et c'est l'intensité qui se partage selon la loi des noeuds. C'est en série que la tension se répartit entre les dipôles. Énoncé correct : en dérivation la tension est commune, l'intensité se partage.

Exercice 9 : Du rayon réfracté à l'image (optique)

Un rayon lumineux passe de l'air (n1=1,00n_1=1{,}00) dans l'eau (n2=1,33n_2=1{,}33) avec un angle d'incidence de 40 40\ \mathrm{^\circ}.

Dans un second temps, on place un objet de 3,0 cm3{,}0\ \mathrm{cm} de hauteur à 100 cm100\ \mathrm{cm} d'une lentille convergente de distance focale f=25 cmf'=25\ \mathrm{cm} ; la construction montre que l'image se forme à 33,3 cm33{,}3\ \mathrm{cm} derrière la lentille.

rayon incidentnormaleaireaui1 = 40 degres
  • a) Calculez l'angle de réfraction et tracez le rayon réfracté.
  • b) Le rayon se rapproche-t-il de la normale ? Justifiez sans calcul.
  • c) Calculez la vergence de la lentille.
  • d) Calculez la hauteur de l'image et le grandissement, à l'aide du rayon non dévié passant par le centre optique.
  • e) L'image est-elle droite ou renversée ? Peut-on la recueillir sur un écran ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) i228,9 i_2\approx 28{,}9\ \mathrm{^\circ}
  • b) Oui : l'eau est plus réfringente que l'air
  • c) C=4,0 δC=4{,}0\ \delta
  • d) AB=1,0 cmA'B'=1{,}0\ \mathrm{cm} ; γ0,33\gamma\approx -0{,}33
  • e) Renversée ; réelle, donc recueillie sur un écran

a) 1,00×sin40 =1,33×sini21{,}00\times \sin 40\ \mathrm{^\circ}=1{,}33\times \sin i_2, donc sini2=0,6431,33=0,483\sin i_2=\dfrac{0{,}643}{1{,}33}=0{,}483 et i2=28,9 i_2=28{,}9\ \mathrm{^\circ}. Le rayon réfracté part de l'autre côté de la surface, du même côté de la normale que le rayon incident.

b) Oui, et c'était prévisible : l'eau est plus réfringente que l'air, donc le rayon se rapproche de la normale en y entrant. Cette règle qualitative permet de vérifier tout résultat avant de sortir la calculatrice, un angle réfracté plus grand que l'angle incident signalerait ici une erreur.

c) C=1f=10,25=4,0C=\dfrac{1}{f'}=\dfrac{1}{0{,}25}=4{,}0 dioptries. La distance focale doit être en mètres, faute de quoi on trouve 0,040{,}04 et un ordre de grandeur absurde.

d) Le rayon passant par OO n'est pas dévié, il forme deux triangles semblables de part et d'autre de la lentille. Le théorème de Thalès donne ABAB=33,3100=0,333\dfrac{A'B'}{AB}=\dfrac{33{,}3}{100}=0{,}333, donc AB=0,333×3,0=1,0 cmA'B'=0{,}333\times 3{,}0=1{,}0\ \mathrm{cm}. Le grandissement vaut γ=0,33\gamma=-0{,}33.

e) Renversée, ce qu'indique le signe négatif du grandissement, et trois fois plus petite. Elle est réelle, donc on peut la recueillir sur un écran placé à 33,3 cm33{,}3\ \mathrm{cm} derrière la lentille : c'est exactement le principe du capteur d'un appareil photo.

rayon incidentnormaleaireaui1 = 40 degresrayon refracte

Exercice 10 : Un capteur de température (signal et capteur)

Une thermistance CTN est montée en série avec une résistance fixe R=10,0 kΩR=10{,}0\ \mathrm{k\Omega} sous une tension E=5,00 VE=5{,}00\ \mathrm{V}. La tension UU est mesurée aux bornes de la résistance FIXE.

Résistance de la CTN : 18,0 kΩ18{,}0\ \mathrm{k\Omega} à 10 C10\ \mathrm{^\circ C}, 10,0 kΩ10{,}0\ \mathrm{k\Omega} à 25 C25\ \mathrm{^\circ C}, 5,80 kΩ5{,}80\ \mathrm{k\Omega} à 40 C40\ \mathrm{^\circ C}.

  • a) Exprimez UU en fonction de EE, RR et RCTNR_{CTN}.
  • b) Calculez UU aux trois températures.
  • c) La tension augmente-t-elle avec la température ? Expliquez le sens de variation.
  • d) Calculez l'intensité du courant dans le circuit à 25 C25\ \mathrm{^\circ C}, puis la puissance dissipée dans la CTN.
  • e) Cette puissance chauffe légèrement la thermistance. En quoi est-ce un problème pour la mesure, et comment le limiter ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) U=E×RR+RCTNU=E\times\dfrac{R}{R+R_{CTN}}
  • b) 1,79 V1{,}79\ \mathrm{V} ; 2,50 V2{,}50\ \mathrm{V} ; 3,16 V3{,}16\ \mathrm{V}
  • c) Elle augmente : la part de la résistance fixe croît
  • d) I=0,250 mAI=0{,}250\ \mathrm{mA} ; P0,63 mWP\approx 0{,}63\ \mathrm{mW}
  • e) La CTN chauffe et fausse la mesure : augmenter les résistances ou alimenter brièvement

a) Les deux composants sont en série, c'est un pont diviseur, et la tension prélevée est celle de la résistance fixe : U=E×RR+RCTNU=E\times \dfrac{R}{R+R_{CTN}}.

b) À 10 C10\ \mathrm{^\circ C} : 5,00×10,028,0=1,79 V5{,}00\times \dfrac{10{,}0}{28{,}0}=1{,}79\ \mathrm{V}. À 25 C25\ \mathrm{^\circ C} : 5,00×10,020,0=2,50 V5{,}00\times \dfrac{10{,}0}{20{,}0}=2{,}50\ \mathrm{V}. À 40 C40\ \mathrm{^\circ C} : 5,00×10,015,8=3,16 V5{,}00\times \dfrac{10{,}0}{15{,}8}=3{,}16\ \mathrm{V}.

c) Oui, elle augmente. Quand la température monte, la résistance de la CTN diminue, donc sa part de la tension diminue, et comme le total vaut toujours EE, la part de la résistance fixe augmente d'autant. On note que le montage précédent, où l'on prélevait la tension aux bornes de la CTN, donnait la variation inverse : le choix du point de mesure décide du sens du signal, sans rien changer au circuit.

d) À 25 C25\ \mathrm{^\circ C}, la résistance totale vaut 20,0 kΩ20{,}0\ \mathrm{k\Omega}, donc I=5,0020,0×103=2,50×104 A=0,250 mAI=\dfrac{5{,}00}{20{,}0\times 10^{3}}=2{,}50\times 10^{-4}\ \mathrm{A}=0{,}250\ \mathrm{mA}. Puissance dans la CTN : P=RCTNI2=10,0×103×(2,50×104)2=6,25×104 WP=R_{CTN}\,I^{2}=10{,}0\times 10^{3}\times (2{,}50\times 10^{-4})^{2}=6{,}25\times 10^{-4}\ \mathrm{W}, soit 0,63 mW0{,}63\ \mathrm{mW}.

e) Le capteur chauffe donc lui-même, et il mesure sa propre température, pas seulement celle du milieu : la mesure est faussée vers le haut, d'autant plus que le milieu évacue mal la chaleur. C'est un effet d'auto-échauffement, et il est traître parce qu'il est systématique, jamais aléatoire. On le limite en augmentant les résistances du pont, ce qui réduit l'intensité et donc la puissance en RI2R\,I^{2}, ou en n'alimentant le pont que brièvement au moment de chaque mesure. C'est la solution retenue dans les thermomètres à pile, qui mesurent quelques millisecondes par seconde.

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