Quatrième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : multiples, diviseurs et nombres premiers (Quatrième)
Ces quinze exercices corrigés couvrent les multiples, les diviseurs et les nombres premiers en quatrième : critères de divisibilité par 2, 3, 4, 5, 8, 9 et 10, liste complète des diviseurs par paires, crible d'Ératosthène, décomposition en produit de facteurs premiers et fraction irréductible. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix décompositions en produit de facteurs premiers à faire directement, comme dans les listes des manuels, de 64 à 1960, puis un nombre premier à reconnaître en sachant où arrêter les essais. Ensuite, vous savez appliquer et combiner les critères de divisibilité (exercices 2 et 13), dresser la liste des diviseurs sans en oublier (exercice 3), trouver les nombres premiers avec le crible d'Ératosthène (exercice 4), décomposer un nombre par un arbre (exercice 5), rendre une fraction irréductible en une seule étape (exercice 6), compter les diviseurs sans les écrire (exercice 11) et démontrer une propriété de divisibilité (exercice 12). Les problèmes parlent de pochettes de vis et d'écrous, d'un dallage, de deux phares, de cigales périodiques et d'un plan de table.
Le fil de la série : « multiple » et « diviseur » ne sont pas deux notions, c'est une seule égalité lue dans les deux sens, et la décomposition en produit de facteurs premiers est l'écriture qui fournit cette égalité une fois pour toutes. Une fois le nombre décomposé, la liste de ses diviseurs, la simplification d'une fraction et le partage en lots identiques se lisent tous sur la même ligne.
Trois pièges reviennent d'un exercice à l'autre et le corrigé les désigne à chaque fois : inverser multiple et diviseur, croire que tous les nombres impairs sont premiers (exercices 4 et 8), et arrêter une simplification de fraction dès qu'on ne voit plus de facteur commun évident (exercices 6 et 8). Les sigles PGCD et PPCM ne sont pas employés ici : ils arrivent en troisième. On parle du plus grand diviseur commun et du plus petit multiple commun, et on les lit sur les décompositions, ce qui est exactement ce que le programme de quatrième demande.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Tout entier supérieur à 1 s'écrit d'une seule façon, à l'ordre près, comme un produit de nombres premiers : c'est sa décomposition.
•Un entier a divise un entier b si et seulement si chaque facteur premier de a figure dans celui de b avec un exposant au moins aussi grand.
•Une fraction est irréductible lorsque les décompositions de son numérateur et de son dénominateur n'ont aucun facteur premier commun.
Calculs : les décompositions à écrire
Exercice 0.1 : Décomposer en produit de facteurs premiers : dix calculs directs
Pour chaque nombre des lignes a) à i), écrivez sa décomposition en produit de facteurs premiers, avec des puissances et les facteurs rangés dans l'ordre croissant, puis retrouvez-la dans la liste proposée. Pour la ligne j), dites si le nombre est premier.
Une seule méthode : diviser par 2 tant que c'est possible, puis par 3, puis par 5, puis par 7, 11, 13..., en s'aidant des critères de divisibilité, et s'arrêter quand le quotient vaut 1. On cesse aussi d'essayer dès que le carré du nombre premier essayé dépasse le quotient restant : ce quotient est alors premier. On regroupe enfin les facteurs égaux en puissances, et on vérifie en remultipliant.
a) 64
b) 57
c) 98
d) 216
e) 450
f) 315
g) 675
h) 209
i) 1960
j) Le nombre 157 est-il premier ? Donnez aussi le plus grand nombre premier qu'il faut essayer comme diviseur pour en être sûr.
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Réponses
a)64=26
b)57=3×19
c)98=2×72
d)216=23×33
e)450=2×32×52
f)315=32×5×7
g)675=33×52
h)209=11×19
i)1960=23×5×72
j)157 est premier ; dernier essai : 11, car 132=169>157
Le geste qui décide de tout : ne jamais garder un facteur qui n'est pas premier. 82, 2×49 ou 27×25 sont des produits justes, mais ce ne sont pas des décompositions en facteurs premiers, puisque 8, 49, 27 et 25 se divisent encore.
a)
64=2×32=2×2×16=… : six divisions par 2 mènent à 1, donc 64=26. Piège : s'arrêter à 82 ou à 43, dont les bases ne sont pas premières.
b)
57 est impair, mais 5+7=12 est un multiple de 3 : 57=3×19, et 19 est premier. Piège : croire 57 premier parce qu'il n'est dans aucune table connue.
c)
98=2×49=2×7×7=2×72. Piège : s'arrêter à 2×49.
d)
216=2×108=2×2×54=2×2×2×27, puis 27=3×3×3 : 216=23×33. Vérification : 8×27=216. On peut l'écrire aussi 63, mais 6 n'est pas premier.
e)
450=2×225, puis 225=3×75=3×3×25=32×52 : 450=2×32×52. Vérification : 2×9×25=450.
f)
315 est impair et 3+1+5=9 : 315=3×105=3×3×35=32×5×7. Vérification : 9×35=315. Piège : ne diviser qu'une fois par 3 ; 105 est encore un multiple de 3, puisque 1+0+5=6.
g)
675 se termine par 75, donc il est divisible par 25 : 675=25×27=52×33, qu'on range en 33×52. Vérification : 27×25=675.
h)
209 n'est divisible ni par 2, ni par 3 (2+0+9=11), ni par 5, ni par 7 (7×30=210). Comme 132=169⩽209, il faut encore essayer 11 et 13 : 209=11×19. Piège : conclure que 209 est premier après avoir essayé 2, 3, 5 et 7 seulement.
i)
1960=2×980=2×2×490=2×2×2×245, puis 245=5×49=5×72 : 1960=23×5×72. Vérification : 8×5×49=1960.
j)
157 n'est divisible ni par 2, ni par 3 (1+5+7=13), ni par 5, ni par 7 (7×22=154), ni par 11 (11×14=154). Le premier suivant est 13, et 132=169>157 : on peut s'arrêter, 157 est premier. Le dernier premier à essayer est donc 11. Piège : essayer tous les nombres jusqu'à 156, ou s'arrêter à 7.
Contrôle : on remultiplie la décomposition trouvée et l'on doit retomber sur le nombre de départ ; puis on vérifie que chaque base est bien un nombre premier. Les deux contrôles sont nécessaires, car 82=64 passe le premier et échoue au second.
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Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Multiple et diviseur : une seule égalité, deux lectures
En écrivant 63=7×9, on n'a pas posé une multiplication : on a écrit une carte d'identité. Cette seule égalité contient toutes les phrases du chapitre, et tant qu'elle n'est pas écrite, aucune ne peut être justifiée. Le rectangle ci-dessous la montre autrement : un diviseur, c'est la longueur d'un côté entier.
1) L'égalité 63=7×9 permet d'écrire quatre phrases contenant les mots « multiple », « diviseur » ou « divisible ». Les écrire toutes les quatre.
2) Le nombre 84 est-il un multiple de 12 ? de 7 ? de 9 ? Justifier chaque réponse par une égalité ou par une division.
3) Donner les six premiers multiples non nuls de 14.
4) Le nombre 0 est-il un multiple de 5 ? Le nombre 5 est-il un diviseur de 0 ? Et 0 est-il un diviseur de 5 ?
5) Combien existe-t-il de rectangles d'aire 24 dont les deux côtés sont des nombres entiers de carreaux ? Deux rectangles qui se déduisent l'un de l'autre par un quart de tour comptent pour un seul.
6) Un entier supérieur à 1 peut-il avoir autant de diviseurs que de multiples ? Répondre et justifier en une phrase.
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Réponses
1)7 et 9 divisent 63 ; 63 multiple de 7 et de 9
2)Oui, oui, non (reste 3)
3)14 ; 28 ; 42 ; 56 ; 70 ; 84
4)Oui, oui, non
5)4 rectangles
6)Non : diviseurs en nombre fini
1)
Les quatre phrases sont : 7 est un diviseur de 63 ; 9 est un diviseur de 63 ; 63 est un multiple de 7 ; 63 est un multiple de 9. On peut ajouter « 63 est divisible par 7 », qui dit exactement la même chose que la première. Retenir la position des nombres : le GRAND est le multiple, les PETITS sont les diviseurs. L'erreur qui coûte le plus de points dans tout le chapitre est l'inversion, « 63 est un diviseur de 7 », qui reviendrait à dire que 7 contient 63 fois quelque chose. Sur le rectangle, 7 et 9 sont les deux côtés et 63 est l'aire : les diviseurs sont les côtés possibles d'un rectangle à carreaux entiers, et le multiple est l'aire qu'ils fabriquent.
2)
Oui pour 12 : 84=12×7, et le quotient 7 est un entier. Oui pour 7 : la même égalité se relit 84=7×12, une seule égalité suffit donc pour les deux réponses. Non pour 9 : la division euclidienne donne 84=9×9+3, il reste 3. Pour répondre NON, il faut exhiber ce reste non nul ; écrire « 9 ne va pas dans 84 » sans calcul ne prouve rien. On pouvait aussi utiliser le critère : 8+4=12 est multiple de 3 mais pas de 9.
3)
14 ; 28 ; 42 ; 56 ; 70 ; 84. On les obtient en ajoutant 14 à chaque fois, ce qui est plus sûr que de multiplier de tête. Remarquer que 84 y figure : c'est bien cohérent avec la question 2, où l'on a vu que 84=7×12=14×6. Un nombre a une infinité de multiples, on ne peut donc jamais en donner la liste complète, seulement les premiers.
4)
Oui, 0 est un multiple de 5, car 0=5×0 et 0 est un entier. Donc oui, 5 est un diviseur de 0 : c'est la même égalité lue dans l'autre sens. En revanche 0 n'est diviseur d'aucun nombre : il faudrait écrire 5=0×k, or 0×k vaut 0 quel que soit k. C'est exactement pour cette raison qu'on ne divise jamais par 0. Zéro est donc multiple de tout le monde et diviseur de personne.
5)
Les diviseurs de 24 sont 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12 et 24, soit huit diviseurs. Ils se groupent deux par deux : 1×24, 2×12, 3×8, 4×6. Il y a donc QUATRE rectangles : 1×24, 2×12, 3×8 et 4×6. Le nombre de rectangles est la moitié du nombre de diviseurs, parce que les diviseurs vont par paires. Cette remarque servira à l'exercice 3 : elle explique pourquoi on cherche les diviseurs par paires et non un par un.
6)
Non. Un entier n supérieur à 1 a un nombre FINI de diviseurs, car ils sont tous compris entre 1 et n, alors qu'il a une infinité de multiples : n, 2n, 3n, et ainsi de suite sans jamais s'arrêter. Un ensemble fini ne peut pas avoir autant d'éléments qu'un ensemble infini.
Exercice 2 : Les critères de divisibilité, et ce qu'ils ne disent pas
Un critère regarde les CHIFFRES, pas la valeur du nombre. C'est ce qui le rend instantané, et c'est aussi ce qui le limite : il n'existe pas de critère simple pour 7, et deux critères mis bout à bout ne se combinent pas toujours.
1) Parmi 2754, 3915, 6048 et 10010, dire lesquels sont divisibles par 2, par 3, par 5, par 9.
2) Énoncer le critère de divisibilité par 6, puis l'appliquer aux quatre nombres.
3) Lesquels de ces quatre nombres sont divisibles par 4 ? par 8 ?
4) Trouver tous les chiffres a pour lesquels le nombre à trois chiffres 47a est divisible par 3. Parmi eux, lesquels donnent aussi un multiple de 9 ?
5) Un élève écrit : « 3915 est divisible par 9, donc il est divisible par 3. » A-t-il raison ? La phrase obtenue en échangeant 3 et 9 est-elle vraie aussi ?
6) Un nombre est divisible par 2 et par 4. Est-il forcément divisible par 8 ? Donner un contre-exemple, puis expliquer pourquoi le raisonnement marche pour 6 et pas pour 8.
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Réponses
1)Par 2 : trois ; par 3 : trois ; par 5 : deux ; par 9 : trois
2)2754 et 6048
3)6048 seul, pour 4 et pour 8
4)a=1, 4, 7 ; pour 9 : a=7
5)Oui ; la réciproque est fausse
6)Non : 12
1)
Les sommes de chiffres valent 2+7+5+4=18, 3+9+1+5=18, 6+0+4+8=18 et 1+0+0+1+0=2. Divisibles par 2 : 2754, 6048 et 10010, qui se terminent par un chiffre pair ; 3915 non, il se termine par 5. Par 3 et par 9 : les trois premiers, dont la somme des chiffres est 18 ; pas 10010, dont la somme vaut 2. Par 5 : 3915 et 10010, qui se terminent par 5 ou par 0. À retenir : trois de ces nombres ont la même somme de chiffres alors qu'ils vont de 2754 à 6048, ce qui montre bien qu'un critère ne voit pas la taille du nombre.
2)
Un nombre est divisible par 6 si et seulement s'il est divisible par 2 ET par 3. On applique donc les deux critères à la suite. 2754 : pair et somme 18, donc oui, 2754=6×459. 3915 : impair, donc non, malgré sa somme 18. 6048 : pair et somme 18, donc oui, 6048=6×1008. 10010 : pair mais somme 2, donc non. Le piège est de s'arrêter au premier critère satisfait.
3)
Pour 4, on regarde les deux derniers chiffres : 54 n'est pas un multiple de 4, 15 non plus, 48=4×12 oui, 10 non. Seul 6048 est divisible par 4. Pour 8, on regarde les trois derniers : 048, c'est-à-dire 48=8×6, donc 6048 est aussi divisible par 8. Vérification : 6048=8×756. Les autres étant déjà éliminés pour 4, ils le sont pour 8.
4)
La somme des chiffres vaut 4+7+a=11+a. Elle doit être un multiple de 3 : pour a allant de 0 à 9, 11+a prend les valeurs de 11 à 20, et les multiples de 3 y sont 12, 15 et 18. D'où a=1, a=4 ou a=7, soit 471, 474 et 477. Pour un multiple de 9, il faut 11+a=18, donc a=7 seulement : 477=9×53. Vérification : 471=3×157 et 474=3×158, mais 471÷9 et 474÷9 ne tombent pas juste.
5)
Il a raison. Un nombre divisible par 9 s'écrit 9k=3×3k, il est donc divisible par 3 : c'est vrai pour tous les nombres, pas seulement pour 3915. La phrase inverse, « divisible par 3 donc divisible par 9 », est FAUSSE : 12 est divisible par 3 et pas par 9. Une implication et sa réciproque sont deux affirmations différentes, et ici une seule des deux est vraie.
6)
Non, ce n'est pas forcé : 12 est divisible par 2 et par 4, mais 12=8×1+4 n'est pas divisible par 8. La différence avec 6 tient à la décomposition : 6=2×3, et 2 et 3 n'ont aucun facteur commun, donc les deux conditions apportent chacune quelque chose de neuf. Pour 8=2×4, le facteur 2 est déjà contenu dans le 4 : dire « divisible par 2 et par 4 » ne dit rien de plus que « divisible par 4 ». C'est la première apparition du fil de la série : ce sont les facteurs premiers qui commandent, pas les nombres qu'on multiplie.
Exercice 3 : Tous les diviseurs, sans en oublier un seul
Chercher les diviseurs au hasard, c'est en oublier sans le savoir. On les cherche PAR PAIRES, en montant depuis 1, et on s'arrête dès que les deux membres de la paire se croisent : c'est ce croisement, et lui seul, qui prouve que la liste est complète. La figure montre la méthode sur 24.
1) Donner la liste complète des diviseurs de 84, rangés dans l'ordre croissant.
2) Jusqu'à quel nombre a-t-il fallu essayer pour être sûr de n'en oublier aucun ? Justifier.
3) Donner la liste des diviseurs de 100. Pourquoi leur nombre est-il impair, alors que celui des diviseurs de 84 est pair ?
4) Le nombre 221 est-il premier ? Détailler les essais faits, et dire combien on en a évités.
5) Combien 25 a-t-il de diviseurs ? Les lister.
6) Donner tous les diviseurs communs à 84 et à 100, puis le plus grand d'entre eux.
On monte depuis 1 en notant chaque paire : 1×84, 2×42, 3×28, 4×21, 6×14, 7×12. Les nombres 5, 8 et 9 sont écartés : 84 ne finit ni par 0 ni par 5 ; 84÷8=10,5 ; la somme des chiffres 12 est multiple de 3 mais pas de 9. Liste complète, dans l'ordre : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 7 ; 12 ; 14 ; 21 ; 28 ; 42 ; 84. Ils sont douze, soit six paires.
2)
Il a suffi d'essayer jusqu'à 9. En effet 9×9=81 est plus petit que 84, tandis que 10×10=100 le dépasse. Tout diviseur plus grand que 9 est donc accompagné, dans sa paire, d'un diviseur plus petit que 9, déjà trouvé. Essayer jusqu'à 42, la moitié de 84, donnerait le même résultat mais avec quatre fois plus de divisions : c'est le croisement, pas la moitié, qui fixe l'arrêt.
3)
Paires de 100 : 1×100, 2×50, 4×25, 5×20, puis 10×10. La liste est 1 ; 2 ; 4 ; 5 ; 10 ; 20 ; 25 ; 50 ; 100, soit NEUF diviseurs. Le nombre est impair parce que 100=10×10 est un carré parfait : 10 est le seul diviseur à être associé à lui-même, il compte donc pour un et non pour deux. Comme 84 n'est pas un carré, tous ses diviseurs sont appariés deux à deux et leur nombre est pair.
4)
On essaie seulement les nombres premiers jusqu'à 14, car 14×14=196 est plus petit que 221 alors que 15×15=225 le dépasse. Essais : 2 non, 221 est impair ; 3 non, 2+2+1=5 ; 5 non, il ne finit ni par 0 ni par 5 ; 7 non, 221=7×31+4 ; 11 non, 221=11×20+1 ; 13 OUI, 221=13×17. Donc 221 n'est PAS premier. Six essais ont suffi là où une recherche naïve en aurait demandé 219.
5)
25=32. Ses diviseurs sont 1 ; 2 ; 4 ; 8 ; 16 ; 32, c'est-à-dire 20, 21, 22, 23, 24 et 25 : il y en a SIX, soit l'exposant 5 augmenté de 1. Un diviseur de 32 ne peut contenir aucun facteur autre que 2, et le seul choix à faire est le nombre de 2 que l'on garde, de zéro à cinq.
6)
On croise les deux listes. Diviseurs de 84 : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 12, 14, 21, 28, 42, 84. Diviseurs de 100 : 1, 2, 4, 5, 10, 20, 25, 50, 100. Communs : 1 ; 2 ; 4. Le plus grand est 4. On le vérifie autrement : 84=4×21 et 100=4×25, et il n'y a plus rien à extraire puisque 21 et 25 n'ont aucun diviseur commun sauf 1.
Exercice 4 : Le crible d'Ératosthène
Le crible ne teste aucun nombre : il RAYE les multiples de ceux qu'il a déjà trouvés. Ce qui survit n'est multiple de personne, donc n'a pas d'autre diviseur que 1 et lui-même. La méthode a vingt-deux siècles et reste la plus rapide à la main.
1) Un nombre premier a exactement deux diviseurs distincts. Expliquer pourquoi 1 n'est pas premier, et pourquoi 0 ne l'est pas non plus.
2) Sur la grille, barrer 1, puis les multiples de 2 autres que 2, puis ceux de 3 autres que 3, puis ceux de 5, puis ceux de 7. Donner la liste des nombres restants.
3) Pourquoi peut-on s'arrêter aux multiples de 7 ? Où faudrait-il s'arrêter si la grille allait jusqu'à 120 ?
4) Combien y a-t-il de nombres premiers inférieurs à 60 ? Combien entre 1 et 30, et combien entre 31 et 60 ?
5) Pourquoi 2 est-il le seul nombre premier pair ? La phrase « tous les nombres impairs sont premiers » est-elle vraie ?
6) Deux nombres premiers qui diffèrent de 2 sont dits jumeaux. Donner toutes les paires de jumeaux inférieures à 60.
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Réponses
1)1 n'a qu'un diviseur
2)17 nombres, de 2 à 59
3)Encore à 7
4)17 : dix puis sept
5)Faux : 9, 15, 21...
6)Six paires
1)
Le nombre 1 n'a qu'UN seul diviseur, lui-même : il lui en manque un pour être premier. Ce n'est pas une convention arbitraire, c'est ce qui rend la décomposition unique : si 1 était premier, on pourrait écrire 6=2×3=1×2×3=1×1×2×3 et il n'y aurait plus d'écriture unique. Le nombre 0 n'est pas premier non plus, mais pour la raison opposée : tout entier non nul le divise, il a donc une infinité de diviseurs, bien plus que deux.
2)
Restent : 2 ; 3 ; 5 ; 7 ; 11 ; 13 ; 17 ; 19 ; 23 ; 29 ; 31 ; 37 ; 41 ; 43 ; 47 ; 53 ; 59. On raye d'abord une colonne sur deux à partir de 4, ce qui vide la moitié de la grille d'un coup ; les multiples de 3 forment ensuite des diagonales bien visibles. En barrant les multiples de 5 on ne raye que les colonnes des 5 et des 0, et pour 7 il ne reste plus que 49 à barrer, tous les autres multiples de 7 ayant déjà disparu.
3)
Parce que tout nombre non premier inférieur à 60 possède un diviseur premier inférieur ou égal à sa racine, donc au plus 7, puisque 7×7=49 ne dépasse pas 60 alors que 11×11=121 le dépasse largement. Le premier nombre que le crible des 11 ferait tomber serait justement 121. Pour une grille allant jusqu'à 120, on s'arrêterait donc AU MÊME endroit, à 7 : 121 étant plus grand que 120, aucun multiple de 11 n'a besoin d'être barré.
4)
Il y en a 17 en dessous de 60. Entre 1 et 30 : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, soit DIX. Entre 31 et 60 : 31, 37, 41, 43, 47, 53, 59, soit SEPT. Les nombres premiers se raréfient à mesure qu'on avance, sans jamais s'arrêter : Euclide a démontré qu'il y en a une infinité.
5)
Tout nombre pair supérieur à 2 s'écrit 2k avec k au moins égal à 2 : il admet donc 1, 2 et lui-même comme diviseurs, soit au moins trois. Seul 2 échappe à l'argument, car pour lui k=1 et le diviseur 2 se confond avec le nombre. La phrase sur les impairs est FAUSSE : 9=3×3, 15=3×5, 21, 25, 27, 33, 35, 39, 45, 49, 51, 55 et 57 sont impairs sans être premiers. Il y en a treize sous 60, autant dire que l'imparité ne garantit rien.
6)
Les paires sont (3;5), (5;7), (11;13), (17;19), (29;31) et (41;43), soit SIX paires. Le nombre 5 appartient à deux paires à la fois, ce qui ne se reproduit jamais ensuite : sur trois impairs consécutifs, l'un des trois est toujours multiple de 3, et 3, 5, 7 est le seul triplet où ce multiple de 3 est 3 lui-même.
Exercice 5 : La carte d'identité d'un nombre
Tout entier plus grand que 1 s'écrit comme un produit de nombres premiers, et d'une seule façon à l'ordre près. Deux arbres partis de deux découpages différents finissent donc toujours sur les mêmes feuilles : c'est ce que les deux arbres ci-dessous vont vérifier.
1) Compléter le premier arbre, parti de 360=36×10, jusqu'à n'avoir que des nombres premiers aux extrémités. En déduire la décomposition de 360, écrite avec des puissances.
2) Compléter le second arbre, parti de 360=8×45, et comparer les deux résultats.
3) Décomposer 504, puis 1001, en produits de facteurs premiers.
4) Décomposer 2025. Un seul essai bien choisi suffit : ce nombre se termine par 25.
5) Sans effectuer le produit, dire si 23×32×7 est divisible par 6, par 8, par 14, par 5, par 12.
6) On pose n=24×53. Par quel plus petit entier faut-il multiplier n pour obtenir une puissance de 10 ? Laquelle obtient-on ?
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Réponses
1)360=23×32×5
2)Mêmes feuilles
3)23×32×7 ; 7×11×13
4)34×52
5)Oui, oui, oui, non, oui
6)Par 5 : 104
1)
On descend : 360=36×10, puis 36=6×6 et 10=2×5, puis chaque 6=2×3. Les feuilles sont 2, 3, 2, 3, 2, 5. En rangeant par ordre croissant de base : 360=23×32×5. Vérification indispensable, elle prend cinq secondes : 8×9×5=72×5=360. Un arbre qui ne se vérifie pas est un arbre faux une fois sur trois.
2)
Second arbre : 360=8×45, puis 8=2×4 et 45=5×9, puis 4=2×2 et 9=3×3. Les feuilles sont 2, 2, 2, 5, 3, 3 : les MÊMES que dans le premier arbre, dans un autre ordre. On retrouve 360=23×32×5. C'est le théorème fondamental de l'arithmétique : le découpage de départ change la forme de l'arbre, jamais ses feuilles. Sur la copie, on écrit toujours le résultat avec les bases rangées dans l'ordre croissant, sinon deux élèves ayant juste ont l'air d'être en désaccord.
3)
504=8×63=(2×2×2)×(7×9)=23×32×7. Vérification : 8×9×7=504. Pour 1001, on essaie les premiers dans l'ordre : 2 non, il est impair ; 3 non, 1+0+0+1=2 ; 5 non ; 7 oui, 1001=7×143 ; puis 143=11×13. Donc 1001=7×11×13, un produit de trois premiers consécutifs qu'il vaut la peine de connaître par cœur.
4)
Se terminant par 25, le nombre est divisible par 25 : 2025=25×81. Or 25=52 et 81=34, d'où 2025=34×52. Vérification : 81×25=2025. On remarque au passage que 34×52=(32×5)2=452 : 2025 est un carré parfait, ce qui se lit directement sur la décomposition puisque tous ses exposants sont pairs.
5)
On compare les facteurs, sans jamais calculer le produit, qui vaut d'ailleurs 504. Par 6=2×3 : oui, un 2 et un 3 sont disponibles. Par 8=23 : oui, il y a exactement trois 2. Par 14=2×7 : oui. Par 5 : NON, aucun 5 n'apparaît, et un facteur premier ne peut pas surgir d'un produit où il n'était pas. Par 12=22×3 : oui, il y a assez de 2 et au moins un 3. Règle générale : a divise b lorsque chaque facteur premier de a figure dans b avec un exposant au moins aussi grand.
6)
Une puissance de 10 s'écrit 10k=2k×5k : il lui faut autant de 2 que de 5. Ici n=24×53 a un 5 de retard, il suffit donc de multiplier par 5. On obtient 24×54=104=10000. Vérification chiffrée : n=16×125=2000, et 2000×5=10000. Multiplier par 10 aurait aussi donné une puissance de 10, mais 20000 n'en est pas une : c'est bien 5, et non 10, le plus petit entier qui convient.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : La fraction irréductible, en une seule étape
Simplifier à tâtons, c'est risquer de s'arrêter trop tôt sans le savoir. Les deux décompositions disent à l'avance par combien on peut simplifier, et surtout elles PROUVENT qu'on ne peut pas aller plus loin.
1) Rendre irréductible 504360, en utilisant les décompositions trouvées à l'exercice 5.
2) Un élève simplifie cette fraction par 2, puis encore par 2, et s'arrête sur 12690. Sa fraction est-elle irréductible ? Que lui manque-t-il ?
3) Rendre irréductible 4621155.
4) Rendre irréductible 9452025.
5) À quoi voit-on, sur les deux décompositions, qu'une fraction est DÉJÀ irréductible ? Le vérifier sur 7235.
6) Existe-t-il une fraction égale à 127 dont le dénominateur soit 100 ? Justifier.
Voir la correction
Réponses
1)75
2)Non : il reste 18 en commun
3)25
4)715
5)Aucun facteur premier commun
6)Non : 100 n'est pas multiple de 12
1)
On écrit 360=23×32×5 et 504=23×32×7. La partie commune est 23×32=72, et il ne reste que 5 en haut, 7 en bas : 504360=7×725×72=75. Vérification : 5×72=360 et 7×72=504, et en décimal 360÷504≈0,714 comme 5÷7. La décomposition a donné le facteur 72 d'un coup, sans tâtonner.
2)
Non, elle ne l'est pas. Simplifier deux fois par 2 revient à simplifier par 4, et 4 ne représente qu'une partie du 72 commun : il manque le facteur 9. On le voit sur les décompositions, 90=2×32×5 et 126=2×32×7, qui ont encore 2×32=18 en commun. En simplifiant 12690 par 18, on retombe sur 75. Ce qui manque à l'élève n'est pas une étape de plus, c'est un critère d'ARRÊT : tant qu'on n'a pas vérifié qu'il ne reste aucun facteur premier commun, on ne peut pas affirmer qu'on a fini.
3)
1155 se termine par 5 : 1155=5×231, puis 231=3×77=3×7×11. Donc 1155=3×5×7×11. Pour 462 : il est pair, 462=2×231=2×3×7×11. La partie commune est 3×7×11=231, d'où 4621155=25. Vérification : 5×231=1155 et 2×231=462. Le résultat vaut 2,5 : une fraction irréductible n'est pas forcément plus petite que 1.
4)
On a déjà 2025=34×52. Pour 945 : impair, somme des chiffres 18 donc divisible par 9, 945=9×105=9×3×35=33×5×7. Facteurs communs : trois 3 et un 5, soit 33×5=135. Il reste 3×5=15 en haut et 7 en bas : 9452025=715. Vérification : 15×135=2025 et 7×135=945. On prend le plus petit exposant de chaque facteur commun, jamais le plus grand.
5)
Une fraction est déjà irréductible lorsque les deux décompositions n'ont AUCUN facteur premier en commun. Sur 7235 : 35=5×7 et 72=23×32. Les facteurs 5 et 7 d'un côté, 2 et 3 de l'autre, ne se rencontrent nulle part : la fraction est irréductible, et on l'a prouvé sans essayer de diviser par 2, par 3, par 5 puis par 7. C'est la seule méthode qui donne une preuve et non une impression.
6)
Non. La fraction 127 est irréductible, car 7 est premier et n'apparaît pas dans 12=22×3. Toute fraction qui lui est égale s'écrit donc 12k7k avec k entier, et son dénominateur est un multiple de 12. Or 100=12×8+4 n'est pas un multiple de 12. Il n'existe donc pas de telle fraction, et par conséquent 127 ne s'écrit pas non plus avec un dénominateur 10, 1000 ou 10000 : elle n'a pas d'écriture décimale exacte, à cause du facteur 3 que 12 contient et qu'aucune puissance de 10 ne possède.
Exercice 7 : Le plus grand lot identique
Un club de robotique range 168 vis et 252 écrous dans des pochettes IDENTIQUES, sans rien laisser de côté. Le nombre de pochettes ne se devine pas : il doit diviser 168 et diviser 252, et cette double condition suffit à tout déterminer.
1) Peut-on faire 12 pochettes ? Et 16 pochettes ? Justifier.
2) Décomposer 168 et 252 en produits de facteurs premiers.
3) Quel est le plus grand nombre de pochettes possible ? Que contient alors chaque pochette ?
4) Combien de nombres de pochettes différents sont possibles au total ?
5) On ajoute 42 boulons, qui doivent eux aussi être répartis également. Que deviennent le nombre maximal de pochettes et le contenu d'une pochette ?
6) Vrai ou faux : le plus grand diviseur commun à deux entiers est toujours strictement plus petit que chacun d'eux.
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Réponses
1)12 oui, 16 non
2)23×3×7 et 22×32×7
3)84 pochettes : 2 vis, 3 écrous
4)12 possibilités
5)42 pochettes : 4, 6 et 1
6)Faux : inférieur ou égal
1)
Avec 12 pochettes : 168=12×14 et 252=12×21, les deux divisions tombent juste, donc oui, chaque pochette contient 14 vis et 21 écrous. Avec 16 : 168=16×10+8, la division ne tombe pas juste, donc non, il resterait 8 vis. Il suffit qu'UNE des deux conditions échoue pour que la réponse soit non : inutile de tester 252.
On garde chaque facteur commun avec son PLUS PETIT exposant : deux 2, un seul 3 car 168 n'en a qu'un, et un 7. Cela donne 22×3×7=84. Le plus grand nombre de pochettes est donc 84, et chacune contient 168÷84=2 vis et 252÷84=3 écrous. Vérification : 84×2=168 et 84×3=252. Le piège classique est de prendre le plus GRAND exposant, ce qui donnerait 23×32×7=504, un nombre qui ne divise ni l'un ni l'autre.
4)
Les nombres de pochettes possibles sont exactement les diviseurs communs à 168 et 252, c'est-à-dire les diviseurs de 84 : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 12, 14, 21, 28, 42, 84. Il y a donc DOUZE possibilités, et l'on retrouve au passage le 12 de la question 1. Retenir ce fait, il n'est pas évident : tout diviseur commun à deux nombres divise leur plus grand diviseur commun.
5)
42=2×3×7. Le nombre de pochettes doit maintenant diviser les trois nombres : on garde les facteurs présents partout, avec le plus petit exposant, soit un 2 car 42 n'en a qu'un, un 3 et un 7, donc 2×3×7=42. Il y aura au plus 42 pochettes, contenant chacune 4 vis, 6 écrous et 1 boulon. Vérification : 42×4=168, 42×6=252, 42×1=42. Ajouter un objet a donc DIVISÉ PAR DEUX le nombre de lots, ce qui surprend toujours : une contrainte de plus ne peut jamais faire monter le maximum.
6)
FAUX, il faut dire « inférieur ou égal ». Prenons 84 et 168 : comme 84 divise 168, leur plus grand diviseur commun est 84 lui-même, égal au plus petit des deux. L'égalité se produit exactement lorsque l'un des deux nombres divise l'autre. En revanche il est bien toujours inférieur ou égal au plus petit, puisqu'un diviseur d'un nombre ne le dépasse jamais.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dire pourquoi, donner un contre-exemple lorsque c'est possible, et écrire l'énoncé correct.
1) « Tous les nombres impairs sont premiers. »
2) « 1 est un nombre premier, puisqu'il n'est divisible que par 1 et par lui-même. »
3) « Un nombre divisible par 2 et par 3 est divisible par 6 ; donc un nombre divisible par 2 et par 4 est divisible par 8. »
4) « En simplifiant 504360 deux fois par 2, on obtient 12690, qui est irréductible. »
5) « Pour savoir si 221 est premier, il faut le diviser par tous les entiers de 2 à 220. »
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Réponses
1)Faux : 9=3×3
2)Faux : 1 a un seul diviseur
3)Faux : 12
4)Faux : 75
5)Faux : six essais
1)
FAUX. Le nombre 9 est impair et vaut 3×3 : il a trois diviseurs, 1, 3 et 9. Sous 60, il y a treize impairs non premiers, dont 15, 21, 25 et 49. Énoncé correct : à part 2, tous les nombres premiers sont impairs. C'est la réciproque de l'affirmation, et une réciproque n'est jamais vraie automatiquement.
2)
FAUX. Un nombre premier a exactement DEUX diviseurs DISTINCTS. Pour 1, le diviseur 1 et « lui-même » sont le même nombre : il n'en a donc qu'un. Énoncé correct : 1 n'est ni premier ni composé, et 2 est le plus petit nombre premier. Cette exclusion n'est pas un caprice : si 1 était premier, un nombre aurait une infinité de décompositions, 6=2×3=1×2×3=1×1×2×3, et le théorème d'unicité tomberait.
3)
FAUX dans sa seconde moitié. Contre-exemple : 12 est divisible par 2 et par 4, mais 12=8+4 n'est pas divisible par 8. La première moitié est vraie parce que 2 et 3 n'ont aucun facteur premier commun ; pour 2 et 4, le facteur 2 est compté deux fois. Énoncé correct : si a et b n'ont aucun facteur premier commun, alors un nombre divisible par a et par b est divisible par a×b.
4)
FAUX. 90 et 126 sont tous les deux pairs, la fraction n'est donc visiblement pas terminée. Leurs décompositions 90=2×32×5 et 126=2×32×7 montrent qu'il reste 18 en commun, et 12690=75. Énoncé correct : simplifier deux fois par 2 revient à simplifier par 4, alors que le facteur commun à 360 et 504 vaut 72.
5)
FAUX. Il suffit d'essayer les nombres premiers jusqu'à 14, car 14×14=196 est inférieur à 221 et 15×15=225 lui est supérieur : si 221 avait deux facteurs tous deux supérieurs à 14, leur produit dépasserait 225. Six essais suffisent, et le sixième réussit, 221=13×17. Énoncé correct : pour tester si un nombre est premier, on le divise par les nombres premiers dont le carré ne dépasse pas ce nombre.
Exercice 9 : Le dallage
Une pièce rectangulaire de 336 cm sur 240 cm doit être couverte de dalles CARRÉES toutes identiques, posées entières, sans découpe et sans trou. Le côté de la dalle n'est pas libre : il doit diviser les deux dimensions à la fois.
1) Peut-on utiliser des dalles de 20 cm de côté ? de 24 cm ? Dans le cas favorable, combien en faut-il ?
2) Décomposer 336 et 240 en produits de facteurs premiers.
3) Quel est le plus grand côté de dalle possible ? Combien de dalles faut-il alors ?
4) Combien de tailles de dalles conviennent au total ?
5) En écrivant le nombre de dalles en fonction du côté c, expliquer pourquoi la plus grande dalle est aussi celle qui en demande le moins.
6) La pièce voisine mesure 336 cm sur 245 cm. Reprendre la question 3 pour elle et commenter l'écart.
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Réponses
1)20 non ; 24 oui : 140 dalles
2)24×3×7 et 24×3×5
3)48 cm : 35 dalles
4)Dix tailles
5)Côté doublé : quatre fois moins
6)7 cm : 1680 dalles
1)
Avec 20 cm : 336÷20=16,8, la division ne tombe pas juste, donc non. Avec 24 cm : 336÷24=14 et 240÷24=10, les deux tombent juste, donc oui. Il faut alors 14×10=140 dalles. Vérification par les aires : 336×240=80640 et 140×24×24=140×576=80640.
On garde les facteurs communs avec le plus petit exposant : 24×3=48. Le plus grand côté possible est donc 48 cm. Il faut alors 336÷48=7 dalles en longueur et 240÷48=5 en largeur, soit 7×5=35 dalles. Vérification par les aires : 35×48×48=35×2304=80640, c'est bien l'aire de la pièce. On ne peut pas faire mieux : 7 et 5 n'ont plus aucun facteur commun.
4)
Les côtés possibles sont les diviseurs communs à 336 et 240, c'est-à-dire les diviseurs de 48 : 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 16, 24, 48. Il y a donc DIX tailles possibles, et l'on y retrouve bien le 24 de la question 1 et pas le 20.
5)
L'aire de la pièce vaut 80640 cm carrés et celle d'une dalle vaut c×c, donc le nombre de dalles est c280640. Comme c figure au dénominateur et au carré, plus la dalle est grande, moins il en faut, et la baisse est rapide : en doublant le côté de 24 à 48, on divise le nombre de dalles par 4, de 140 à 35. C'est aussi l'argument pratique du carreleur, qui pose moins de joints.
6)
Ici 245=5×49=5×72, alors que 336=24×3×7. Le seul facteur commun est un 7 : la plus grande dalle possible mesure 7 cm de côté, et il en faut 48×35=1680. Pour 5 cm de moins sur un côté, on passe de 35 dalles à 1680. Ce n'est pas la TAILLE de la pièce qui commande, c'est la décomposition de ses dimensions ; deux pièces presque identiques peuvent demander des dallages sans rapport.
Exercice 10 : Deux phares
Le phare de la pointe émet un éclat toutes les 18 secondes, celui de l'île toutes les 24 secondes. Ils viennent d'émettre en même temps. Cette fois ce ne sont plus les diviseurs qui décident, ce sont les multiples : l'instant cherché doit être à la fois un multiple de 18 et un multiple de 24.
1) Écrire les multiples non nuls de 18, puis ceux de 24, jusqu'à 150.
2) Au bout de combien de secondes les deux phares émettront-ils de nouveau ensemble ?
3) Combien de fois cela se produira-t-il pendant l'heure qui suit le départ ?
4) Retrouver le résultat de la question 2 à partir des décompositions de 18 et de 24.
5) Un troisième phare émet toutes les 30 secondes, en même temps que les deux autres à l'instant de départ. Au bout de combien de temps les trois émettront-ils ensemble ?
6) Le produit 18×24=432 est aussi un instant de coïncidence. Pourquoi n'est-il pas le premier ? Par combien est-il trop grand, et d'où vient ce facteur ?
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Réponses
1)Communs : 72 et 144
2)72 s
3)50 fois
4)23×32=72
5)360 s
6)Sixième coïncidence : facteur 6
1)
Multiples de 18 : 18 ; 36 ; 54 ; 72 ; 90 ; 108 ; 126 ; 144. Multiples de 24 : 24 ; 48 ; 72 ; 96 ; 120 ; 144. On les obtient en ajoutant toujours le même pas, ce qui évite les erreurs de table. Deux valeurs figurent dans les deux listes, 72 et 144.
2)
Au bout de 72 secondes, soit 1 minute 12 secondes. C'est le plus petit nombre présent dans les deux listes. Vérification : 72=18×4, donc c'est le quatrième éclat du phare A, et 72=24×3, le troisième du phare B.
3)
Une heure vaut 3600 secondes, et les coïncidences se produisent toutes les 72 secondes : à 72 s, 144 s, et ainsi de suite. Comme 3600=72×50, il y en a exactement 50, la cinquantième tombant pile à la fin de l'heure. Les instants de coïncidence sont les multiples de 72, et non pas seulement le premier d'entre eux.
4)
18=2×32 et 24=23×3. Un multiple commun doit contenir tout ce qu'il faut pour être multiple de chacun : au moins trois 2, à cause de 24, et au moins deux 3, à cause de 18. Le plus petit prend donc le PLUS GRAND exposant de chaque facteur, 23×32=8×9=72. On notera l'opposition avec l'exercice 7 : pour un diviseur commun on prend le plus petit exposant, pour un multiple commun le plus grand.
5)
30=2×3×5. Il faut maintenant au moins trois 2, deux 3 et un 5, soit 23×32×5=360 secondes, c'est-à-dire 6 minutes. Vérification : 360÷18=20, 360÷24=15, 360÷30=12, trois entiers. Le troisième phare multiplie l'attente par 5 alors qu'il n'est pas beaucoup plus lent que les autres : c'est son facteur 5, que personne d'autre ne possède, qui coûte cher.
6)
Parce que 432=72×6 : c'est bien un multiple commun, mais le sixième, pas le premier. Le facteur 6 en trop est exactement ce que 18 et 24 ont en commun, 2×3=6, compté deux fois quand on multiplie les deux nombres. On retient la relation, qui relie cet exercice au précédent : le produit de deux entiers est égal au produit de leur plus grand diviseur commun par leur plus petit multiple commun, ici 18×24=6×72=432.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Compter les diviseurs sans les écrire
Si n=2a×3b, un diviseur de n s'écrit 2x×3y, avec x entier entre 0 et a, et y entier entre 0 et b. Il y a a+1 choix pour x et b+1 choix pour y, donc (a+1)×(b+1) diviseurs en tout. La règle s'étend à trois facteurs premiers ou plus.
1) Combien 12=22×3 a-t-il de diviseurs ? Vérifiez en les écrivant.
2) Combien 72 a-t-il de diviseurs ?
3) Combien 180 a-t-il de diviseurs ?
4) Combien de diviseurs a le carré d'un nombre premier, par exemple 49 ? Et le produit de deux nombres premiers différents, par exemple 35 ?
5) Quel est le plus petit entier qui a exactement 10 diviseurs ?
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Réponses
1)6
2)12
3)18
4)3 et 4
5)48
1)
(2+1)×(1+1)=6 diviseurs : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 12. Le compte et la liste concordent.
2)
72=23×32, donc (3+1)×(2+1)=12 diviseurs. On ajoute 1 à chaque exposant AVANT de multiplier : l'exposant 0 est un choix possible.
3)
180=22×32×5, donc (2+1)×(2+1)×(1+1)=18 diviseurs.
4)
49=72 a 2+1=3 diviseurs : 1, 7 et 49. 35=5×7 en a (1+1)×(1+1)=4 : 1, 5, 7 et 35. Un nombre qui a exactement trois diviseurs est toujours le carré d'un nombre premier.
5)
Il faut 10=10 ou 10=5×2. Premier cas : p9, dont le plus petit est 29=512. Second cas : p4×q avec deux premiers différents ; on met le grand exposant sur le plus petit premier : 24×3=48. Le plus petit est donc 48, dont les diviseurs sont 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 16, 24 et 48.
Le fil : la décomposition contient tous les diviseurs ; les compter revient à compter les choix d'exposants.
Exercice 12 : Démontrer une propriété de divisibilité
Un entier quelconque se note n, son suivant n+1. Un entier pair s'écrit 2k et un entier impair 2k+1, avec k entier. Démontrer, c'est prouver pour TOUS les entiers ; quelques exemples ne suffisent jamais, alors qu'un seul contre-exemple suffit à prouver qu'une affirmation est fausse.
1) Montrez que la somme de trois entiers consécutifs n, n+1 et n+2 est un multiple de 3. Quel est le quotient de cette somme par 3 ?
2) La somme de quatre entiers consécutifs est-elle toujours un multiple de 4 ? Quel est le reste de sa division par 4 ?
3) Montrez que la somme de deux entiers impairs est toujours paire.
4) Le produit de deux entiers consécutifs est-il toujours pair ? Justifiez.
5) Un élève constate que n2+n+41 est premier pour n=0, 1, 2 et 3, et il en conclut que ce nombre est toujours premier. Calculez sa valeur pour n=41 et concluez.
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Réponses
1)3(n+1) : quotient n+1
2)Non : reste 2
3)2(k+m+1)
4)Oui : un des deux est pair
5)1763=41×43 : faux
1)
n+(n+1)+(n+2)=3n+3=3×(n+1). La somme est un multiple de 3, et le quotient est n+1, l'entier du milieu. Exemple : 40+41+42=123=3×41.
2)
n+(n+1)+(n+2)+(n+3)=4n+6=4×(n+1)+2. Le reste est toujours 2 : la somme n'est JAMAIS un multiple de 4. Exemple : 1+2+3+4=10=4×2+2.
3)
Deux impairs s'écrivent 2k+1 et 2m+1, avec deux lettres différentes car ils ne sont pas forcément égaux. Leur somme vaut 2k+2m+2=2×(k+m+1) : c'est un nombre pair. Écrire les deux impairs 2k+1 et 2k+1 ne démontrerait la propriété que pour deux nombres égaux.
4)
Oui. Parmi deux entiers consécutifs, l'un est pair. Un produit dont un facteur est pair est pair : le facteur 2 du nombre pair se retrouve dans le produit.
5)
412+41+41=41×(41+1+1)=41×43=1763. Ce nombre est divisible par 41 : il n'est pas premier. L'affirmation est fausse, alors qu'elle est vraie pour tous les entiers de 0 à 39 : des dizaines de vérifications ne remplacent pas une démonstration.
Le fil : avec des lettres, on fait apparaître le facteur cherché ; un contre-exemple unique suffit à ruiner une affirmation générale.
Exercice 13 : Deux chiffres cachés pour un multiple de 45
On cherche les nombres de quatre chiffres 5a3b, où a est le chiffre des centaines et b celui des unités, qui sont divisibles par 45.
1) Pour quelles valeurs de b le nombre est-il divisible par 5 ?
2) On a 45=5×9. Pourquoi un nombre divisible par 5 et par 9 est-il forcément divisible par 45 ?
3) Avec b=0, quelle valeur de a rend le nombre divisible par 9 ?
4) Avec b=5, quelle valeur de a rend le nombre divisible par 9 ?
5) Donnez les deux nombres obtenus et le quotient de chacun par 45.
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Réponses
1)b=0 ou b=5
2)5 et 9 sans facteur commun
3)a=1
4)a=5
5)5130=45×114 ; 5535=45×123
1)
Le chiffre des unités doit être 0 ou 5 : b=0 ou b=5.
2)
Parce que 5 et 9=32 n'ont aucun facteur premier commun : un nombre divisible par 5 et par 9 contient dans sa décomposition le facteur 5 et le facteur 32, donc leur produit 45. Le raisonnement échouerait avec 3 et 9, qui partagent le facteur 3.
3)
La somme des chiffres vaut 5+a+3+0=8+a, avec a entre 0 et 9 : elle va de 8 à 17, et le seul multiple de 9 y est 9. Donc a=1.
4)
La somme vaut 5+a+3+5=13+a, qui va de 13 à 22 : le seul multiple de 9 est 18, donc a=5.
5)
Les nombres sont 5130 et 5535. 5130÷45=114 et 5535÷45=123. On vérifie : 45×114=5130 et 45×123=5535.
Le fil : un critère pour 45 n'existe pas tel quel ; on le fabrique à partir de deux critères dont les nombres n'ont aucun facteur commun.
Exercice 14 : Problème : les cigales périodiques
En Amérique du Nord, certaines espèces de cigales vivent 13 ou 17 ans sous terre, puis sortent toutes la même année. Une hypothèse des biologistes relie ces durées à des prédateurs qui reviennent eux aussi à intervalles réguliers : une cigale et un prédateur sortent ensemble les années qui sont des multiples communs de leurs deux cycles.
1) Une cigale de cycle 12 ans et un prédateur de cycle 4 ans sortent la même année. Dans combien d'années sortiront-ils de nouveau ensemble ?
2) Même question pour une cigale de cycle 13 ans et un prédateur de cycle 4 ans.
3) Des prédateurs ont des cycles de 2, 3, 4, 5 et 6 ans. Combien d'entre eux sortent à CHAQUE sortie d'une cigale de cycle 12 ans ?
4) Combien d'entre eux sortent à chaque sortie d'une cigale de cycle 13 ans ?
5) Deux espèces de cycles 13 et 17 ans sont sorties ensemble une certaine année. Dans combien d'années sortiront-elles de nouveau ensemble ?
Voir la correction
Réponses
1)12 ans
2)52 ans
3)Quatre prédateurs
4)Aucun
5)221 ans
1)
12 est un multiple de 4 : ils se retrouvent au bout de 12 ans, à chaque sortie de la cigale.
2)
13 est premier et ne partage aucun facteur avec 4=22 : le plus petit multiple commun est 13×4=52 ans.
3)
Un prédateur sort à chaque sortie de la cigale quand son cycle DIVISE 12. Or 2, 3, 4 et 6 divisent 12, pas 5 : quatre prédateurs sur cinq.
4)
Aucun : 13 est premier, ses seuls diviseurs sont 1 et 13. Le premier rendez-vous avec le prédateur de 6 ans n'arrive qu'au bout de 78 ans.
5)
13 et 17 sont deux nombres premiers différents : leur plus petit multiple commun est 13×17=221 ans. Les deux espèces ne sortent ensemble qu'une fois tous les deux siècles environ, et ne se disputent presque jamais la même nourriture.
Le fil : un cycle premier n'a pas de diviseur utile ; ses multiples communs avec les autres cycles sont aussi grands que possible.
Exercice 15 : Problème : le plan de table
Pour une fête, 180 invités doivent être répartis en tables identiques, sans aucune place vide. Le traiteur propose des tables de 8 à 15 personnes.
1) Décomposez 180 en produit de facteurs premiers.
2) Quelles tailles de table, entre 8 et 15 personnes, conviennent ?
3) Pour chacune de ces tailles, combien de tables faut-il ?
4) La salle ne peut accueillir que 16 tables au plus. Quelles tailles restent possibles ?
5) Finalement, 7 invités de plus s'inscrivent. Sans tenir compte de la limite de la salle, peut-on encore former des tables identiques de 8 à 15 personnes ? Si oui, lesquelles et combien ?
Voir la correction
Réponses
1)22×32×5
2)9, 10, 12 et 15
3)20, 18, 15 et 12 tables
4)12 ou 15 personnes
5)Oui : 17 tables de 11
1)
180=4×45=22×32×5. Vérification : 4×9×5=180.
2)
La taille doit diviser 180. Entre 8 et 15 : 8 non, car 23 demande trois facteurs 2 ; 9=32 oui ; 10=2×5 oui ; 11 et 13 non, absents de la décomposition ; 12=22×3 oui ; 14=2×7 non ; 15=3×5 oui. Quatre tailles : 9, 10, 12 et 15.
3)
180÷9=20 tables, 180÷10=18, 180÷12=15 et 180÷15=12.
4)
Seules les tables de 12 personnes, soit 15 tables, et de 15 personnes, soit 12 tables, respectent la limite.
5)
187=11×17, deux nombres premiers. La seule taille entre 8 et 15 est 11 personnes, avec 17 tables. C'est possible, mais la salle ne suffirait plus : sept invités de plus ont complètement changé la décomposition.
Le fil : les tailles possibles sont les diviseurs du nombre d'invités, et la décomposition les donne tous sans rien oublier.
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