Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : ondes et signaux (Seconde)

Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur les ondes et les signaux, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le fil du chapitre : à chaque étape d'un signal, une grandeur change et une autre reste. La fréquence d'un son est imposée par la source et ne change jamais en passant de l'air à l'eau ; c'est la célérité qui change, et donc la longueur d'onde. De même, une lumière qui entre dans le verre ne change pas de couleur, elle change de direction.

L'exercice 9 sur le niveau sonore est celui qui surprend le plus : doubler la puissance sonore n'ajoute que trois décibels, et c'est pourquoi baisser le volume d'une enceinte de moitié ne fait presque aucune différence à l'oreille, alors que la durée d'exposition tolérable, elle, est divisée par deux.

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Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Seconde
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (4 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Mouvement et vitesseSixième
  2. 2Lumière, ombres et système solaireSixième
  3. 3Mouvement, vitesse et lumièreQuatrième
  4. 4Lumière, couleurs et spectresTroisième

Rappel de cours

  • Un signal sonore est une onde mécanique : il a besoin d'un milieu matériel et ne se propage pas dans le vide. Célérité dans l'air : 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.
  • Période TT en secondes et fréquence ff en hertz : f=1Tf=\dfrac{1}{T}. La fréquence est fixée par la SOURCE et ne change pas en changeant de milieu.
  • Niveau sonore : LL en décibels. Doubler l'intensité sonore ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB}, la multiplier par dix ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB}.
  • Réfraction, deuxième loi de Descartes : n1sini1=n2sini2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2, les angles étant mesurés par rapport à la NORMALE. Indice de l'air : n=1,00n=1{,}00.
  • Lentille convergente de distance focale ff' : un objet à l'infini donne son image dans le plan focal. Un rayon passant par le centre optique n'est pas dévié.
  • Loi d'Ohm : U=RIU=R\,I, avec UU en volts, II en ampères et RR en ohms. La caractéristique d'un conducteur ohmique est une droite passant par l'origine.
  • Pont diviseur de tension avec deux résistances en série : U1=U×R1R1+R2U_1=U\times\dfrac{R_1}{R_1+R_2}.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Période et fréquence d'un signal sonore

Un microphone relié à un oscilloscope enregistre le son émis par un diapason. Le signal obtenu est périodique.

Sur l'oscillogramme, une division horizontale représente 1,0 ms1{,}0\ \mathrm{ms}. On observe que 44 motifs complets occupent 9,09{,}0 divisions.

123456789-2-1.5-1-0.50.511.52t (divisions)u (V)
  • a) Déterminez la période du signal, en millisecondes puis en secondes.
  • b) Calculez sa fréquence. À quelle note correspond-elle approximativement, sachant que le la du diapason vaut 440 Hz440\ \mathrm{Hz} ?
  • c) Calculez la longueur d'onde de ce son dans l'air, où il se propage à 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.
  • d) Le même son passe dans l'eau, où la célérité vaut 1500 m/s1500\ \mathrm{m/s}. Quelles grandeurs changent, lesquelles ne changent pas ? Calculez la nouvelle longueur d'onde.
  • e) On frappe le diapason plus fort. Qu'est-ce qui change sur l'oscillogramme, et qu'est-ce qui ne change pas ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) T=2,25 ms=2,25×103 sT=2{,}25\ \mathrm{ms}=2{,}25\times 10^{-3}\ \mathrm{s}
  • b) f444 Hzf\approx 444\ \mathrm{Hz} : un la
  • c) λ0,766 m\lambda\approx 0{,}766\ \mathrm{m}
  • d) Fréquence inchangée, célérité et longueur d'onde changent : λ3,38 m\lambda\approx 3{,}38\ \mathrm{m}
  • e) L'amplitude augmente ; période et fréquence inchangées

a) 44 motifs occupent 9,09{,}0 divisions, donc un motif en occupe 9,04=2,25\dfrac{9{,}0}{4}=2{,}25. Comme une division vaut 1,0 ms1{,}0\ \mathrm{ms}, la période vaut T=2,25 ms=2,25×103 sT=2{,}25\ \mathrm{ms}=2{,}25\times 10^{-3}\ \mathrm{s}. Mesurer plusieurs motifs d'un coup puis diviser est la bonne méthode : l'erreur de lecture aux extrémités est répartie sur quatre périodes au lieu d'une.

b) f=1T=12,25×103=444 Hzf=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{2{,}25\times 10^{-3}}=444\ \mathrm{Hz}. C'est donc pratiquement un la, à moins de 1 %1\ \% du la de référence à 440 Hz440\ \mathrm{Hz}. La période doit impérativement être en secondes avant l'inversion, sinon on obtient 0,44 Hz0{,}44\ \mathrm{Hz}, une valeur mille fois trop petite et parfaitement inaudible.

c) λ=vf=340444=0,766 m\lambda=\dfrac{v}{f}=\dfrac{340}{444}=0{,}766\ \mathrm{m}, soit environ 77 cm77\ \mathrm{cm}. Autre chemin, plus parlant : la longueur d'onde est la distance parcourue par le son pendant une période, soit 340×2,25×103=0,765 m340\times 2{,}25\times 10^{-3}=0{,}765\ \mathrm{m}. Les deux calculs sont le même calcul.

d) La FRÉQUENCE ne change pas : elle est imposée par la source, c'est-à-dire par le diapason qui vibre 444444 fois par seconde, quel que soit le milieu qui reçoit ces vibrations. La CÉLÉRITÉ change, car elle ne dépend que du milieu. Donc la longueur d'onde change aussi : λ=1500444=3,38 m\lambda=\dfrac{1500}{444}=3{,}38\ \mathrm{m}. Le son garde la même hauteur perçue sous l'eau, mais son motif spatial s'étire d'un facteur 4,44{,}4.

e) L'AMPLITUDE du signal augmente : les crêtes montent plus haut sur l'écran. La période et donc la fréquence ne changent pas, le motif reste large de 2,252{,}25 divisions. À l'oreille, le son est plus fort mais pas plus aigu. Amplitude et fréquence sont deux caractéristiques indépendantes du signal, et les confondre est l'erreur la plus fréquente sur les oscillogrammes.

Exercice 2 : Niveau sonore et échelle des décibels

Le niveau sonore LL se mesure en décibels. L'échelle n'est pas proportionnelle à l'intensité sonore : multiplier l'intensité par 22 ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB}, la multiplier par 1010 ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB}.

Repères : conversation à voix normale 60 dB60\ \mathrm{dB}, circulation dense 80 dB80\ \mathrm{dB}, concert amplifié 105 dB105\ \mathrm{dB}, seuil de douleur 120 dB120\ \mathrm{dB}.

  • a) Une enceinte seule produit 85 dB85\ \mathrm{dB}. Quel niveau produisent deux enceintes identiques côte à côte ?
  • b) Et dix enceintes identiques ?
  • c) Combien de fois l'intensité sonore d'un concert à 105 dB105\ \mathrm{dB} est-elle supérieure à celle d'une conversation à 60 dB60\ \mathrm{dB} ? Décomposez l'écart en multiples de 10 dB10\ \mathrm{dB} et de 3 dB3\ \mathrm{dB}.
  • d) Un élève écrit : « deux enceintes, ça fait 170 dB170\ \mathrm{dB}, plus que le seuil de douleur ». Expliquez pourquoi c'est absurde, en une phrase de physique et une phrase de bon sens.
  • e) Pour diviser par deux l'intensité sonore reçue, de combien faut-il baisser le niveau ? Est-ce beaucoup à l'oreille ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 88 dB88\ \mathrm{dB}
  • b) 95 dB95\ \mathrm{dB}
  • c) Écart de 45 dB45\ \mathrm{dB} : environ 3×1043\times 10^{4} fois plus intense
  • d) Les décibels ne s'additionnent pas ; deux voix feraient sinon 120 dB
  • e) 3 dB3\ \mathrm{dB} : presque imperceptible

a) Deux sources identiques doublent l'intensité sonore, ce qui ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB} : L=85+3=88 dBL=85+3=88\ \mathrm{dB}. Les décibels ne s'additionnent jamais entre eux ; ce sont les INTENSITÉS qui s'additionnent, et l'échelle des décibels traduit ensuite ce doublement par un simple +3+3.

b) Dix sources multiplient l'intensité par 1010, ce qui ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB} : L=85+10=95 dBL=85+10=95\ \mathrm{dB}. Passer d'une enceinte à dix ne fait donc gagner que 10 dB10\ \mathrm{dB}, soit à peine le double de sensation sonore perçue. C'est la raison économique pour laquelle on ne multiplie pas les enceintes pour gagner du volume, on augmente la puissance de chacune.

c) L'écart vaut 10560=45 dB105-60=45\ \mathrm{dB}. On le décompose en 45=10+10+10+10+3+245=10+10+10+10+3+2, ce qui n'est pas commode ; mieux vaut écrire 45=4×10+545=4\times 10+5, soit un facteur 10410^4 multiplié par un facteur correspondant à 5 dB5\ \mathrm{dB}. Avec la règle des 3 dB3\ \mathrm{dB}, 6 dB6\ \mathrm{dB} correspondent à un facteur 44, donc 5 dB5\ \mathrm{dB} à un facteur légèrement inférieur, environ 33. L'intensité du concert est donc environ 3×1043\times 10^{4} fois, soit près de trente mille fois, celle d'une conversation. C'est ce rapport gigantesque que l'échelle des décibels sert justement à comprimer en nombres maniables.

d) Physique : les niveaux sonores en décibels ne s'additionnent pas, parce que le décibel est une échelle logarithmique et non une quantité proportionnelle à l'intensité. Bon sens : si additionner suffisait, il serait impossible de tenir une conversation à deux dans une pièce, puisque deux personnes à 60 dB60\ \mathrm{dB} produiraient 120 dB120\ \mathrm{dB}, soit le seuil de douleur. L'expérience quotidienne suffit à rejeter le raisonnement.

e) Diviser l'intensité par deux revient à retirer 3 dB3\ \mathrm{dB}. Ce n'est presque rien à l'oreille : l'oreille humaine ne perçoit un son comme « deux fois moins fort » que pour une baisse d'environ 10 dB10\ \mathrm{dB}, soit une intensité divisée par dix. Voilà pourquoi baisser le volume d'un cran donne l'impression de ne rien changer, alors que le risque auditif, lui, a bel et bien diminué de moitié.

Exercice 3 : Réfraction et lois de Descartes

Quand un rayon lumineux passe d'un milieu à un autre, il change de direction. Deuxième loi de Descartes : n1sini1=n2sini2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2, les angles étant mesurés par rapport à la NORMALE à la surface.

Un rayon issu de l'air (n1=1,00n_1=1{,}00) arrive sur la surface d'un bloc de verre (n2=1,50n_2=1{,}50) avec un angle d'incidence i1=40 i_1=40\ \mathrm{^\circ}.

rayon incidentnormaleairverrei1
  • a) Calculez l'angle de réfraction i2i_2 dans le verre.
  • b) Le rayon se rapproche-t-il ou s'écarte-t-il de la normale ? Énoncez la règle générale.
  • c) Le rayon fait le trajet inverse, du verre vers l'air, avec un angle d'incidence de 40 40\ \mathrm{^\circ} dans le verre. Calculez l'angle de réfraction dans l'air.
  • d) Existe-t-il un angle d'incidence dans le verre au-delà duquel aucun rayon ne sort dans l'air ? Calculez-le et nommez le phénomène.
  • e) Citez une application quotidienne du phénomène de la question d).

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) i225,4 i_2\approx 25{,}4\ \mathrm{^\circ}
  • b) Il se rapproche de la normale
  • c) i274,6 i_2\approx 74{,}6\ \mathrm{^\circ}
  • d) Angle limite 41,8 41{,}8\ \mathrm{^\circ} : réflexion totale
  • e) La fibre optique

a) sini2=n1sini1n2=1,00×sin(40 )1,50=0,64281,50=0,4285\sin i_2=\dfrac{n_1\sin i_1}{n_2}=\dfrac{1{,}00\times\sin(40\ \mathrm{^\circ})}{1{,}50}=\dfrac{0{,}6428}{1{,}50}=0{,}4285. Donc i2=25,4 i_2=25{,}4\ \mathrm{^\circ}. Vérifier que la calculatrice est en degrés, faute de quoi tout le calcul est faux sans qu'aucun résultat ne paraisse absurde.

b) Le rayon se rapproche de la normale, puisque 25,4 <40 25{,}4\ \mathrm{^\circ}<40\ \mathrm{^\circ}. La règle générale : en entrant dans un milieu PLUS réfringent, c'est-à-dire d'indice plus grand, le rayon se rapproche de la normale ; en entrant dans un milieu moins réfringent, il s'en écarte. Un indice plus grand signifie une lumière qui s'y propage plus lentement.

c) Cette fois n1=1,50n_1=1{,}50 et n2=1,00n_2=1{,}00 : sini2=1,50×sin(40 )1,00=1,50×0,6428=0,9642\sin i_2=\dfrac{1{,}50\times\sin(40\ \mathrm{^\circ})}{1{,}00}=1{,}50\times 0{,}6428=0{,}9642, donc i2=74,6 i_2=74{,}6\ \mathrm{^\circ}. Le rayon s'écarte fortement de la normale, ce qui est bien la situation inverse de la question a).

d) Oui. Le sinus ne peut pas dépasser 11, donc la sortie devient impossible dès que 1,50sini11,00>1\dfrac{1{,}50\sin i_1}{1{,}00}>1, c'est-à-dire sini1>11,50=0,6667\sin i_1>\dfrac{1}{1{,}50}=0{,}6667, soit i1>41,8 i_1>41{,}8\ \mathrm{^\circ}. Au-delà de cet angle limite, toute la lumière est renvoyée dans le verre : c'est la RÉFLEXION TOTALE. Le calcul est intéressant parce que c'est l'impossibilité mathématique, l'absence de solution à l'équation, qui révèle un phénomène physique réel.

e) La fibre optique : la lumière injectée dans le coeur de la fibre frappe la paroi sous un angle supérieur à l'angle limite, subit une réflexion totale, et rebondit ainsi sur des kilomètres sans jamais s'échapper. C'est ce qui transporte aujourd'hui l'essentiel du trafic internet. Autres exemples : les jumelles à prismes, les catadioptres de vélo, et le scintillement d'un diamant taillé, dont l'indice élevé donne un angle limite d'à peine 24 24\ \mathrm{^\circ}.

Exercice 4 : Lentille convergente et image

Une lentille convergente de distance focale ff' fait converger en son foyer image FF' tout faisceau de rayons parallèles à l'axe optique. Un rayon passant par le centre optique OO n'est pas dévié.

On dispose d'une lentille de distance focale f=20,0 cmf'=20{,}0\ \mathrm{cm}.

  • a) On éclaire la lentille avec un faisceau de rayons parallèles à l'axe optique. Où se forme le point de convergence ? Décrivez comment on le mesure sur un banc d'optique.
  • b) Le Soleil est assimilé à un objet à l'infini. À quelle distance de la lentille faut-il placer une feuille de papier pour concentrer au maximum la lumière solaire ?
  • c) On place un objet lumineux à 60,0 cm60{,}0\ \mathrm{cm} de la lentille et l'image nette se forme à 30,0 cm30{,}0\ \mathrm{cm} de l'autre côté. Calculez le grandissement γ=30,060,0\gamma=\dfrac{-30{,}0}{-60{,}0} en valeur absolue, et dites si l'image est plus grande ou plus petite que l'objet.
  • d) L'image obtenue en c) peut être recueillie sur un écran. Comment appelle-t-on une telle image ? Est-elle droite ou renversée ?
  • e) On remplace la lentille par une autre, de distance focale 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm}. Est-elle plus ou moins convergente ? Justifiez en une phrase.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Au foyer image FF', à 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}
  • b) À 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}
  • c) γ=0,500|\gamma|=0{,}500 : image deux fois plus petite
  • d) Image réelle et renversée
  • e) Plus convergente : 10 δ10\ \delta au lieu de 5 δ5\ \delta

a) Le point de convergence est le foyer image FF', situé sur l'axe optique à 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm} de la lentille, du côté opposé à la source. Sur un banc d'optique, on éclaire la lentille avec une source éloignée, on déplace un écran jusqu'à obtenir la tache lumineuse la plus petite et la plus brillante possible, et on lit la distance lentille-écran sur la règle graduée du banc.

b) À 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}, c'est-à-dire dans le plan focal image. Les rayons venus du Soleil arrivent pratiquement parallèles entre eux, puisque la source est à cent cinquante millions de kilomètres : ils se rejoignent donc en FF'. C'est exactement le principe de la loupe qui enflamme une feuille, et cela donne une méthode de mesure de ff' à la portée de tout le monde.

c) γ=30,060,0=0,500|\gamma|=\dfrac{30{,}0}{60{,}0}=0{,}500. L'image est donc DEUX FOIS PLUS PETITE que l'objet. On peut le retenir sans formule : quand l'image se forme plus près de la lentille que l'objet, elle est réduite dans le même rapport que les distances.

d) C'est une image RÉELLE, justement parce qu'elle peut être recueillie sur un écran : les rayons lumineux s'y croisent effectivement. Elle est renversée, c'est-à-dire tête en bas par rapport à l'objet, ce que l'on constate immédiatement en plaçant un F lumineux devant la lentille. Une image virtuelle, elle, ne peut pas être projetée : c'est le cas de celle que donne une loupe tenue près d'un texte.

e) Elle est PLUS convergente. La vergence est l'inverse de la distance focale, C=1fC=\dfrac{1}{f'}, donc une focale deux fois plus courte donne une vergence deux fois plus grande : 10 δ10\ \delta au lieu de 5 δ5\ \delta. Une lentille plus convergente fait converger les rayons plus vite, donc plus près d'elle, ce qui est cohérent avec un foyer à 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm} seulement.

Exercice 5 : Loi d'Ohm et caractéristique d'un dipôle

Pour un conducteur ohmique, la tension à ses bornes et l'intensité qui le traverse sont liées par U=RIU=R\,I. Sa caractéristique, la courbe UU en fonction de II, est une droite passant par l'origine.

La figure donne les mesures relevées sur deux dipôles D1D_1 et D2D_2.

0.020.040.060.080.10.120.511.522.533.544.555.56I (A)U (V)D1D2
  • a) Lequel des deux dipôles est un conducteur ohmique ? Justifiez par deux critères lus sur le graphique.
  • b) Déterminez la résistance de ce dipôle, avec son unité.
  • c) Quelle intensité le traverse sous une tension de 3,5 V3{,}5\ \mathrm{V} ?
  • d) On branche ce conducteur ohmique en série avec un second, de résistance 150 Ω150\ \Omega, sous une tension totale de 6,0 V6{,}0\ \mathrm{V}. Calculez l'intensité du courant et la tension aux bornes de chacun.
  • e) Vérifiez que les deux tensions trouvées en d) redonnent bien 6,0 V6{,}0\ \mathrm{V}, et retrouvez la tension aux bornes du premier par la formule du pont diviseur.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) D1D_1 : points alignés sur une droite passant par l'origine
  • b) R=50 ΩR=50\ \Omega
  • c) I=70 mAI=70\ \mathrm{mA}
  • d) I=30 mAI=30\ \mathrm{mA} ; U1=1,5 VU_1=1{,}5\ \mathrm{V} ; U2=4,5 VU_2=4{,}5\ \mathrm{V}
  • e) 1,5+4,5=6,0 V1{,}5+4{,}5=6{,}0\ \mathrm{V}

a) C'est D1D_1. Deux critères, et il faut les deux : ses points sont ALIGNÉS, et la droite obtenue passe par l'ORIGINE. D2D_2 échoue sur les deux plans, ses points sont sur une courbe et son ordonnée à l'origine vaut 0,9 V0{,}9\ \mathrm{V}, ce qui traduit une tension présente même sans courant. D2D_2 pourrait être une diode ou une pile, en aucun cas un conducteur ohmique.

b) La résistance est le coefficient directeur de la droite : R=ΔUΔI=5,000,1000=50 ΩR=\dfrac{\Delta U}{\Delta I}=\dfrac{5{,}0-0}{0{,}100-0}=50\ \Omega. On prend deux points éloignés sur la droite tracée, pas deux points de mesure voisins. L'unité est bien l'ohm, puisqu'on divise des volts par des ampères.

c) I=UR=3,550=0,070 A=70 mAI=\dfrac{U}{R}=\dfrac{3{,}5}{50}=0{,}070\ \mathrm{A}=70\ \mathrm{mA}. Lecture graphique de contrôle : à 3,5 V3{,}5\ \mathrm{V}, on tombe bien entre les points de mesure à 0,0600{,}060 et 0,080 A0{,}080\ \mathrm{A}, exactement au milieu.

d) En série, la résistance équivalente est la somme : Req=50+150=200 ΩR_{eq}=50+150=200\ \Omega. L'intensité, la même dans tout le circuit série, vaut I=6,0200=0,030 A=30 mAI=\dfrac{6{,}0}{200}=0{,}030\ \mathrm{A}=30\ \mathrm{mA}. Puis U1=50×0,030=1,5 VU_1=50\times 0{,}030=1{,}5\ \mathrm{V} et U2=150×0,030=4,5 VU_2=150\times 0{,}030=4{,}5\ \mathrm{V}. La plus grande résistance récupère la plus grande tension, ce qui est le contenu même de la loi d'Ohm à intensité commune.

e) 1,5+4,5=6,0 V1{,}5+4{,}5=6{,}0\ \mathrm{V} : la loi des mailles est vérifiée, la somme des tensions des dipôles en série vaut bien la tension du générateur. Par le pont diviseur : U1=U×R1R1+R2=6,0×50200=6,0×0,25=1,5 VU_1=U\times\dfrac{R_1}{R_1+R_2}=6{,}0\times\dfrac{50}{200}=6{,}0\times 0{,}25=1{,}5\ \mathrm{V}. La formule du pont n'est rien d'autre que ces deux étapes enchaînées, elle évite simplement de calculer l'intensité au passage.

Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Mesurer une distance avec un écho

Un randonneur crie face à une falaise et perçoit son écho 1,8 s1{,}8\ \mathrm{s} plus tard. La célérité du son dans l'air vaut 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.

Un sondeur de bateau, lui, émet un signal ultrasonore vers le fond et reçoit son écho 0,12 s0{,}12\ \mathrm{s} après. La célérité du son dans l'eau vaut 1500 m/s1500\ \mathrm{m/s}.

  • a) Calculez la distance du randonneur à la falaise.
  • b) Calculez la profondeur sous le bateau.
  • c) Un élève oublie le trajet aller-retour dans les deux cas. Quelles valeurs trouve-t-il ? De quel facteur se trompe-t-il ?
  • d) Le sondeur ne distingue pas deux échos séparés de moins de 1,0 ms1{,}0\ \mathrm{ms}. Quelle est la plus petite différence de profondeur qu'il peut discerner ?
  • e) Pourquoi le même appareil ne fonctionnerait-il pas pour mesurer la distance de la Lune, alors qu'un télémètre laser y parvient ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 306 m306\ \mathrm{m}
  • b) 90 m90\ \mathrm{m}
  • c) 612 m612\ \mathrm{m} et 180 m180\ \mathrm{m} : facteur 22
  • d) 0,75 m0{,}75\ \mathrm{m}
  • e) Le son ne traverse pas le vide ; la lumière, si

a) Le son fait l'aller ET le retour pendant les 1,8 s1{,}8\ \mathrm{s}, donc il parcourt 2d2d. Ainsi d=vΔt2=340×1,82=306 md=\dfrac{v\,\Delta t}{2}=\dfrac{340\times 1{,}8}{2}=306\ \mathrm{m}.

b) Même raisonnement : h=1500×0,122=90 mh=\dfrac{1500\times 0{,}12}{2}=90\ \mathrm{m}. Le facteur 22 est le seul vrai piège de ce type d'exercice, et il vaut la peine d'écrire la phrase « le signal fait l'aller-retour » avant tout calcul.

c) Il trouverait 340×1,8=612 m340\times 1{,}8=612\ \mathrm{m} pour la falaise et 1500×0,12=180 m1500\times 0{,}12=180\ \mathrm{m} pour le fond marin. Il se trompe d'un facteur 22 dans les deux cas, et toujours dans le même sens : il surestime systématiquement la distance. Une erreur de méthode se reconnaît à cela, elle est reproductible et orientée, contrairement à une erreur de calcul.

d) Une différence de durée δt=1,0 ms=1,0×103 s\delta t=1{,}0\ \mathrm{ms}=1{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{s} correspond à une différence de profondeur δh=1500×1,0×1032=0,75 m\delta h=\dfrac{1500\times 1{,}0\times 10^{-3}}{2}=0{,}75\ \mathrm{m}. Le sondeur ne distingue donc pas deux fonds séparés de moins de 75 cm75\ \mathrm{cm} : c'est sa résolution. Améliorer une résolution revient toujours à savoir mesurer des durées plus courtes.

e) Parce que le son est une onde MÉCANIQUE : il a besoin d'un milieu matériel pour se propager, et l'espace entre la Terre et la Lune est essentiellement vide. Aucun signal sonore ne peut donc faire le trajet. La lumière, elle, est une onde électromagnétique et se propage dans le vide, à 3,00×108 m/s3{,}00\times 10^{8}\ \mathrm{m/s} : un laser envoyé sur les réflecteurs déposés par les missions Apollo revient en 2,56 s2{,}56\ \mathrm{s}, ce qui donne une distance de 384000 km384\,000\ \mathrm{km} par la même méthode de l'aller-retour.

Exercice 7 : Le prisme et l'indice d'un verre

On veut mesurer l'indice de réfraction d'un verre inconnu. On envoie un rayon laser depuis l'air sur la face plane d'un bloc de ce verre, et on mesure l'angle de réfraction pour plusieurs angles d'incidence.

Mesures : pour i1=20 i_1=20\ \mathrm{^\circ}, on lit i2=13,0 i_2=13{,}0\ \mathrm{^\circ} ; pour i1=40 i_1=40\ \mathrm{^\circ}, i2=25,0 i_2=25{,}0\ \mathrm{^\circ} ; pour i1=60 i_1=60\ \mathrm{^\circ}, i2=35,5 i_2=35{,}5\ \mathrm{^\circ}.

  • a) Pour chacune des trois mesures, calculez le rapport sini1sini2\dfrac{\sin i_1}{\sin i_2}.
  • b) Que constatez-vous ? Déduisez-en l'indice du verre.
  • c) Un élève propose de calculer plutôt le rapport i1i2\dfrac{i_1}{i_2}. Calculez-le pour les trois mesures et expliquez pourquoi cette approche échoue.
  • d) La lumière rouge et la lumière bleue n'ont pas exactement le même indice dans le verre : 1,5121{,}512 pour le rouge et 1,5301{,}530 pour le bleu. Calculez l'écart d'angle de réfraction pour une incidence de 60 60\ \mathrm{^\circ}.
  • e) Quel phénomène quotidien ce petit écart explique-t-il ?

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Réponses

  • a) 1,5201{,}520 ; 1,5211{,}521 ; 1,4911{,}491
  • b) Rapport constant : n1,51n\approx 1{,}51
  • c) 1,541{,}54 ; 1,601{,}60 ; 1,691{,}69 : la loi porte sur les sinus
  • d) Écart d'environ 0,47 0{,}47\ \mathrm{^\circ}
  • e) La dispersion de la lumière blanche

a) sin20 sin13,0 =0,34200,2250=1,520\dfrac{\sin 20\ \mathrm{^\circ}}{\sin 13{,}0\ \mathrm{^\circ}}=\dfrac{0{,}3420}{0{,}2250}=1{,}520. Puis sin40 sin25,0 =0,64280,4226=1,521\dfrac{\sin 40\ \mathrm{^\circ}}{\sin 25{,}0\ \mathrm{^\circ}}=\dfrac{0{,}6428}{0{,}4226}=1{,}521. Enfin sin60 sin35,5 =0,86600,5807=1,491\dfrac{\sin 60\ \mathrm{^\circ}}{\sin 35{,}5\ \mathrm{^\circ}}=\dfrac{0{,}8660}{0{,}5807}=1{,}491.

b) Les trois rapports sont pratiquement égaux, autour de 1,511{,}51, malgré des angles très différents. C'est précisément ce que prédit la loi de Descartes : n1sini1=n2sini2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2 avec n1=1,00n_1=1{,}00 donne n2=sini1sini2n_2=\dfrac{\sin i_1}{\sin i_2}, une constante. L'indice du verre vaut donc n21,51n_2\approx 1{,}51, ce qui correspond à un verre courant type crown. La dispersion des trois valeurs, de l'ordre de 2 %2\ \%, reflète simplement la précision de lecture au rapporteur.

c) 2013,0=1,54\dfrac{20}{13{,}0}=1{,}54 ; 4025,0=1,60\dfrac{40}{25{,}0}=1{,}60 ; 6035,5=1,69\dfrac{60}{35{,}5}=1{,}69. Ces trois valeurs ne sont pas constantes, elles augmentent nettement avec l'angle. L'approche échoue parce que la loi de la réfraction relie les SINUS des angles, pas les angles eux-mêmes. Aux petits angles les deux rapports se ressemblent, puisque le sinus est alors presque proportionnel à l'angle, mais l'écart devient franc dès 40 40\ \mathrm{^\circ}. C'est un bon exemple de loi que l'on croirait proportionnelle et qui ne l'est pas.

d) Pour le rouge : sini2=sin60 1,512=0,86601,512=0,5728\sin i_2=\dfrac{\sin 60\ \mathrm{^\circ}}{1{,}512}=\dfrac{0{,}8660}{1{,}512}=0{,}5728, soit i2=34,95 i_2=34{,}95\ \mathrm{^\circ}. Pour le bleu : sini2=0,86601,530=0,5660\sin i_2=\dfrac{0{,}8660}{1{,}530}=0{,}5660, soit i2=34,48 i_2=34{,}48\ \mathrm{^\circ}. L'écart vaut 0,47 0{,}47\ \mathrm{^\circ}, soit moins d'un demi-degré : le bleu est un peu plus dévié que le rouge.

e) La DISPERSION de la lumière blanche, c'est-à-dire la décomposition en couleurs par un prisme. Comme chaque couleur a son propre indice, chacune sort du verre avec un angle légèrement différent, et un demi-degré d'écart suffit à séparer visiblement les couleurs après quelques dizaines de centimètres. C'est le même mécanisme qui produit l'arc-en-ciel, où les gouttes d'eau jouent le rôle des prismes, et qui oblige les fabricants d'objectifs photo à combiner plusieurs verres pour éviter les franges colorées sur les bords de l'image.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.

  • a) « Deux enceintes de 85 dB85\ \mathrm{dB} chacune produisent ensemble 170 dB170\ \mathrm{dB}. »
  • b) « Quand un son passe de l'air à l'eau, sa fréquence augmente puisqu'il va plus vite. »
  • c) « L'angle d'incidence se mesure entre le rayon et la surface. »
  • d) « On entend l'explosion d'une fusée dans l'espace, comme dans les films. »
  • e) « Tous les dipôles suivent la loi d'Ohm. »

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  • a) 88 dB88\ \mathrm{dB}, pas 170170
  • b) La fréquence ne change pas
  • c) Par rapport à la normale
  • d) Aucun son dans le vide
  • e) Seuls les conducteurs ohmiques suivent la loi d'Ohm

a) Faux : les décibels ne s'additionnent pas, ce sont les intensités sonores qui s'ajoutent. Correct : « deux sources identiques doublent l'intensité, ce qui ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB} : le niveau passe de 8585 à 88 dB88\ \mathrm{dB} ». La valeur de 170 dB170\ \mathrm{dB} dépasserait largement le seuil de douleur et correspondrait à un décollage de fusée à quelques mètres.

b) Faux sur le lien de cause à effet. Correct : « la fréquence est imposée par la source et ne change pas d'un milieu à l'autre ; c'est la CÉLÉRITÉ qui change, et donc la longueur d'onde λ=vf\lambda=\dfrac{v}{f} qui s'ajuste ». Un son de 444 Hz444\ \mathrm{Hz} émis dans l'air reste un 444 Hz444\ \mathrm{Hz} sous l'eau, et garde donc la même hauteur perçue.

c) Faux : c'est la définition même qui est erronée. Correct : « l'angle d'incidence se mesure entre le rayon et la NORMALE à la surface, c'est-à-dire la perpendiculaire au point d'incidence ». L'erreur est mécanique et vicieuse, car elle donne 90 90\ \mathrm{^\circ} moins l'angle attendu : un rayon rasant, presque parallèle à la surface, a un angle d'incidence proche de 90 90\ \mathrm{^\circ}, et non proche de zéro.

d) Faux : le son est une onde mécanique et exige un milieu matériel. Correct : « aucun son ne se propage dans le vide de l'espace ; une explosion y serait parfaitement silencieuse ». Seules les ondes électromagnétiques, lumière et ondes radio, traversent le vide, et c'est bien par radio, non par la voix directe, que les astronautes communiquent en sortie extravéhiculaire.

e) Faux : la loi d'Ohm ne décrit que les conducteurs ohmiques. Correct : « un dipôle suit la loi d'Ohm seulement si sa caractéristique est une droite passant par l'origine ; une diode, une pile ou une lampe à filament n'y obéissent pas ». La caractéristique de D2D_2 de l'exercice 5, avec son ordonnée à l'origine non nulle, en est justement un contre-exemple.

Exercice 9 : L'exposition sonore d'un concert

La réglementation limite l'exposition sonore : une durée de 8 h8\ \mathrm{h} est tolérée à 85 dB85\ \mathrm{dB}, et la durée admissible est DIVISÉE par deux chaque fois que le niveau augmente de 3 dB3\ \mathrm{dB}.

Le niveau moyen mesuré dans la fosse d'un concert vaut 103 dB103\ \mathrm{dB}. Le concert dure 2 h302\ \mathrm{h}\,30.

8486889092949698100102104106123456789L (dB)duree (h)
  • a) Combien de fois 3 dB3\ \mathrm{dB} séparent 85 dB85\ \mathrm{dB} de 103 dB103\ \mathrm{dB} ?
  • b) Déduisez-en la durée d'exposition admissible à 103 dB103\ \mathrm{dB}, en minutes. Vérifiez sur le graphique.
  • c) Comparez à la durée réelle du concert. De quel facteur la limite est-elle dépassée ?
  • d) Des bouchons d'oreilles atténuent le niveau de 20 dB20\ \mathrm{dB}. Calculez le nouveau niveau perçu et la durée admissible correspondante. Le concert devient-il sûr ?
  • e) Un spectateur double sa distance à l'enceinte, ce qui divise l'intensité sonore reçue par quatre. De combien baisse le niveau perçu ? Comparez l'efficacité de cette solution à celle des bouchons.

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  • a) 6 paliers
  • b) 7,5 min7{,}5\ \mathrm{min}
  • c) Dépassement d'un facteur 20
  • d) 83 dB83\ \mathrm{dB} : le concert devient sûr
  • e) 6 dB-6\ \mathrm{dB}, 30 min30\ \mathrm{min} admissibles : moins efficace que les bouchons

a) 10385=18 dB103-85=18\ \mathrm{dB}, et 183=6\dfrac{18}{3}=6. Il y a donc six paliers de 3 dB3\ \mathrm{dB}.

b) Chaque palier divise la durée par deux, donc la durée admissible vaut 826=864=0,125 h\dfrac{8}{2^6}=\dfrac{8}{64}=0{,}125\ \mathrm{h}, soit 7,5 min7{,}5\ \mathrm{min}. Le graphique confirme : le dernier point, à 103 dB103\ \mathrm{dB}, se lit bien à 0,125 h0{,}125\ \mathrm{h}. Sept minutes et demie seulement, alors que huit heures étaient tolérées à 85 dB85\ \mathrm{dB} : dix-huit décibels d'écart divisent la durée par soixante-quatre.

c) Le concert dure 2 h302\ \mathrm{h}\,30, soit 150 min150\ \mathrm{min}. Le rapport vaut 1507,5=20\dfrac{150}{7{,}5}=20. La limite est donc dépassée d'un facteur 2020, ce qui n'est pas un léger excès mais un ordre de grandeur, et explique les acouphènes du lendemain.

d) Le niveau perçu tombe à 10320=83 dB103-20=83\ \mathrm{dB}, soit 2 dB2\ \mathrm{dB} EN DESSOUS du seuil de 85 dB85\ \mathrm{dB} des huit heures. La durée admissible dépasse donc les huit heures, largement au-delà des 150 min150\ \mathrm{min} du concert. Oui, le concert devient sûr, et c'est le point remarquable : un simple bouchon de mousse à quelques dollars fait passer d'un dépassement d'un facteur 2020 à une marge confortable, parce que l'échelle des décibels est logarithmique et que 20 dB20\ \mathrm{dB} retirés divisent l'intensité par cent.

e) Diviser l'intensité par quatre, c'est la diviser deux fois par deux, donc retirer 2×3=6 dB2\times 3=6\ \mathrm{dB}. Le niveau tombe à 97 dB97\ \mathrm{dB}, ce qui autorise 824=0,5 h\dfrac{8}{2^4}=0{,}5\ \mathrm{h}, soit 30 min30\ \mathrm{min} : c'est mieux que 7,5 min7{,}5\ \mathrm{min}, mais toujours cinq fois moins que la durée du concert. S'éloigner aide donc, mais bien moins que les bouchons, qui retirent plus de trois fois plus de décibels. Retenir la comparaison : reculer double la distance et gagne 6 dB6\ \mathrm{dB}, alors qu'un bouchon en gagne 2020 sans bouger.

Exercice 10 : Un capteur de température en pont diviseur

Une thermistance est un composant dont la résistance dépend de la température. Elle est montée en série avec une résistance fixe R0=1,00 kΩR_0=1{,}00\ \mathrm{k\Omega}, l'ensemble étant alimenté sous U=5,00 VU=5{,}00\ \mathrm{V}. On mesure la tension U0U_0 aux bornes de R0R_0.

Valeurs de la thermistance : Rth=4,00 kΩR_{th}=4{,}00\ \mathrm{k\Omega} à 0 C0\ \mathrm{^\circ C}, 1,50 kΩ1{,}50\ \mathrm{k\Omega} à 25 C25\ \mathrm{^\circ C} et 0,600 kΩ0{,}600\ \mathrm{k\Omega} à 50 C50\ \mathrm{^\circ C}.

  • a) Calculez U0U_0 aux trois températures, à l'aide de la formule du pont diviseur U0=U×R0R0+RthU_0=U\times\dfrac{R_0}{R_0+R_{th}}.
  • b) La tension mesurée croît-elle ou décroît-elle avec la température ? Justifiez à partir de la formule, sans recalculer.
  • c) Un microcontrôleur lit U0=2,00 VU_0=2{,}00\ \mathrm{V}. Déterminez la résistance de la thermistance, puis estimez la température par lecture entre les valeurs du tableau.
  • d) La grandeur mesurée est une tension, mais l'information cherchée est une température. Décrivez la chaîne de mesure complète, du phénomène physique à la valeur affichée.
  • e) On remplace R0R_0 par une résistance de 10,0 kΩ10{,}0\ \mathrm{k\Omega}. Calculez U0U_0 à 0 C0\ \mathrm{^\circ C} et à 50 C50\ \mathrm{^\circ C}, et dites si le capteur devient plus ou moins sensible.

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  • a) 1,00 V1{,}00\ \mathrm{V} ; 2,00 V2{,}00\ \mathrm{V} ; 3,13 V3{,}13\ \mathrm{V}
  • b) Elle croît avec la température
  • c) Rth=1,50 kΩR_{th}=1{,}50\ \mathrm{k\Omega} : 25 C25\ \mathrm{^\circ C}
  • d) Température, résistance, tension, nombre, affichage
  • e) 3,573{,}57 et 4,72 V4{,}72\ \mathrm{V} : capteur moins sensible

a) À 0 C0\ \mathrm{^\circ C} : U0=5,00×1,001,00+4,00=5,00×0,200=1,00 VU_0=5{,}00\times\dfrac{1{,}00}{1{,}00+4{,}00}=5{,}00\times 0{,}200=1{,}00\ \mathrm{V}. À 25 C25\ \mathrm{^\circ C} : U0=5,00×1,002,50=2,00 VU_0=5{,}00\times\dfrac{1{,}00}{2{,}50}=2{,}00\ \mathrm{V}. À 50 C50\ \mathrm{^\circ C} : U0=5,00×1,001,60=3,13 VU_0=5{,}00\times\dfrac{1{,}00}{1{,}60}=3{,}13\ \mathrm{V}. Les kilo-ohms se simplifient dans le rapport, il est donc inutile de les convertir en ohms tant qu'on garde la même unité en haut et en bas.

b) Elle CROÎT. Quand la température augmente, RthR_{th} diminue, donc le dénominateur R0+RthR_0+R_{th} diminue, donc la fraction R0R0+Rth\dfrac{R_0}{R_0+R_{th}} augmente, donc U0U_0 augmente. Le raisonnement se lit d'un bout à l'autre de la formule sans le moindre calcul, et c'est la manière la plus sûre de contrôler le sens d'une variation.

c) U0=2,00 VU_0=2{,}00\ \mathrm{V} correspond exactement à la deuxième ligne du tableau, donc Rth=1,50 kΩR_{th}=1{,}50\ \mathrm{k\Omega} et la température vaut 25 C25\ \mathrm{^\circ C}. On peut le retrouver par le calcul : 2,005,00=0,400=1,001,00+Rth\dfrac{2{,}00}{5{,}00}=0{,}400=\dfrac{1{,}00}{1{,}00+R_{th}}, d'où 1,00+Rth=2,501{,}00+R_{th}=2{,}50 et Rth=1,50 kΩR_{th}=1{,}50\ \mathrm{k\Omega}.

d) Le phénomène physique est la variation de température. Le CAPTEUR, ici la thermistance, la convertit en une variation de résistance, une grandeur qui n'est pas directement mesurable par un circuit numérique. Le pont diviseur convertit cette résistance en une TENSION, grandeur électrique mesurable. Le convertisseur analogique-numérique du microcontrôleur transforme cette tension en un nombre, et un programme applique enfin la relation inverse pour afficher une température en degrés. Chaque maillon convertit une grandeur en une autre, et l'ensemble s'appelle une chaîne de mesure.

e) À 0 C0\ \mathrm{^\circ C} : U0=5,00×10,014,0=3,57 VU_0=5{,}00\times\dfrac{10{,}0}{14{,}0}=3{,}57\ \mathrm{V}. À 50 C50\ \mathrm{^\circ C} : U0=5,00×10,010,6=4,72 VU_0=5{,}00\times\dfrac{10{,}0}{10{,}6}=4{,}72\ \mathrm{V}. L'écart entre les deux températures extrêmes n'est plus que de 1,15 V1{,}15\ \mathrm{V}, contre 3,131,00=2,13 V3{,}13-1{,}00=2{,}13\ \mathrm{V} avec R0=1,00 kΩR_0=1{,}00\ \mathrm{k\Omega}. Le capteur est donc MOINS sensible, et sa lecture se tasse contre le maximum de 5,00 V5{,}00\ \mathrm{V}. La leçon de conception : on choisit R0R_0 du même ordre de grandeur que la résistance du capteur dans la plage utile, sinon l'un des deux écrase l'autre dans le rapport.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Le son dans un rail et dans l'air

Un ouvrier frappe un rail d'acier avec un marteau. Un observateur situé plus loin, l'oreille collée au rail, entend deux bruits : l'un s'est propagé dans l'acier du rail, l'autre dans l'air. Ils sont séparés de Δt=2,5 s\Delta t=2{,}5\ \mathrm{s}.

Célérité du son : 340 m/s340\ \mathrm{m/s} dans l'air, 5,0×103 m/s5{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{m/s} dans l'acier.

  • a) Lequel des deux bruits arrive en premier ?
  • b) Calculez la durée mise par le son pour parcourir 1,0 km1{,}0\ \mathrm{km} dans l'air, puis dans l'acier.
  • c) On note dd la distance entre l'ouvrier et l'observateur. Exprimez Δt\Delta t en fonction de dd, puis calculez dd.
  • d) Calculez la durée de propagation dans le rail sur cette distance.
  • e) Pourquoi le son se propage-t-il beaucoup plus vite dans l'acier que dans l'air ? Et dans le vide ?

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  • a) Le bruit transmis par le rail
  • b) 2,94 s2{,}94\ \mathrm{s} dans l'air, 0,20 s0{,}20\ \mathrm{s} dans l'acier
  • c) Δt=d(134015000)\Delta t=d\left(\dfrac{1}{340}-\dfrac{1}{5000}\right), d912 md\approx 912\ \mathrm{m}
  • d) 0,18 s0{,}18\ \mathrm{s}
  • e) Entités proches et liées dans un solide ; aucun son dans le vide

a) Le bruit transmis par le RAIL, puisque le son y va près de quinze fois plus vite que dans l'air.

b) Dans l'air : 10003402,94 s\dfrac{1000}{340}\approx 2{,}94\ \mathrm{s}. Dans l'acier : 10005,0×103=0,20 s\dfrac{1000}{5{,}0\times 10^{3}}=0{,}20\ \mathrm{s}.

c) Δt=d340d5000=d(134015000)\Delta t=\dfrac{d}{340}-\dfrac{d}{5000}=d\left(\dfrac{1}{340}-\dfrac{1}{5000}\right). Donc d=2,51340150002,52,74×103912 md=\dfrac{2{,}5}{\dfrac{1}{340}-\dfrac{1}{5000}}\approx\dfrac{2{,}5}{2{,}74\times 10^{-3}}\approx 912\ \mathrm{m}. L'erreur classique consiste à écrire d=340×2,5=850 md=340\times 2{,}5=850\ \mathrm{m}, comme si le son du rail arrivait instantanément : on néglige alors une durée de près de deux dixièmes de seconde, qui n'est pas négligeable ici.

d) t=9125,0×1030,18 st=\dfrac{912}{5{,}0\times 10^{3}}\approx 0{,}18\ \mathrm{s}.

e) Le son est une vibration qui se transmet de proche en proche entre les entités du milieu. Dans un solide, elles sont très proches et fortement liées : la perturbation passe beaucoup plus vite que dans un gaz, où les molécules sont éloignées. Dans le vide, il n'y a aucune entité pour transmettre la vibration : le son ne se propage pas du tout.

Le fil de l'exercice : quand deux signaux partent ensemble, l'écart de leurs durées de propagation, et non l'une d'elles seulement, donne la distance.

Exercice 12 : Spectres d'émission et d'absorption

Le domaine visible s'étend d'environ 400 nm400\ \mathrm{nm} (violet) à 800 nm800\ \mathrm{nm} (rouge), avec 1 nm=109 m1\ \mathrm{nm}=10^{-9}\ \mathrm{m}.

Une lampe à incandescence donne un spectre continu. Une lampe à vapeur de sodium émet surtout une lumière jaune de longueur d'onde 589 nm589\ \mathrm{nm}. L'hydrogène chauffé émet des raies à 410410, 434434, 486486 et 656 nm656\ \mathrm{nm}.

  • a) Exprimez la longueur d'onde de la raie du sodium en mètres.
  • b) Quel type de spectre donnent la lampe à incandescence et la lampe à vapeur de sodium ? Laquelle émet une lumière quasi monochromatique ?
  • c) De quelles couleurs sont les raies de l'hydrogène à 656 nm656\ \mathrm{nm} et à 410 nm410\ \mathrm{nm} ?
  • d) Le spectre de la lumière d'une étoile est un fond continu barré de raies noires à 434434, 486486 et 656 nm656\ \mathrm{nm}. Comment appelle-t-on ce spectre, et quel élément contient l'atmosphère de l'étoile ?
  • e) Un rayonnement a une longueur d'onde de 1,0×106 m1{,}0\times 10^{-6}\ \mathrm{m}, un autre de 3,0×107 m3{,}0\times 10^{-7}\ \mathrm{m}. À quels domaines appartiennent-ils ?

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  • a) 5,89×107 m5{,}89\times 10^{-7}\ \mathrm{m}
  • b) Incandescence : continu ; sodium : raies, quasi monochromatique
  • c) 656 nm : rouge ; 410 nm : violet
  • d) Spectre d'absorption : l'atmosphère contient de l'hydrogène
  • e) Infrarouge ; ultraviolet

a) 589 nm=589×109 m=5,89×107 m589\ \mathrm{nm}=589\times 10^{-9}\ \mathrm{m}=5{,}89\times 10^{-7}\ \mathrm{m}.

b) La lampe à incandescence, dont le filament est un corps chaud, donne un spectre CONTINU, toutes les couleurs de 400400 à 800 nm800\ \mathrm{nm}. La lampe à sodium donne un spectre de RAIES, dominé par une raie jaune : c'est elle qui émet une lumière presque monochromatique, ce qui donne sa teinte orangée à l'éclairage des tunnels.

c) La raie à 656 nm656\ \mathrm{nm} est rouge, du côté des grandes longueurs d'onde. La raie à 410 nm410\ \mathrm{nm} est violette, à l'autre extrémité du visible.

d) Des raies NOIRES sur un fond continu forment un spectre d'absorption. Les gaz de l'atmosphère de l'étoile absorbent exactement les longueurs d'onde qu'ils émettraient s'ils étaient chauffés : ces trois raies coïncident avec des raies de l'hydrogène, l'atmosphère de l'étoile contient donc de l'hydrogène. C'est ainsi qu'on connaît la composition d'astres qu'on n'atteindra jamais.

e) 1,0×106 m=1000 nm1{,}0\times 10^{-6}\ \mathrm{m}=1000\ \mathrm{nm} : au-delà de 800 nm800\ \mathrm{nm}, c'est l'infrarouge. 3,0×107 m=300 nm3{,}0\times 10^{-7}\ \mathrm{m}=300\ \mathrm{nm} : en deçà de 400 nm400\ \mathrm{nm}, c'est l'ultraviolet. On convertit TOUJOURS en nanomètres avant de comparer aux bornes du visible.

Méthode à retenir : un spectre de raies est une empreinte ; les mêmes longueurs d'onde apparaissent brillantes en émission et sombres en absorption.

Exercice 13 : La réflexion sur un miroir plan

Loi de la réflexion : le rayon réfléchi est dans le plan d'incidence, et l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence, les deux angles étant mesurés par rapport à la NORMALE au miroir.

Pour la question e), l'indice de l'eau vaut 1,331{,}33 et celui de l'air 1,001{,}00.

  • a) Un rayon arrive sur un miroir plan en faisant un angle de 30 30\ \mathrm{^\circ} avec la SURFACE du miroir. Donnez l'angle d'incidence et l'angle de réflexion.
  • b) De quel angle le rayon a-t-il été dévié, c'est-à-dire quel angle fait le rayon réfléchi avec le prolongement du rayon incident ?
  • c) Dans un périscope, deux miroirs parallèles sont inclinés à 45 45\ \mathrm{^\circ}. Un rayon horizontal frappe le premier. Quel est l'angle d'incidence, et quelle est la direction du rayon qui sort du second miroir ?
  • d) On fait tourner un miroir de 10 10\ \mathrm{^\circ} sans changer le rayon incident. De quel angle tourne le rayon réfléchi ?
  • e) Un rayon de lumière arrive sur la surface calme d'un étang avec un angle d'incidence de 50 50\ \mathrm{^\circ}. Une partie est réfléchie, une partie pénètre dans l'eau. Donnez l'angle de réflexion et calculez l'angle de réfraction.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 60 60\ \mathrm{^\circ} et 60 60\ \mathrm{^\circ}
  • b) 60 60\ \mathrm{^\circ}
  • c) 45 45\ \mathrm{^\circ} ; rayon de sortie horizontal
  • d) 20 20\ \mathrm{^\circ}
  • e) Réflexion 50 50\ \mathrm{^\circ} ; réfraction 35,2 35{,}2\ \mathrm{^\circ}

a) La normale fait 90 90\ \mathrm{^\circ} avec la surface : l'angle d'incidence vaut 9030=60 90-30=60\ \mathrm{^\circ}, et l'angle de réflexion aussi, 60 60\ \mathrm{^\circ}. Répondre 30 30\ \mathrm{^\circ} est l'erreur classique : l'énoncé donne l'angle avec la surface, la loi parle de l'angle avec la normale.

b) Le rayon réfléchi et le rayon incident font entre eux 60+60=120 60+60=120\ \mathrm{^\circ}, donc le rayon a été dévié de 180120=60 180-120=60\ \mathrm{^\circ} par rapport à sa direction initiale.

c) Le rayon horizontal fait 45 45\ \mathrm{^\circ} avec le miroir, donc aussi 45 45\ \mathrm{^\circ} avec la normale : angle d'incidence 45 45\ \mathrm{^\circ}. Il repart à 90 90\ \mathrm{^\circ} de sa direction, verticalement. Le second miroir, parallèle au premier, le renvoie de même : le rayon sort HORIZONTAL, parallèle au rayon d'entrée mais décalé en hauteur. C'est ce qui permet de voir par-dessus un obstacle.

d) Tourner le miroir de 10 10\ \mathrm{^\circ} tourne la normale de 10 10\ \mathrm{^\circ} : l'angle d'incidence change de 10 10\ \mathrm{^\circ}, l'angle de réflexion aussi, et le rayon réfléchi tourne donc de 2×10=20 2\times 10=20\ \mathrm{^\circ}. Ce doublement sert à amplifier de petites rotations dans les appareils de mesure.

e) Angle de réflexion : 50 50\ \mathrm{^\circ}. Réfraction : 1,00×sin50 =1,33×sini21{,}00\times\sin 50\ \mathrm{^\circ}=1{,}33\times\sin i_2, donc sini2=0,7661,330,576\sin i_2=\dfrac{0{,}766}{1{,}33}\approx 0{,}576 et i235,2 i_2\approx 35{,}2\ \mathrm{^\circ}. Le rayon réfléchi et le rayon réfracté partent de part et d'autre de la surface, avec des angles différents : un seul rayon incident en donne deux.

Méthode à retenir : on trace d'abord la normale, on mesure tous les angles à partir d'elle, et l'on applique la loi de la réflexion ou celle de la réfraction selon le côté de la surface.

Exercice 14 : Problème : un circuit avec une dérivation

Un générateur délivre UG=12,0 VU_G=12{,}0\ \mathrm{V}. Il alimente un conducteur ohmique R1=100 ΩR_1=100\ \Omega en série avec deux branches placées en dérivation : l'une contient une lampe, l'autre un conducteur ohmique R3R_3.

Un ampèremètre placé dans la branche principale indique I=60,0 mAI=60{,}0\ \mathrm{mA} ; un autre, dans la branche de la lampe, indique I2=25,0 mAI_2=25{,}0\ \mathrm{mA}.

Loi des nœuds : la somme des intensités qui arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités qui en repartent. Loi des mailles : dans une maille, la somme des tensions des dipôles récepteurs est égale à la tension du générateur.

  • a) Calculez l'intensité I3I_3 du courant dans la branche de R3R_3.
  • b) Calculez la tension U1U_1 aux bornes de R1R_1.
  • c) Déduisez-en la tension aux bornes de la lampe et celle aux bornes de R3R_3.
  • d) Calculez la valeur de R3R_3, puis le rapport UI\dfrac{U}{I} pour la lampe.
  • e) On retire R3R_3. En admettant que la lampe se comporte comme un conducteur ohmique de la résistance trouvée en d), calculez la nouvelle intensité et la nouvelle tension aux bornes de la lampe. Brille-t-elle plus ou moins ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) I3=35,0 mAI_3=35{,}0\ \mathrm{mA}
  • b) U1=6,00 VU_1=6{,}00\ \mathrm{V}
  • c) 6,00 V6{,}00\ \mathrm{V} pour la lampe et pour R3R_3
  • d) R3171 ΩR_3\approx 171\ \Omega ; lampe : 240 Ω240\ \Omega
  • e) 35,3 mA35{,}3\ \mathrm{mA} et 8,47 V8{,}47\ \mathrm{V} : la lampe brille plus

a) Loi des nœuds au point où le courant se partage : I=I2+I3I=I_2+I_3, donc I3=60,025,0=35,0 mAI_3=60{,}0-25{,}0=35{,}0\ \mathrm{mA}.

b) Loi d'Ohm : U1=R1×I=100×60,0×103=6,00 VU_1=R_1\times I=100\times 60{,}0\times 10^{-3}=6{,}00\ \mathrm{V}. L'intensité doit être en ampères.

c) Loi des mailles sur la maille générateur, R1R_1, lampe : UG=U1+U2U_G=U_1+U_2, donc U2=12,06,00=6,00 VU_2=12{,}0-6{,}00=6{,}00\ \mathrm{V}. Deux dipôles en dérivation ont la même tension : U3=U2=6,00 VU_3=U_2=6{,}00\ \mathrm{V}.

d) R3=U3I3=6,0035,0×103171 ΩR_3=\dfrac{U_3}{I_3}=\dfrac{6{,}00}{35{,}0\times 10^{-3}}\approx 171\ \Omega. Pour la lampe : 6,0025,0×103=240 Ω\dfrac{6{,}00}{25{,}0\times 10^{-3}}=240\ \Omega. La branche de plus faible résistance est celle qui reçoit le plus de courant.

e) Il ne reste que R1R_1 et la lampe en série : I=12,0100+2403,53×102 AI=\dfrac{12{,}0}{100+240}\approx 3{,}53\times 10^{-2}\ \mathrm{A}, soit 35,3 mA35{,}3\ \mathrm{mA}. Tension aux bornes de la lampe : 240×3,53×1028,47 V240\times 3{,}53\times 10^{-2}\approx 8{,}47\ \mathrm{V}. La lampe reçoit plus de tension et plus de courant, 35,335{,}3 contre 25,0 mA25{,}0\ \mathrm{mA} : elle brille plus. Retirer une branche a fait baisser le courant total, donc la tension perdue dans R1R_1.

Le fil du problème : la loi des nœuds partage les intensités, la loi des mailles partage les tensions, et la loi d'Ohm relie les deux pour chaque conducteur ohmique.

Exercice 15 : Problème : l'échographie

Une sonde d'échographie émet des salves d'ultrasons de fréquence f=3,5 MHzf=3{,}5\ \mathrm{MHz}, avec 1 MHz=106 Hz1\ \mathrm{MHz}=10^{6}\ \mathrm{Hz}. Dans les tissus mous du corps, leur célérité vaut v=1540 m/sv=1540\ \mathrm{m/s}.

Chaque fois que les ultrasons rencontrent la paroi d'un organe, une partie est réfléchie vers la sonde. On reçoit un premier écho, dû à la paroi avant d'un organe, Δt1=6,5×105 s\Delta t_1=6{,}5\times 10^{-5}\ \mathrm{s} après l'émission, et un second, dû à sa paroi arrière, Δt2=1,30×104 s\Delta t_2=1{,}30\times 10^{-4}\ \mathrm{s} après l'émission.

  • a) Calculez la longueur d'onde des ultrasons dans les tissus.
  • b) Calculez la profondeur de la paroi avant de l'organe.
  • c) Calculez la profondeur de la paroi arrière, puis l'épaisseur de l'organe.
  • d) Un détail plus petit que la longueur d'onde n'est pas distingué. Quelle serait la longueur d'onde d'un son audible de 1000 Hz1000\ \mathrm{Hz} dans les tissus ? Pourquoi utilise-t-on des ultrasons de haute fréquence ?
  • e) On étale un gel entre la sonde et la peau. Sans lui, une fine couche d'air renverrait presque tous les ultrasons avant qu'ils n'entrent dans le corps. Quel est donc le rôle du gel ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) λ0,44 mm\lambda\approx 0{,}44\ \mathrm{mm}
  • b) 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm}
  • c) 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm} ; épaisseur 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm}
  • d) 1,54 m1{,}54\ \mathrm{m} : trop grand ; haute fréquence, détails fins
  • e) Faire entrer les ultrasons dans le corps

a) λ=vf=15403,5×106=4,4×104 m\lambda=\dfrac{v}{f}=\dfrac{1540}{3{,}5\times 10^{6}}=4{,}4\times 10^{-4}\ \mathrm{m}, soit 0,44 mm0{,}44\ \mathrm{mm}. La fréquence doit être en hertz : 3,5 MHz=3,5×106 Hz3{,}5\ \mathrm{MHz}=3{,}5\times 10^{6}\ \mathrm{Hz}.

b) Les ultrasons font l'aller et le retour : d1=vΔt12=1540×6,5×10525,0×102 md_1=\dfrac{v\,\Delta t_1}{2}=\dfrac{1540\times 6{,}5\times 10^{-5}}{2}\approx 5{,}0\times 10^{-2}\ \mathrm{m}, soit 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm}.

c) d2=1540×1,30×10420,100 md_2=\dfrac{1540\times 1{,}30\times 10^{-4}}{2}\approx 0{,}100\ \mathrm{m}, soit 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm}. L'organe a donc une épaisseur de 10,05,0=5,0 cm10{,}0-5{,}0=5{,}0\ \mathrm{cm}. On peut aussi l'obtenir directement à partir de l'écart entre les deux échos, 6,5×105 s6{,}5\times 10^{-5}\ \mathrm{s}, en le multipliant par vv et en divisant par 22.

d) λ=15401000=1,54 m\lambda=\dfrac{1540}{1000}=1{,}54\ \mathrm{m} : bien plus grand que le corps humain, un tel son ne pourrait révéler aucun organe. Plus la fréquence est grande, plus la longueur d'onde est petite, et plus les détails visibles sont fins : à 3,5 MHz3{,}5\ \mathrm{MHz}, on distingue des structures de l'ordre du demi-millimètre.

e) Le gel remplace la couche d'air par un milieu où les ultrasons se propagent presque comme dans les tissus : ils entrent dans le corps au lieu d'être renvoyés à la surface de la peau.

Le fil du problème : une échographie est une mesure de distances par écho, et sa finesse est fixée par la longueur d'onde, donc par la fréquence.

Chapitre précédent Mouvement et interactions Chapitre suivant Émission et perception d'un son

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