Physique-chimie, Troisième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : poids, gravitation et signaux (Troisième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur le poids, la gravitation et les signaux, au niveau de la classe de Troisième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
La série couvre la différence entre masse et poids, la relation P=m×g et l'intensité de la pesanteur sur la Terre, la Lune et les planètes, l'interaction gravitationnelle comme action à distance, les actions de contact et à distance, la relativité du mouvement et le référentiel, la lecture d'une chronophotographie, la vitesse de propagation du son et de la lumière, l'écho et l'année-lumière.
À la fin, vous savez calculer un poids sur un autre astre (exercices 1 et 3), mesurer g au dynamomètre en vérifiant la proportionnalité du poids à la masse (exercice 11), recenser les actions qui s'exercent sur un objet (exercice 12), dire si un mouvement est uniforme, accéléré ou ralenti sur une chronophotographie (exercice 13), composer des vitesses dans deux référentiels (exercices 4 et 15), et tirer une distance d'une durée de propagation : l'orage au chronomètre (exercices 5 et 6), le sonar (exercice 7), la lumière des étoiles (exercice 9), la fibre optique transatlantique (exercice 10) et le GPS (exercice 14).
Le fil de la série : rien n'est instantané et rien n'agit sans qu'on précise par rapport à quoi. Le poids est l'effet local d'une attraction à distance, un signal met un temps mesurable à parvenir, et un mouvement n'existe que dans un référentiel. Ces trois idées se travaillent avec une seule formule, d=v×t, et une seule autre, P=m×g. Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : la masse en kilogrammes et le poids en newtons ne se confondent jamais (exercices 1 et 8), et un écho parcourt DEUX fois la distance cherchée, ce qui impose un facteur deux dont l'oubli double la réponse (exercice 7).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Masse : quantité de matière, en kilogrammes, identique sur tous les astres.
•Poids : force d'attraction exercée par un astre, en newtons, P=m×g.
•Intensité de pesanteur : g=10N/kg sur la Terre, 1,6 sur la Lune, 3,7 sur Mars.
•Gravitation : deux corps massifs s'attirent d'autant plus qu'ils sont MASSIFS et PROCHES ; les deux forces sont toujours égales et opposées.
•La gravitation est une action à distance : ni contact, ni support, ni air ne sont nécessaires.
•Un mouvement se décrit toujours par rapport à un référentiel, sans quoi la description n'a pas de sens.
•Vitesse : v=td, donc d=v×t et t=vd. Une vitesse en km/h se convertit en m/s en divisant par 3,6.
•Vitesse du son : 340m/s dans l'air, 1500m/s dans l'eau, nulle dans le vide, faute de milieu matériel.
•Vitesse de la lumière : 3,0×108m/s dans le vide et dans l'air, plus lente dans le verre.
•Écho, sonar, radar : le signal fait l'ALLER ET LE RETOUR, la distance cherchée est la moitié du trajet.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Le poids et la masse
La masse mesure la quantité de matière d'un objet : elle s'exprime en kilogrammes et ne change JAMAIS, où que l'objet se trouve.
Le poids est la force d'attraction exercée par un astre sur cet objet : il s'exprime en newtons et dépend de l'astre. On écrit P=m×g, avec g=10N/kg sur la Terre et g=1,6N/kg sur la Lune.
a) Calculez le poids sur la Terre d'un astronaute de 60kg.
b) Calculez son poids sur la Lune. Sa masse a-t-elle changé ?
c) Par combien le poids est-il divisé en passant de la Terre à la Lune ? Retrouvez ce nombre à partir des deux valeurs de g.
d) Un sac pèse 180N sur la Terre. Quelle est sa masse ?
e) Une balance de cuisine, graduée en grammes, est emportée sur la Lune. Affichera-t-elle la bonne masse pour un paquet de farine ? Expliquez ce que mesure réellement cet instrument.
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Réponses
a)600 N
b)96 N ; masse inchangée
c)÷6,25
d)18 kg
e)Non : elle mesure une force
a)
P=m×g=60×10=600N. Le newton est l'unité de force, jamais le kilogramme : écrire « le poids est de 60 kg » est l'erreur numéro un du chapitre.
b)
P=60×1,6=96N. Sa masse, elle, vaut toujours 60kg : elle ne dépend pas de l'astre, seulement de la quantité de matière dont l'astronaute est fait.
c)
96600=6,25, le poids est divisé par un peu plus de 6. On retrouve ce nombre directement avec les intensités de pesanteur : 1,610=6,25. C'est pour cela que les astronautes d'Apollo se déplaçaient par bonds.
d)
m=gP=10180=18kg. La formule P=mg se retourne comme toute égalité produit ; il suffit de vérifier l'unité obtenue, des newtons divisés par des newtons par kilogramme donnent bien des kilogrammes.
e)
Non. Une balance de cuisine mesure en réalité une FORCE, celle que le paquet exerce sur son plateau, puis elle divise par g terrestre gravé dans son électronique pour afficher une masse. Sur la Lune, la force est 6,25 fois plus petite, donc l'affichage le sera aussi : un kilo de farine s'afficherait à 160g alors que sa masse n'a pas bougé. Seule une balance à deux plateaux, qui compare deux poids subissant le même g, donnerait la bonne réponse partout.
Échelle : 1 cm pour 200 N. Le poids part du centre de gravité G, vertical et vers le bas : 3 cm sur la Terre, à peine un demi-centimètre sur la Lune, pour la même masse de 60kg.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : La gravitation, une action à distance
Deux corps qui possèdent une masse s'attirent, même sans se toucher. Cette attraction est d'autant plus forte que les masses sont GRANDES et que la distance qui les sépare est PETITE.
Les deux forces sont toujours de même valeur, de même direction et de sens opposés, quelle que soit la différence de taille entre les deux corps.
a) La Terre attire un satellite. Le satellite attire-t-il la Terre ? Avec quelle intensité comparée ?
b) Si la masse du satellite est multipliée par 3, la distance restant la même, que devient la force d'attraction ?
c) Si la distance entre les deux corps augmente, la force augmente-t-elle ou diminue-t-elle ? Que devient-elle si les corps s'éloignent beaucoup ?
d) Pourquoi ne sent-on pas l'attraction entre deux élèves assis côte à côte, alors que la gravitation agit entre toutes les masses ?
e) La gravitation a-t-elle besoin d'un contact ou d'un support matériel pour agir ? Justifiez en pensant à la Lune, qui tourne autour de la Terre dans le vide.
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Réponses
a)Oui, même valeur
b)×3
c)Diminue sans s'annuler
d)Masses trop petites
e)Action à distance
a)
Oui, le satellite attire la Terre avec une force EXACTEMENT de même valeur, dirigée en sens inverse. Ce qui diffère, c'est l'effet : la même force met en orbite un satellite de quelques tonnes et ne déplace pas mesurablement une planète de 6×1024kg.
b)
La force est proportionnelle à chacune des deux masses : elle est donc multipliée par 3 elle aussi. Il n'y a rien à calculer, il suffit de lire la dépendance.
c)
Elle DIMINUE quand la distance augmente. Si les corps s'éloignent beaucoup, la force devient très faible, mais elle ne s'annule jamais tout à fait : la gravitation a une portée infinie, ce qui explique que le Soleil retienne encore Neptune à 4,5 milliards de kilomètres.
d)
Parce que les masses en jeu sont minuscules à l'échelle astronomique. La force existe bel et bien, mais elle vaut une fraction infime de newton, sans commune mesure avec les frottements de la chaise. Il faut la masse d'une planète pour que la gravitation devienne sensible.
e)
Non, aucun contact ni support n'est nécessaire : c'est une action À DISTANCE. La Lune est séparée de la Terre par 384000km de vide, sans fil ni tige, et pourtant elle reste en orbite. C'est précisément ce qui a rendu la théorie de Newton si difficile à admettre à son époque.
Chaque force part du centre du corps qui la SUBIT et vise l'autre : FT/S s'exerce sur le satellite, FS/T sur la Terre. Même longueur, donc même valeur ; tailles et distance ne sont pas à l'échelle.
Exercice 3 : Peser dans le système solaire
Chaque astre a sa propre intensité de pesanteur, notée g et exprimée en newtons par kilogramme. Elle dépend de la masse de l'astre et de son rayon.
Un robot d'exploration a une masse de 185kg.
Astre
Mercure
Terre
Lune
Mars
Jupiter
g (N/kg)
3,7
10
1,6
3,7
25
a) Calculez le poids du robot sur la Terre, puis sur Mars.
b) Sur quel astre du tableau le robot serait-il le plus lourd ? Le plus léger ? Donnez les deux poids.
c) Mercure et Mars ont la même valeur de g. Peut-on en conclure qu'ils ont la même masse ? Justifiez.
d) Les roues du robot supportent au maximum 3000N. Sur quels astres du tableau peut-il rouler sans casser ?
e) Sur Jupiter, quelle masse maximale un robot peut-il avoir pour que son poids ne dépasse pas 3000N ?
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Réponses
a)1 850 N et 684,5 N
b)Jupiter 4 625 N ; Lune 296 N
c)Non : le rayon compte aussi
d)Tous sauf Jupiter
e)120 kg
a)
Sur la Terre : P=185×10=1850N. Sur Mars : P=185×3,7=684,5N, soit environ 685N. Le robot est presque trois fois moins lourd sur Mars, ce qui simplifie beaucoup la conception des roues et des amortisseurs.
b)
Le plus lourd sur Jupiter : 185×25=4625N. Le plus léger sur la Lune : 185×1,6=296N. Entre les deux extrêmes, le rapport vaut 2964625=15,6.
c)
Non. L'intensité de pesanteur dépend à la fois de la masse de l'astre ET de son rayon : un astre petit et dense peut donner le même g qu'un astre plus gros et moins dense. Mercure est en réalité bien moins massive que Mars, mais elle est aussi plus petite, et les deux effets se compensent.
d)
Il faut P≤3000N. Mercure 684,5, Terre 1850, Lune 296, Mars 684,5 : tous conviennent. Seule Jupiter, avec 4625N, dépasse la limite.
e)
m=gP=253000=120kg. Il faudrait donc alléger le robot de 185−120=65kg, soit plus du tiers de sa masse. C'est une contrainte réelle de conception : les sondes destinées aux planètes géantes ne se posent pas, elles restent en orbite ou plongent sans atterrir.
Exercice 4 : Vitesse et relativité du mouvement
Décrire un mouvement n'a de sens que si l'on précise PAR RAPPORT À QUOI on le décrit. Ce référentiel change tout : un même objet peut être immobile pour l'un et rapide pour l'autre.
Léa est assise dans un wagon qui roule à 90km/h ; Sam est debout sur le quai.
a) Convertissez 90km/h en mètres par seconde.
b) Décrivez le mouvement de Léa par rapport au wagon, puis par rapport au quai.
c) Léa lâche une gomme. Décrivez la trajectoire de la gomme vue par Léa, puis vue par Sam.
d) Le wagon parcourt 12km à cette vitesse. Combien de temps le trajet dure-t-il ? Donnez le résultat en minutes.
e) Un second train roule à 90km/h sur la voie parallèle, dans le même sens. Quelle est sa vitesse par rapport au premier train ? Que voit Léa par la fenêtre ?
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Réponses
a)25 m/s
b)Immobile / en mouvement
c)Verticale pour Léa, courbe pour Sam
d)8 min
e)Vitesse relative nulle
a)
90km/h=3,690=25m/s. Diviser par 3,6 est le réflexe à installer, et l'ordre de grandeur se vérifie : 25m chaque seconde, c'est la longueur d'un wagon.
b)
Par rapport au wagon, Léa est IMMOBILE : la distance qui la sépare de son siège ne change pas. Par rapport au quai, elle est en mouvement rectiligne à 25m/s. Les deux descriptions sont vraies en même temps, elles ne se contredisent pas, elles répondent à deux questions différentes.
c)
Vue par Léa, la gomme tombe verticalement, en ligne droite, à ses pieds. Vue par Sam depuis le quai, elle décrit une courbe, car pendant qu'elle tombe elle continue d'avancer à 25m/s avec le train. Même chute, deux trajectoires : c'est la définition même de la relativité du mouvement.
d)
t=vd=2512000=480s, soit 60480=8,0min. On peut vérifier autrement : 12km à 90km/h, c'est 9012 d'heure, soit 0,133h, encore 8min.
e)
Par rapport au premier train, le second a une vitesse NULLE : les deux avancent côte à côte, leur distance ne change pas. Léa le voit donc immobile à sa hauteur, alors que les arbres défilent derrière. C'est l'illusion classique en gare, où l'on croit que son propre train démarre alors que c'est celui d'à côté qui part.
Les points marquent la gomme à intervalles de temps égaux. Pour Léa, elle tombe en ligne droite ; pour Sam, elle avance avec le train pendant sa chute et décrit une courbe. Le déplacement horizontal est raccourci pour tenir dans le dessin.
Exercice 5 : La lumière et le son ne vont pas à la même vitesse
La lumière se propage à 3,0×108m/s dans l'air et dans le vide. Le son se propage à 340m/s dans l'air, et il ne se propage PAS dans le vide, car il a besoin d'un milieu matériel.
Un orage éclate à quelques kilomètres. On voit l'éclair, puis on entend le tonnerre 6,0s plus tard.
a) Comparez les deux vitesses : combien de fois la lumière est-elle plus rapide que le son ?
b) Pourquoi voit-on l'éclair avant d'entendre le tonnerre, alors que les deux sont produits en même temps ?
c) Calculez la distance qui sépare l'observateur de l'orage, en négligeant la durée du trajet de la lumière.
d) Calculez la durée du trajet de la lumière sur cette distance, et justifiez qu'on ait pu la négliger.
e) Sur la Lune, deux astronautes se tiennent à 50m l'un de l'autre. L'un frappe deux pierres l'une contre l'autre. L'autre entend-il quelque chose ? Justifiez.
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Réponses
a)≈8,8×105
b)Lumière bien plus rapide
c)2 040 m
d)6,8×10−6 s : négligeable
e)Non : pas d'air
a)
3403,0×108=8,8×105, soit près de neuf cent mille fois plus rapide. C'est cet écart, et lui seul, qui rend le chapitre utilisable pour mesurer des distances.
b)
Parce que la lumière franchit la distance presque instantanément alors que le son met plusieurs secondes. Les deux signaux partent au même instant du même endroit, ils arrivent décalés, et le décalage mesure la distance.
c)
d=v×t=340×6,0=2040m, soit environ 2,0km. La règle populaire, trois secondes par kilomètre, s'en déduit : 3401000=2,9s.
d)
t=vd=3,0×1082040=6,8×10−6s, soit sept millionièmes de seconde. Comparée aux 6,0s du son, elle est un million de fois plus petite : la négliger ne change pas le résultat, même à trois chiffres.
e)
Non, il n'entend rien. Le son a besoin d'un milieu matériel pour se propager, et la Lune n'a pas d'atmosphère. Les astronautes communiquent par radio, c'est-à-dire par une onde qui, elle, se propage dans le vide comme la lumière. En revanche, ils verraient parfaitement le choc des deux pierres.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : à quelle distance est l'orage ?
Un observateur chronomètre le délai entre l'éclair et le tonnerre à quatre reprises pendant la même soirée. La vitesse du son dans l'air est prise à 340m/s.
Observation
1
2
3
4
Délai (s)
9,0
6,0
3,0
1,5
a) Calculez la distance de l'orage pour chacune des quatre observations.
b) L'orage s'approche-t-il ou s'éloigne-t-il ? De combien de mètres entre la première et la dernière observation ?
c) Les quatre observations sont espacées de 10min chacune. Calculez la vitesse moyenne de déplacement de l'orage, en mètres par seconde puis en kilomètres par heure.
d) Si l'orage garde cette vitesse, dans combien de temps sera-t-il exactement au-dessus de l'observateur ?
e) La température de l'air monte et la vitesse du son passe à 350m/s. Les distances calculées étaient-elles trop grandes ou trop petites ? De quel pourcentage, environ ?
Il s'APPROCHE, puisque les distances diminuent. Entre la première et la dernière observation, il s'est rapproché de 3060−510=2550m.
c)
Trois intervalles de 10min séparent les quatre observations, soit 3×600=1800s. La vitesse vaut 18002550=1,42m/s, soit 1,42×3,6=5,1km/h. Le piège est de compter quatre intervalles au lieu de trois : entre quatre poteaux il n'y a que trois portées.
d)
Il reste 510m à parcourir à 1,42m/s : t=1,42510=360s, soit 6,0min. C'est le temps qu'il reste pour rentrer.
e)
Elles étaient trop PETITES : avec une vitesse du son plus grande, le son parcourt plus de chemin pendant le même délai. L'écart relatif vaut 340350−340=0,029, soit environ 3%. Sur 3060m, cela fait 90m de plus, ce qui reste sans importance pour décider de rentrer, et le rappelle utilement : une précision de trois pour cent suffit largement ici.
Exercice 7 : Problème : le sonar et l'écho
Un bateau émet vers le fond une salve sonore et mesure la durée au bout de laquelle l'écho revient. Le son se propage dans l'eau de mer à 1500m/s.
Première mesure : l'écho revient 0,40s après l'émission.
a) Quelle distance le son a-t-il parcourue en tout pendant ces 0,40s ?
b) Quelle est la profondeur du fond marin à cet endroit ? Expliquez le facteur 2.
c) Plus loin, l'écho revient au bout de 1,20s. Le fond est-il plus profond, et de combien ?
d) Le même sonar est utilisé dans l'air, où le son va à 340m/s. Pour une même profondeur de 300m, quelle durée mesurerait-on ?
e) Le sonar ne détecte rien au-delà de 2,0s d'attente, l'écho étant devenu trop faible. Quelle est la profondeur maximale mesurable par cet appareil en mer ?
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Réponses
a)600 m
b)300 m
c)900 m : 600 m de plus
d)1,76 s
e)1 500 m
a)
d=v×t=1500×0,40=600m. C'est la distance TOTALE parcourue par le son, aller et retour compris.
b)
La profondeur est la moitié de ce trajet : 2600=300m. Le facteur 2 vient de ce que le son descend puis remonte : il fait deux fois le chemin. L'oublier double la profondeur annoncée, et c'est l'erreur qui coûte le plus de points dans ce type d'exercice.
c)
d=1500×1,20=1800m, donc une profondeur de 900m. Le fond est bien plus profond, de 900−300=600m. On remarque que la durée a triplé et la profondeur aussi : à vitesse fixée, les deux sont proportionnelles.
d)
Dans l'air, le trajet aller-retour vaut 600m et la durée t=340600=1,76s. Elle est bien plus longue, parce que le son est plus lent dans l'air que dans l'eau. Contrairement à l'intuition, le son va plus vite dans un liquide que dans un gaz.
e)
La distance totale maximale vaut 1500×2,0=3000m, donc une profondeur maximale de 1500m. Les fosses océaniques, qui descendent au-delà de 10000m, échappent complètement à cet appareil.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Sur la Lune, l'astronaute a une masse six fois plus petite que sur la Terre. »
2) « La Terre attire la Lune, mais la Lune n'attire pas la Terre : elle est bien trop petite. »
3) « Le son se propage dans le vide, sinon on n'entendrait pas les explosions dans l'espace. »
4) « Dans un train qui roule, un passager assis est immobile : c'est un fait, pas un point de vue. »
5) « Le poids d'un sac de 5kg vaut 5kg. »
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Réponses
1)Le poids change, pas la masse
2)Forces de même valeur
3)Pas de son dans le vide
4)Tout dépend du référentiel
5)50 N, pas 5 kg
1)
FAUX. C'est son POIDS qui est environ six fois plus petit, parce que g y vaut 1,6 au lieu de 10N/kg. Sa masse, en kilogrammes, est rigoureusement la même : elle ne dépend pas de l'astre.
2)
FAUX. Les deux corps s'attirent avec des forces de MÊME valeur et de sens opposés. La différence porte sur l'effet produit, pas sur la force : la Terre, bien plus massive, est bien moins déplacée. La Lune l'attire pourtant bel et bien : c'est cette attraction qui soulève les océans et produit les marées.
3)
FAUX. Le son a besoin d'un milieu matériel pour se propager et ne traverse pas le vide. Les explosions sonores des films de science-fiction sont une licence artistique. La lumière et les ondes radio, elles, traversent le vide sans difficulté.
4)
FAUX. Un mouvement n'existe que par rapport à un référentiel. Le passager est immobile par rapport au train et en mouvement à 25m/s par rapport au quai. Les deux affirmations sont vraies ensemble, ce n'est pas une question d'opinion mais de référentiel précisé.
5)
FAUX. Le poids est une force, il s'exprime en NEWTONS : P=5×10=50N sur la Terre. Les 5kg sont la masse. Confondre les deux unités est l'erreur la plus sanctionnée du chapitre.
Exercice 9 : Problème : la lumière des astres
La lumière se propage à 3,0×108m/s. Regarder loin, c'est donc regarder dans le passé : ce que l'on voit a quitté l'astre il y a un certain temps.
Distances : le Soleil est à 1,5×1011m de la Terre, l'étoile Proxima du Centaure à 4,0×1016m.
a) Calculez la durée du trajet de la lumière du Soleil jusqu'à la Terre. Convertissez-la en minutes et secondes.
b) Si le Soleil s'éteignait subitement, au bout de combien de temps le saurions-nous ?
c) Calculez la durée du trajet de la lumière de Proxima du Centaure jusqu'à nous, en secondes puis en années. On prendra 1 an =3,15×107s.
d) Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière en un an. Calculez-la en mètres, puis vérifiez que Proxima est bien à environ 4 années-lumière.
e) On observe aujourd'hui une galaxie située à 2000000 d'années-lumière. De quand date l'image que l'on en reçoit ? Que peut-on dire de l'état actuel de cette galaxie ?
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Réponses
a)500 s : 8 min 20 s
b)8 min 20 s plus tard
c)1,33×108 s : 4,2 ans
d)9,45×1015 m
e)Image vieille de 2 millions d'années
a)
t=vd=3,0×1081,5×1011=5,0×102=500s. Soit 60500=8,33min, c'est-à-dire 8min et 0,33×60=20s.
b)
Au bout de 8min20s, pas avant. Aucune information ne va plus vite que la lumière : pendant plus de huit minutes, tout se passerait normalement, y compris l'orbite de la Terre, puisque l'attraction elle-même met ce temps à cesser.
c)
t=3,0×1084,0×1016=1,33×108s. En années : 3,15×1071,33×108=4,2 ans. La lumière que l'on reçoit ce soir de cette étoile en est partie il y a quatre ans et deux mois.
d)
Une année-lumière vaut 3,0×108×3,15×107=9,45×1015m. Alors 9,45×10154,0×1016=4,2 années-lumière, ce qui confirme le calcul précédent. L'année-lumière est une DISTANCE, malgré son nom : c'est le piège le plus fréquent de la question.
e)
L'image a mis deux millions d'années à nous parvenir : elle date donc d'il y a deux millions d'années, à l'époque des premiers représentants du genre humain. De l'état actuel de cette galaxie, nous ne savons strictement rien, et nous ne pourrons rien en savoir avant deux millions d'années. Observer loin, c'est toujours observer le passé.
Exercice 10 : Problème : une visioconférence entre Montréal et Paris
Les signaux d'Internet voyagent dans des fibres optiques sous-marines. La lumière y avance à 2,0×108m/s, plus lentement que dans le vide, parce que le verre la ralentit.
La fibre transatlantique entre Montréal et Paris mesure environ 6000km.
Le schéma ci-dessous représente les deux trajets, sans respecter les distances.
a) Convertissez la longueur de la fibre en mètres, puis calculez la durée du trajet d'un signal dans un sens.
b) Une visioconférence exige un aller-retour : je parle, mon interlocuteur répond. Calculez le délai minimal entre ma parole et sa réponse, en millisecondes.
c) Le même trajet par un satellite géostationnaire situé à 36000km d'altitude oblige le signal à monter puis redescendre, à 3,0×108m/s. Calculez ce délai pour un seul sens et comparez à la fibre.
d) On mesure en réalité un délai aller-retour de 95ms sur la fibre. Expliquez l'écart avec la valeur théorique.
e) Un jeu en ligne devient injouable au-delà de 100ms de délai aller-retour. Un joueur de Montréal peut-il jouer avec un serveur parisien par la fibre ? Et par le satellite ?
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Réponses
a)30 ms
b)60 ms
c)240 ms : 8 fois plus
d)35 ms de matériel
e)Fibre oui, satellite non
a)
6000km=6,0×106m. Alors t=2,0×1086,0×106=3,0×10−2s, soit 30ms.
b)
Le signal fait l'aller puis le retour : 2×30=60ms. C'est un minimum absolu, imposé par la vitesse de la lumière dans le verre, qu'aucun progrès technique ne fera baisser.
c)
Le signal monte et redescend, soit 2×36000=72000km=7,2×107m, à 3,0×108m/s : t=0,24s, soit 240ms pour un seul sens. C'est huit fois plus que la fibre, et cela s'entend nettement dans une conversation.
d)
La valeur théorique de 60ms ne compte que le trajet de la lumière. En réalité la fibre ne suit pas la ligne droite, le signal traverse des dizaines d'équipements qui l'amplifient, l'aiguillent et le remettent en forme, et chacun ajoute son propre délai. Les 35ms d'écart sont donc dus au matériel, pas à la physique.
e)
Par la fibre, 95ms reste sous la limite de 100ms : c'est jouable, tout juste. Par le satellite géostationnaire, l'aller-retour vaut 2×240=480ms, presque cinq fois la limite : c'est injouable, et aucun abonnement ne peut y changer quoi que ce soit puisque la contrainte est la distance elle-même.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Mesurer l'intensité de la pesanteur avec un dynamomètre
En classe, on suspend des masses marquées à un dynamomètre et l'on relève leur poids. Pour 100g, on lit 1,0N ; pour 200g, 2,0N ; pour 300g, 2,9N ; pour 400g, 3,9N ; pour 500g, 4,9N.
Le schéma ci-dessous représente le montage.
a) Convertissez 300g en kilogrammes.
b) Calculez le quotient mP pour la masse de 500g. Que représente ce nombre ?
c) Le poids est-il proportionnel à la masse ? Justifiez, en tenant compte de la précision de la lecture.
d) Un objet a un poids de 3,4N sur ce dynamomètre. Quelle est sa masse, en grammes ?
e) Sur la Lune, où g=1,6N/kg, que lirait-on pour la masse de 500g ?
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Réponses
a)0,300 kg
b)9,8 N/kg : c'est g
c)Oui, aux erreurs de lecture près
d)≈347 g
e)0,8 N
a)
300g=0,300kg.
b)
0,5004,9=9,8N/kg. C'est l'intensité de la pesanteur g sur Terre : P=m×g. La valeur 10N/kg utilisée dans les exercices en est un arrondi.
c)
Oui : les quotients valent 10 ; 10 ; 9,7 ; 9,75 ; 9,8N/kg, presque égaux. Les petits écarts viennent de la lecture du dynamomètre, gradué au dixième de newton. Les points sont alignés avec l'origine : le poids est proportionnel à la masse.
d)
m=gP=9,83,4≈0,347kg, soit environ 347g.
e)
P=0,500×1,6=0,8N. La masse n'a pas changé, le dynamomètre mesure une force, qui dépend de l'astre.
Le fil : le coefficient de proportionnalité entre poids et masse est l'intensité de la pesanteur, qu'une série de mesures permet de retrouver.
Les cinq points sont alignés avec l'origine : le poids est proportionnel à la masse, et le coefficient directeur vaut g≈9,8N/kg.
Échelle : 1 cm pour 2 N. La masse de 500 g est immobile : la force du dynamomètre, qui part du crochet, compense exactement le poids, qui part de G. C'est cette force que l'instrument affiche.
Exercice 12 : Les actions qui s'exercent sur un objet
Une action mécanique peut s'exercer au contact, comme une main qui pousse, ou à distance, comme l'attraction de la Terre. On prend g=10N/kg.
a) Un livre de 500g est posé sur une table. Combien d'actions s'exercent sur lui ? Laquelle s'exerce à distance ?
b) Le livre reste immobile. Que peut-on dire des deux forces ? Donnez la valeur de la force exercée par la table.
c) Un aimant attire un trombone sans le toucher. Est-ce une action de contact ou à distance ?
d) Un parachutiste de 80kg, équipement compris, descend à vitesse constante. Que vaut la force de frottement de l'air ?
e) Une fois lancé vers le haut, un ballon ne touche plus la main. Quelles actions s'exercent encore sur lui ?
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Réponses
a)Deux : Terre à distance, table au contact
b)5 N vers le haut
c)À distance
d)800 N
e)Poids et frottement de l'air
a)
Deux : l'attraction de la Terre, qui s'exerce à distance, et l'action de la table, qui s'exerce au contact.
b)
Immobile, le livre subit des forces qui se compensent : même valeur, même direction, sens opposés. Son poids vaut 0,5×10=5N, donc la table exerce une force de 5N vers le haut.
c)
À distance : l'action magnétique agit sans contact, comme la gravitation.
d)
À vitesse constante, les forces se compensent : le frottement de l'air équilibre exactement le poids, 80×10=800N. Le parachute ne supprime pas le poids, il crée un frottement qui l'égale.
e)
Le poids, exercé à distance par la Terre, et le frottement de l'air, au contact. La « force de la main » n'existe plus dès que le contact cesse : le ballon continue de monter sur sa lancée, en ralentissant.
Le fil : on recense les actions en séparant contact et distance ; un objet immobile ou à vitesse constante subit des forces qui se compensent.
Échelle : 1 cm pour 2,5 N. Le poids part du centre de gravité G, la réaction de la table part de la surface de contact : mêmes longueurs, sens opposés, les deux forces se compensent.
Échelle : 1 cm pour 400 N. À vitesse constante, le frottement de l'air sur la voile compense exactement le poids : deux flèches de 2 cm, de sens opposés.
Exercice 13 : Lire une chronophotographie
Une chronophotographie superpose les positions d'un objet prises à intervalles de temps égaux, ici toutes les 0,2s. On relève les positions successives de trois objets, en centimètres, depuis la première image.
a) Un palet glisse sur la glace : 0 ; 12 ; 24 ; 36 ; 48. Quelle est la nature de son mouvement ?
b) Calculez la vitesse du palet, en mètres par seconde.
c) Une bille descend une pente : 0 ; 4 ; 16 ; 36 ; 64. Quelle est la nature de son mouvement ?
d) Calculez la vitesse moyenne de la bille sur tout l'enregistrement, en mètres par seconde.
e) Une voiture freine : 0 ; 30 ; 54 ; 72 ; 84. Quelle est la nature de son mouvement ? Si les écarts continuent de diminuer de la même façon, où sera-t-elle sur l'image suivante ?
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Réponses
a)Uniforme
b)0,6 m/s
c)Accéléré
d)0,8 m/s
e)Ralenti ; 90 cm
a)
Les écarts entre deux positions sont tous de 12cm : la trajectoire est parcourue à vitesse constante, le mouvement est uniforme.
b)
12cm en 0,2s, soit 60cm/s=0,6m/s.
c)
Les écarts valent 4, 12, 20 et 28cm : ils augmentent, le mouvement est accéléré.
d)
64cm parcourus en 4×0,2=0,8s : 80cm/s=0,8m/s. Le piège est de compter cinq intervalles pour cinq images : il n'y en a que quatre. La vitesse réelle change sans cesse ; la vitesse moyenne ne dit rien de ses variations.
e)
Les écarts valent 30, 24, 18 et 12cm : ils diminuent, le mouvement est ralenti. Ils diminuent de 6cm à chaque fois, donc l'écart suivant vaut 6cm et la voiture sera à 84+6=90cm.
Le fil : on lit la nature d'un mouvement sur les écarts entre positions successives, prises à intervalles de temps égaux.
Exercice 14 : Problème : comment le GPS mesure une distance
Un récepteur GPS reçoit des signaux radio émis par des satellites. Il mesure la durée de trajet de chaque signal et en déduit la distance qui le sépare du satellite. Les ondes radio se propagent à 3,0×108m/s.
Le schéma ci-dessous représente la situation.
a) Un satellite est à 20200km du récepteur. Calculez la durée du trajet de son signal, en millisecondes, au dixième.
b) Quelle distance le signal parcourt-il en une microseconde, c'est-à-dire 10−6s ?
c) Si l'horloge du récepteur se trompe d'un millième de seconde, quelle erreur fait-il sur la distance ?
d) Le récepteur mesure une durée de 70,0ms pour un autre satellite. À quelle distance se trouve-t-il ?
e) Pourquoi les satellites GPS embarquent-ils des horloges atomiques ?
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Réponses
a)≈67,3 ms
b)300 m
c)300 km
d)21 000 km
e)Précision du temps indispensable
a)
t=vd=3,0×1082,02×107≈0,0673s, soit 67,3ms.
b)
3,0×108×10−6=300m.
c)
3,0×108×10−3=3,0×105m, soit 300km : une erreur d'un millième de seconde rend la position inutilisable.
d)
d=3,0×108×0,0700=2,1×107m, soit 21000km. Le piège est d'oublier de convertir les millisecondes en secondes.
e)
Parce qu'une erreur d'une seule microseconde fausse la distance de 300m : pour une position à quelques mètres près, il faut mesurer le temps au milliardième de seconde, ce que seules les horloges atomiques permettent.
Le fil : à la vitesse de la lumière, mesurer une distance revient à mesurer une durée, et la moindre erreur de temps devient une grande erreur de distance.
Exercice 15 : Problème : le tapis roulant de l'aéroport
Dans un aéroport, un tapis roulant de 60m avance à 0,8m/s par rapport au sol. Un voyageur marche à 1,5m/s par rapport au tapis.
Le schéma ci-dessous représente le tapis vu de côté, sans respecter les tailles.
a) Un voyageur reste immobile sur le tapis. Combien de temps met-il pour aller d'un bout à l'autre ?
b) Le voyageur marche dans le sens du tapis. Quelle est sa vitesse par rapport au sol ? Combien de temps met-il, au dixième ?
c) Quelle est sa vitesse par rapport au tapis ? Et celle d'un voyageur immobile, par rapport au tapis ?
d) Un enfant s'amuse à marcher à contresens, à 1,5m/s par rapport au tapis. Quelle est sa vitesse par rapport au sol, et combien de temps met-il à parcourir les 60m, au dixième ?
e) À quelle vitesse doit-il marcher à contresens pour rester immobile par rapport au sol ?
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Réponses
a)75 s
b)2,3 m/s ; ≈26,1 s
c)1,5 m/s ; 0
d)0,7 m/s ; ≈85,7 s
e)0,8 m/s
a)
Sa vitesse par rapport au sol est celle du tapis : t=0,860=75s.
b)
Les deux vitesses s'ajoutent : 1,5+0,8=2,3m/s par rapport au sol. Durée : 2,360≈26,1s.
c)
Par rapport au tapis, il marche à 1,5m/s, comme sur un sol ordinaire. Le voyageur immobile, lui, a une vitesse nulle par rapport au tapis, mais de 0,8m/s par rapport au sol : une vitesse n'a de sens que dans un référentiel précisé.
d)
Les vitesses se retranchent : 1,5−0,8=0,7m/s par rapport au sol, dans le sens de sa marche. Durée : 0,760≈85,7s.
e)
Il doit marcher à 0,8m/s à contresens : sa vitesse compense exactement celle du tapis, et un observateur au sol le voit sur place alors qu'il marche.
Le fil : la vitesse par rapport au sol s'obtient en ajoutant ou en retranchant la vitesse par rapport au tapis et celle du tapis, selon les sens.
Échelle : 1 cm pour 0,5 m/s. Trait plein vert : le voyageur par rapport au tapis ; pointillé : le tapis par rapport au sol ; noir : le voyageur par rapport au sol. Même sens, les vitesses s'ajoutent ; à contresens, elles se retranchent.
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