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Troisième, programme français à Montréal • Brevet blanc

Brevet blanc corrigé : physique-chimie (Troisième)

Voici un brevet blanc corrigé de physique-chimie, au format de l'épreuve de sciences du diplôme national du brevet : quatre exercices, cinquante points, une heure, calculatrice autorisée. Il s'adresse aux élèves de Troisième du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.

Les quatre thèmes du programme y passent : organisation et transformations de la matière, électricité, mouvement et interactions, signaux. Chaque exercice part d'une situation concrète et se termine par une question de raisonnement, comme le fait le vrai sujet.

Trois questions méritent une attention particulière : celle du fusible, où il faut comprendre que le résultat est une partie entière et non un arrondi ; celle de la distance d'arrêt, qui quadruple quand la vitesse double ; et la dernière, qui justifie par le calcul pourquoi l'éclair peut être considéré comme instantané.

Rappel de cours

  • Un atome est NEUTRE : autant d'électrons que de protons. Un ion positif a PERDU des électrons, un ion négatif en a gagné. Le noyau ne change jamais.
  • Tests à la soude : bleu pour le cuivre (II), vert pour le fer (II), rouille pour le fer (III). Nitrate d'argent : blanc pour l'ion chlorure.
  • Loi d'Ohm U=RIU=R\,I ; puissance P=UI=RI2P=U\,I=R\,I^{2} ; énergie E=PΔtE=P\,\Delta t avec la durée en SECONDES.
  • En série l'intensité est la même partout ; en dérivation les intensités s'AJOUTENT, et c'est ce que surveille un fusible.
  • Poids P=mgP=m\,g en newtons, masse en kilogrammes et invariante. Sur la Lune, g=1,6g=1{,}6 au lieu de 9,89{,}8.
  • Vitesse : diviser par 3,63{,}6 pour passer des km/h aux m/s. Énergie cinétique Ec=12mv2E_{c}=\frac{1}{2}mv^{2} avec vv en m/s.
  • Distance et durée : d=vΔtd=v\,\Delta t. Pour un écho, un sonar ou une échographie, le signal fait l'ALLER-RETOUR : divisez par deux.
  • Une année-lumière est une DISTANCE, environ 9,5×10159{,}5\times 10^{15} m.

Exercice 1 (13 points) • Constitution de la matière

Exercice 1 : Organisation de la matière : atomes, ions et molécules

Le cuivre a pour numéro atomique Z = 29. Son diamètre atomique vaut environ 10⁻¹⁰ m et celui de son noyau environ 10⁻¹⁵ m.

On dispose de quatre solutions inconnues et de deux réactifs : une solution d'hydroxyde de sodium (la soude) et une solution de nitrate d'argent.

Ion recherchéRéactifObservation
ion cuivre (II)soudeprécipité bleu
ion fer (II)soudeprécipité vert
ion fer (III)soudeprécipité rouille
ion chlorurenitrate d'argentprécipité blanc qui noircit
  • 1) Donnez la composition de l'atome de cuivre : nombre de protons et nombre d'électrons.
  • 2) L'ion cuivre (II) s'écrit Cu2+\mathrm{Cu^{2+}}. Combien d'électrons possède-t-il ? Justifiez.
  • 3) Combien de fois le noyau est-il plus petit que l'atome ? Que peut-on en conclure sur la répartition de la matière dans l'atome ?
  • 4) Une solution inconnue donne un précipité bleu avec la soude. Quel ion contient-elle ?
  • 5) Une autre solution donne un précipité rouille avec la soude ET un précipité blanc avec le nitrate d'argent. Donnez sa composition en ions et expliquez pourquoi deux tests sont nécessaires.
  • 6) L'eau s'écrit H2O\mathrm{H_{2}O} et le dioxyde de carbone CO2\mathrm{CO_{2}}. Combien d'atomes chaque molécule contient-elle, et de quels éléments ?
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1) Le numéro atomique ZZ est par définition le nombre de PROTONS du noyau, donc l'atome de cuivre en possède 2929. Un atome est électriquement NEUTRE, ce qui impose autant de charges négatives que de charges positives : il possède donc aussi 2929 électrons. C'est la neutralité, et non une règle séparée, qui fixe le nombre d'électrons d'un atome.

2) L'exposant 2+2+ signifie que l'ion porte deux charges positives en excès. Comme le noyau n'a pas changé, il compte toujours 2929 protons ; il a donc PERDU deux électrons et n'en possède plus que 292=2729-2=27. Retenez le sens de lecture : un ion positif a perdu des électrons, un ion négatif en a gagné. L'erreur classique est de croire qu'un ion positif a gagné des protons, ce qui changerait l'élément chimique lui-même et n'arrive jamais en chimie.

3) Le rapport des diamètres vaut 10101015=105\dfrac{10^{-10}}{10^{-15}}=10^{5} : le noyau est 100000100\,000 fois plus petit que l'atome. La conclusion est spectaculaire : l'atome est presque entièrement VIDE. Comme la quasi-totalité de la masse est concentrée dans ce noyau minuscule, la matière que nous manipulons est faite de vide traversé de charges. Pour se représenter l'échelle, si le noyau avait la taille d'une bille de 1 cm1\ \mathrm{cm}, l'atome mesurerait 1 km1\ \mathrm{km} de diamètre.

4) Le tableau associe le précipité bleu à l'ion cuivre (II) : la solution contient donc des ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}}. On notera que la couleur bleue de la solution de départ le laissait déjà supposer, mais une couleur ne suffit jamais à conclure, alors qu'un test caractéristique le permet.

5) Le précipité rouille avec la soude signale l'ion fer (III), Fe3+\mathrm{Fe^{3+}}, et le précipité blanc avec le nitrate d'argent signale l'ion chlorure, Cl\mathrm{Cl^{-}}. La solution est donc du chlorure de fer (III). Deux tests sont nécessaires parce que chaque réactif ne révèle qu'une SEULE famille d'ions : la soude identifie le cation métallique et ne dit rien de l'anion, le nitrate d'argent fait l'inverse. Une solution ionique contient toujours au moins un cation et un anion, sans quoi elle ne serait pas électriquement neutre, et il faut donc au minimum deux tests pour la caractériser complètement.

6) La molécule d'eau contient 22 atomes d'hydrogène et 11 atome d'oxygène, soit 33 atomes de deux éléments différents. La molécule de dioxyde de carbone contient 11 atome de carbone et 22 atomes d'oxygène, soit 33 atomes également, de deux éléments. L'indice écrit en bas à droite compte les atomes de l'élément qui le PRÉCÈDE, et l'absence d'indice signifie un seul atome. Attention à ne pas confondre cet indice avec le coefficient écrit devant une formule, qui compte des molécules entières : 2H2O2\,\mathrm{H_{2}O} désigne deux molécules d'eau, donc quatre atomes d'hydrogène et deux d'oxygène.

Exercice 2 (13 points) • Électricité

Exercice 2 : Électricité : loi d'Ohm, puissance et énergie

Le circuit ci-dessous comporte un générateur qui délivre une tension U = 12 V, un conducteur ohmique de résistance R = 80 Ω et un ampèremètre.

Données : 1 kWh = 3,6 × 10⁶ J ; prix de l'électricité 0,10 dollar le kilowattheure.

R = 80 ΩAU = 12 V
  • 1) Le conducteur ohmique et l'ampèremètre sont-ils montés en série ou en dérivation ? Justifiez.
  • 2) Énoncez la loi d'Ohm, puis calculez l'intensité du courant qui traverse le circuit.
  • 3) Calculez la puissance dissipée par le conducteur ohmique.
  • 4) Calculez l'énergie dissipée en 5 minutes, en joules.
  • 5) Un radiateur électrique de puissance 2 000 W fonctionne sur le secteur, sous 230 V. Calculez l'intensité qu'il appelle, puis le coût de 3 heures de chauffage.
  • 6) Le circuit de la pièce est protégé par un fusible de 16 A. Combien de radiateurs identiques peut-on brancher au maximum sur ce circuit ? Justifiez et concluez.
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1) Ils sont montés en SÉRIE : le schéma ne comporte qu'une seule boucle, sans aucun nœud, donc tous les composants sont traversés par le même courant. C'est précisément la raison pour laquelle un ampèremètre se branche toujours en série, puisqu'il doit être parcouru par le courant qu'il mesure ; un voltmètre, au contraire, se branche en dérivation.

2) La loi d'Ohm énonce que la tension aux bornes d'un conducteur ohmique est proportionnelle à l'intensité qui le traverse : U=RIU=R\,I, avec UU en volts, RR en ohms et II en ampères. On en déduit I=UR=1280=0,150 AI=\dfrac{U}{R}=\dfrac{12}{80}=0{,}150\ \mathrm{A}, soit 150 mA150\ \mathrm{mA}. Le circuit ne comportant qu'un seul composant consommateur, toute la tension du générateur se retrouve à ses bornes.

3) La puissance électrique est le produit de la tension par l'intensité : P=UI=12×0,150=1,80 WP=U\,I=12\times 0{,}150=1{,}80\ \mathrm{W}. On peut aussi passer par la résistance, P=RI2=80×0,1502=1,80 WP=R\,I^{2}=80\times 0{,}150^{2}=1{,}80\ \mathrm{W} ✓, ce qui constitue un contrôle utile. Cette puissance est intégralement convertie en chaleur : c'est l'effet Joule.

4) L'énergie est le produit de la puissance par la durée, exprimée en SECONDES : E=PΔt=1,80×5×60=1,80×300=540 JE=P\,\Delta t=1{,}80\times 5\times 60=1{,}80\times 300=540\ \mathrm{J}. Oublier de convertir les minutes en secondes est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre et donne un résultat soixante fois trop petit.

5) L'intensité s'obtient en inversant la relation de la puissance : I=PU=20002308,70 AI=\dfrac{P}{U}=\dfrac{2\,000}{230}\approx 8{,}70\ \mathrm{A}. Pour le coût, on travaille en kilowattheures, l'unité de la facture : 2000 W=2,0 kW2\,000\ \mathrm{W}=2{,}0\ \mathrm{kW}, donc 33 heures consomment 2,0×3=6,0 kWh2{,}0\times 3=6{,}0\ \mathrm{kWh}, ce qui coûte 6,0×0,10=0,606{,}0\times 0{,}10=0{,}60 dollar. En joules, cela représente 6,0×3,6×106=2,16×107 J6{,}0\times 3{,}6\times 10^{6}=2{,}16\times 10^{7}\ \mathrm{J}, un nombre si grand qu'il explique à lui seul pourquoi les factures n'utilisent pas cette unité.

6) Chaque radiateur appelle 8,70 A8{,}70\ \mathrm{A}, et le fusible ne tolère que 16 A16\ \mathrm{A}. Le quotient vaut 168,701,8\dfrac{16}{8{,}70}\approx 1{,}8 : on ne peut donc brancher qu'UN SEUL radiateur, car deux appelleraient 17,4 A17{,}4\ \mathrm{A} et feraient fondre le fusible. Le point important est qu'on ne peut pas arrondir à deux : un fusible n'est pas une recommandation, c'est une limite physique, et le nombre cherché est la partie entière du quotient. Il faut aussi comprendre POURQUOI les intensités s'ajoutent : les appareils d'une habitation sont montés en DÉRIVATION, ce qui leur donne à tous la même tension de 230 V230\ \mathrm{V} mais fait s'additionner leurs intensités dans le fil d'arrivée. C'est ce fil, et lui seul, que le fusible protège de la surchauffe, et c'est la raison d'être des circuits séparés pour le chauffage, la cuisine et l'éclairage.

Exercice 3 (12 points) • Mouvement et interactions

Exercice 3 : Mécanique : poids, vitesse et freinage

Un cycliste et son vélo ont une masse totale m = 75 kg. Il parcourt 12 km en 40 minutes à allure régulière.

Données : intensité de la pesanteur sur Terre g = 9,8 N/kg, sur la Lune g = 1,6 N/kg. La force de freinage vaut 300 N.

  • 1) Calculez le poids de l'ensemble sur Terre.
  • 2) Calculez son poids sur la Lune. Sa masse a-t-elle changé ? Expliquez la différence entre masse et poids.
  • 3) Calculez la vitesse moyenne du cycliste, en km/h puis en m/s.
  • 4) Calculez son énergie cinétique.
  • 5) Déterminez la distance nécessaire pour s'arrêter.
  • 6) Le cycliste roule maintenant à 36 km/h36\ \mathrm{km/h}. Recalculez la distance d'arrêt et comparez. Que faut-il en retenir ?
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1) Le poids est le produit de la masse par l'intensité de la pesanteur : P=mg=75×9,8=735 NP=m\,g=75\times 9{,}8=735\ \mathrm{N}. Le poids est une FORCE, il s'exprime en newtons et se mesure avec un dynamomètre.

2) Sur la Lune, P=75×1,6=120 NP=75\times 1{,}6=120\ \mathrm{N}, soit environ six fois moins. La MASSE, elle, n'a pas changé : elle vaut toujours 75 kg75\ \mathrm{kg}, car elle mesure la quantité de matière, qui ne dépend pas du lieu. La distinction est celle-ci : la masse s'exprime en kilogrammes et se mesure avec une balance, elle est invariante ; le poids s'exprime en newtons, il traduit l'attraction exercée par l'astre et varie donc d'un astre à l'autre. Dire qu'un astronaute « ne pèse plus rien » sur la Lune est un abus de langage : il y pèse encore 120 N120\ \mathrm{N}, il est simplement six fois plus léger.

3) La vitesse moyenne est le quotient de la distance par la durée. En unités usuelles, 40 min40\ \mathrm{min} font 4060=23\dfrac{40}{60}=\dfrac{2}{3} d'heure, donc v=122/3=18 km/hv=\dfrac{12}{2/3}=18\ \mathrm{km/h}. Pour convertir en mètres par seconde, on divise par 3,63{,}6 : v=183,6=5,0 m/sv=\dfrac{18}{3{,}6}=5{,}0\ \mathrm{m/s}. On peut vérifier directement, 12 km=12000 m12\ \mathrm{km}=12\,000\ \mathrm{m} et 40 min=2400 s40\ \mathrm{min}=2\,400\ \mathrm{s}, donc 120002400=5,0 m/s\dfrac{12\,000}{2\,400}=5{,}0\ \mathrm{m/s} ✓.

4) L'énergie cinétique vaut Ec=12mv2=12×75×5,02=12×75×25=937,5 JE_{c}=\dfrac{1}{2}m\,v^{2}=\dfrac{1}{2}\times 75\times 5{,}0^{2}=\dfrac{1}{2}\times 75\times 25=937{,}5\ \mathrm{J}. La vitesse doit impérativement être en mètres par seconde : utiliser 1818 au lieu de 5,05{,}0 donnerait un résultat treize fois trop grand.

5) Pour s'arrêter, il faut que le travail de la force de freinage absorbe toute l'énergie cinétique : F×d=EcF\times d=E_{c}, donc d=EcF=937,5300=3,1253,1 md=\dfrac{E_{c}}{F}=\dfrac{937{,}5}{300}=3{,}125\approx 3{,}1\ \mathrm{m}.

6) À 36 km/h36\ \mathrm{km/h}, soit 10 m/s10\ \mathrm{m/s}, l'énergie cinétique devient Ec=12×75×100=3750 JE_{c}=\dfrac{1}{2}\times 75\times 100=3\,750\ \mathrm{J} et la distance d'arrêt d=3750300=12,5 md=\dfrac{3\,750}{300}=12{,}5\ \mathrm{m}. La vitesse a été multipliée par 22 et la distance par 44 : c'est la conséquence directe du CARRÉ dans la formule de l'énergie cinétique. La figure du corrigé donne la courbe complète, et sa forme est le message à retenir : ce n'est pas une droite mais une parabole, si bien que le danger croît beaucoup plus vite que la vitesse. Deux prolongements valent d'être signalés. D'abord la distance calculée ici n'est que la distance de FREINAGE ; il faut y ajouter la distance parcourue pendant le temps de réaction, environ une seconde, soit 5 m5\ \mathrm{m} à 18 km/h18\ \mathrm{km/h} et 10 m10\ \mathrm{m} à 3636. Ensuite, sur route mouillée la force de freinage chute d'environ un tiers, ce qui allonge toutes les distances dans la même proportion.

510152025303540246810121416distance d'arrêt (m)18 km/h : 3,1 m36 km/h : 12,5 m, soit 4 fois plusvitesse (km/h)

Exercice 4 (12 points) • Des signaux pour observer

Exercice 4 : Signaux : le son et la lumière ne vont pas à la même vitesse

Données : célérité du son dans l'air 340 m/s ; célérité de la lumière dans le vide 3,0 × 10⁸ m/s ; distance Terre-Soleil 1,5 × 10¹¹ m ; une année compte 365 jours.

Face à une falaise, une personne pousse un cri et entend son écho 1,2 s plus tard.

  • 1) Expliquez pourquoi la durée mesurée correspond à un aller-retour, puis calculez la distance entre la personne et la falaise.
  • 2) Combien de temps la lumière du Soleil met-elle pour nous parvenir ? Donnez le résultat en minutes et secondes.
  • 3) Calculez la distance parcourue par la lumière en un an, c'est-à-dire une année-lumière.
  • 4) L'étoile Proxima du Centaure est à 4,24{,}2 années-lumière. Exprimez cette distance en mètres.
  • 5) Combien de fois la lumière est-elle plus rapide que le son ?
  • 6) Lors d'un orage, on voit l'éclair puis on entend le tonnerre 6,0 s6{,}0\ \mathrm{s} plus tard. À quelle distance la foudre est-elle tombée ? Pourquoi peut-on négliger la durée de propagation de la lumière ?
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1) Le son émis par le cri se propage jusqu'à la falaise, s'y réfléchit, puis revient jusqu'à l'oreille : il parcourt donc DEUX FOIS la distance cherchée. La durée mesurée correspond à ce trajet complet, d'où 2d=v×Δt2d=v\times\Delta t et d=340×1,22=4082=204 md=\dfrac{340\times 1{,}2}{2}=\dfrac{408}{2}=204\ \mathrm{m}. Oublier de diviser par deux est l'erreur classique de tous les exercices d'écho, de sonar et d'échographie, et elle double le résultat.

2) La durée est le quotient de la distance par la célérité : Δt=dc=1,5×10113,0×108=500 s\Delta t=\dfrac{d}{c}=\dfrac{1{,}5\times 10^{11}}{3{,}0\times 10^{8}}=500\ \mathrm{s}. En minutes, 50060=8,33 min\dfrac{500}{60}=8{,}33\ \mathrm{min}, soit 8 min8\ \mathrm{min} et 0,33×60=20 s0{,}33\times 60=20\ \mathrm{s} : la lumière du Soleil met 8 min 20 s8\ \mathrm{min}\ 20\ \mathrm{s} à nous atteindre. Cela signifie que nous voyons toujours le Soleil tel qu'il était huit minutes plus tôt.

3) Une année compte 365×24×3600=3,1536×107 s365\times 24\times 3\,600=3{,}1536\times 10^{7}\ \mathrm{s}. L'année-lumière vaut donc c×Δt=3,0×108×3,1536×1079,5×1015 mc\times\Delta t=3{,}0\times 10^{8}\times 3{,}1536\times 10^{7}\approx 9{,}5\times 10^{15}\ \mathrm{m}, soit près de dix mille milliards de kilomètres. Il faut bien voir que l'année-lumière est une DISTANCE et non une durée, malgré son nom : c'est la distance parcourue par la lumière en un an.

4) On multiplie simplement : 4,2×9,5×10154,0×1016 m4{,}2\times 9{,}5\times 10^{15}\approx 4{,}0\times 10^{16}\ \mathrm{m}. Autrement dit, la lumière que nous recevons de cette étoile, la plus proche du Soleil, est partie il y a quatre ans et deux mois.

5) On divise les deux célérités : 3,0×1083408,8×105\dfrac{3{,}0\times 10^{8}}{340}\approx 8{,}8\times 10^{5}. La lumière est donc environ 880000880\,000 fois plus rapide que le son, presque un million de fois. C'est cet écart considérable qui rend la question 6 possible.

6) La foudre est tombée à d=340×6,0=2040 md=340\times 6{,}0=2\,040\ \mathrm{m}, soit environ 2,0 km2{,}0\ \mathrm{km}. On peut négliger la durée de propagation de la lumière parce qu'elle vaut 20403,0×1087×106 s\dfrac{2\,040}{3{,}0\times 10^{8}}\approx 7\times 10^{-6}\ \mathrm{s}, sept microsecondes, à comparer aux 6,0 s6{,}0\ \mathrm{s} mesurées : elle est presque un million de fois plus courte, donc totalement invisible dans la mesure. L'éclair peut être considéré comme vu à l'instant même où il se produit, et le retard observé est celui du son seul. On en tire la règle pratique bien connue, valable partout : on compte les secondes entre l'éclair et le tonnerre et on divise par TROIS pour obtenir la distance en kilomètres, puisque le son parcourt environ un kilomètre en trois secondes.

crid = 204 mallerretourfalaise

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