Physique-chimie, Troisième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : ions, pH, acides et bases (Troisième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur les ions, le pH, les acides et les bases, au niveau de la classe de Troisième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série : un ion, c'est un atome qui a gagné ou perdu des ÉLECTRONS, jamais des protons. Tout le reste en découle, la neutralité qui impose les formules, le pH qui ne fait que compter les ions hydrogène, et le test d'identification qui ne voit jamais qu'un ion à la fois.
Les deux pièges que le corrigé désigne nommément : l'échelle de pH se lit à l'envers de l'intuition, plus le nombre est petit plus la solution est acide, et une unité de pH vaut un facteur dix, pas une unité d'acidité. Le troisième piège est la balance en récipient ouvert, qui semble contredire la conservation de la masse alors qu'elle la démontre.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Un atome est neutre : autant de protons dans le noyau que d'électrons autour. Un ion positif a PERDU des électrons, un ion négatif en a GAGNÉ.
•Le nombre de protons ne change jamais au cours d'une transformation chimique : il définit l'élément.
•Toute solution est électriquement neutre : le nombre total de charges positives est égal au nombre total de charges négatives.
•Échelle de pH, de 0 à 14 : pH<7 acide, pH=7 neutre, pH>7 basique. Plus le pH est PETIT, plus la solution est acide.
•Une solution acide est riche en ions hydrogène H+ ; une solution basique est riche en ions hydroxyde HO−.
•Diluer dix fois une solution acide augmente son pH d'une unité, sans jamais lui faire dépasser 7.
•Tests à la soude : précipité bleu pour Cu2+, vert pour Fe2+, rouille pour Fe3+.
•Test au nitrate d'argent : précipité blanc qui noircit à la lumière pour l'ion chlorure Cl−.
•Tests de gaz : le dihydrogène détone à l'allumette, le dioxyde de carbone trouble l'eau de chaux, le dioxygène rallume une bûchette incandescente.
•Conservation de la masse : la masse totale se conserve. En récipient ouvert, la balance ne pèse plus le gaz qui s'échappe.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : De l'atome à l'ion
Un atome est électriquement neutre : il porte autant de charges positives dans son noyau (les protons) que de charges négatives autour (les électrons).
Un ion se forme quand un atome GAGNE ou PERD des électrons. Le noyau, lui, n'est jamais touché.
a) L'atome de sodium possède 11 protons et 11 électrons. Quelle est sa charge électrique globale ? Justifiez par un calcul.
b) L'ion sodium Na+ possède toujours 11 protons. Combien d'électrons possède-t-il ? A-t-il gagné ou perdu, et combien ?
c) L'atome de chlore possède 17 protons. L'ion chlorure s'écrit Cl− : donnez son nombre d'électrons.
d) L'ion aluminium s'écrit Al3+. Que signifie le « 3 » ? Que signifie le « + » ? L'atome d'aluminium ayant 13 protons, combien d'électrons reste-t-il à l'ion ?
e) Un élève écrit : « pour obtenir un ion positif, l'atome gagne un proton ». Corrigez la phrase, puis dites ce qui se passerait vraiment si l'on changeait le nombre de protons.
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Réponses
a)11−11=0 : neutre
b)10 électrons : un perdu
c)18 électrons
d)3 charges + : 10 électrons
e)Il perd des électrons
a) La charge globale se compte en soustrayant les charges négatives des charges positives : 11−11=0. L'atome de sodium est donc neutre. C'est la définition même de l'atome, et c'est le point de départ de tout le chapitre : tant qu'il y a autant d'électrons que de protons, l'entité est neutre.
b) L'ion porte une charge +, c'est-à-dire un excès d'UNE charge positive. Comme il garde ses 11 protons, il ne peut avoir que 11−1=10 électrons. Il a donc PERDU 1 électron. Retenez le sens : perdre une charge négative rend l'ensemble positif, ce qui surprend souvent, alors que c'est de l'arithmétique, 11−10=+1.
c) L'atome de chlore, neutre, possède 17 électrons. L'ion chlorure porte une charge −, donc un électron en trop : il possède 17+1=18 électrons. Vérification : 17−18=−1, la charge annoncée par la formule.
d) Le « 3 » est le NOMBRE de charges élémentaires en excès, le « + » en donne le SIGNE. L'ion aluminium a donc perdu 3 électrons : il lui en reste 13−3=10. Attention à l'ordre d'écriture, on écrit Al3+ et jamais Al+3 : le nombre d'abord, le signe ensuite.
e) La phrase est fausse : l'atome PERD un ou plusieurs ÉLECTRONS pour devenir un ion positif. Si l'on changeait le nombre de protons, on ne changerait pas la charge d'un même élément, on changerait d'ÉLÉMENT CHIMIQUE : un noyau à 12 protons n'est plus du sodium, c'est du magnésium. Le nombre de protons est la carte d'identité de l'élément, il n'est jamais modifié par une réaction chimique.
Exercice 2 : Formules ioniques et neutralité de la solution
Une solution ionique contient toujours des ions positifs ET des ions négatifs, en quantités telles que l'ensemble reste électriquement NEUTRE. C'est cette contrainte qui impose la formule.
Ion positif
Formule
Ion négatif
Formule
ion sodium
Na+
ion chlorure
Cl-
ion cuivre II
Cu2+
ion sulfate
SO4 2-
ion fer III
Fe3+
ion hydroxyde
HO-
ion hydrogène
H+
ion nitrate
NO3-
a) Une solution de chlorure de sodium contient 500 ions sodium. Combien contient-elle d'ions chlorure ? Justifiez par la neutralité.
b) Une solution de chlorure de cuivre II contient 300 ions cuivre II. Combien contient-elle d'ions chlorure ?
c) Écrivez la formule du solide chlorure de fer III, puis celle du sulfate de cuivre II.
d) Une solution contient 400 ions Fe3+ et 900 ions Cl−. Est-elle électriquement neutre ? Si non, dites ce qui manque.
e) Expliquez pourquoi on ne rencontre jamais une solution qui ne contiendrait QUE des ions cuivre II.
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Réponses
a)500 ions chlorure
b)600 ions chlorure
c)FeCl3 et CuSO4
d)Non : il manque 300 ions chlorure
e)Toute solution est neutre
a) Chaque ion sodium apporte une charge +1 et chaque ion chlorure une charge −1. Pour que le total soit nul, il faut autant de l'un que de l'autre : 500 ions chlorure. Bilan : 500×(+1)+500×(−1)=0.
b) Chaque ion cuivre II apporte +2, soit 300×2=600 charges positives. Il faut donc 600 charges négatives, c'est-à-dire 600 ions chlorure, puisque chacun n'en apporte qu'une. Le piège est de répondre 300 par symétrie : ce n'est pas le nombre d'ions qui s'équilibre, c'est le nombre de CHARGES.
c) Chlorure de fer III : il faut 3 chlorures par ion fer III, d'où FeCl3. Sulfate de cuivre II : l'ion sulfate porte déjà −2 et l'ion cuivre +2, donc un pour un, CuSO4.
d) Charges positives : 400×3=1200. Charges négatives : 900×1=900. Le compte n'y est pas, il manque 1200−900=300 charges négatives, soit 300 ions chlorure supplémentaires. Une solution réelle contiendrait donc 1200 ions chlorure pour 400 ions fer III.
e) Parce que les charges positives se repousseraient et que rien ne les compenserait : la solution porterait une charge globale énorme, ce qui n'existe pas. Un flacon d'eau salée, une eau minérale ou le sang sont tous électriquement neutres. C'est la règle qui permet, à l'inverse, de retrouver un nombre d'ions qu'on n'a pas mesuré.
Exercice 3 : L'échelle de pH
Le pH mesure l'acidité d'une solution aqueuse. Il se lit sur une échelle graduée de 0 à 14 : au-dessous de 7 la solution est acide, à 7 elle est neutre, au-dessus de 7 elle est basique.
Une solution est d'autant plus acide que son pH est PETIT, ce qui est exactement l'inverse de ce que l'intuition suggère.
a) Classez du plus acide au moins acide : le jus de citron (pH=2,4), l'eau de pluie (pH=5,6), l'eau de mer (pH=8,2), le déboucheur (pH=13).
b) Lesquelles de ces quatre solutions sont acides ? Lesquelles sont basiques ?
c) Une solution a un pH de 6,9. Peut-on dire qu'elle est neutre ? Justifiez.
d) Un élève mesure pH=15,3 avec un papier pH. Que peut-on en conclure sur la mesure ?
e) Deux solutions ont des pH de 3 et de 5. Laquelle contient le plus d'ions hydrogène H+ ? Expliquez le lien entre le pH et ces ions.
a) Du plus acide au moins acide, c'est-à-dire du pH le plus petit au plus grand : jus de citron (2,4), eau de pluie (5,6), eau de mer (8,2), déboucheur (13). Le sens de lecture est la seule difficulté du chapitre, et elle coûte des points à chaque contrôle.
b) Acides, car pH<7 : le jus de citron et l'eau de pluie. Basiques, car pH>7 : l'eau de mer et le déboucheur. Aucune n'est neutre.
c) Non. 6,9<7, donc la solution est acide, très légèrement mais acide quand même. « Proche de neutre » et « neutre » ne sont pas la même chose, et un correcteur sanctionne le raccourci.
d) La mesure est nécessairement fausse : l'échelle de pH usuelle s'arrête à 14. Il faut soupçonner un papier pH périmé, une lecture de couleur erronée ou un pH-mètre non étalonné. Savoir qu'un résultat sort du domaine possible fait partie de la compétence « exercer son esprit critique ».
e) Celle de pH 3. Le pH compte les ions hydrogène H+ présents dans la solution : plus il y en a, plus le pH est PETIT. Une solution acide est justement une solution riche en ions H+, une solution basique en est pauvre et riche en ions hydroxyde HO−.
Exercice 4 : Diluer une solution acide
Diluer, c'est ajouter de l'eau sans ajouter de matière : les ions déjà présents se répartissent dans un volume plus grand, donc ils deviennent moins nombreux par litre.
On part d'une solution S0 de pH 2, et on prépare S1, S2 puis S3 en multipliant chaque fois le volume par 10.
a) Pour préparer S1, on prélève 10mL de S0 et on complète jusqu'à 100mL. Quel volume d'eau a-t-on ajouté ?
b) Chaque dilution par 10 augmente le pH d'exactement une unité. Donnez les pH de S1, S2 et S3.
c) La solution devient-elle plus acide ou moins acide au fil des dilutions ? Justifiez avec les ions H+.
d) On continue à diluer par 10. Le pH peut-il dépasser 7 et la solution devenir basique ? Expliquez.
e) On veut au contraire préparer 200mL d'une solution de pH 3 à partir de S0. Quel volume de S0 faut-il prélever, et quel volume d'eau faut-il ajouter ?
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Réponses
a)90 mL
b)3, 4 et 5
c)Moins acide
d)Non : le pH tend vers 7
e)20 mL de S0 et 180 mL d'eau
a) Le volume final est 100mL et le volume prélevé 10mL, donc l'eau ajoutée vaut 100−10=90mL. Attention à la formulation : « compléter jusqu'à 100mL » n'est pas « ajouter 100mL ».
b) S1 : pH=3. S2 : pH=4. S3 : pH=5. Une dilution par 10, une unité de pH en plus, et l'on peut réciter la suite sans calculatrice.
c) Moins acide. Les ions H+ présents au départ ne disparaissent pas, mais ils occupent un volume dix fois plus grand : leur nombre par litre est divisé par 10 à chaque étape. Moins d'ions H+ par litre, donc un pH plus grand.
d) Non. En diluant, on s'approche du pH de l'eau pure, c'est-à-dire de 7, sans jamais le franchir : ajouter de l'eau ne peut pas rendre une solution basique, cela ne fait que l'affadir. Une solution acide diluée à l'extrême tend vers un pH de 7 par en dessous.
e) Le pH passe de 2 à 3, c'est une seule dilution par 10. Il faut donc prélever 200/10=20mL de S0 et compléter jusqu'à 200mL, soit ajouter 200−20=180mL d'eau.
Exercice 5 : Les tests d'identification des ions
Un test d'identification ne voit qu'un seul ion à la fois, et il le voit à la couleur du précipité qu'il fait apparaître. La soude, ou hydroxyde de sodium, révèle les ions métalliques ; le nitrate d'argent révèle les ions chlorure.
Ion recherché
Réactif
Observation
ion cuivre II (Cu2+)
soude
précipité bleu
ion fer II (Fe2+)
soude
précipité vert
ion fer III (Fe3+)
soude
précipité rouille
ion chlorure (Cl-)
nitrate d'argent
précipité blanc qui noircit à la lumière
a) On verse quelques gouttes de soude dans une solution inconnue : il apparaît un précipité vert. Quel ion la solution contient-elle ?
b) Une solution donne un précipité blanc avec le nitrate d'argent et aucun précipité avec la soude. Que peut-on conclure ?
c) On teste une solution de chlorure de cuivre II avec les deux réactifs, l'un après l'autre, sur deux prélèvements différents. Décrivez les deux observations.
d) Pourquoi faut-il faire les deux tests sur DEUX prélèvements séparés, et non l'un après l'autre dans le même tube ?
e) Un élève conclut : « il n'y a pas de précipité avec la soude, donc cette solution ne contient aucun ion ». Corrigez ce raisonnement.
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Réponses
a)Fer II
b)Chlorure, sans cuivre ni fer
c)Bleu et blanc
d)Le premier réactif modifie la solution
e)Pas de précipité ne veut pas dire pas d'ions
a) Le précipité vert avec la soude est la signature de l'ion fer II, Fe2+. La solution contient donc des ions fer II, accompagnés forcément d'ions négatifs que ce test ne montre pas.
b) Le précipité blanc avec le nitrate d'argent signe la présence d'ions chlorure. L'absence de précipité avec la soude indique qu'il n'y a ni cuivre II, ni fer II, ni fer III. La solution peut donc être du chlorure de sodium, car l'ion sodium ne précipite pas avec la soude.
c) Avec la soude : précipité bleu, dû à l'ion cuivre II. Avec le nitrate d'argent : précipité blanc qui noircit à la lumière, dû à l'ion chlorure. Les deux ions de la solution sont ainsi identifiés séparément.
d) Parce que le premier réactif modifie la solution : il fait disparaître des ions sous forme de solide et en apporte de nouveaux. Le second test porterait alors sur un mélange qui n'est plus la solution de départ, et son résultat ne prouverait plus rien.
e) Le raisonnement confond « aucun précipité » et « aucun ion ». Beaucoup d'ions ne précipitent tout simplement pas avec la soude, à commencer par l'ion sodium et l'ion chlorure. Un test négatif élimine des candidats, il ne prouve jamais qu'une solution est de l'eau pure : pour cela il faudrait mesurer sa conductivité, une eau pure conduisant très mal le courant.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : l'acidité des eaux de pluie
Une eau de pluie non polluée a un pH voisin de 5,6, car le dioxyde de carbone de l'air s'y dissout et l'acidifie légèrement. Les pluies dites acides descendent nettement plus bas.
Quatre relevés ont été faits le même jour dans quatre stations.
a) Quelles stations ont relevé une pluie plus acide que la pluie non polluée de référence ?
b) Rangez les quatre relevés par acidité décroissante.
c) Le calcaire des monuments est attaqué par les solutions de pH inférieur à 5. Quelles villes doivent s'inquiéter pour leur patrimoine ?
d) La ville A décide de suivre le pH pendant un mois. On lui conseille d'utiliser un pH-mètre plutôt qu'un papier pH. Donnez deux raisons.
e) Une pluie de pH 3,8 contient combien de fois plus d'ions H+ par litre qu'une pluie de pH 5,8 ? Sachant qu'une unité de pH en moins correspond à dix fois plus d'ions H+, faites le calcul.
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Réponses
a)A et D
b)D, A, B, C
c)A et D
d)Précision et objectivité
e)100 fois plus
a) La référence est 5,6. Sont plus acides les pluies de pH strictement inférieur : la ville A (4,2) et la ville D (3,8). La ville B est exactement à la référence et la ville C, à 6,5, est moins acide que la normale.
b) Par acidité décroissante, donc par pH croissant : D (3,8), A (4,2), B (5,6), C (6,5).
c) Celles dont le pH est inférieur à 5 : la ville A (4,2) et la ville D (3,8). Les villes B et C sont au-dessus du seuil.
d) D'abord la précision : le papier pH donne une unité entière, ou une demi-unité au mieux, alors que la question porte sur des écarts de quelques dixièmes. Ensuite l'objectivité : la lecture d'une couleur dépend de l'éclairage et de l'observateur, alors que le pH-mètre affiche un nombre. On peut ajouter qu'un pH-mètre s'étalonne, ce qui rend la mesure vérifiable.
e) L'écart de pH vaut 5,8−3,8=2,0, soit deux unités. Chaque unité multiplie le nombre d'ions H+ par 10, donc deux unités le multiplient par 10×10=100. La pluie de pH 3,8 contient 100 fois plus d'ions hydrogène par litre. C'est ce facteur, et non la différence des nombres, qui explique que deux pluies « pas si différentes » n'attaquent pas du tout la pierre de la même façon.
Exercice 7 : Problème : le fer attaqué par l'acide chlorhydrique
On verse de l'acide chlorhydrique sur de la limaille de fer dans un erlenmeyer fermé, et on recueille le gaz produit dans une éprouvette remplie d'eau retournée.
L'équation de la réaction s'écrit : fer + acide chlorhydrique donne dihydrogène + chlorure de fer II.
a) On approche une allumette enflammée de l'éprouvette de gaz : on entend une petite détonation. Quel gaz a été produit ?
b) On ajoute de la soude à la solution restante : il apparaît un précipité vert. Quel ion cette solution contient-elle, et d'où vient-il ?
c) Avant la réaction, l'ensemble (erlenmeyer fermé, fer et acide) a une masse de 214,0g. Après réaction, la même balance affiche encore 214,0g. Quelle loi est ainsi vérifiée ?
d) On refait l'expérience dans un récipient OUVERT. La balance affiche 213,6g après réaction. Expliquez la différence de 0,4g, et dites si la loi précédente est mise en défaut.
e) On avait introduit 2,8g de fer et il reste 0,5g de fer non attaqué au fond. Quelle masse de fer a réagi ? Le fer est-il ici le réactif entièrement consommé ?
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Réponses
a)Dihydrogène
b)Fer II
c)Conservation de la masse
d)0,4 g de gaz sorti
e)2,3 g ; l'acide est épuisé
a) Le dihydrogène H2. La petite détonation, l'aboiement caractéristique, est le test d'identification de ce gaz. Ne pas le confondre avec le test du dioxyde de carbone, qui trouble l'eau de chaux, ni avec celui du dioxygène, qui rallume une bûchette incandescente sans détonation.
b) Le précipité vert avec la soude signe l'ion fer II, Fe2+. Il vient du fer métallique de départ : les atomes de fer ont perdu chacun deux électrons en passant en solution. Le métal a donc disparu en tant que métal, mais l'élément fer, lui, est toujours là, sous forme d'ions.
c) La loi de conservation de la masse : au cours d'une transformation chimique, la masse totale du système est conservée, parce que les atomes ne sont ni créés ni détruits, seulement réarrangés. Le récipient étant fermé, rien n'est sorti et la balance le confirme.
d) Le dihydrogène produit s'est échappé dans l'air : 0,4g de gaz sont partis. La loi n'est pas en défaut, c'est le SYSTÈME PESÉ qui a changé. Si l'on comptait aussi le gaz parti, on retrouverait 213,6+0,4=214,0g. C'est exactement le raisonnement qu'attend un correcteur : la masse se conserve, la balance ne pèse que ce qui reste.
e) La masse de fer ayant réagi vaut 2,8−0,5=2,3g. Il reste du fer à la fin, donc le fer n'a PAS été entièrement consommé : c'est l'acide chlorhydrique qui a été épuisé le premier, et c'est lui qui a limité la réaction.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « L'ion sodium Na+ possède un proton de plus que l'atome de sodium. »
2) « Une solution de pH 6 est deux fois moins acide qu'une solution de pH 3. »
3) « Quand on dilue une solution acide, on finit par obtenir une solution basique. »
4) « La soude permet de reconnaître l'ion chlorure. »
5) « Dans un récipient ouvert, la masse diminue pendant la réaction : la loi de conservation de la masse est donc fausse. »
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Réponses
1)Un électron de moins
2)Mille fois moins acide
3)Le pH tend vers 7
4)Nitrate d'argent
5)Le gaz est sorti du récipient
1) FAUX. L'ion sodium possède un ÉLECTRON de MOINS que l'atome, soit 10 électrons pour 11 protons. Le nombre de protons ne change jamais au cours d'une transformation chimique : le modifier reviendrait à changer d'élément.
2) FAUX. L'échelle de pH n'est pas proportionnelle. Trois unités d'écart correspondent à un facteur 10×10×10=1000 sur le nombre d'ions H+ : la solution de pH 6 est mille fois moins acide, pas deux fois.
3) FAUX. En diluant une solution acide, le pH augmente et se rapproche de 7 sans jamais le dépasser. Ajouter de l'eau ne peut pas transformer un acide en base ; pour cela il faudrait ajouter une solution basique.
4) FAUX. La soude révèle les ions métalliques, cuivre II en bleu, fer II en vert, fer III en rouille. L'ion chlorure se reconnaît au nitrate d'argent, qui donne un précipité blanc noircissant à la lumière.
5) FAUX. La masse totale se conserve toujours ; ce qui a diminué, c'est la masse de ce qui reste DANS le récipient, parce qu'un gaz s'est échappé. En pesant aussi le gaz, ou en refermant le récipient, on retrouve exactement la masse de départ.
Exercice 9 : Problème : le détartrant et le calcaire
Un détartrant du commerce est une solution acide qui dissout le calcaire des bouilloires. La réaction produit du dioxyde de carbone, ce qui explique l'effervescence.
On place 5,0g de calcaire dans un bécher posé sur une balance, on verse le détartrant, et on suit la masse de l'ensemble ouvert.
Temps (s)
0
30
60
120
240
480
Masse de l'ensemble (g)
156,0
154,9
154,2
153,8
153,8
153,8
a) Quelle masse de gaz s'est échappée en tout ? Comment le sait-on sans avoir recueilli le gaz ?
b) À partir de quel instant la réaction est-elle terminée ? Justifiez avec le tableau.
c) Comment identifier le gaz produit ? Décrivez le test et son résultat attendu.
d) Pendant les 30 premières secondes, quelle masse de gaz est partie ? Et entre 60 et 120s ? Que dit la comparaison sur la vitesse de la réaction ?
e) On refait l'expérience avec le même détartrant mais 10,0g de calcaire, et il reste du calcaire non dissous à la fin. Quelle masse de gaz attend-on ? Justifiez.
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Réponses
a)2,2 g
b)120 s
c)Eau de chaux troublée
d)1,1 g puis 0,4 g : ralentissement
e)2,2 g
a) La masse passe de 156,0 à 153,8g, soit une perte de 156,0−153,8=2,2g. Le récipient est ouvert et seul un gaz peut sortir : cette perte EST la masse de gaz échappée, par conservation de la masse. Peser ce qui reste est donc une façon indirecte de peser ce qui est parti.
b) À partir de 120s : la masse n'évolue plus ensuite, elle reste à 153,8g à 240 et à 480s. Une masse constante signifie qu'il ne se dégage plus rien, donc que la transformation est achevée.
c) On recueille le gaz et on le fait barboter dans de l'eau de chaux : celle-ci se trouble, un précipité blanc apparaît. C'est le test du dioxyde de carbone.
d) Entre 0 et 30s : 156,0−154,9=1,1g, soit la moitié du total en trente secondes. Entre 60 et 120s : 154,2−153,8=0,4g en soixante secondes. La réaction est donc beaucoup plus rapide au début, puis ralentit : les réactifs s'épuisent au fur et à mesure.
e) On attend encore 2,2g. Puisqu'il reste du calcaire non dissous, c'est le détartrant qui a été entièrement consommé, exactement comme dans la première expérience : c'est lui qui fixe la quantité de gaz produite. Doubler le calcaire ne sert donc à rien, et c'est une erreur classique de croire que le gaz doublerait aussi.
Exercice 10 : Problème : identifier une solution inconnue
Quatre flacons ont perdu leur étiquette. On sait seulement qu'ils contiennent, dans le désordre, du chlorure de cuivre II, du chlorure de fer II, du chlorure de sodium et du sulfate de sodium.
On dispose de soude, de nitrate d'argent et d'un pH-mètre.
a) Complétez l'arbre de décision : quelle solution correspond à chacune des quatre branches ?
b) Écrivez le protocole complet, en indiquant le nombre de prélèvements nécessaires.
c) Le test à la soude suffit-il à distinguer le chlorure de sodium du sulfate de sodium ? Justifiez, puis donnez le test qui les sépare.
d) Un cinquième flacon donne un précipité rouille avec la soude et un précipité blanc avec le nitrate d'argent. Que contient-il ?
e) Le chlorure de sodium et le sulfate de sodium ont tous deux un pH voisin de 7,0. Le pH-mètre pouvait-il distinguer ces deux solutions ? Que faut-il en conclure sur le choix d'un test ?
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Réponses
a)Bleu, vert, blanc, rien
b)Huit prélèvements
c)Non : nitrate d'argent
d)Chlorure de fer III
e)Non : test non discriminant
a) Précipité bleu avec la soude : chlorure de cuivre II. Précipité vert : chlorure de fer II. Pas de précipité avec la soude, mais précipité blanc au nitrate d'argent : chlorure de sodium. Pas de précipité du tout : sulfate de sodium.
b) Pour chaque flacon, prélever deux échantillons dans deux tubes à essai propres. Verser quelques gouttes de soude dans le premier et noter la couleur d'un éventuel précipité ; verser quelques gouttes de nitrate d'argent dans le second et noter s'il apparaît un précipité blanc. Il faut donc huit prélèvements pour quatre flacons, deux par flacon, jamais deux réactifs dans le même tube.
c) Non : ni l'ion sodium, ni l'ion chlorure, ni l'ion sulfate ne précipitent avec la soude, les deux solutions donneraient le même résultat négatif. C'est le nitrate d'argent qui les sépare : précipité blanc pour le chlorure de sodium, rien pour le sulfate de sodium.
d) Le précipité rouille signe l'ion fer III et le précipité blanc signe l'ion chlorure : le flacon contient du chlorure de fer III. Les deux tests portent sur deux ions différents, l'un positif et l'autre négatif, et c'est leur combinaison qui donne la formule complète.
e) Non : les deux solutions ont le même pH, et la mesure ne les distingue pas. Un bon test est un test DISCRIMINANT, c'est-à-dire un test qui donne des résultats différents selon les candidats. Mesurer un pH identique partout ne fait perdre que du temps, et le savoir avant de manipuler est déjà une compétence de méthode.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Acide, neutre ou basique : les indicateurs colorés
Un indicateur coloré change de couleur selon le pH. Le bleu de bromothymol, ou BBT, est jaune si le pH est inférieur à 6, vert entre 6 et 7,6, et bleu au-dessus de 7,6. Le jus de chou rouge est rouge en milieu acide, violet vers la neutralité, vert ou jaune en milieu très basique.
On dispose de cinq liquides : du vinaigre de pH 3, de l'eau savonneuse de pH 10, de l'eau distillée de pH 7, du lait de pH 6,7 et de la soude diluée de pH 12.
a) De quelle couleur devient le BBT dans le vinaigre ?
b) De quelle couleur devient-il dans l'eau savonneuse ?
c) Quelle couleur prend-il dans le lait ? Le BBT permet-il de savoir que le lait est légèrement acide ?
d) Une solution colore le jus de chou rouge en rouge et le BBT en jaune. Est-elle acide, neutre ou basique ?
e) Parmi les cinq liquides, combien colorent le BBT en jaune ? Pourquoi un pH-mètre reste-t-il indispensable pour certaines mesures ?
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Réponses
a)Jaune
b)Bleu
c)Vert : acidité non détectée
d)Acide
e)Un seul : le vinaigre
a) Le vinaigre a un pH de 3, inférieur à 6 : le BBT devient jaune.
b) L'eau savonneuse a un pH de 10, supérieur à 7,6 : le BBT devient bleu.
c) Le lait a un pH de 6,7, compris entre 6 et 7,6 : le BBT est vert, exactement comme dans l'eau distillée. L'indicateur ne distingue donc pas le lait, légèrement acide, d'une solution neutre : sa zone de virage est trop large.
d) Les deux indicateurs vont dans le même sens : rouge pour le chou, jaune pour le BBT. La solution est acide.
e) Un seul, le vinaigre. Le lait, bien que légèrement acide, reste vert. Un indicateur ne donne qu'une fourchette de pH ; pour mesurer un pH au dixième près, ou pour distinguer 6,7 de 7,0, il faut un pH-mètre.
Le fil : un indicateur coloré classe une solution dans une zone de pH, un pH-mètre la mesure ; on choisit l'outil selon la précision demandée.
Exercice 12 : Neutraliser un acide par une base
On verse progressivement de la soude, une solution basique, dans 20mL d'acide chlorhydrique, en mesurant le pH après chaque ajout. Les ions hydrogène H+ de l'acide réagissent avec les ions hydroxyde HO− de la soude pour former de l'eau.
a) Au départ, le pH vaut 1,0. La solution est-elle acide ou basique ?
b) Les mesures donnent : 1,0 pour 0mL de soude, 1,9 pour 15mL, 2,9 pour 19mL, 7,0 pour 20mL, 11,1 pour 21mL et 12,3 pour 30mL. Pour quel volume de soude la solution est-elle neutre ?
c) De combien le pH augmente-t-il entre 19 et 21mL ? Entre 0 et 15mL ? Commentez.
d) Écrivez la réaction entre les ions responsables de la neutralisation.
e) Le mélange s'échauffe pendant l'ajout. Pourquoi faut-il porter des lunettes et des gants, et verser lentement ?
Voir la correction
Réponses
a)Acide
b)20 mL
c)+8,2 contre +0,9
d)H++HO−→H2O
e)Réaction chaude, réactifs corrosifs
a) Le pH est inférieur à 7 : la solution est acide, et même très acide.
b) À 20mL de soude, le pH vaut 7,0 : la solution est neutre, les ions H+ ont tous réagi.
c) Entre 19 et 21mL, le pH passe de 2,9 à 11,1 : il augmente de 8,2 unités pour 2mL seulement. Entre 0 et 15mL, il n'augmente que de 0,9 unité. Tant qu'il reste beaucoup d'acide, chaque ajout ne change presque rien ; près de la neutralisation, une goutte suffit à faire basculer la solution.
d) H++HO−⟶H2O : un ion hydrogène et un ion hydroxyde forment une molécule d'eau. Les ions sodium et chlorure, eux, restent en solution sans réagir.
e) La réaction libère de la chaleur, et l'acide comme la soude sont corrosifs pour la peau et les yeux : des projections sont possibles, d'autant plus que le mélange chauffe. Verser lentement limite l'échauffement.
Le fil : une base neutralise un acide parce que les ions H+ et HO− forment de l'eau ; le pH ne bascule qu'au voisinage de la neutralisation.
Exercice 13 : Quelles solutions conduisent le courant ?
On plonge deux électrodes reliées à une pile, une lampe et un ampèremètre dans différents liquides, et l'on relève l'intensité du courant.
a) Dans l'eau distillée, la lampe reste éteinte et l'ampèremètre affiche environ 0mA. L'eau distillée conduit-elle le courant ?
b) Dans une eau très sucrée, l'intensité reste nulle. Pourquoi, alors que le sucre est bien dissous ?
c) Dans une eau salée, la lampe brille. Quelles particules transportent le courant dans la solution ?
d) Avec 5g de sel par litre, on mesure 45mA ; avec 10g par litre, 90mA. Par combien l'intensité est-elle multipliée ? Que peut-on en conclure ici ?
e) Un bloc de sel sec, entre les deux électrodes, ne conduit pas le courant. Pourquoi, alors qu'il contient les mêmes ions que l'eau salée ?
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Réponses
a)Non
b)Molécules non chargées
c)Ions Na+ et Cl−
d)×2 : proportionnelle
e)Ions immobiles dans le cristal
a) Non, ou si peu que la mesure ne le voit pas : l'eau pure ne contient presque pas d'ions.
b) Le sucre se dissout sous forme de MOLÉCULES, qui ne portent pas de charge électrique. Sans particules chargées mobiles, aucun courant ne circule. Dissous ne veut pas dire conducteur.
c) Les ions sodium Na+ et chlorure Cl−, qui se déplacent en sens opposés dans la solution : les ions positifs vers une électrode, les ions négatifs vers l'autre.
d) L'intensité est multipliée par 2 quand la quantité de sel double : ici, l'intensité est proportionnelle à la concentration en sel. Plus il y a d'ions, plus le courant passe facilement.
e) Dans le solide, les ions sont bloqués dans le cristal et ne peuvent pas se déplacer. Un courant exige des charges MOBILES : c'est la dissolution dans l'eau qui libère les ions.
Le fil : une solution conduit le courant si elle contient des ions libres de se déplacer ; les molécules neutres, même dissoutes, ne conduisent pas.
Exercice 14 : Problème : le pH d'une piscine
L'eau d'une piscine doit avoir un pH compris entre 7,2 et 7,6 pour le confort des baigneurs et l'efficacité du traitement. La piscine mesure 8m sur 4m et contient 1,5m d'eau. Une mesure donne un pH de 8,0.
a) L'eau est-elle trop acide ou trop basique ?
b) Faut-il ajouter un produit acide ou un produit basique ?
c) La notice du « pH moins » indique : 150g de produit pour 10m3 d'eau font baisser le pH de 0,2. Calculez le volume de la piscine, puis la masse de produit nécessaire pour ramener le pH à 7,4.
d) Après le traitement, le nombre d'ions H+ par litre a-t-il augmenté ou diminué ?
e) La notice demande de diluer d'abord le produit dans un seau d'eau, en versant le produit dans l'eau et jamais l'inverse. Pourquoi ?
Voir la correction
Réponses
a)Trop basique
b)Produit acide
c)48 m³ ; 2 160 g
d)Augmenté
e)Dilution exothermique
a) 8,0 dépasse la fourchette 7,2 à 7,6 du côté des grands pH : l'eau est trop basique.
b) Pour faire baisser le pH, on ajoute un produit acide, ici le « pH moins ».
c) Volume : 8×4×1,5=48m3. Il faut baisser le pH de 8,0−7,4=0,6, soit trois fois 0,2. Une dose pour 48m3 vaut 150×1048=720g, et il en faut trois : 3×720=2160g, soit environ 2,2kg. Le piège est d'oublier de proportionner la dose au volume réel.
d) Le pH a baissé, donc l'eau est devenue plus acide : le nombre d'ions H+ par litre a augmenté.
e) La dilution d'un produit acide concentré libère de la chaleur. Verser l'eau sur le produit fait bouillir localement la petite quantité d'eau ajoutée et provoque des projections corrosives ; verser le produit dans beaucoup d'eau répartit la chaleur.
Le fil : on lit la position du pH par rapport à la zone souhaitée, puis on dose le correcteur en proportion du volume et de l'écart à corriger.
Exercice 15 : Problème : les brûlures d'estomac et l'antiacide
Le suc gastrique contient de l'acide chlorhydrique et a un pH voisin de 1,5. Quand il remonte dans l'œsophage, il provoque des brûlures. Un comprimé antiacide contient de l'hydrogénocarbonate de sodium, une espèce basique.
a) Le suc gastrique est-il acide ou basique ?
b) Pourquoi un produit basique soulage-t-il la brûlure ?
c) Après le comprimé, le pH du contenu de l'estomac passe de 1,5 à 3,5. Par combien le nombre d'ions H+ par litre a-t-il été divisé ?
d) Quel pourcentage des ions H+ a donc disparu ?
e) L'antiacide réagit avec l'acide en produisant un gaz, qui fait roter. Ce gaz trouble l'eau de chaux : lequel est-ce ?
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Réponses
a)Acide
b)Elle consomme les ions H+
c)Divisés par 100
d)99 %
e)CO2
a) Son pH est très inférieur à 7 : il est acide, et fortement.
b) La base réagit avec les ions H+ de l'acide : elle en fait disparaître une partie, le pH remonte et la solution devient moins agressive.
c) Le pH augmente de 2 unités ; chaque unité correspond à un facteur 10 sur les ions H+ : ils ont été divisés par 10×10=100.
d) Il en reste un sur cent, soit 1 %, donc 99 % ont disparu. Un pH qui ne passe « que » de 1,5 à 3,5 traduit ainsi une neutralisation presque complète. Le piège est de lire l'écart de pH comme un pourcentage.
e) Le dioxyde de carbone, CO2 : c'est lui qui trouble l'eau de chaux.
Le fil : une unité de pH vaut un facteur dix sur les ions H+, et une base soulage une brûlure acide en consommant ces ions.
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