Physique-chimie, Troisième • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : lumière, couleurs et spectres (Troisième)

Voici la série d'exercices corrigés de physique-chimie de Troisième sur la lumière, les couleurs et les spectres : décomposition de la lumière blanche, synthèse additive, filtres, couleur des objets, lentilles et analyse spectrale. C'est un chapitre du programme du brevet, et il tombe régulièrement dans la partie physique de l'épreuve.

Le fil de la série tient en une phrase : une couleur observée est toujours le résultat d'un TRI, et la seule question utile est de savoir ce qui a été retiré de la lumière blanche, et par quoi. Filtre, pigment, atmosphère d'étoile : c'est le même raisonnement en deux temps, ce qui arrive et ce qui repart.

La partie A construit les notions sur des expériences simples, du prisme de Newton jusqu'à la loupe. La partie B les met au travail sur des situations réelles : lire un spectre stellaire, identifier un gaz par ses raies, calculer un décalage vers le rouge, corriger une myopie, éclairer une vitrine. Tous les corrigés sont sur la page.

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Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Troisième
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (3 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Mouvement et vitesseSixième
  2. 2Lumière, ombres et système solaireSixième
  3. 3Mouvement, vitesse et lumièreQuatrième

Rappel de cours

  • DISPERSION : un prisme SÉPARE les couleurs de la lumière blanche sans en créer aucune. Ordre du plus dévié au moins dévié : violet, bleu, vert, jaune, orange, rouge. Le visible s'étend d'environ 400 à 800 nanomètres, du violet au rouge.
  • SYNTHÈSE ADDITIVE : les primaires sont ROUGE, VERT et BLEU. Rouge plus vert donne du jaune, rouge plus bleu du magenta, vert plus bleu du cyan, et les trois ensemble du blanc. Ajouter des lumières éclaircit toujours.
  • FILTRES : un filtre TRANSMET sa couleur et ABSORBE les autres. Deux filtres en série ne laissent passer que ce qui survit aux deux tris, donc souvent rien. Ne jamais appliquer la règle additive à des filtres successifs.
  • COULEUR D'UN OBJET : un objet opaque DIFFUSE certaines couleurs et absorbe les autres. La couleur perçue dépend donc de l'éclairage : un objet ne peut jamais renvoyer une couleur absente de la lumière qu'il reçoit. Un objet blanc prend la couleur de son éclairage, un objet noir absorbe tout.
  • LENTILLES : une lentille CONVERGENTE est plus épaisse au centre et rassemble les rayons parallèles en son FOYER. Vergence C=1fC=\frac{1}{f'} en dioptries, avec ff' en MÈTRES. Grande vergence, foyer proche. Une lentille divergente a une vergence négative.
  • SPECTRES : CONTINU pour un corps chaud dense, dont l'allure renseigne sur la température ; RAIES D'ÉMISSION pour un gaz chaud peu dense, signature propre à chaque élément ; RAIES D'ABSORPTION quand un gaz froid s'interpose, aux MÊMES positions que ses raies d'émission.
  • ŒIL : le cristallin est la lentille, l'iris le diaphragme, la rétine le capteur. Un œil MYOPE est trop convergent, on le corrige avec une lentille DIVERGENTE de vergence négative ; un œil hypermétrope ne l'est pas assez, on le corrige avec une lentille convergente.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : La lumière blanche n'est pas une couleur, c'est un mélange

Newton a montré en 1666 que la lumière blanche contient toutes les couleurs. Le fil de ce chapitre en découle : une couleur observée résulte toujours d'un TRI, et la seule question utile est de savoir ce qui a été retiré du blanc et par quoi.

lumiere blancheecranprismevioletbleuvertjauneorangerouge
  • a) Nommez le phénomène représenté sur la figure et donnez, dans l'ordre, les couleurs obtenues.
  • b) Le spectre obtenu est dit CONTINU. Qu'est-ce que cela signifie exactement ?
  • c) On place un second prisme, retourné, derrière le premier. Que reçoit-on sur l'écran ? Que prouve cette expérience ?
  • d) Citez deux phénomènes naturels ou quotidiens qui décomposent la lumière blanche.
  • e) Le violet correspond à une longueur d'onde de 400 nanomètres, le rouge à 800 nanomètres. Convertissez ces deux valeurs en mètres et dites laquelle des deux couleurs est la plus déviée par le prisme.

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Réponses

  • a) Dispersion : violet à rouge
  • b) Aucune couleur manquante
  • c) Lumière blanche : le prisme sépare
  • d) Arc-en-ciel, reflets d'un CD
  • e) 4×1074\times 10^{-7} et 8×1078\times 10^{-7} m ; violet plus dévié

a) C'est la DISPERSION, ou décomposition, de la lumière blanche par un prisme. Dans l'ordre, du plus dévié au moins dévié : violet, bleu, vert, jaune, orange, rouge. On retient l'ordre par la phrase du spectre de l'arc-en-ciel, où le rouge est toujours à l'extérieur et le violet à l'intérieur.

b) Continu signifie qu'on passe d'une couleur à la suivante SANS INTERRUPTION : il n'y a aucune bande noire, aucune couleur manquante, et l'on ne peut pas dire où le vert s'arrête et où le jaune commence. C'est ce qui distingue le spectre d'une lampe à filament de celui d'une lampe à vapeur de sodium, qui n'émet que quelques raies. L'exercice 6 exploitera cette distinction.

c) On reçoit de la lumière BLANCHE : le second prisme recompose ce que le premier avait séparé. Cette expérience est décisive parce qu'elle écarte l'explication concurrente, celle de Newton contre ses contradicteurs : le prisme ne FABRIQUE pas les couleurs, il se contente de les séparer. Si le prisme les créait, un second prisme en créerait davantage encore, pas moins.

d) L'ARC-EN-CIEL, où chaque goutte d'eau joue le rôle du prisme ; et les reflets colorés d'un CD ou d'une bulle de savon. On peut citer aussi la frange colorée au bord d'une vitre biseautée, ou la lumière traversant un verre d'eau posé au soleil. Le point commun est qu'un milieu transparent dévie les couleurs différemment.

e) 400400 nanomètres =400×109=400\times 10^{-9} mètre =4×107=4\times 10^{-7} mètre, soit 0,00000040{,}0000004 mètre. 800800 nanomètres =8×107=8\times 10^{-7} mètre. La plus déviée est le VIOLET, celle dont la longueur d'onde est la plus COURTE : c'est ce que montre la figure, où le violet arrive le plus bas sur l'écran. Retenir le sens de cette relation évite de tout inverser dans les exercices suivants.

Exercice 2 : La synthèse additive : trois lumières suffisent

Un écran de téléphone ne contient que trois sortes de points lumineux. Tout ce que vous y voyez, y compris le blanc et le jaune, est fabriqué avec ces trois-là.

ROUGEVERTBLEUrouge + vert = jaune, rouge + bleu = magentavert + bleu = cyan, les trois ensemble = blanc
  • a) Nommez les trois couleurs PRIMAIRES de la synthèse additive et lisez sur la figure le résultat de chaque superposition de deux d'entre elles.
  • b) Que donne la superposition des trois ? Pourquoi parle-t-on de synthèse ADDITIVE ?
  • c) Un écran de 1920 par 1080 pixels comporte trois points colorés par pixel. Combien de points lumineux compte-t-il en tout ?
  • d) Sur cet écran, comment obtient-on un pixel jaune ? Et un pixel noir ?
  • e) La peinture, elle, obéit à la synthèse SOUSTRACTIVE : mélanger toutes les couleurs donne du brun sombre, presque noir. Expliquez la différence de fond entre les deux situations.

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Réponses

  • a) Jaune, magenta, cyan
  • b) Blanc : les lumières s'ajoutent
  • c) 6 220 8006\ 220\ 800 points
  • d) Jaune : rouge et vert ; noir : tout éteint
  • e) Lumières ajoutées, pigments soustraits

a) Les trois primaires sont le ROUGE, le VERT et le BLEU. Sur la figure : rouge plus vert donne du JAUNE, rouge plus bleu donne du MAGENTA, vert plus bleu donne du CYAN. Ces trois résultats sont les couleurs secondaires, et il faut les connaître dans les deux sens, car les exercices demandent aussi bien « que donne rouge plus vert » que « avec quoi fabrique-t-on du cyan ».

b) La superposition des trois donne du BLANC, au centre de la figure. On parle de synthèse additive parce qu'on AJOUTE des lumières les unes aux autres : chaque faisceau apporte sa contribution, et l'ensemble est plus lumineux que chacune de ses parties. Ajouter de la lumière éclaircit toujours, jamais l'inverse.

c) Le nombre de pixels vaut 1920×1080=20736001920\times 1080=2\,073\,600. Chacun portant trois points colorés, l'écran en compte 3×2073600=62208003\times 2\,073\,600=6\,220\,800, soit plus de six millions. C'est le genre de calcul qui rend concret un ordre de grandeur : on comprend pourquoi ces points sont invisibles à l'œil nu.

d) Un pixel JAUNE s'obtient en allumant le rouge et le vert à pleine puissance, et en laissant le bleu éteint. Un pixel NOIR s'obtient en éteignant les trois : l'écran n'émet alors aucune lumière à cet endroit. Le noir n'est donc pas une couleur qu'on ajoute, c'est une ABSENCE de lumière, ce qui explique qu'un écran allumé dans le noir ne puisse jamais afficher un noir parfait.

e) En synthèse additive on manipule des LUMIÈRES émises, et chaque source ajoute des couleurs à ce que reçoit l'œil. En synthèse soustractive on manipule des MATIÈRES éclairées, et chaque pigment RETIRE des couleurs de la lumière blanche qui l'éclaire, en les absorbant. Plus on ajoute de pigments, plus on retire de couleurs, donc plus le résultat s'assombrit. Les deux règles ne se contredisent pas : elles décrivent deux opérations opposées, ajouter de la lumière ou en enlever.

Exercice 3 : Les filtres colorés : ce qui passe et ce qui est absorbé

Un filtre coloré est un trieur : il laisse passer sa propre couleur et retient les autres. Deux filtres à la suite ne laissent donc passer que ce qui survit aux DEUX tris.

filtre rougefiltre vertblancherougerienecranun filtre transmet SA couleur et absorbe les autres
  • a) De la lumière blanche traverse un filtre rouge. Que reçoit-on derrière ? Qu'est devenu le reste ?
  • b) La figure ajoute un filtre vert derrière le filtre rouge. Prévoyez ce que l'on voit sur l'écran et justifiez.
  • c) De la lumière blanche traverse un filtre jaune. Sachant que le jaune est un mélange de rouge et de vert, que laisse passer ce filtre ?
  • d) On éclaire un filtre rouge avec une lumière bleue. Que voit-on derrière ? Comparez avec la question a.
  • e) Sur des lunettes 3D anciennes, un verre est rouge et l'autre cyan. Expliquez le principe en une phrase, en utilisant la notion de tri.

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a)
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c)
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Réponses

  • a) Rouge
  • b) Noir
  • c) Rouge et vert
  • d) Noir
  • e) Chaque verre trie l'image d'un œil

a) On reçoit de la lumière ROUGE. Le filtre a laissé passer la composante rouge de la lumière blanche et ABSORBÉ toutes les autres, c'est-à-dire le violet, le bleu, le vert, le jaune et l'orange. L'énergie absorbée ne disparaît pas : elle échauffe le filtre, ce que l'on constate en touchant un filtre coloré longtemps éclairé.

b) On ne voit RIEN, l'écran reste noir. Le filtre rouge n'a laissé passer que du rouge ; or le filtre vert absorbe le rouge, puisqu'il ne laisse passer que le vert. Il ne reste donc plus aucune lumière. C'est le raisonnement en deux étapes qu'il faut savoir dérouler : on regarde d'abord ce qui sort du premier filtre, puis on demande au second ce qu'il en fait. Prévoir « du jaune » parce que rouge et vert donnent du jaune est l'erreur classique, et elle confond deux opérations opposées, superposer des lumières et les filtrer successivement.

c) Un filtre jaune laisse passer le ROUGE ET LE VERT, et absorbe le bleu. Sa couleur apparente, le jaune, est justement la somme des deux composantes qu'il transmet. Conséquence utile : un filtre jaune placé devant un filtre rouge laisse passer du rouge, tandis qu'un filtre jaune devant un filtre bleu ne laisse rien passer.

d) On ne voit RIEN, l'écran est noir. Le filtre rouge absorbe le bleu, et la lumière incidente ne contient que du bleu : il n'y a donc rien à transmettre. La comparaison avec la question a est instructive, le même filtre donne du rouge ou du noir selon ce qu'on lui envoie. Un filtre ne fabrique aucune couleur, il ne peut que retirer, et l'on ne peut jamais obtenir derrière une couleur absente devant.

e) Chaque verre trie la lumière destinée à un œil : le verre rouge ne laisse passer que l'image rouge, le verre cyan ne laisse passer que l'image cyan, si bien que chaque œil reçoit une image différente et que le cerveau reconstitue le relief. Le rouge et le cyan sont choisis parce qu'ils sont complémentaires, leur somme donne du blanc et chacun bloque exactement ce que l'autre transmet.

Exercice 4 : La couleur d'un objet dépend de l'éclairage

Un objet n'a pas de couleur en lui-même : il a une façon de trier la lumière qu'il reçoit. Changer l'éclairage change donc la couleur observée, et c'est exactement ce que fait un vendeur de tissus en sortant l'étoffe à la lumière du jour.

  • a) Expliquez pourquoi une tomate paraît rouge à la lumière du jour.
  • b) On éclaire cette tomate en lumière VERTE uniquement. De quelle couleur paraît-elle ? Justifiez.
  • c) Un objet blanc et un objet noir sont éclairés en lumière bleue. De quelle couleur paraissent-ils ?
  • d) Une feuille de papier jaune est éclairée en lumière rouge, puis en lumière bleue. Prévoyez son aspect dans les deux cas.
  • e) Sous les lampes à vapeur de sodium orange des anciens éclairages routiers, une voiture rouge et une voiture verte paraissent presque de la même couleur. Expliquez.

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a)
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Réponses

  • a) Diffuse le rouge
  • b) Noire
  • c) Bleu et noir
  • d) Rouge puis noir
  • e) Éclairage presque monochromatique

a) La lumière du jour est blanche, donc elle contient toutes les couleurs. La peau de la tomate ABSORBE toutes les composantes sauf le rouge, qu'elle DIFFUSE dans toutes les directions. C'est cette lumière rouge diffusée qui atteint l'œil, et c'est elle seule qui définit la couleur perçue. Le vocabulaire compte : un objet opaque DIFFUSE, il ne transmet pas comme un filtre.

b) Elle paraît NOIRE. La lumière verte est la seule qu'elle reçoive, or la tomate absorbe le vert : elle ne diffuse donc rien, et l'œil ne reçoit aucune lumière venant d'elle. C'est le résultat qui surprend le plus en contrôle, et le raisonnement à écrire est toujours le même en deux temps, ce que l'objet reçoit, puis ce qu'il en renvoie.

c) L'objet BLANC diffuse toutes les couleurs qu'il reçoit ; ne recevant que du bleu, il paraît BLEU. L'objet NOIR absorbe tout ce qu'il reçoit, il paraît donc NOIR quel que soit l'éclairage. Un objet blanc prend la couleur de son éclairage, ce qui en fait un excellent révélateur : c'est pourquoi on projette les jeux de lumière sur des surfaces blanches.

d) Le papier jaune diffuse le rouge et le vert, et absorbe le bleu. Éclairé en lumière ROUGE, il diffuse le rouge et paraît donc ROUGE. Éclairé en lumière BLEUE, il absorbe tout ce qu'il reçoit et paraît NOIR. Un même papier peut donc sembler jaune, rouge ou noir sans avoir changé le moins du monde.

e) Une lampe à vapeur de sodium n'émet quasiment que de l'orange, une lumière presque monochromatique. La voiture rouge en diffuse une partie et paraît terne, la voiture verte absorbe l'orange et paraît sombre : aucune des deux ne peut renvoyer une couleur que l'éclairage ne contient pas. Comme la lumière ne contient qu'une seule teinte, toutes les surfaces ne diffèrent plus que par leur clarté, et non par leur couleur. C'est la raison pour laquelle ces lampes ont été remplacées par des lampes à spectre plus large, où les couleurs des véhicules redeviennent identifiables.

Exercice 5 : La lentille convergente, son foyer et sa vergence

Une lentille convergente rassemble en un point les rayons qui arrivent parallèles. Ce point, le foyer, définit à lui seul les deux nombres qui caractérisent la lentille.

foyer Frayons paralleles a l'axedistance focale : 5 cm, vergence 20 dioptries
  • a) Sur la figure, nommez le point où se rejoignent les rayons et définissez la distance focale.
  • b) La distance focale vaut 5 centimètres. Convertissez-la en mètres et calculez la vergence, en dioptries. Rappel : C=1fC=\frac{1}{f'} avec ff' en mètres.
  • c) Une seconde lentille a une vergence de 4 dioptries. Calculez sa distance focale et dites laquelle des deux lentilles est la plus convergente.
  • d) Comment reconnaît-on au toucher une lentille convergente d'une lentille divergente ? Et à la vue, en regardant un texte à travers ?
  • e) On veut faire brûler une feuille avec une loupe au soleil. À quelle distance de la feuille faut-il placer la loupe de la question b, et pourquoi ?

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a)
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Réponses

  • a) Le foyer
  • b) 0,050{,}05 m ; 20 δ
  • c) 25 cm ; la première plus convergente
  • d) Épaisse au centre ; elle grossit
  • e) À 5 cm, la distance focale

a) C'est le FOYER, noté F, ou plus précisément le foyer image. La DISTANCE FOCALE, notée ff', est la distance entre le centre de la lentille et ce foyer. Elle se mesure le long de l'axe optique, l'axe horizontal de la figure, et elle est d'autant plus courte que la lentille est bombée.

b) f=5f'=5 centimètres =0,05=0{,}05 mètre. Donc C=10,05=20C=\frac{1}{0{,}05}=20 dioptries. La conversion en mètres est obligatoire : oublier de la faire donnerait 15=0,2\frac{1}{5}=0{,}2, une valeur cent fois trop petite, et le contrôle de vraisemblance est simple, les lunettes courantes ont des vergences de quelques dioptries, jamais des fractions.

c) f=1C=14=0,25f'=\frac{1}{C}=\frac{1}{4}=0{,}25 mètre, soit 25 centimètres. La plus convergente est celle de la question b : sa vergence est plus grande, donc sa distance focale plus courte, donc elle fait converger les rayons plus vite. La règle tient en une phrase : grande vergence, foyer proche.

d) AU TOUCHER, une lentille convergente est plus épaisse au centre qu'aux bords ; une divergente est plus mince au centre. À LA VUE, en regardant un texte de près à travers, une lentille convergente AGRANDIT les lettres, tandis qu'une divergente les rapetisse. Ces deux tests sont ceux qu'on demande en contrôle, et ils ne nécessitent aucun matériel.

e) Il faut la placer à 5 centimètres de la feuille, c'est-à-dire à sa DISTANCE FOCALE. Les rayons du Soleil arrivent pratiquement parallèles entre eux, puisque l'astre est très loin, et une lentille convergente rassemble précisément les rayons parallèles en son foyer. Toute l'énergie captée par la surface de la loupe se concentre alors sur un point minuscule, ce qui y élève très fortement la température. Plus loin ou plus près, la tache s'élargit et l'échauffement diminue.

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Les trois types de spectres et ce qu'ils racontent

Un spectre est la carte d'identité d'une source lumineuse. Trois allures existent, et chacune répond à une question différente : quelle température, quels atomes, et où ils se trouvent.

continuraies d'emissionraies d'absorptionvioletrougede 400 a 800 nanometres
  • a) Décrivez les trois spectres de la figure et donnez pour chacun un exemple de source.
  • b) Pourquoi dit-on qu'un spectre de raies d'émission est une signature ?
  • c) Comment obtient-on un spectre de raies d'ABSORPTION ? Où sont les raies par rapport à celles du spectre d'émission du même élément ?
  • d) La lumière d'une lampe à filament devient plus blanche et plus intense quand on augmente la tension. Que dit ce spectre sur la température du filament ?
  • e) Un astronome observe une étoile et trouve un spectre continu barré de raies noires. Que peut-il en déduire sur la structure de l'étoile ?

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a)
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c)
d)
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Réponses

  • a) Continu, raies d'émission, raies d'absorption
  • b) Raies propres à chaque élément
  • c) Gaz froid ; mêmes positions
  • d) Température en hausse
  • e) Cœur chaud, atmosphère plus froide

a) SPECTRE CONTINU : toutes les couleurs du violet au rouge, sans interruption. Sources : une lampe à filament, le Soleil vu sans détail fin, un métal chauffé au rouge, tout CORPS CHAUD dense. SPECTRE DE RAIES D'ÉMISSION : quelques raies colorées sur fond noir. Sources : une lampe à vapeur de sodium, un tube néon, un gaz chaud et peu dense. SPECTRE DE RAIES D'ABSORPTION : un fond continu barré de raies NOIRES. Source : la lumière d'un corps chaud ayant traversé un gaz plus froid.

b) Parce que chaque élément chimique émet un jeu de raies qui lui est PROPRE, aux mêmes longueurs d'onde, toujours. Le sodium donne son doublet jaune, l'hydrogène ses quatre raies visibles, et aucun autre élément ne les imite. Il suffit donc de comparer un spectre inconnu à une bibliothèque de spectres connus pour identifier les atomes présents, sans jamais toucher à l'échantillon. C'est ainsi qu'on a découvert l'hélium dans le Soleil avant de le trouver sur Terre.

c) On envoie la lumière d'un corps chaud, qui donne un spectre continu, à travers un GAZ FROID. Ce gaz absorbe exactement les longueurs d'onde qu'il émettrait s'il était chaud, et l'on obtient un fond continu barré de raies noires. Les raies d'absorption sont donc AUX MÊMES POSITIONS que les raies d'émission du même élément : c'est la même signature, en négatif. Sur la figure, on vérifie que les raies noires du troisième spectre tombent bien sur des positions du deuxième.

d) Elle dit que la température du filament AUGMENTE. Un corps chaud émet un spectre continu dont l'allure dépend de sa température : plus il est chaud, plus le spectre s'étend vers le violet et plus l'ensemble est intense. C'est pourquoi un métal passe du rouge sombre au jaune puis au blanc éblouissant à mesure qu'on le chauffe, et c'est aussi ainsi que l'on classe les étoiles, les bleues étant les plus chaudes.

e) Il en déduit que l'étoile possède une partie interne DENSE ET CHAUDE, qui produit le fond continu, entourée d'une ATMOSPHÈRE DE GAZ PLUS FROIDE, qui absorbe certaines longueurs d'onde au passage. En identifiant les raies noires, il détermine la composition chimique de cette atmosphère. Le raisonnement est remarquable : on décrit la structure et la chimie d'un objet situé à des milliards de kilomètres à partir de la seule lumière qu'il envoie.

Exercice 7 : Identifier un gaz et une étoile par leurs raies

Voici l'exercice type du brevet sur ce chapitre : on donne un tableau de longueurs d'onde et l'on demande de conclure. Tout se joue dans la comparaison, pas dans le calcul.

  • a) Trois éléments ont les raies suivantes, en nanomètres. Hydrogène : 434, 486, 656. Hélium : 447, 502, 588, 668. Sodium : 589, 590. Un gaz inconnu montre les raies 447, 502, 588 et 668. Identifiez-le.
  • b) Un second gaz montre les raies 434, 486, 589, 590 et 656. Que contient-il ?
  • c) Le spectre d'une étoile montre des raies noires à 434, 486 et 656 nanomètres. Que conclut-on, et pourquoi les raies sont-elles NOIRES et non colorées ?
  • d) Une raie de l'hydrogène, normalement à 656 nanomètres, est observée à 662 nanomètres dans le spectre d'une galaxie lointaine. Vers quelle couleur s'est-elle déplacée ? Calculez le décalage en pourcentage.
  • e) Ce décalage est interprété comme un éloignement de la galaxie. En admettant que la vitesse d'éloignement est le décalage relatif multiplié par la vitesse de la lumière, calculez cette vitesse en kilomètres par seconde.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Hélium
  • b) Hydrogène et sodium
  • c) Hydrogène, en absorption
  • d) Vers le rouge : 0,910{,}91 %
  • e) 2 700\approx 2\ 700 km/s

a) Les quatre raies observées, 447, 502, 588 et 668, correspondent exactement aux quatre raies de l'HÉLIUM, et à aucune de l'hydrogène ni du sodium. Le gaz inconnu est donc de l'hélium. La méthode est une comparaison terme à terme : il faut que TOUTES les raies observées se retrouvent dans la liste de l'élément proposé, et qu'aucune ne manque.

b) Les raies 434, 486 et 656 sont celles de l'HYDROGÈNE ; les raies 589 et 590 sont celles du SODIUM. Le gaz est donc un MÉLANGE d'hydrogène et de sodium. Un spectre de mélange est la simple réunion des spectres de ses constituants, ce qui permet de reconnaître plusieurs éléments d'un coup. Notez qu'aucune raie de l'hélium n'apparaît : on peut affirmer qu'il est absent, ou en tout cas indétectable.

c) On conclut que l'atmosphère de l'étoile contient de l'HYDROGÈNE. Les raies sont noires parce qu'il s'agit d'un spectre d'ABSORPTION : la lumière continue produite par l'intérieur dense et chaud de l'étoile traverse une couche de gaz plus froid, qui prélève exactement les longueurs d'onde qu'il émettrait lui-même. Il manque donc ces couleurs dans la lumière qui nous parvient, d'où des bandes sombres aux positions caractéristiques.

d) De 656 à 662 nanomètres, la longueur d'onde AUGMENTE : la raie s'est déplacée vers le ROUGE, l'extrémité des grandes longueurs d'onde. On parle de décalage vers le rouge. Le décalage relatif vaut 662656656=66560,00915\frac{662-656}{656}=\frac{6}{656}\approx 0{,}00915, soit environ 0,910{,}91 pour cent.

e) v=0,00915×3000002744v=0{,}00915\times 300\,000\approx 2744 kilomètres par seconde. La galaxie s'éloigne donc à environ 2 700 kilomètres par seconde, ce qui représente environ un centième de la vitesse de la lumière. C'est cette observation, répétée sur des milliers de galaxies, qui a conduit à conclure que l'Univers est en expansion. Un simple écart de six nanomètres, correctement interprété, porte donc une conclusion sur l'Univers entier.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.

  • 1) « Le prisme colore la lumière blanche. »
  • 2) « Un filtre rouge suivi d'un filtre vert donne du jaune, puisque rouge plus vert donne jaune. »
  • 3) « Une tomate est rouge, donc elle paraît rouge sous n'importe quel éclairage. »
  • 4) « Une lentille de vergence 5 dioptries a une distance focale de 5 centimètres. »
  • 5) « Les raies noires d'un spectre d'absorption sont à des positions différentes des raies colorées du spectre d'émission du même gaz. »

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1)
2)
3)
4)
5)
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Réponses

  • 1) Le prisme sépare
  • 2) Noir
  • 3) Noire en lumière verte
  • 4) 20 cm
  • 5) Mêmes positions

1) FAUX. Le prisme SÉPARE des couleurs déjà présentes dans la lumière blanche, il n'en crée aucune. La preuve décisive est le second prisme retourné, qui recompose du blanc : si le premier fabriquait les couleurs, le second en fabriquerait encore plus, pas moins. L'énoncé correct : le prisme disperse la lumière blanche, parce qu'il dévie chaque couleur d'un angle différent.

2) FAUX, et l'erreur consiste à confondre deux opérations opposées. SUPERPOSER deux lumières rouge et verte donne du jaune, c'est la synthèse additive. FILTRER successivement, c'est retirer deux fois : le filtre rouge ne laisse passer que du rouge, puis le filtre vert absorbe ce rouge. Il ne reste RIEN, l'écran est noir. Un filtre ne peut jamais restituer une couleur qu'il a lui-même supprimée en amont.

3) FAUX. Un objet n'a pas de couleur propre : il a une façon de trier la lumière qu'il reçoit. La tomate diffuse le rouge et absorbe le reste ; éclairée en lumière VERTE, elle n'a rien à diffuser et paraît NOIRE. L'énoncé correct : la couleur perçue dépend à la fois de l'objet et de l'éclairage, et un objet ne peut jamais renvoyer une couleur absente de l'éclairage.

4) FAUX, il manque une conversion. f=1C=15=0,2f'=\frac{1}{C}=\frac{1}{5}=0{,}2 mètre, soit 20 CENTIMÈTRES et non 5. La formule exige des mètres, et la confusion vient de ce qu'on lit le nombre 5 dans l'énoncé et qu'on le recopie avec une autre unité. Contrôle de vraisemblance : une distance focale de 5 centimètres correspondrait à 20 dioptries, une valeur de loupe et non de lunettes.

5) FAUX. Les raies d'absorption sont EXACTEMENT aux mêmes longueurs d'onde que les raies d'émission du même élément, car un gaz absorbe précisément ce qu'il serait capable d'émettre. C'est ce qui rend l'identification possible : on compare un spectre stellaire à un spectre de laboratoire sans se soucier de savoir lequel des deux est en positif ou en négatif. Le seul déplacement possible vient du mouvement de la source, comme dans le décalage vers le rouge des galaxies.

Exercice 9 : Problème : l'œil, la myopie et sa correction

L'œil est une lentille convergente dont la distance focale se règle toute seule. Quand ce réglage ne suffit plus, on ajoute un verre, et le calcul est celui des vergences.

  • a) Donnez les trois éléments de l'œil qui correspondent, dans un appareil photo, à la lentille, au diaphragme et au capteur.
  • b) Un œil myope forme l'image d'un objet lointain EN AVANT de la rétine. Cet œil est-il trop convergent ou pas assez ? Faut-il ajouter une lentille convergente ou divergente ?
  • c) Une personne myope voit net au maximum à 50 centimètres. Le verre correcteur doit avoir une vergence égale à l'opposé de l'inverse de cette distance. Calculez-la.
  • d) Une seconde personne porte des verres de 4-4 dioptries. Calculez la distance à laquelle elle voit net sans lunettes. Laquelle des deux est la plus myope ?
  • e) Une troisième personne est hypermétrope et porte des verres de +2+2 dioptries. Que corrigent ces verres, et en quoi diffèrent-ils des précédents au toucher ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Cristallin, iris, rétine
  • b) Trop convergent : lentille divergente
  • c) 2-2 δ
  • d) 25 cm : plus myope
  • e) Convergents, épais au centre

a) Le CRISTALLIN joue le rôle de la lentille : il est convergent et sa vergence se modifie sous l'action de muscles, c'est l'accommodation. L'IRIS, percé de la pupille, joue le rôle du diaphragme : il règle la quantité de lumière qui entre. La RÉTINE joue le rôle du capteur : c'est la surface sensible sur laquelle l'image doit se former nettement.

b) L'image se forme trop tôt, donc les rayons convergent trop vite : l'œil myope est TROP CONVERGENT. Pour reculer l'image jusqu'à la rétine, il faut réduire la convergence de l'ensemble, donc ajouter une lentille DIVERGENTE, de vergence NÉGATIVE. C'est cohérent avec le fait que les verres de myope sont plus minces au centre qu'aux bords.

c) La distance vaut 5050 centimètres =0,50=0{,}50 mètre. La vergence du verre est C=10,50=2C=-\frac{1}{0{,}50}=-2 dioptries. Le signe négatif confirme qu'il s'agit bien d'une lentille divergente, et l'ordre de grandeur, quelques dioptries, correspond à ce qu'on lit sur une ordonnance courante.

d) C=4C=-4 dioptries donne 14=0,25\frac{1}{4}=0{,}25 mètre, soit 25 centimètres : cette personne ne voit net que jusqu'à 25 centimètres sans lunettes. Elle est donc PLUS myope que la première, qui voit jusqu'à 50 centimètres. La règle : plus la vergence corrective est négative, plus la myopie est forte, et plus la distance de vision nette est courte.

e) Ces verres corrigent l'HYPERMÉTROPIE, le défaut inverse : l'œil n'est PAS ASSEZ convergent et l'image se formerait en arrière de la rétine, si bien que la vision de près est difficile. On ajoute donc une lentille CONVERGENTE, de vergence positive. Au toucher, ces verres sont plus ÉPAIS AU CENTRE qu'aux bords, exactement l'inverse des verres de myope, et ils agrandissent un texte regardé à travers.

Exercice 10 : Problème : concevoir l'éclairage d'une vitrine

Un commerçant se plaint que ses tissus paraissent ternes en vitrine. Le diagnostic et la solution tiennent entièrement dans ce chapitre, sans aucune formule nouvelle.

  • a) La vitrine est éclairée par des lampes à vapeur de sodium, presque monochromatiques orange. Expliquez pourquoi les couleurs des tissus sont mal rendues.
  • b) Un tissu bleu et un tissu noir paraissent identiques sous cet éclairage. Justifiez.
  • c) Le commerçant remplace ses lampes par des lampes à filament, dont le spectre est continu. Prévoyez l'effet et expliquez-le.
  • d) Pour mettre en valeur un tissu jaune, il hésite entre un projecteur bleu et un projecteur blanc. Conseillez-le, en justifiant par les couleurs que le tissu diffuse.
  • e) Il veut aussi un fond dont la couleur change au fil de la journée sans changer de matériel. Quel type de surface doit-il choisir, et comment fait-il varier la couleur ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Presque tout est orange
  • b) Ni l'un ni l'autre ne renvoie rien
  • c) Spectre continu : couleurs distinctes
  • d) Projecteur blanc
  • e) Fond blanc, projecteurs colorés

a) Une lampe à vapeur de sodium n'émet quasiment qu'une seule couleur, l'orange, et son spectre est un spectre de RAIES et non un spectre continu. Or un tissu ne peut diffuser que des couleurs PRÉSENTES dans l'éclairage : toutes les autres teintes sont absentes de la lumière incidente et ne peuvent donc pas être renvoyées. Les tissus ne se distinguent plus que par leur clarté, et tous paraissent des nuances d'orange ou de gris.

b) Le tissu BLEU absorbe l'orange qu'il reçoit, puisqu'il ne diffuse que le bleu : il ne renvoie donc rien et paraît noir. Le tissu NOIR absorbe tout par définition et paraît noir lui aussi. Les deux renvoient la même chose, c'est-à-dire rien, et l'œil ne peut pas les distinguer. C'est un cas où deux causes différentes produisent exactement le même effet visuel.

c) Les couleurs redeviennent nettes et distinctes. Le spectre continu d'une lampe à filament contient TOUTES les longueurs d'onde du visible : chaque tissu y trouve donc la couleur qu'il sait diffuser, et le bleu redevient bleu, le rouge rouge. C'est ce qu'on appelle un bon indice de rendu des couleurs, et c'est le critère que les commerçants privilégient devant même l'économie d'énergie.

d) Il faut choisir le projecteur BLANC. Un tissu jaune diffuse le rouge et le vert, et absorbe le bleu. Sous un projecteur BLEU, il ne recevrait que du bleu, qu'il absorbe : il paraîtrait NOIR, exactement le contraire de l'effet recherché. Sous un projecteur blanc, il reçoit toutes les couleurs, diffuse le rouge et le vert, et paraît d'un beau jaune vif. Le raisonnement est celui de l'exercice 4, appliqué à une décision commerciale.

e) Il doit choisir un fond BLANC, car un objet blanc diffuse toutes les couleurs qu'il reçoit et prend donc la couleur de son éclairage. Il lui suffit ensuite de faire varier la couleur du projecteur, par exemple avec des filtres colorés ou trois projecteurs rouge, vert et bleu réglés séparément : la synthèse additive lui donne alors n'importe quelle teinte, blanc compris, sans jamais changer le fond. Un fond de couleur, lui, resterait sombre pour tout éclairage n'apportant pas sa propre couleur.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Les encres de l'imprimante : la synthèse soustractive

Une imprimante couleur utilise trois encres, cyan, magenta et jaune. Chaque encre absorbe une couleur primaire de la lumière blanche et diffuse les deux autres : le cyan absorbe le rouge, le magenta absorbe le vert, le jaune absorbe le bleu. On observe les encres sur du papier blanc, en lumière blanche.

  • a) Quelle couleur l'encre jaune absorbe-t-elle ? Lesquelles diffuse-t-elle ?
  • b) On superpose de l'encre jaune et de l'encre cyan. Quelle couleur voit-on ?
  • c) On superpose du magenta et du jaune. Quelle couleur voit-on ?
  • d) Que devrait donner la superposition des trois encres ?
  • e) Les imprimantes ajoutent pourtant une cartouche noire. Pourquoi ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Absorbe le bleu
  • b) Vert
  • c) Rouge
  • d) Noir
  • e) Brun en pratique : cartouche noire

a) Le jaune absorbe le BLEU et diffuse le rouge et le vert, dont le mélange paraît jaune.

b) Le jaune retire le bleu, le cyan retire le rouge : il ne reste que le VERT. Chaque encre enlève sa couleur ; on raisonne sur ce qui reste, jamais sur ce qu'on ajoute.

c) Le magenta retire le vert, le jaune retire le bleu : il reste le ROUGE.

d) Les trois primaires sont retirées, le papier ne renvoie plus rien : on devrait voir du NOIR.

e) Les encres réelles n'absorbent pas parfaitement leur couleur : leur superposition donne un brun très foncé plutôt qu'un noir franc. Une encre noire donne un noir plus net pour le texte, sèche plus vite et coûte moins cher que trois couches d'encres colorées.

Le fil : en synthèse soustractive, chaque encre retire une couleur de la lumière blanche, et la couleur vue est ce qui reste.

Exercice 12 : Les ombres colorées

Deux projecteurs, l'un rouge et l'autre vert, éclairent le même écran blanc. On place un crayon devant l'écran : il projette deux ombres distinctes, une pour chaque projecteur.

  • a) De quelle couleur est l'écran là où les deux projecteurs l'éclairent ?
  • b) L'ombre due au projecteur rouge n'est éclairée que par le projecteur vert. De quelle couleur est-elle ?
  • c) De quelle couleur est l'ombre due au projecteur vert ?
  • d) À l'endroit où le crayon cache les deux projecteurs à la fois, quelle couleur voit-on ?
  • e) On remplace le projecteur rouge par un projecteur bleu. De quelle couleur devient la zone éclairée par les deux ? Et les deux ombres ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Jaune
  • b) Verte
  • c) Rouge
  • d) Noire
  • e) Cyan ; ombres verte et bleue

a) Rouge et vert se superposent sur un écran blanc, qui diffuse tout : on voit du JAUNE, par synthèse additive.

b) Seule la lumière verte y arrive : l'ombre du crayon pour le projecteur rouge est VERTE. Une ombre n'est pas forcément noire : elle manque seulement de la lumière qu'elle a interceptée.

c) Symétriquement, elle ne reçoit que du rouge : elle est ROUGE.

d) Aucune lumière n'arrive : cette zone est NOIRE.

e) Vert et bleu donnent du CYAN. L'ombre due au projecteur bleu est verte, celle due au projecteur vert est bleue.

Le fil : une ombre colorée est éclairée par les projecteurs qu'elle ne cache pas ; on additionne les lumières qui y parviennent.

Exercice 13 : Au-delà du visible : infrarouge et ultraviolet

L'œil ne perçoit que les radiations de longueur d'onde comprise entre 400 nm400\ \mathrm{nm} environ, le violet, et 800 nm800\ \mathrm{nm}, le rouge. En deçà se trouvent les ultraviolets, au-delà les infrarouges. On rappelle que 1 nm=109 m1\ \mathrm{nm}=10^{-9}\ \mathrm{m}.

  • a) Classez les radiations de 350 nm350\ \mathrm{nm}, 550 nm550\ \mathrm{nm} et 940 nm940\ \mathrm{nm} : ultraviolet, visible ou infrarouge ?
  • b) Donnez les bornes du domaine visible, en nanomètres.
  • c) La LED d'une télécommande émet à 940 nm940\ \mathrm{nm}. La voit-on s'allumer à l'œil nu ? Et à travers la caméra d'un téléphone, qui capte un peu d'infrarouge ?
  • d) Contre quelles radiations une crème solaire protège-t-elle la peau ?
  • e) Convertissez 940 nm940\ \mathrm{nm} en mètres, en notation scientifique.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) UV, visible, infrarouge
  • b) 400 à 800 nm
  • c) Invisible à l'œil, visible à la caméra
  • d) Les ultraviolets
  • e) 9,4×1079{,}4\times 10^{-7} m

a) 350 nm350\ \mathrm{nm} est en dessous de 400400 : ultraviolet. 550 nm550\ \mathrm{nm} est dans le visible, c'est du vert. 940 nm940\ \mathrm{nm} est au-dessus de 800800 : infrarouge.

b) De 400 nm400\ \mathrm{nm} environ, le violet, à 800 nm800\ \mathrm{nm}, le rouge.

c) À l'œil nu, non : 940 nm940\ \mathrm{nm} est invisible. À travers la caméra, on voit la LED clignoter, car le capteur est sensible à une partie de l'infrarouge. C'est un moyen simple de vérifier qu'une télécommande fonctionne.

d) Contre les ULTRAVIOLETS, invisibles mais responsables des coups de soleil.

e) 940×109=9,4×107 m940\times 10^{-9}=9{,}4\times 10^{-7}\ \mathrm{m}.

Le fil : la lumière visible n'est qu'une petite partie des radiations ; on les classe par leur longueur d'onde, de part et d'autre de 400 et 800 nanomètres.

Exercice 14 : Problème : comment une LED produit de la lumière blanche

Une LED blanche du commerce est en réalité une LED BLEUE recouverte d'une fine couche de luminophore : ce matériau absorbe une partie de la lumière bleue et réémet de la lumière jaune. L'œil reçoit le bleu qui a traversé et le jaune réémis.

  • a) De quelles couleurs primaires la lumière jaune est-elle composée ?
  • b) Quelle couleur perçoit l'œil en recevant ensemble le bleu et le jaune ? Justifiez.
  • c) Si la couche de luminophore est plus épaisse, elle convertit davantage de bleu en jaune. La lumière paraît-elle plus jaune ou plus bleue ?
  • d) Une LED reçoit 5 W5\ \mathrm{W} et émet 2 W2\ \mathrm{W} de lumière. Calculez son rendement, en pourcentage.
  • e) Une lampe à incandescence a un rendement de 55 %. Combien de fois la LED est-elle plus efficace ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Rouge et vert
  • b) Blanc
  • c) Plus jaune
  • d) 40 %
  • e) 8 fois

a) Le jaune est un mélange de ROUGE et de VERT.

b) Bleu, rouge et vert : les trois primaires sont présentes, l'œil perçoit du BLANC par synthèse additive.

c) Plus JAUNE : il reste moins de bleu pour équilibrer. C'est la différence entre les LED « blanc chaud », riches en jaune, et « blanc froid », riches en bleu.

d) 25=0,4\dfrac{2}{5}=0{,}4, soit 4040 %. Les 3 W3\ \mathrm{W} restants partent en chaleur.

e) 405=8\dfrac{40}{5}=8 : pour la même puissance reçue, la LED produit huit fois plus de lumière.

Le fil : une lumière blanche peut être fabriquée avec deux couleurs seulement, pourvu qu'elles contiennent à elles deux les trois primaires.

Exercice 15 : Problème : coder la couleur d'un pixel

Dans une image numérique, la couleur d'un pixel est codée par trois nombres entiers, de 00 à 255255, qui donnent l'intensité du rouge, du vert et du bleu, dans cet ordre. Ainsi (255 ; 0 ; 0)(255\ ;\ 0\ ;\ 0) est un rouge pur.

  • a) Combien de valeurs différentes peut prendre chacun des trois nombres ?
  • b) Combien de couleurs différentes peut-on coder en tout ?
  • c) Quelle couleur code (255 ; 255 ; 0)(255\ ;\ 255\ ;\ 0) ? Et (0 ; 255 ; 255)(0\ ;\ 255\ ;\ 255) ?
  • d) Quelle couleur code (255 ; 255 ; 255)(255\ ;\ 255\ ;\ 255) ? Et (128 ; 128 ; 128)(128\ ;\ 128\ ;\ 128) ?
  • e) Chaque nombre occupe un octet. Une photo de 19201920 pixels sur 10801080, non compressée, occupe combien d'octets ? Donnez le résultat en mégaoctets au dixième, avec 11 mégaoctet =106=10^{6} octets.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 256
  • b) 16 777 216
  • c) Jaune et cyan
  • d) Blanc et gris
  • e) 6 220 8006\ 220\ 800 octets, 6,2\approx 6{,}2 Mo

a) De 00 à 255255 : 256256 valeurs.

b) 256×256×256=16 777 216256\times 256\times 256=16\ 777\ 216 couleurs, plus de seize millions.

c) Rouge et vert au maximum, sans bleu : JAUNE. Vert et bleu au maximum, sans rouge : CYAN. C'est la synthèse additive écrite en nombres.

d) Les trois au maximum : BLANC. Les trois à mi-intensité et égaux : un GRIS moyen. Trois valeurs égales donnent toujours un gris, du noir (0 ; 0 ; 0)(0\ ;\ 0\ ;\ 0) au blanc.

e) 1920×1080=2 073 6001920\times 1080=2\ 073\ 600 pixels, soit 3×2 073 600=6 220 8003\times 2\ 073\ 600=6\ 220\ 800 octets, environ 6,26{,}2 mégaoctets. On retrouve le nombre de points lumineux de l'écran de l'exercice 2 : un octet par point.

Le fil : un écran fabrique chaque couleur en dosant trois lumières, et le fichier stocke ces trois doses sous forme de nombres.

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