Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : ondes et signaux (Seconde)

Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur les ondes et les signaux, au niveau de la classe de Seconde du programme français. Elle couvre les signaux sonores, leur période et leur fréquence, le niveau d'intensité sonore en décibels, l'écho, la réfraction et les lois de Snell-Descartes, l'indice de réfraction et la réflexion sur un miroir plan, la lentille convergente et l'image réelle, les spectres d'émission, puis le versant électrique du signal : loi d'Ohm, caractéristique d'un dipôle, lois des nœuds et des mailles et capteur résistif avec sa courbe d'étalonnage. Plusieurs prolongements sont nommés dans leur exercice : la longueur d'onde d'un son (exercice 15) et le spectre d'absorption (exercice 12, question d), au programme de Première spécialité, les règles chiffrées des décibels (exercice 2), au programme de Terminale spécialité, la réflexion totale (exercice 3, questions d et e) et la vergence (exercice 4, question e), qui ne figurent dans aucun programme de physique-chimie du lycée général.

À la fin de la série, vous savez lire une période sur un oscillogramme et programmer une fréquence (exercice 1), additionner des niveaux sonores sans additionner les décibels (exercice 2), calculer un angle de réfraction par la loi de Snell-Descartes (exercice 3), mesurer l'indice d'un verre par le rapport des sinus (exercice 7), placer l'image donnée par une lentille convergente (exercice 4), mesurer une distance par écho (exercices 6 et 15), exploiter un spectre de raies pour identifier un élément (exercice 12), résoudre un circuit avec une dérivation (exercice 14) et utiliser une courbe d'étalonnage (exercice 10). Les situations sont concrètes : un buzzer piloté par un microcontrôleur (exercice 1), le son qui court plus vite dans un rail d'acier que dans l'air (exercice 11), le sondeur d'un bateau (exercice 6), l'échographie et son gel (exercice 15), une balance de cuisine à capteur de force (exercice 10).

Le fil du chapitre : à chaque étape d'un signal, une grandeur change et une autre reste. La fréquence d'un son est imposée par la source et ne change jamais en passant de l'air à l'eau ; c'est la célérité qui change. De même, une lumière qui entre dans le verre ne change pas de couleur, elle change de direction. Les corrigés traitent les pièges qui s'y rattachent : l'angle d'incidence mesuré depuis la surface au lieu de la normale (exercice 13), le rapport des angles pris pour le rapport des sinus (exercice 7), l'aller-retour oublié dans un écho (exercice 6), le son fort qu'on croit plus rapide (exercice 8).

Le niveau sonore est ce qui surprend le plus : doubler la puissance sonore n'ajoute que trois décibels (exercice 2, règle de Terminale spécialité donnée par l'énoncé), et c'est pourquoi baisser le volume d'une enceinte de moitié ne fait presque aucune différence à l'oreille. L'exposition sonore, elle, se gère comme un budget : l'exercice 9 additionne les parts de chaque tâche d'une journée à l'atelier, à partir d'une échelle donnée, et montre ce qu'un casque change.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Seconde
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (6 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Mouvement et vitesse Sixième
  2. 2 Lumière, ombres et système solaire Sixième
  3. 3 Mouvement et interactions Cinquième
  4. 4 Sources de lumière, visibilité et ombres Cinquième
  5. 5 Mouvement, vitesse et lumière Quatrième
  6. 6 Lumière, couleurs et spectres Troisième

Rappel de cours

  • • Un signal sonore est une onde mécanique : il a besoin d'un milieu matériel et ne se propage pas dans le vide. Célérité dans l'air : 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.
  • • Période TT en secondes et fréquence ff en hertz : f=1Tf=\dfrac{1}{T}. La fréquence est fixée par la SOURCE et ne change pas en changeant de milieu.
  • • Niveau d'intensité sonore LL, ou niveau sonore, en décibels : il croît avec l'intensité sonore, sans lui être proportionnel. Au programme de Terminale spécialité : doubler l'intensité sonore ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB}, la multiplier par dix ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB}.
  • • Réfraction, deuxième loi de Descartes : n1sin⁡i1=n2sin⁡i2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2, les angles étant mesurés par rapport à la NORMALE. Indice de l'air : n=1,00n=1{,}00.
  • • Lentille convergente de distance focale f′f' : un objet à l'infini donne son image dans le plan focal. Un rayon passant par le centre optique n'est pas dévié.
  • • Loi d'Ohm : U=R IU=R\,I, avec UU en volts, II en ampères et RR en ohms. La caractéristique d'un conducteur ohmique est une droite passant par l'origine.
  • • Pont diviseur de tension avec deux résistances en série : U1=U×R1R1+R2U_1=U\times\dfrac{R_1}{R_1+R_2}.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Un buzzer piloté par un microcontrôleur

Un microcontrôleur commande un buzzer : sa sortie passe à 5,0 V5{,}0\ \mathrm{V}, y reste un moment, retombe à 0 V0\ \mathrm{V} pendant la même durée, et le programme recommence sans fin. C'est une façon simple de produire un signal sonore périodique.

La figure donne la tension de sortie relevée à l'oscilloscope, le balayage étant réglé sur 0,40 ms0{,}40\ \mathrm{ms} par division. On observe que 33 motifs complets occupent 1212 divisions.

12345678910111213123456t (divisions)u (V)
  • a) Déterminez la période du signal, en millisecondes puis en secondes.
  • b) Calculez la fréquence du son émis. Ce son est-il audible ?
  • c) On veut obtenir un la de 440 Hz440\ \mathrm{Hz}. Quelle durée le programme doit-il laisser entre deux changements d'état de la sortie ?
  • d) Le buzzer du signal de départ, rendu étanche, est plongé dans une piscine où le son se propage à 1500 m/s1500\ \mathrm{m/s}. Un hydrophone placé à 30 m30\ \mathrm{m} enregistre le son. Quelle fréquence mesure-t-il ? Calculez la durée de propagation, puis celle qu'on aurait dans l'air, à 340 m/s340\ \mathrm{m/s}, sur la même distance.
  • e) On remplace les créneaux par une sinusoïde de même période et de même amplitude. La hauteur du son change-t-elle ? Qu'est-ce qui change à l'oreille ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) T=1,6 ms=1,6×10−3 sT=1{,}6\ \mathrm{ms}=1{,}6\times 10^{-3}\ \mathrm{s}
  • b) f=625 Hzf=625\ \mathrm{Hz} : audible
  • c) 1,14 ms1{,}14\ \mathrm{ms}, la moitié de la période
  • d) 625 Hz625\ \mathrm{Hz} ; 20 ms20\ \mathrm{ms} dans l'eau, 88 ms88\ \mathrm{ms} dans l'air
  • e) Même hauteur, timbre différent
a)

33 motifs occupent 1212 divisions, donc un motif en occupe 44 : deux à l'état haut, deux à l'état bas. Comme une division vaut 0,40 ms0{,}40\ \mathrm{ms}, la période vaut T=4×0,40=1,6 ms=1,6×10−3 sT=4\times 0{,}40=1{,}6\ \mathrm{ms}=1{,}6\times 10^{-3}\ \mathrm{s}. Un motif complet, c'est l'état haut ET l'état bas : s'arrêter au premier changement diviserait la période par deux.

b)

f=1T=11,6×10−3=625 Hzf=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{1{,}6\times 10^{-3}}=625\ \mathrm{Hz}. Cette fréquence est comprise entre 20 Hz20\ \mathrm{Hz} et 20 000 Hz20\,000\ \mathrm{Hz} : le son est audible. La période doit être en secondes avant l'inversion, sinon on trouve 0,625 Hz0{,}625\ \mathrm{Hz}, une valeur mille fois trop petite.

c)

Il faut T=1440=2,27×10−3 sT=\dfrac{1}{440}=2{,}27\times 10^{-3}\ \mathrm{s}. Une période contient deux attentes, l'une à l'état haut et l'autre à l'état bas : la durée à programmer vaut T2=1,14 ms\dfrac{T}{2}=1{,}14\ \mathrm{ms}.

Piège : programmer 2,27 ms2{,}27\ \mathrm{ms} à chaque changement d'état donne un signal de période double, donc un la de 220 Hz220\ \mathrm{Hz}, une octave trop bas.

d)

La fréquence est imposée par la source : l'hydrophone mesure encore 625 Hz625\ \mathrm{Hz}. Seule la célérité dépend du milieu. Dans l'eau, Δt=301500=2,0×10−2 s\Delta t=\dfrac{30}{1500}=2{,}0\times 10^{-2}\ \mathrm{s}, soit 20 ms20\ \mathrm{ms}. Dans l'air, Δt=30340=8,8×10−2 s\Delta t=\dfrac{30}{340}=8{,}8\times 10^{-2}\ \mathrm{s}, soit 88 ms88\ \mathrm{ms}.

e)

La période ne change pas, donc la fréquence non plus : la hauteur reste la même. C'est la forme du signal qui change, et la forme du signal est liée au TIMBRE : les créneaux sonnent de façon plus dure, la sinusoïde de façon plus douce. Même note, autre son.

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Exercice 2 : Niveau sonore et échelle des décibels

Le niveau d'intensité sonore LL, ou niveau sonore, se mesure en décibels. L'échelle n'est pas proportionnelle à l'intensité sonore : on donne que multiplier l'intensité par 22 ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB}, et que la multiplier par 1010 ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB}.

Repères : conversation à voix normale 60 dB60\ \mathrm{dB}, circulation dense 80 dB80\ \mathrm{dB}, concert amplifié 105 dB105\ \mathrm{dB}, seuil de douleur 120 dB120\ \mathrm{dB}. Le schéma ci-dessous place ces repères sur l'échelle des niveaux sonores.

Au-delà du programme de Seconde : ces deux règles chiffrées découlent de l'expression du niveau sonore, au programme de Terminale spécialité. En Seconde, le lien entre intensité sonore et niveau d'intensité sonore est seulement qualitatif.

5060708090100110120L (dB)conversationcirculation denseconcert amplifiéseuil de douleur
  • a) Une enceinte seule produit 85 dB85\ \mathrm{dB}. Quel niveau produisent deux enceintes identiques côte à côte ?
  • b) Et dix enceintes identiques ?
  • c) Combien de fois l'intensité sonore d'un concert à 105 dB105\ \mathrm{dB} est-elle supérieure à celle d'une conversation à 60 dB60\ \mathrm{dB} ? Décomposez l'écart en multiples de 10 dB10\ \mathrm{dB} et de 3 dB3\ \mathrm{dB}.
  • d) Un élève écrit : « deux enceintes, ça fait 170 dB170\ \mathrm{dB}, plus que le seuil de douleur ». Expliquez pourquoi c'est absurde, en une phrase de physique et une phrase de bon sens.
  • e) Pour diviser par deux l'intensité sonore reçue, de combien faut-il baisser le niveau ? Est-ce beaucoup à l'oreille ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 88 dB88\ \mathrm{dB}
  • b) 95 dB95\ \mathrm{dB}
  • c) Écart de 45 dB45\ \mathrm{dB} : environ 3,2×1043{,}2\times 10^{4} fois plus intense
  • d) Les décibels ne s'additionnent pas ; deux voix feraient sinon 120 dB
  • e) 3 dB3\ \mathrm{dB} : presque imperceptible
a)

Deux sources identiques doublent l'intensité sonore, ce qui ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB} : L=85+3=88 dBL=85+3=88\ \mathrm{dB}. Les décibels ne s'additionnent jamais entre eux ; ce sont les INTENSITÉS qui s'additionnent, et l'échelle des décibels traduit ensuite ce doublement par un simple +3+3.

b)

Dix sources multiplient l'intensité par 1010, ce qui ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB} : L=85+10=95 dBL=85+10=95\ \mathrm{dB}. Passer d'une enceinte à dix ne fait donc gagner que 10 dB10\ \mathrm{dB}, soit à peine le double de sensation sonore perçue.

c)

L'écart vaut 105−60=45 dB105-60=45\ \mathrm{dB}, soit 45=3×10+5×345=3\times 10+5\times 3. Trois tranches de 10 dB10\ \mathrm{dB} multiplient l'intensité par 10310^{3}, cinq tranches de 3 dB3\ \mathrm{dB} la multiplient par 25=322^{5}=32. L'intensité du concert est donc 103×32=3,2×10410^{3}\times 32=3{,}2\times 10^{4} fois, soit plus de trente mille fois, celle d'une conversation. C'est ce rapport gigantesque que l'échelle des décibels sert justement à comprimer en nombres maniables.

d)

Physique : les niveaux sonores en décibels ne s'additionnent pas, parce que le décibel est une échelle logarithmique et non une quantité proportionnelle à l'intensité. Bon sens : si additionner suffisait, il serait impossible de tenir une conversation à deux dans une pièce, puisque deux personnes à 60 dB60\ \mathrm{dB} produiraient 120 dB120\ \mathrm{dB}, soit le seuil de douleur. L'expérience quotidienne suffit à rejeter le raisonnement.

e)

Diviser l'intensité par deux revient à retirer 3 dB3\ \mathrm{dB}. Ce n'est presque rien à l'oreille : l'oreille humaine ne perçoit un son comme « deux fois moins fort » que pour une baisse d'environ 10 dB10\ \mathrm{dB}, soit une intensité divisée par dix. Voilà pourquoi baisser le volume d'un cran donne l'impression de ne rien changer, alors que le risque auditif, lui, a bel et bien diminué de moitié.

5060708090100110120dBconversationcirculationconcertdouleur+3 dB : deux enceintes, intensité doublée+10 dB : dix enceintes, intensité × 1045 dB d'écart : environ 3 × 10⁴ fois plus intense
a) b) c) Sur l'échelle des décibels, doubler l'intensité ne déplace le niveau que de 3 dB3\ \mathrm{dB}, la multiplier par dix de 10 dB10\ \mathrm{dB} : dix enceintes donnent 95 dB95\ \mathrm{dB}, bien loin des 170 dB170\ \mathrm{dB} de l'addition naïve.

Exercice 3 : Réfraction et lois de Descartes

Quand un rayon lumineux passe d'un milieu à un autre, il change de direction. Deuxième loi de Descartes : n1sin⁡i1=n2sin⁡i2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2, les angles étant mesurés par rapport à la NORMALE à la surface.

Un rayon issu de l'air (n1=1,00n_1=1{,}00) arrive sur la surface d'un bloc de verre (n2=1,50n_2=1{,}50) avec un angle d'incidence i1=40 ∘i_1=40\ \mathrm{^\circ}.

Au-delà du programme de Seconde : la réflexion totale et l'angle limite, questions d) et e), ne figurent dans aucun programme de physique-chimie du lycée général ; l'exercice prolonge les lois de Snell-Descartes, au programme de Seconde.

rayon incidentnormaleairverrei1
  • a) Calculez l'angle de réfraction i2i_2 dans le verre.
  • b) Le rayon se rapproche-t-il ou s'écarte-t-il de la normale ? Énoncez la règle générale.
  • c) Le rayon fait le trajet inverse, du verre vers l'air, avec un angle d'incidence de 40 ∘40\ \mathrm{^\circ} dans le verre. Calculez l'angle de réfraction dans l'air.
  • d) Existe-t-il un angle d'incidence dans le verre au-delà duquel aucun rayon ne sort dans l'air ? Calculez-le et nommez le phénomène.
  • e) Citez une application quotidienne du phénomène de la question d).

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) i2≈25,4 ∘i_2\approx 25{,}4\ \mathrm{^\circ}
  • b) Il se rapproche de la normale
  • c) i2≈74,6 ∘i_2\approx 74{,}6\ \mathrm{^\circ}
  • d) Angle limite 41,8 ∘41{,}8\ \mathrm{^\circ} : réflexion totale
  • e) La fibre optique
a)

sin⁡i2=n1sin⁡i1n2=1,00×sin⁡(40 ∘)1,50=0,64281,50=0,4285\sin i_2=\dfrac{n_1\sin i_1}{n_2}=\dfrac{1{,}00\times\sin(40\ \mathrm{^\circ})}{1{,}50}=\dfrac{0{,}6428}{1{,}50}=0{,}4285. Donc i2=25,4 ∘i_2=25{,}4\ \mathrm{^\circ}. Vérifier que la calculatrice est en degrés, faute de quoi tout le calcul est faux sans qu'aucun résultat ne paraisse absurde.

b)

Le rayon se rapproche de la normale, puisque 25,4 ∘<40 ∘25{,}4\ \mathrm{^\circ}<40\ \mathrm{^\circ}. La règle générale : en entrant dans un milieu PLUS réfringent, c'est-à-dire d'indice plus grand, le rayon se rapproche de la normale ; en entrant dans un milieu moins réfringent, il s'en écarte. Un indice plus grand signifie une lumière qui s'y propage plus lentement.

c)

Cette fois n1=1,50n_1=1{,}50 et n2=1,00n_2=1{,}00 : sin⁡i2=1,50×sin⁡(40 ∘)1,00=1,50×0,6428=0,9642\sin i_2=\dfrac{1{,}50\times\sin(40\ \mathrm{^\circ})}{1{,}00}=1{,}50\times 0{,}6428=0{,}9642, donc i2=74,6 ∘i_2=74{,}6\ \mathrm{^\circ}. Le rayon s'écarte fortement de la normale, ce qui est bien la situation inverse de la question a).

d)

Oui. Le sinus ne peut pas dépasser 11, donc la sortie devient impossible dès que 1,50sin⁡i11,00>1\dfrac{1{,}50\sin i_1}{1{,}00}>1, c'est-à-dire sin⁡i1>11,50=0,6667\sin i_1>\dfrac{1}{1{,}50}=0{,}6667, soit i1>41,8 ∘i_1>41{,}8\ \mathrm{^\circ}. Au-delà de cet angle limite, toute la lumière est renvoyée dans le verre : c'est la RÉFLEXION TOTALE. Le calcul est intéressant parce que c'est l'impossibilité mathématique, l'absence de solution à l'équation, qui révèle un phénomène physique réel.

e)

La fibre optique : la lumière injectée dans le cœur de la fibre frappe la paroi sous un angle supérieur à l'angle limite, subit une réflexion totale, et rebondit ainsi sur des kilomètres sans jamais s'échapper. C'est ce qui transporte aujourd'hui l'essentiel du trafic internet. Autres exemples : les jumelles à prismes, les catadioptres de vélo, et le scintillement d'un diamant taillé, dont l'indice élevé donne un angle limite d'à peine 24 ∘24\ \mathrm{^\circ}.

40°25,4°40°74,6°vers la normaleloin de la normalede l'air vers le verredu verre vers l'airairverre, n = 1,50
a) et c) De l'air vers le verre, le rayon se rapproche de la normale : 40 ∘40\ \mathrm{^\circ} devient 25,4 ∘25{,}4\ \mathrm{^\circ}. Du verre vers l'air, il s'en écarte : 40 ∘40\ \mathrm{^\circ} devient 74,6 ∘74{,}6\ \mathrm{^\circ}. Les angles se lisent depuis la normale, en pointillé.
40°74,6°41,8°90°50°50°il ressortangle limiteréflexion totalerien ne sortairverre, n = 1,50
d) Dans le verre, à 40 ∘40\ \mathrm{^\circ} le rayon ressort ; à l'angle limite, 41,8 ∘41{,}8\ \mathrm{^\circ}, il ressort rasant ; au-delà, ici à 50 ∘50\ \mathrm{^\circ}, rien ne sort : toute la lumière est renvoyée dans le verre, c'est la réflexion totale.

Exercice 4 : Lentille convergente et image

Une lentille convergente de distance focale f′f' fait converger en son foyer image F′F' tout faisceau de rayons parallèles à l'axe optique. Un rayon passant par le centre optique OO n'est pas dévié.

On dispose d'une lentille de distance focale f′=20,0 cmf'=20{,}0\ \mathrm{cm}.

Au-delà du programme de Seconde : la vergence et son unité, la dioptrie, à la question e), sont absentes des programmes de physique-chimie du lycée général, et l'image virtuelle citée au corrigé de la question d) est au programme de Première spécialité. Le programme de Seconde demande les foyers, la distance focale et l'image réelle.

OFF'2F2F'lentille convergenteAB
  • a) On éclaire la lentille avec un faisceau de rayons parallèles à l'axe optique. Où se forme le point de convergence ? Décrivez comment on le mesure sur un banc d'optique.
  • b) Le Soleil est assimilé à un objet à l'infini. À quelle distance de la lentille faut-il placer une feuille de papier pour concentrer au maximum la lumière solaire ?
  • c) On place un objet lumineux à 60,0 cm60{,}0\ \mathrm{cm} de la lentille et l'image nette se forme à 30,0 cm30{,}0\ \mathrm{cm} de l'autre côté. Calculez le grandissement en valeur absolue, ∣γ∣=A′B′AB=OA′OA|\gamma|=\dfrac{A'B'}{AB}=\dfrac{OA'}{OA}, et dites si l'image est plus grande ou plus petite que l'objet.
  • d) L'image obtenue en c) peut être recueillie sur un écran. Comment appelle-t-on une telle image ? Est-elle droite ou renversée ?
  • e) On remplace la lentille par une autre, de distance focale 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm}. Est-elle plus ou moins convergente ? Justifiez en une phrase, puis donnez sa vergence C=1f′C=\dfrac{1}{f'}, avec f′f' en mètres.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Au foyer image F′F', à 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}
  • b) À 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}
  • c) ∣γ∣=0,500|\gamma|=0{,}500 : image deux fois plus petite
  • d) Image réelle et renversée
  • e) Plus convergente : 10 δ10\ \delta au lieu de 5 δ5\ \delta
a)

Le point de convergence est le foyer image F′F', situé sur l'axe optique à 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm} de la lentille, du côté opposé à la source. Sur un banc d'optique, on éclaire la lentille avec une source éloignée, on déplace un écran jusqu'à obtenir la tache lumineuse la plus petite et la plus brillante possible, et on lit la distance lentille-écran sur la règle graduée du banc.

b)

À 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}, c'est-à-dire dans le plan focal image. Les rayons venus du Soleil arrivent pratiquement parallèles entre eux, puisque la source est à cent cinquante millions de kilomètres : ils se rejoignent donc en F′F'. C'est exactement le principe de la loupe qui enflamme une feuille, et cela donne une méthode de mesure de f′f' à la portée de tout le monde.

c)

∣γ∣=30,060,0=0,500|\gamma|=\dfrac{30{,}0}{60{,}0}=0{,}500. L'image est donc DEUX FOIS PLUS PETITE que l'objet. On peut le retenir sans formule : quand l'image se forme plus près de la lentille que l'objet, elle est réduite dans le même rapport que les distances.

d)

C'est une image RÉELLE, justement parce qu'elle peut être recueillie sur un écran : les rayons lumineux s'y croisent effectivement. Elle est renversée, c'est-à-dire tête en bas par rapport à l'objet, ce que l'on constate immédiatement en plaçant un F lumineux devant la lentille. Une image virtuelle, elle, ne peut pas être projetée : c'est le cas de celle que donne une loupe tenue près d'un texte.

e)

Elle est PLUS convergente. La vergence est l'inverse de la distance focale, C=1f′C=\dfrac{1}{f'}, donc une focale deux fois plus courte donne une vergence deux fois plus grande : 10 δ10\ \delta au lieu de 5 δ5\ \delta. Une lentille plus convergente fait converger les rayons plus vite, donc plus près d'elle, ce qui est cohérent avec un foyer à 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm} seulement.

OFF'lentille convergenterayons venant de l'infini
a) et b) Les rayons parallèles à l'axe, ceux du Soleil par exemple, convergent tous au foyer image F′F', à 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm} de la lentille : c'est là qu'on place l'écran ou la feuille.
OFF'2F2F'lentille convergenteABA'B'123
c) et d) Le rayon 1, bleu, parallèle à l'axe, repart par F′F' ; le 2, vert, passé par FF, repart parallèle ; le 3, violet, traverse OO sans être dévié. Ils se coupent en B′B' : l'image A′B′A'B' se forme à 30,0 cm30{,}0\ \mathrm{cm}, réelle, renversée et deux fois plus petite. La hauteur de l'objet est choisie pour le dessin, les distances sont à l'échelle.

Exercice 5 : Loi d'Ohm et caractéristique d'un dipôle

Pour un conducteur ohmique, la tension à ses bornes et l'intensité qui le traverse sont liées par U=R IU=R\,I. Sa caractéristique, la courbe UU en fonction de II, est une droite passant par l'origine.

La figure donne les mesures relevées sur deux dipôles D1D_1 et D2D_2.

0,020,040,060,080,10,120,511,522,533,544,555,56I (A)U (V)D1D2
  • a) Lequel des deux dipôles est un conducteur ohmique ? Justifiez par deux critères lus sur le graphique.
  • b) Déterminez la résistance de ce dipôle, avec son unité.
  • c) Quelle intensité le traverse sous une tension de 3,5 V3{,}5\ \mathrm{V} ?
  • d) On branche ce conducteur ohmique en série avec un second, de résistance 150 Ω150\ \Omega, sous une tension totale de 6,0 V6{,}0\ \mathrm{V}. Calculez l'intensité du courant et la tension aux bornes de chacun.
  • e) Vérifiez que les deux tensions trouvées en d) redonnent bien 6,0 V6{,}0\ \mathrm{V}, et retrouvez la tension aux bornes du premier par la formule du pont diviseur.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) D1D_1 : points alignés sur une droite passant par l'origine
  • b) R=50 ΩR=50\ \Omega
  • c) I=70 mAI=70\ \mathrm{mA}
  • d) I=30 mAI=30\ \mathrm{mA} ; U1=1,5 VU_1=1{,}5\ \mathrm{V} ; U2=4,5 VU_2=4{,}5\ \mathrm{V}
  • e) 1,5+4,5=6,0 V1{,}5+4{,}5=6{,}0\ \mathrm{V} ✓
a)

C'est D1D_1. Deux critères, et il faut les deux : ses points sont ALIGNÉS, et la droite obtenue passe par l'ORIGINE. D2D_2 échoue sur les deux plans, ses points sont sur une courbe et son ordonnée à l'origine vaut 0,9 V0{,}9\ \mathrm{V}, ce qui traduit une tension présente même sans courant. Quelle que soit sa nature, D2D_2 n'est pas un conducteur ohmique.

b)

La résistance est le coefficient directeur de la droite : R=ΔUΔI=5,0−00,100−0=50 ΩR=\dfrac{\Delta U}{\Delta I}=\dfrac{5{,}0-0}{0{,}100-0}=50\ \Omega. On prend deux points éloignés sur la droite tracée, pas deux points de mesure voisins. L'unité est bien l'ohm, puisqu'on divise des volts par des ampères.

c)

I=UR=3,550=0,070 A=70 mAI=\dfrac{U}{R}=\dfrac{3{,}5}{50}=0{,}070\ \mathrm{A}=70\ \mathrm{mA}. Lecture graphique de contrôle : à 3,5 V3{,}5\ \mathrm{V}, on tombe bien entre les points de mesure à 0,0600{,}060 et 0,080 A0{,}080\ \mathrm{A}, exactement au milieu.

d)

En série, la résistance équivalente est la somme : Req=50+150=200 ΩR_{eq}=50+150=200\ \Omega. L'intensité, la même dans tout le circuit série, vaut I=6,0200=0,030 A=30 mAI=\dfrac{6{,}0}{200}=0{,}030\ \mathrm{A}=30\ \mathrm{mA}. Puis U1=50×0,030=1,5 VU_1=50\times 0{,}030=1{,}5\ \mathrm{V} et U2=150×0,030=4,5 VU_2=150\times 0{,}030=4{,}5\ \mathrm{V}. La plus grande résistance récupère la plus grande tension, ce qui est le contenu même de la loi d'Ohm à intensité commune.

e)

1,5+4,5=6,0 V1{,}5+4{,}5=6{,}0\ \mathrm{V} : la loi des mailles est vérifiée, la somme des tensions des dipôles en série vaut bien la tension du générateur. Par le pont diviseur : U1=U×R1R1+R2=6,0×50200=6,0×0,25=1,5 VU_1=U\times\dfrac{R_1}{R_1+R_2}=6{,}0\times\dfrac{50}{200}=6{,}0\times 0{,}25=1{,}5\ \mathrm{V}. La formule du pont n'est rien d'autre que ces deux étapes enchaînées, elle évite simplement de calculer l'intensité au passage.

Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Mesurer une distance avec un écho

Un randonneur crie face à une falaise et perçoit son écho 1,8 s1{,}8\ \mathrm{s} plus tard. La célérité du son dans l'air vaut 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.

Un sondeur de bateau, lui, émet un signal ultrasonore vers le fond et reçoit son écho 0,12 s0{,}12\ \mathrm{s} après. La célérité du son dans l'eau vaut 1500 m/s1500\ \mathrm{m/s}.

Le schéma ci-dessous représente les deux situations.

randonneurfalaiseécho perçu1,8 s après le crison dans l'air : 340 m/sbateaufondson dans l'eau :1500 m/sécho reçu 0,12 saprès l'émission
  • a) Calculez la distance du randonneur à la falaise.
  • b) Calculez la profondeur sous le bateau.
  • c) Un élève oublie le trajet aller-retour dans les deux cas. Quelles valeurs trouve-t-il ? De quel facteur se trompe-t-il ?
  • d) Le sondeur ne distingue pas deux échos séparés de moins de 1,0 ms1{,}0\ \mathrm{ms}. Quelle est la plus petite différence de profondeur qu'il peut discerner ?
  • e) Pourquoi le même appareil ne fonctionnerait-il pas pour mesurer la distance de la Lune, alors qu'un télémètre laser y parvient ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 306 m306\ \mathrm{m}
  • b) 90 m90\ \mathrm{m}
  • c) 612 m612\ \mathrm{m} et 180 m180\ \mathrm{m} : facteur 22
  • d) 0,75 m0{,}75\ \mathrm{m}
  • e) Le son ne traverse pas le vide ; la lumière, si
a)

Le son fait l'aller ET le retour pendant les 1,8 s1{,}8\ \mathrm{s}, donc il parcourt 2d2d. Ainsi d=v Δt2=340×1,82=306 md=\dfrac{v\,\Delta t}{2}=\dfrac{340\times 1{,}8}{2}=306\ \mathrm{m}.

b)

Même raisonnement : h=1500×0,122=90 mh=\dfrac{1500\times 0{,}12}{2}=90\ \mathrm{m}. Le facteur 22 est le seul vrai piège de ce type d'exercice, et il vaut la peine d'écrire la phrase « le signal fait l'aller-retour » avant tout calcul.

c)

Il trouverait 340×1,8=612 m340\times 1{,}8=612\ \mathrm{m} pour la falaise et 1500×0,12=180 m1500\times 0{,}12=180\ \mathrm{m} pour le fond marin. Il se trompe d'un facteur 22 dans les deux cas, et toujours dans le même sens : il surestime systématiquement la distance. Une erreur de méthode se reconnaît à cela, elle est reproductible et orientée, contrairement à une erreur de calcul.

d)

Une différence de durée δt=1,0 ms=1,0×10−3 s\delta t=1{,}0\ \mathrm{ms}=1{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{s} correspond à une différence de profondeur δh=1500×1,0×10−32=0,75 m\delta h=\dfrac{1500\times 1{,}0\times 10^{-3}}{2}=0{,}75\ \mathrm{m}. Le sondeur ne distingue donc pas deux fonds séparés de moins de 75 cm75\ \mathrm{cm} : c'est sa résolution. Améliorer une résolution revient toujours à savoir mesurer des durées plus courtes.

e)

Parce que le son est une onde MÉCANIQUE : il a besoin d'un milieu matériel pour se propager, et l'espace entre la Terre et la Lune est essentiellement vide. Aucun signal sonore ne peut donc faire le trajet. La lumière, elle, est une onde électromagnétique et se propage dans le vide, à 3,00×108 m/s3{,}00\times 10^{8}\ \mathrm{m/s} : un laser envoyé sur les réflecteurs déposés par les missions Apollo revient en 2,56 s2{,}56\ \mathrm{s}, ce qui donne une distance de 384 000 km384\,000\ \mathrm{km} par la même méthode de l'aller-retour.

randonneurfalaiseallerretourd = 306 mle son parcourt 2d = 612 m en 1,8 sbateaufondh = 90 maller-retour en 0,12 s
a) b) Les deux situations à la même échelle. Le son va jusqu'à l'obstacle PUIS revient : la durée mesurée correspond à 2d2d, d'où d=v Δt2d=\dfrac{v\,\Delta t}{2}, soit 306 m306\ \mathrm{m} pour la falaise et 90 m90\ \mathrm{m} pour le fond.

Exercice 7 : L'indice d'un verre par le rapport des sinus

On veut mesurer l'indice de réfraction d'un verre inconnu. On envoie un rayon laser depuis l'air sur la face plane d'un bloc de ce verre, et on mesure l'angle de réfraction pour plusieurs angles d'incidence.

Mesures : pour i1=20 ∘i_1=20\ \mathrm{^\circ}, on lit i2=13,0 ∘i_2=13{,}0\ \mathrm{^\circ} ; pour i1=40 ∘i_1=40\ \mathrm{^\circ}, i2=25,0 ∘i_2=25{,}0\ \mathrm{^\circ} ; pour i1=60 ∘i_1=60\ \mathrm{^\circ}, i2=35,5 ∘i_2=35{,}5\ \mathrm{^\circ}.

20°13,0°40°25,0°60°35,5°normaleairverre
  • a) Pour chacune des trois mesures, calculez le rapport sin⁡i1sin⁡i2\dfrac{\sin i_1}{\sin i_2}.
  • b) Que constatez-vous ? Déduisez-en l'indice du verre.
  • c) Un élève propose de calculer plutôt le rapport i1i2\dfrac{i_1}{i_2}. Calculez-le pour les trois mesures et expliquez pourquoi cette approche échoue.
  • d) La lumière rouge et la lumière bleue n'ont pas exactement le même indice dans le verre : 1,5121{,}512 pour le rouge et 1,5301{,}530 pour le bleu. Calculez l'écart d'angle de réfraction pour une incidence de 60 ∘60\ \mathrm{^\circ}.
  • e) Quel phénomène quotidien ce petit écart explique-t-il ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 1,5201{,}520 ; 1,5211{,}521 ; 1,4911{,}491
  • b) Rapport constant : n≈1,51n\approx 1{,}51
  • c) 1,541{,}54 ; 1,601{,}60 ; 1,691{,}69 : la loi porte sur les sinus
  • d) Écart d'environ 0,47 ∘0{,}47\ \mathrm{^\circ}
  • e) La dispersion de la lumière blanche
a)

sin⁡20 ∘sin⁡13,0 ∘=0,34200,2250=1,520\dfrac{\sin 20\ \mathrm{^\circ}}{\sin 13{,}0\ \mathrm{^\circ}}=\dfrac{0{,}3420}{0{,}2250}=1{,}520. Puis sin⁡40 ∘sin⁡25,0 ∘=0,64280,4226=1,521\dfrac{\sin 40\ \mathrm{^\circ}}{\sin 25{,}0\ \mathrm{^\circ}}=\dfrac{0{,}6428}{0{,}4226}=1{,}521. Enfin sin⁡60 ∘sin⁡35,5 ∘=0,86600,5807=1,491\dfrac{\sin 60\ \mathrm{^\circ}}{\sin 35{,}5\ \mathrm{^\circ}}=\dfrac{0{,}8660}{0{,}5807}=1{,}491.

b)

Les trois rapports sont pratiquement égaux, autour de 1,511{,}51, malgré des angles très différents. C'est précisément ce que prédit la loi de Descartes : n1sin⁡i1=n2sin⁡i2n_1\sin i_1=n_2\sin i_2 avec n1=1,00n_1=1{,}00 donne n2=sin⁡i1sin⁡i2n_2=\dfrac{\sin i_1}{\sin i_2}, une constante. L'indice du verre vaut donc n2≈1,51n_2\approx 1{,}51, ce qui correspond à un verre courant type crown. La dispersion des trois valeurs, de l'ordre de 2 %2\ \%, reflète simplement la précision de lecture au rapporteur.

c)

2013,0=1,54\dfrac{20}{13{,}0}=1{,}54 ; 4025,0=1,60\dfrac{40}{25{,}0}=1{,}60 ; 6035,5=1,69\dfrac{60}{35{,}5}=1{,}69. Ces trois valeurs ne sont pas constantes, elles augmentent nettement avec l'angle. L'approche échoue parce que la loi de la réfraction relie les SINUS des angles, pas les angles eux-mêmes. Aux petits angles les deux rapports se ressemblent, puisque le sinus est alors presque proportionnel à l'angle, mais l'écart devient franc dès 40 ∘40\ \mathrm{^\circ}. C'est un bon exemple de loi que l'on croirait proportionnelle et qui ne l'est pas.

d)

Pour le rouge : sin⁡i2=sin⁡60 ∘1,512=0,86601,512=0,5728\sin i_2=\dfrac{\sin 60\ \mathrm{^\circ}}{1{,}512}=\dfrac{0{,}8660}{1{,}512}=0{,}5728, soit i2=34,95 ∘i_2=34{,}95\ \mathrm{^\circ}. Pour le bleu : sin⁡i2=0,86601,530=0,5660\sin i_2=\dfrac{0{,}8660}{1{,}530}=0{,}5660, soit i2=34,48 ∘i_2=34{,}48\ \mathrm{^\circ}. L'écart vaut 0,47 ∘0{,}47\ \mathrm{^\circ}, soit moins d'un demi-degré : le bleu est un peu plus dévié que le rouge.

e)

La DISPERSION de la lumière blanche, c'est-à-dire la décomposition en couleurs par un prisme. Comme chaque couleur a son propre indice, chacune sort du verre avec un angle légèrement différent, et un demi-degré d'écart suffit à séparer visiblement les couleurs après quelques dizaines de centimètres. C'est le même mécanisme qui produit l'arc-en-ciel, où les gouttes d'eau jouent le rôle des prismes, et qui oblige les fabricants d'objectifs photo à combiner plusieurs verres pour éviter les franges colorées sur les bords de l'image.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.

  • a) « Plus la période d'un signal sonore est longue, plus le son est aigu. »
  • b) « Un son fort se propage plus vite qu'un son faible : il arrive donc plus tôt. »
  • c) « Un rayon qui passe de l'air au verre s'écarte de la normale, puisque le verre le ralentit. »
  • d) « L'image d'un objet par une lentille convergente se forme toujours au foyer image. »
  • e) « Tous les dipôles suivent la loi d'Ohm. »

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Période longue, son grave : 200 Hz200\ \mathrm{Hz} pour 5,0 ms5{,}0\ \mathrm{ms}
  • b) La célérité dépend du milieu : 0,50 s0{,}50\ \mathrm{s} pour les deux
  • c) Il se rapproche de la normale
  • d) Seulement pour un objet très éloigné
  • e) Seuls les conducteurs ohmiques suivent la loi d'Ohm
a)

Faux : une période longue veut dire peu de motifs par seconde, donc une fréquence basse, donc un son grave. Par exemple, T=5,0 msT=5{,}0\ \mathrm{ms} donne f=15,0×10−3=200 Hzf=\dfrac{1}{5{,}0\times 10^{-3}}=200\ \mathrm{Hz}. Correct : « plus la période est longue, plus la fréquence est basse et plus le son est grave ».

b)

Faux : l'amplitude ne joue pas sur la célérité, qui dépend du milieu. Dans l'air, fort ou faible, le son parcourt 170 m170\ \mathrm{m} en 170340=0,50 s\dfrac{170}{340}=0{,}50\ \mathrm{s}. Correct : « un son fort et un son faible émis ensemble arrivent ensemble ; le son fort a seulement une plus grande amplitude ».

c)

Faux : le verre est plus réfringent que l'air, donc le rayon se RAPPROCHE de la normale, comme à l'exercice 3 où 40 ∘40\ \mathrm{^\circ} deviennent 25,4 ∘25{,}4\ \mathrm{^\circ}. Le ralentissement est juste, la conclusion est à l'envers. Correct : « en entrant dans un milieu d'indice plus grand, le rayon se rapproche de la normale ».

d)

Faux : seul un objet très éloigné donne son image dans le plan focal. À l'exercice 4, un objet à 60,0 cm60{,}0\ \mathrm{cm} d'une lentille de 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm} de distance focale donne une image à 30,0 cm30{,}0\ \mathrm{cm}, pas à 20,0 cm20{,}0\ \mathrm{cm}. Correct : « l'image se forme au foyer image seulement pour un objet très éloigné ; sinon elle se forme au-delà ».

e)

Faux : la loi d'Ohm ne décrit que les conducteurs ohmiques. Correct : « un dipôle suit la loi d'Ohm seulement si sa caractéristique est une droite passant par l'origine ; une diode, une pile ou une lampe à filament n'y obéissent pas ». La caractéristique de D2D_2 de l'exercice 5, avec son ordonnée à l'origine non nulle, en est justement un contre-exemple.

Exercice 9 : Le budget sonore d'une journée à l'atelier

Une menuisière relève, avec le sonomètre de son téléphone, le niveau d'intensité sonore de chaque poste : ponçage, raboteuse, scie circulaire.

Pour protéger l'audition, les règles de prévention fixent une durée maximale d'exposition par jour selon le niveau. L'échelle ci-dessous donne ces durées au-dessus de chaque niveau, et situe les trois postes.

Chaque tâche consomme une part du budget de la journée : sa durée divisée par la durée maximale à ce niveau. Le total des parts ne doit pas dépasser 100 %100\ \%.

8 h85 dB4 h88 dB2 h91 dB1 h94 dB30 min97 dB15 min100 dBponçageraboteusescie
  • a) À l'aide de l'échelle, donnez en minutes la durée maximale d'exposition par jour à la raboteuse, puis à la scie circulaire.
  • b) Ce jour-là, elle rabote pendant 30 min30\ \mathrm{min} et scie pendant 6 min6\ \mathrm{min}. Calculez la part du budget consommée par chaque tâche, puis le total.
  • c) Il lui reste à poncer. Combien de minutes peut-elle poncer sans dépasser le budget ?
  • d) Elle porte désormais un casque qui atténue de 12 dB12\ \mathrm{dB}. Quel niveau reçoit-elle à la scie ? Quelle part du budget consomment alors ses 6 min6\ \mathrm{min} de sciage ?
  • e) Elle déclare : « je n'ai jamais mal aux oreilles, donc ce bruit ne me fait rien ». Que lui répondez-vous ? Citez un danger de l'exposition sonore.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 60 min60\ \mathrm{min} à la raboteuse ; 15 min15\ \mathrm{min} à la scie
  • b) 50 %50\ \% et 40 %40\ \% : total 90 %90\ \%
  • c) 12 min12\ \mathrm{min} de ponçage
  • d) 88 dB88\ \mathrm{dB} ; 2,5 %2{,}5\ \% du budget
  • e) Le risque commence bien avant la douleur : acouphènes, perte d'audition définitive
a)

On lit au-dessus de chaque niveau : 94 dB94\ \mathrm{dB} correspond à 1 h1\ \mathrm{h}, soit 60 min60\ \mathrm{min}, et 100 dB100\ \mathrm{dB} à 15 min15\ \mathrm{min}. Six décibels de plus, et la durée permise est divisée par quatre.

b)

Raboteuse : 3060=50 %\dfrac{30}{60}=50\ \%. Scie : 615=40 %\dfrac{6}{15}=40\ \%. Total : 50+40=90 %50+40=90\ \%. Six minutes de scie pèsent presque autant qu'une demi-heure de raboteuse.

c)

Il reste 100−90=10 %100-90=10\ \% du budget. Le ponçage, à 91 dB91\ \mathrm{dB}, permet 2 h2\ \mathrm{h}, soit 120 min120\ \mathrm{min} : elle peut poncer 0,10×120=12 min0{,}10\times 120=12\ \mathrm{min}.

d)

Une atténuation est un écart de niveau, elle se soustrait : 100−12=88 dB100-12=88\ \mathrm{dB}. À ce niveau, l'échelle donne 4 h4\ \mathrm{h}, soit 240 min240\ \mathrm{min}, donc les six minutes ne consomment plus que 6240=2,5 %\dfrac{6}{240}=2{,}5\ \% du budget, seize fois moins que sans casque.

e)

La douleur n'est pas le bon signal : le seuil de douleur est vers 120 dB120\ \mathrm{dB}, alors que le risque commence dès 85 dB85\ \mathrm{dB} environ quand l'exposition dure. Une exposition répétée peut provoquer de la fatigue auditive, des acouphènes et une perte d'audition définitive, sans jamais avoir fait mal.

Exercice 10 : Une balance de cuisine à capteur de force

Un capteur de force résistif est une pastille dont la résistance RcR_c diminue quand on appuie dessus. Pour en faire une balance de cuisine, on l'étalonne : on pose des masses connues et on mesure RcR_c à l'ohmmètre. La figure donne la courbe d'étalonnage, tracée pour des masses de 0,500{,}50 à 4,00 kg4{,}00\ \mathrm{kg}.

Un microcontrôleur lit une tension, pas une résistance. On monte donc le capteur en série avec un conducteur ohmique R0=10,0 kΩR_0=10{,}0\ \mathrm{k\Omega}, sous une tension E=5,00 VE=5{,}00\ \mathrm{V}, et le microcontrôleur lit la tension U0U_0 aux bornes de R0R_0.

0,511,522,533,544,551015202530354045m (kg)Rc (kΩ)
  • a) Un sachet de farine posé sur le capteur donne Rc=16,0 kΩR_c=16{,}0\ \mathrm{k\Omega}. Déterminez sa masse à l'aide de la courbe d'étalonnage.
  • b) La résistance est-elle proportionnelle à la masse ? Pour quelles masses le capteur est-il le plus sensible, c'est-à-dire où une même variation de masse change le plus la résistance ?
  • c) Une masse de 1,00 kg1{,}00\ \mathrm{kg} est posée, donc Rc=20,0 kΩR_c=20{,}0\ \mathrm{k\Omega}. Par la loi des mailles et la loi d'Ohm, calculez l'intensité du courant et la tension U0U_0. Calculez aussi U0U_0 pour 4,00 kg4{,}00\ \mathrm{kg}, où Rc=5,0 kΩR_c=5{,}0\ \mathrm{k\Omega}.
  • d) Le microcontrôleur lit U0=2,50 VU_0=2{,}50\ \mathrm{V}. Calculez l'intensité du courant et la résistance du capteur, puis déduisez-en la masse posée.
  • e) Un colis donne U0=4,80 VU_0=4{,}80\ \mathrm{V}. Calculez RcR_c. Peut-on annoncer sa masse à l'aide de cette courbe d'étalonnage ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) m≈1,25 kgm\approx 1{,}25\ \mathrm{kg}
  • b) Pas proportionnelles ; le capteur est le plus sensible aux petites masses
  • c) I≈0,167 mAI\approx 0{,}167\ \mathrm{mA} ; U0≈1,67 VU_0\approx 1{,}67\ \mathrm{V} ; U0≈3,33 VU_0\approx 3{,}33\ \mathrm{V} à 4,00 kg4{,}00\ \mathrm{kg}
  • d) I=0,250 mAI=0{,}250\ \mathrm{mA} ; Rc=10,0 kΩR_c=10{,}0\ \mathrm{k\Omega} ; m=2,00 kgm=2{,}00\ \mathrm{kg}
  • e) Rc≈0,42 kΩR_c\approx 0{,}42\ \mathrm{k\Omega} ; non : hors de la plage d'étalonnage
a)

On part de 16,0 kΩ16{,}0\ \mathrm{k\Omega} sur l'axe vertical, on rejoint la courbe, puis on descend sur l'axe horizontal : on lit m≈1,25 kgm\approx 1{,}25\ \mathrm{kg}.

b)

Non : quand la masse double, de 1,001{,}00 à 2,00 kg2{,}00\ \mathrm{kg}, la résistance ne double pas, elle est divisée par deux. La courbe descend, et ce n'est pas une droite passant par l'origine. Le capteur est le plus sensible aux petites masses : de 0,500{,}50 à 1,00 kg1{,}00\ \mathrm{kg}, RcR_c perd 20 kΩ20\ \mathrm{k\Omega}, alors qu'elle ne perd que 1,7 kΩ1{,}7\ \mathrm{k\Omega} de 3,003{,}00 à 4,00 kg4{,}00\ \mathrm{kg}.

c)

En série, les deux dipôles ont la même intensité, et la loi des mailles donne E=RcI+R0IE=R_c I+R_0 I. Donc I=5,00(20,0+10,0)×103=1,67×10−4 A=0,167 mAI=\dfrac{5{,}00}{(20{,}0+10{,}0)\times 10^{3}}=1{,}67\times 10^{-4}\ \mathrm{A}=0{,}167\ \mathrm{mA}, puis U0=R0I=10,0×103×1,67×10−4=1,67 VU_0=R_0 I=10{,}0\times 10^{3}\times 1{,}67\times 10^{-4}=1{,}67\ \mathrm{V}. Pour 4,00 kg4{,}00\ \mathrm{kg} : I=5,0015,0×103=0,333 mAI=\dfrac{5{,}00}{15{,}0\times 10^{3}}=0{,}333\ \mathrm{mA} et U0=3,33 VU_0=3{,}33\ \mathrm{V}. La tension lue croît avec la masse.

d)

Loi d'Ohm pour R0R_0 : I=U0R0=2,5010,0×103=2,50×10−4 A=0,250 mAI=\dfrac{U_0}{R_0}=\dfrac{2{,}50}{10{,}0\times 10^{3}}=2{,}50\times 10^{-4}\ \mathrm{A}=0{,}250\ \mathrm{mA}. Loi des mailles : la tension aux bornes du capteur vaut 5,00−2,50=2,50 V5{,}00-2{,}50=2{,}50\ \mathrm{V}. Donc Rc=2,502,50×10−4=10,0 kΩR_c=\dfrac{2{,}50}{2{,}50\times 10^{-4}}=10{,}0\ \mathrm{k\Omega}, et la courbe donne m=2,00 kgm=2{,}00\ \mathrm{kg}. Toute la chaîne de mesure est là : la masse change la résistance, le montage la change en tension, le programme remonte de la tension à la masse.

e)

I=4,8010,0×103=4,80×10−4 AI=\dfrac{4{,}80}{10{,}0\times 10^{3}}=4{,}80\times 10^{-4}\ \mathrm{A}, et le capteur a 5,00−4,80=0,20 V5{,}00-4{,}80=0{,}20\ \mathrm{V} à ses bornes : Rc=0,204,80×10−4=4,2×102 Ω=0,42 kΩR_c=\dfrac{0{,}20}{4{,}80\times 10^{-4}}=4{,}2\times 10^{2}\ \Omega=0{,}42\ \mathrm{k\Omega}. Cette valeur est bien en dessous de 5,0 kΩ5{,}0\ \mathrm{k\Omega}, le plus petit point de la courbe : le colis est hors de la plage d'étalonnage, et rien ne dit que la courbe s'y prolonge de la même façon. On ne peut donc pas annoncer sa masse ; on sait seulement qu'elle dépasse 4,00 kg4{,}00\ \mathrm{kg}.

Piège : une courbe d'étalonnage ne vaut que sur la plage où on l'a mesurée.

0,511,522,533,544,551015202530354045m (kg)Rc (kΩ)

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Le son dans un rail et dans l'air

Un ouvrier frappe un rail d'acier avec un marteau. Un observateur situé plus loin, l'oreille collée au rail, entend deux bruits : l'un s'est propagé dans l'acier du rail, l'autre dans l'air. Ils sont séparés de Δt=2,5 s\Delta t=2{,}5\ \mathrm{s}.

Célérité du son : 340 m/s340\ \mathrm{m/s} dans l'air, 5,0×103 m/s5{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{m/s} dans l'acier.

ouvrierobservateurdans l'air : 340 m/sdans l'acier du rail : 5,0 × 10³ m/sdrail
  • a) Lequel des deux bruits arrive en premier ?
  • b) Calculez la durée mise par le son pour parcourir 1,0 km1{,}0\ \mathrm{km} dans l'air, puis dans l'acier.
  • c) On note dd la distance entre l'ouvrier et l'observateur. Exprimez Δt\Delta t en fonction de dd, puis calculez dd.
  • d) Calculez la durée de propagation dans le rail sur cette distance.
  • e) Pourquoi le son se propage-t-il beaucoup plus vite dans l'acier que dans l'air ? Et dans le vide ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Le bruit transmis par le rail
  • b) 2,94 s2{,}94\ \mathrm{s} dans l'air, 0,20 s0{,}20\ \mathrm{s} dans l'acier
  • c) Δt=d(1340−15000)\Delta t=d\left(\dfrac{1}{340}-\dfrac{1}{5000}\right), d≈912 md\approx 912\ \mathrm{m}
  • d) 0,18 s0{,}18\ \mathrm{s}
  • e) Entités proches et liées dans un solide ; aucun son dans le vide
a)

Le bruit transmis par le RAIL, puisque le son y va près de quinze fois plus vite que dans l'air.

b)

Dans l'air : 1000340≈2,94 s\dfrac{1000}{340}\approx 2{,}94\ \mathrm{s}. Dans l'acier : 10005,0×103=0,20 s\dfrac{1000}{5{,}0\times 10^{3}}=0{,}20\ \mathrm{s}.

c)

Δt=d340−d5000=d(1340−15000)\Delta t=\dfrac{d}{340}-\dfrac{d}{5000}=d\left(\dfrac{1}{340}-\dfrac{1}{5000}\right). Donc d=2,51340−15000≈2,52,74×10−3≈912 md=\dfrac{2{,}5}{\dfrac{1}{340}-\dfrac{1}{5000}}\approx\dfrac{2{,}5}{2{,}74\times 10^{-3}}\approx 912\ \mathrm{m}. L'erreur classique consiste à écrire d=340×2,5=850 md=340\times 2{,}5=850\ \mathrm{m}, comme si le son du rail arrivait instantanément : on néglige alors une durée de près de deux dixièmes de seconde, qui n'est pas négligeable ici.

d)

t=9125,0×103≈0,18 st=\dfrac{912}{5{,}0\times 10^{3}}\approx 0{,}18\ \mathrm{s}.

e)

Le son est une vibration qui se transmet de proche en proche entre les entités du milieu. Dans un solide, elles sont très proches et fortement liées : la perturbation passe beaucoup plus vite que dans un gaz, où les molécules sont éloignées. Dans le vide, il n'y a aucune entité pour transmettre la vibration : le son ne se propage pas du tout.

Le fil de l'exercice : quand deux signaux partent ensemble, l'écart de leurs durées de propagation, et non l'une d'elles seulement, donne la distance.

00,511,522,53t (s)coup de marteaurail : 0,18 sair : 2,68 sΔt = 2,5 s mesuré
c) d) Les deux bruits partent ensemble. Le rail livre le sien après 0,18 s0{,}18\ \mathrm{s}, l'air après 2,68 s2{,}68\ \mathrm{s} : la durée mesurée, Δt=2,5 s\Delta t=2{,}5\ \mathrm{s}, est l'ÉCART entre les deux arrivées, pas la durée du trajet dans l'air.

Exercice 12 : Spectres d'émission et d'absorption

Le domaine visible s'étend d'environ 400 nm400\ \mathrm{nm} (violet) à 800 nm800\ \mathrm{nm} (rouge), avec 1 nm=10−9 m1\ \mathrm{nm}=10^{-9}\ \mathrm{m}.

Une lampe à incandescence donne un spectre continu. Une lampe à vapeur de sodium émet surtout une lumière jaune de longueur d'onde 589 nm589\ \mathrm{nm}. L'hydrogène chauffé émet des raies à 410410, 434434, 486486 et 656 nm656\ \mathrm{nm}.

Au-delà du programme de Seconde : le spectre d'absorption, question d), est au programme de Première spécialité. En Seconde, on exploite les spectres d'émission, continus ou de raies.

  • a) Exprimez la longueur d'onde de la raie du sodium en mètres.
  • b) Quel type de spectre donnent la lampe à incandescence et la lampe à vapeur de sodium ? Laquelle émet une lumière quasi monochromatique ?
  • c) De quelles couleurs sont les raies de l'hydrogène à 656 nm656\ \mathrm{nm} et à 410 nm410\ \mathrm{nm} ?
  • d) Le spectre de la lumière d'une étoile est un fond continu barré de raies noires à 434434, 486486 et 656 nm656\ \mathrm{nm}. Comment appelle-t-on ce spectre, et quel élément contient l'atmosphère de l'étoile ?
  • e) Un rayonnement a une longueur d'onde de 1,0×10−6 m1{,}0\times 10^{-6}\ \mathrm{m}, un autre de 3,0×10−7 m3{,}0\times 10^{-7}\ \mathrm{m}. À quels domaines appartiennent-ils ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 5,89×10−7 m5{,}89\times 10^{-7}\ \mathrm{m}
  • b) Incandescence : continu ; sodium : raies, quasi monochromatique
  • c) 656 nm : rouge ; 410 nm : violet
  • d) Spectre d'absorption : l'atmosphère contient de l'hydrogène
  • e) Infrarouge ; ultraviolet
a)

589 nm=589×10−9 m=5,89×10−7 m589\ \mathrm{nm}=589\times 10^{-9}\ \mathrm{m}=5{,}89\times 10^{-7}\ \mathrm{m}.

b)

La lampe à incandescence, dont le filament est un corps chaud, donne un spectre CONTINU, toutes les couleurs de 400400 à 800 nm800\ \mathrm{nm}. La lampe à sodium donne un spectre de RAIES, dominé par une raie jaune : c'est elle qui émet une lumière presque monochromatique, ce qui donne sa teinte orangée à l'éclairage des tunnels.

c)

La raie à 656 nm656\ \mathrm{nm} est rouge, du côté des grandes longueurs d'onde. La raie à 410 nm410\ \mathrm{nm} est violette, à l'autre extrémité du visible.

d)

Des raies NOIRES sur un fond continu forment un spectre d'absorption. Les gaz de l'atmosphère de l'étoile absorbent exactement les longueurs d'onde qu'ils émettraient s'ils étaient chauffés : ces trois raies coïncident avec des raies de l'hydrogène, l'atmosphère de l'étoile contient donc de l'hydrogène. C'est ainsi qu'on connaît la composition d'astres qu'on n'atteindra jamais.

e)

1,0×10−6 m=1000 nm1{,}0\times 10^{-6}\ \mathrm{m}=1000\ \mathrm{nm} : au-delà de 800 nm800\ \mathrm{nm}, c'est l'infrarouge. 3,0×10−7 m=300 nm3{,}0\times 10^{-7}\ \mathrm{m}=300\ \mathrm{nm} : en deçà de 400 nm400\ \mathrm{nm}, c'est l'ultraviolet. On convertit TOUJOURS en nanomètres avant de comparer aux bornes du visible.

Méthode à retenir : un spectre de raies est une empreinte ; les mêmes longueurs d'onde apparaissent brillantes en émission et sombres en absorption.

hydrogène410434486656sodiumétoile400500600700800λ (nm)
b) c) d) Les raies de l'hydrogène vont du violet, à 410 nm410\ \mathrm{nm}, au rouge, à 656 nm656\ \mathrm{nm} ; le sodium n'en montre qu'une, jaune. Les raies noires de l'étoile tombent exactement sous trois raies de l'hydrogène : son atmosphère en contient.
20030040050060070080090010001100nmultravioletinfrarougevisible300 nm1000 nm
e) Converties en nanomètres, les deux longueurs d'onde tombent de part et d'autre du visible : 300 nm300\ \mathrm{nm} dans l'ultraviolet, 1000 nm1000\ \mathrm{nm} dans l'infrarouge.

Exercice 13 : La réflexion sur un miroir plan

Loi de la réflexion : le rayon réfléchi est dans le plan d'incidence, et l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence, les deux angles étant mesurés par rapport à la NORMALE au miroir.

Pour la question e), l'indice de l'eau vaut 1,331{,}33 et celui de l'air 1,001{,}00.

Le schéma ci-dessous représente les situations des questions a) et c).

30°miroira)45°rayon horizontalmiroir 1miroir 2c) périscope
  • a) Un rayon arrive sur un miroir plan en faisant un angle de 30 ∘30\ \mathrm{^\circ} avec la SURFACE du miroir. Donnez l'angle d'incidence et l'angle de réflexion.
  • b) De quel angle le rayon a-t-il été dévié, c'est-à-dire quel angle fait le rayon réfléchi avec le prolongement du rayon incident ?
  • c) Dans un périscope, deux miroirs parallèles sont inclinés à 45 ∘45\ \mathrm{^\circ}. Un rayon horizontal frappe le premier. Quel est l'angle d'incidence, et quelle est la direction du rayon qui sort du second miroir ?
  • d) On fait tourner un miroir de 10 ∘10\ \mathrm{^\circ} sans changer le rayon incident. De quel angle tourne le rayon réfléchi ?
  • e) Un rayon de lumière arrive sur la surface calme d'un étang avec un angle d'incidence de 50 ∘50\ \mathrm{^\circ}. Une partie est réfléchie, une partie pénètre dans l'eau. Donnez l'angle de réflexion et calculez l'angle de réfraction.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 60 ∘60\ \mathrm{^\circ} et 60 ∘60\ \mathrm{^\circ}
  • b) 60 ∘60\ \mathrm{^\circ}
  • c) 45 ∘45\ \mathrm{^\circ} ; rayon de sortie horizontal
  • d) 20 ∘20\ \mathrm{^\circ}
  • e) Réflexion 50 ∘50\ \mathrm{^\circ} ; réfraction 35,2 ∘35{,}2\ \mathrm{^\circ}
a)

La normale fait 90 ∘90\ \mathrm{^\circ} avec la surface : l'angle d'incidence vaut 90−30=60 ∘90-30=60\ \mathrm{^\circ}, et l'angle de réflexion aussi, 60 ∘60\ \mathrm{^\circ}. Répondre 30 ∘30\ \mathrm{^\circ} est l'erreur classique : l'énoncé donne l'angle avec la surface, la loi parle de l'angle avec la normale.

b)

Le rayon réfléchi et le rayon incident font entre eux 60+60=120 ∘60+60=120\ \mathrm{^\circ}, donc le rayon a été dévié de 180−120=60 ∘180-120=60\ \mathrm{^\circ} par rapport à sa direction initiale.

c)

Le rayon horizontal fait 45 ∘45\ \mathrm{^\circ} avec le miroir, donc aussi 45 ∘45\ \mathrm{^\circ} avec la normale : angle d'incidence 45 ∘45\ \mathrm{^\circ}. Il repart à 90 ∘90\ \mathrm{^\circ} de sa direction, verticalement. Le second miroir, parallèle au premier, le renvoie de même : le rayon sort HORIZONTAL, parallèle au rayon d'entrée mais décalé en hauteur. C'est ce qui permet de voir par-dessus un obstacle.

d)

Tourner le miroir de 10 ∘10\ \mathrm{^\circ} tourne la normale de 10 ∘10\ \mathrm{^\circ} : l'angle d'incidence change de 10 ∘10\ \mathrm{^\circ}, l'angle de réflexion aussi, et le rayon réfléchi tourne donc de 2×10=20 ∘2\times 10=20\ \mathrm{^\circ}. Ce doublement sert à amplifier de petites rotations dans les appareils de mesure.

e)

Angle de réflexion : 50 ∘50\ \mathrm{^\circ}. Réfraction : 1,00×sin⁡50 ∘=1,33×sin⁡i21{,}00\times\sin 50\ \mathrm{^\circ}=1{,}33\times\sin i_2, donc sin⁡i2=0,7661,33≈0,576\sin i_2=\dfrac{0{,}766}{1{,}33}\approx 0{,}576 et i2≈35,2 ∘i_2\approx 35{,}2\ \mathrm{^\circ}. Le rayon réfléchi et le rayon réfracté partent de part et d'autre de la surface, avec des angles différents : un seul rayon incident en donne deux.

Méthode à retenir : on trace d'abord la normale, on mesure tous les angles à partir d'elle, et l'on applique la loi de la réflexion ou celle de la réfraction selon le côté de la surface.

30°i = 60°r = 60°déviation 60°normalemiroir
a) b) L'angle donné, 30 ∘30\ \mathrm{^\circ}, est pris avec la SURFACE : avec la normale, il vaut 60 ∘60\ \mathrm{^\circ}, et le rayon réfléchi repart à 60 ∘60\ \mathrm{^\circ} de l'autre côté. Le prolongement du rayon incident, en pointillé, montre la déviation de 60 ∘60\ \mathrm{^\circ}.
45°45°45°45°œilrayon horizontalmiroir 1miroir 2
c) Chaque miroir, incliné à 45 ∘45\ \mathrm{^\circ}, renvoie le rayon à angle droit : le rayon descend, puis ressort horizontal, parallèle au rayon d'entrée et décalé vers le bas.
10°20°avantaprèsmiroir tournéau départ
d) Le rayon incident ne bouge pas. Le miroir tourne de 10 ∘10\ \mathrm{^\circ}, sa normale aussi, et le rayon réfléchi passe de la position en pointillé à la position pleine : il a tourné de 20 ∘20\ \mathrm{^\circ}, le double.
50°35,2°50°aireau, n = 1,33
e) Un seul rayon incident en donne deux : le réfléchi repart à 50 ∘50\ \mathrm{^\circ} dans l'air, le réfracté entre dans l'eau à 35,2 ∘35{,}2\ \mathrm{^\circ}, plus près de la normale.

Exercice 14 : Problème : un circuit avec une dérivation

Un générateur délivre UG=12,0 VU_G=12{,}0\ \mathrm{V}. Il alimente un conducteur ohmique R1=100 ΩR_1=100\ \Omega en série avec deux branches placées en dérivation : l'une contient une lampe, l'autre un conducteur ohmique R3R_3.

Un ampèremètre placé dans la branche principale indique I=60,0 mAI=60{,}0\ \mathrm{mA} ; un autre, dans la branche de la lampe, indique I2=25,0 mAI_2=25{,}0\ \mathrm{mA}.

Loi des nœuds : la somme des intensités qui arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités qui en repartent. Loi des mailles : dans une maille, la somme des tensions des dipôles récepteurs est égale à la tension du générateur.

AAUG = 12,0 V+I = 60,0 mAR1 = 100 ΩlampeI2 = 25,0 mAR3
  • a) Calculez l'intensité I3I_3 du courant dans la branche de R3R_3.
  • b) Calculez la tension U1U_1 aux bornes de R1R_1.
  • c) Déduisez-en la tension aux bornes de la lampe et celle aux bornes de R3R_3.
  • d) Calculez la valeur de R3R_3, puis le rapport UI\dfrac{U}{I} pour la lampe.
  • e) On retire R3R_3. En admettant que la lampe se comporte comme un conducteur ohmique de la résistance trouvée en d), calculez la nouvelle intensité et la nouvelle tension aux bornes de la lampe. Brille-t-elle plus ou moins ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) I3=35,0 mAI_3=35{,}0\ \mathrm{mA}
  • b) U1=6,00 VU_1=6{,}00\ \mathrm{V}
  • c) 6,00 V6{,}00\ \mathrm{V} pour la lampe et pour R3R_3
  • d) R3≈171 ΩR_3\approx 171\ \Omega ; lampe : 240 Ω240\ \Omega
  • e) 35,3 mA35{,}3\ \mathrm{mA} et 8,47 V8{,}47\ \mathrm{V} : la lampe brille plus
a)

Loi des nœuds au point où le courant se partage : I=I2+I3I=I_2+I_3, donc I3=60,0−25,0=35,0 mAI_3=60{,}0-25{,}0=35{,}0\ \mathrm{mA}.

b)

Loi d'Ohm : U1=R1×I=100×60,0×10−3=6,00 VU_1=R_1\times I=100\times 60{,}0\times 10^{-3}=6{,}00\ \mathrm{V}. L'intensité doit être en ampères.

c)

Loi des mailles sur la maille générateur, R1R_1, lampe : UG=U1+U2U_G=U_1+U_2, donc U2=12,0−6,00=6,00 VU_2=12{,}0-6{,}00=6{,}00\ \mathrm{V}. Deux dipôles en dérivation ont la même tension : U3=U2=6,00 VU_3=U_2=6{,}00\ \mathrm{V}.

d)

R3=U3I3=6,0035,0×10−3≈171 ΩR_3=\dfrac{U_3}{I_3}=\dfrac{6{,}00}{35{,}0\times 10^{-3}}\approx 171\ \Omega. Pour la lampe : 6,0025,0×10−3=240 Ω\dfrac{6{,}00}{25{,}0\times 10^{-3}}=240\ \Omega. La branche de plus faible résistance est celle qui reçoit le plus de courant.

e)

Il ne reste que R1R_1 et la lampe en série : I=12,0100+240≈3,53×10−2 AI=\dfrac{12{,}0}{100+240}\approx 3{,}53\times 10^{-2}\ \mathrm{A}, soit 35,3 mA35{,}3\ \mathrm{mA}. Tension aux bornes de la lampe : 240×3,53×10−2≈8,47 V240\times 3{,}53\times 10^{-2}\approx 8{,}47\ \mathrm{V}. La lampe reçoit plus de tension et plus de courant, 35,335{,}3 contre 25,0 mA25{,}0\ \mathrm{mA} : elle brille plus. Retirer une branche a fait baisser le courant total, donc la tension perdue dans R1R_1.

Le fil du problème : la loi des nœuds partage les intensités, la loi des mailles partage les tensions, et la loi d'Ohm relie les deux pour chaque conducteur ohmique.

Exercice 15 : Problème : l'échographie

Une sonde d'échographie émet des salves d'ultrasons de fréquence f=3,5 MHzf=3{,}5\ \mathrm{MHz}, avec 1 MHz=106 Hz1\ \mathrm{MHz}=10^{6}\ \mathrm{Hz}. Dans les tissus mous du corps, leur célérité vaut v=1540 m/sv=1540\ \mathrm{m/s}.

Chaque fois que les ultrasons rencontrent la paroi d'un organe, une partie est réfléchie vers la sonde. On reçoit un premier écho, dû à la paroi avant d'un organe, Δt1=6,5×10−5 s\Delta t_1=6{,}5\times 10^{-5}\ \mathrm{s} après l'émission, et un second, dû à sa paroi arrière, Δt2=1,30×10−4 s\Delta t_2=1{,}30\times 10^{-4}\ \mathrm{s} après l'émission.

Au-delà du programme de Seconde : la longueur d'onde des ultrasons, questions a) et d), est au programme de Première spécialité (ondes mécaniques périodiques). La mesure de distances par écho, questions b) et c), est au programme de Seconde.

065130t (µs)émissionécho de la paroi avantécho de la paroi arrière
  • a) Calculez la longueur d'onde des ultrasons dans les tissus.
  • b) Calculez la profondeur de la paroi avant de l'organe.
  • c) Calculez la profondeur de la paroi arrière, puis l'épaisseur de l'organe.
  • d) Un détail plus petit que la longueur d'onde n'est pas distingué. Quelle serait la longueur d'onde d'un son audible de 1000 Hz1000\ \mathrm{Hz} dans les tissus ? Pourquoi utilise-t-on des ultrasons de haute fréquence ?
  • e) On étale un gel entre la sonde et la peau. Sans lui, une fine couche d'air renverrait presque tous les ultrasons avant qu'ils n'entrent dans le corps. Quel est donc le rôle du gel ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) λ≈0,44 mm\lambda\approx 0{,}44\ \mathrm{mm}
  • b) 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm}
  • c) 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm} ; épaisseur 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm}
  • d) 1,54 m1{,}54\ \mathrm{m} : trop grand ; haute fréquence, détails fins
  • e) Faire entrer les ultrasons dans le corps
a)

λ=vf=15403,5×106=4,4×10−4 m\lambda=\dfrac{v}{f}=\dfrac{1540}{3{,}5\times 10^{6}}=4{,}4\times 10^{-4}\ \mathrm{m}, soit 0,44 mm0{,}44\ \mathrm{mm}. La fréquence doit être en hertz : 3,5 MHz=3,5×106 Hz3{,}5\ \mathrm{MHz}=3{,}5\times 10^{6}\ \mathrm{Hz}.

b)

Les ultrasons font l'aller et le retour : d1=v Δt12=1540×6,5×10−52≈5,0×10−2 md_1=\dfrac{v\,\Delta t_1}{2}=\dfrac{1540\times 6{,}5\times 10^{-5}}{2}\approx 5{,}0\times 10^{-2}\ \mathrm{m}, soit 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm}.

c)

d2=1540×1,30×10−42≈0,100 md_2=\dfrac{1540\times 1{,}30\times 10^{-4}}{2}\approx 0{,}100\ \mathrm{m}, soit 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm}. L'organe a donc une épaisseur de 10,0−5,0=5,0 cm10{,}0-5{,}0=5{,}0\ \mathrm{cm}. On peut aussi l'obtenir directement à partir de l'écart entre les deux échos, 6,5×10−5 s6{,}5\times 10^{-5}\ \mathrm{s}, en le multipliant par vv et en divisant par 22.

d)

λ=15401000=1,54 m\lambda=\dfrac{1540}{1000}=1{,}54\ \mathrm{m} : bien plus grand que le corps humain, un tel son ne pourrait révéler aucun organe. Plus la fréquence est grande, plus la longueur d'onde est petite, et plus les détails visibles sont fins : à 3,5 MHz3{,}5\ \mathrm{MHz}, on distingue des structures de l'ordre du demi-millimètre.

e)

Le gel remplace la couche d'air par un milieu où les ultrasons se propagent presque comme dans les tissus : ils entrent dans le corps au lieu d'être renvoyés à la surface de la peau.

Le fil du problème : une échographie est une mesure de distances par écho, et sa finesse est fixée par la longueur d'onde, donc par la fréquence.

sondepeau et gelorganeallerretour5,0 cm : paroi avant10,0 cm : paroi arrière
b) c) À l'échelle : la paroi avant est à 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm} sous la peau, la paroi arrière à 10,0 cm10{,}0\ \mathrm{cm}. Chaque écho a fait l'aller ET le retour, d'où la division par deux, et l'organe mesure 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm} d'épaisseur.
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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/2ndespc-ondes-signaux. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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