Troisième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : PGCD, nombres premiers et fractions irréductibles (Troisième)
Ces seize exercices corrigés couvrent les diviseurs, le plus grand diviseur commun et les fractions irréductibles, au programme d'arithmétique de troisième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série tient en une phrase : le plus grand diviseur commun n'est pas un nombre que l'on devine, c'est un nombre que l'on LIT, soit sur les deux décompositions en facteurs premiers, soit au bout de l'algorithme d'Euclide. Une fois qu'on le tient, rendre une fraction irréductible se fait en UNE division, pas en six simplifications successives espérées au jugé.
Le second obstacle du chapitre est le vocabulaire. Un diviseur divise, un multiple est divisé ; ce sont les deux lectures d'une seule égalité. Deux nombres premiers entre eux n'ont pas besoin d'être premiers, et une fraction irréductible n'est pas une fraction qu'on ne peut plus écrire autrement, c'est une fraction dont le numérateur et le dénominateur n'ont plus aucun diviseur commun autre que 1.
Ce chapitre est évalué au brevet sur les fractions irréductibles et sur les problèmes de partage, et c'est ce niveau d'exigence qui est visé ici. La seconde le rouvre ensuite sous le titre « utiliser les notions de multiple, de diviseur et de nombre premier », en y ajoutant la division euclidienne pour elle-même, l'unicité de la décomposition en facteurs premiers et les démonstrations de parité : c'est la série de seconde qui prend ces angles, celle-ci reste au programme de troisième.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•b divise a signifie qu'il existe un entier k tel que a=k×b. On dit alors que a est un multiple de b : c'est la même égalité lue dans les deux sens.
•Un entier est PAIR lorsqu'il s'écrit 2k, IMPAIR lorsqu'il s'écrit 2k+1 : être pair, c'est simplement être un multiple de 2.
•Algorithme d'Euclide : le plus grand diviseur commun de a et b est le dernier reste NON NUL de la suite des divisions euclidiennes de a par b, puis de b par le reste, et ainsi de suite.
•Deux entiers sont premiers entre eux quand leur plus grand diviseur commun vaut 1.
•Une fraction est irréductible quand son numérateur et son dénominateur sont premiers entre eux. Pour l'obtenir en une fois, on divise les deux termes par leur plus grand diviseur commun.
•La somme de deux multiples de a est un multiple de a ; en revanche, la somme de deux diviseurs de a n'est pas un diviseur de a, et un seul contre-exemple suffit à le dire.
Échauffement : calcul pur (/10)
Exercice 1 : Huit calculs de fractions irréductibles
Calculez chaque expression à la main et donnez le résultat sous forme de fraction IRRÉDUCTIBLE. Pour simplifier en une seule fois, divisez par le plus grand diviseur commun ; pour additionner, prenez le plus petit dénominateur commun, lu sur les décompositions en facteurs premiers.
1) A=15696
2) B=210126
3) C=125+187
4) D=1511−247
5) E=4835×4932
6) F=2845÷3527
7) G=61+101+151
8) H=22×33×723×32×5
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Réponses
1)A=138
2)B=53
3)C=3629
4)D=12053
5)E=2110
6)F=1225
7)G=31
8)H=2110
1) 96=25×3 et 156=22×3×13. Le plus grand diviseur commun prend les facteurs communs à leur plus petite puissance : 22×3=12. A=156÷1296÷12=138. Simplifier par 2, puis encore par 2, puis par 3 marche aussi, mais en trois étapes et avec trois occasions de s'arrêter trop tôt.
2) 126=2×32×7 et 210=2×3×5×7. Diviseur commun : 2×3×7=42. B=53.
3) 12=22×3 et 18=2×32. Le plus petit multiple commun prend chaque facteur à sa plus haute puissance : 22×32=36. 125=3615 et 187=3614. C=3629, irréductible car 29 est premier et ne divise pas 36. Le produit 12×18=216 marcherait aussi, avec des nombres six fois plus gros.
4) 15=3×5 et 24=23×3. Dénominateur commun : 23×3×5=120. 1511=12088 et 247=12035. D=12053, irréductible puisque 53 est premier.
5) On décompose avant de multiplier : 24×3×725×7×25. On simplifie 24 et un 7 : E=3×75×2=2110.
6) On multiplie par l'inverse : 2845×2735=22×7×3332×5×5×7. On simplifie 32 et 7 : F=22×325=1225.
7) 6=2×3, 10=2×5, 15=3×5 : dénominateur commun 2×3×5=30. G=305+303+302=3010=31. Le piège final : 3010 n'est pas irréductible.
8) Tout est déjà décomposé : on simplifie facteur par facteur. 2223=2, 3332=31, le 5 reste en haut et le 7 en bas. H=3×72×5=2110. Vérification : 756360 se simplifie bien par 36 en 2110, le même résultat qu'à la question 5 par un autre chemin.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 2 : Diviseurs, multiples et diviseurs communs
Un entier b divise un entier a lorsqu'il existe un entier k tel que a=k×b. On dit aussi que a est un multiple de b. Ces deux phrases décrivent la même égalité.
1) Dresser la liste complète des diviseurs de 84.
2) Dresser la liste complète des diviseurs de 120.
3) En déduire la liste des diviseurs communs, puis le plus grand d'entre eux.
4) Pourquoi peut-on arrêter la recherche des diviseurs de 84 dès que l'on dépasse 9 ?
5) 84 est-il un diviseur de 1008 ? Justifier par une égalité.
6) Citer un multiple commun à 84 et 120, et dire pourquoi il en existe une infinité.
7) Un entier est PAIR lorsqu'il s'écrit 2k et IMPAIR lorsqu'il s'écrit 2k+1, avec k entier. Parmi 84, 91, 120 et 1008, dire lesquels sont pairs, puis dire ce que vaut la somme de deux entiers impairs.
8) Soit a un entier. Démontrer que la somme de deux multiples de a est encore un multiple de a. La somme de deux diviseurs de a est-elle un diviseur de a ?
3)Diviseurs communs 1,2,3,4,6,12 ; le plus grand vaut 12
4)Les diviseurs vont par paires et 84≈9,17
5)Oui : 1008=12×84
6)10080 par exemple ; une infinité, car tout multiple de 10080 convient
7)84, 120, 1008 pairs, 91 impair ; la somme de deux impairs est paire
8)m+n=(k+k′)a ; non, 2+3=5 ne divise pas 6
1) On teste les entiers à partir de 1 en notant chaque fois le diviseur PARTENAIRE, ce qui remplit la liste par les deux bouts à la fois : 1×84, 2×42, 3×28, 4×21, 6×14, 7×12. Les diviseurs de 84 sont donc 1, 2, 3, 4, 6, 7, 12, 14, 21, 28, 42 et 84, soit douze diviseurs. 5 ne convient pas car 84 ne se termine ni par 0 ni par 5, et 8 ne convient pas car 84:8=10,5.
2) De la même façon : 1×120, 2×60, 3×40, 4×30, 5×24, 6×20, 8×15, 10×12. Les diviseurs de 120 sont 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12, 15, 20, 24, 30, 40, 60 et 120, soit seize diviseurs.
3) En comparant les deux listes, les diviseurs communs sont 1, 2, 3, 4, 6 et 12. Le plus grand est 12. Remarque qui servira toute la série : les six diviseurs communs sont exactement les diviseurs de 12. Ce n'est pas un hasard, c'est une propriété générale du plus grand diviseur commun.
4) Parce que les diviseurs vont par paires dont le produit vaut 84 : dès que le plus petit dépasse 84≈9,17, son partenaire est plus petit que lui, donc il a déjà été rencontré. Tester jusqu'à 9 suffit, ce qui divise le travail par dix.
5) Oui : 1008=12×84. L'égalité EST la justification ; écrire seulement « 1008:84=12 tombe juste » est accepté, mais l'égalité est préférable parce qu'elle exhibe l'entier k de la définition.
6) 84×120=10080 est un multiple commun évident. Il y en a une infinité car tout multiple de 10080 en est un autre : 20160, 30240, et ainsi de suite. C'est une différence de fond avec les diviseurs, qui sont toujours en nombre fini : voilà pourquoi on parle du PLUS GRAND diviseur commun et du PLUS PETIT multiple commun, jamais l'inverse.
7) 84=2×42, 120=2×60 et 1008=2×504 sont pairs ; 91=2×45+1 est impair. Être pair, c'est être un multiple de 2 : le vocabulaire de la parité n'est qu'un cas particulier de celui des multiples. Pour la somme de deux impairs, on ne teste pas des exemples, on calcule avec des lettres : (2k+1)+(2k′+1)=2k+2k′+2=2(k+k′+1). Comme k+k′+1 est un entier, la somme est de la forme 2× entier, donc PAIRE. Vérification sur un cas : 7+9=16.
8) Soient m et n deux multiples de a. Par définition, il existe des entiers k et k′ tels que m=ka et n=k′a. Alors m+n=ka+k′a=(k+k′)a, et k+k′ est un entier : m+n est donc un multiple de a. Cette démonstration en trois lignes est exactement celle qu'attend le programme de seconde, et l'étape notée est « il existe des entiers k et k′ tels que », qui traduit l'hypothèse. La réponse à la seconde question est NON, et un contre-exemple suffit à le dire : 2 et 3 divisent 6, mais 2+3=5 ne divise pas 6. Diviseur et multiple se comportent différemment vis-à-vis de l'addition, et les confondre est l'erreur que l'affirmation 5 de l'exercice 9 désigne déjà.
Exercice 3 : Lire le plus grand diviseur commun sur les décompositions
Tout entier supérieur à 1 s'écrit d'une seule façon comme produit de nombres premiers. La figure montre le début des deux arbres de décomposition de 1176 et de 840.
1) Terminer la décomposition de 1176 en produit de facteurs premiers.
2) Terminer celle de 840.
3) En déduire le plus grand diviseur commun de 1176 et 840.
4) Vérifier le résultat par deux divisions.
5) Combien 1176 a-t-il de diviseurs en tout ?
6) Un élève propose 23×3×5×72 comme plus grand diviseur commun. Que lui répondre ?
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Réponses
1)1176=23×3×72
2)840=23×3×5×7
3)23×3×7=168
4)1176:168=7 et 840:168=5
5)4×2×3=24 diviseurs
6)5880>1176 : c'est le plus petit multiple commun, pas le plus grand diviseur commun
1) En suivant l'arbre : 1176=2×588=2×2×294=2×2×2×147, puis 147=3×49=3×7×7. Donc 1176=23×3×72. Contrôle obligatoire avant d'aller plus loin : 8×3×49=8×147=1176.
2) De même 840=2×420=2×2×210=2×2×2×105, et 105=3×35=3×5×7. Donc 840=23×3×5×7, et 8×3×5×7=840.
3) Le plus grand diviseur commun se lit facteur par facteur, en gardant le PLUS PETIT exposant de chaque nombre premier présent dans les DEUX écritures. Pour 2 : exposant 3 des deux côtés, on garde 23. Pour 3 : exposant 1 des deux côtés, on garde 3. Pour 5 : absent de 1176, donc exposant 0, on ne le garde pas. Pour 7 : exposant 2 d'un côté, 1 de l'autre, on garde 71. Le plus grand diviseur commun vaut donc 23×3×7=168.
4) 1176:168=7 et 840:168=5. Les deux divisions tombent juste, donc 168 est bien un diviseur commun. Et il est bien le plus grand : les quotients obtenus, 7 et 5, n'ont plus aucun diviseur commun autre que 1. C'est le test qui distingue un diviseur commun quelconque du plus grand.
5) Sur 1176=23×31×72, un diviseur se fabrique en choisissant l'exposant de 2 parmi 0, 1, 2, 3, celui de 3 parmi 0, 1, et celui de 7 parmi 0, 1, 2. Cela fait 4×2×3=24 diviseurs. Compter les diviseurs un par un à la main aurait pris plusieurs minutes.
6) Que ce nombre, qui vaut 23×3×5×72=5880, est plus GRAND que 1176 : il ne peut donc diviser ni 1176 ni 840. L'élève a pris le plus grand exposant de chaque facteur au lieu du plus petit, et il a en réalité calculé le plus petit multiple commun. Le moyen de ne jamais confondre : un DIVISEUR est plus petit, il prend donc les petits exposants.
Exercice 4 : L'algorithme d'Euclide
Quand les nombres sont trop grands pour être décomposés de tête, on utilise l'algorithme d'Euclide : on divise le plus grand par le plus petit, puis le diviseur par le reste, et on recommence jusqu'à obtenir un reste nul. Le tableau de la figure est amorcé.
1) Compléter les trois divisions euclidiennes du tableau et donner le plus grand diviseur commun de 1071 et 462.
2) Écrire les trois égalités de la forme a=b×q+r.
3) Vérifier le résultat en divisant 1071 et 462 par le nombre trouvé.
4) Appliquer l'algorithme à 84 et 120 et retrouver le résultat de l'exercice 2.
5) Que se passe-t-il si l'on commence par le plus PETIT des deux nombres ?
6) Combien d'étapes l'algorithme demande-t-il pour 1071 et 462, contre combien de tests pour la méthode des listes ?
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Réponses
1)Restes 147, 21, 0 ; plus grand diviseur commun 21
2)1071=462×2+147, 462=147×3+21, 147=21×7+0
3)1071:21=51 et 462:21=22
4)Restes 36, 12, 0 : on retrouve 12
5)La première division échange les nombres : même résultat, une étape de plus
6)3 divisions contre une quarantaine de tests
1) Première division : 1071=2×462+147, reste 147. Deuxième : 462=3×147+21, reste 21. Troisième : 147=7×21+0, reste nul. Le dernier reste NON NUL est 21, donc le plus grand diviseur commun de 1071 et 462 vaut 21.
2) Les trois égalités sont 1071=462×2+147, 462=147×3+21 et 147=21×7+0. Chacune se vérifie en une seconde : 924+147=1071, 441+21=462, 147+0=147. Écrire l'égalité plutôt que le seul reste est ce qui permet cette vérification, et c'est ce qui est demandé au brevet.
3) 1071:21=51 et 462:21=22. Les deux tombent juste. Et 51=3×17 tandis que 22=2×11 : ces deux quotients n'ont aucun facteur commun, ce qui confirme que 21 était bien le plus GRAND diviseur commun et pas seulement un diviseur commun.
4) 120=1×84+36, puis 84=2×36+12, puis 36=3×12+0. Dernier reste non nul : 12. C'est bien le nombre trouvé à l'exercice 2 en dressant deux listes de douze et seize diviseurs. Trois lignes ont suffi.
5) Rien de fâcheux : la première division se contente d'échanger les deux nombres. Avec 462 et 1071, on écrit 462=0×1071+462, et la ligne suivante est exactement la première ligne du tableau. L'algorithme se remet donc tout seul dans le bon ordre, au prix d'une étape inutile.
6) L'algorithme demande trois divisions. La méthode des listes demanderait de tester tous les entiers jusqu'a 462≈21,5 pour un nombre, autant pour l'autre, puis de croiser les deux listes : une quarantaine de tests contre trois divisions. Sur des nombres à six chiffres, l'écart devient tel que la méthode des listes n'est plus praticable, alors qu'Euclide reste court : c'est pour cela qu'on l'enseigne.
Exercice 5 : Rendre une fraction irréductible en une seule fois
Une fraction est irréductible lorsque son numérateur et son dénominateur n'ont plus aucun diviseur commun autre que 1. Simplifier au hasard finit par y arriver, mais on ne sait jamais quand s'arrêter : diviser par le plus grand diviseur commun donne le résultat du premier coup.
1) Rendre irréductible 12084.
2) Rendre irréductible 8401176.
3) Rendre irréductible 1071462.
4) Un élève simplifie 12084 par 2, puis par 2, puis par 3. Obtient-il la même fraction ? Combien d'étapes de plus a-t-il faites ?
5) Comment savoir, sans calculer le plus grand diviseur commun, que 2251 est déjà irréductible ?
6) Écrire 8401176 sous forme décimale et expliquer pourquoi la forme irréductible reste préférable.
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Réponses
1)107
2)57
3)5122
4)Même fraction 107, deux étapes de plus
5)51=3×17 et 22=2×11 : aucun facteur commun
6)1,4 ; la forme irréductible reste exacte même quand le décimal ne l'est pas
1) Le plus grand diviseur commun de 84 et 120 vaut 12 (exercices 2 et 4). Donc 12084=120:1284:12=107. Vérification que la fraction est bien irréductible : 7 est premier et ne divise pas 10, donc il n'y a plus de diviseur commun.
2) Le plus grand diviseur commun de 1176 et 840 vaut 168 (exercice 3). Donc 8401176=840:1681176:168=57. On peut aussi barrer les facteurs communs sur les décompositions : 23×3×5×723×3×72=57, ce qui rend la simplification visible d'un coup d'œil.
3) Le plus grand diviseur commun de 462 et 1071 vaut 21 (exercice 4). Donc 1071462=5122. Comme 22=2×11 et 51=3×17, la fraction est bien irréductible.
4) Il obtient la même fraction : 12084=6042=3021=107. Le résultat est identique parce que 2×2×3=12 : il a décomposé la division par 12 en trois divisions. Il a donc fait deux étapes de plus, et surtout il ne pouvait pas savoir à l'avance qu'il fallait s'arrêter la. C'est ce doute, plus que les étapes, qui coûte des points.
5) Il suffit de décomposer les deux nombres : 51=3×17 et 22=2×11. Aucun facteur premier n'est commun, donc le plus grand diviseur commun vaut 1 et la fraction est irréductible. Sur de petits nombres, la décomposition est plus rapide qu'Euclide.
6) 57=1,4 exactement, ici. Mais 5122≈0,43137… ne s'écrit avec aucun nombre fini de décimales : toute écriture décimale en serait un arrondi. La forme irréductible, elle, est exacte, tient en trois caractères et permet de poursuivre les calculs sans erreur accumulée. C'est la raison de fond pour laquelle un résultat se rend toujours irréductible.
Exercice 6 : Nombres premiers entre eux
Deux entiers sont dits premiers entre eux lorsque leur plus grand diviseur commun vaut 1. Attention au vocabulaire : ils n'ont aucun besoin d'être eux-mêmes des nombres premiers.
1) Les nombres 22 et 51 sont-ils premiers entre eux ? Et 91 et 26 ?
2) Donner deux nombres non premiers qui sont pourtant premiers entre eux.
3) Montrer que deux entiers consécutifs sont toujours premiers entre eux.
4) Le nombre n=15 et le nombre n+2=17 sont premiers entre eux. Est-ce toujours le cas pour n et n+2 ?
5) Si d divise a et divise b, montrer que d divise a−b.
6) En utilisant la question 5, expliquer pourquoi l'algorithme d'Euclide fonctionne.
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Réponses
1)22 et 51 : oui ; 91 et 26 : non, facteur commun 13
2)8 et 9 (ou 22 et 51, 4 et 25)
3)Un diviseur commun divise (n+1)−n=1, donc vaut 1
4)Non : 14 et 16 ont 2 en commun
5)a−b=(k−m)×d
6)(a,b) et (b,r) ont les mêmes diviseurs communs, et les restes décroissent jusqu'à 0
1) 22=2×11 et 51=3×17 : aucun facteur commun, donc ils sont premiers entre eux. En revanche 91=7×13 et 26=2×13 ont le facteur 13 en commun, donc leur plus grand diviseur commun vaut 13 et ils ne sont pas premiers entre eux. Le piège est que 91 et 26 n'ont l'air de rien partager : sans décomposition, on conclurait à tort.
2) 22 et 51 conviennent, puisque ni l'un ni l'autre n'est premier. Autre exemple simple : 8 et 9, ou 4 et 25. C'est exactement pour cela que l'expression « premiers ENTRE EUX » comporte deux mots de plus que « premiers » : elle décrit une relation entre deux nombres, pas une propriété de chacun.
3) Soit d un diviseur commun de n et n+1. Alors d divise leur différence (n+1)−n=1. Or le seul entier positif qui divise 1 est 1 lui-même, donc d=1. Le plus grand diviseur commun vaut 1 : deux entiers consécutifs sont toujours premiers entre eux, sans aucune exception.
4) Non. Le même raisonnement donne que tout diviseur commun de n et n+2 divise 2, donc vaut 1 ou 2. Si n est impair, le plus grand diviseur commun vaut 1, comme pour 15 et 17. Mais si n est pair, par exemple n=14 et n+2=16, le plus grand diviseur commun vaut 2 et les deux nombres ne sont pas premiers entre eux. Un seul exemple ne prouve donc rien, et c'est le message de la question.
5) Si d divise a, il existe un entier k tel que a=k×d. Si d divise b, il existe un entier m tel que b=m×d. Alors a−b=k×d−m×d=(k−m)×d, et k−m est un entier : donc d divise a−b. La démonstration tient en trois lignes et sert partout.
6) Dans la division a=b×q+r, on a r=a−b×q. Par la question 5 appliquée à a et à b×q, tout diviseur commun de a et b divise aussi r ; et réciproquement tout diviseur commun de b et r divise a=b×q+r. Les couples (a,b) et (b,r) ont donc exactement les MÊMES diviseurs communs, donc le même plus grand. Comme les restes diminuent strictement, on finit par tomber sur un reste nul, et le dernier reste non nul est le plus grand diviseur commun cherché.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 7 : Des paquets identiques, aucun reste
Une enseignante de l'école prépare des pochettes de rentrée identiques avec 84 autocollants et 120 crayons. Elle veut utiliser TOUT le matériel, sans reste, et faire le plus grand nombre possible de pochettes.
1) Pourquoi le nombre de pochettes est-il un diviseur commun de 84 et 120 ?
2) Combien peut-elle en faire au maximum ?
3) Que contient alors chaque pochette ?
4) Vérifier que tout le matériel est utilisé.
5) Elle reçoit 30 gommes supplémentaires à répartir de la même façon. Le nombre de pochettes change-t-il ?
6) Quelles sont toutes les tailles de lot possibles si elle ne cherche plus le maximum ?
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Réponses
1)p divise 84 et p divise 120
2)12 pochettes
3)7 autocollants et 10 crayons
4)12×7=84 et 12×10=120
5)Oui : 6 pochettes de 14 autocollants, 20 crayons et 5 gommes
6)1, 2, 3, 4, 6 ou 12 pochettes
1) Si elle fabrique p pochettes identiques, chacune contient le même nombre d'autocollants, disons x, donc 84=p×x et p divise 84. Le même raisonnement sur les crayons donne que p divise 120. Le nombre de pochettes est donc un diviseur COMMUN de 84 et 120 : c'est la traduction complète de l'énoncé, et elle vaut la moitié des points de la question.
2) Le plus grand diviseur commun de 84 et 120 vaut 12. Elle peut donc faire au maximum 12 pochettes.
3) Chaque pochette contient 84:12=7 autocollants et 120:12=10 crayons.
4) 12×7=84 autocollants et 12×10=120 crayons : tout est distribué, il ne reste rien. Cette vérification n'est pas décorative, elle rattrape une erreur de division.
5) Le nombre de pochettes devient un diviseur commun de 84, 120 ET 30. Or les diviseurs communs de 84 et 120 sont 1, 2, 3, 4, 6, 12, et parmi eux ceux qui divisent aussi 30 sont 1, 2, 3 et 6. Le maximum tombe donc à 6 pochettes, contenant chacune 14 autocollants, 20 crayons et 5 gommes. Ajouter du matériel a DIMINUÉ le nombre de paquets : c'est contre-intuitif et c'est exactement ce que l'exercice veut faire remarquer.
6) Sans chercher le maximum, toute taille est possible pourvu que le nombre de pochettes divise à la fois 84 et 120, c'est-à-dire pourvu qu'il divise 12. Les possibilités sont donc 1, 2, 3, 4, 6 et 12 pochettes, et rien d'autre : 5 ou 8 pochettes laisseraient un reste. La propriété remarquée à l'exercice 2 sert ici pour de bon.
Exercice 8 : Carreler sans couper une seule dalle
Le sol d'un hall rectangulaire mesure 4,08 m sur 2,55 m. On veut le recouvrir entièrement de dalles CARRÉES identiques, posées sans découpe et sans espace, en utilisant les dalles les plus grandes possibles. Les dalles se vendent en dimensions entières de centimètres.
1) Convertir les dimensions en centimètres et expliquer pourquoi le côté de la dalle doit diviser chacune d'elles.
2) Calculer le côté de la dalle par l'algorithme d'Euclide.
3) Combien de dalles faut-il ?
4) Vérifier par les aires.
5) Le magasin ne vend que des dalles de 25 cm ou de 17 cm de côté. Laquelle convient ?
6) Pourquoi une dalle de 51 cm est-elle préférable à une dalle de 17 cm, alors que les deux conviennent ?
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Réponses
1)408 cm et 255 cm ; le côté divise les deux
2)51 cm
3)8×5=40 dalles
4)104040:2601=40
5)17 cm convient, 25 cm non
6)360 dalles de 17 cm contre 40 : neuf fois plus
1) 4,08 m =408 cm et 2,55 m =255 cm. Si le côté de la dalle mesure c centimètres, il faut un nombre ENTIER de dalles dans la longueur, donc c divise 408, et un nombre entier dans la largeur, donc c divise 255. Le côté cherché est le plus grand diviseur commun de 408 et 255.
2) 408=1×255+153, puis 255=1×153+102, puis 153=1×102+51, puis 102=2×51+0. Le dernier reste non nul est 51 : la dalle mesure 51 cm de côté.
3) Dans la longueur : 408:51=8 dalles. Dans la largeur : 255:51=5 dalles. Il en faut donc 8×5=40.
4) L'aire du hall vaut 408×255=104040 cm2 et l'aire d'une dalle vaut 512=2601 cm2. Or 104040:2601=40 : le compte est bon. Cette vérification par les aires attrape aussitôt une erreur sur l'une des deux divisions.
5) 25 ne divise pas 408 car 408:25=16,32, donc les dalles de 25 cm ne conviennent pas. En revanche 17 divise 408 (car 408=17×24) et divise 255 (car 255=17×15) : les dalles de 17 cm conviennent. Ce n'est pas un hasard, 17 divise 51, et l'on retrouve la propriété de l'exercice 2 : les côtés possibles sont exactement les diviseurs du plus grand.
6) Avec des dalles de 17 cm il en faut 24×15=360, contre 40 avec des dalles de 51 cm. Neuf fois plus de dalles, donc neuf fois plus de joints à faire et beaucoup plus de temps de pose, pour la même surface couverte. Le facteur 9 n'est pas un hasard : le côté a été divisé par 3, donc l'aire de chaque dalle par 32.
Exercice 9 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Deux nombres premiers entre eux sont deux nombres premiers. »
2) « Le plus grand diviseur commun de deux nombres est toujours l'un des deux. »
3) « Pour rendre une fraction irréductible, on simplifie par 2 tant que c'est possible. »
4) « Dans l'algorithme d'Euclide, le plus grand diviseur commun est le dernier reste obtenu. »
5) « Si un nombre divise a et divise b, alors il divise a×b mais pas a+b. »
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Réponses
1)Premiers entre eux : plus grand diviseur commun égal à 1
2)Il ne dépasse pas le plus petit des deux (12 pour 84 et 120)
3)On divise par le plus grand diviseur commun : 107
4)Le dernier reste NON NUL (21 pour 1071 et 462)
5)Un diviseur commun divise le produit, la somme et la différence
1) FAUX. 22 et 51 sont premiers entre eux alors que 22=2×11 et 51=3×17 ne sont premiers ni l'un ni l'autre. Énoncé correct : deux nombres sont premiers entre eux lorsque leur plus grand diviseur commun vaut 1, c'est-à-dire lorsqu'ils n'ont aucun facteur premier en commun.
2) FAUX. Le plus grand diviseur commun de 84 et 120 vaut 12, qui n'est ni 84 ni 120. Énoncé correct : le plus grand diviseur commun est inférieur ou égal au plus petit des deux nombres, et il est égal à ce plus petit exactement quand celui-ci divise l'autre, comme pour 12 et 84.
3) FAUX. Simplifier par 2 jusqu'à l'impossible ne suffit pas : 12084 devient 3021, qui n'est pas irréductible puisque 3 divise encore les deux termes. Énoncé correct : on divise numérateur et dénominateur par leur plus grand diviseur commun, ici 12, ce qui donne 107 du premier coup.
4) FAUX. Le dernier reste obtenu est 0, et 0 n'est le plus grand diviseur commun de personne. Énoncé correct : c'est le dernier reste NON NUL. Sur 1071 et 462, les restes successifs sont 147, 21, 0 : la réponse est 21.
5) FAUX sur la seconde moitié. Si d divise a et b, alors a=k×d et b=m×d, donc a+b=(k+m)×d : d divise bien la somme, et aussi la différence. Par exemple 3 divise 12 et 21, et divise 33. Énoncé correct : un diviseur commun divise le produit, la somme et la différence. C'est précisément cette propriété qui fait fonctionner l'algorithme d'Euclide.
Exercice 10 : Deux rubans, des morceaux égaux
Un atelier de couture dispose d'un ruban bleu de 3,15 m et d'un ruban rouge de 2,55 m. On veut les découper en morceaux de même longueur, la plus grande possible, un nombre entier de centimètres, sans aucune chute.
1) Calculer la longueur d'un morceau.
2) Combien obtient-on de morceaux de chaque couleur, et combien en tout ?
3) Quelle fraction des morceaux est bleue ? Donner le résultat irréductible.
4) Vérifier que la longueur totale est conservée.
5) L'atelier accepte finalement de sacrifier au plus 5 cm sur le ruban rouge, et rien sur le bleu. Montrer qu'une longueur de morceau bien plus grande devient possible.
6) Avec un troisième ruban vert de 1,80 m à découper de la même façon, quelle serait la nouvelle longueur de morceau ?
Voir la correction
Réponses
1)15 cm
2)21 bleus, 17 rouges, 38 en tout
3)3821
4)38×15=570=315+255
5)Morceaux de 63 cm, chute de 3 cm sur le rouge
6)Toujours 15 cm, 50 morceaux
1) En centimètres, les rubans mesurent 315 cm et 255 cm. La longueur d'un morceau doit diviser les deux, et on la veut maximale : c'est le plus grand diviseur commun. Euclide donne 315=1×255+60, puis 255=4×60+15, puis 60=4×15+0. Les morceaux mesurent 15 cm.
2) 315:15=21 morceaux bleus et 255:15=17 morceaux rouges, soit 21+17=38 morceaux en tout.
3) La fraction bleue vaut 3821. Comme 21=3×7 et 38=2×19, il n'y a aucun facteur commun : elle est déjà irréductible. En décimal, cela fait environ 0,553, soit un peu plus de la moitié des morceaux.
4) 38×15=570 cm, et 315+255=570 cm. Rien n'est perdu, ce qui était la contrainte de l'énoncé.
5) La longueur du morceau doit toujours diviser 315, donc elle appartient à la liste des diviseurs de 315=32×5×7, soit 1, 3, 5, 7, 9, 15, 21, 35, 45, 63, 105, 315. On cherche le plus grand d'entre eux qui divise une longueur de rouge comprise entre 250 et 255. Pour 105 : aucun multiple de 105 dans cet intervalle. Pour 63 : oui, 252=4×63, et la chute vaut 255−252=3 cm, acceptable. Les morceaux passent donc de 15 cm à 63 cm, avec 5 morceaux bleus et 4 rouges. On retient la méthode : partir des DIVISEURS de la longueur intouchable, du plus grand vers le plus petit, et s'arrêter au premier qui tolère la chute.
6) Le ruban vert mesure 180 cm. Il faut le plus grand diviseur commun des trois longueurs, qu'on obtient en deux temps : celui de 315 et 255 vaut 15, et celui de 15 et 180 vaut 15 puisque 180=12×15. Les morceaux mesureraient donc toujours 15 cm, et le ruban vert en fournirait 12 de plus, soit 50 morceaux.
Exercice 11 : Deux bus au même arrêt
À l'arrêt de la gare, le bus A passe toutes les 18 minutes et le bus B toutes les 24 minutes. Les deux sont partis ensemble à 7 h 00. Le service s'arrête à 19 h 00.
1) Écrire les premiers passages de chaque bus après 7 h et lire le premier passage simultané.
2) À quelle heure a lieu ce premier passage simultané ?
3) Combien de fois les deux bus se croiseront-ils à l'arrêt entre 7 h et 19 h inclus ?
4) Vérifier que le produit du plus grand diviseur commun de 18 et 24 par leur plus petit multiple commun vaut 18×24.
5) Le bus B est ralenti et passe désormais toutes les 27 minutes. Que devient le premier passage simultané ?
6) Pourquoi l'attente commune est-elle plus courte avec 27 minutes qu'avec 24, alors que le bus B passe moins souvent ?
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Réponses
1)Premier passage commun à la minute 72
2)8 h 12
3)11 passages simultanés
4)6×72=432=18×24
5)54 min, soit 7 h 54
6)C'est le facteur commun qui compte : 9 pour 18 et 27, seulement 6 pour 18 et 24
1) Bus A, en minutes après 7 h : 18, 36, 54, 72, 90, 108. Bus B : 24, 48, 72, 96. Le premier nombre présent dans les deux listes est 72 : c'est le plus petit multiple commun de 18 et 24.
2) 72 minutes valent 1 h 12 min, donc le premier passage simultané a lieu à 8 h 12.
3) De 7 h à 19 h il s'écoule 12 h, soit 720 minutes. Les passages simultanés ont lieu aux minutes 0, 72, 144, ..., c'est-à-dire aux multiples de 72. Or 720:72=10, donc il y a 10 intervalles et 11 passages simultanés, celui de 7 h et celui de 19 h compris. L'erreur classique est de répondre 10 : compter des instants et compter des intervalles ne donne jamais le même nombre.
4) Le plus grand diviseur commun de 18 et 24 vaut 6, et leur plus petit multiple commun vaut 72. Or 6×72=432 et 18×24=432 : l'égalité est vérifiée. Cette relation est commode dans les deux sens, elle donne l'un des deux nombres dès que l'on connaît l'autre.
5) Avec 18 et 27 : 18=2×32 et 27=33, donc le plus grand diviseur commun vaut 9 et le plus petit multiple commun vaut 918×27=54. Le premier passage simultané a lieu 54 minutes après 7 h, soit à 7 h 54 : les bus se retrouvent PLUS TÔT qu'avant.
6) Parce que ce qui commande n'est pas l'écart entre les fréquences mais ce qu'elles PARTAGENT. 18 et 27 partagent le facteur 9, ce qui raccourcit le rendez-vous à 54 minutes ; 18 et 24 ne partagent que 6, d'où 72 minutes. À l'extrême, deux fréquences premières entre elles comme 18 et 25 ne se retrouvent qu'au bout de 18×25=450 minutes, soit sept heures et demie : presque jamais dans une journée de service.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 12 : Carrés et cubes parfaits lus sur la décomposition
Un entier est un carré parfait lorsque tous les exposants de sa décomposition en facteurs premiers sont pairs, et un cube parfait lorsqu'ils sont tous multiples de 3. On le voit en regroupant les facteurs.
1) Décomposez 1764 en produit de facteurs premiers.
2) Déduisez-en la racine carrée de 1764, sans calculatrice.
3) Décomposez 2744 et montrez que c'est le cube d'un entier, que vous donnerez.
4) Décomposez 2250. Par quel plus petit entier faut-il le multiplier pour obtenir un carré parfait ? De quel nombre est-ce alors le carré ?
5) Le nombre 360=23×32×5 est-il un carré parfait ? Combien a-t-il de diviseurs ?
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Réponses
1)22×32×72
2)42
3)23×73=143
4)Multiplier par 10 : 1502
5)Non ; 24 diviseurs
1) 1764=2×882=2×2×441=22×441, et 441=3×147=3×3×49=32×72. Donc 1764=22×32×72.
2) Tous les exposants sont pairs : 1764=(2×3×7)2=422, donc 1764=42. On divise chaque exposant par 2.
3) 2744=23×343=23×73=(2×7)3=143. Les exposants sont tous égaux à 3 : c'est le cube de 14.
4) 2250=2×1125=2×32×125=2×32×53. Les exposants impairs sont ceux de 2 et de 5 : il manque un facteur 2 et un facteur 5. Le plus petit multiplicateur est 2×5=10, et 22500=22×32×54=(2×3×25)2=1502. Le piège est de multiplier par 2×53 : il suffit de rendre chaque exposant pair.
5) Non : les exposants de 2 et de 5 sont impairs. Un diviseur de 360 s'écrit 2a×3b×5c avec a de 0 à 3, b de 0 à 2 et c de 0 à 1 : 4×3×2=24 diviseurs.
Le fil : la décomposition en facteurs premiers est la carte d'identité d'un entier ; carrés, cubes et nombre de diviseurs se lisent sur les exposants.
Exercice 13 : Additionner des fractions au plus petit dénominateur commun
Pour additionner deux fractions, on les écrit avec un même dénominateur. Le plus petit dénominateur commun est le plus petit multiple commun des deux dénominateurs, et la décomposition en facteurs premiers le donne directement.
1) Décomposez 12 et 18 en produits de facteurs premiers.
2) Déduisez-en le plus petit multiple commun de 12 et 18.
3) Calculez 127+185 et donnez le résultat sous forme irréductible.
4) Calculez de même 6011−457, sous forme irréductible.
5) Un élève calcule la question 4 en prenant le dénominateur 60×45=2700. Quel résultat obtient-il avant simplification ? Arrive-t-il au même résultat final ?
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Réponses
1)22×3 et 2×32
2)36
3)3631
4)361
5)270075=361, plus long
1) 12=22×3 et 18=2×32.
2) Le plus petit multiple commun prend chaque facteur premier avec son PLUS GRAND exposant : 22×32=36.
3) 36=12×3=18×2, donc 127+185=3621+3610=3631. Comme 31 est premier et ne divise pas 36, la fraction est irréductible.
4) 60=22×3×5 et 45=32×5, donc le plus petit multiple commun vaut 22×32×5=180. 6011=18033 et 457=18028, donc la différence vaut 1805=361.
5) 270011×45−27007×60=2700495−420=270075. En simplifiant par 75, il retrouve 361 : le résultat est le même, mais il a manipulé des nombres quinze fois plus grands et une simplification de plus. Le produit des dénominateurs est toujours un dénominateur commun, rarement le plus petit.
Le fil : le plus petit multiple commun se construit sur les décompositions, en prenant chaque facteur premier avec son plus grand exposant.
Exercice 14 : Les nombres parfaits
Un entier est dit parfait lorsqu'il est égal à la somme de ses diviseurs autres que lui-même. Les Grecs n'en connaissaient que quatre.
1) Dressez la liste des diviseurs de 28 autres que 28 et calculez leur somme. Le nombre 28 est-il parfait ?
2) Calculez la somme des diviseurs de 12 autres que 12. Le nombre 12 est-il parfait ?
3) Un nombre premier peut-il être parfait ? Justifiez.
4) On admet que 496=24×31. Calculez la somme de ses diviseurs autres que lui-même, en utilisant la décomposition.
5) Euclide a montré que 2p−1×(2p−1) est parfait lorsque 2p−1 est premier. On obtient 6 pour p=2, 28 pour p=3 et 496 pour p=5. Pourquoi p=4 ne donne-t-il rien ? Calculez le nombre parfait obtenu pour p=7.
Voir la correction
Réponses
1)1+2+4+7+14=28 : parfait
2)16 : non parfait
3)Non : somme égale à 1
4)992−496=496 : parfait
5)15 non premier ; 8 128
1) Les diviseurs de 28 autres que 28 sont 1, 2, 4, 7 et 14, de somme 28 : le nombre 28 est parfait.
2) 1+2+3+4+6=16, qui dépasse 12 : le nombre 12 n'est pas parfait. On dit qu'il est abondant.
3) Non. Un nombre premier p n'a que deux diviseurs, 1 et p : la somme des diviseurs autres que lui vaut 1, qui n'est jamais égal à p, puisque p≥2.
4) Les diviseurs de 496 s'écrivent 2a×31b avec a de 0 à 4 et b de 0 à 1. Leur somme totale vaut (1+2+4+8+16)×(1+31)=31×32=992. En retirant 496 lui-même : 992−496=496. Le nombre 496 est parfait.
5) Pour p=4, 24−1=15=3×5 n'est pas premier : la formule ne s'applique pas, et 8×15=120 n'est d'ailleurs pas parfait. Pour p=7, 27−1=127 est premier, et 26×127=64×127=8128 est parfait, le quatrième nombre parfait connu des Grecs.
Le fil : la décomposition en facteurs premiers permet de retrouver tous les diviseurs sans en oublier, et donc d'en calculer la somme.
Exercice 15 : Problème : le calendrier et les restes
Une semaine compte 7 jours : pour savoir quel jour de la semaine tombera une date, seul compte le reste de la division euclidienne du nombre de jours écoulés par 7. Le lundi 14 septembre 2026 sert de point de départ.
1) Effectuez la division euclidienne de 365 par 7.
2) L'année qui suit ne contient pas de 29 février. Quel jour de la semaine sera le 14 septembre 2027 ?
3) Quel jour de la semaine serons-nous 1000 jours après le 14 septembre 2026 ? Donnez le reste utile.
4) Entre le 14 septembre 2027 et le 14 septembre 2028, il y a un 29 février. Quel jour de la semaine sera le 14 septembre 2028 ?
5) Quel jour de la semaine était-on 100 jours avant le 14 septembre 2026 ?
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Réponses
1)365=7×52+1
2)Mardi
3)Reste 6 : dimanche
4)Jeudi
5)Samedi
1) 365=7×52+1 : quotient 52, reste 1. Une année de 365 jours compte 52 semaines et un jour.
2) Un an plus tard, on a avancé de 52 semaines, qui ne changent rien, plus 1 jour : le 14 septembre 2027 sera un mardi.
3) 1000=7×142+6. Les 142 semaines ramènent au lundi, et 6 jours de plus donnent un dimanche. Le piège est d'avancer de 142 jours au lieu de ne garder que le reste.
4) L'année contient 366 jours, et 366=7×52+2 : on avance de 2 jours depuis le mardi 14 septembre 2027. Le 14 septembre 2028 sera un jeudi.
5) 100=7×14+2 : reculer de 100 jours revient à reculer de 2 jours, soit un samedi.
Le fil : dans un problème qui revient périodiquement, on remplace un grand nombre par son reste dans la division par la période.
Exercice 16 : Problème : la clé de contrôle d'un code de livre
Un code de livre à 13 chiffres se termine par une clé de contrôle. On multiplie les 12 premiers chiffres alternativement par 1 et par 3, en commençant par 1, et l'on additionne : on obtient une somme S. La clé est le nombre qu'il faut ajouter à S pour atteindre le multiple de 10 suivant, ou 0 si S en est déjà un.
On étudie le code 9782070360024 : ses 12 premiers chiffres sont 9, 7, 8, 2, 0, 7, 0, 3, 6, 0, 0, 2, et sa clé est 4.
1) Calculez la somme S.
2) Donnez le reste de la division de S par 10, puis retrouvez la clé.
3) En recopiant le code, on remplace le 3 (huitième chiffre) par un 8. Que devient S ? L'erreur est-elle détectée ?
4) On échange le 7 et le 0 voisins (sixième et septième chiffres). Que devient S ? L'erreur est-elle détectée ?
5) Deux chiffres voisins échangés modifient S de deux fois leur différence, au signe près. Dans quel cas l'échange n'est-il pas détecté ?
2) 86=10×8+6 : le reste vaut 6. Il manque 4 pour atteindre 90 : la clé vaut 4 ✓, c'est bien le dernier chiffre du code.
3) Le huitième chiffre est multiplié par 3 : passer de 3 à 8 ajoute 5×3=15, donc S=101. La clé calculée serait 9, différente de 4 : l'erreur est détectée.
4) Avant l'échange, ces chiffres donnaient 7×3+0×1=21 ; après, 0×3+7×1=7. La somme perd 14 : S=72, clé calculée 8=4. L'erreur est détectée.
5) L'échange ajoute ou retire 2(a−b), où a et b sont les deux chiffres. La clé ne change pas si cette variation est un multiple de 10, donc si a−b est un multiple de 5 : deux chiffres égaux, ce qui ne change rien, ou deux chiffres qui diffèrent de 5, comme 2 et 7. Ce dernier cas échappe au contrôle.
Le fil : une clé de contrôle est un reste de division ; elle détecte une erreur dès que celle-ci change ce reste.
Le PGCD et les fractions bloquent en troisième à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. Ce chapitre décide de la vitesse de tout le calcul fractionnaire du brevet, et il rouvre en seconde, sous un autre angle : un élève qui simplifie au jugé perd du temps à chaque exercice, pendant deux ans.