Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : émission et perception d'un son (Seconde)

Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur l'émission et la perception d'un son, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le fil du chapitre : la fréquence d'un son est imposée par la SOURCE et ne change jamais en cours de route. Ce qui dépend du milieu, c'est la célérité, et ce qui dépend de la distance, c'est l'intensité. Un la reste un la qu'on l'écoute dans l'air, dans l'eau ou à travers un mur, il devient seulement plus faible.

L'exercice 9 chiffre ce que tout le monde a déjà ressenti dans le métro : à 95 dB95\ \mathrm{dB}, la durée d'exposition tolérable tombe sous les cinquante minutes, alors qu'elle est de huit heures à 85 dB85\ \mathrm{dB}. Dix décibels de plus, dix fois plus d'énergie reçue, et un budget sonore quotidien divisé par dix.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Seconde
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (2 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Mouvement et vitesseSixième
  2. 2Les signaux sonoresQuatrième

Rappel de cours

  • Un son est une onde MÉCANIQUE : il lui faut un milieu matériel, il ne se propage pas dans le vide. Célérité dans l'air à 20 C20\ \mathrm{^\circ C} : v=343 m/sv=343\ \mathrm{m/s}, souvent arrondie à 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.
  • Célérité et température dans l'air : v=331+0,60θv=331+0{,}60\,\theta avec θ\theta en degrés Celsius et vv en m/s\mathrm{m/s}.
  • Période TT en secondes, fréquence ff en hertz : f=1Tf=\dfrac{1}{T}. La fréquence est fixée par la source, elle ne change pas en changeant de milieu.
  • Hauteur d'un son : c'est sa fréquence fondamentale. Timbre : c'est la répartition des harmoniques, qui sont des multiples entiers du fondamental.
  • Niveau d'intensité sonore : L=10logII0L=10\,\log\dfrac{I}{I_0} avec I0=1,0×1012 W/m2I_0=1{,}0\times 10^{-12}\ \mathrm{W/m^{2}}. Doubler l'intensité ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB}, la multiplier par 1010 ajoute 10 dB10\ \mathrm{dB}.
  • Atténuation géométrique : loin d'une source ponctuelle, l'intensité varie en 1d2\dfrac{1}{d^{2}}. Doubler la distance retire donc 6 dB6\ \mathrm{dB}.
  • Une distance se déduit d'une durée par d=vΔtd=v\,\Delta t, et il faut toujours se demander si le signal fait un aller simple ou un aller-retour.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Lire une période sur un oscillogramme

Un microphone relié à un oscilloscope enregistre le son émis par un haut-parleur. Le balayage est réglé sur 0,50 ms0{,}50\ \mathrm{ms} par division horizontale.

Sur l'enregistrement ci-dessous, on repère que 44 motifs complets occupent 10,010{,}0 divisions.

12345678910-2-1.5-1-0.50.511.52t (divisions)u (V)
  • a) Le signal est-il périodique ? Justifiez à partir de la figure.
  • b) Calculez la période du signal, en millisecondes puis en secondes.
  • c) Calculez la fréquence de ce son. Est-il audible par l'oreille humaine ?
  • d) On veut afficher exactement deux motifs sur les dix divisions de l'écran. Quel réglage de balayage faut-il choisir ?
  • e) On approche le microphone du haut-parleur. Qu'est-ce qui change sur l'écran, et qu'est-ce qui ne change pas ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Oui : le motif se répète identique
  • b) T=1,25 ms=1,25×103 sT=1{,}25\ \mathrm{ms}=1{,}25\times 10^{-3}\ \mathrm{s}
  • c) f=800 Hzf=800\ \mathrm{Hz} : audible
  • d) 0,25 ms0{,}25\ \mathrm{ms} par division
  • e) L'amplitude augmente ; période et fréquence inchangées

a) Oui : le motif se répète identique à lui-même à intervalles réguliers. C'est la définition d'un signal périodique, et c'est ce qui donne au son une hauteur perçue, contrairement à un bruit dont le tracé ne se répète pas.

b) Il faut mesurer sur PLUSIEURS motifs pour réduire l'erreur de lecture : 44 motifs occupent 10,010{,}0 divisions, donc un motif en occupe 2,502{,}50. Chaque division valant 0,50 ms0{,}50\ \mathrm{ms}, la période vaut T=2,50×0,50=1,25 msT=2{,}50\times 0{,}50=1{,}25\ \mathrm{ms}, soit T=1,25×103 sT=1{,}25\times 10^{-3}\ \mathrm{s}. Mesurer sur un seul motif donnerait la même valeur mais avec quatre fois plus d'incertitude.

c) f=1T=11,25×103=800 Hzf=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{1{,}25\times 10^{-3}}=800\ \mathrm{Hz}. L'oreille humaine perçoit de 20 Hz20\ \mathrm{Hz} à 20000 Hz20\,000\ \mathrm{Hz} environ, donc ce son est parfaitement audible ; il se situe dans la zone où l'oreille est la plus sensible, celle de la voix.

d) Deux motifs occuperaient 2×1,25=2,50 ms2\times 1{,}25=2{,}50\ \mathrm{ms}. Pour les étaler sur 1010 divisions, il faut 2,5010=0,25 ms\dfrac{2{,}50}{10}=0{,}25\ \mathrm{ms} par division. Réduire le calibre de balayage étire donc le signal horizontalement, sans rien changer au son lui-même.

e) L'AMPLITUDE augmente, car l'intensité sonore reçue est plus grande : la courbe devient plus haute. La période et la fréquence, elles, ne changent pas d'un iota : elles sont imposées par la source. C'est la distinction centrale du chapitre, l'amplitude dit la force du son, la fréquence dit sa hauteur, et déplacer le microphone n'agit que sur la première.

Exercice 2 : L'éclair et le tonnerre

Lors d'un orage, on voit un éclair et on entend le tonnerre 6,0 s6{,}0\ \mathrm{s} plus tard.

Célérité de la lumière : c=3,0×108 m/sc=3{,}0\times 10^{8}\ \mathrm{m/s}. Célérité du son dans l'air : v=331+0,60θv=331+0{,}60\,\theta, avec θ\theta la température en degrés Celsius.

  • a) Calculez la célérité du son un jour d'été à 25 C25\ \mathrm{^\circ C}.
  • b) Calculez la distance de l'orage ce jour-là.
  • c) Calculez la durée mise par la lumière de l'éclair pour parcourir cette distance. Était-il légitime de la négliger ?
  • d) Refaites le calcul de la distance un jour d'hiver à 20 C-20\ \mathrm{^\circ C}, pour le même écart de 6,0 s6{,}0\ \mathrm{s}. Quel écart relatif obtient-on ?
  • e) Une règle populaire dit de compter les secondes et de diviser par trois pour obtenir la distance en kilomètres. Cette règle est-elle bonne ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) v=346 m/sv=346\ \mathrm{m/s}
  • b) d2,08×103 md\approx 2{,}08\times 10^{3}\ \mathrm{m}
  • c) 6,9×106 s6{,}9\times 10^{-6}\ \mathrm{s} : négligeable
  • d) 319 m/s319\ \mathrm{m/s}, 1,91×103 m1{,}91\times 10^{3}\ \mathrm{m} : écart de 8,0 %8{,}0\ \%
  • e) Oui : elle suppose 333 m/s333\ \mathrm{m/s}, bonne à environ 4 %4\ \%

a) v=331+0,60×25=331+15=346 m/sv=331+0{,}60\times 25=331+15=346\ \mathrm{m/s}.

b) d=vΔt=346×6,0=2,08×103 md=v\,\Delta t=346\times 6{,}0=2{,}08\times 10^{3}\ \mathrm{m}, soit environ 2,1 km2{,}1\ \mathrm{km}.

c) Δtlumieˋre=20803,0×108=6,9×106 s\Delta t_{lumière}=\dfrac{2080}{3{,}0\times 10^{8}}=6{,}9\times 10^{-6}\ \mathrm{s}, soit sept microsecondes. C'est un million de fois moins que les 6,0 s6{,}0\ \mathrm{s} mesurées : la négliger est non seulement légitime, c'est indispensable, aucun chronomètre humain ne mesurerait une telle durée. On considère donc que l'éclair est vu à l'instant même où il se produit.

d) À 20 C-20\ \mathrm{^\circ C} : v=331+0,60×(20)=33112=319 m/sv=331+0{,}60\times (-20)=331-12=319\ \mathrm{m/s}, donc d=319×6,0=1,91×103 md=319\times 6{,}0=1{,}91\times 10^{3}\ \mathrm{m}. L'écart relatif avec l'été vaut 208019142080=8,0 %\dfrac{2080-1914}{2080}=8{,}0\ \%. Le son va plus lentement dans l'air froid, donc pour un même délai l'orage est plus proche qu'on ne le croirait avec la valeur d'été. Dans les régions où l'écart saisonnier dépasse quarante degrés, cela n'a rien d'anecdotique.

e) Diviser par trois revient à supposer v=10003=333 m/sv=\dfrac{1000}{3}=333\ \mathrm{m/s}. C'est une excellente approximation : la valeur réelle va de 319319 à 346 m/s346\ \mathrm{m/s} entre l'hiver et l'été, et 333333 tombe au milieu. La règle est donc bonne à environ 4 %4\ \% près, largement suffisant quand il s'agit de décider si l'orage est assez loin pour sortir.

Exercice 3 : Hauteur et timbre

Le spectre en fréquence d'un son musical donne l'amplitude de chacune des fréquences qui le composent. La plus basse est le fondamental, les autres sont les harmoniques.

Le spectre ci-dessous est celui d'une note jouée par une guitare.

22014400,556600,38800,1511000,0500,20,40,8amplitude relativef (Hz)
  • a) Quelle est la fréquence fondamentale de cette note ? Quelle est sa hauteur perçue ?
  • b) Vérifiez que les autres raies sont bien des harmoniques.
  • c) Une flûte joue la même note. Qu'est-ce qui est identique sur son spectre, qu'est-ce qui diffère ?
  • d) Un diapason émet un son de 440 Hz440\ \mathrm{Hz} dont le spectre ne comporte qu'une seule raie. Comment appelle-t-on un tel son, et à quoi ressemble son oscillogramme ?
  • e) On joue la même note une octave plus haut. Que devient le spectre ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Fondamental 220 Hz220\ \mathrm{Hz} : un la
  • b) 440440, 660660, 880880, 1100 Hz1100\ \mathrm{Hz} : multiples entiers de 220220
  • c) Mêmes fréquences, amplitudes relatives différentes : le timbre
  • d) Un son pur : oscillogramme sinusoïdal
  • e) Toutes les raies doublent : fondamental à 440 Hz

a) Le fondamental est la plus basse fréquence du spectre, ici 220 Hz220\ \mathrm{Hz}. C'est lui qui fixe la hauteur perçue : l'oreille entend un la de 220 Hz220\ \mathrm{Hz}, et non un mélange de cinq sons.

b) Les raies suivantes sont à 440440, 660660, 880880 et 1100 Hz1100\ \mathrm{Hz}, c'est-à-dire 2×2202\times 220, 3×2203\times 220, 4×2204\times 220 et 5×2205\times 220. Ce sont bien des multiples ENTIERS du fondamental, ce qui est la définition des harmoniques. Un rapport non entier donnerait un son inharmonique, perçu comme un bruit métallique plutôt que comme une note.

c) La flûte joue la même note, donc son fondamental est aussi à 220 Hz220\ \mathrm{Hz} et les harmoniques tombent aux mêmes fréquences. Ce qui change, ce sont les AMPLITUDES relatives : la flûte a un fondamental très dominant et peu d'harmoniques, la guitare en a davantage. Cette répartition est le timbre, et c'est elle seule qui permet de reconnaître un instrument les yeux fermés.

d) Un son pur. Son oscillogramme est une sinusoïde parfaite, sans aucune déformation, alors que le son de la guitare a une allure périodique mais complexe. Le diapason est justement fabriqué pour cela, il donne une référence de hauteur sans coloration.

e) Monter d'une octave, c'est doubler la fréquence : le fondamental passe à 440 Hz440\ \mathrm{Hz} et les harmoniques à 880880, 13201320, 1760 Hz1760\ \mathrm{Hz}. Toutes les raies sont donc multipliées par deux, le spectre est dilaté d'un facteur 22 vers la droite. Le timbre, lui, reste celui de la guitare, ce qui est la raison pour laquelle on reconnaît l'instrument quelle que soit la note jouée.

Exercice 4 : L'échelle des décibels

Le niveau d'intensité sonore se calcule par L=10logII0L=10\,\log\dfrac{I}{I_0}, avec I0=1,0×1012 W/m2I_0=1{,}0\times 10^{-12}\ \mathrm{W/m^{2}}, seuil d'audibilité.

L'échelle ci-dessous situe quelques situations courantes.

020406080100120niveau sonore (dB)chuchotementconversationrue passanteconcertseuil de douleur
  • a) Une conversation correspond à I=1,0×106 W/m2I=1{,}0\times 10^{-6}\ \mathrm{W/m^{2}}. Calculez son niveau sonore.
  • b) Un concert atteint 105 dB105\ \mathrm{dB}. Calculez l'intensité sonore correspondante.
  • c) Combien de fois l'intensité du concert est-elle plus grande que celle de la conversation ?
  • d) Deux haut-parleurs identiques émettent chacun 80 dB80\ \mathrm{dB} en un point. Quel niveau obtient-on quand ils fonctionnent ensemble ?
  • e) Un élève propose 160 dB160\ \mathrm{dB} pour la question précédente. Expliquez pourquoi l'échelle des décibels ne s'additionne pas.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 60 dB60\ \mathrm{dB}
  • b) I3,2×102 W/m2I\approx 3{,}2\times 10^{-2}\ \mathrm{W/m^2}
  • c) Environ 3,2×1043{,}2\times 10^{4} fois
  • d) 83 dB83\ \mathrm{dB}
  • e) Ce sont les intensités qui s'additionnent

a) L=10log1,0×1061,0×1012=10log(106)=10×6=60 dBL=10\,\log\dfrac{1{,}0\times 10^{-6}}{1{,}0\times 10^{-12}}=10\,\log(10^{6})=10\times 6=60\ \mathrm{dB}. La lecture de l'échelle confirme cette valeur pour une conversation.

b) On inverse la relation : II0=1010510=1010,5\dfrac{I}{I_0}=10^{\frac{105}{10}}=10^{10{,}5}, donc I=1010,5×1012=101,5=3,2×102 W/m2I=10^{10{,}5}\times 10^{-12}=10^{-1{,}5}=3{,}2\times 10^{-2}\ \mathrm{W/m^{2}}.

c) 3,2×1021,0×106=3,2×104\dfrac{3{,}2\times 10^{-2}}{1{,}0\times 10^{-6}}=3{,}2\times 10^{4}, soit plus de trente mille fois. Entre 6060 et 105 dB105\ \mathrm{dB}, il n'y a qu'un facteur 1,751{,}75 sur l'échelle, mais un facteur trente mille sur l'énergie reçue. Toute l'utilité des décibels est là, ils compriment une gamme démesurée en nombres maniables.

d) Deux sources identiques doublent l'intensité, et doubler l'intensité ajoute 3 dB3\ \mathrm{dB} : on obtient 83 dB83\ \mathrm{dB}. On peut le vérifier : 10log(2)=3,0110\,\log(2)=3{,}01.

e) Parce que le décibel n'est pas une grandeur physique qui s'ajoute, c'est un logarithme d'un rapport d'intensités. Ce sont les INTENSITÉS qui s'additionnent, en W/m2\mathrm{W/m^{2}}, et le logarithme transforme ce doublement en une simple addition de 33. Additionner les niveaux reviendrait à multiplier les intensités entre elles, opération qui n'a aucun sens physique. Le réflexe correct est toujours le même : repasser aux intensités, additionner, puis revenir aux décibels.

Exercice 5 : S'éloigner de la source

Loin d'une source sonore de petite taille, l'énergie se répartit sur une sphère de plus en plus grande : l'intensité varie en 1d2\dfrac{1}{d^{2}}.

À 1,0 m1{,}0\ \mathrm{m} d'une enceinte, on mesure L1=86 dBL_1=86\ \mathrm{dB}.

  • a) Par quel facteur l'intensité est-elle divisée quand on passe de 1,0 m1{,}0\ \mathrm{m} à 2,0 m2{,}0\ \mathrm{m} ? Quel niveau mesure-t-on alors ?
  • b) Même question à 10,0 m10{,}0\ \mathrm{m}.
  • c) À quelle distance le niveau descend-il à 66 dB66\ \mathrm{dB} ?
  • d) Cette atténuation dépend-elle de la fréquence du son émis ?
  • e) Dans une salle fermée, la mesure à 10,0 m10{,}0\ \mathrm{m} donne un niveau nettement supérieur à la valeur calculée. Proposez une explication.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Intensité divisée par 44 : 80 dB80\ \mathrm{dB}
  • b) 66 dB66\ \mathrm{dB}
  • c) 10,0 m10{,}0\ \mathrm{m}
  • d) Non pour l'atténuation géométrique ; l'absorption par l'air, oui
  • e) Les réflexions sur les parois s'ajoutent au son direct

a) Doubler la distance divise l'intensité par 22=42^{2}=4. En décibels : 10log(4)=6,010\,\log(4)=6{,}0, on perd donc 6,0 dB6{,}0\ \mathrm{dB} et l'on mesure 866=80 dB86-6=80\ \mathrm{dB}. La règle « doubler la distance retire six décibels » se retient une fois pour toutes.

b) Multiplier la distance par 1010 divise l'intensité par 100100, soit une perte de 10log(100)=20 dB10\,\log(100)=20\ \mathrm{dB}. On mesure 8620=66 dB86-20=66\ \mathrm{dB}.

c) C'est précisément la question précédente lue à l'envers : 66 dB66\ \mathrm{dB} correspond à une perte de 20 dB20\ \mathrm{dB}, donc à une intensité divisée par 100100, donc à une distance multipliée par 100=10\sqrt{100}=10. La réponse est 10,0 m10{,}0\ \mathrm{m}. Attention au piège : la distance est multipliée par la RACINE du facteur d'intensité, pas par le facteur lui-même.

d) Non pour cette part-là : l'atténuation géométrique est purement une affaire de surface de sphère, elle traite toutes les fréquences de la même façon. En revanche l'absorption par l'air, elle, dépend de la fréquence et touche surtout les aigus. C'est pourquoi un concert lointain se réduit à des basses sourdes : les aigus ont été absorbés en chemin, pas dispersés.

e) Parce que dans une salle fermée le son ne se disperse pas librement : il se réfléchit sur les murs, le plafond et le sol, et ces réflexions se superposent au son direct. L'auditeur reçoit donc plus d'énergie que ne le prévoit la loi en 1d2\dfrac{1}{d^{2}}, valable pour un espace ouvert. C'est la raison d'être des panneaux absorbants dans les studios et de la réverbération des églises.

Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Mesurer la célérité du son en classe

Pour mesurer la célérité du son, deux élèves placent deux téléphones distants de d=8,00 md=8{,}00\ \mathrm{m} dans un couloir. Un claquement de mains est produit près du premier téléphone, et les deux enregistrements sont comparés.

Le retard mesuré entre les deux enregistrements est Δt=23,5 ms\Delta t=23{,}5\ \mathrm{ms}. La température du couloir est de 21 C21\ \mathrm{^\circ C}.

  • a) Calculez la célérité du son obtenue par cette mesure.
  • b) Calculez la valeur attendue à 21 C21\ \mathrm{^\circ C} et l'écart relatif entre les deux.
  • c) Les élèves recommencent avec d=2,00 md=2{,}00\ \mathrm{m}. Le retard vaut alors 6,0 ms6{,}0\ \mathrm{ms}, mesuré à ±0,5 ms\pm 0{,}5\ \mathrm{ms} près. Quel encadrement de la célérité obtient-on ?
  • d) Quelle distance vaut-il mieux choisir, et pourquoi ?
  • e) Un troisième élève propose de mesurer plutôt le retard entre le claquement et son écho sur le mur du fond, situé à 12,0 m12{,}0\ \mathrm{m}. Quel retard attend-on ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) v340 m/sv\approx 340\ \mathrm{m/s}
  • b) 344 m/s344\ \mathrm{m/s} attendus ; écart 1,2 %1{,}2\ \%
  • c) De 308308 à 364 m/s364\ \mathrm{m/s}
  • d) La grande distance : incertitude relative plus faible
  • e) 69,8 ms69{,}8\ \mathrm{ms}

a) v=dΔt=8,0023,5×103=340 m/sv=\dfrac{d}{\Delta t}=\dfrac{8{,}00}{23{,}5\times 10^{-3}}=340\ \mathrm{m/s}.

b) Valeur attendue : v=331+0,60×21=331+12,6=344 m/sv=331+0{,}60\times 21=331+12{,}6=344\ \mathrm{m/s}. Écart relatif : 344340344=1,2 %\dfrac{344-340}{344}=1{,}2\ \%. C'est un très bon accord pour une manipulation faite avec deux téléphones, et cela valide la méthode.

c) Avec Δt\Delta t entre 5,55{,}5 et 6,5 ms6{,}5\ \mathrm{ms} : la célérité va de 2,006,5×103=308 m/s\dfrac{2{,}00}{6{,}5\times 10^{-3}}=308\ \mathrm{m/s} à 2,005,5×103=364 m/s\dfrac{2{,}00}{5{,}5\times 10^{-3}}=364\ \mathrm{m/s}. L'encadrement est donc très large, environ ±8 %\pm 8\ \%, et il contient la valeur attendue sans permettre de conclure grand-chose.

d) La grande distance, nettement. La même incertitude absolue de 0,5 ms0{,}5\ \mathrm{ms} pèse quatre fois moins sur un retard de 23,5 ms23{,}5\ \mathrm{ms} que sur un retard de 6,0 ms6{,}0\ \mathrm{ms} : l'incertitude relative passe de 8 %8\ \% à 2 %2\ \%. La règle générale à retenir vaut pour toute la physique expérimentale : pour améliorer une mesure, on agrandit la grandeur mesurée plutôt que de raffiner l'appareil.

e) L'écho parcourt l'aller ET le retour, soit 2×12,0=24,0 m2\times 12{,}0=24{,}0\ \mathrm{m}. Avec v=344 m/sv=344\ \mathrm{m/s}, le retard attendu est Δt=24,0344=69,8 ms\Delta t=\dfrac{24{,}0}{344}=69{,}8\ \mathrm{ms}. Cette méthode est encore meilleure, puisqu'elle triple la durée mesurée sans changer de local, et qu'elle ne demande qu'un seul téléphone.

Exercice 7 : La corde de guitare

En appuyant sur une case, un guitariste raccourcit la longueur vibrante de la corde. On mesure la fréquence du son émis pour quatre longueurs.

L=65,0 cmL=65{,}0\ \mathrm{cm} donne f=330 Hzf=330\ \mathrm{Hz} ; L=55,0 cmL=55{,}0\ \mathrm{cm} donne f=390 Hzf=390\ \mathrm{Hz} ; L=45,0 cmL=45{,}0\ \mathrm{cm} donne f=477 Hzf=477\ \mathrm{Hz} ; L=32,5 cmL=32{,}5\ \mathrm{cm} donne f=660 Hzf=660\ \mathrm{Hz}.

0.511.522.533.5100200300400500600700800100/L (1/cm)f (Hz)
  • a) Calculez le produit f×Lf\times L pour les quatre mesures. Que constatez-vous ?
  • b) Le graphe donne ff en fonction de 100L\dfrac{100}{L}. Quelle est l'allure obtenue, et que confirme-t-elle ?
  • c) Quelle fréquence obtient-on en divisant la longueur par deux ? Quel intervalle musical cela correspond-il ?
  • d) Prévoyez la longueur vibrante nécessaire pour obtenir un la de 440 Hz440\ \mathrm{Hz}.
  • e) Un élève affirme que la fréquence est proportionnelle à la longueur, puisque les deux varient ensemble. Réfutez cette affirmation avec les données.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) f×L21450f\times L\approx 21\,450 constant : proportionnalité inverse
  • b) Droite passant par l'origine en fonction de 1L\dfrac{1}{L}
  • c) 660 Hz660\ \mathrm{Hz} : une octave
  • d) L48,8 cmL\approx 48{,}8\ \mathrm{cm}
  • e) fL\dfrac{f}{L} passe de 5,085{,}08 à 20,320{,}3 : pas de proportionnalité directe

a) 330×65,0=21450330\times 65{,}0=21\,450 ; 390×55,0=21450390\times 55{,}0=21\,450 ; 477×45,0=21465477\times 45{,}0=21\,465 ; 660×32,5=21450660\times 32{,}5=21\,450. Le produit est constant, à la troisième mesure près qui ne s'écarte que de 0,07 %0{,}07\ \%, ce qui est de l'ordre de l'arrondi. La fréquence est donc INVERSEMENT proportionnelle à la longueur.

b) Les quatre points sont alignés sur une droite passant par l'origine. Or tracer ff en fonction de 1L\dfrac{1}{L} et obtenir une droite par l'origine est exactement le test d'une proportionnalité inverse entre ff et LL. Le coefficient directeur vaut 214,5214{,}5 quand LL est en centimètres, c'est-à-dire le produit constant divisé par cent.

c) Diviser LL par deux double la fréquence, puisque le produit reste constant. De 330 Hz330\ \mathrm{Hz} on passe à 660 Hz660\ \mathrm{Hz}, ce que confirme la quatrième mesure, à 32,5 cm32{,}5\ \mathrm{cm}. Un doublement de fréquence est une OCTAVE, et c'est la raison pour laquelle la douzième case d'une guitare tombe exactement au milieu de la corde.

d) L=21450440=48,8 cmL=\dfrac{21\,450}{440}=48{,}8\ \mathrm{cm}. Une prédiction de ce genre, faite avant de jouer, est la vraie preuve qu'une loi a été comprise et pas seulement constatée.

e) Elles varient bien ensemble, mais en sens CONTRAIRE : quand LL diminue, ff augmente. Une proportionnalité exigerait un quotient fL\dfrac{f}{L} constant ; or il vaut 5,085{,}08 pour la première mesure et 20,320{,}3 pour la dernière, soit quatre fois plus. C'est le produit qui est constant, pas le quotient, et cela distingue une proportionnalité inverse d'une proportionnalité directe.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.

  • a) « Un son se propage plus vite dans l'air que dans l'eau, puisque l'air est moins dense. »
  • b) « Si on s'éloigne de la source, le son devient plus grave. »
  • c) « Deux enceintes de 80 dB80\ \mathrm{dB} chacune donnent ensemble 160 dB160\ \mathrm{dB}. »
  • d) « Un son plus fort est un son de plus grande fréquence. »
  • e) « Le son des astronautes s'entend dans l'espace, il est seulement plus faible. »

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Le son va plus vite dans l'eau et les solides
  • b) Moins fort, même hauteur
  • c) 83 dB83\ \mathrm{dB}
  • d) Un son plus fort a une plus grande amplitude
  • e) Aucun son ne se propage dans le vide

a) Faux : le son va environ quatre fois PLUS vite dans l'eau, à 1500 m/s1\,500\ \mathrm{m/s} contre 340 m/s340\ \mathrm{m/s} dans l'air, et plus vite encore dans l'acier. Ce qui compte n'est pas la densité seule mais la rigidité du milieu : plus les particules sont liées, plus vite la perturbation se transmet de proche en proche. Énoncé correct : le son se propage plus vite dans les liquides et les solides que dans les gaz.

b) Faux : s'éloigner diminue l'INTENSITÉ, donc le son devient plus faible, mais sa fréquence est imposée par la source et ne change pas. Un son grave est un son de basse fréquence, ce qui est une tout autre affaire. Énoncé correct : en s'éloignant, le son devient moins fort mais reste à la même hauteur.

c) Faux : les décibels ne s'additionnent pas. Ce sont les intensités qui s'ajoutent, et un doublement d'intensité correspond à +3 dB+3\ \mathrm{dB}. Énoncé correct : deux sources de 80 dB80\ \mathrm{dB} donnent 83 dB83\ \mathrm{dB}.

d) Faux : la force d'un son est liée à son AMPLITUDE et à son intensité, sa hauteur est liée à sa fréquence. Ce sont deux caractéristiques indépendantes, on peut jouer une note aiguë doucement et une note grave très fort. Énoncé correct : un son plus fort a une plus grande amplitude.

e) Faux : le son est une onde mécanique, il a besoin d'un milieu matériel pour se propager, et l'espace est essentiellement vide. Aucun son ne traverse le vide, si faible soit-il. Les astronautes communiquent par ondes radio, qui sont électromagnétiques et se propagent parfaitement dans le vide. Énoncé correct : aucun son ne se propage dans l'espace.

Exercice 9 : Le bruit dans le métro

Dans une rame de métro, le niveau sonore atteint 95 dB95\ \mathrm{dB} au passage dans certains tunnels. La réglementation retient une exposition sans risque de 8,0 h8{,}0\ \mathrm{h} par jour à 85 dB85\ \mathrm{dB}, la durée tolérable étant DIVISÉE PAR DEUX chaque fois que le niveau augmente de 3 dB3\ \mathrm{dB}.

Un usager fait deux trajets de 25 min25\ \mathrm{min} par jour.

  • a) De combien de décibels le niveau du tunnel dépasse-t-il les 85 dB85\ \mathrm{dB} ? À combien de doublements cela correspond-il ?
  • b) Calculez la durée d'exposition tolérable à 95 dB95\ \mathrm{dB}.
  • c) L'usager dépasse-t-il cette limite ?
  • d) Il met un casque à réduction de bruit qui atténue de 18 dB18\ \mathrm{dB}. Quel niveau reçoit-il alors, et par quel facteur l'intensité est-elle réduite ?
  • e) Il écoute ensuite de la musique dans ce casque à 88 dB88\ \mathrm{dB}. Le casque le protège-t-il encore ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 10 dB10\ \mathrm{dB} : 3,333{,}33 doublements
  • b) Environ 48 min48\ \mathrm{min}
  • c) Oui, légèrement : 50 min50\ \mathrm{min}
  • d) 77 dB77\ \mathrm{dB} ; intensité divisée par 6363
  • e) Non : environ 88,3 dB88{,}3\ \mathrm{dB} avec la musique

a) 9585=10 dB95-85=10\ \mathrm{dB} de plus. Chaque doublement d'intensité vaut 3 dB3\ \mathrm{dB}, donc cela représente 103=3,33\dfrac{10}{3}=3{,}33 doublements.

b) La durée est divisée par 22 à chaque doublement : t=8,023,33=8,010,1=0,79 ht=\dfrac{8{,}0}{2^{3{,}33}}=\dfrac{8{,}0}{10{,}1}=0{,}79\ \mathrm{h}, soit environ 48 min48\ \mathrm{min}. On retrouve au passage la règle des 10 dB10\ \mathrm{dB} : dix décibels de plus, c'est dix fois plus d'énergie reçue par seconde, donc dix fois moins de temps disponible.

c) Il passe 2×25=50 min2\times 25=50\ \mathrm{min} par jour dans le métro, contre 48 min48\ \mathrm{min} tolérées. Il est donc tout juste à la limite, et la dépasse légèrement, sans compter le reste de sa journée sonore. Le résultat n'est pas alarmant en soi, mais il montre qu'une exposition quotidienne banale consomme déjà tout le budget.

d) 9518=77 dB95-18=77\ \mathrm{dB}. Le facteur de réduction de l'intensité vaut 101810=6310^{\frac{18}{10}}=63, soit une intensité divisée par plus de soixante. À ce niveau, la durée tolérable dépasse la journée entière.

e) Le casque continue d'atténuer le bruit du tunnel, qui reste à 77 dB77\ \mathrm{dB}, mais il ajoute désormais une source à 88 dB88\ \mathrm{dB} directement dans l'oreille. Le total est dominé par la musique : en repassant aux intensités, 10log(107,7+108,8)=88,3 dB10\,\log(10^{7{,}7}+10^{8{,}8})=88{,}3\ \mathrm{dB}. L'usager est donc plus exposé qu'avant d'avoir mis le casque. Un casque à réduction de bruit protège tant qu'on ne s'en sert pas pour monter le volume, et c'est exactement l'usage qu'on en fait la plupart du temps.

Exercice 10 : Le mur antibruit de l'autoroute

Une maison est située à 50 m50\ \mathrm{m} d'une autoroute. Sans protection, le niveau sonore mesuré dans le jardin est de 78 dB78\ \mathrm{dB}.

Après la construction d'un mur antibruit, la mesure au même endroit donne 66 dB66\ \mathrm{dB}.

  • a) Calculez l'atténuation apportée par le mur, en décibels puis en facteur sur l'intensité.
  • b) Sans mur, quel niveau mesurerait-on à 200 m200\ \mathrm{m} de l'autoroute, en supposant une atténuation purement géométrique ?
  • c) Le mur est-il plus efficace que de déménager quatre fois plus loin ?
  • d) Un second mur identique est ajouté derrière le premier. Peut-on espérer descendre à 54 dB54\ \mathrm{dB} ?
  • e) Les riverains constatent que le mur atténue bien les sifflements des pneus mais peu le grondement des camions. Expliquez.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 12 dB12\ \mathrm{dB}, facteur 1616
  • b) 66 dB66\ \mathrm{dB}
  • c) Aussi efficace que quadrupler la distance
  • d) Non : le son contourne le mur par le dessus
  • e) Les graves, de longueur d'onde voisine de la hauteur du mur, le contournent

a) Atténuation : 7866=12 dB78-66=12\ \mathrm{dB}. En intensité, cela correspond à un facteur 101210=101,2=1610^{\frac{12}{10}}=10^{1{,}2}=16. Le mur ne laisse donc passer qu'un seizième de l'énergie sonore, ce qui est déjà considérable.

b) Passer de 5050 à 200 m200\ \mathrm{m}, c'est multiplier la distance par 44, donc diviser l'intensité par 1616, donc retirer 10log(16)=12,0 dB10\,\log(16)=12{,}0\ \mathrm{dB}. On mesurerait 7812=66 dB78-12=66\ \mathrm{dB}.

c) Les deux solutions donnent exactement le même niveau, 66 dB66\ \mathrm{dB} : le mur équivaut à s'éloigner quatre fois plus. Ce n'est pas un hasard de l'énoncé, c'est l'ordre de grandeur réel d'un bon mur antibruit, et c'est ce qui justifie son coût comparé à celui d'un déplacement d'habitations.

d) Non, on ne peut pas simplement retrancher 1212 une seconde fois. Le son ne franchit pas seulement le mur, il le CONTOURNE par le dessus, et cette part diffractée n'est pas réduite par un second mur placé derrière. Chaque décibel gagné coûte donc de plus en plus cher, et l'atténuation plafonne. C'est une propriété générale des protections : la première moitié du problème est bon marché, la dernière ne l'est jamais.

e) Parce que la diffraction est d'autant plus marquée que la longueur d'onde est grande. Les sons graves du grondement des camions, autour de 100 Hz100\ \mathrm{Hz}, ont une longueur d'onde de l'ordre de 3,4 m3{,}4\ \mathrm{m}, comparable à la hauteur du mur : ils le contournent facilement. Les sifflements aigus des pneus, autour de 3000 Hz3\,000\ \mathrm{Hz}, n'ont que 11 cm11\ \mathrm{cm} de longueur d'onde et sont bien mieux arrêtés. C'est la même raison qui fait que l'on entend les basses de la fête du voisin à travers le mur, mais pas les paroles.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Lire une amplitude et une période à l'oscilloscope

Un microphone relié à un oscilloscope capte un son sinusoïdal. Réglages : sensibilité verticale 20 mV20\ \mathrm{mV} par division, balayage horizontal 0,20 ms0{,}20\ \mathrm{ms} par division ; l'écran compte 1010 divisions horizontales.

Le signal occupe 5,05{,}0 divisions verticales entre son minimum et son maximum, et 33 périodes occupent 7,57{,}5 divisions horizontales.

  • a) Calculez la tension maximale UmaxU_{max} du signal.
  • b) Calculez la période, puis la fréquence du son.
  • c) On règle la sensibilité verticale sur 50 mV50\ \mathrm{mV} par division. Sur combien de divisions le signal s'étend-il alors verticalement ? Le son a-t-il changé ?
  • d) Avec les réglages de départ, un second son occupe 4,04{,}0 divisions verticales et 33 périodes sur 7,57{,}5 divisions. Comparez-le au premier : force et hauteur.
  • e) Avec un balayage de 0,20 ms0{,}20\ \mathrm{ms} par division, combien de périodes d'un son de 500 Hz500\ \mathrm{Hz} voit-on sur l'écran ?

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Réponses

  • a) Umax=50 mVU_{max}=50\ \mathrm{mV}
  • b) T=0,50 msT=0{,}50\ \mathrm{ms} ; f=2,0×103 Hzf=2{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{Hz}
  • c) 2,0 divisions ; le son n'a pas changé
  • d) Même hauteur, moins fort (40 mV)
  • e) Une seule période

a) Du minimum au maximum, il y a 5,05{,}0 divisions : l'amplitude correspond à la moitié, 2,52{,}5 divisions. Umax=2,5×20=50 mVU_{max}=2{,}5\times 20=50\ \mathrm{mV}. Le piège est de prendre les 5,05{,}0 divisions entières, ce qui double la tension.

b) Une période occupe 7,53=2,5\dfrac{7{,}5}{3}=2{,}5 divisions, donc T=2,5×0,20=0,50 ms=5,0×104 sT=2{,}5\times 0{,}20=0{,}50\ \mathrm{ms}=5{,}0\times 10^{-4}\ \mathrm{s}. Puis f=1T=15,0×104=2,0×103 Hzf=\dfrac{1}{T}=\dfrac{1}{5{,}0\times 10^{-4}}=2{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{Hz}.

c) La tension crête à crête vaut 5,0×20=100 mV5{,}0\times 20=100\ \mathrm{mV}, soit 10050=2,0\dfrac{100}{50}=2{,}0 divisions avec le nouveau réglage. Le signal paraît plus petit, mais le son n'a pas changé : on a seulement changé l'échelle de l'écran.

d) Même période, donc même fréquence : les deux sons ont la même HAUTEUR. Le second a une amplitude de 2,0×20=40 mV2{,}0\times 20=40\ \mathrm{mV}, plus petite que 50 mV50\ \mathrm{mV} : il est moins fort.

e) T=1500=2,0×103 s=2,0 msT=\dfrac{1}{500}=2{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{s}=2{,}0\ \mathrm{ms}. L'écran couvre 10×0,20=2,0 ms10\times 0{,}20=2{,}0\ \mathrm{ms} : on voit exactement une période.

Méthode à retenir : on compte des divisions, on multiplie par le réglage de l'axe, et l'on mesure sur plusieurs périodes pour limiter l'erreur de lecture.

Exercice 12 : Infrasons, sons audibles et ultrasons

L'oreille humaine perçoit les sons de fréquence comprise entre 20 Hz20\ \mathrm{Hz} et 20 kHz20\ \mathrm{kHz} environ. En dessous, ce sont des infrasons ; au-dessus, des ultrasons. On prendra v=340 m/sv=340\ \mathrm{m/s} dans l'air.

Quelques sources : le grondement d'un éléphant, 14 Hz14\ \mathrm{Hz} ; la voix parlée, 200 Hz200\ \mathrm{Hz} ; un sifflet pour chien, 25 kHz25\ \mathrm{kHz} ; le cri d'une chauve-souris, 50 kHz50\ \mathrm{kHz}.

  • a) Classez ces quatre sons.
  • b) Calculez la période du cri de la chauve-souris.
  • c) Calculez la longueur d'onde dans l'air d'un son de 20 Hz20\ \mathrm{Hz} et d'un son de 20 kHz20\ \mathrm{kHz}.
  • d) La chauve-souris repère un insecte grâce à l'écho de ses cris. Calculez la longueur d'onde de son cri. Pourquoi un son de 200 Hz200\ \mathrm{Hz} ne lui permettrait-il pas de repérer un insecte ?
  • e) Un chien accourt au sifflet, alors que son maître n'entend rien. Expliquez.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Éléphant : infrason ; voix : audible ; sifflet et chauve-souris : ultrasons
  • b) T=2,0×105 sT=2{,}0\times 10^{-5}\ \mathrm{s}
  • c) 17 m17\ \mathrm{m} et 1,7 cm1{,}7\ \mathrm{cm}
  • d) λ=6,8 mm\lambda=6{,}8\ \mathrm{mm} ; à 200 Hz, 1,7 m1{,}7\ \mathrm{m}, bien trop grand
  • e) Le chien perçoit des fréquences plus élevées

a) Éléphant, 14 Hz<20 Hz14\ \mathrm{Hz}<20\ \mathrm{Hz} : infrason. Voix, 200 Hz200\ \mathrm{Hz} : son audible. Sifflet, 25 kHz>20 kHz25\ \mathrm{kHz}>20\ \mathrm{kHz} : ultrason. Chauve-souris, 50 kHz50\ \mathrm{kHz} : ultrason.

b) T=1f=150×103=2,0×105 sT=\dfrac{1}{f}=\dfrac{1}{50\times 10^{3}}=2{,}0\times 10^{-5}\ \mathrm{s}, soit 2020 microsecondes.

c) λ=vf\lambda=\dfrac{v}{f} : 34020=17 m\dfrac{340}{20}=17\ \mathrm{m} pour le son le plus grave, 34020000=1,7×102 m=1,7 cm\dfrac{340}{20\,000}=1{,}7\times 10^{-2}\ \mathrm{m}=1{,}7\ \mathrm{cm} pour le plus aigu. Les sons audibles ont des longueurs d'onde allant du centimètre à la taille d'un immeuble.

d) λ=34050×103=6,8×103 m\lambda=\dfrac{340}{50\times 10^{3}}=6{,}8\times 10^{-3}\ \mathrm{m}, soit 6,8 mm6{,}8\ \mathrm{mm}, de l'ordre de la taille d'un insecte. Un son de 200 Hz200\ \mathrm{Hz} aurait une longueur d'onde de 1,7 m1{,}7\ \mathrm{m} : il contournerait l'insecte presque sans être renvoyé, comme la houle contourne un piquet. Pour repérer un petit objet par écho, il faut une longueur d'onde du même ordre que lui ou plus petite.

e) La fréquence du sifflet, 25 kHz25\ \mathrm{kHz}, est au-dessus du seuil de l'oreille humaine, mais en dessous de celui du chien, qui perçoit des sons jusqu'à plusieurs dizaines de kilohertz. Le domaine audible n'est pas le même pour toutes les espèces.

Le fil de l'exercice : la fréquence classe un son, et la longueur d'onde dit la taille des objets avec lesquels il interagit.

Exercice 13 : Octaves et intervalles musicaux

Le la de référence a une fréquence de 440 Hz440\ \mathrm{Hz}. Monter d'une octave multiplie la fréquence par 22 ; monter d'une quinte la multiplie par 32\dfrac{3}{2}.

Dans la gamme tempérée, une octave est partagée en 1212 demi-tons égaux : monter d'un demi-ton multiplie la fréquence par 21122^{\frac{1}{12}}.

  • a) Calculez les fréquences des la situés une et deux octaves au-dessus du la de référence.
  • b) Le la le plus grave d'un piano a une fréquence de 27,5 Hz27{,}5\ \mathrm{Hz}. Combien d'octaves le séparent du la de référence ?
  • c) Calculez la fréquence de la note située une quinte au-dessus du la de référence.
  • d) Un la de 220 Hz220\ \mathrm{Hz} joué à la guitare contient des harmoniques. Quel est le rang de l'harmonique dont la fréquence est égale à celle trouvée en c) ?
  • e) Calculez le rapport 21122^{\frac{1}{12}} à 10410^{-4} près, puis la fréquence de la note située un demi-ton au-dessus du la de référence.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 880 Hz880\ \mathrm{Hz} et 1760 Hz1760\ \mathrm{Hz}
  • b) 4 octaves
  • c) 660 Hz660\ \mathrm{Hz}
  • d) Harmonique de rang 3
  • e) 1,05951{,}0595 ; environ 466 Hz466\ \mathrm{Hz}

a) 2×440=880 Hz2\times 440=880\ \mathrm{Hz} et 2×880=1760 Hz2\times 880=1760\ \mathrm{Hz}. Monter de deux octaves multiplie par 2×2=42\times 2=4, pas par 2+22+2.

b) 44027,5=16=24\dfrac{440}{27{,}5}=16=2^{4} : quatre octaves séparent les deux notes. Chaque octave double la fréquence, donc on compte combien de fois il faut doubler.

c) 440×32=660 Hz440\times\dfrac{3}{2}=660\ \mathrm{Hz}, un mi.

d) Les harmoniques de 220 Hz220\ \mathrm{Hz} sont 440440, 660660, 880 Hz880\ \mathrm{Hz}... La fréquence 660 Hz660\ \mathrm{Hz} est l'harmonique de rang 33, puisque 660=3×220660=3\times 220. C'est l'une des raisons pour lesquelles la quinte sonne juste avec la note de départ : elles partagent des harmoniques.

e) 21121,05952^{\frac{1}{12}}\approx 1{,}0595, et 440×1,0595466 Hz440\times 1{,}0595\approx 466\ \mathrm{Hz} : c'est le la dièse. Douze demi-tons successifs multiplient bien par (2112)12=2\left(2^{\frac{1}{12}}\right)^{12}=2, une octave.

Méthode à retenir : les intervalles musicaux sont des RAPPORTS de fréquences, ils se multiplient et ne s'additionnent pas.

Exercice 14 : Problème : le brouhaha d'une cantine

Le niveau sonore vaut L=10logII0L=10\,\log\dfrac{I}{I_0}. Les intensités de plusieurs sources s'additionnent : NN sources identiques de niveau L1L_1 donnent un niveau L=L1+10logNL=L_1+10\,\log N.

Dans une cantine, un élève qui parle normalement produit un niveau de 60 dB60\ \mathrm{dB} pour ses voisins. On considère que les conversations sont des sources identiques.

  • a) Quel niveau sonore produisent 1010 élèves qui parlent en même temps ?
  • b) Et 100100 élèves ?
  • c) Combien d'élèves parlant en même temps faudrait-il pour atteindre 85 dB85\ \mathrm{dB} ?
  • d) On pose des panneaux absorbants qui divisent par 44 l'intensité sonore perçue. Quel niveau mesure-t-on alors avec 100100 élèves ?
  • e) Sans panneaux, dans le bruit, chacun des 100100 élèves parle plus fort, avec une intensité doublée. Quel niveau atteint-on ? Pourquoi une cantine bruyante le devient-elle de plus en plus ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 70 dB70\ \mathrm{dB}
  • b) 80 dB80\ \mathrm{dB}
  • c) Environ 316 élèves
  • d) 74 dB74\ \mathrm{dB}
  • e) 83 dB83\ \mathrm{dB} : chacun parle plus fort pour couvrir les autres

a) L=60+10log10=60+10=70 dBL=60+10\,\log 10=60+10=70\ \mathrm{dB}. Dix fois plus d'intensité, et seulement 10 dB10\ \mathrm{dB} de plus.

b) L=60+10log100=60+20=80 dBL=60+10\,\log 100=60+20=80\ \mathrm{dB}.

c) 60+10logN=8560+10\,\log N=85 donne logN=2,5\log N=2{,}5, donc N=102,5316N=10^{2{,}5}\approx 316 élèves. L'erreur serait de raisonner comme si les décibels s'additionnaient et de répondre moins de deux élèves.

d) Diviser l'intensité par 44 retire 10log46 dB10\,\log 4\approx 6\ \mathrm{dB} : 806=74 dB80-6=74\ \mathrm{dB}.

e) Doubler l'intensité de chaque source ajoute 10log23 dB10\,\log 2\approx 3\ \mathrm{dB} : 80+3=83 dB80+3=83\ \mathrm{dB}. Chacun parle plus fort pour couvrir le bruit des autres, ce qui augmente le bruit, et pousse chacun à parler encore plus fort : c'est un emballement, que les panneaux absorbants aident à casser.

Le fil du problème : on raisonne sur les intensités, qui s'additionnent et se multiplient, puis on revient aux décibels avec le logarithme.

Exercice 15 : Problème : l'audiogramme d'un musicien

Un audiogramme indique, pour chaque fréquence testée, de combien de décibels le seuil d'audition d'une personne dépasse celui d'une oreille de référence. Une perte de moins de 40 dB40\ \mathrm{dB} est dite légère, de 4040 à 70 dB70\ \mathrm{dB} moyenne, au-delà sévère.

Audiogramme d'un musicien : 10 dB10\ \mathrm{dB} à 250 Hz250\ \mathrm{Hz} ; 10 dB10\ \mathrm{dB} à 1000 Hz1000\ \mathrm{Hz} ; 45 dB45\ \mathrm{dB} à 4000 Hz4000\ \mathrm{Hz} ; 35 dB35\ \mathrm{dB} à 8000 Hz8000\ \mathrm{Hz}.

  • a) À quelle fréquence la perte est-elle la plus importante ? S'agit-il de sons graves ou aigus ?
  • b) À cette fréquence, par quel facteur faut-il multiplier l'intensité d'un son pour que le musicien l'entende tout juste, par rapport à une oreille de référence ?
  • c) Comment qualifier la perte à cette fréquence ?
  • d) Les consonnes « s », « f » et « ch » portent surtout de l'énergie vers 4000 Hz4000\ \mathrm{Hz}, où elles atteignent environ 40 dB40\ \mathrm{dB} au-dessus du seuil de référence dans une conversation. Le musicien les entend-il ?
  • e) Une aide auditive amplifie les sons de 30 dB30\ \mathrm{dB} à 4000 Hz4000\ \mathrm{Hz}. À quel niveau les consonnes arrivent-elles, et de combien dépassent-elles alors le seuil du musicien ? Par quel facteur l'intensité est-elle multipliée ?

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Réponses

  • a) 4000 Hz4000\ \mathrm{Hz} : sons aigus
  • b) Environ 3,2×1043{,}2\times 10^{4}
  • c) Perte moyenne
  • d) Non : 5 dB5\ \mathrm{dB} sous son seuil
  • e) 70 dB70\ \mathrm{dB}, 25 dB25\ \mathrm{dB} au-dessus du seuil ; intensité multipliée par 10001000

a) À 4000 Hz4000\ \mathrm{Hz}, avec 45 dB45\ \mathrm{dB} de perte : ce sont des sons aigus. C'est la signature typique d'une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés.

b) 45 dB45\ \mathrm{dB} correspondent à un facteur 104510=104,53,2×10410^{\frac{45}{10}}=10^{4{,}5}\approx 3{,}2\times 10^{4} : il faut un son plus de trente mille fois plus intense.

c) 45 dB45\ \mathrm{dB} est compris entre 4040 et 70 dB70\ \mathrm{dB} : la perte est moyenne à cette fréquence, légère aux autres.

d) Non : les consonnes arrivent à 40 dB40\ \mathrm{dB}, soit 5 dB5\ \mathrm{dB} SOUS le seuil du musicien. Il entend les voyelles, plus graves, mais pas ces consonnes : il perçoit qu'on lui parle sans bien comprendre les mots, surtout dans le bruit.

e) Les consonnes arrivent à 40+30=70 dB40+30=70\ \mathrm{dB}, soit 7045=25 dB70-45=25\ \mathrm{dB} au-dessus de son seuil : elles redeviennent audibles. L'intensité est multipliée par 103010=103=100010^{\frac{30}{10}}=10^{3}=1000.

Le fil du problème : un écart en décibels se convertit en facteur d'intensité par 10L1010^{\frac{L}{10}} ; l'audition se juge fréquence par fréquence.

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