Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal
Devoir commun corrigé de physique-chimie (Seconde)
Voici un devoir commun corrigé de physique-chimie, au niveau de la classe de Seconde du programme français. Il balaie les trois thèmes du programme : la constitution et les transformations de la matière (masse volumique, atome et ion, quantité de matière et concentration, réactif limitant d'une réaction), le mouvement et les interactions (chronophotographie, vitesse moyenne, bilan des forces et principe d'inertie), puis les ondes et les signaux (son et niveau sonore, réfraction et lentille convergente, capteur monté en pont diviseur).
Contrairement aux séries de chapitre, celle-ci mélange les trois thèmes du programme sans prévenir : c'est exactement ce qui fait la difficulté d'un devoir commun. La première question à se poser devant chaque exercice n'est pas « quel calcul ? » mais « de quel chapitre s'agit-il ? », car c'est cette identification qui donne la formule. Chaque titre d'exercice nomme donc son chapitre : identifier un liquide par sa masse volumique (exercice 1), un atome de soufre et son ion (exercice 2), préparer une solution de glucose (exercice 3), lire une chronophotographie (exercice 4), le bilan des forces sur une caisse tirée à vitesse constante (exercice 5), la combustion du méthane et son réactif limitant (exercice 6), un signal sonore à l'oscilloscope (exercice 7), la loi de Snell-Descartes puis l'image par une lentille (exercice 9) et une thermistance CTN (exercice 10). Ce devoir reprend exprès des exercices types de ses séries de chapitre, comme cette thermistance, déjà vue dans la série sur les capteurs : c'est une révision. Les notions qui dépassent le programme de Seconde sont nommées au début de leur exercice : masse molaire, volume molaire, concentration en mol/L et avancement maximal (Première spécialité), règles chiffrées des décibels, accélération et deuxième loi de Newton (Terminale spécialité), vergence (absente des programmes de physique-chimie du lycée général).
Les corrigés insistent sur les erreurs qui coûtent des points en devoir commun : la vitesse moyenne sur tout le parcours qui n'est pas la moyenne des vitesses (exercice 4), et les cinq affirmations à corriger de l'exercice 8, une mole « qui pèse 24 L », le réactif limitant « dont il reste le moins », le niveau sonore « divisé par deux » quand la distance double, la tension « qui se partage » entre des branches en dérivation.
Les dix exercices valent dix points chacun, pour cent points en cent cinquante minutes. Un exercice qui prend plus de quinze minutes signale un chapitre à reprendre, et c'est le principal usage de cette épreuve.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Masse volumique : ρ=Vm. Concentration en masse : cm=Vm de solution. Au-delà du programme de Seconde, au programme de Première spécialité : concentration en quantité de matière, c=Vn.
•Quantité de matière : n=NAN avec NA=6,02×1023mol−1. Au-delà du programme de Seconde, au programme de Première spécialité : n=Mm, et n=VmV pour un gaz avec Vm=24,0L/mol.
•Réactif limitant : celui dont le rapport coefficientn est le plus petit. Au-delà du programme de Seconde : ce rapport est l'avancement maximal xmax, au programme de Première spécialité.
•Vitesse moyenne : v=Δtd. Principe d'inertie, dans un référentiel terrestre : si les forces se compensent, le système est immobile ou en mouvement rectiligne uniforme, et réciproquement.
•Poids : P=mg avec g=9,8N/kg.
•Son : f=T1, célérité dans l'air 340m/s ; le niveau d'intensité sonore croît avec l'intensité sonore, sans lui être proportionnel. Au programme de Terminale spécialité : doubler l'intensité sonore ajoute 3dB.
•Réfraction : n1sini1=n2sini2, angles mesurés par rapport à la normale. Lentille convergente : le rayon passant par O n'est pas dévié, et ABA′B′=OAOA′. La vergence C=f′1 est absente des programmes de physique-chimie du lycée général.
•Électricité : U=RI, et pont diviseur U2=E×R1+R2R2.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Identifier un liquide (constitution de la matière)
On dispose d'un flacon de liquide incolore non étiqueté. On mesure V=100,0mL de ce liquide à l'éprouvette graduée, et la balance indique 79,0g.
Masses volumiques à 20∘C, en g/mL : eau 1,00, éthanol 0,789, cyclohexane 0,779, propanone 0,791.
a) Calculez la masse volumique du liquide.
b) Le résultat permet-il d'identifier le liquide avec certitude ?
c) La balance est précise à ±0,1g et l'éprouvette à ±1,0mL. Laquelle des deux mesures limite la précision ?
d) On prépare par ailleurs une solution aqueuse : on dissout 5,0g de sel dans de l'eau pour obtenir 250mL de solution. Calculez la concentration en masse.
e) Proposez une expérience simple permettant de distinguer l'éthanol du cyclohexane.
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Réponses
a)ρ=0,790g/mL
b)Non : éthanol et propanone restent possibles, le cyclohexane est à la limite
c)L'éprouvette : 1,0% contre 0,13%
d)cm=20g/L
e)Verser dans l'eau : l'éthanol est miscible, le cyclohexane forme deux phases
a)
ρ=Vm=100,079,0=0,790g/mL.
b)
Non. Trois des quatre liquides du tableau ont une masse volumique comprise entre 0,779 et 0,791g/mL : la mesure élimine l'eau, mais ne départage ni l'éthanol, ni la propanone, ni tout à fait le cyclohexane. Une grandeur physique ne suffit à identifier une espèce que si les candidats en présence sont suffisamment différents, ce qui n'est pas le cas ici.
c)
L'éprouvette. L'incertitude relative sur la masse vaut 79,00,1=0,13%, celle sur le volume 100,01,0=1,0%, soit près de huit fois plus. C'est donc le volume qui fixe la précision : la masse volumique est connue à environ 1% près, ce qui donne 0,790±0,008g/mL, soit l'intervalle de 0,782 à 0,798g/mL. Il écarte le cyclohexane, à 0,779, mais ne départage pas l'éthanol, à 0,789, de la propanone, à 0,791. Améliorer la balance ne servirait à rien, c'est la verrerie qu'il faudrait changer.
d)
cm=0,2505,0=20g/L. Attention, le volume au dénominateur est celui de la SOLUTION, pas celui du solvant ajouté.
e)
La température d'ébullition les sépare, 78∘C pour l'éthanol contre 81∘C pour le cyclohexane, mais l'écart est faible. Bien plus simple : verser un peu de chaque dans de l'eau. L'éthanol est miscible à l'eau en toutes proportions, le cyclohexane ne l'est pas et forme deux phases. Une propriété qualitative tranchée vaut souvent mieux qu'une mesure fine.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Un atome et son ion (entités chimiques)
Le soufre a pour numéro atomique Z=16. Son isotope le plus abondant est 1632S.
On s'appuie sur la stabilité des gaz nobles pour prévoir la charge d'un ion monoatomique.
a) Donnez la composition du noyau de 1632S et le nombre d'électrons de l'atome.
b) Écrivez sa configuration électronique et donnez son nombre d'électrons de valence.
c) Quel ion monoatomique le soufre forme-t-il ? Justifiez par la règle de l'octet.
d) Le soufre existe aussi sous forme 1634S. Quel est le lien entre les deux noyaux ? Ont-ils la même chimie ?
e) Écrivez la formule du sulfure d'aluminium, sachant que l'aluminium donne Al3+.
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Réponses
a)16 protons, 16 neutrons, 16 électrons
b)1s22s22p63s23p4 : 6 électrons de valence
c)S2−
d)Isotopes : même chimie
e)Al2S3
a)
Z=16 protons, A−Z=32−16=16 neutrons, et 16 électrons puisque l'atome est neutre.
b)
1s22s22p63s23p4. La somme des exposants vaut bien 16. Les électrons de valence sont ceux de la couche 3, la plus externe occupée : 2+4=6 électrons de valence.
c)
Avec six électrons de valence, il lui en manque deux pour l'octet. Il en gagne donc deux et forme l'ion sulfure S2−, qui a alors la configuration de l'argon. Gagner deux électrons est plus économique que d'en perdre six, et c'est la règle générale au-delà de quatre électrons de valence.
d)
Ce sont deux ISOTOPES : même nombre de protons, donc même élément, mais 18 neutrons au lieu de 16. Leur chimie est identique, puisqu'elle ne dépend que du cortège électronique, lui-même fixé par Z. Seules les propriétés liées à la masse diffèrent légèrement.
e)
Il faut équilibrer les charges : deux ions Al3+ apportent +6, trois ions S2− apportent −6. La formule est donc Al2S3. Le contrôle se fait en additionnant : 2×(+3)+3×(−2)=0.
Exercice 3 : Préparer une solution (solutions et quantité de matière)
On prépare 250,0mL d'une solution de glucose C6H12O6 de concentration c=0,100mol/L.
Au-delà du programme de Seconde : la masse molaire et la concentration en quantité de matière, en mol/L, sur lesquelles reposent les questions a), b), c) et e), sont au programme de Première spécialité. En Seconde, une solution se décrit par sa concentration en masse, en g/L, et le lien entre le nombre d'entités et la quantité de matière, à la question d), est au programme.
a) Calculez la masse molaire du glucose.
b) Calculez la quantité de matière puis la masse de glucose à peser.
c) Calculez la concentration en masse de la solution obtenue.
d) Combien de molécules de glucose la solution contient-elle ?
e) On prélève 25,0mL de cette solution que l'on complète à 100,0mL. Calculez la concentration finale et le facteur de dilution.
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Réponses
a)M=180,0g/mol
b)n=2,50×10−2mol ; m=4,50g
c)cm=18,0g/L
d)1,51×1022 molécules
e)cf=2,50×10−2mol/L ; facteur 4
a)
M=6×12,0+12×1,0+6×16,0=72,0+12,0+96,0=180,0g/mol.
b)
n=cV=0,100×0,2500=2,50×10−2mol, puis m=nM=2,50×10−2×180,0=4,50g.
c)
cm=0,25004,50=18,0g/L. On vérifie par la relation cm=cM=0,100×180,0=18,0g/L, ce qui confirme les deux calculs précédents d'un coup.
d)
N=nNA=2,50×10−2×6,02×1023=1,51×1022 molécules.
e)
La quantité de matière prélevée se conserve : cf=VfciVi=100,00,100×25,0=2,50×10−2mol/L. Facteur de dilution : 25,0100,0=4, et la concentration est bien divisée par quatre. Le contrôle rapide consiste toujours à vérifier que la concentration finale est plus petite que l'initiale : une dilution ne concentre jamais.
Exercice 4 : Lire une chronophotographie (mouvement)
Une bille est lâchée sur un plan incliné. Un appareil photographie sa position toutes les 100ms. Les positions successives M0 à M4 sont repérées le long de la trajectoire.
Les positions, en centimètres depuis le point de départ, sont 0, 2, 8, 18 et 32.
Au-delà du programme de Seconde : l'accélération en m/s2 de la question e) est au programme de Terminale spécialité. En Seconde, on décrit la variation de la vitesse.
a) Quelle est la trajectoire de la bille dans le référentiel du plan incliné ?
b) Calculez la vitesse moyenne entre M0 et M1, puis entre M3 et M4, en m/s.
c) Le mouvement est-il uniforme ? Justifiez à partir des distances lues.
d) Calculez la vitesse moyenne sur l'ensemble du parcours. Calculez aussi la vitesse moyenne entre M0 et M3, puis vérifiez que la vitesse moyenne totale n'est pas la moyenne de cette vitesse et de celle entre M3 et M4.
e) Les écarts successifs valent 2, 6, 10 et 14cm. Quelle régularité observez-vous, et que peut-on en déduire sur la vitesse ?
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Réponses
a)Une droite
b)0,20m/s puis 1,4m/s
c)Non : les distances augmentent, mouvement accéléré
d)0,80m/s ; 0,60m/s de M0 à M3 ; moyenne des deux vitesses 1,0m/s, différente
e)Écarts qui croissent de 4cm : vitesse +0,40m/s par intervalle, 4,0m/s2
a)
Une droite : tous les points sont alignés le long de la ligne de plus grande pente. Le mouvement est donc rectiligne dans ce référentiel. Préciser le référentiel n'est pas une formalité : dans le référentiel de la bille elle-même, elle ne bouge pas du tout.
b)
De M0 à M1 : v=0,1000,02=0,20m/s. De M3 à M4 : v=0,1000,14=1,4m/s, sept fois plus.
c)
Non : à intervalles de temps égaux, les distances parcourues augmentent nettement, de 2 à 14cm. Un mouvement uniforme se reconnaît au contraire à des intervalles réguliers sur la chronophotographie. Ici l'espacement croissant est la signature d'un mouvement accéléré.
d)
Vitesse moyenne totale : v=4×0,1000,32=0,4000,32=0,80m/s. Entre M0 et M3 : v=0,3000,18=0,60m/s. La moyenne de 0,60 et de 1,4m/s vaut 20,60+1,4=1,0m/s, et non 0,80m/s.
Les deux portions ne durent pas le même temps, 300ms et 100ms : la moyenne des vitesses donne trop de poids à la plus courte. Une vitesse moyenne se calcule toujours par la distance TOTALE divisée par la durée TOTALE.
e)
Les écarts augmentent de 4cm à chaque intervalle, régulièrement. La vitesse moyenne sur chaque intervalle augmente donc de 0,1000,04=0,40m/s à chaque fois : la vitesse croît d'une valeur constante par intervalle de temps, ce qui définit un mouvement uniformément accéléré. L'accélération vaut 0,1000,40=4,0m/s2, une valeur plausible pour une bille sur une pente, toujours inférieure à g.
Exercice 5 : Bilan des forces (interactions)
Une caisse de masse m=20,0kg est tirée horizontalement sur le sol d'un entrepôt, à vitesse constante. On prend g=9,8N/kg.
Le schéma ci-dessous représente les quatre forces qui s'exercent sur la caisse.
Au-delà du programme de Seconde : le lien chiffré entre la somme des forces, la masse et la variation de la vitesse, à la question e), relève de la deuxième loi de Newton, au programme de Terminale spécialité. En Seconde, on relie seulement la variation de la vitesse à une somme de forces non nulle.
a) Calculez le poids de la caisse et donnez ses caractéristiques.
b) La vitesse étant constante, que peut-on dire des forces ? Énoncez le principe utilisé.
c) La force de traction vaut 60,0N. Déduisez-en la force de frottement et la réaction du sol.
d) L'ouvrier tire maintenant avec 80,0N, les frottements restant les mêmes. Le mouvement reste-t-il uniforme ?
e) Sur la Lune, où g=1,6N/kg, la caisse serait-elle plus facile à tirer ? Et dans l'espace, loin de tout astre et sans frottement : quelle force faut-il pour lui donner la même variation de vitesse qu'à la question d) ?
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Réponses
a)P=196N, vertical vers le bas
b)Principe d'inertie : les forces se compensent
c)Frottement 60,0N ; réaction 196N
d)Non : 20,0N vers l'avant, la caisse accélère
e)Lune : poids 32N, plus facile ; dans l'espace, la même somme des forces, 20,0N
a)
P=mg=20,0×9,8=196N. Direction verticale, sens vers le bas, point d'application le centre de gravité de la caisse. Un poids se donne toujours avec ces quatre caractéristiques, valeur comprise.
b)
Le mouvement est rectiligne et uniforme, donc d'après le principe d'inertie les forces se COMPENSENT : leur somme est nulle. Le principe s'énonce dans les deux sens, et c'est ce qui le rend utile : forces compensées implique mouvement rectiligne uniforme, et réciproquement.
c)
Horizontalement, la traction et les frottements se compensent : f=60,0N, dirigée vers l'arrière. Verticalement, la réaction du sol compense le poids : R=196N, dirigée vers le haut. Chaque direction se traite séparément, ce qui évite d'additionner des forces perpendiculaires.
d)
Non : la somme des forces n'est plus nulle, il reste 80,0−60,0=20,0N vers l'avant. La caisse accélère. Le mouvement cesse d'être uniforme dès que les forces ne se compensent plus, même de peu.
e)
Sur la Lune, le poids ne vaudrait que 20,0×1,6=32N, la réaction du sol serait plus faible et les frottements, qui lui sont liés, aussi : la caisse serait effectivement bien plus facile à tirer. Loin de tout astre, il n'y a plus ni poids ni frottements, mais la MASSE reste 20,0kg : il faut encore une force pour faire varier sa vitesse. À masse égale, c'est la même SOMME des forces qui donne la même variation de vitesse, soit 20,0N, et non les 80,0N de traction de la question d), dont 60,0N servaient à compenser les frottements. Le poids dépend de l'astre, la masse non.
Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Une combustion complète (transformation chimique)
On fait brûler 0,500mol de méthane CH4 en présence de 1,50mol de dioxygène.
Au-delà du programme de Seconde : l'avancement maximal xmax de la question b), le volume molaire et la masse molaire des questions d) et e) sont au programme de Première spécialité. L'équation de réaction, le réactif limitant et le bilan de matière se traitent en Seconde par les proportions de l'équation.
a) Écrivez l'équation ajustée de la combustion complète du méthane.
b) Déterminez le réactif limitant et l'avancement maximal.
c) Donnez le bilan de matière final des quatre espèces.
d) Calculez le volume de dioxyde de carbone dégagé et la masse d'eau formée.
e) Le dioxygène provient de l'air, qui en contient 21% en volume. Quel volume d'air minimal aurait suffi pour brûler tout le méthane ?
V(CO2)=nVm=0,500×24,0=12,0L. Masse d'eau : m=1,00×18,0=18,0g. Une combustion produit toujours plus d'eau qu'on ne l'imagine, et c'est ce qui explique la buée sur les vitres d'une pièce chauffée au gaz.
e)
Le dioxygène CONSOMMÉ vaut 2×0,500=1,00mol, soit un volume de 1,00×24,0=24,0L. Il faut donc 0,2124,0=114L d'air. Le piège est ici de partir des 1,50mol introduites au lieu de la mole réellement consommée, ce qui surestimerait le volume d'air de moitié.
Exercice 7 : Un signal sonore (ondes)
Un haut-parleur émet un son enregistré par un microphone relié à un oscilloscope réglé sur 0,20ms par division.
Sur l'oscillogramme, cinq motifs complets occupent 10,0 divisions. La célérité du son dans l'air vaut 340m/s.
Au-delà du programme de Seconde : les règles chiffrées des questions d) et e) sont au programme de Terminale spécialité, et l'énoncé les donne. En Seconde, le lien entre intensité sonore et niveau d'intensité sonore est seulement qualitatif.
a) Calculez la période, puis la fréquence du son émis.
b) Ce son est-il audible ? Est-il plutôt grave ou aigu ?
c) L'auditeur est à 12,0m du haut-parleur. Combien de temps le son met-il à lui parvenir ?
d) Un second haut-parleur identique est ajouté à côté du premier. On admet que doubler l'intensité sonore ajoute 3dB. Le niveau sonore passe de 80dB à combien ?
e) L'auditeur s'éloigne à 24,0m. On admet que doubler la distance divise ici l'intensité sonore par quatre, ce qui retire 6dB. Que deviennent la fréquence perçue et le niveau sonore ?
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Réponses
a)T=0,40ms ; f=2,5×103Hz
b)Audible et aigu
c)Environ 35ms
d)83dB
e)Fréquence inchangée ; 77dB
a)
Cinq motifs occupent 10,0 divisions, donc un motif en occupe 2,00, soit T=2,00×0,20=0,40ms=4,0×10−4s. Fréquence : f=4,0×10−41=2,5×103Hz.
b)
Oui, 2500Hz est bien dans la plage audible de 20Hz à 20000Hz. C'est un son AIGU, situé dans la région où l'oreille humaine est la plus sensible, ce qui est précisément la fréquence choisie pour les alarmes et les avertisseurs.
c)
Δt=vd=34012,0=3,5×10−2s, soit 35ms. C'est peu, mais assez pour être perceptible : c'est ce décalage qui gêne les musiciens éloignés sur une grande scène.
d)
Deux sources identiques doublent l'intensité sonore, ce qui ajoute 3dB : le niveau passe à 83dB. Il ne double pas, les décibels ne s'additionnent jamais.
e)
La fréquence perçue ne change PAS : elle est imposée par la source, et rien dans le trajet ne la modifie. Le niveau sonore, lui, diminue de 6dB puisque doubler la distance divise l'intensité par quatre : on passe de 83 à 77dB. Le son est donc moins fort, mais exactement aussi aigu.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Les cinq affirmations suivantes, qu'on retrouve souvent sur les copies, sont fausses. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.
Au-delà du programme de Seconde : la correction de l'affirmation a) s'appuie sur le volume molaire et la masse molaire, au programme de Première spécialité, et celle de l'affirmation d) sur l'atténuation en décibels, au programme de Terminale spécialité. Données : M(O)=16,0g/mol ; doubler la distance à la source divise l'intensité par quatre, ce qui retire 6dB.
a) « Une mole de dioxygène pèse 24L. »
b) « Une bille lâchée sans vitesse initiale tombe sans qu'aucune force ne s'exerce sur elle, puisque rien ne la pousse. »
c) « Le réactif limitant est celui dont il reste le moins à la fin. »
d) « Si on double la distance à une source sonore, le niveau sonore est divisé par deux. »
e) « Dans un circuit en dérivation, la tension se partage entre les branches. »
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Réponses
a)Une mole de dioxygène occupe 24L et pèse 32g
b)Le poids s'exerce, non compensé
c)Le réactif limitant a entièrement disparu
d)Le niveau baisse de 6dB : 74dB
e)En dérivation, la tension est commune et l'intensité se partage
a)
Faux : on confond une masse et un volume. Une mole de dioxygène OCCUPE 24L dans les conditions usuelles, et elle PÈSE 32g. Énoncé correct : une mole de dioxygène occupe 24L et a une masse de 32g.
b)
Faux : son poids s'exerce en permanence, et c'est précisément lui qui la fait tomber. L'absence de contact ne signifie pas l'absence de force, l'interaction gravitationnelle agit à distance. Énoncé correct : la bille tombe parce que son poids n'est compensé par aucune autre force.
c)
Faux, et c'est une confusion fréquente : il n'en reste RIEN du tout, il a entièrement disparu, c'est même sa définition. Ce qui reste en fin de réaction, ce sont les réactifs en excès. Énoncé correct : le réactif limitant est celui qui a totalement disparu à la fin.
d)
Faux : doubler la distance divise l'INTENSITÉ par quatre, ce qui retire 6dB au niveau sonore. Passer de 80 à 74dB n'a rien à voir avec passer de 80 à 40. Énoncé correct : le niveau diminue de 6dB.
e)
Faux : en dérivation, la tension est la MÊME aux bornes de chaque branche, et c'est l'intensité qui se partage selon la loi des nœuds. C'est en série que la tension se répartit entre les dipôles. Énoncé correct : en dérivation la tension est commune, l'intensité se partage.
e) Deux lampes en dérivation : chaque branche est reliée directement aux bornes du générateur, donc U1=U2=E. C'est l'intensité qui se partage au nœud N, I=I1+I2.
Exercice 9 : Du rayon réfracté à l'image (optique)
Un rayon lumineux passe de l'air (n1=1,00) dans l'eau (n2=1,33) avec un angle d'incidence de 40∘.
Dans un second temps, on place un objet de 3,0cm de hauteur à 100cm d'une lentille convergente de distance focale f′=25cm ; la construction montre que l'image se forme à 33,3cm derrière la lentille.
Au-delà du programme de Seconde : la vergence de la question c) est absente des programmes de physique-chimie du lycée général, et le grandissement signé est l'écriture de Première spécialité. En Seconde, on donne le rapport des tailles et on dit en mots si l'image est renversée.
a) Calculez l'angle de réfraction et tracez le rayon réfracté.
b) Le rayon se rapproche-t-il de la normale ? Justifiez sans calcul.
c) Calculez la vergence de la lentille.
d) Calculez la hauteur de l'image et le grandissement ABA′B′, à l'aide du rayon non dévié passant par le centre optique.
e) L'image est-elle droite ou renversée ? Peut-on la recueillir sur un écran ?
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Réponses
a)i2≈28,9∘
b)Oui : l'eau est plus réfringente que l'air
c)C=4,0δ
d)A′B′=1,0cm ; grandissement 0,33
e)Renversée ; réelle, donc recueillie sur un écran
a)
1,00×sin40∘=1,33×sini2, donc sini2=1,330,643=0,483 et i2=28,9∘. Le rayon réfracté passe dans l'eau, de l'autre côté de la normale par rapport au rayon incident, en faisant 28,9∘ avec elle.
b)
Oui, et c'était prévisible : l'eau est plus réfringente que l'air, donc le rayon se rapproche de la normale en y entrant. Cette règle qualitative permet de vérifier tout résultat avant de sortir la calculatrice, un angle réfracté plus grand que l'angle incident signalerait ici une erreur.
c)
C=f′1=0,251=4,0 dioptries. La distance focale doit être en mètres, faute de quoi on trouve 0,04 et un ordre de grandeur absurde.
d)
Le rayon passant par O n'est pas dévié, il forme deux triangles semblables de part et d'autre de la lentille. Le théorème de Thalès donne ABA′B′=10033,3=0,333, donc A′B′=0,333×3,0=1,0cm. Le grandissement vaut 0,33.
e)
Renversée, puisque le rayon passant par O croise l'axe, et trois fois plus petite. Elle est réelle, donc on peut la recueillir sur un écran placé à 33,3cm derrière la lentille : c'est exactement le principe du capteur d'un appareil photo.
Exercice 10 : Un capteur de température (signal et capteur)
Une thermistance CTN est montée en série avec une résistance fixe R=10,0kΩ sous une tension E=5,00V. La tension U est mesurée aux bornes de la résistance FIXE.
Résistance de la CTN : 18,0kΩ à 10∘C, 10,0kΩ à 25∘C, 5,80kΩ à 40∘C.
Le schéma ci-dessous représente le montage.
a) Exprimez U en fonction de E, R et RCTN.
b) Calculez U aux trois températures.
c) La tension augmente-t-elle avec la température ? Expliquez le sens de variation.
d) Calculez l'intensité du courant dans le circuit à 25∘C, puis la puissance dissipée dans la CTN.
e) Cette puissance chauffe légèrement la thermistance. En quoi est-ce un problème pour la mesure, et comment le limiter ?
Voir la correction
Réponses
a)U=E×R+RCTNR
b)1,79V ; 2,50V ; 3,16V
c)Elle augmente : la part de la résistance fixe croît
d)I=0,250mA ; P≈0,63mW
e)La CTN chauffe et fausse la mesure : augmenter les résistances ou alimenter brièvement
a)
Les deux composants sont en série, c'est un pont diviseur, et la tension prélevée est celle de la résistance fixe : U=E×R+RCTNR.
b)
À 10∘C : 5,00×28,010,0=1,79V. À 25∘C : 5,00×20,010,0=2,50V. À 40∘C : 5,00×15,810,0=3,16V.
c)
Oui, elle augmente. Quand la température monte, la résistance de la CTN diminue, donc sa part de la tension diminue, et comme le total vaut toujours E, la part de la résistance fixe augmente d'autant. Si l'on prélevait la tension aux bornes de la CTN, on obtiendrait la variation inverse : le choix du point de mesure décide du sens du signal, sans rien changer au circuit.
d)
À 25∘C, la résistance totale vaut 20,0kΩ, donc I=20,0×1035,00=2,50×10−4A=0,250mA. La tension aux bornes de la CTN vaut E−U=5,00−2,50=2,50V. Puissance dans la CTN : P=UCTN×I=2,50×2,50×10−4=6,25×10−4W, soit 0,63mW.
e)
Le capteur chauffe donc lui-même, et il mesure sa propre température, pas seulement celle du milieu : la mesure est faussée vers le haut, d'autant plus que le milieu évacue mal la chaleur. C'est un effet d'auto-échauffement, et il est traître parce qu'il est systématique, jamais aléatoire. On le limite en augmentant les résistances du pont, ce qui réduit l'intensité et donc la puissance U×I, ou en n'alimentant le pont que brièvement au moment de chaque mesure. C'est la solution retenue dans les thermomètres à pile, qui mesurent quelques millisecondes par seconde.
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