Exercice 1 : Multiples et diviseurs : une égalité, deux lectures
Le rectangle ci-dessous est quadrillé en carreaux tous identiques. Tout le vocabulaire du chapitre tient dans l'égalité qui relie ses deux dimensions au nombre total de carreaux.
- 1) Combien y a-t-il de carreaux en tout ? Écrire ce nombre sous la forme d'un produit de deux facteurs.
- 2) Recopier et compléter : « est un ... de » et « est un ... de ».
- 3) Le nombre est-il un diviseur de ? Justifier avec la même égalité qu'à la question 1.
- 4) Écrire les six premiers multiples de , en commençant par . Combien y a-t-il de multiples de en tout ?
- 5) Le nombre est-il un multiple de ? Poser la division pour répondre.
- 6) Vrai ou faux : « tout nombre entier est à la fois un multiple et un diviseur de lui-même. » Justifier.
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Réponses
- 1)
- 2) Multiple ; diviseur
- 3) Oui :
- 4) 0, 4, 8, 12, 16, 20 ; une infinité
- 5) Non :
- 6) Vrai :
1) Le rectangle compte rangées de carreaux, donc carreaux. On peut aussi compter colonnes de carreaux, ce qui donne : le même total. Cette égalité est le point de départ de tout l'exercice, car elle contient à elle seule les deux mots du chapitre.
2) est un MULTIPLE de , et est un DIVISEUR de . Les deux phrases disent la même chose, vue depuis le grand nombre pour la première et depuis le petit pour la seconde. Le moyen sûr de ne pas les inverser : le multiple est le résultat de la multiplication, donc le grand nombre ; le diviseur est l'un des facteurs, donc l'un des petits. Écrire « est un multiple de » revient à prétendre que avec entier, ce qui est impossible.
3) OUI. La même égalité se lit aussi , donc s'écrit bien multiplié par un entier : est un diviseur de , et on peut l'écrire . Une seule égalité fournit donc deux diviseurs d'un coup, et . C'est exactement ce qui rend la recherche par paires efficace à l'exercice 4.
4) Les six premiers multiples de sont , , , , et : on les obtient en multipliant par , , , , puis . Il en existe une INFINITÉ, car on peut toujours multiplier par un entier plus grand. C'est la grande différence avec les diviseurs d'un nombre, qui sont eux en nombre fini. Oublier est fréquent : , donc est bien un multiple de .
5) NON. La division de par donne : le quotient est et le reste est . Comme le reste n'est pas nul, n'est pas un multiple de . Attention au raisonnement faux qui consiste à dire « est pair et aussi, donc ça marche » : la parité ne suffit jamais à conclure pour un diviseur autre que .
6) VRAI. Pour tout entier , on a . Lue dans un sens, cette égalité dit que est un multiple de ; lue dans l'autre, elle dit que est un diviseur de . Au passage, elle montre aussi que est un diviseur de tous les nombres, et que tout nombre non nul a donc au moins deux diviseurs, et lui-même.