Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : vision et image (Seconde)
Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur la vision et la formation des images, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil du chapitre : la lumière va tout droit tant que le milieu ne change pas. Tout le reste du chapitre, l'ombre, la réfraction, la lentille, l'image dans l'oeil, se déduit de cette seule phrase et de ce qui arrive aux rayons quand ils franchissent une surface. Une image est simplement l'endroit où les rayons issus d'un même point se retrouvent.
L'exercice 7 explique pourquoi une piscine de deux mètres paraît en avoir un et demi, et pourquoi on se trompe systématiquement dans le même sens : le fond semble toujours plus proche qu'il ne l'est, jamais plus loin.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Dans un milieu homogène et transparent, la lumière se propage en ligne droite. Vitesse dans le vide : c=3,00×108m/s.
•Deuxième loi de Descartes pour la réfraction : n1sini1=n2sini2, les angles étant mesurés par rapport à la NORMALE à la surface. Indices : air 1,00, eau 1,33, verre 1,50.
•En passant dans un milieu plus réfringent, le rayon se rapproche de la normale ; dans un milieu moins réfringent, il s'en écarte.
•Réflexion totale : elle a lieu quand la lumière va d'un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent, au-delà de l'angle limite iℓ tel que siniℓ=n1n2.
•Lentille convergente de centre optique O, de foyers F et F′, de distance focale f′=OF′. Vergence : C=f′1 en dioptries, avec f′ en mètres.
•Trois rayons construisent une image : celui qui passe par O n'est pas dévié, celui qui arrive parallèle à l'axe repart par F′, celui qui passe par F repart parallèle à l'axe.
•Grandissement : γ=ABA′B′. Il est négatif quand l'image est renversée.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Propagation rectiligne et ombre portée
Une petite lampe, assimilée à une source ponctuelle, éclaire une balle sphérique de rayon 4,0cm placée à 1,5m d'elle. Un écran est placé 2,0m plus loin.
Le schéma ci-dessous n'est pas à l'échelle.
a) Quelle propriété de la lumière permet de tracer les rayons en lignes droites ?
b) Calculez le rayon de l'ombre portée sur l'écran.
c) On rapproche l'écran à 1,0m de la balle. Que devient le rayon de l'ombre ?
d) On remplace la lampe ponctuelle par une lampe large de 6,0cm. Qu'observe-t-on de nouveau sur l'écran ?
e) Pourquoi l'ombre d'une main sur un mur est-elle nette au soleil et floue sous un plafonnier de bureau ?
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Réponses
a)La propagation rectiligne de la lumière
b)R≈9,3cm
c)R≈6,7cm
d)Une pénombre entoure l'ombre propre
e)Le Soleil, lointain, agit presque comme une source ponctuelle
a) La propagation rectiligne de la lumière dans un milieu homogène et transparent. C'est elle qui permet de représenter la lumière par des rayons, et sans elle aucune construction géométrique du chapitre ne tiendrait.
b) Les triangles formés par la source, la balle et l'ombre sont semblables : le rayon de l'ombre est au rayon de la balle ce que la distance source-écran est à la distance source-balle. Distance source-écran : 1,5+2,0=3,5m. Donc R=4,0×1,53,5=9,3cm. L'ombre mesure donc 18,7cm de diamètre, pour une balle de 8,0cm.
c) La distance source-écran devient 1,5+1,0=2,5m, donc R=4,0×1,52,5=6,7cm. Plus l'écran est près de l'objet, plus l'ombre est petite, et à la limite où l'écran touche la balle, l'ombre a exactement sa taille.
d) L'ombre n'est plus uniforme : au centre subsiste une zone totalement noire, l'ombre propre, mais elle est entourée d'un anneau gris, la pénombre, qui reçoit la lumière d'une partie seulement de la lampe. Une source étendue peut se voir comme une infinité de sources ponctuelles, chacune produisant sa propre ombre légèrement décalée, et le chevauchement de toutes ces ombres crée le dégradé.
e) Parce que le Soleil, malgré sa taille, est si loin qu'il est vu sous un angle très petit, un demi-degré : il se comporte presque comme une source ponctuelle, et la pénombre est étroite. Un plafonnier de bureau est au contraire une surface large vue de tout près, il produit une pénombre bien plus grande que l'ombre propre, et le contour disparaît. C'est le même raisonnement qui explique pourquoi une éclipse totale de Soleil n'est visible que sur une bande étroite de la Terre.
Exercice 2 : Les lois de Descartes
Un rayon de lumière passe de l'air (n1=1,00) dans un bloc de verre (n2=1,50) avec un angle d'incidence i1=50∘.
Les angles se mesurent toujours par rapport à la normale à la surface, tracée en pointillés.
a) Énoncez la deuxième loi de Descartes et calculez l'angle de réfraction i2.
b) Le rayon se rapproche-t-il ou s'écarte-t-il de la normale ? Était-ce prévisible ?
c) Le rayon ressort du bloc par la face opposée, parallèle à la première. Quel est l'angle de sortie ?
d) Calculez l'angle de réfraction pour i1=0∘. Que se passe-t-il alors ?
e) Un élève écrit n1i1=n2i2 et trouve i2=33,3∘. Comparez à la valeur exacte et expliquez pourquoi cette formule est fausse.
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Réponses
a)n1sini1=n2sini2 ; i2≈30,7∘
b)Il se rapproche de la normale, comme prévu
c)50∘ : sortie parallèle à l'entrée
d)i2=0∘ : pas de déviation
e)33,3 contre 30,7∘ : la loi porte sur les sinus
a) La loi s'écrit n1sini1=n2sini2. Ici : 1,00×sin50∘=1,50×sini2, donc sini2=1,500,766=0,511 et i2=30,7∘.
b) Il se rapproche de la normale, puisque 30,7∘<50∘. C'était prévisible : le verre est plus réfringent que l'air, et le rayon se rapproche toujours de la normale en entrant dans le milieu le plus réfringent. Cette phrase permet de vérifier tout résultat avant même de calculer.
c) À la sortie, la situation est exactement inversée : 1,50×sin30,7∘=1,00×sini3, ce qui redonne i3=50∘. Le rayon sortant est donc parallèle au rayon incident, simplement décalé latéralement. C'est ce qu'on observe en regardant à travers une vitre : les objets ne sont pas déformés, seulement très légèrement déplacés.
d) sin0=0 donne sini2=0, donc i2=0∘. Un rayon qui arrive perpendiculairement à la surface n'est pas dévié du tout. C'est le seul angle d'incidence pour lequel la réfraction ne change rien à la direction, ce qui explique qu'on ne voie aucune déformation en regardant une vitre bien en face.
e) La formule linéaire donnerait i2=1,5050=33,3∘, contre 30,7∘ en réalité : l'écart est déjà de 2,6∘. Elle est fausse parce que la loi porte sur les SINUS des angles, pas sur les angles eux-mêmes, et le sinus n'est pas proportionnel à l'angle. L'approximation n'est acceptable que pour de très petits angles ; à 70∘, elle donnerait 46,7∘ au lieu de 38,8∘, une erreur de huit degrés.
Exercice 3 : Réflexion totale et fibre optique
Quand la lumière passe d'un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent, elle s'écarte de la normale. Au-delà d'un certain angle d'incidence, appelé angle limite, elle ne sort plus du tout : elle est entièrement réfléchie.
On considère d'abord un rayon allant du verre (n=1,50) vers l'air (n=1,00).
a) Calculez l'angle limite verre-air.
b) Que devient le rayon pour une incidence de 30∘ ? Et pour 50∘ ?
c) Calculez l'angle limite eau-air (neau=1,33). Comparez et commentez.
d) Une fibre optique a un coeur d'indice 1,48 entouré d'une gaine d'indice 1,46. Calculez son angle limite.
e) Pourquoi la lumière peut-elle alors parcourir des kilomètres dans une fibre, même courbée ?
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Réponses
a)iℓ≈41,8∘
b)À 30∘, sortie à 48,6∘ ; à 50∘, réflexion totale
c)48,8∘ : plus grand, écart d'indice plus faible
d)80,6∘
e)Incidences au-delà de l'angle limite : réflexions totales successives
a) L'angle limite vérifie n1siniℓ=n2sin90∘=n2, donc siniℓ=1,501,00=0,667 et iℓ=41,8∘.
b) À 30∘, soit en dessous de l'angle limite, le rayon sort en s'écartant de la normale : sini2=1,50×sin30∘=0,750, donc i2=48,6∘. À 50∘, soit au-delà de l'angle limite, le calcul donnerait sini2=1,15, ce qui est impossible : il n'y a pas de rayon réfracté, toute la lumière est réfléchie à l'intérieur du verre. Un sinus supérieur à 1 n'est pas une erreur de calcul, c'est le signal mathématique de la réflexion totale.
c) siniℓ=1,331,00=0,752, donc iℓ=48,8∘. L'angle limite est plus grand que pour le verre, parce que l'écart d'indice avec l'air est plus faible. Conséquence pratique : sous l'eau, en regardant vers le haut, on ne voit tout l'extérieur que dans un cône de demi-angle 48,8∘, au-delà duquel la surface se comporte comme un miroir.
d) siniℓ=1,481,46=0,9865, donc iℓ=80,6∘. L'angle limite est ici très grand, précisément parce que les deux indices sont presque égaux.
e) Parce que les rayons injectés dans la fibre se propagent presque parallèlement à son axe : ils rencontrent donc la paroi sous une incidence bien supérieure à 80,6∘, mesurée par rapport à la normale à la paroi. Chaque rencontre est une réflexion totale, sans aucune perte d'énergie par transmission, et la lumière rebondit ainsi des milliers de fois en suivant la fibre, même courbée, tant que le rayon de courbure reste assez grand pour que l'incidence ne descende pas sous l'angle limite. C'est ce qui rend possible tout le réseau internet moderne.
Exercice 4 : Lentille convergente et distance focale
Une lentille convergente de centre optique O possède deux foyers, F avant et F′ après. Sa distance focale est f′=OF′=20,0cm.
On envoie sur la lentille un faisceau de rayons parallèles à l'axe optique, provenant d'un objet très éloigné.
a) Calculez la vergence de cette lentille et donnez son unité.
b) Où les rayons parallèles se rejoignent-ils après la lentille ? Complétez le tracé.
c) On remplace la lentille par une autre de vergence 10,0 dioptries. Quelle est sa distance focale ? Laquelle des deux lentilles est la plus convergente ?
d) On dirige la première lentille vers le Soleil, vu sous un angle de 9,3×10−3rad. Calculez le diamètre de l'image du Soleil obtenue.
e) Pourquoi cette image brûle-t-elle une feuille de papier, alors que la lumière du Soleil sur la main ne brûle pas ?
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Réponses
a)C=5,00δ
b)Au foyer image F′, à 20,0cm
c)f′=10,0cm : la seconde est plus convergente
d)Environ 1,9mm
e)Puissance concentrée sur une très petite surface
a) C=f′1 avec f′ en mètres : C=0,2001=5,00 dioptries, notées δ. Attention à l'unité, une distance focale en centimètres donnerait un nombre cent fois trop petit.
b) Ils se rejoignent tous au foyer image F′, situé à 20,0cm après la lentille sur l'axe. C'est la définition même du foyer image : le point où converge un faisceau parallèle à l'axe. Un objet très éloigné donne donc son image dans le plan focal, quel que soit cet objet.
c) f′=10,01=0,100m=10,0cm. C'est la seconde qui est la plus convergente : plus la vergence est grande, plus la distance focale est courte, et plus la lentille fait converger fortement les rayons. Une loupe de forte puissance est donc une lentille épaisse et de courte focale.
d) L'image se forme dans le plan focal et son diamètre vaut d=f′×α=0,200×9,3×10−3=1,9×10−3m, soit environ 1,9mm. Le Soleil, immense, tient dans deux millimètres, parce que seul compte l'angle sous lequel on le voit.
e) Parce que toute la lumière captée par la lentille, sur une surface de plusieurs centimètres carrés, est concentrée sur ces deux millimètres de diamètre. La puissance reçue est la même, mais la surface est des centaines de fois plus petite, donc la puissance PAR UNITÉ DE SURFACE est des centaines de fois plus grande. C'est exactement la même grandeur qu'en acoustique avec l'intensité sonore : ce qui compte pour l'effet produit, c'est l'énergie divisée par la surface, jamais l'énergie seule.
Exercice 5 : Construire une image
Un objet AB de hauteur 2,0cm est placé perpendiculairement à l'axe optique, à 60cm devant une lentille convergente de distance focale f′=20,0cm. Le point A est sur l'axe.
La construction, faite à l'échelle, montre que l'image A′B′ se forme à 30cm derrière la lentille.
a) Citez les trois rayons particuliers utilisés pour construire l'image d'un point.
b) Le rayon passant par le centre optique n'est pas dévié. En écrivant le théorème de Thalès dans les deux triangles qu'il forme, calculez la hauteur de l'image.
c) Calculez le grandissement. L'image est-elle droite ou renversée, plus grande ou plus petite ?
d) L'image est-elle réelle ou virtuelle ? Comment le vérifier expérimentalement ?
e) On rapproche l'objet à 30cm de la lentille. Sans calcul, prévoyez si l'image s'éloigne ou se rapproche, et si elle grandit ou rétrécit.
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Réponses
a)Par le centre optique ; parallèle à l'axe puis par F' ; par F puis parallèle à l'axe
b)A′B′=1,0cm
c)γ=−0,50 : renversée, deux fois plus petite
d)Réelle : recueillie sur un écran à 30 cm
e)L'image s'éloigne et grandit
a) Le rayon passant par le centre optique O, qui n'est pas dévié. Le rayon arrivant parallèlement à l'axe, qui repart en passant par le foyer image F′. Le rayon passant par le foyer objet F, qui repart parallèlement à l'axe. Deux suffisent pour trouver l'image, le troisième sert de vérification.
b) Le rayon BO prolongé passe par B′. Il forme deux triangles semblables de part et d'autre de O, l'un de base 60cm et de hauteur AB, l'autre de base 30cm et de hauteur A′B′. Le théorème de Thalès donne ABA′B′=6030=0,50, d'où A′B′=0,50×2,0=1,0cm.
c) γ=ABA′B′=−0,50, négatif parce que l'image est de l'autre côté de l'axe. L'image est donc RENVERSÉE et deux fois plus petite que l'objet. Un grandissement de valeur absolue inférieure à 1 signifie toujours une réduction.
d) Elle est réelle : les rayons se croisent effectivement après la lentille, et l'image se forme dans l'espace. On le vérifie en plaçant un écran à 30cm derrière la lentille, on y voit l'image nette et renversée. Une image virtuelle, elle, ne peut pas être recueillie sur un écran ; c'est le cas de l'image donnée par une loupe tenue près d'un texte.
e) L'objet se rapproche du foyer objet F, situé à 20cm : l'image s'ÉLOIGNE de la lentille et GRANDIT. La règle qualitative à retenir est qu'objet et image se déplacent en sens contraire par rapport à la lentille, et que l'image grandit quand l'objet approche du foyer. À la limite où l'objet arrive en F, les rayons émergents deviennent parallèles et l'image part à l'infini, ce qui est le principe du projecteur.
Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : L'oeil et la myopie
L'oeil est modélisé par une lentille convergente, le cristallin, et un écran, la rétine, situé à 17,0mm derrière elle. La distance cristallin-rétine ne change pas : c'est la vergence du cristallin qui varie, ce qu'on appelle l'accommodation.
Un oeil myope voit net au plus loin à 50cm : c'est son punctum remotum.
a) Pour observer un objet très éloigné, où doit se former l'image ? Quelle distance focale le cristallin doit-il alors avoir ?
b) Calculez la vergence correspondante.
c) L'oeil myope est trop convergent : l'image d'un objet lointain se forme AVANT la rétine. Quel type de lentille faut-il pour corriger, convergente ou divergente ?
d) La vergence du verre correcteur est C=−dr1, où dr est le punctum remotum en mètres. Calculez-la.
e) Un autre élève lit sans lunettes mais ne voit pas le tableau. Est-il myope ou hypermétrope ? Justifiez.
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Réponses
a)Sur la rétine : f′=17,0mm
b)C≈58,8δ
c)Lentille divergente
d)C=−2,0δ
e)Myope
a) Sur la rétine, sinon l'image est floue. Un objet très éloigné donne son image dans le plan focal, donc le foyer image doit tomber exactement sur la rétine : f′=17,0mm=1,70×10−2m.
b) C=f′1=1,70×10−21=58,8δ. C'est une vergence considérable comparée à celle d'une loupe ordinaire, et elle est obtenue essentiellement par la cornée, le cristallin n'assurant que le réglage fin.
c) Il faut réduire la convergence totale de l'oeil, donc ajouter une lentille DIVERGENTE, de vergence négative. Le verre repousse en quelque sorte l'image vers l'arrière, jusqu'à la rétine.
d) C=−0,501=−2,0δ. C'est ce que signifie l'indication « −2 » sur une ordonnance d'optique, et elle se lit directement comme l'inverse de la distance maximale de vision nette. Un myope à −4δ voit donc net jusqu'à 25cm seulement.
e) Il est myope. Un myope voit net de PRÈS et flou de loin, exactement la situation décrite : son oeil est trop convergent, les objets lointains forment leur image avant la rétine. L'hypermétrope, à l'inverse, voit mieux de loin et fatigue en lecture rapprochée, parce que son oeil n'est pas assez convergent et doit accommoder en permanence.
Exercice 7 : La piscine paraît moins profonde
Une piscine de 2,00m de profondeur est remplie d'eau (n=1,33). Un observateur situé au bord regarde le fond presque à la verticale.
Pour de petits angles, on montre que la profondeur apparente vaut h′=nh.
a) Calculez la profondeur apparente du fond de la piscine.
b) De combien l'observateur se trompe-t-il, en mètres et en pourcentage ?
c) L'erreur se fait-elle toujours dans le même sens ? Justifiez à partir de la formule.
d) Un bâton plongé obliquement dans l'eau paraît brisé à la surface. Expliquez avec les mêmes lois.
e) En quoi cette illusion est-elle un danger réel dans une piscine, et pourquoi un plongeur sous l'eau qui regarde vers le haut ne subit-il pas exactement le même effet ?
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Réponses
a)h′≈1,50m
b)0,50m, soit 25%
c)Toujours plus proche, car n > 1
d)Rayons déviés à la sortie, prolongés en ligne droite par l'oeil
e)On sous-estime la profondeur
a) h′=1,332,00=1,50m.
b) L'écart vaut 2,00−1,50=0,50m, soit 2,000,50=25% de la profondeur réelle. Un quart de la profondeur disparaît à l'oeil.
c) Toujours dans le même sens : comme n>1 pour tout milieu transparent plus réfringent que l'air, le quotient nh est toujours INFÉRIEUR à h. Le fond paraît donc systématiquement plus proche qu'il ne l'est, jamais plus loin. Une illusion orientée de cette façon est bien plus dangereuse qu'une erreur aléatoire, parce qu'elle ne se compense jamais.
d) Les rayons issus de la partie immergée du bâton s'écartent de la normale en sortant de l'eau. L'oeil, lui, prolonge en ligne droite les rayons qu'il reçoit, sans savoir qu'ils ont été déviés : il place donc la partie immergée plus haut qu'elle n'est réellement. La partie hors de l'eau n'étant pas déviée, les deux morceaux ne se raccordent plus et le bâton paraît cassé au niveau exact de la surface.
e) Parce qu'un baigneur peut croire que l'eau lui arrive à la taille alors qu'elle lui dépasse la tête, ou plonger dans un bassin qu'il croit profond. La sous-estimation de 25% est du même ordre que les écarts de profondeur d'une piscine publique. Le plongeur qui regarde vers le haut est dans la situation inverse, la lumière va d'un milieu moins réfringent vers un plus réfringent : les objets extérieurs lui paraissent plus HAUTS et concentrés dans un cône, celui de l'angle limite de 48,8∘ calculé plus tôt.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.
a) « L'angle d'incidence se mesure entre le rayon et la surface. »
b) « En passant de l'air dans l'eau, la lumière change de couleur, donc de fréquence. »
c) « Une lentille convergente donne toujours une image renversée. »
d) « La réflexion totale a lieu quand la lumière passe de l'air dans le verre avec un grand angle. »
e) « On voit un objet parce que l'oeil envoie quelque chose vers lui. »
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Réponses
a)L'angle se mesure par rapport à la normale
b)Vitesse et direction changent, pas la fréquence
c)Image droite et virtuelle si l'objet est entre la lentille et F
d)Du verre vers l'air, au-delà de l'angle limite
e)La lumière va de l'objet vers l'oeil
a) Faux : tous les angles de l'optique géométrique se mesurent par rapport à la NORMALE, la perpendiculaire à la surface au point d'incidence. Prendre l'angle avec la surface donne son complémentaire et fausse tout le calcul, sans même que le résultat paraisse absurde. Énoncé correct : l'angle d'incidence est mesuré entre le rayon et la normale.
b) Faux : la fréquence est imposée par la source et ne change jamais en changeant de milieu, exactement comme pour un son. Ce sont la vitesse de propagation et la longueur d'onde qui changent. La couleur perçue, qui dépend de la fréquence, reste donc la même sous l'eau. Énoncé correct : la lumière change de vitesse et de direction, pas de fréquence.
c) Faux : elle donne une image renversée quand l'objet est au-delà du foyer objet F, ce qui est le cas le plus fréquent. Mais si l'objet est ENTRE la lentille et F, l'image est virtuelle, droite et agrandie : c'est le fonctionnement d'une loupe. Énoncé correct : l'image est renversée si l'objet est au-delà de F, droite s'il est en deçà.
d) Faux : la réflexion totale exige de passer du milieu le PLUS réfringent vers le moins réfringent, donc du verre vers l'air, jamais l'inverse. En allant de l'air vers le verre, le rayon se rapproche de la normale et sort toujours. Énoncé correct : elle a lieu du verre vers l'air, au-delà de l'angle limite.
e) Faux, et c'est une conception très ancienne, déjà rejetée par les savants arabes au onzième siècle. On voit un objet parce que la lumière qu'il DIFFUSE ou émet entre dans l'oeil et forme une image sur la rétine. Sans source de lumière, aucun oeil ne voit quoi que ce soit, ce que confirme l'expérience banale d'une pièce totalement noire. Énoncé correct : la lumière va de l'objet vers l'oeil.
Exercice 9 : La chambre noire à sténopé
Une chambre noire est une boîte fermée percée d'un tout petit trou. L'image se forme sur la paroi du fond, située à 15cm du trou.
On photographie ainsi une personne de 1,80m placée à 4,0m du trou.
a) Pourquoi l'image obtenue est-elle renversée ?
b) Calculez la hauteur de l'image sur la paroi du fond.
c) On allonge la boîte à 30cm. Que devient la hauteur de l'image ?
d) On agrandit le trou. L'image devient plus lumineuse mais floue. Expliquez ces deux effets.
e) Comparez le rôle du trou à celui d'une lentille dans un appareil photo.
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Réponses
a)Les rayons rectilignes se croisent au trou
b)h′≈6,8cm
c)13,5cm
d)Plus de lumière, mais chaque point donne une tache
e)La lentille donne une image à la fois lumineuse et nette
a) Parce que la lumière se propage en ligne droite et que tous les rayons doivent passer par le même petit trou. Un rayon parti du sommet de l'objet arrive donc en bas de la paroi, un rayon parti des pieds arrive en haut : les rayons se croisent au trou, et l'image est nécessairement renversée. Aucune lentille n'est requise pour cela, seule la propagation rectiligne intervient.
b) Les triangles de part et d'autre du trou sont semblables : hh′=dd′, donc h′=1,80×4,00,15=6,75×10−2m, soit 6,8cm.
c) La profondeur double, donc l'image double : h′=1,80×4,00,30=13,5cm. Une boîte plus longue donne une image plus grande, ce qui est exactement le principe du téléobjectif, plus long qu'un objectif ordinaire.
d) Plus lumineuse parce que le trou laisse passer plus de lumière, la surface d'ouverture augmentant comme le carré du diamètre. Plus floue parce que chaque point de l'objet n'envoie plus un rayon unique mais un petit faisceau, qui éclaire une tache et non un point sur la paroi. La netteté et la luminosité sont donc en compétition directe, et c'est la limite fondamentale du sténopé.
e) La lentille résout précisément ce compromis : elle laisse passer une grande quantité de lumière par sa large surface, tout en RAMENANT tous les rayons issus d'un même point de l'objet sur un même point de l'image. On obtient donc une image à la fois lumineuse et nette, ce que le trou seul ne peut pas offrir. Le prix à payer est qu'une lentille n'est nette que pour une distance à la fois, d'où la mise au point, alors que le sténopé donne une image également floue, mais également floue partout.
Exercice 10 : Voir loin, c'est voir tôt
La lumière se propage dans le vide à c=3,00×108m/s. Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière en un an, soit 9,46×1015m.
Le Soleil est à 1,50×1011m de la Terre. L'étoile la plus proche, Proxima du Centaure, est à 4,24 années-lumière.
a) Vérifiez la valeur de l'année-lumière, en prenant une année de 3,15×107s.
b) Calculez la durée que met la lumière du Soleil pour nous parvenir.
c) Calculez la distance de Proxima du Centaure en mètres.
d) Si Proxima s'éteignait aujourd'hui, quand le saurions-nous ? Que signifie alors l'expression « regarder le ciel, c'est regarder le passé » ?
e) Un élève dit que l'année-lumière est une durée, puisque le mot année y figure. Corrigez, et donnez l'ordre de grandeur du diamètre de notre galaxie en mètres, sachant qu'il vaut environ 100000 années-lumière.
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Réponses
a)9,45×1015m ✓
b)500s, soit 8min20s
c)4,01×1016m
d)Dans 4,24 ans : on voit les astres tels qu'ils étaient
e)Une distance ; environ 9,5×1020m
a) d=cΔt=3,00×108×3,15×107=9,45×1015m. On retrouve bien la valeur donnée, à l'arrondi près.
b) Δt=cd=3,00×1081,50×1011=500s, soit 8min20s. Le Soleil que l'on voit est donc celui d'il y a plus de huit minutes.
c) d=4,24×9,46×1015=4,01×1016m, soit quarante mille milliards de kilomètres. Écrire ce nombre en mètres montre pourquoi les astronomes ont inventé une unité adaptée : les puissances de dix restent maniables, les zéros non.
d) Dans 4,24 ans, puisque c'est le temps que met sa lumière à nous parvenir. Toute observation astronomique est donc une observation du passé : le Soleil d'il y a huit minutes, Proxima d'il y a quatre ans, et pour les galaxies lointaines, des objets tels qu'ils étaient il y a des milliards d'années. C'est ce qui fait de l'astronomie la seule science qui observe directement le passé plutôt que de le reconstituer.
e) L'année-lumière est une DISTANCE, celle que parcourt la lumière en un an. Le mot année désigne la durée utilisée pour la définir, pas la grandeur elle-même, exactement comme un kilowattheure est une énergie et non une durée. Diamètre de la galaxie : 105×9,46×1015≈9,5×1020m, soit environ un milliard de milliards de kilomètres.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Indice de réfraction et vitesse de la lumière
L'indice de réfraction d'un milieu transparent vaut n=vc, où c=3,00×108m/s est la vitesse de la lumière dans le vide et v sa vitesse dans le milieu.
Indices : eau 1,33 ; verre 1,50 ; diamant 2,42.
a) Calculez la vitesse de la lumière dans l'eau.
b) Calculez la vitesse de la lumière dans le verre.
c) Calculez la vitesse de la lumière dans le diamant. Dans lequel des trois milieux la lumière est-elle la plus lente ?
d) Dans un liquide inconnu, la lumière se propage à 2,05×108m/s. Calculez son indice.
e) Calculez la durée mise par la lumière pour traverser 1,0cm de verre, puis 1,0cm de vide. Quel est le retard dû au verre ?
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Réponses
a)2,26×108m/s
b)2,00×108m/s
c)1,24×108m/s : la plus lente dans le diamant
d)n≈1,46
e)5,0×10−11s ; retard ≈1,7×10−11s
a) v=nc=1,333,00×108≈2,26×108m/s.
b) v=1,503,00×108=2,00×108m/s.
c) v=2,423,00×108≈1,24×108m/s. La lumière est la plus lente dans le diamant, le milieu d'indice le plus grand : un indice élevé signifie une lumière lente. Un indice est toujours supérieur ou égal à 1, puisque rien ne va plus vite que la lumière dans le vide.
d) n=vc=2,05×1083,00×108≈1,46. Un indice inférieur à 1 aurait signalé une division à l'envers.
e) Dans le verre : t=2,00×1081,0×10−2=5,0×10−11s. Dans le vide : 3,00×1081,0×10−2≈3,3×10−11s. Retard : environ 1,7×10−11s. Imperceptible pour nous, mais c'est ce ralentissement qui explique la réfraction.
Méthode à retenir : n=vc se lit dans les deux sens ; plus l'indice est grand, plus la lumière est lente et plus elle est déviée en entrant dans le milieu.
Exercice 12 : La loupe : une image virtuelle
Une loupe est une lentille convergente de distance focale f′=10,0cm. On observe un détail AB de hauteur 2,0mm d'un timbre, placé à 5,0cm devant la lentille, A étant sur l'axe.
La construction à l'échelle montre que les rayons émergents ne se croisent pas après la lentille : leurs prolongements se croisent en B′, et l'image A′B′ se trouve à 10,0cm DEVANT la lentille, du même côté que l'objet.
a) Calculez la vergence de la loupe. Où l'objet est-il placé par rapport au foyer objet F ?
b) L'image est-elle réelle ou virtuelle ? Droite ou renversée ?
c) Le rayon issu de B qui passe par le centre optique n'est pas dévié, et son prolongement passe par B′. Par le théorème de Thalès, calculez la hauteur de l'image et le grandissement.
d) Peut-on recueillir cette image sur un écran ?
e) On éloigne le timbre à 15cm de la lentille. Quelle est alors la nature de l'image ?
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Réponses
a)10,0δ ; objet entre F et la lentille
b)Virtuelle et droite
c)A′B′=4,0mm ; γ=+2,0
d)Non : image virtuelle
e)Réelle et renversée
a) C=0,1001=10,0δ. Le foyer objet est à 10,0cm devant la lentille ; l'objet, à 5,0cm, est ENTRE le foyer objet et la lentille.
b) Les rayons émergents divergent et ne se croisent que par leurs prolongements : l'image est VIRTUELLE. Elle est du même côté que l'objet et dans le même sens : elle est DROITE.
c) Les triangles OAB et OA′B′ sont semblables, avec A et A′ sur l'axe du même côté : ABA′B′=OAOA′=5,010,0=2,0. Donc A′B′=2,0×2,0=4,0mm et le grandissement vaut +2,0, positif puisque l'image est droite.
d) Non. Aucun rayon ne passe réellement par A′B′ : un écran placé à cet endroit ne recevrait rien. L'image n'existe que pour l'oeil qui regarde à travers la loupe et prolonge les rayons.
e) L'objet est maintenant au-delà du foyer objet : la lentille donne une image RÉELLE et RENVERSÉE, de l'autre côté, qu'on pourrait projeter sur un écran. Une loupe ne grossit donc que si l'objet est plus près d'elle que son foyer.
Le point de méthode : la position de l'objet par rapport au foyer objet décide de tout, image réelle et renversée au-delà, virtuelle, droite et agrandie en deçà.
Exercice 13 : L'objectif d'un appareil photo et la mise au point
L'objectif d'un appareil photo est modélisé par une lentille convergente de distance focale f′=50,0mm. L'image doit se former sur le capteur, de format 24mm×36mm.
Données issues de la construction : un objet à 1,00m donne une image à 52,6mm de la lentille ; un objet à 5,00m, une image à 50,5mm. Avec un téléobjectif de f′=200mm, un objet à 5,00m donne une image à 208mm.
a) À quelle distance de l'objectif le capteur doit-il être pour photographier un paysage très lointain ?
b) On photographie maintenant un objet à 1,00m. De combien, et dans quel sens, faut-il déplacer l'objectif par rapport au capteur ?
c) Une personne de 1,80m se tient à 5,00m. À l'aide du rayon passant par le centre optique, calculez la hauteur de son image sur le capteur.
d) La personne tient-elle entière sur le capteur, tenu en hauteur ?
e) Même question avec le téléobjectif : calculez la hauteur de l'image.
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Réponses
a)50,0mm
b)Éloigner l'objectif de 2,6mm
c)h′≈18,2mm
d)Oui
e)h′≈75mm : dépasse le capteur
a) Un objet très lointain donne son image dans le plan focal : le capteur doit être à f′=50,0mm de l'objectif.
b) L'image est maintenant à 52,6mm : il faut ÉLOIGNER l'objectif du capteur de 52,6−50,0=2,6mm. C'est ce que fait la bague de mise au point : un objet proche exige un objectif plus avancé.
c) Les triangles de part et d'autre du centre optique sont semblables : h′=1,80×5,0050,5×10−3≈1,82×10−2m, soit 18,2mm. Il faut exprimer les deux distances dans la même unité avant de faire le rapport.
d) Oui : 18,2mm<24mm, et même <36mm si l'appareil est tenu verticalement. Il reste de la marge autour de la personne.
e) h′=1,80×5,00208×10−3≈7,5×10−2m, soit 75mm : l'image est quatre fois plus grande et dépasse largement le capteur. Le téléobjectif, de focale plus longue, grossit : il ne cadre plus qu'une partie de la personne, le visage par exemple.
Le fil de l'exercice : la mise au point règle la distance lentille-capteur, et la taille de l'image se calcule par Thalès avec le rayon passant par le centre optique.
Exercice 14 : Problème : Ératosthène mesure la Terre
Vers 240 avant notre ère, Ératosthène sait qu'à Syène, le jour du solstice d'été à midi, le Soleil éclaire le fond des puits : ses rayons y sont verticaux. Au même instant, à Alexandrie, située 800km plus au nord, un obélisque vertical de 10,0m projette une ombre de 1,26m.
On suppose la Terre sphérique et les rayons du Soleil parallèles entre eux.
a) Calculez l'angle α que font les rayons du Soleil avec la verticale à Alexandrie.
b) Pourquoi peut-on considérer les rayons du Soleil comme parallèles ?
c) Justifiez que l'angle entre les verticales de Syène et d'Alexandrie, mesuré au centre de la Terre, vaut aussi α.
d) Déduisez-en la circonférence de la Terre.
e) Calculez le rayon de la Terre et comparez-le à la valeur actuelle, 6371km.
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Réponses
a)α≈7,2∘
b)Le Soleil est extrêmement éloigné
c)Angles alternes-internes entre rayons parallèles
d)Environ 4,0×104km
e)R≈6,38×103km, écart d'environ 0,2%
a) Dans le triangle rectangle formé par l'obélisque et son ombre : tanα=10,01,26=0,126, donc α≈7,2∘. La propagation rectiligne de la lumière permet de tracer ce triangle.
b) Le Soleil est à environ 150 millions de kilomètres, une distance immense devant la taille de la Terre : les rayons qui arrivent à Syène et à Alexandrie viennent pratiquement de la même direction.
c) Les verticales des deux villes passent par le centre de la Terre. Le rayon qui arrive à Syène est confondu avec la verticale de Syène ; celui qui arrive à Alexandrie lui est parallèle. La verticale d'Alexandrie coupe ces deux parallèles, et les angles alternes-internes ainsi formés sont égaux : l'angle au centre vaut α.
d) Un angle de 7,2∘ correspond à 800km ; le tour complet, 360∘, est donc 7,18360 fois plus grand : 800×7,18360≈4,0×104km.
e) R=2π4,01×104≈6,38×103km. L'écart avec 6371km est d'environ 0,2% avec nos données. La mesure historique était moins précise, les distances étant connues en stades, mais le raisonnement est exactement celui-ci : un bâton, une ombre et la propagation rectiligne de la lumière ont suffi à mesurer la planète.
Le fil du problème : la propagation rectiligne et le parallélisme des rayons solaires transforment une ombre en un angle, et un angle en une circonférence.
Exercice 15 : Problème : le vidéoprojecteur
Dans un vidéoprojecteur, un petit écran lumineux de hauteur 1,5cm joue le rôle d'objet. Une lentille convergente de distance focale f′=10,0cm en donne une image sur un mur situé à 5,00m de la lentille.
Données issues de la construction : pour une image à 5,00m, l'objet doit être à 10,2cm de la lentille ; pour une image à 8,00m, à 10,13cm.
a) L'image sur le mur est-elle réelle ou virtuelle ? Droite ou renversée ? Qu'en déduit-on sur la façon de placer l'objet ?
b) À l'aide du rayon passant par le centre optique, calculez la valeur absolue du grandissement.
c) Calculez la hauteur de l'image sur le mur.
d) On recule le projecteur pour que le mur soit à 8,00m. Calculez la nouvelle hauteur de l'image.
e) Pour passer de 5,00 à 8,00m, faut-il rapprocher ou éloigner l'objet de la lentille ? Vers quel point s'approche-t-il ?
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Réponses
a)Réelle et renversée : l'objet est placé à l'envers
b)∣γ∣≈49
c)h′≈74cm
d)h′≈1,18m
e)Rapprocher l'objet de la lentille, vers le foyer objet
a) L'image se forme sur un mur : elle est RÉELLE. L'objet étant au-delà du foyer objet, elle est RENVERSÉE. L'objet doit donc être placé à l'envers dans l'appareil pour que l'image apparaisse à l'endroit.
b) ∣γ∣=OAOA′=10,2500≈49. Les deux distances sont en centimètres.
c) h′=49×1,5≈74cm.
d) ∣γ∣=10,13800≈79, donc h′≈79×1,5≈1,18m. Reculer le projecteur agrandit l'image.
e) De 10,2 à 10,13cm : il faut RAPPROCHER légèrement l'objet de la lentille, donc du foyer objet F, situé à 10,0cm. Plus l'objet est proche du foyer, plus l'image est lointaine et grande : c'est le principe même d'un projecteur, où l'objet est placé tout juste au-delà du foyer.
Le fil du problème : pour projeter une grande image lointaine, on place l'objet juste au-delà du foyer objet, et le grandissement vaut le rapport des distances.
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