Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : signal et capteur (Seconde)
Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur les signaux électriques et les capteurs, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal. Elle couvre la loi des nœuds et la loi des mailles, les circuits en série et en dérivation, la loi d'Ohm, la caractéristique d'un dipôle, le pont diviseur de tension, les capteurs résistifs (thermistance CTN et photorésistance), la puissance et l'énergie électrique, et la diode électroluminescente comme exemple de dipôle non ohmique.
À la fin de la série, vous savez appliquer la loi des nœuds et la loi des mailles à un circuit série puis en dérivation (exercice 1), utiliser la loi d'Ohm sans vous tromper d'unité (exercice 2), reconnaître un conducteur ohmique à sa caractéristique (exercice 3), démontrer et utiliser la formule du pont diviseur (exercice 4), régler un capteur de température ou de lumière (exercices 6 et 7), choisir le bon calibre d'un multimètre (exercice 12) et calculer une énergie en kilowattheures ou l'autonomie d'une batterie (exercices 11 et 15). Les situations sont concrètes : l'éclairage automatique d'un lampadaire (exercice 7), une guirlande de Noël en série ou en dérivation (exercice 9), un capteur de pression lu par un microcontrôleur (exercice 14).
Le fil du chapitre : un capteur ne fait jamais qu'une chose, il transforme une grandeur physique en une RÉSISTANCE, et le pont diviseur transforme cette résistance en une tension que l'électronique sait lire. Température, lumière, force : le montage est toujours le même, seul change ce qui fait varier la résistance. Les corrigés reviennent sur les pièges du chapitre : le courant qui « s'use » dans un circuit série, la résistance ajoutée en dérivation qui ferait monter la résistance totale, la loi d'Ohm prise pour une loi générale (exercice 8), et la lampe dont le rapport U/I change avec l'intensité (exercice 3).
L'exercice 10 mesure ce que tout le monde a constaté sans l'expliquer : un long câble de recharge bon marché charge moins vite. La chute de tension dans le câble se calcule en deux lignes avec la seule loi d'Ohm, et elle suffit à rendre compte du phénomène.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Loi des noeuds : la somme des intensités qui arrivent à un noeud est égale à la somme de celles qui en repartent. En série, l'intensité est la même partout.
•Loi des mailles : dans une boucle fermée, la tension du générateur est égale à la somme des tensions des récepteurs. En dérivation, la tension est la même aux bornes de chaque branche.
•Loi d'Ohm : U=RI, avec U en volts, I en ampères et R en ohms. Attention aux unités : 1mA=10−3A et 1kΩ=103Ω.
•Caractéristique d'un dipôle : le graphe de U en fonction de I. Elle est une DROITE passant par l'origine pour un conducteur ohmique, et sa pente vaut alors R.
•Résistances en série : Req=R1+R2. La résistance équivalente est plus grande que chacune.
•Pont diviseur de tension, deux résistances en série soumises à une tension E : U2=E×R1+R2R2.
•Puissance électrique : P=UI, en watts. Dans une résistance, cette puissance est entièrement convertie en chaleur : P=RI2.
•Un capteur transforme une grandeur physique en grandeur électrique. Une thermistance CTN voit sa résistance DIMINUER quand la température augmente ; une photorésistance voit la sienne diminuer quand l'éclairement augmente.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Série et dérivation
Le circuit ci-dessous comporte un générateur de tension E=12,0V et deux conducteurs ohmiques R1=100Ω et R2=200Ω montés en série.
On note I l'intensité du courant dans le circuit.
a) Que vaut l'intensité dans R1 comparée à celle dans R2 ? Énoncez la loi utilisée.
b) Écrivez la loi des mailles pour ce circuit et calculez l'intensité I.
c) Calculez les tensions U1 et U2 aux bornes de chaque résistance et vérifiez la loi des mailles.
d) On monte maintenant les deux mêmes résistances en DÉRIVATION aux bornes du même générateur. Calculez l'intensité dans chaque branche et l'intensité totale débitée.
e) Dans lequel des deux montages le générateur débite-t-il le plus ? Que vaut la résistance équivalente dans chaque cas ?
Voir la correction
Réponses
a)La même : loi des nœuds, un seul chemin
b)E=(R1+R2)I ; I=40,0mA
c)U1=4,00V ; U2=8,00V ; somme 12,0V
d)120mA et 60,0mA ; total 180mA
e)En dérivation ; 300Ω en série, 66,7Ω en dérivation
a)
Elle est la MÊME : dans un circuit série, il n'y a qu'un seul chemin, donc une seule intensité. C'est la conséquence directe de la loi des noeuds appliquée à un circuit sans noeud, ou, dit autrement, du fait que la charge électrique ne s'accumule nulle part.
b)
La loi des mailles s'écrit E=U1+U2=R1I+R2I=(R1+R2)I. Donc I=100+20012,0=30012,0=4,00×10−2A=40,0mA.
c)
U1=100×4,00×10−2=4,00V et U2=200×4,00×10−2=8,00V. Leur somme vaut 12,0V, soit bien E. On remarque que la résistance double reçoit la tension double : dans un montage série, la tension se répartit proportionnellement aux résistances, et c'est exactement l'idée du pont diviseur.
d)
En dérivation, chaque branche voit la totalité de 12,0V. Donc I1=10012,0=0,120A=120mA et I2=20012,0=6,00×10−2A=60,0mA. La loi des noeuds donne I=I1+I2=180mA.
e)
De loin en dérivation : 180mA contre 40mA, soit quatre fois et demie plus. Résistance équivalente en série : 300Ω. En dérivation : Req=0,18012,0=66,7Ω, plus petite que chacune des deux. Ajouter une branche en dérivation offre un chemin supplémentaire au courant, donc DIMINUE la résistance de l'ensemble, ce qui est contre-intuitif la première fois qu'on le rencontre.
d) Les deux résistances en dérivation : chaque branche est soumise aux 12,0V du générateur, et le courant I=180mA se partage au noeud N en I1=120mA et I2=60,0mA.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : La loi d'Ohm et les unités
Un conducteur ohmique vérifie U=RI, la tension étant en volts, l'intensité en ampères et la résistance en ohms.
La moitié des erreurs de ce chapitre viennent des unités : les intensités se lisent en milliampères et les résistances en kilohms.
a) Une résistance de 220Ω est soumise à 4,5V. Calculez l'intensité, en ampères puis en milliampères.
b) Une diode électroluminescente traversée par 20mA a besoin d'une résistance de protection qui supporte 3,0V. Quelle valeur choisir ?
c) Une résistance de 4,7kΩ est traversée par 1,5mA. Calculez la tension à ses bornes.
d) Calculez la puissance dissipée dans la résistance de la question c).
e) Un élève calcule U=4,7×1,5=7,1V sans convertir. Pourquoi tombe-t-il malgré tout sur la bonne valeur ? Cette chance est-elle générale ?
Voir la correction
Réponses
a)2,05×10−2A=20,5mA
b)R=150Ω
c)U≈7,1V
d)P≈1,06×10−2W
e)Kilo et milli se compensent ; pas une règle générale
a)
I=RU=2204,5=2,05×10−2A, soit 20,5mA.
b)
R=IU=20×10−33,0=150Ω. L'oubli de la conversion donnerait 0,15Ω, une valeur absurde qui laisserait passer un courant destructeur : un ordre de grandeur invraisemblable est le meilleur signal d'alerte.
c)
U=RI=4,7×103×1,5×10−3=7,05V, soit 7,1V.
d)
P=UI=7,05×1,5×10−3=1,06×10−2W, soit environ 11mW. On peut vérifier par P=RI2=4700×(1,5×10−3)2=1,06×10−2W, ce qui confirme. Cette puissance chauffe la résistance, et c'est pourquoi les composants portent une puissance maximale admissible.
e)
Parce que le kilo et le milli se compensent exactement : 103×10−3=1. Le produit d'une valeur en kilohms par une valeur en milliampères donne donc directement des volts. Cette chance n'est PAS générale, elle ne vaut que pour cette combinaison précise. Avec des microampères et des kilohms, le résultat serait en millivolts, et l'élève se tromperait d'un facteur mille. Mieux vaut voir cette compensation comme une astuce de vérification que comme une méthode.
Exercice 3 : Deux caractéristiques
On relève la tension U aux bornes de deux dipôles en fonction de l'intensité I qui les traverse. Le dipôle 1 est un conducteur ohmique, le dipôle 2 est une petite lampe.
Les deux caractéristiques sont tracées ci-dessous.
a) Laquelle des deux courbes correspond au conducteur ohmique ? Justifiez.
b) Déterminez graphiquement la résistance du conducteur ohmique.
c) Pour la lampe, calculez le rapport IU pour I=40mA puis pour I=100mA. Que constatez-vous ?
d) La lampe obéit-elle à la loi d'Ohm ? Proposez une explication physique de ce que montre le graphe.
e) Les deux dipôles sont montés en série et parcourus par I=60mA. Quelle tension le générateur doit-il fournir ?
Voir la correction
Réponses
a)Le dipôle 1 : droite passant par l'origine
b)R≈47Ω
c)40Ω puis 55Ω : le rapport augmente
d)Non : le filament chauffe et sa résistance augmente
e)E≈5,52V
a)
Le dipôle 1, dont la caractéristique est une DROITE passant par l'origine. C'est la signature d'un conducteur ohmique : la tension y est proportionnelle à l'intensité. La courbe du dipôle 2 s'incurve vers le haut, la proportionnalité n'y est pas respectée.
b)
La pente de la droite vaut la résistance. En lisant deux points, par exemple I=0,100A pour U=4,7V : R=0,1004,7=47Ω. Il vaut mieux prendre un point éloigné de l'origine, l'erreur relative de lecture y est plus faible.
c)
À I=0,040A : U=250×0,0402+30×0,040=0,40+1,20=1,60V, donc IU=40Ω. À I=0,100A : U=2,50+3,00=5,50V, donc IU=55Ω. Le rapport n'est pas constant, il augmente avec l'intensité.
d)
Non, elle ne suit pas la loi d'Ohm, précisément parce que ce rapport varie. L'explication est thermique : plus l'intensité est grande, plus le filament chauffe, et la résistance d'un métal AUGMENTE avec la température. La lampe n'est donc pas un conducteur ohmique à proprement parler, mais un conducteur ohmique dont la valeur dépend de son propre échauffement. On dit qu'elle n'est pas linéaire.
e)
En série, l'intensité est commune et les tensions s'ajoutent. Dipôle 1 : U1=47×0,060=2,82V. Dipôle 2 : U2=250×0,0602+30×0,060=0,90+1,80=2,70V. Total : E=5,52V. On additionne bien les TENSIONS à intensité fixée, ce qui revient graphiquement à empiler verticalement les deux caractéristiques.
Exercice 4 : Le pont diviseur de tension
Deux résistances R1 et R2 en série sont soumises à la tension E=5,0V. On prélève la tension U2 aux bornes de R2.
C'est le montage de base de tout capteur électronique.
a) En écrivant la loi d'Ohm et la loi des mailles, démontrez la relation U2=E×R1+R2R2.
b) Calculez U2 pour R1=R2=10kΩ.
c) Calculez U2 pour R1=10kΩ et R2=4,7kΩ.
d) Quelle valeur de R2 faut-il pour obtenir U2=1,0V avec R1=10kΩ ?
e) U2 peut-elle dépasser E ? Justifiez à partir de la formule.
Voir la correction
Réponses
a)I=R1+R2E et U2=R2I donnent U2=ER1+R2R2
b)U2=2,5V
c)U2≈1,6V
d)R2=2,5kΩ
e)Non : le rapport est toujours inférieur à 1
a)
Les deux résistances sont en série, donc parcourues par la même intensité I. La loi des mailles donne E=R1I+R2I=(R1+R2)I, d'où I=R1+R2E. Or U2=R2I, donc U2=R2×R1+R2E=E×R1+R2R2. La démonstration tient en deux lignes et vaut mieux que la mémorisation de la formule, car elle dit d'où vient chaque terme.
b)
U2=5,0×10+1010=5,0×0,50=2,5V. Deux résistances égales partagent la tension en deux parts égales, ce qui donne un contrôle instantané du calcul.
c)
U2=5,0×14,74,7=1,6V. On remarque que les kilohms se simplifient : seul le RAPPORT des résistances compte, jamais leurs valeurs absolues.
d)
On veut 10+R2R2=5,01,0=0,20, donc R2=0,20(10+R2), soit 0,80R2=2,0 et R2=2,5kΩ. Vérification : 5,0×12,52,5=1,0V.
e)
Non, jamais. Le rapport R1+R2R2 est toujours compris entre 0 et 1, puisque le dénominateur est plus grand que le numérateur pour toute résistance positive. Donc U2 reste entre 0 et E. Un pont diviseur ne peut que diviser, jamais amplifier, et c'est ce que dit son nom. Obtenir davantage exige un composant actif, alimenté, ce qui est le rôle d'un amplificateur.
a) Une seule intensité I traverse R1 puis R2. Chaque flèche de tension pointe vers la borne par laquelle le courant entre : U1=R1I, U2=R2I, et la loi des mailles s'écrit E=U1+U2.
Exercice 5 : Deux capteurs
Une thermistance CTN est un composant dont la résistance diminue quand la température augmente. La courbe ci-dessous donne sa résistance en kilohms.
Une photorésistance, ou LDR, a une résistance de 1,0MΩ dans l'obscurité et de 1,0kΩ en plein jour.
a) Lisez sur la courbe la résistance de la CTN à 25∘C et à 50∘C.
b) Par quel facteur la résistance est-elle divisée entre ces deux températures ?
c) La courbe est-elle une droite ? Quelle conséquence cela a-t-il pour l'utilisateur du capteur ?
d) Par quel facteur la résistance de la photorésistance varie-t-elle entre l'obscurité et le plein jour ?
e) Qu'ont en commun ces deux capteurs, et pourquoi ne peut-on pas les brancher directement sur l'entrée d'un microcontrôleur qui, elle, mesure des tensions ?
Voir la correction
Réponses
a)10kΩ et environ 3,6kΩ
b)Environ 2,8
c)Non : il faut un étalonnage
d)Un facteur 1000
e)Ils donnent une résistance ; un pont diviseur la convertit en tension
a)
À 25∘C on lit 10kΩ, à 50∘C environ 3,6kΩ.
b)
3,610=2,8. La résistance est donc divisée par presque trois pour vingt-cinq degrés d'écart, ce qui fait de la CTN un capteur très sensible.
c)
Non, la courbe décroît de plus en plus lentement, elle n'est pas une droite. Conséquence directe : on ne peut pas écrire une simple relation de proportionnalité entre température et résistance. Il faut soit une courbe d'étalonnage, soit un calcul dans le programme du microcontrôleur. La sensibilité est d'ailleurs bien meilleure aux basses températures, là où la pente est forte, qu'aux hautes températures où la courbe s'aplatit.
d)
1,0×1031,0×106=1,0×103, soit un facteur mille. C'est bien plus que pour la CTN, ce qui explique qu'un simple détecteur de jour ou de nuit soit très facile à réaliser.
e)
Tous deux traduisent une grandeur physique, température ou éclairement, en une RÉSISTANCE. Or une entrée de microcontrôleur mesure une tension, pas une résistance : brancher directement le capteur ne donnerait rien, faute de courant imposé. C'est précisément le rôle du pont diviseur, qui convertit la variation de résistance en variation de tension exploitable. Le montage est le même quel que soit le capteur, et c'est ce qui rend l'électronique de mesure si universelle.
Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Un thermomètre électronique
On monte la CTN précédente en série avec une résistance fixe R=10,0kΩ, l'ensemble étant alimenté sous E=5,00V. On mesure la tension UCTN aux bornes de la thermistance.
Valeurs de la CTN : 27,9kΩ à 0∘C, 10,0kΩ à 25∘C, 3,59kΩ à 50∘C.
Le schéma ci-dessous représente le montage.
a) Calculez UCTN aux trois températures.
b) La tension augmente-t-elle ou diminue-t-elle avec la température ? Expliquez sans calcul supplémentaire.
c) Calculez la variation moyenne de tension par degré entre 0 et 25∘C, puis entre 25 et 50∘C.
d) Le convertisseur du microcontrôleur distingue des écarts de 5,0mV. Quelle est la plus petite variation de température détectable dans chacune des deux plages ?
e) On remplace R par 1,00kΩ. Recalculez UCTN à 25∘C et dites si ce choix est meilleur.
Voir la correction
Réponses
a)3,68V ; 2,50V ; 1,32V
b)Elle diminue
c)Environ 47mV par degré dans les deux plages
d)Environ 0,11∘C
e)4,55V : mauvais choix
a)
Pont diviseur : UCTN=E×R+RCTNRCTN. À 0∘C : 5,00×37,927,9=3,68V. À 25∘C : 5,00×20,010,0=2,50V. À 50∘C : 5,00×13,593,59=1,32V.
b)
Elle diminue. La résistance de la CTN diminue quand il fait plus chaud, donc sa part de la tension totale diminue aussi : dans un pont diviseur, chaque résistance reçoit une tension proportionnelle à sa valeur relative. Aucun calcul n'est nécessaire pour prévoir le sens, seulement la formule lue qualitativement.
c)
Entre 0 et 25∘C : 253,68−2,50=47mV par degré. Entre 25 et 50∘C : 252,50−1,32=47mV par degré. Les deux valeurs sont pratiquement identiques : le pont diviseur a en partie compensé la courbure de la CTN, ce qui est un effet remarquable et l'une des raisons du choix de R=10kΩ.
d)
475,0=0,11∘C dans les deux plages. Le thermomètre a donc une résolution d'environ un dixième de degré, largement suffisante pour un usage domestique ou médical.
e)
UCTN=5,00×11,010,0=4,55V. Le choix est mauvais : la tension est déjà proche de E, il ne reste presque plus de marge vers le haut, et la sensibilité s'effondre du côté des basses températures où la CTN devient très grande devant 1kΩ. La règle pratique est de choisir la résistance fixe du même ordre que celle du capteur au milieu de la plage utile, ce qui place le point de fonctionnement autour de 2E.
Exercice 7 : L'éclairage automatique
Un lampadaire doit s'allumer automatiquement à la tombée du jour. On monte une photorésistance en série avec une résistance fixe R=10,0kΩ sous E=5,0V, et on mesure la tension Us aux bornes de la photorésistance.
Photorésistance : 1,0MΩ dans l'obscurité, 50kΩ au crépuscule, 1,0kΩ en plein jour.
a) Calculez Us dans les trois situations.
b) Le circuit de commande allume la lampe lorsque Us dépasse 2,5V. À quel moment la lampe s'allume-t-elle ?
c) Quelle valeur de résistance de la photorésistance correspond exactement au seuil ?
d) On veut que la lampe s'allume plus tôt, alors qu'il fait encore assez clair. Faut-il augmenter ou diminuer R ? Justifiez.
e) Par temps couvert, la lampe s'allume et s'éteint sans arrêt. Expliquez le phénomène et proposez une correction.
Voir la correction
Réponses
a)4,95V ; 4,17V ; 0,45V
b)Dès le crépuscule
c)RLDR=10,0kΩ
d)Diminuer R
e)Fluctuations autour du seuil et lampe qui éclaire le capteur : ajouter une hystérésis
La lampe s'allume dès que Us>2,5V, donc dès le crépuscule, et elle reste allumée toute la nuit. En plein jour, 0,45V est très en dessous du seuil, elle reste éteinte.
c)
Le seuil 2,5V est la moitié de 5,0V, ce qui correspond à deux résistances égales : RLDR=R=10,0kΩ. Le basculement a donc lieu quand l'éclairement fait passer la photorésistance par 10kΩ, une valeur intermédiaire entre le jour et le crépuscule.
d)
S'allumer plus tôt signifie basculer alors que la photorésistance est encore assez faible, donc abaisser le seuil en résistance. Comme le basculement se produit pour RLDR=R, il faut DIMINUER R, par exemple à 4,7kΩ. Le réglage du seuil se fait donc entièrement par la résistance fixe, et c'est pourquoi on la remplace en pratique par un potentiomètre.
e)
Quand l'éclairement est tout juste au seuil, la moindre fluctuation, un nuage, un phare de voiture, fait passer Us de part et d'autre de 2,5V : la lampe bascule sans cesse. Pis, la lampe elle-même éclaire la photorésistance et fait rebasculer le circuit, ce qui crée une oscillation entretenue. La correction consiste à introduire un écart entre le seuil d'allumage et le seuil d'extinction, ce qu'on appelle une hystérésis, et à placer la photorésistance de façon qu'elle ne reçoive pas la lumière du lampadaire.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.
a) « Dans un circuit série, le courant s'use : il est plus faible après la lampe qu'avant. »
b) « Ajouter une résistance en dérivation augmente la résistance totale du circuit. »
c) « Tout dipôle vérifie la loi d'Ohm, c'est une loi générale. »
d) « Dans un pont diviseur, si R2 est très grande devant R1, alors U2 dépasse E. »
e) « Une thermistance CTN mesure directement une température, il suffit de la brancher. »
Voir la correction
Réponses
a)L'intensité est la même partout en série
b)Elle diminue : 66,7Ω
c)La loi d'Ohm ne vaut que pour les conducteurs ohmiques
d)U2 reste entre 0 et E
e)Une CTN donne une résistance : montage et étalonnage nécessaires
a)
Faux : l'intensité est la MÊME en tout point d'un circuit série. Ce qui se consomme, c'est l'énergie, pas le courant : les charges ressortent en même nombre mais avec moins d'énergie, ce que traduit la chute de tension. Énoncé correct : l'intensité est identique avant et après la lampe.
b)
Faux : une branche supplémentaire offre un chemin de plus au courant, donc l'intensité totale augmente et la résistance équivalente DIMINUE. Avec 100Ω et 200Ω en dérivation, l'équivalent vaut 66,7Ω, moins que chacune. Énoncé correct : en dérivation, la résistance équivalente est inférieure à la plus petite des résistances.
c)
Faux : la loi d'Ohm ne s'applique qu'aux conducteurs ohmiques, dont la caractéristique est une droite passant par l'origine. Une lampe, une diode ou une pile n'y obéissent pas. Énoncé correct : la loi d'Ohm caractérise une famille de dipôles, elle n'est pas universelle.
d)
Faux : le rapport R1+R2R2 reste toujours inférieur à 1, quelle que soit la taille de R2. Quand R2 devient très grande, U2 tend vers E sans jamais l'atteindre. Énoncé correct : U2 est toujours comprise entre 0 et E.
e)
Faux : elle ne fournit qu'une résistance, qui plus est de façon non linéaire. Il faut un pont diviseur pour la convertir en tension, puis un étalonnage ou un calcul pour remonter à la température. Énoncé correct : une CTN transforme la température en résistance, et un montage est nécessaire pour en tirer une mesure.
a) Le même courant I avant et après la lampe : il ne s'use pas. Les électrons, en violet, circulent en sens inverse du courant conventionnel, qui sort par la borne + du générateur.
Exercice 9 : La guirlande de Noël
Une guirlande comporte 20 ampoules identiques montées en SÉRIE et alimentée sous E=24,0V. Chaque ampoule se comporte comme un conducteur ohmique de résistance 30,0Ω.
Un second modèle utilise les mêmes ampoules montées en DÉRIVATION sous 1,20V.
Le schéma ci-dessous représente les deux montages.
a) Pour la guirlande série, calculez la résistance équivalente, l'intensité, puis la tension aux bornes d'une ampoule.
b) Calculez la puissance consommée par une ampoule, puis par la guirlande entière.
c) Pour la guirlande en dérivation, calculez l'intensité dans une ampoule et l'intensité totale. Comparez la puissance totale à celle du montage série.
d) Une ampoule grille et son filament se coupe. Que se passe-t-il dans chaque montage ?
e) Sur la guirlande série, on remplace une ampoule par une autre de 60Ω. Que devient l'éclat des dix-neuf autres ?
Voir la correction
Réponses
a)600Ω ; 40,0mA ; 1,20V
b)48,0mW ; 0,960W
c)40,0mA par ampoule, 800mA en tout ; même puissance
d)Série : tout s'éteint ; dérivation : les autres restent allumées
e)38,1mA, 1,14V : les autres brillent un peu moins
a)
Req=20×30,0=600Ω. Intensité : I=60024,0=4,00×10−2A=40,0mA. Tension par ampoule : U=30,0×0,0400=1,20V, ce qu'on retrouve aussi en divisant 24,0 par 20.
b)
P=UI=1,20×0,0400=4,80×10−2W, soit 48,0mW par ampoule. Pour la guirlande : 20×48,0=0,960W, ce que confirme le calcul direct P=EI=24,0×0,0400=0,960W.
c)
Chaque ampoule est sous 1,20V, donc I=30,01,20=40,0mA, exactement comme avant, et l'intensité totale vaut 20×40,0=800mA. Puissance totale : 1,20×0,800=0,960W, identique. C'est logique : chaque ampoule est dans le même état électrique dans les deux montages, seule l'organisation change.
d)
En série, le circuit est ouvert : plus aucun courant ne passe et TOUTES les ampoules s'éteignent, ce qui est le défaut bien connu des vieilles guirlandes. En dérivation, les autres branches sont intactes, les dix-neuf ampoules restantes continuent de briller normalement, seule celle qui a grillé reste noire.
e)
La résistance totale passe à 19×30+60=630Ω, donc l'intensité tombe à 63024,0=38,1mA. Les dix-neuf ampoules normales reçoivent alors 30×0,0381=1,14V au lieu de 1,20, elles brillent donc un peu moins. La nouvelle, elle, reçoit 2,29V et brille davantage. Dans un montage série, changer un seul composant modifie l'état de tous les autres, et c'est précisément ce qui rend ce montage fragile.
Exercice 10 : Le câble de recharge
Un chargeur délivre 5,00V et le téléphone appelle un courant de 2,00A. Le câble a une résistance de 0,10Ω par mètre, aller et retour compris.
On compare un câble court de 1,0m et un câble long de 3,0m.
Le schéma ci-dessous représente le montage.
a) Calculez la chute de tension dans chaque câble et la tension réellement reçue par le téléphone.
b) Calculez la puissance perdue en chaleur dans chaque câble.
c) Calculez la puissance utile reçue par le téléphone dans les deux cas, puis le rendement du transport.
d) Certains câbles bon marché ont des conducteurs deux fois plus fins, ce qui double leur résistance par mètre. Reprenez le cas du câble de 3,0m.
e) Pourquoi les chargeurs rapides modernes élèvent-ils la tension à 9V ou 20V au lieu d'augmenter le courant ?
Voir la correction
Réponses
a)4,80V et 4,40V
b)0,40W et 1,20W
c)9,60 et 8,80W ; rendements 96% et 88%
d)3,80V ; 2,40W perdus ; rendement 76%
e)Les pertes RI2 dépendent du carré de l'intensité
a)
Câble de 1,0m : R=0,10Ω, chute U=RI=0,10×2,00=0,20V, le téléphone reçoit 5,00−0,20=4,80V. Câble de 3,0m : R=0,30Ω, chute 0,60V, le téléphone reçoit 4,40V.
b)
P=RI2. Court : 0,10×2,002=0,40W. Long : 0,30×4,00=1,20W. Cette puissance ne sert à rien, elle chauffe le câble, ce qui explique qu'un câble de mauvaise qualité devienne tiède en charge rapide.
c)
Puissance utile : P=UI, donc 4,80×2,00=9,60W pour le câble court et 4,40×2,00=8,80W pour le long. La puissance fournie par le chargeur vaut 5,00×2,00=10,0W dans les deux cas. Rendements : 96% et 88%. Le câble long fait donc perdre près d'un dixième de la charge, et allonge d'autant la durée de recharge.
d)
R=0,60Ω, chute 1,20V, tension reçue 3,80V, puissance perdue 2,40W et rendement 76%. Pire, sous 3,8V beaucoup de téléphones refusent la charge rapide et basculent en charge lente, ce qui double encore le temps ressenti.
e)
Parce que les pertes valent RI2 : elles dépendent du carré de l'INTENSITÉ, pas de la tension. Pour transporter les mêmes 20W, il faut 4,0A sous 5V mais seulement 1,0A sous 20V : les pertes sont alors divisées par 16. C'est exactement le raisonnement qui fait transporter l'électricité sur de longues distances sous très haute tension, jusqu'à 735kV sur certaines lignes, et le principe est le même à l'échelle d'un câble de téléphone.
a) Le câble de 3,0m, aller et retour réunis dans une seule résistance de 0,30Ω : il prend 0,60V sur les 5,00V du chargeur, et le téléphone ne reçoit que 4,40V.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Puissance et énergie électrique
L'énergie électrique consommée par un appareil de puissance P pendant une durée Δt vaut E=P×Δt. Avec P en watts et Δt en secondes, E est en joules ; avec P en kilowatts et Δt en heures, E est en kilowattheures.
On rappelle que 1kWh=3,6×106J.
a) Une bouilloire de 2000W fonctionne pendant 3,0min. Calculez l'énergie consommée en joules, puis en kilowattheures.
b) Un téléviseur de 100W est allumé 4,0h par jour. Calculez l'énergie consommée en un jour, puis en une année de 365 jours, en kilowattheures.
c) Éteint mais en veille, ce téléviseur consomme 2,0W pendant les 20h restantes de chaque jour. Calculez l'énergie de veille consommée en un an.
d) À combien d'utilisations de la bouilloire de la question a) cette énergie de veille correspond-elle ?
e) Une lampe à DEL de 8,0W éclaire autant qu'une lampe à incandescence de 60W. Calculez l'énergie économisée sur 1000h d'éclairage.
Voir la correction
Réponses
a)3,6×105J=0,10kWh
b)0,40kWh par jour ; 146kWh par an
c)14,6kWh par an
d)146 utilisations de la bouilloire
e)52kWh économisés
a)
Δt=3,0×60=180s, donc E=2000×180=3,6×105J. En kilowattheures : 3,6×1063,6×105=0,10kWh, ce que l'on retrouve directement par 2,0kW×0,050h.
b)
E=0,100kW×4,0h=0,40kWh par jour, soit 0,40×365=146kWh par an. Le piège est de multiplier des watts par des heures et d'écrire le résultat en kilowattheures : il faut d'abord convertir 100W en 0,100kW.
c)
E=0,0020kW×20h×365≈14,6kWh par an.
d)
0,1014,6=146 utilisations : la veille d'un seul appareil consomme en un an autant que près de cent cinquante bouilloires. Une petite puissance multipliée par une très longue durée finit par peser.
e)
Lampe à incandescence : 0,060×1000=60kWh. Lampe à DEL : 0,0080×1000=8,0kWh. Économie : 52kWh, soit plus de 85% de l'énergie. L'essentiel de l'énergie d'une lampe à incandescence part en chaleur, pas en lumière.
Méthode à retenir : on choisit un couple d'unités cohérent, watts et secondes pour des joules, kilowatts et heures pour des kilowattheures, et l'on ne mélange jamais les deux.
Exercice 12 : Mesurer une tension et une intensité
On étudie un circuit formé d'une pile de 4,5V et d'une lampe, parcouru par un courant d'environ 150mA. On dispose d'un multimètre.
Calibres en voltmètre : 200mV, 2V, 20V, 200V. Calibres en ampèremètre : 2mA, 20mA, 200mA, 10A. Sur un calibre trop petit, l'écran affiche « 1 » à gauche, signe de dépassement.
Le schéma ci-dessous représente le circuit, avant le branchement du multimètre.
a) Comment branche-t-on un ampèremètre dans le circuit ? Et un voltmètre ?
b) Quel calibre choisir pour mesurer la tension aux bornes de la pile ?
c) Quel calibre choisir pour mesurer l'intensité ? Qu'afficherait l'appareil sur le calibre 20mA ?
d) Sur le calibre 20V, le voltmètre affiche 4,37 ; sur le calibre 200V, il affiche 4,4. Pourquoi préfère-t-on le premier calibre ?
e) La notice indique une précision de ±(0,5%+1digit), un digit valant ici 0,01V. Calculez l'incertitude sur la mesure 4,37V. Que signifierait l'affichage −4,37 ?
L'ampèremètre se branche en SÉRIE : le courant doit le traverser. Le voltmètre se branche en DÉRIVATION, aux bornes du dipôle étudié. Brancher un ampèremètre en dérivation aux bornes de la pile le mettrait en court-circuit.
b)
Le plus petit calibre supérieur à la valeur attendue : 4,5V dépasse 2V mais reste sous 20V, on prend donc le calibre 20V.
c)
150mA se mesure sur le calibre 200mA. Sur le calibre 20mA, la valeur dépasse le calibre : l'écran afficherait « 1 », sans valeur exploitable. En cas de doute, on commence par le plus grand calibre et l'on descend.
d)
Le calibre 20V donne un chiffre significatif de plus : 4,37 au lieu de 4,4. Le plus petit calibre adapté est aussi le plus précis.
e)
0,5% de 4,37 vaut environ 0,022V, et l'on ajoute un digit, 0,01V : l'incertitude vaut environ 0,03V, et l'on écrit U=4,37±0,03V. Un affichage négatif signifie que les bornes du voltmètre sont inversées : la borne COM est reliée à la borne positive de la pile.
Méthode à retenir : ampèremètre en série, voltmètre en dérivation, et toujours le plus petit calibre qui contient la valeur.
a) L'ampèremètre est en SÉRIE, traversé par le courant, qui entre par sa borne +. Le voltmètre est en DÉRIVATION aux bornes de la pile, sa borne + reliée à la borne + de la pile : il affiche alors une valeur positive.
Exercice 13 : La diode électroluminescente, un dipôle non ohmique
Une diode électroluminescente, ou DEL, rouge ne laisse passer le courant que dans un sens, appelé sens passant, et seulement si la tension à ses bornes atteint sa tension de seuil Us=1,8V. Au-delà, sa tension reste pratiquement égale à 1,8V quelle que soit l'intensité.
L'intensité qui la traverse ne doit pas dépasser 30mA. On l'alimente avec un générateur de 5,0V.
Le schéma ci-dessous représente les montages des questions a) et b).
a) On branche la DEL seule, en sens BLOQUANT, aux bornes du générateur. Quelle intensité la traverse ? Quelle est la tension à ses bornes ?
b) On la branche en sens passant, en série avec une résistance R=150Ω. Calculez la tension aux bornes de la résistance, puis l'intensité du courant.
c) La DEL fonctionne-t-elle sans risque ?
d) Que se passerait-il si l'on branchait la DEL en sens passant directement aux bornes du générateur, sans résistance ?
e) Quelle est la plus petite résistance de protection utilisable ? La DEL est-elle un conducteur ohmique ?
Voir la correction
Réponses
a)I=0 ; tension 5,0V
b)UR=3,2V ; I≈21mA
c)Oui : 21 mA < 30 mA
d)Courant non limité : DEL détruite
e)R≥107Ω ; la DEL n'est pas un conducteur ohmique
a)
En sens bloquant, aucun courant ne passe : I=0. La diode reçoit toute la tension du générateur, 5,0V, puisqu'elle est seule dans la maille.
b)
Loi des mailles : E=Us+UR, donc UR=5,0−1,8=3,2V. Loi d'Ohm pour la résistance : I=RUR=1503,2≈2,1×10−2A, soit 21mA. On applique la loi d'Ohm à la RÉSISTANCE, pas à la diode, qui ne la suit pas.
c)
Oui : 21mA<30mA.
d)
Rien ne limiterait le courant : la tension de la diode ne peut pas monter à 5,0V, l'intensité deviendrait très grande et la DEL serait détruite en un instant. C'est le rôle de la résistance de protection.
e)
Il faut I≤30mA, donc R≥0,0303,2≈107Ω. La DEL n'est pas un conducteur ohmique : sa caractéristique n'est pas une droite passant par l'origine, puisqu'elle ne conduit rien sous 1,8V puis garde une tension presque constante.
Le fil de l'exercice : pour un dipôle non ohmique, on utilise ses propriétés propres, ici sa tension de seuil, et la loi d'Ohm seulement pour les conducteurs ohmiques du circuit.
b) La DEL passante en série avec R=150Ω : loi des mailles 5,0=3,2+1,8, puis loi d'Ohm pour la RÉSISTANCE seule, I=1503,2=21mA.
Exercice 14 : Problème : un capteur de pression relié à un microcontrôleur
Un capteur de pression délivre une tension U=0,020×P+0,50, avec U en volts et P en kilopascals. Cette tension est lue par un microcontrôleur dont le convertisseur analogique-numérique transforme une tension de 0 à 5,00V en un nombre entier N de 0 à 1023, par pas égaux de q=10245,00V.
Le schéma ci-dessous représente la chaîne de mesure.
a) Calculez le pas q du convertisseur, en millivolts.
b) Le microcontrôleur lit N=614. Calculez la tension correspondante.
c) Déduisez-en la pression mesurée.
d) Quelle est la plus petite variation de pression que ce montage peut distinguer ?
e) On veut contrôler un pneu de vélo gonflé à 250kPa. Est-ce possible avec ce montage ? Quelle est la pression maximale mesurable ?
Voir la correction
Réponses
a)q≈4,88mV
b)U≈3,00V
c)P≈125kPa
d)Environ 0,24kPa
e)Non : il faudrait 5,50V ; maximum 225kPa
a)
q=10245,00≈4,88×10−3V, soit 4,88mV.
b)
U=N×q=614×4,88×10−3≈3,00V.
c)
On isole P : P=0,020U−0,50=0,0203,00−0,50≈125kPa. L'erreur fréquente est d'oublier de retrancher 0,50V : la relation est affine, pas proportionnelle.
d)
Une variation de tension de q correspond à une variation de pression 0,020q=0,0204,88×10−3≈0,24kPa : c'est la résolution du montage.
e)
À 250kPa, le capteur délivrerait 0,020×250+0,50=5,50V, au-delà des 5,00V que le convertisseur peut lire : la mesure est impossible, le nombre resterait bloqué à 1023. La pression maximale mesurable vaut 0,0205,00−0,50=225kPa.
Le fil du problème : une chaîne de mesure convertit une pression en tension, puis la tension en nombre ; on remonte la chaîne en sens inverse, sans oublier ses limites.
Exercice 15 : Problème : l'autonomie d'un téléphone
La batterie d'un téléphone porte l'indication 4000mAh sous 3,85V. La capacité indique la charge électrique stockée : Q=I×Δt, et l'énergie stockée vaut E=U×Q.
En usage courant, le téléphone consomme en moyenne une puissance de 0,80W. Il se recharge avec un chargeur de 5,0V et 2,0A, dont seulement 80% de la puissance est effectivement stockée dans la batterie.
a) Exprimez la charge stockée en coulombs, sachant que 1mAh correspond à 1mA pendant une heure.
b) Calculez l'énergie stockée en wattheures, puis en joules.
c) Calculez l'autonomie du téléphone en usage courant.
d) Calculez la puissance effectivement stockée pendant la recharge, puis la durée d'une recharge complète.
e) Que devient la puissance non stockée pendant la recharge ?
Voir la correction
Réponses
a)Q=1,44×104C
b)15,4Wh≈5,54×104J
c)Environ 19h
d)8,0W stockés ; environ 1,9h
e)Transformée en chaleur
a)
Q=4000mA×1h=4,000A×3600s=1,44×104C. Le « mAh » n'est pas une énergie, c'est une charge.
b)
E=U×Q=3,85V×4,000Ah=15,4Wh, soit 15,4×3600≈5,54×104J. On retrouve le même résultat par 3,85×1,44×104.
c)
Δt=PE=0,80W15,4Wh≈19h.
d)
Le chargeur fournit 5,0×2,0=10W, dont 80% sont stockés : 8,0W. Durée : 8,015,4≈1,9h, soit un peu moins de deux heures pour une recharge complète.
e)
Les 2,0W restants sont transformés en chaleur, dans le chargeur, le câble et la batterie : c'est pourquoi un téléphone tiédit pendant la charge.
Le fil du problème : la capacité en milliampèreheures est une charge, l'énergie s'obtient en multipliant par la tension, et une durée se calcule en divisant une énergie par une puissance.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Vous cherchez un tuteur de physique-chimie en Seconde à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. On travaille sur des exercices calibrés sur le niveau réel des contrôles au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas.