Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : signal et capteur (Seconde)

Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur les signaux électriques et les capteurs, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le fil du chapitre : un capteur ne fait jamais qu'une chose, il transforme une grandeur physique en une RÉSISTANCE, et le pont diviseur transforme cette résistance en une tension que l'électronique sait lire. Température, lumière, force : le montage est toujours le même, seul change ce qui fait varier la résistance.

L'exercice 10 mesure ce que tout le monde a constaté sans l'expliquer : un long câble de recharge bon marché charge moins vite. La chute de tension dans le câble se calcule en deux lignes avec la seule loi d'Ohm, et elle suffit à rendre compte du phénomène.

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Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Seconde
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (4 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1L'énergie au quotidienSixième
  2. 2Circuits électriques et sécuritéCinquième
  3. 3Tension, intensité et loi d'OhmQuatrième
  4. 4Énergie, puissance et conversionsTroisième

Rappel de cours

  • Loi des noeuds : la somme des intensités qui arrivent à un noeud est égale à la somme de celles qui en repartent. En série, l'intensité est la même partout.
  • Loi des mailles : dans une boucle fermée, la tension du générateur est égale à la somme des tensions des récepteurs. En dérivation, la tension est la même aux bornes de chaque branche.
  • Loi d'Ohm : U=RIU=R\,I, avec UU en volts, II en ampères et RR en ohms. Attention aux unités : 1 mA=103 A1\ \mathrm{mA}=10^{-3}\ \mathrm{A} et 1 kΩ=103 Ω1\ \mathrm{k\Omega}=10^{3}\ \Omega.
  • Caractéristique d'un dipôle : le graphe de UU en fonction de II. Elle est une DROITE passant par l'origine pour un conducteur ohmique, et sa pente vaut alors RR.
  • Résistances en série : Req=R1+R2R_{eq}=R_1+R_2. La résistance équivalente est plus grande que chacune.
  • Pont diviseur de tension, deux résistances en série soumises à une tension EE : U2=E×R2R1+R2U_2=E\times \dfrac{R_2}{R_1+R_2}.
  • Puissance électrique : P=UIP=U\,I, en watts. Dans une résistance, cette puissance est entièrement convertie en chaleur : P=RI2P=R\,I^{2}.
  • Un capteur transforme une grandeur physique en grandeur électrique. Une thermistance CTN voit sa résistance DIMINUER quand la température augmente ; une photorésistance voit la sienne diminuer quand l'éclairement augmente.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Série et dérivation

Le circuit ci-dessous comporte un générateur de tension E=12,0 VE=12{,}0\ \mathrm{V} et deux conducteurs ohmiques R1=100 ΩR_1=100\ \Omega et R2=200 ΩR_2=200\ \Omega montés en série.

On note II l'intensité du courant dans le circuit.

R1R2EI
  • a) Que vaut l'intensité dans R1R_1 comparée à celle dans R2R_2 ? Énoncez la loi utilisée.
  • b) Écrivez la loi des mailles pour ce circuit et calculez l'intensité II.
  • c) Calculez les tensions U1U_1 et U2U_2 aux bornes de chaque résistance et vérifiez la loi des mailles.
  • d) On monte maintenant les deux mêmes résistances en DÉRIVATION aux bornes du même générateur. Calculez l'intensité dans chaque branche et l'intensité totale débitée.
  • e) Dans lequel des deux montages le générateur débite-t-il le plus ? Que vaut la résistance équivalente dans chaque cas ?

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Réponses

  • a) La même : loi des nœuds, un seul chemin
  • b) E=(R1+R2)IE=(R_1+R_2)I ; I=40,0 mAI=40{,}0\ \mathrm{mA}
  • c) U1=4,00 VU_1=4{,}00\ \mathrm{V} ; U2=8,00 VU_2=8{,}00\ \mathrm{V} ; somme 12,0 V12{,}0\ \mathrm{V}
  • d) 120 mA120\ \mathrm{mA} et 60,0 mA60{,}0\ \mathrm{mA} ; total 180 mA180\ \mathrm{mA}
  • e) En dérivation ; 300 Ω300\ \Omega en série, 66,7 Ω66{,}7\ \Omega en dérivation

a) Elle est la MÊME : dans un circuit série, il n'y a qu'un seul chemin, donc une seule intensité. C'est la conséquence directe de la loi des noeuds appliquée à un circuit sans noeud, ou, dit autrement, du fait que la charge électrique ne s'accumule nulle part.

b) La loi des mailles s'écrit E=U1+U2=R1I+R2I=(R1+R2)IE=U_1+U_2=R_1 I+R_2 I=(R_1+R_2)I. Donc I=12,0100+200=12,0300=4,00×102 A=40,0 mAI=\dfrac{12{,}0}{100+200}=\dfrac{12{,}0}{300}=4{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{A}=40{,}0\ \mathrm{mA}.

c) U1=100×4,00×102=4,00 VU_1=100\times 4{,}00\times 10^{-2}=4{,}00\ \mathrm{V} et U2=200×4,00×102=8,00 VU_2=200\times 4{,}00\times 10^{-2}=8{,}00\ \mathrm{V}. Leur somme vaut 12,0 V12{,}0\ \mathrm{V}, soit bien EE. On remarque que la résistance double reçoit la tension double : dans un montage série, la tension se répartit proportionnellement aux résistances, et c'est exactement l'idée du pont diviseur.

d) En dérivation, chaque branche voit la totalité de 12,0 V12{,}0\ \mathrm{V}. Donc I1=12,0100=0,120 A=120 mAI_1=\dfrac{12{,}0}{100}=0{,}120\ \mathrm{A}=120\ \mathrm{mA} et I2=12,0200=6,00×102 A=60,0 mAI_2=\dfrac{12{,}0}{200}=6{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{A}=60{,}0\ \mathrm{mA}. La loi des noeuds donne I=I1+I2=180 mAI=I_1+I_2=180\ \mathrm{mA}.

e) De loin en dérivation : 180 mA180\ \mathrm{mA} contre 40 mA40\ \mathrm{mA}, soit quatre fois et demie plus. Résistance équivalente en série : 300 Ω300\ \Omega. En dérivation : Req=12,00,180=66,7 ΩR_{eq}=\dfrac{12{,}0}{0{,}180}=66{,}7\ \Omega, plus petite que chacune des deux. Ajouter une branche en dérivation offre un chemin supplémentaire au courant, donc DIMINUE la résistance de l'ensemble, ce qui est contre-intuitif la première fois qu'on le rencontre.

Exercice 2 : La loi d'Ohm et les unités

Un conducteur ohmique vérifie U=RIU=R\,I, la tension étant en volts, l'intensité en ampères et la résistance en ohms.

La moitié des erreurs de ce chapitre viennent des unités : les intensités se lisent en milliampères et les résistances en kilohms.

  • a) Une résistance de 220 Ω220\ \Omega est soumise à 4,5 V4{,}5\ \mathrm{V}. Calculez l'intensité, en ampères puis en milliampères.
  • b) Une diode électroluminescente traversée par 20 mA20\ \mathrm{mA} a besoin d'une résistance de protection qui supporte 3,0 V3{,}0\ \mathrm{V}. Quelle valeur choisir ?
  • c) Une résistance de 4,7 kΩ4{,}7\ \mathrm{k\Omega} est traversée par 1,5 mA1{,}5\ \mathrm{mA}. Calculez la tension à ses bornes.
  • d) Calculez la puissance dissipée dans la résistance de la question c).
  • e) Un élève calcule U=4,7×1,5=7,1 VU=4{,}7\times 1{,}5=7{,}1\ \mathrm{V} sans convertir. Pourquoi tombe-t-il malgré tout sur la bonne valeur ? Cette chance est-elle générale ?

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Réponses

  • a) 2,05×102 A=20,5 mA2{,}05\times 10^{-2}\ \mathrm{A}=20{,}5\ \mathrm{mA}
  • b) R=150 ΩR=150\ \Omega
  • c) U7,1 VU\approx 7{,}1\ \mathrm{V}
  • d) P1,06×102 WP\approx 1{,}06\times 10^{-2}\ \mathrm{W}
  • e) Kilo et milli se compensent ; pas une règle générale

a) I=UR=4,5220=2,05×102 AI=\dfrac{U}{R}=\dfrac{4{,}5}{220}=2{,}05\times 10^{-2}\ \mathrm{A}, soit 20,5 mA20{,}5\ \mathrm{mA}.

b) R=UI=3,020×103=150 ΩR=\dfrac{U}{I}=\dfrac{3{,}0}{20\times 10^{-3}}=150\ \Omega. L'oubli de la conversion donnerait 0,15 Ω0{,}15\ \Omega, une valeur absurde qui laisserait passer un courant destructeur : un ordre de grandeur invraisemblable est le meilleur signal d'alerte.

c) U=RI=4,7×103×1,5×103=7,05 VU=R\,I=4{,}7\times 10^{3}\times 1{,}5\times 10^{-3}=7{,}05\ \mathrm{V}, soit 7,1 V7{,}1\ \mathrm{V}.

d) P=UI=7,05×1,5×103=1,06×102 WP=U\,I=7{,}05\times 1{,}5\times 10^{-3}=1{,}06\times 10^{-2}\ \mathrm{W}, soit environ 11 mW11\ \mathrm{mW}. On peut vérifier par P=RI2=4700×(1,5×103)2=1,06×102 WP=R\,I^{2}=4700\times (1{,}5\times 10^{-3})^{2}=1{,}06\times 10^{-2}\ \mathrm{W}, ce qui confirme. Cette puissance chauffe la résistance, et c'est pourquoi les composants portent une puissance maximale admissible.

e) Parce que le kilo et le milli se compensent exactement : 103×103=110^{3}\times 10^{-3}=1. Le produit d'une valeur en kilohms par une valeur en milliampères donne donc directement des volts. Cette chance n'est PAS générale, elle ne vaut que pour cette combinaison précise. Avec des microampères et des kilohms, le résultat serait en millivolts, et l'élève se tromperait d'un facteur mille. Mieux vaut voir cette compensation comme une astuce de vérification que comme une méthode.

Exercice 3 : Deux caractéristiques

On relève la tension UU aux bornes de deux dipôles en fonction de l'intensité II qui les traverse. Le dipôle 1 est un conducteur ohmique, le dipôle 2 est une petite lampe.

Les deux caractéristiques sont tracées ci-dessous.

0.020.040.060.080.10.121234567I (A)U (V)dipole 1dipole 2
  • a) Laquelle des deux courbes correspond au conducteur ohmique ? Justifiez.
  • b) Déterminez graphiquement la résistance du conducteur ohmique.
  • c) Pour la lampe, calculez le rapport UI\dfrac{U}{I} pour I=40 mAI=40\ \mathrm{mA} puis pour I=100 mAI=100\ \mathrm{mA}. Que constatez-vous ?
  • d) La lampe obéit-elle à la loi d'Ohm ? Proposez une explication physique de ce que montre le graphe.
  • e) Les deux dipôles sont montés en série et parcourus par I=60 mAI=60\ \mathrm{mA}. Quelle tension le générateur doit-il fournir ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Le dipôle 1 : droite passant par l'origine
  • b) R47 ΩR\approx 47\ \Omega
  • c) 40 Ω40\ \Omega puis 55 Ω55\ \Omega : le rapport augmente
  • d) Non : le filament chauffe et sa résistance augmente
  • e) E5,52 VE\approx 5{,}52\ \mathrm{V}

a) Le dipôle 1, dont la caractéristique est une DROITE passant par l'origine. C'est la signature d'un conducteur ohmique : la tension y est proportionnelle à l'intensité. La courbe du dipôle 2 s'incurve vers le haut, la proportionnalité n'y est pas respectée.

b) La pente de la droite vaut la résistance. En lisant deux points, par exemple I=0,100 AI=0{,}100\ \mathrm{A} pour U=4,7 VU=4{,}7\ \mathrm{V} : R=4,70,100=47 ΩR=\dfrac{4{,}7}{0{,}100}=47\ \Omega. Il vaut mieux prendre un point éloigné de l'origine, l'erreur relative de lecture y est plus faible.

c) À I=0,040 AI=0{,}040\ \mathrm{A} : U=250×0,0402+30×0,040=0,40+1,20=1,60 VU=250\times 0{,}040^{2}+30\times 0{,}040=0{,}40+1{,}20=1{,}60\ \mathrm{V}, donc UI=40 Ω\dfrac{U}{I}=40\ \Omega. À I=0,100 AI=0{,}100\ \mathrm{A} : U=2,50+3,00=5,50 VU=2{,}50+3{,}00=5{,}50\ \mathrm{V}, donc UI=55 Ω\dfrac{U}{I}=55\ \Omega. Le rapport n'est pas constant, il augmente avec l'intensité.

d) Non, elle ne suit pas la loi d'Ohm, précisément parce que ce rapport varie. L'explication est thermique : plus l'intensité est grande, plus le filament chauffe, et la résistance d'un métal AUGMENTE avec la température. La lampe n'est donc pas un conducteur ohmique à proprement parler, mais un conducteur ohmique dont la valeur dépend de son propre échauffement. On dit qu'elle n'est pas linéaire.

e) En série, l'intensité est commune et les tensions s'ajoutent. Dipôle 1 : U1=47×0,060=2,82 VU_1=47\times 0{,}060=2{,}82\ \mathrm{V}. Dipôle 2 : U2=250×0,0602+30×0,060=0,90+1,80=2,70 VU_2=250\times 0{,}060^{2}+30\times 0{,}060=0{,}90+1{,}80=2{,}70\ \mathrm{V}. Total : E=5,52 VE=5{,}52\ \mathrm{V}. On additionne bien les TENSIONS à intensité fixée, ce qui revient graphiquement à empiler verticalement les deux caractéristiques.

Exercice 4 : Le pont diviseur de tension

Deux résistances R1R_1 et R2R_2 en série sont soumises à la tension E=5,0 VE=5{,}0\ \mathrm{V}. On prélève la tension U2U_2 aux bornes de R2R_2.

C'est le montage de base de tout capteur électronique.

R1R2E = 5,0 VU2
  • a) En écrivant la loi d'Ohm et la loi des mailles, démontrez la relation U2=E×R2R1+R2U_2=E\times \dfrac{R_2}{R_1+R_2}.
  • b) Calculez U2U_2 pour R1=R2=10 kΩR_1=R_2=10\ \mathrm{k\Omega}.
  • c) Calculez U2U_2 pour R1=10 kΩR_1=10\ \mathrm{k\Omega} et R2=4,7 kΩR_2=4{,}7\ \mathrm{k\Omega}.
  • d) Quelle valeur de R2R_2 faut-il pour obtenir U2=1,0 VU_2=1{,}0\ \mathrm{V} avec R1=10 kΩR_1=10\ \mathrm{k\Omega} ?
  • e) U2U_2 peut-elle dépasser EE ? Justifiez à partir de la formule.

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Réponses

  • a) I=ER1+R2I=\dfrac{E}{R_1+R_2} et U2=R2IU_2=R_2 I donnent U2=ER2R1+R2U_2=E\,\dfrac{R_2}{R_1+R_2}
  • b) U2=2,5 VU_2=2{,}5\ \mathrm{V}
  • c) U21,6 VU_2\approx 1{,}6\ \mathrm{V}
  • d) R2=2,5 kΩR_2=2{,}5\ \mathrm{k\Omega}
  • e) Non : le rapport est toujours inférieur à 1

a) Les deux résistances sont en série, donc parcourues par la même intensité II. La loi des mailles donne E=R1I+R2I=(R1+R2)IE=R_1 I+R_2 I=(R_1+R_2)I, d'où I=ER1+R2I=\dfrac{E}{R_1+R_2}. Or U2=R2IU_2=R_2 I, donc U2=R2×ER1+R2=E×R2R1+R2U_2=R_2\times \dfrac{E}{R_1+R_2}=E\times \dfrac{R_2}{R_1+R_2}. La démonstration tient en deux lignes et vaut mieux que la mémorisation de la formule, car elle dit d'où vient chaque terme.

b) U2=5,0×1010+10=5,0×0,50=2,5 VU_2=5{,}0\times \dfrac{10}{10+10}=5{,}0\times 0{,}50=2{,}5\ \mathrm{V}. Deux résistances égales partagent la tension en deux parts égales, ce qui donne un contrôle instantané du calcul.

c) U2=5,0×4,714,7=1,6 VU_2=5{,}0\times \dfrac{4{,}7}{14{,}7}=1{,}6\ \mathrm{V}. On remarque que les kilohms se simplifient : seul le RAPPORT des résistances compte, jamais leurs valeurs absolues.

d) On veut R210+R2=1,05,0=0,20\dfrac{R_2}{10+R_2}=\dfrac{1{,}0}{5{,}0}=0{,}20, donc R2=0,20(10+R2)R_2=0{,}20\,(10+R_2), soit 0,80R2=2,00{,}80\,R_2=2{,}0 et R2=2,5 kΩR_2=2{,}5\ \mathrm{k\Omega}. Vérification : 5,0×2,512,5=1,0 V5{,}0\times \dfrac{2{,}5}{12{,}5}=1{,}0\ \mathrm{V}.

e) Non, jamais. Le rapport R2R1+R2\dfrac{R_2}{R_1+R_2} est toujours compris entre 00 et 11, puisque le dénominateur est plus grand que le numérateur pour toute résistance positive. Donc U2U_2 reste entre 00 et EE. Un pont diviseur ne peut que diviser, jamais amplifier, et c'est ce que dit son nom. Obtenir davantage exige un composant actif, alimenté, ce qui est le rôle d'un amplificateur.

Exercice 5 : Deux capteurs

Une thermistance CTN est un composant dont la résistance diminue quand la température augmente. La courbe ci-dessous donne sa résistance en kilohms.

Une photorésistance, ou LDR, a une résistance de 1,0 MΩ1{,}0\ \mathrm{M\Omega} dans l'obscurité et de 1,0 kΩ1{,}0\ \mathrm{k\Omega} en plein jour.

10203040506051015202530temperature (degres C)R (kilohms)
  • a) Lisez sur la courbe la résistance de la CTN à 25 C25\ \mathrm{^\circ C} et à 50 C50\ \mathrm{^\circ C}.
  • b) Par quel facteur la résistance est-elle divisée entre ces deux températures ?
  • c) La courbe est-elle une droite ? Quelle conséquence cela a-t-il pour l'utilisateur du capteur ?
  • d) Par quel facteur la résistance de la photorésistance varie-t-elle entre l'obscurité et le plein jour ?
  • e) Qu'ont en commun ces deux capteurs, et pourquoi ne peut-on pas les brancher directement sur l'entrée d'un microcontrôleur qui, elle, mesure des tensions ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) 10 kΩ10\ \mathrm{k\Omega} et environ 3,6 kΩ3{,}6\ \mathrm{k\Omega}
  • b) Environ 2,8
  • c) Non : il faut un étalonnage
  • d) Un facteur 1000
  • e) Ils donnent une résistance ; un pont diviseur la convertit en tension

a) À 25 C25\ \mathrm{^\circ C} on lit 10 kΩ10\ \mathrm{k\Omega}, à 50 C50\ \mathrm{^\circ C} environ 3,6 kΩ3{,}6\ \mathrm{k\Omega}.

b) 103,6=2,8\dfrac{10}{3{,}6}=2{,}8. La résistance est donc divisée par presque trois pour vingt-cinq degrés d'écart, ce qui fait de la CTN un capteur très sensible.

c) Non, la courbe décroît de plus en plus lentement, elle n'est pas une droite. Conséquence directe : on ne peut pas écrire une simple relation de proportionnalité entre température et résistance. Il faut soit une courbe d'étalonnage, soit un calcul dans le programme du microcontrôleur. La sensibilité est d'ailleurs bien meilleure aux basses températures, là où la pente est forte, qu'aux hautes températures où la courbe s'aplatit.

d) 1,0×1061,0×103=1,0×103\dfrac{1{,}0\times 10^{6}}{1{,}0\times 10^{3}}=1{,}0\times 10^{3}, soit un facteur mille. C'est bien plus que pour la CTN, ce qui explique qu'un simple détecteur de jour ou de nuit soit très facile à réaliser.

e) Tous deux traduisent une grandeur physique, température ou éclairement, en une RÉSISTANCE. Or une entrée de microcontrôleur mesure une tension, pas une résistance : brancher directement le capteur ne donnerait rien, faute de courant imposé. C'est précisément le rôle du pont diviseur, qui convertit la variation de résistance en variation de tension exploitable. Le montage est le même quel que soit le capteur, et c'est ce qui rend l'électronique de mesure si universelle.

Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Un thermomètre électronique

On monte la CTN précédente en série avec une résistance fixe R=10,0 kΩR=10{,}0\ \mathrm{k\Omega}, l'ensemble étant alimenté sous E=5,00 VE=5{,}00\ \mathrm{V}. On mesure la tension UCTNU_{CTN} aux bornes de la thermistance.

Valeurs de la CTN : 27,9 kΩ27{,}9\ \mathrm{k\Omega} à 0 C0\ \mathrm{^\circ C}, 10,0 kΩ10{,}0\ \mathrm{k\Omega} à 25 C25\ \mathrm{^\circ C}, 3,59 kΩ3{,}59\ \mathrm{k\Omega} à 50 C50\ \mathrm{^\circ C}.

  • a) Calculez UCTNU_{CTN} aux trois températures.
  • b) La tension augmente-t-elle ou diminue-t-elle avec la température ? Expliquez sans calcul supplémentaire.
  • c) Calculez la variation moyenne de tension par degré entre 00 et 25 C25\ \mathrm{^\circ C}, puis entre 2525 et 50 C50\ \mathrm{^\circ C}.
  • d) Le convertisseur du microcontrôleur distingue des écarts de 5,0 mV5{,}0\ \mathrm{mV}. Quelle est la plus petite variation de température détectable dans chacune des deux plages ?
  • e) On remplace RR par 1,00 kΩ1{,}00\ \mathrm{k\Omega}. Recalculez UCTNU_{CTN} à 25 C25\ \mathrm{^\circ C} et dites si ce choix est meilleur.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 3,68 V3{,}68\ \mathrm{V} ; 2,50 V2{,}50\ \mathrm{V} ; 1,32 V1{,}32\ \mathrm{V}
  • b) Elle diminue
  • c) Environ 47 mV47\ \mathrm{mV} par degré dans les deux plages
  • d) Environ 0,11 C0{,}11\ \mathrm{^\circ C}
  • e) 4,55 V4{,}55\ \mathrm{V} : mauvais choix

a) Pont diviseur : UCTN=E×RCTNR+RCTNU_{CTN}=E\times \dfrac{R_{CTN}}{R+R_{CTN}}. À 0 C0\ \mathrm{^\circ C} : 5,00×27,937,9=3,68 V5{,}00\times \dfrac{27{,}9}{37{,}9}=3{,}68\ \mathrm{V}. À 25 C25\ \mathrm{^\circ C} : 5,00×10,020,0=2,50 V5{,}00\times \dfrac{10{,}0}{20{,}0}=2{,}50\ \mathrm{V}. À 50 C50\ \mathrm{^\circ C} : 5,00×3,5913,59=1,32 V5{,}00\times \dfrac{3{,}59}{13{,}59}=1{,}32\ \mathrm{V}.

b) Elle diminue. La résistance de la CTN diminue quand il fait plus chaud, donc sa part de la tension totale diminue aussi : dans un pont diviseur, chaque résistance reçoit une tension proportionnelle à sa valeur relative. Aucun calcul n'est nécessaire pour prévoir le sens, seulement la formule lue qualitativement.

c) Entre 00 et 25 C25\ \mathrm{^\circ C} : 3,682,5025=47 mV\dfrac{3{,}68-2{,}50}{25}=47\ \mathrm{mV} par degré. Entre 2525 et 50 C50\ \mathrm{^\circ C} : 2,501,3225=47 mV\dfrac{2{,}50-1{,}32}{25}=47\ \mathrm{mV} par degré. Les deux valeurs sont pratiquement identiques : le pont diviseur a en partie compensé la courbure de la CTN, ce qui est un effet remarquable et l'une des raisons du choix de R=10 kΩR=10\ \mathrm{k\Omega}.

d) 5,047=0,11 C\dfrac{5{,}0}{47}=0{,}11\ \mathrm{^\circ C} dans les deux plages. Le thermomètre a donc une résolution d'environ un dixième de degré, largement suffisante pour un usage domestique ou médical.

e) UCTN=5,00×10,011,0=4,55 VU_{CTN}=5{,}00\times \dfrac{10{,}0}{11{,}0}=4{,}55\ \mathrm{V}. Le choix est mauvais : la tension est déjà proche de EE, il ne reste presque plus de marge vers le haut, et la sensibilité s'effondre du côté des basses températures où la CTN devient très grande devant 1 kΩ1\ \mathrm{k\Omega}. La règle pratique est de choisir la résistance fixe du même ordre que celle du capteur au milieu de la plage utile, ce qui place le point de fonctionnement autour de E2\dfrac{E}{2}.

Exercice 7 : L'éclairage automatique

Un lampadaire doit s'allumer automatiquement à la tombée du jour. On monte une photorésistance en série avec une résistance fixe R=10,0 kΩR=10{,}0\ \mathrm{k\Omega} sous E=5,0 VE=5{,}0\ \mathrm{V}, et on mesure la tension UsU_s aux bornes de la photorésistance.

Photorésistance : 1,0 MΩ1{,}0\ \mathrm{M\Omega} dans l'obscurité, 50 kΩ50\ \mathrm{k\Omega} au crépuscule, 1,0 kΩ1{,}0\ \mathrm{k\Omega} en plein jour.

R = 10 kohmsLDRE = 5,0 VUs
  • a) Calculez UsU_s dans les trois situations.
  • b) Le circuit de commande allume la lampe lorsque UsU_s dépasse 2,5 V2{,}5\ \mathrm{V}. À quel moment la lampe s'allume-t-elle ?
  • c) Quelle valeur de résistance de la photorésistance correspond exactement au seuil ?
  • d) On veut que la lampe s'allume plus tôt, alors qu'il fait encore assez clair. Faut-il augmenter ou diminuer RR ? Justifiez.
  • e) Par temps couvert, la lampe s'allume et s'éteint sans arrêt. Expliquez le phénomène et proposez une correction.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 4,95 V4{,}95\ \mathrm{V} ; 4,17 V4{,}17\ \mathrm{V} ; 0,45 V0{,}45\ \mathrm{V}
  • b) Dès le crépuscule
  • c) RLDR=10,0 kΩR_{LDR}=10{,}0\ \mathrm{k\Omega}
  • d) Diminuer R
  • e) Fluctuations autour du seuil et lampe qui éclaire le capteur : ajouter une hystérésis

a) Us=E×RLDRR+RLDRU_s=E\times \dfrac{R_{LDR}}{R+R_{LDR}}. Obscurité : 5,0×10001010=4,95 V5{,}0\times \dfrac{1000}{1010}=4{,}95\ \mathrm{V}. Crépuscule : 5,0×5060=4,17 V5{,}0\times \dfrac{50}{60}=4{,}17\ \mathrm{V}. Plein jour : 5,0×1,011,0=0,45 V5{,}0\times \dfrac{1{,}0}{11{,}0}=0{,}45\ \mathrm{V}.

b) La lampe s'allume dès que Us>2,5 VU_s>2{,}5\ \mathrm{V}, donc dès le crépuscule, et elle reste allumée toute la nuit. En plein jour, 0,45 V0{,}45\ \mathrm{V} est très en dessous du seuil, elle reste éteinte.

c) Le seuil 2,5 V2{,}5\ \mathrm{V} est la moitié de 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V}, ce qui correspond à deux résistances égales : RLDR=R=10,0 kΩR_{LDR}=R=10{,}0\ \mathrm{k\Omega}. Le basculement a donc lieu quand l'éclairement fait passer la photorésistance par 10 kΩ10\ \mathrm{k\Omega}, une valeur intermédiaire entre le jour et le crépuscule.

d) S'allumer plus tôt signifie basculer alors que la photorésistance est encore assez faible, donc abaisser le seuil en résistance. Comme le basculement se produit pour RLDR=RR_{LDR}=R, il faut DIMINUER RR, par exemple à 4,7 kΩ4{,}7\ \mathrm{k\Omega}. Le réglage du seuil se fait donc entièrement par la résistance fixe, et c'est pourquoi on la remplace en pratique par un potentiomètre.

e) Quand l'éclairement est tout juste au seuil, la moindre fluctuation, un nuage, un phare de voiture, fait passer UsU_s de part et d'autre de 2,5 V2{,}5\ \mathrm{V} : la lampe bascule sans cesse. Pis, la lampe elle-même éclaire la photorésistance et fait rebasculer le circuit, ce qui crée une oscillation entretenue. La correction consiste à introduire un écart entre le seuil d'allumage et le seuil d'extinction, ce qu'on appelle une hystérésis, et à placer la photorésistance de façon qu'elle ne reçoive pas la lumière du lampadaire.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.

  • a) « Dans un circuit série, le courant s'use : il est plus faible après la lampe qu'avant. »
  • b) « Ajouter une résistance en dérivation augmente la résistance totale du circuit. »
  • c) « Tout dipôle vérifie la loi d'Ohm, c'est une loi générale. »
  • d) « Dans un pont diviseur, si R2R_2 est très grande devant R1R_1, alors U2U_2 dépasse EE. »
  • e) « Une thermistance CTN mesure directement une température, il suffit de la brancher. »

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) L'intensité est la même partout en série
  • b) Elle diminue : 66,7 Ω66{,}7\ \Omega
  • c) La loi d'Ohm ne vaut que pour les conducteurs ohmiques
  • d) U2U_2 reste entre 00 et EE
  • e) Une CTN donne une résistance : montage et étalonnage nécessaires

a) Faux : l'intensité est la MÊME en tout point d'un circuit série. Ce qui se consomme, c'est l'énergie, pas le courant : les charges ressortent en même nombre mais avec moins d'énergie, ce que traduit la chute de tension. Énoncé correct : l'intensité est identique avant et après la lampe.

b) Faux : une branche supplémentaire offre un chemin de plus au courant, donc l'intensité totale augmente et la résistance équivalente DIMINUE. Avec 100 Ω100\ \Omega et 200 Ω200\ \Omega en dérivation, l'équivalent vaut 66,7 Ω66{,}7\ \Omega, moins que chacune. Énoncé correct : en dérivation, la résistance équivalente est inférieure à la plus petite des résistances.

c) Faux : la loi d'Ohm ne s'applique qu'aux conducteurs ohmiques, dont la caractéristique est une droite passant par l'origine. Une lampe, une diode ou une pile n'y obéissent pas. Énoncé correct : la loi d'Ohm caractérise une famille de dipôles, elle n'est pas universelle.

d) Faux : le rapport R2R1+R2\dfrac{R_2}{R_1+R_2} reste toujours inférieur à 11, quelle que soit la taille de R2R_2. Quand R2R_2 devient très grande, U2U_2 tend vers EE sans jamais l'atteindre. Énoncé correct : U2U_2 est toujours comprise entre 00 et EE.

e) Faux : elle ne fournit qu'une résistance, qui plus est de façon non linéaire. Il faut un pont diviseur pour la convertir en tension, puis un étalonnage ou un calcul pour remonter à la température. Énoncé correct : une CTN transforme la température en résistance, et un montage est nécessaire pour en tirer une mesure.

Exercice 9 : La guirlande de Noël

Une guirlande comporte 2020 ampoules identiques montées en SÉRIE et alimentée sous E=24,0 VE=24{,}0\ \mathrm{V}. Chaque ampoule se comporte comme un conducteur ohmique de résistance 30,0 Ω30{,}0\ \Omega.

Un second modèle utilise les mêmes ampoules montées en DÉRIVATION sous 1,20 V1{,}20\ \mathrm{V}.

  • a) Pour la guirlande série, calculez la résistance équivalente, l'intensité, puis la tension aux bornes d'une ampoule.
  • b) Calculez la puissance consommée par une ampoule, puis par la guirlande entière.
  • c) Pour la guirlande en dérivation, calculez l'intensité dans une ampoule et l'intensité totale. Comparez la puissance totale à celle du montage série.
  • d) Une ampoule grille et son filament se coupe. Que se passe-t-il dans chaque montage ?
  • e) Sur la guirlande série, on remplace une ampoule par une autre de 60 Ω60\ \Omega. Que devient l'éclat des dix-neuf autres ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 600 Ω600\ \Omega ; 40,0 mA40{,}0\ \mathrm{mA} ; 1,20 V1{,}20\ \mathrm{V}
  • b) 48,0 mW48{,}0\ \mathrm{mW} ; 0,960 W0{,}960\ \mathrm{W}
  • c) 40,0 mA40{,}0\ \mathrm{mA} par ampoule, 800 mA800\ \mathrm{mA} en tout ; même puissance
  • d) Série : tout s'éteint ; dérivation : les autres restent allumées
  • e) 38,1 mA38{,}1\ \mathrm{mA}, 1,14 V1{,}14\ \mathrm{V} : les autres brillent un peu moins

a) Req=20×30,0=600 ΩR_{eq}=20\times 30{,}0=600\ \Omega. Intensité : I=24,0600=4,00×102 A=40,0 mAI=\dfrac{24{,}0}{600}=4{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{A}=40{,}0\ \mathrm{mA}. Tension par ampoule : U=30,0×0,0400=1,20 VU=30{,}0\times 0{,}0400=1{,}20\ \mathrm{V}, ce qu'on retrouve aussi en divisant 24,024{,}0 par 2020.

b) P=UI=1,20×0,0400=4,80×102 WP=U\,I=1{,}20\times 0{,}0400=4{,}80\times 10^{-2}\ \mathrm{W}, soit 48,0 mW48{,}0\ \mathrm{mW} par ampoule. Pour la guirlande : 20×48,0=0,960 W20\times 48{,}0=0{,}960\ \mathrm{W}, ce que confirme le calcul direct P=EI=24,0×0,0400=0,960 WP=E\,I=24{,}0\times 0{,}0400=0{,}960\ \mathrm{W}.

c) Chaque ampoule est sous 1,20 V1{,}20\ \mathrm{V}, donc I=1,2030,0=40,0 mAI=\dfrac{1{,}20}{30{,}0}=40{,}0\ \mathrm{mA}, exactement comme avant, et l'intensité totale vaut 20×40,0=800 mA20\times 40{,}0=800\ \mathrm{mA}. Puissance totale : 1,20×0,800=0,960 W1{,}20\times 0{,}800=0{,}960\ \mathrm{W}, identique. C'est logique : chaque ampoule est dans le même état électrique dans les deux montages, seule l'organisation change.

d) En série, le circuit est ouvert : plus aucun courant ne passe et TOUTES les ampoules s'éteignent, ce qui est le défaut bien connu des vieilles guirlandes. En dérivation, les autres branches sont intactes, les dix-neuf ampoules restantes continuent de briller normalement, seule celle qui a grillé reste noire.

e) La résistance totale passe à 19×30+60=630 Ω19\times 30+60=630\ \Omega, donc l'intensité tombe à 24,0630=38,1 mA\dfrac{24{,}0}{630}=38{,}1\ \mathrm{mA}. Les dix-neuf ampoules normales reçoivent alors 30×0,0381=1,14 V30\times 0{,}0381=1{,}14\ \mathrm{V} au lieu de 1,201{,}20, elles brillent donc un peu moins. La nouvelle, elle, reçoit 2,29 V2{,}29\ \mathrm{V} et brille davantage. Dans un montage série, changer un seul composant modifie l'état de tous les autres, et c'est précisément ce qui rend ce montage fragile.

Exercice 10 : Le câble de recharge

Un chargeur délivre 5,00 V5{,}00\ \mathrm{V} et le téléphone appelle un courant de 2,00 A2{,}00\ \mathrm{A}. Le câble a une résistance de 0,10 Ω0{,}10\ \Omega par mètre, aller et retour compris.

On compare un câble court de 1,0 m1{,}0\ \mathrm{m} et un câble long de 3,0 m3{,}0\ \mathrm{m}.

  • a) Calculez la chute de tension dans chaque câble et la tension réellement reçue par le téléphone.
  • b) Calculez la puissance perdue en chaleur dans chaque câble.
  • c) Calculez la puissance utile reçue par le téléphone dans les deux cas, puis le rendement du transport.
  • d) Certains câbles bon marché ont des conducteurs deux fois plus fins, ce qui double leur résistance par mètre. Reprenez le cas du câble de 3,0 m3{,}0\ \mathrm{m}.
  • e) Pourquoi les chargeurs rapides modernes élèvent-ils la tension à 9 V9\ \mathrm{V} ou 20 V20\ \mathrm{V} au lieu d'augmenter le courant ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 4,80 V4{,}80\ \mathrm{V} et 4,40 V4{,}40\ \mathrm{V}
  • b) 0,40 W0{,}40\ \mathrm{W} et 1,20 W1{,}20\ \mathrm{W}
  • c) 9,609{,}60 et 8,80 W8{,}80\ \mathrm{W} ; rendements 96 %96\ \% et 88 %88\ \%
  • d) 3,80 V3{,}80\ \mathrm{V} ; 2,40 W2{,}40\ \mathrm{W} perdus ; rendement 76 %76\ \%
  • e) Les pertes RI2RI^{2} dépendent du carré de l'intensité

a) Câble de 1,0 m1{,}0\ \mathrm{m} : R=0,10 ΩR=0{,}10\ \Omega, chute U=RI=0,10×2,00=0,20 VU=R\,I=0{,}10\times 2{,}00=0{,}20\ \mathrm{V}, le téléphone reçoit 5,000,20=4,80 V5{,}00-0{,}20=4{,}80\ \mathrm{V}. Câble de 3,0 m3{,}0\ \mathrm{m} : R=0,30 ΩR=0{,}30\ \Omega, chute 0,60 V0{,}60\ \mathrm{V}, le téléphone reçoit 4,40 V4{,}40\ \mathrm{V}.

b) P=RI2P=R\,I^{2}. Court : 0,10×2,002=0,40 W0{,}10\times 2{,}00^{2}=0{,}40\ \mathrm{W}. Long : 0,30×4,00=1,20 W0{,}30\times 4{,}00=1{,}20\ \mathrm{W}. Cette puissance ne sert à rien, elle chauffe le câble, ce qui explique qu'un câble de mauvaise qualité devienne tiède en charge rapide.

c) Puissance utile : P=UIP=U\,I, donc 4,80×2,00=9,60 W4{,}80\times 2{,}00=9{,}60\ \mathrm{W} pour le câble court et 4,40×2,00=8,80 W4{,}40\times 2{,}00=8{,}80\ \mathrm{W} pour le long. La puissance fournie par le chargeur vaut 5,00×2,00=10,0 W5{,}00\times 2{,}00=10{,}0\ \mathrm{W} dans les deux cas. Rendements : 96 %96\ \% et 88 %88\ \%. Le câble long fait donc perdre près d'un dixième de la charge, et allonge d'autant la durée de recharge.

d) R=0,60 ΩR=0{,}60\ \Omega, chute 1,20 V1{,}20\ \mathrm{V}, tension reçue 3,80 V3{,}80\ \mathrm{V}, puissance perdue 2,40 W2{,}40\ \mathrm{W} et rendement 76 %76\ \%. Pire, sous 3,8 V3{,}8\ \mathrm{V} beaucoup de téléphones refusent la charge rapide et basculent en charge lente, ce qui double encore le temps ressenti.

e) Parce que les pertes valent RI2R\,I^{2} : elles dépendent du carré de l'INTENSITÉ, pas de la tension. Pour transporter les mêmes 20 W20\ \mathrm{W}, il faut 4,0 A4{,}0\ \mathrm{A} sous 5 V5\ \mathrm{V} mais seulement 1,0 A1{,}0\ \mathrm{A} sous 20 V20\ \mathrm{V} : les pertes sont alors divisées par 1616. C'est exactement le raisonnement qui fait transporter l'électricité sur de longues distances sous très haute tension, jusqu'à 735 kV735\ \mathrm{kV} sur certaines lignes, et le principe est le même à l'échelle d'un câble de téléphone.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Puissance et énergie électrique

L'énergie électrique consommée par un appareil de puissance PP pendant une durée Δt\Delta t vaut E=P×ΔtE=P\times\Delta t. Avec PP en watts et Δt\Delta t en secondes, EE est en joules ; avec PP en kilowatts et Δt\Delta t en heures, EE est en kilowattheures.

On rappelle que 1 kWh=3,6×106 J1\ \mathrm{kWh}=3{,}6\times 10^{6}\ \mathrm{J}.

  • a) Une bouilloire de 2000 W2000\ \mathrm{W} fonctionne pendant 3,0 min3{,}0\ \mathrm{min}. Calculez l'énergie consommée en joules, puis en kilowattheures.
  • b) Un téléviseur de 100 W100\ \mathrm{W} est allumé 4,0 h4{,}0\ \mathrm{h} par jour. Calculez l'énergie consommée en un jour, puis en une année de 365365 jours, en kilowattheures.
  • c) Éteint mais en veille, ce téléviseur consomme 2,0 W2{,}0\ \mathrm{W} pendant les 20 h20\ \mathrm{h} restantes de chaque jour. Calculez l'énergie de veille consommée en un an.
  • d) À combien d'utilisations de la bouilloire de la question a) cette énergie de veille correspond-elle ?
  • e) Une lampe à DEL de 8,0 W8{,}0\ \mathrm{W} éclaire autant qu'une lampe à incandescence de 60 W60\ \mathrm{W}. Calculez l'énergie économisée sur 1000 h1000\ \mathrm{h} d'éclairage.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 3,6×105 J=0,10 kWh3{,}6\times 10^{5}\ \mathrm{J}=0{,}10\ \mathrm{kWh}
  • b) 0,40 kWh0{,}40\ \mathrm{kWh} par jour ; 146 kWh146\ \mathrm{kWh} par an
  • c) 14,6 kWh14{,}6\ \mathrm{kWh} par an
  • d) 146 utilisations de la bouilloire
  • e) 52 kWh52\ \mathrm{kWh} économisés

a) Δt=3,0×60=180 s\Delta t=3{,}0\times 60=180\ \mathrm{s}, donc E=2000×180=3,6×105 JE=2000\times 180=3{,}6\times 10^{5}\ \mathrm{J}. En kilowattheures : 3,6×1053,6×106=0,10 kWh\dfrac{3{,}6\times 10^{5}}{3{,}6\times 10^{6}}=0{,}10\ \mathrm{kWh}, ce que l'on retrouve directement par 2,0 kW×0,050 h2{,}0\ \mathrm{kW}\times 0{,}050\ \mathrm{h}.

b) E=0,100 kW×4,0 h=0,40 kWhE=0{,}100\ \mathrm{kW}\times 4{,}0\ \mathrm{h}=0{,}40\ \mathrm{kWh} par jour, soit 0,40×365=146 kWh0{,}40\times 365=146\ \mathrm{kWh} par an. Le piège est de multiplier des watts par des heures et d'écrire le résultat en kilowattheures : il faut d'abord convertir 100 W100\ \mathrm{W} en 0,100 kW0{,}100\ \mathrm{kW}.

c) E=0,0020 kW×20 h×36514,6 kWhE=0{,}0020\ \mathrm{kW}\times 20\ \mathrm{h}\times 365\approx 14{,}6\ \mathrm{kWh} par an.

d) 14,60,10=146\dfrac{14{,}6}{0{,}10}=146 utilisations : la veille d'un seul appareil consomme en un an autant que près de cent cinquante bouilloires. Une petite puissance multipliée par une très longue durée finit par peser.

e) Lampe à incandescence : 0,060×1000=60 kWh0{,}060\times 1000=60\ \mathrm{kWh}. Lampe à DEL : 0,0080×1000=8,0 kWh0{,}0080\times 1000=8{,}0\ \mathrm{kWh}. Économie : 52 kWh52\ \mathrm{kWh}, soit plus de 85 %85\ \% de l'énergie. L'essentiel de l'énergie d'une lampe à incandescence part en chaleur, pas en lumière.

Méthode à retenir : on choisit un couple d'unités cohérent, watts et secondes pour des joules, kilowatts et heures pour des kilowattheures, et l'on ne mélange jamais les deux.

Exercice 12 : Mesurer une tension et une intensité

On étudie un circuit formé d'une pile de 4,5 V4{,}5\ \mathrm{V} et d'une lampe, parcouru par un courant d'environ 150 mA150\ \mathrm{mA}. On dispose d'un multimètre.

Calibres en voltmètre : 200 mV200\ \mathrm{mV}, 2 V2\ \mathrm{V}, 20 V20\ \mathrm{V}, 200 V200\ \mathrm{V}. Calibres en ampèremètre : 2 mA2\ \mathrm{mA}, 20 mA20\ \mathrm{mA}, 200 mA200\ \mathrm{mA}, 10 A10\ \mathrm{A}. Sur un calibre trop petit, l'écran affiche « 1 » à gauche, signe de dépassement.

  • a) Comment branche-t-on un ampèremètre dans le circuit ? Et un voltmètre ?
  • b) Quel calibre choisir pour mesurer la tension aux bornes de la pile ?
  • c) Quel calibre choisir pour mesurer l'intensité ? Qu'afficherait l'appareil sur le calibre 20 mA20\ \mathrm{mA} ?
  • d) Sur le calibre 20 V20\ \mathrm{V}, le voltmètre affiche 4,374{,}37 ; sur le calibre 200 V200\ \mathrm{V}, il affiche 4,44{,}4. Pourquoi préfère-t-on le premier calibre ?
  • e) La notice indique une précision de ±(0,5 %+1 digit)\pm(0{,}5\ \%+1\ \mathrm{digit}), un digit valant ici 0,01 V0{,}01\ \mathrm{V}. Calculez l'incertitude sur la mesure 4,37 V4{,}37\ \mathrm{V}. Que signifierait l'affichage 4,37-4{,}37 ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Ampèremètre en série, voltmètre en dérivation
  • b) Calibre 20 V
  • c) Calibre 200 mA ; sur 20 mA, affichage « 1 »
  • d) Un chiffre de plus : plus précis
  • e) U=4,37±0,03 VU=4{,}37\pm 0{,}03\ \mathrm{V} ; affichage négatif : bornes inversées

a) L'ampèremètre se branche en SÉRIE : le courant doit le traverser. Le voltmètre se branche en DÉRIVATION, aux bornes du dipôle étudié. Brancher un ampèremètre en dérivation aux bornes de la pile le mettrait en court-circuit.

b) Le plus petit calibre supérieur à la valeur attendue : 4,5 V4{,}5\ \mathrm{V} dépasse 2 V2\ \mathrm{V} mais reste sous 20 V20\ \mathrm{V}, on prend donc le calibre 20 V20\ \mathrm{V}.

c) 150 mA150\ \mathrm{mA} se mesure sur le calibre 200 mA200\ \mathrm{mA}. Sur le calibre 20 mA20\ \mathrm{mA}, la valeur dépasse le calibre : l'écran afficherait « 1 », sans valeur exploitable. En cas de doute, on commence par le plus grand calibre et l'on descend.

d) Le calibre 20 V20\ \mathrm{V} donne un chiffre significatif de plus : 4,374{,}37 au lieu de 4,44{,}4. Le plus petit calibre adapté est aussi le plus précis.

e) 0,5 %0{,}5\ \% de 4,374{,}37 vaut environ 0,022 V0{,}022\ \mathrm{V}, et l'on ajoute un digit, 0,01 V0{,}01\ \mathrm{V} : l'incertitude vaut environ 0,03 V0{,}03\ \mathrm{V}, et l'on écrit U=4,37±0,03 VU=4{,}37\pm 0{,}03\ \mathrm{V}. Un affichage négatif signifie que les bornes du voltmètre sont inversées : la borne COM est reliée à la borne positive de la pile.

Méthode à retenir : ampèremètre en série, voltmètre en dérivation, et toujours le plus petit calibre qui contient la valeur.

Exercice 13 : La diode électroluminescente, un dipôle non ohmique

Une diode électroluminescente, ou DEL, rouge ne laisse passer le courant que dans un sens, appelé sens passant, et seulement si la tension à ses bornes atteint sa tension de seuil Us=1,8 VU_s=1{,}8\ \mathrm{V}. Au-delà, sa tension reste pratiquement égale à 1,8 V1{,}8\ \mathrm{V} quelle que soit l'intensité.

L'intensité qui la traverse ne doit pas dépasser 30 mA30\ \mathrm{mA}. On l'alimente avec un générateur de 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V}.

  • a) On branche la DEL seule, en sens BLOQUANT, aux bornes du générateur. Quelle intensité la traverse ? Quelle est la tension à ses bornes ?
  • b) On la branche en sens passant, en série avec une résistance R=150 ΩR=150\ \Omega. Calculez la tension aux bornes de la résistance, puis l'intensité du courant.
  • c) La DEL fonctionne-t-elle sans risque ?
  • d) Que se passerait-il si l'on branchait la DEL en sens passant directement aux bornes du générateur, sans résistance ?
  • e) Quelle est la plus petite résistance de protection utilisable ? La DEL est-elle un conducteur ohmique ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) I=0I=0 ; tension 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V}
  • b) UR=3,2 VU_R=3{,}2\ \mathrm{V} ; I21 mAI\approx 21\ \mathrm{mA}
  • c) Oui : 21 mA < 30 mA
  • d) Courant non limité : DEL détruite
  • e) R107 ΩR\ge 107\ \Omega ; la DEL n'est pas un conducteur ohmique

a) En sens bloquant, aucun courant ne passe : I=0I=0. La diode reçoit toute la tension du générateur, 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V}, puisqu'elle est seule dans la maille.

b) Loi des mailles : E=Us+URE=U_s+U_R, donc UR=5,01,8=3,2 VU_R=5{,}0-1{,}8=3{,}2\ \mathrm{V}. Loi d'Ohm pour la résistance : I=URR=3,21502,1×102 AI=\dfrac{U_R}{R}=\dfrac{3{,}2}{150}\approx 2{,}1\times 10^{-2}\ \mathrm{A}, soit 21 mA21\ \mathrm{mA}. On applique la loi d'Ohm à la RÉSISTANCE, pas à la diode, qui ne la suit pas.

c) Oui : 21 mA<30 mA21\ \mathrm{mA}<30\ \mathrm{mA}.

d) Rien ne limiterait le courant : la tension de la diode ne peut pas monter à 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V}, l'intensité deviendrait très grande et la DEL serait détruite en un instant. C'est le rôle de la résistance de protection.

e) Il faut I30 mAI\le 30\ \mathrm{mA}, donc R3,20,030107 ΩR\ge\dfrac{3{,}2}{0{,}030}\approx 107\ \Omega. La DEL n'est pas un conducteur ohmique : sa caractéristique n'est pas une droite passant par l'origine, puisqu'elle ne conduit rien sous 1,8 V1{,}8\ \mathrm{V} puis garde une tension presque constante.

Le fil de l'exercice : pour un dipôle non ohmique, on utilise ses propriétés propres, ici sa tension de seuil, et la loi d'Ohm seulement pour les conducteurs ohmiques du circuit.

Exercice 14 : Problème : un capteur de pression relié à un microcontrôleur

Un capteur de pression délivre une tension U=0,020×P+0,50U=0{,}020\times P+0{,}50, avec UU en volts et PP en kilopascals. Cette tension est lue par un microcontrôleur dont le convertisseur analogique-numérique transforme une tension de 00 à 5,00 V5{,}00\ \mathrm{V} en un nombre entier NN de 00 à 10231023, par pas égaux de q=5,001024 Vq=\dfrac{5{,}00}{1024}\ \mathrm{V}.

  • a) Calculez le pas qq du convertisseur, en millivolts.
  • b) Le microcontrôleur lit N=614N=614. Calculez la tension correspondante.
  • c) Déduisez-en la pression mesurée.
  • d) Quelle est la plus petite variation de pression que ce montage peut distinguer ?
  • e) On veut contrôler un pneu de vélo gonflé à 250 kPa250\ \mathrm{kPa}. Est-ce possible avec ce montage ? Quelle est la pression maximale mesurable ?

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Réponses

  • a) q4,88 mVq\approx 4{,}88\ \mathrm{mV}
  • b) U3,00 VU\approx 3{,}00\ \mathrm{V}
  • c) P125 kPaP\approx 125\ \mathrm{kPa}
  • d) Environ 0,24 kPa0{,}24\ \mathrm{kPa}
  • e) Non : il faudrait 5,50 V5{,}50\ \mathrm{V} ; maximum 225 kPa225\ \mathrm{kPa}

a) q=5,0010244,88×103 Vq=\dfrac{5{,}00}{1024}\approx 4{,}88\times 10^{-3}\ \mathrm{V}, soit 4,88 mV4{,}88\ \mathrm{mV}.

b) U=N×q=614×4,88×1033,00 VU=N\times q=614\times 4{,}88\times 10^{-3}\approx 3{,}00\ \mathrm{V}.

c) On isole PP : P=U0,500,020=3,000,500,020125 kPaP=\dfrac{U-0{,}50}{0{,}020}=\dfrac{3{,}00-0{,}50}{0{,}020}\approx 125\ \mathrm{kPa}. L'erreur fréquente est d'oublier de retrancher 0,50 V0{,}50\ \mathrm{V} : la relation est affine, pas proportionnelle.

d) Une variation de tension de qq correspond à une variation de pression q0,020=4,88×1030,0200,24 kPa\dfrac{q}{0{,}020}=\dfrac{4{,}88\times 10^{-3}}{0{,}020}\approx 0{,}24\ \mathrm{kPa} : c'est la résolution du montage.

e) À 250 kPa250\ \mathrm{kPa}, le capteur délivrerait 0,020×250+0,50=5,50 V0{,}020\times 250+0{,}50=5{,}50\ \mathrm{V}, au-delà des 5,00 V5{,}00\ \mathrm{V} que le convertisseur peut lire : la mesure est impossible, le nombre resterait bloqué à 10231023. La pression maximale mesurable vaut 5,000,500,020=225 kPa\dfrac{5{,}00-0{,}50}{0{,}020}=225\ \mathrm{kPa}.

Le fil du problème : une chaîne de mesure convertit une pression en tension, puis la tension en nombre ; on remonte la chaîne en sens inverse, sans oublier ses limites.

Exercice 15 : Problème : l'autonomie d'un téléphone

La batterie d'un téléphone porte l'indication 4000 mAh4000\ \mathrm{mAh} sous 3,85 V3{,}85\ \mathrm{V}. La capacité indique la charge électrique stockée : Q=I×ΔtQ=I\times\Delta t, et l'énergie stockée vaut E=U×QE=U\times Q.

En usage courant, le téléphone consomme en moyenne une puissance de 0,80 W0{,}80\ \mathrm{W}. Il se recharge avec un chargeur de 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V} et 2,0 A2{,}0\ \mathrm{A}, dont seulement 80 %80\ \% de la puissance est effectivement stockée dans la batterie.

  • a) Exprimez la charge stockée en coulombs, sachant que 1 mAh1\ \mathrm{mAh} correspond à 1 mA1\ \mathrm{mA} pendant une heure.
  • b) Calculez l'énergie stockée en wattheures, puis en joules.
  • c) Calculez l'autonomie du téléphone en usage courant.
  • d) Calculez la puissance effectivement stockée pendant la recharge, puis la durée d'une recharge complète.
  • e) Que devient la puissance non stockée pendant la recharge ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Q=1,44×104 CQ=1{,}44\times 10^{4}\ \mathrm{C}
  • b) 15,4 Wh5,54×104 J15{,}4\ \mathrm{Wh}\approx 5{,}54\times 10^{4}\ \mathrm{J}
  • c) Environ 19 h19\ \mathrm{h}
  • d) 8,0 W8{,}0\ \mathrm{W} stockés ; environ 1,9 h1{,}9\ \mathrm{h}
  • e) Transformée en chaleur

a) Q=4000 mA×1 h=4,000 A×3600 s=1,44×104 CQ=4000\ \mathrm{mA}\times 1\ \mathrm{h}=4{,}000\ \mathrm{A}\times 3600\ \mathrm{s}=1{,}44\times 10^{4}\ \mathrm{C}. Le « mAh » n'est pas une énergie, c'est une charge.

b) E=U×Q=3,85 V×4,000 Ah=15,4 WhE=U\times Q=3{,}85\ \mathrm{V}\times 4{,}000\ \mathrm{Ah}=15{,}4\ \mathrm{Wh}, soit 15,4×36005,54×104 J15{,}4\times 3600\approx 5{,}54\times 10^{4}\ \mathrm{J}. On retrouve le même résultat par 3,85×1,44×1043{,}85\times 1{,}44\times 10^{4}.

c) Δt=EP=15,4 Wh0,80 W19 h\Delta t=\dfrac{E}{P}=\dfrac{15{,}4\ \mathrm{Wh}}{0{,}80\ \mathrm{W}}\approx 19\ \mathrm{h}.

d) Le chargeur fournit 5,0×2,0=10 W5{,}0\times 2{,}0=10\ \mathrm{W}, dont 80 %80\ \% sont stockés : 8,0 W8{,}0\ \mathrm{W}. Durée : 15,48,01,9 h\dfrac{15{,}4}{8{,}0}\approx 1{,}9\ \mathrm{h}, soit un peu moins de deux heures pour une recharge complète.

e) Les 2,0 W2{,}0\ \mathrm{W} restants sont transformés en chaleur, dans le chargeur, le câble et la batterie : c'est pourquoi un téléphone tiédit pendant la charge.

Le fil du problème : la capacité en milliampèreheures est une charge, l'énergie s'obtient en multipliant par la tension, et une durée se calcule en divisant une énergie par une puissance.

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