Sixième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : multiples, diviseurs et divisibilité (Sixième)
Ces quinze exercices corrigés couvrent les multiples, les diviseurs et les critères de divisibilité en sixième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix divisions euclidiennes à poser, comme dans les listes des manuels : par un diviseur à un chiffre puis à deux chiffres, avec un reste nul, avec un 0 au milieu ou à la fin du quotient comme pour 628 par 6, avec un dividende plus petit que le diviseur, puis le dividende à retrouver et la division de 20419 par 38, chacune avec le quotient et le reste à trouver et vérifiés en direct.
Le fil de la série tient en une phrase : « a est un multiple de b » et « b est un diviseur de a » sont DEUX LECTURES DE LA MÊME ÉGALITÉ a=b×c. Un élève qui tient cette idée n'inverse plus jamais les deux mots, et il sait quoi écrire pour justifier au lieu de répondre au feeling.
Deux pièges reviennent et le corrigé les désigne à chaque fois : le reste d'une division euclidienne doit être STRICTEMENT plus petit que le diviseur, sinon le quotient est faux même si l'égalité tombe juste ; et un critère de divisibilité DÉCIDE, il ne calcule pas, ce qui est exactement ce qui le rend utile.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
Pour chaque ligne, posez la division euclidienne et donnez le quotient puis le reste, sans calculatrice. Le reste doit être strictement plus petit que le diviseur.
Une seule méthode pour les dix lignes : on prend dans le dividende assez de chiffres pour contenir le diviseur, on cherche combien de fois il y entre, on soustrait, puis on abaisse le chiffre suivant. Chaque chiffre abaissé donne UN chiffre au quotient, même quand c'est un 0. On termine par l'égalité dividende = diviseur × quotient + reste.
a) Division euclidienne de 83 par 6.
b) Division euclidienne de 96 par 8.
c) Division euclidienne de 653 par 4.
d) Division euclidienne de 628 par 6.
e) Division euclidienne de 397 par 15.
f) Division euclidienne de 5038 par 7.
g) Division euclidienne de 3461 par 23.
h) Division euclidienne de 9 par 14.
i) Dans une division euclidienne, le diviseur est 13, le quotient 27 et le reste 8. Quel est le dividende ?
j) Division euclidienne de 20419 par 38.
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Réponses
a)83=6×13+5
b)96=8×12+0
c)653=4×163+1
d)628=6×104+4
e)397=15×26+7
f)5038=7×719+5
g)3461=23×150+11
h)9=14×0+9
i)13×27+8=359
j)20419=38×537+13
Le geste qui décide de tout : un chiffre abaissé, un chiffre au quotient. C'est lui qui empêche d'oublier un 0 au milieu du quotient, l'erreur la plus fréquente sur les grandes divisions.
a)
Dans 83, il y a 13 fois 6 : 6×13=78 et 83−78=5. Quotient 13, reste 5, et 83=6×13+5 avec 5<6.
b)
8×12=96 : la division tombe juste. Quotient 12, reste 0, donc 96 est un multiple de 8.
c)
6 contient 1 fois 4, reste 2 ; on abaisse le 5 : 25 contient 6 fois 4, reste 1 ; on abaisse le 3 : 13 contient 3 fois 4, reste 1. Quotient 163, reste 1, et 653=4×163+1.
d)
6 contient 1 fois 6, reste 0 ; on abaisse le 2 : 2 ne contient pas 6, on écrit 0 au quotient ; on abaisse le 8 : 28 contient 4 fois 6, reste 4. Quotient 104, reste 4. Piège : sauter le 0 et annoncer 14, alors que 6×14=84 est très loin de 628.
e)
39 contient 2 fois 15, reste 9 ; on abaisse le 7 : 97 contient 6 fois 15, soit 90, reste 7. Quotient 26, reste 7, et 397=15×26+7.
f)
50 contient 7 fois 7, reste 1 ; on abaisse le 3 : 13 contient 1 fois 7, reste 6 ; on abaisse le 8 : 68 contient 9 fois 7, soit 63, reste 5. Quotient 719, reste 5, et 7×719+5=5033+5=5038.
g)
34 contient 1 fois 23, reste 11 ; on abaisse le 6 : 116 contient 5 fois 23, soit 115, reste 1 ; on abaisse le 1 : 11 ne contient pas 23, on écrit 0. Quotient 150, reste 11. Piège : s'arrêter à 15 en oubliant le dernier chiffre abaissé.
h)
14 n'entre pas une seule fois dans 9 : quotient 0, reste 9, et 9=14×0+9 avec 9<14. Piège : inverser et diviser 14 par 9.
i)
On utilise l'égalité de la division : dividende =13×27+8=351+8=359. Contrôle : 8<13, le reste est bien acceptable.
j)
20 ne contient pas 38, on prend donc trois chiffres : 204 contient 5 fois 38, soit 190, reste 14 ; on abaisse le 1 : 141 contient 3 fois 38, soit 114, reste 27 ; on abaisse le 9 : 279 contient 7 fois 38, soit 266, reste 13. Quotient 537, reste 13, et 38×537+13=20406+13=20419. Pour trouver chaque chiffre, on arrondit 38 à 40 : 279 contient environ 7 fois 40.
Contrôle : on recalcule toujours diviseur × quotient + reste, et l'on doit retrouver exactement le dividende, avec un reste plus petit que le diviseur.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Multiples et diviseurs : une égalité, deux lectures
Le rectangle ci-dessous est quadrillé en carreaux tous identiques. Tout le vocabulaire du chapitre tient dans l'égalité qui relie ses deux dimensions au nombre total de carreaux.
1) Combien y a-t-il de carreaux en tout ? Écrire ce nombre sous la forme d'un produit de deux facteurs.
2) Recopier et compléter : « 28 est un ... de 4 » et « 4 est un ... de 28 ».
3) Le nombre 7 est-il un diviseur de 28 ? Justifier avec la même égalité qu'à la question 1.
4) Écrire les six premiers multiples de 4, en commençant par 0. Combien y a-t-il de multiples de 4 en tout ?
5) Le nombre 28 est-il un multiple de 8 ? Poser la division pour répondre.
6) Vrai ou faux : « tout nombre entier est à la fois un multiple et un diviseur de lui-même. » Justifier.
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Réponses
1)4×7=28
2)Multiple ; diviseur
3)Oui : 28=7×4
4)0, 4, 8, 12, 16, 20 ; une infinité
5)Non : 28=8×3+4
6)Vrai : a=a×1
1)
Le rectangle compte 4 rangées de 7 carreaux, donc 4×7=28 carreaux. On peut aussi compter 7 colonnes de 4 carreaux, ce qui donne 7×4=28 : le même total. Cette égalité 4×7=28 est le point de départ de tout l'exercice, car elle contient à elle seule les deux mots du chapitre.
2)
28 est un MULTIPLE de 4, et 4 est un DIVISEUR de 28. Les deux phrases disent la même chose, vue depuis le grand nombre pour la première et depuis le petit pour la seconde. Le moyen sûr de ne pas les inverser : le multiple est le résultat de la multiplication, donc le grand nombre ; le diviseur est l'un des facteurs, donc l'un des petits. Écrire « 4 est un multiple de 28 » revient à prétendre que 28×c=4 avec c entier, ce qui est impossible.
3)
OUI. La même égalité 4×7=28 se lit aussi 7×4=28, donc 28 s'écrit bien 7 multiplié par un entier : 7 est un diviseur de 28, et on peut l'écrire 28=7×4. Une seule égalité fournit donc deux diviseurs d'un coup, 4 et 7. C'est exactement ce qui rend la recherche par paires efficace à l'exercice 4.
4)
Les six premiers multiples de 4 sont 0, 4, 8, 12, 16 et 20 : on les obtient en multipliant 4 par 0, 1, 2, 3, 4 puis 5. Il en existe une INFINITÉ, car on peut toujours multiplier par un entier plus grand. C'est la grande différence avec les diviseurs d'un nombre, qui sont eux en nombre fini. Oublier 0 est fréquent : 0=4×0, donc 0 est bien un multiple de 4.
5)
NON. La division de 28 par 8 donne 28=8×3+4 : le quotient est 3 et le reste est 4. Comme le reste n'est pas nul, 28 n'est pas un multiple de 8. Attention au raisonnement faux qui consiste à dire « 8 est pair et 28 aussi, donc ça marche » : la parité ne suffit jamais à conclure pour un diviseur autre que 2.
6)
VRAI. Pour tout entier a, on a a=a×1. Lue dans un sens, cette égalité dit que a est un multiple de a ; lue dans l'autre, elle dit que a est un diviseur de a. Au passage, elle montre aussi que 1 est un diviseur de tous les nombres, et que tout nombre non nul a donc au moins deux diviseurs, 1 et lui-même.
Exercice 2 : La division euclidienne : quotient et reste
Diviser 45 par 7 en sixième, ce n'est pas chercher un nombre à virgule : c'est coincer 45 entre deux multiples de 7 qui se suivent. La droite ci-dessous ne porte que les multiples de 7.
1) Entre quels deux multiples consécutifs de 7 le nombre 45 se trouve-t-il ?
2) Poser la division euclidienne de 45 par 7. Donner le quotient et le reste.
3) Écrire l'égalité de la division euclidienne, puis vérifier la condition que doit respecter le reste.
4) Quel est le reste de la division euclidienne de 45 par 5 ? Qu'en déduit-on pour 45 et 5 ?
5) Un élève écrit « 45=7×5+10 ». L'égalité est-elle juste ? Le quotient est-il correct ?
6) Quel est le plus petit nombre supérieur à 45 qui soit un multiple de 7 ? Combien faut-il ajouter à 45 pour l'atteindre ?
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Réponses
1)Entre 42 et 49
2)Quotient 6, reste 3
3)45=7×6+3 et 0≤3<7
4)Reste 0 : 45 est multiple de 5
5)Égalité juste, quotient faux : c'est 6
6)49 : ajouter 4
1)
Sur la droite, 45 est placé entre 42 et 49 : on a 42<45<49, avec 42=7×6 et 49=7×7. Cet encadrement contient déjà la réponse de la question suivante, car le multiple situé JUSTE EN DESSOUS donne le quotient.
2)
On pose la division : 45 divisé par 7 donne 6, et il reste 3. Le quotient est donc 6 et le reste est 3. On le retrouve sur la droite : de 42 à 45, il y a 3 unités, et 42 est le sixième multiple de 7.
3)
L'égalité s'écrit 45=7×6+3. On vérifie d'abord le calcul : 7×6=42 et 42+3=45, c'est juste. On vérifie ensuite la condition sur le reste : 0≤3<7, le reste est bien positif et strictement plus petit que le diviseur. Les deux vérifications sont nécessaires, et c'est la seconde que les élèves oublient.
4)
45=5×9+0 : le reste est 0. On en déduit que 45 est divisible par 5, autrement dit que 45 est un multiple de 5 et que 5 est un diviseur de 45. Le reste nul est LA définition de la divisibilité, et c'est le seul reste qui autorise à employer ces mots.
5)
L'égalité est juste, car 7×5=35 et 35+10=45. Mais ce n'est PAS la division euclidienne de 45 par 7, car le reste annoncé, 10, est plus grand que le diviseur 7 : il reste encore un paquet de 7 à retirer. Le quotient 5 est donc faux, le bon est 6. Retenir : une égalité exacte ne suffit pas, la condition 0≤r<b fait partie de la réponse.
6)
C'est 49, le multiple de 7 situé juste au-dessus de 45 sur la droite. Il faut donc ajouter 49−45=4. On remarque que 4 est aussi la différence entre le diviseur et le reste : 7−3=4. Ce petit calcul sert dans tous les problèmes de « combien manque-t-il pour compléter le dernier paquet ».
Exercice 3 : Les critères de divisibilité
Un critère de divisibilité ne calcule pas le quotient : il DÉCIDE si la division tomberait juste, en regardant seulement les chiffres. On travaille sur les quatre nombres 1260, 3425, 4083 et 7002.
1) Parmi ces quatre nombres, lesquels sont divisibles par 2 ? par 5 ? par 10 ?
2) Calculer la somme des chiffres de chacun. Lesquels sont divisibles par 3 ? par 9 ?
3) Tout nombre divisible par 9 est-il divisible par 3 ? Et la réciproque est-elle vraie ?
4) Lesquels de ces nombres sont divisibles par 6 ? Quel critère utilise-t-on ?
5) Trouver tous les chiffres c pour lesquels le nombre 417c est divisible par 3.
6) Pourquoi un nombre divisible par 10 est-il forcément divisible par 2 et par 5 ?
2)9, 14, 15, 9 ; par 3 : trois nombres ; par 9 : 1 260 et 7 002
3)Oui ; réciproque fausse (4 083)
4)1 260 et 7 002
5)c = 0, 3, 6 ou 9
6)10=2×5
1)
On ne regarde que le chiffre des unités. Divisibles par 2 : 1260 (unités 0) et 7002 (unités 2). Divisibles par 5 : 1260 (unités 0) et 3425 (unités 5). Divisible par 10 : 1260 seulement, car 10 exige le chiffre 0. Aucune division n'a été posée : c'est tout l'intérêt du critère.
2)
Sommes des chiffres : 1+2+6+0=9 pour 1260 ; 3+4+2+5=14 pour 3425 ; 4+0+8+3=15 pour 4083 ; 7+0+0+2=9 pour 7002. Divisibles par 3 : ceux dont la somme est 9, 15 et 9, soit 1260, 4083 et 7002. Divisibles par 9 : ceux dont la somme est divisible par 9, soit 1260 et 7002. Le nombre 4083 passe le critère de 3 mais pas celui de 9, puisque 15 n'est pas dans la table de 9.
3)
OUI dans un sens : si la somme des chiffres est divisible par 9, elle est aussi divisible par 3, car 9=3×3. Donc tout multiple de 9 est un multiple de 3. NON dans l'autre sens : 4083 est divisible par 3 et pas par 9, et 6 aussi. La réciproque est donc fausse, et un contre-exemple suffit à le prouver.
4)
Le critère de 6 n'existe pas seul : un nombre est divisible par 6 quand il est divisible par 2 ET par 3, car 6=2×3 et ces deux nombres n'ont pas de diviseur commun autre que 1. On croise donc les deux listes : 1260 est dans les deux, 7002 aussi. Réponse : 1260 et 7002. Le nombre 4083 est divisible par 3 mais impair, donc pas par 6.
5)
La somme des trois premiers chiffres vaut 4+1+7=12. Il faut que 12+c soit divisible par 3. Comme 12 l'est déjà, il faut que c le soit : c∈{0;3;6;9}. Les nombres qui conviennent sont donc 4170, 4173, 4176 et 4179. On vérifie sur le dernier : 4+1+7+9=21, et 21=3×7.
6)
Parce que 10=2×5. Si un nombre est un multiple de 10, il s'écrit 10×k, c'est-à-dire 2×(5×k) mais aussi 5×(2×k) : il est donc à la fois multiple de 2 et de 5. Attention à ne pas retourner la phrase n'importe comment ailleurs : divisible par 2 et par 4 n'entraîne PAS divisible par 8, comme le montre 12.
Exercice 4 : Trouver tous les diviseurs sans en oublier
Chercher les diviseurs d'un nombre au hasard, c'est en oublier. La méthode sûre consiste à les chercher PAR PAIRES : chaque rectangle de 24 carreaux ci-dessous fournit deux diviseurs de 24 d'un seul coup.
1) Vérifier que les quatre rectangles ont bien tous 24 carreaux.
2) Écrire la liste ordonnée de tous les diviseurs de 24. Combien y en a-t-il ?
3) Pourquoi la recherche par paires s'arrête-t-elle après 4×6 ?
4) Faire la même recherche pour 36 et donner la liste ordonnée de ses diviseurs.
5) Le nombre 36 a un nombre IMPAIR de diviseurs, contrairement à 24. Expliquer pourquoi.
6) Trouver tous les nombres compris entre 10 et 20 qui n'ont que deux diviseurs.
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Réponses
1)Quatre produits égaux à 24
2)1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 24 : huit
3)Paires déjà écrites après 4 × 6
4)1, 2, 3, 4, 6, 9, 12, 18, 36 : neuf
5)6×6 : un carré parfait
6)11, 13, 17, 19
1)
On compte les carreaux de chaque rectangle : 1×24=24, 2×12=24, 3×8=24 et 4×6=24. Les quatre rectangles ont donc la même aire, 24 carreaux, mais des formes très différentes. Chacun donne une écriture de 24 sous forme de produit, donc une paire de diviseurs.
2)
Chaque rectangle fournit deux diviseurs : 1 et 24, puis 2 et 12, puis 3 et 8, puis 4 et 6. La liste ordonnée est donc 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 24, soit HUIT diviseurs. On les écrit dans l'ordre croissant pour voir qu'aucun n'a été sauté : on a testé 1, 2, 3, 4 à la suite, et 5 ne divise pas 24 car 24=5×4+4.
3)
Parce qu'après 4, le petit facteur rattrape le grand : le suivant serait 5, qui ne divise pas 24, puis 6, mais la paire 6×4 a déjà été trouvée à l'envers. Continuer ne donnerait donc que des paires déjà écrites. Règle pratique : on teste les entiers dans l'ordre à partir de 1 et on s'arrête dès que le facteur testé devient plus grand que celui qui l'accompagne.
4)
Les paires de 36 sont 1×36, 2×18, 3×12, 4×9 et 6×6. On vérifie que 5 ne divise pas 36 (36=5×7+1). La liste ordonnée est 1, 2, 3, 4, 6, 9, 12, 18, 36, soit NEUF diviseurs.
5)
Parce que 36=6×6 : la dernière paire est faite de DEUX FOIS LE MÊME nombre, qui ne compte donc qu'une fois dans la liste. Toutes les autres paires apportent deux diviseurs distincts, d'où un total impair. Cela arrive exactement pour les nombres qui sont un produit d'un entier par lui-même, comme 1, 4, 9, 16, 25 ou 36 : ce sont les carrés parfaits.
6)
Il faut chercher les nombres dont la seule paire est 1×n. En testant : 11, 13, 17 et 19 conviennent. Les autres se cassent en deux facteurs plus petits, par exemple 12=2×6, 15=3×5, 18=2×9. Ces nombres à exactement deux diviseurs sont appelés nombres premiers, une notion qui sera reprise et nommée en quatrième.
Exercice 5 : Multiples communs et diviseurs communs
Deux nombres peuvent partager des multiples et partager des diviseurs. Ce sont deux questions opposées : les multiples communs sont GRANDS et en nombre infini, les diviseurs communs sont PETITS et en nombre fini.
1) Écrire tous les multiples de 4 inférieurs à 60, puis tous les multiples de 6 inférieurs à 60.
2) Quels nombres apparaissent dans les deux listes ? Quel est le plus petit multiple commun non nul de 4 et 6 ?
3) Écrire tous les diviseurs de 18, puis ceux de 24. Quels sont leurs diviseurs communs ? Le plus grand ?
4) Pourquoi 0 est-il toujours un multiple commun de deux nombres ? Pourquoi ne le retient-on jamais comme réponse ?
5) Les nombres 8 et 9 ont-ils un diviseur commun autre que 1 ?
6) Le produit 4×6=24 est un multiple commun de 4 et de 6. Est-ce le plus petit ? Expliquer.
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Réponses
1)De 0 à 56 ; de 0 à 54
2)0, 12, 24, 36, 48 ; le plus petit non nul : 12
3)1, 2, 3, 6 ; le plus grand : 6
4)0 est commun à tous, il n'apprend rien
5)Non : seulement 1
6)Non : 12 est plus petit
1)
Multiples de 4 : 0, 4, 8, 12, 16, 20, 24, 28, 32, 36, 40, 44, 48, 52, 56. Multiples de 6 : 0, 6, 12, 18, 24, 30, 36, 42, 48, 54. On les obtient par additions successives de 4 puis de 6, ce qui est plus rapide et plus sûr que de multiplier à chaque fois.
2)
Les nombres communs aux deux listes sont 0, 12, 24, 36 et 48. Le plus petit multiple commun non nul est donc 12. On remarque que tous les autres multiples communs sont des multiples de 12 : c'est toujours le cas, et cela permet de vérifier une liste sans la relire entièrement.
3)
Diviseurs de 18 : 1, 2, 3, 6, 9, 18. Diviseurs de 24 : 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 24. Les diviseurs communs sont 1, 2, 3 et 6 ; le plus grand est 6. Ici encore, tous les diviseurs communs sont des diviseurs du plus grand d'entre eux.
4)
Parce que 0=4×0 et 0=6×0 : 0 est un multiple de n'importe quel nombre. Comme il est commun à tous les couples de nombres, il n'apprend rien et ne résout aucun problème concret : deux bus qui partent ensemble « au bout de 0 minute » ne sont pas repartis ensemble. On demande donc toujours le plus petit multiple commun NON NUL.
5)
NON. Les diviseurs de 8 sont 1, 2, 4, 8 et ceux de 9 sont 1, 3, 9 : le seul diviseur commun est 1. C'est possible même entre deux nombres qui ne sont pas premiers, comme ici : ni 8 ni 9 n'a que deux diviseurs, et pourtant ils ne partagent rien.
6)
NON, ce n'est pas le plus petit : 12 est plus petit que 24 et convient aussi. Le produit de deux nombres est TOUJOURS un multiple commun, mais il n'est le plus petit que lorsque les deux nombres n'ont aucun diviseur commun autre que 1. Ici, 4 et 6 partagent le diviseur 2, ce qui fait « tomber » le multiple commun de moitié : 24÷2=12. Avec 4 et 9, qui ne partagent rien, le plus petit multiple commun est bien 36, c'est-à-dire le produit.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : la sortie au planétarium
Un collège emmène 187 élèves au planétarium. Chaque autocar loué transporte 53 passagers. Dans ce problème, tout se joue sur ce qu'on fait du RESTE.
1) Combien d'autocars peut-on remplir complètement ? Quel est alors le reste ?
2) Combien d'autocars faut-il réserver au total ? Pourquoi le quotient ne suffit-il pas à répondre ?
3) Combien de places resteront vides dans le dernier autocar ?
4) Le collège prévoit 2 accompagnateurs par autocar, en plus des élèves. Combien d'adultes partent ?
5) La location d'un autocar coûte 340 dollars. Quel est le coût total du transport ?
6) Avec des autocars de 47 places au lieu de 53, combien en faudrait-il ? Commenter le résultat.
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Réponses
1)3 autocars pleins, reste 28
2)4 autocars
3)25 places vides
4)8 adultes
5)1 360 dollars
6)Encore 4, une place vide
1)
On pose la division euclidienne de 187 par 53 : 53×3=159 et 187−159=28, donc 187=53×3+28, avec 0≤28<53. On peut remplir 3 autocars complets, et il reste 28 élèves sans place.
2)
Il faut réserver 4 autocars. Le quotient 3 répond à la question « combien d'autocars pleins », pas à la question « combien d'autocars il faut » : les 28 élèves du reste doivent bien monter quelque part. Dès que le reste n'est pas nul, on ajoute donc un autocar. C'est le piège classique de ce type d'énoncé, et il n'existe qu'une façon de ne pas y tomber : relire la question APRÈS avoir posé la division, en se demandant ce que représente le reste dans l'histoire.
3)
Le dernier autocar transporte les 28 élèves restants et compte 53 places, donc il reste 53−28=25 places vides. On vérifie l'ensemble : 3×53+28=159+28=187, tous les élèves sont bien partis.
4)
Il y a 4 autocars, donc 4×2=8 accompagnateurs. Attention à ne pas multiplier par 3 : c'est le nombre d'autocars RÉSERVÉS qui compte, pas le nombre d'autocars pleins. Une erreur à la question 2 se propage ici, ce qui est typique d'un problème en plusieurs étapes.
5)
Le coût est 4×340=1360 dollars. Là encore, on paie les autocars réservés, y compris celui qui n'est qu'à moitié plein : 3×340=1020 dollars serait un oubli de 340 dollars.
6)
On divise 187 par 47 : 47×3=141 et 187−141=46, donc 187=47×3+46. Il faut encore 4 autocars. Le résultat est le même qu'avec des autocars de 53 places, alors que chaque autocar transporte 6 passagers de moins. La raison est que le reste, 46, est presque égal à la capacité 47 : le quatrième autocar est cette fois presque plein, avec une seule place vide. Autrement dit, le nombre d'autocars ne diminue pas régulièrement quand la capacité augmente, il change par sauts.
Exercice 7 : Problème : les paquets identiques
Une enseignante range 24 crayons et 36 gommes dans des paquets TOUS IDENTIQUES, sans rien garder de côté. Chaque paquet doit contenir le même nombre de crayons et le même nombre de gommes.
1) Peut-elle faire 5 paquets ? Justifier.
2) Peut-elle faire 8 paquets, alors que 8 divise bien 24 ?
3) Quels nombres de paquets sont possibles ? Les donner tous.
4) Quel est le nombre maximal de paquets ?
5) Dans ce cas, que contient exactement un paquet ?
6) Avec 30 gommes au lieu de 36, quel serait le nombre maximal de paquets, et le contenu d'un paquet ?
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Réponses
1)Non : 5 ne divise pas 24
2)Non : 4 gommes restent
3)1, 2, 3, 4, 6, 12
4)12 paquets
5)2 crayons et 3 gommes
6)6 paquets : 4 crayons, 5 gommes
1)
NON. Pour répartir les crayons également, le nombre de paquets doit être un diviseur de 24. Or 24=5×4+4 : 5 n'est pas un diviseur de 24, il resterait 4 crayons. La condition porte sur les deux marchandises à la fois, mais il suffit qu'elle échoue sur une seule pour conclure.
2)
NON, et c'est tout l'intérêt de la question. Le nombre 8 divise bien 24, donc les crayons se répartiraient (3 par paquet), mais 36=8×4+4 : il resterait 4 gommes. Le nombre de paquets doit être un diviseur COMMUN de 24 et de 36, pas seulement un diviseur de l'un des deux.
3)
Diviseurs de 24 : 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 24. Diviseurs de 36 : 1, 2, 3, 4, 6, 9, 12, 18, 36. Les diviseurs communs sont 1, 2, 3, 4, 6 et 12 : ce sont les nombres de paquets possibles.
4)
Le plus grand diviseur commun de la liste est 12 : elle peut faire au maximum 12 paquets. Faire plus de paquets qu'il n'y a de crayons est de toute façon impossible, ce qui donne une vérification rapide : le nombre de paquets ne dépasse jamais le plus petit des deux nombres.
5)
Chaque paquet contient 24÷12=2 crayons et 36÷12=3 gommes. On vérifie : 12×2=24 crayons et 12×3=36 gommes, rien ne reste. Le schéma du corrigé montre les deux bandes découpées en 12 parts, l'une en parts de 2, l'autre en parts de 3.
6)
Diviseurs de 30 : 1, 2, 3, 5, 6, 10, 15, 30. Les diviseurs communs avec 24 sont 1, 2, 3 et 6, donc le maximum est 6 paquets, contenant chacun 24÷6=4 crayons et 30÷6=5 gommes. Six gommes de moins font donc perdre la moitié des paquets : le nombre de paquets ne suit pas les quantités, il suit leurs diviseurs.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Puisque 4×7=28, le nombre 7 est un multiple de 28. »
2) « Un nombre qui se termine par le chiffre 3 est divisible par 3. »
3) « Le reste de la division euclidienne de 50 par 6 peut être 8, puisque 6×7+8=50. »
4) « Le nombre 0 n'est le multiple d'aucun nombre. »
5) « Si un nombre est divisible par 2 et par 4, alors il est divisible par 8. »
Voir la correction
Réponses
1)7 est un diviseur de 28
2)Critère de la somme des chiffres
3)50=6×8+2
4)0 est multiple de tout nombre
5)12 : divisible par 2 et 4, pas par 8
1)
FAUX, les deux mots sont inversés. L'égalité 4×7=28 dit que 28 est le RÉSULTAT, donc 28 est un multiple de 7 et de 4, tandis que 7 et 4 sont des diviseurs de 28. Énoncé correct : « 7 est un diviseur de 28 », ou de façon équivalente « 28 est un multiple de 7 ». Repère utile : hors du cas de 0, un multiple est toujours au moins aussi grand que le nombre dont il est multiple.
2)
FAUX, le critère de 3 ne regarde pas le dernier chiffre mais la SOMME des chiffres. Contre-exemple : 13 se termine par 3 et 13=3×4+1, il n'est pas divisible par 3. Énoncé correct : « un nombre est divisible par 3 lorsque la somme de ses chiffres est divisible par 3 ». Ce sont les critères de 2, 5 et 10 qui se lisent sur le chiffre des unités.
3)
FAUX. L'égalité 6×7+8=42+8=50 est bien exacte, mais un reste doit vérifier 0≤r<6 : avec 8, il reste encore un paquet de 6 à retirer. La division euclidienne correcte est 50=6×8+2, avec un quotient de 8 et un reste de 2. Énoncé correct : « le reste de la division de 50 par 6 est 2 ». Une égalité juste ne suffit pas, la condition sur le reste fait partie de la définition.
4)
FAUX. Pour n'importe quel entier b, on a 0=b×0, donc 0 est un multiple de tous les nombres, et c'est même le seul nombre dans ce cas. Énoncé correct : « 0 est un multiple de tout nombre entier ». En revanche, 0 n'est le diviseur d'aucun nombre, car diviser par 0 est impossible : c'est cette phrase-là qui est vraie, et on les confond souvent.
5)
FAUX. Contre-exemple : 12 est divisible par 2 et par 4, mais 12=8×1+4 n'est pas divisible par 8. Le raisonnement qui marche pour 6=2×3 ne se recopie pas ici, parce que 2 et 4 ont un diviseur commun autre que 1 : le facteur 2 est compté deux fois. Énoncé correct : « si un nombre est divisible par 2 et par 3, alors il est divisible par 6 », ce qui est vrai car 2 et 3 n'ont aucun diviseur commun autre que 1.
Exercice 9 : Problème : les deux lignes de bus
À une même station, la ligne A part toutes les 12 minutes et la ligne B toutes les 18 minutes. Les deux lignes partent ensemble à 7 h précises. Le schéma ne montre que la première demi-heure.
1) Donner toutes les heures de départ de la ligne A entre 7 h et 8 h.
2) Donner toutes les heures de départ de la ligne B entre 7 h et 8 h.
3) À quelle heure les deux lignes repartent-elles ensemble pour la première fois après 7 h ?
4) Et pour la deuxième fois ?
5) Un voyageur arrive à la station à 7 h 20. Quel est le prochain départ de chaque ligne ? Laquelle prend-il ?
6) Si la ligne B passait toutes les 15 minutes au lieu de 18, à quelle heure les deux lignes repartiraient-elles ensemble ?
Voir la correction
Réponses
1)7 h 00 à 8 h 00, toutes les 12 min
2)7 h 00, 7 h 18, 7 h 36, 7 h 54
3)7 h 36
4)8 h 12
5)Ligne A à 7 h 24
6)8 h 00
1)
On ajoute 12 minutes de proche en proche : 7 h 00, 7 h 12, 7 h 24, 7 h 36, 7 h 48, puis 8 h 00. Ces horaires correspondent aux multiples de 12 : 0, 12, 24, 36, 48, 60.
2)
De même avec 18 : 7 h 00, 7 h 18, 7 h 36, 7 h 54. Le départ suivant serait à 72 minutes, soit 8 h 12, donc en dehors de l'heure demandée. Ces horaires correspondent aux multiples de 18.
3)
Il faut un horaire présent dans les deux listes, autrement dit un multiple commun non nul de 12 et de 18. Les multiples de 12 sont 12, 24, 36... et ceux de 18 sont 18, 36... : le premier commun est 36. Les deux lignes repartent donc ensemble à 7 h 36. Le schéma s'arrête volontairement à 30 minutes : il faut prolonger les deux frises pour voir la rencontre.
4)
Le multiple commun suivant est 72, soit 8 h 12. On peut le trouver sans refaire les listes : après une première rencontre, les lignes se retrouvent toujours au bout du même intervalle, ici 36 minutes, donc à 36, 72, 108 minutes, et ainsi de suite. Tous les multiples communs de 12 et 18 sont les multiples de 36.
5)
À 7 h 20, le prochain départ de la ligne A est à 7 h 24, car 24 est le premier multiple de 12 après 20. Pour la ligne B, le précédent départ était à 7 h 18 et le prochain est à 7 h 36. Le voyageur prend donc la ligne A, avec 4 minutes d'attente au lieu de 16.
6)
On cherche cette fois le plus petit multiple commun non nul de 12 et de 15. Multiples de 12 : 12, 24, 36, 48, 60. Multiples de 15 : 15, 30, 45, 60. Le premier commun est 60 : les deux lignes repartiraient ensemble à 8 h 00, une heure plus tard. Un intervalle plus court pour la ligne B donne donc une rencontre PLUS TARDIVE : ce qui compte n'est pas la taille des nombres mais les diviseurs qu'ils partagent, et 12 et 15 ne partagent que 3 là où 12 et 18 partagent 6.
Exercice 10 : Problème : le dallage du couloir
Un couloir rectangulaire mesure 360 cm de long et 240 cm de large. On veut le recouvrir entièrement de dalles CARRÉES toutes identiques, posées entières, sans aucune découpe et sans dépassement.
1) Une dalle de 50 cm de côté convient-elle ? Justifier.
2) Parmi les côtés 20 cm, 25 cm, 30 cm, 40 cm, 45 cm et 60 cm, lesquels conviennent ?
3) Quelle est la plus grande dalle carrée possible ?
4) Combien faut-il alors de dalles ?
5) Combien faudrait-il de dalles de 40 cm de côté ?
6) Calculer l'aire du couloir en cm², puis vérifier le résultat de la question 4 par un calcul d'aires.
Voir la correction
Réponses
1)Non : 360=50×7+10
2)20, 30, 40 et 60 cm
3)120 cm
4)6 dalles
5)54 dalles
6)86 400 cm² =6×14400
1)
NON. Pour que les dalles se posent entières dans la longueur, le côté doit être un diviseur de 360 ; pour la largeur, un diviseur de 240. Or 360=50×7+10 : 50 ne divise pas 360, il resterait une bande de 10 cm à découper. Une seule des deux conditions suffit à disqualifier la dalle.
2)
On teste les deux divisions à chaque fois. 20 : 360÷20=18 et 240÷20=12, il convient. 25 : 240=25×9+15, il ne convient pas. 30 : 360÷30=12 et 240÷30=8, il convient. 40 : 360÷40=9 et 240÷40=6, il convient. 45 : 240=45×5+15, il ne convient pas. 60 : 360÷60=6 et 240÷60=4, il convient. Conviennent donc 20, 30, 40 et 60 cm.
3)
On cherche le plus grand diviseur commun de 360 et 240. Les diviseurs communs sont 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12, 15, 20, 24, 30, 40, 60 et 120. Le plus grand est 120 : on vérifie que 360÷120=3 et 240÷120=2, deux quotients entiers. La plus grande dalle mesure donc 120 cm de côté.
4)
Le couloir contient alors 3 dalles dans la longueur et 2 dans la largeur, soit 3×2=6 dalles. Le schéma du corrigé montre ce découpage. C'est bien le nombre MINIMAL de dalles, puisque ce sont les plus grandes possibles.
5)
Avec des dalles de 40 cm : 360÷40=9 dalles dans la longueur et 240÷40=6 dans la largeur, soit 9×6=54 dalles. En divisant le côté par 3, on multiplie le nombre de dalles par 9, et non par 3 : c'est l'effet des deux dimensions, une erreur très fréquente.
6)
L'aire du couloir vaut 360×240=86400 cm². Une dalle de 120 cm de côté a une aire de 120×120=14400 cm², et 6×14400=86400 cm² : les deux calculs concordent, le dallage recouvre exactement le couloir. Cette vérification par les aires est le meilleur contrôle de ce type de problème, car elle ne réutilise pas le raisonnement sur les diviseurs.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Quel jour serons-nous ?
Les jours de la semaine reviennent dans le même ordre tous les 7 jours. Aujourd'hui, nous sommes un mercredi.
1) Quel jour serons-nous dans 14 jours ? Dans 21 jours ?
2) Posez la division euclidienne de 30 par 7. Quel jour serons-nous dans 30 jours ?
3) Quel jour serons-nous dans 100 jours ?
4) Quel jour était-ce il y a 10 jours ?
5) Au-delà de 100 jours, dans combien de jours tombera le premier mercredi ?
Voir la correction
Réponses
1)Mercredi ; mercredi
2)30=7×4+2 : vendredi
3)Vendredi
4)Dimanche
5)Dans 105 jours
1)
14=7×2 et 21=7×3 sont des multiples de 7 : au bout de 14 ou de 21 jours, on a fait un nombre entier de semaines, et l'on retombe sur le même jour. Mercredi dans les deux cas.
2)
30=7×4+2, avec 0≤2<7. Les 4 semaines complètes ramènent au mercredi, puis les 2 jours du RESTE font avancer de deux jours : jeudi, vendredi. Dans 30 jours, nous serons vendredi. Seul le reste compte pour trouver le jour.
3)
100=7×14+2 : 14 semaines complètes, puis un reste de 2 jours. Comme pour 30 jours, on tombe un vendredi. Deux durées très différentes donnent le même jour dès qu'elles ont le même reste dans la division par 7.
4)
10=7×1+3 : une semaine en arrière ramène au mercredi, puis on recule encore de 3 jours, mardi, lundi, dimanche. Il y a 10 jours, c'était un dimanche. Le piège est d'avancer au lieu de reculer, ce qui donnerait un samedi.
5)
On cherche le premier multiple de 7 supérieur à 100. 7×14=98 est trop petit, 7×15=105 convient. Le premier mercredi après ces 100 jours tombe dans 105 jours. Contrôle : 105−100=5, et en ajoutant 5 jours au vendredi, on arrive bien au mercredi.
Exercice 12 : Le code du cadenas
Léo a oublié le code de son cadenas, un nombre de trois chiffres. Il se souvient de quatre indices, que l'on utilise dans l'ordre.
1) « Le code est divisible par 2 et par 5. » Quel est forcément son chiffre des unités ?
2) « Il est aussi divisible par 9. » Quelles valeurs peut prendre la somme de ses chiffres ?
3) « Son chiffre des centaines est 1, 2 ou 3. » Quels codes restent possibles ?
4) « Il est divisible par 4. » Posez les divisions nécessaires. Quels codes restent possibles ?
5) « Il est divisible par 8. » Quel est le code ?
Voir la correction
Réponses
1)0
2)9 ou 18
3)180, 270, 360
4)180 et 360
5)360
1)
Divisible par 2, le chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8 ; divisible par 5, il est 0 ou 5. Le seul chiffre commun aux deux listes est 0 : le code se termine par 0.
2)
La somme des chiffres doit être divisible par 9. Avec un 0 aux unités, elle vaut au plus 9+9+0=18, et elle n'est pas nulle puisque le chiffre des centaines ne l'est pas. Elle vaut donc 9 ou 18.
3)
Le code s'écrit (centaines)(dizaines)0. Avec 1 aux centaines, il faut 1+d=9, donc d=8 : 180 ; la somme 18 demanderait d=17, impossible. Avec 2 : d=7, soit 270. Avec 3 : d=6, soit 360. Il reste trois codes : 180, 270 et 360.
4)
180=4×45 : divisible. 270=4×67+2 : reste 2, non divisible. 360=4×90 : divisible. Il reste 180 et 360. Un nombre peut être divisible par 2 sans l'être par 4, comme 270.
5)
180=8×22+4 : reste 4, non divisible. 360=8×45 : divisible. Le code est 360. Il vérifie bien tous les indices : il finit par 0, 3+6+0=9, et 360=4×90=8×45.
Exercice 13 : Les nombres parfaits
Un diviseur STRICT d'un nombre est un diviseur autre que ce nombre lui-même. Les mathématiciens grecs appelaient PARFAIT un nombre égal à la somme de ses diviseurs stricts.
1) Écrivez les diviseurs stricts de 6 et calculez leur somme. Le nombre 6 est-il parfait ?
2) Même question pour 12.
3) Même question pour 28.
4) Quelle est la somme des diviseurs stricts de 13 ? Et celle d'un nombre qui n'a que deux diviseurs ?
5) Les diviseurs stricts de 496 sont 1, 2, 4, 8, 16, 31, 62, 124 et 248. Vérifiez que 31 divise 496, puis montrez que 496 est parfait.
Voir la correction
Réponses
1)1 + 2 + 3 = 6 : parfait
2)16 : pas parfait
3)1 + 2 + 4 + 7 + 14 = 28 : parfait
4)1 ; toujours 1
5)496=31×16 ; somme 496
1)
Les diviseurs de 6 se trouvent par paires : 1×6 et 2×3. Ses diviseurs stricts sont 1, 2 et 3, et 1+2+3=6. Le nombre 6 est parfait.
2)
Paires : 1×12, 2×6, 3×4. Diviseurs stricts : 1, 2, 3, 4, 6, de somme 16. Comme 16=12, le nombre 12 n'est pas parfait : la somme le dépasse.
3)
Paires : 1×28, 2×14, 4×7 ; on vérifie que 3, 5 et 6 ne divisent pas 28. Diviseurs stricts : 1, 2, 4, 7, 14, et 1+2+4+7+14=28. Le nombre 28 est parfait.
4)
13 n'a que deux diviseurs, 1 et 13 : son seul diviseur strict est 1, la somme vaut 1. Il en va de même pour tout nombre qui n'a que deux diviseurs : la somme de ses diviseurs stricts vaut toujours 1, il ne peut donc jamais être parfait.
5)
496=31×16, la division tombe juste. Somme des diviseurs stricts : 1+2+4+8+16=31, puis 31+31+62+124+248=496. La somme est égale au nombre : 496 est parfait. Le suivant est 8128 ; les nombres parfaits sont très rares.
Exercice 14 : Les années bissextiles
Une année bissextile compte 366 jours, avec un 29 février. La règle du calendrier est la suivante : une année est bissextile si elle est divisible par 4, SAUF si elle est divisible par 100 ; les années divisibles par 400 restent pourtant bissextiles.
Pour savoir si un nombre est divisible par 4, il suffit de regarder le nombre formé par ses deux derniers chiffres.
1) Les années 2028 et 2026 sont-elles bissextiles ?
2) Avec la règle des deux derniers chiffres, dites si 1996, 2030 et 2104 sont divisibles par 4.
3) L'année 1900 était-elle bissextile ? Et l'année 2000 ?
4) Combien y a-t-il d'années bissextiles de 2001 à 2100, ces deux années comprises ?
5) Combien de jours s'écoulent du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2027 inclus ?
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Réponses
1)2028 oui ; 2026 non
2)Oui ; non ; oui
3)1900 non ; 2000 oui
4)24 années
5)1 461 jours
1)
2028=4×507 : divisible par 4 et pas par 100, donc bissextile. 2026=4×506+2 : non divisible par 4, donc pas bissextile.
2)
1996 se termine par 96=4×24 : divisible par 4. 2030 se termine par 30=4×7+2 : non divisible. 2104 se termine par 04, soit 4 : divisible. La règle marche parce que les centaines, multiples de 100=4×25, sont toujours divisibles par 4.
3)
1900 est divisible par 4, mais aussi par 100, et pas par 400 puisque 1900=400×4+300 : elle n'était PAS bissextile. 2000 est divisible par 400, 2000=400×5 : elle l'était. C'est le cas le plus piégeux de la règle.
4)
Les multiples de 4 de cette période vont de 2004 à 2100. On en compte (2100−2004)÷4+1=24+1=25. Mais 2100 est divisible par 100 et pas par 400 : elle n'est pas bissextile. Il reste 25−1=24 années bissextiles.
5)
2024=4×506 est bissextile, 2025, 2026 et 2027 ne le sont pas. Total : 366+3×365=366+1095=1461 jours.
Exercice 15 : Problème : les billes rangées en groupes
Sami a entre 50 et 100 billes. S'il les range par groupes de 2, de 3, de 4 ou de 6, il lui reste toujours exactement 1 bille. S'il les range par groupes de 5, il ne lui en reste aucune.
1) Si Sami avait une bille de moins, que pourrait-on dire de ce nombre de billes par rapport à 2, 3, 4 et 6 ?
2) Quel est le plus petit multiple commun non nul de 2, 3, 4 et 6 ?
3) Écrivez tous les nombres compris entre 50 et 100 qui sont égaux à un multiple de 12 plus 1.
4) Combien Sami a-t-il de billes ?
5) Sami range maintenant ses billes par groupes de 7. Combien de groupes complets forme-t-il, et combien de billes restent ?
Voir la correction
Réponses
1)Un multiple commun de 2, 3, 4, 6
2)12
3)61, 73, 85, 97
4)85 billes
5)12 groupes, reste 1
1)
En enlevant la bille qui reste à chaque fois, tous les rangements tombent juste : ce nombre serait un multiple commun de 2, de 3, de 4 et de 6.
2)
Multiples de 6 : 6, 12, 18... Le premier qui soit aussi un multiple de 4 est 12, et 12 est divisible par 2 et par 3. Le plus petit multiple commun non nul est 12. Le produit 2×3×4×6=144 est un multiple commun, mais beaucoup trop grand.
3)
Les multiples de 12 sont 48, 60, 72, 84, 96... En ajoutant 1 : 49, 61, 73, 85, 97. Entre 50 et 100, il reste 61, 73, 85 et 97.
4)
Parmi eux, un seul est divisible par 5, car c'est le seul qui se termine par 0 ou 5 : 85. Sami a 85 billes. Contrôle : 85=4×21+1, 85=6×14+1 et 85=5×17.
5)
85=7×12+1, avec 0≤1<7 : 12 groupes complets, et il reste 1 bille. Encore un reste de 1, car 84 est aussi un multiple de 7.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Contactez-moi pour une première séance. Les multiples et les diviseurs sont le premier chapitre où l'on demande de JUSTIFIER une réponse en sixième : c'est là que se prend l'habitude qui rendra les fractions de cinquième et le calcul littéral de quatrième naturels.