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Quatrième, programme français à Montréal • Devoir bilan

Devoir bilan corrigé de mathématiques (Quatrième)

Voici un devoir bilan corrigé de mathématiques de quatrième, au format d'une évaluation de fin d'année : trois parties, cent points, une heure trente. Il croise TOUS les chapitres du programme, ce qu'aucun contrôle de chapitre ne fait, et c'est précisément là que se révèlent les fragilités.

La partie A porte sur le calcul : nombres relatifs, fractions, puissances, écriture scientifique, calcul littéral et équations. La partie B traite la géométrie : théorème de Pythagore et sa réciproque, théorème de Thalès, cosinus. La partie C rassemble proportionnalité, pourcentages, statistiques, probabilités, volumes et programmation.

Trois questions sont des pièges classiques que le corrigé explique en détail : la différence entre le théorème de Pythagore et sa réciproque, une hausse de 15 pour cent suivie d'une baisse de 15 pour cent qui ne ramène pas au prix initial, et le rapport des AIRES puis des VOLUMES dans une réduction.

Rappel de cours

  • Une puissance PAIRE d'un nombre négatif est positive, une puissance impaire est négative. Et 24-2^{4} ne vaut pas (2)4(-2)^{4}.
  • Puissances de 1010 : on additionne les exposants pour un produit, on les soustrait pour un quotient.
  • Diviser par une fraction, c'est multiplier par son inverse.
  • Le signe moins devant une parenthèse change le signe de TOUS ses termes.
  • Pythagore permet de CALCULER une longueur dans un triangle déjà connu rectangle ; sa réciproque permet de DÉMONTRER qu'un triangle est rectangle. Ne les confondez jamais.
  • Dans une réduction de rapport kk : longueurs ×k\times k, aires ×k2\times k^{2}, volumes ×k3\times k^{3}.
  • Augmenter de tt pour cent, c'est multiplier par 1+t1001+\frac{t}{100} ; diminuer, par 1t1001-\frac{t}{100}. Les coefficients se MULTIPLIENT.
  • 22 h 1515 min font 2,252{,}25 h et non 2,152{,}15 h.
  • Volume d'une pyramide ou d'un cône : aire de la base×hauteur3\frac{\text{aire de la base}\times\text{hauteur}}{3}.

Partie A : calcul (/36 • 30 minutes)

Exercice 1 : Calcul numérique : relatifs, fractions et puissances

Tous les résultats fractionnaires seront donnés sous forme de fraction IRRÉDUCTIBLE. La calculatrice est autorisée, mais les étapes doivent apparaître.

  • 1) Calculez (3)×(5)+(4)×2(-3)\times(-5)+(-4)\times 2.
  • 2) Calculez (2)3(-2)^{3} puis (2)4(-2)^{4}. Expliquez la différence de signe.
  • 3) Calculez 34+56\dfrac{3}{4}+\dfrac{5}{6}.
  • 4) Calculez 23÷49\dfrac{2}{3}\div\dfrac{4}{9}.
  • 5) Écrivez 105×103104\dfrac{10^{5}\times 10^{-3}}{10^{4}} sous la forme d'une puissance de 1010.
  • 6) Donnez l'écriture scientifique de 0,0003420{,}000\,342 et de 4560045\,600.
Voir la correction

1) La multiplication passe avant l'addition. Le produit de deux nombres de MÊME signe est positif, donc (3)×(5)=+15(-3)\times(-5)=+15 ; le produit de deux nombres de signes contraires est négatif, donc (4)×2=8(-4)\times 2=-8. Il reste 158=715-8=7. L'erreur la plus fréquente est de calculer de gauche à droite, ce qui donnerait (3)×(5)=15(-3)\times(-5)=15 puis 15+(4)=1115+(-4)=11 puis 11×2=2211\times 2=22 : les priorités opératoires ne se négocient pas.

2) (2)3=(2)×(2)×(2)=4×(2)=8(-2)^{3}=(-2)\times(-2)\times(-2)=4\times(-2)=-8, et (2)4=(2)×(2)×(2)×(2)=4×4=16(-2)^{4}=(-2)\times(-2)\times(-2)\times(-2)=4\times 4=16. La règle à retenir est simple : une puissance PAIRE d'un nombre négatif est positive, une puissance IMPAIRE est négative, parce que les facteurs négatifs s'apparient deux par deux et que chaque paire donne un produit positif. Attention aussi aux parenthèses : 24-2^{4} sans parenthèses vaut 16-16, car l'exposant ne porte alors que sur le 22.

3) On ne peut additionner que des fractions de même dénominateur. Le plus petit dénominateur commun de 44 et 66 est 1212 : 34=912\dfrac{3}{4}=\dfrac{9}{12} et 56=1012\dfrac{5}{6}=\dfrac{10}{12}, donc la somme vaut 1912\dfrac{19}{12}. Cette fraction est irréductible car 1919 est premier et ne divise pas 1212. On peut contrôler l'ordre de grandeur : la somme doit dépasser 11 puisque 34\dfrac{3}{4} vaut déjà 0,750{,}75, et 19121,58\dfrac{19}{12}\approx 1{,}58 ✓.

4) Diviser par une fraction, c'est multiplier par son INVERSE : 23÷49=23×94=1812=32\dfrac{2}{3}\div\dfrac{4}{9}=\dfrac{2}{3}\times\dfrac{9}{4}=\dfrac{18}{12}=\dfrac{3}{2}. On peut simplifier avant de multiplier, ce qui est toujours plus sûr : 23×94=2×93×4\dfrac{2}{3}\times\dfrac{9}{4}=\dfrac{2\times 9}{3\times 4}, et en simplifiant 99 par 33 et 22 par 44 il reste 1×31×2=32\dfrac{1\times 3}{1\times 2}=\dfrac{3}{2}.

5) On applique les règles des puissances de 1010 : au numérateur, 105×103=105+(3)=10210^{5}\times 10^{-3}=10^{5+(-3)}=10^{2}, puis 102104=1024=102\dfrac{10^{2}}{10^{4}}=10^{2-4}=10^{-2}. Le résultat est 10210^{-2}, c'est-à-dire 0,010{,}01. On ADDITIONNE les exposants pour un produit et on les SOUSTRAIT pour un quotient : ce sont les deux seules règles nécessaires ici.

6) Une écriture scientifique est de la forme a×10na\times 10^{n}aa a exactement UN chiffre non nul avant la virgule. Pour 0,0003420{,}000\,342, on déplace la virgule de quatre rangs vers la droite, ce qui exige un exposant négatif : 3,42×1043{,}42\times 10^{-4}. Pour 4560045\,600, on la déplace de quatre rangs vers la gauche, donc un exposant positif : 4,56×1044{,}56\times 10^{4}. Le contrôle est immédiat : un nombre plus petit que 11 a toujours un exposant négatif, un nombre plus grand que 1010 a toujours un exposant positif.

Exercice 2 : Calcul littéral : développer, réduire, factoriser

  • 1) Développez et réduisez 3(2x5)3(2x-5).
  • 2) Développez et réduisez (x+4)(x7)(x+4)(x-7).
  • 3) Développez et réduisez 2(x+3)5(x1)2(x+3)-5(x-1).
  • 4) Factorisez 12x+1812x+18.
  • 5) Factorisez 5x215x5x^{2}-15x.
  • 6) Le nombre 2-2 est-il solution de l'équation 3x+7=13x+7=1 ? Justifiez sans résoudre l'équation.
Voir la correction

1) On distribue le facteur 33 sur chacun des deux termes : 3(2x5)=3×2x3×5=6x153(2x-5)=3\times 2x-3\times 5=6x-15. Le piège est d'oublier de multiplier le second terme, ce qui donnerait 6x56x-5.

2) La double distributivité impose QUATRE produits : (x+4)(x7)=x×x+x×(7)+4×x+4×(7)=x27x+4x28(x+4)(x-7)=x\times x+x\times(-7)+4\times x+4\times(-7)=x^{2}-7x+4x-28. En réduisant les deux termes en xx : x23x28x^{2}-3x-28. Contrôlez le signe du terme constant, 4×(7)=284\times(-7)=-28, et non +28+28.

3) Le signe moins devant la seconde parenthèse porte sur TOUT son contenu : 2(x+3)5(x1)=2x+65x+52(x+3)-5(x-1)=2x+6-5x+5. Le 5×(1)-5\times(-1) donne bien +5+5. En réduisant, 2x5x=3x2x-5x=-3x et 6+5=116+5=11, donc le résultat est 3x+11-3x+11. Contrôle numérique en prenant x=1x=1 : l'expression de départ vaut 2×45×0=82\times 4-5\times 0=8, et l'expression réduite vaut 3+11=8-3+11=8 ✓. Ce contrôle par une valeur particulière détecte presque toutes les erreurs de signe et ne coûte que quelques secondes.

4) On cherche le plus grand facteur commun à 1212 et 1818, c'est-à-dire leur PGCD, qui vaut 66. Alors 12x+18=6×2x+6×3=6(2x+3)12x+18=6\times 2x+6\times 3=6(2x+3). Factoriser par 22 ou par 33 serait juste mais incomplet ; l'exercice attend la factorisation maximale.

5) Le facteur commun n'est pas seulement un nombre : les deux termes contiennent aussi la lettre xx. On factorise donc par 5x5x : 5x215x=5x×x5x×3=5x(x3)5x^{2}-15x=5x\times x-5x\times 3=5x(x-3). Contrôle en développant : 5x×x=5x25x\times x=5x^{2} et 5x×(3)=15x5x\times(-3)=-15x ✓.

6) Tester une valeur consiste à la SUBSTITUER dans les deux membres et à comparer. Pour x=2x=-2, le membre de gauche vaut 3×(2)+7=6+7=13\times(-2)+7=-6+7=1, et le membre de droite vaut 11. Les deux membres sont égaux, donc 2-2 est bien solution. C'est une méthode très utile : elle permet de vérifier une réponse obtenue par calcul, et surtout de répondre à une question de ce type sans savoir résoudre l'équation. Attention cependant à la logique : un test réussi PROUVE qu'un nombre est solution, mais un test échoué prouve seulement que CE nombre ne l'est pas, sans rien dire des autres.

Exercice 3 : Équations du premier degré

  • 1) Résolvez 5x3=125x-3=12.
  • 2) Résolvez 4x+7=9x84x+7=9x-8.
  • 3) Résolvez 2x13=x+42\dfrac{2x-1}{3}=\dfrac{x+4}{2}.
  • 4) Un rectangle a un périmètre de 4646 cm et sa longueur dépasse sa largeur de 77 cm. Mettez le problème en équation.
  • 5) Résolvez et donnez les dimensions du rectangle.
  • 6) Calculez son aire, puis vérifiez le périmètre.
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1) On isole le terme en xx en ajoutant 33 aux deux membres : 5x=155x=15, puis on divise par 55 : x=3x=3. Vérification : 5×33=125\times 3-3=12 ✓. Prenez l'habitude de vérifier, cela ne coûte rien et rapporte des points.

2) Il faut d'abord rassembler les xx d'un côté et les nombres de l'autre. En retranchant 9x9x et en retranchant 77 : 4x9x=874x-9x=-8-7, soit 5x=15-5x=-15, donc x=3x=3. Vérification : à gauche 4×3+7=194\times 3+7=19, à droite 9×38=199\times 3-8=19 ✓. On peut aussi retrancher 4x4x des deux côtés pour obtenir 7=5x87=5x-8, ce qui évite les coefficients négatifs et réduit les risques d'erreur.

3) On multiplie les deux membres par 66, dénominateur commun, ce qui revient au produit en croix : 2(2x1)=3(x+4)2(2x-1)=3(x+4), soit 4x2=3x+124x-2=3x+12, donc x=14x=14. Vérification : 2×1413=273=9\dfrac{2\times 14-1}{3}=\dfrac{27}{3}=9 et 14+42=182=9\dfrac{14+4}{2}=\dfrac{18}{2}=9 ✓.

4) On choisit l'inconnue la plus économique : soit xx la LARGEUR en centimètres. La longueur vaut alors x+7x+7. Le périmètre d'un rectangle est le double de la somme de ses deux dimensions, donc l'équation est 2(x+(x+7))=462\left(x+(x+7)\right)=46, que l'on peut écrire 2(2x+7)=462(2x+7)=46. Choisir la largeur plutôt que la longueur évite d'écrire une soustraction et donc une erreur de signe.

5) On développe : 4x+14=464x+14=46, donc 4x=324x=32 et x=8x=8. La largeur mesure 88 cm et la longueur 8+7=158+7=15 cm.

6) L'aire vaut 8×15=120 cm28\times 15=120\ \mathrm{cm^{2}}. Contrôle du périmètre : 2×(8+15)=2×23=462\times(8+15)=2\times 23=46 cm ✓, ce qui confirme la solution. Deux remarques valent d'être faites. D'abord la vérification doit se faire sur l'ÉNONCÉ et non sur l'équation : si l'on s'était trompé en mettant le problème en équation, une vérification dans l'équation fausse n'aurait rien détecté, alors qu'en revenant au texte on contrôle aussi la modélisation. Ensuite l'aire et le périmètre sont indépendants : un rectangle de 1212 cm sur 1111 cm aurait le même périmètre de 4646 cm mais une aire de 132 cm2132\ \mathrm{cm^{2}}, plus grande. À périmètre fixé, l'aire est d'autant plus grande que le rectangle est proche d'un carré.

Partie B : géométrie (/26 • 25 minutes)

Exercice 4 : Le théorème de Pythagore et sa réciproque

Le triangle ABCABC est rectangle en AA, avec AB=4,5AB=4{,}5 cm et AC=6,0AC=6{,}0 cm.

Les longueurs seront arrondies au dixième de centimètre lorsque c'est nécessaire.

BAC4,5 cm6,0 cm
  • 1) Énoncez le théorème de Pythagore, puis calculez BCBC.
  • 2) Le triangle DEFDEF vérifie DE=8DE=8 cm, DF=15DF=15 cm et EF=17EF=17 cm. Est-il rectangle ? Si oui, précisez en quel sommet.
  • 3) Le triangle GHIGHI vérifie GH=5GH=5 cm, GI=6GI=6 cm et HI=8HI=8 cm. Est-il rectangle ? Justifiez.
  • 4) Quelle est la différence entre le théorème de Pythagore et sa réciproque ? Dites précisément ce que chacun permet de faire.
  • 5) Une échelle de 4,04{,}0 m est appuyée contre un mur vertical. Son pied est à 1,21{,}2 m du mur. À quelle hauteur touche-t-elle le mur ?
  • 6) Pour être sûre, une échelle doit former avec le sol un angle compris entre 6565^{\circ} et 7575^{\circ}. Sans calculer l'angle, dites si cette échelle vous semble bien placée et justifiez.
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1) Le théorème de Pythagore énonce que dans un triangle RECTANGLE, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés. Ici l'angle droit est en AA, donc l'hypoténuse est [BC][BC], le côté qui lui fait face. On écrit BC2=AB2+AC2=4,52+6,02=20,25+36=56,25BC^{2}=AB^{2}+AC^{2}=4{,}5^{2}+6{,}0^{2}=20{,}25+36=56{,}25, donc BC=56,25=7,5BC=\sqrt{56{,}25}=7{,}5 cm. On reconnaît le triangle 33-44-55 multiplié par 1,51{,}5 : le repérer permet de contrôler le résultat instantanément.

2) Ici on ne sait PAS si le triangle est rectangle, c'est justement la question : on utilise donc la réciproque. On identifie d'abord le plus grand côté, EF=17EF=17, qui serait l'hypoténuse. On calcule séparément EF2=289EF^{2}=289 et DE2+DF2=64+225=289DE^{2}+DF^{2}=64+225=289. Les deux résultats sont égaux, donc d'après la réciproque du théorème de Pythagore le triangle DEFDEF est rectangle, et l'angle droit est au sommet OPPOSÉ au plus grand côté, c'est-à-dire en DD.

3) Le plus grand côté est HI=8HI=8, donc HI2=64HI^{2}=64. La somme des carrés des deux autres vaut GH2+GI2=25+36=61GH^{2}+GI^{2}=25+36=61. Comme 616461\neq 64, l'égalité de Pythagore n'est pas vérifiée et le triangle GHIGHI n'est PAS rectangle. Notez que 61<6461<64 : l'angle en GG est légèrement obtus. Il faut absolument comparer les deux quantités séparément avant de conclure, et ne jamais écrire l'égalité de Pythagore comme si elle était vraie avant de l'avoir vérifiée.

4) Le théorème et sa réciproque partent de points de départ opposés. Le THÉORÈME suppose connu que le triangle est rectangle et permet alors de calculer une longueur manquante : c'est un outil de calcul. La RÉCIPROQUE part de trois longueurs connues et permet de démontrer que le triangle est rectangle, ou de démontrer qu'il ne l'est pas : c'est un outil de démonstration. Confondre les deux est l'erreur la plus lourdement sanctionnée du chapitre, parce qu'elle consiste à supposer vrai ce qu'on doit prouver.

5) L'échelle, le mur et le sol forment un triangle rectangle dont l'angle droit est au pied du mur, et dont l'hypoténuse est l'échelle elle-même, puisqu'elle est le côté opposé à cet angle droit. Donc 4,02=1,22+h24{,}0^{2}=1{,}2^{2}+h^{2}, soit h2=161,44=14,56h^{2}=16-1{,}44=14{,}56 et h=14,563,8h=\sqrt{14{,}56}\approx 3{,}8 m. L'erreur à éviter absolument est de placer l'échelle comme un côté de l'angle droit : c'est toujours l'objet incliné qui est l'hypoténuse.

6) L'échelle semble TROP REDRESSÉE, et l'on peut le justifier sans trigonométrie. La règle pratique des professionnels veut que le pied soit écarté du quart de la longueur de l'échelle, soit ici 4,04=1,0\dfrac{4{,}0}{4}=1{,}0 m, ce qui correspond à environ 7575^{\circ}. Avec un écart de 1,21{,}2 m, on est donc au-delà de cette limite... et pourtant l'échelle est trop redressée, non trop couchée : il faut y regarder de plus près. Comparons plutôt les proportions : la hauteur atteinte, 3,83{,}8 m, vaut plus de trois fois l'écart au mur, 1,21{,}2 m, alors qu'un angle de 7575^{\circ} correspond à un rapport de 3,73{,}7 et un angle de 6565^{\circ} à un rapport de 2,12{,}1. Le rapport obtenu ici, 3,81,23,2\dfrac{3{,}8}{1{,}2}\approx 3{,}2, tombe donc entre les deux : l'échelle est correctement placée, avec un angle voisin de 7272^{\circ}. La leçon est qu'une règle mémorisée, comme celle du quart, ne remplace pas une comparaison de proportions, et que le raisonnement doit toujours l'emporter sur la recette.

4,0 m1,2 mhmur

Exercice 5 : Le théorème de Thalès et le cosinus

On reprend le triangle ABCABC rectangle en AA, avec AB=4,5AB=4{,}5 cm, AC=6,0AC=6{,}0 cm et BC=7,5BC=7{,}5 cm.

Le point MM appartient au segment [AB][AB] avec AM=3,0AM=3{,}0 cm, et la parallèle à (BC)(BC) passant par MM coupe [AC][AC] en NN.

Les angles seront arrondis au dixième de degré.

BACMN3,0 cm(MN) // (BC)
  • 1) Justifiez que le théorème de Thalès s'applique, et écrivez les trois rapports égaux.
  • 2) Calculez le rapport de réduction.
  • 3) Calculez ANAN et MNMN.
  • 4) Calculez l'aire du triangle ABCABC, puis celle du triangle AMNAMN. Quel est le rapport des aires ?
  • 5) Calculez la mesure de l'angle ABC^\widehat{ABC} à l'aide du cosinus.
  • 6) Déduisez-en la mesure de l'angle ACB^\widehat{ACB} de deux façons différentes.
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1) Les points AA, MM, BB sont alignés dans cet ordre, les points AA, NN, CC le sont aussi, et les droites (MN)(MN) et (BC)(BC) sont PARALLÈLES par hypothèse : la configuration de Thalès en triangle est donc réunie. Le théorème donne alors AMAB=ANAC=MNBC\dfrac{AM}{AB}=\dfrac{AN}{AC}=\dfrac{MN}{BC}. Il faut écrire les rapports dans le même ordre pour les trois, en partant toujours du sommet commun AA : c'est la source d'erreur principale du chapitre.

2) Le premier rapport se calcule directement : AMAB=3,04,5=23\dfrac{AM}{AB}=\dfrac{3{,}0}{4{,}5}=\dfrac{2}{3}. Le triangle AMNAMN est donc une réduction du triangle ABCABC de rapport 23\dfrac{2}{3}.

3) Toutes les longueurs sont multipliées par le même rapport : AN=23×6,0=4,0AN=\dfrac{2}{3}\times 6{,}0=4{,}0 cm et MN=23×7,5=5,0MN=\dfrac{2}{3}\times 7{,}5=5{,}0 cm. On peut contrôler par Pythagore dans le triangle AMNAMN, qui est aussi rectangle en AA : 3,02+4,02=9+16=25=5,023{,}0^{2}+4{,}0^{2}=9+16=25=5{,}0^{2} ✓.

4) Les deux triangles sont rectangles en AA, donc leurs aires se calculent avec les deux côtés de l'angle droit. Pour ABCABC : 4,5×6,02=13,5 cm2\dfrac{4{,}5\times 6{,}0}{2}=13{,}5\ \mathrm{cm^{2}}. Pour AMNAMN : 3,0×4,02=6,0 cm2\dfrac{3{,}0\times 4{,}0}{2}=6{,}0\ \mathrm{cm^{2}}. Le rapport des aires vaut 6,013,5=49\dfrac{6{,}0}{13{,}5}=\dfrac{4}{9}, c'est-à-dire (23)2\left(\dfrac{2}{3}\right)^{2}. Voilà le point essentiel : dans une réduction de rapport kk, les longueurs sont multipliées par kk mais les aires par k2k^{2}. Répondre 23\dfrac{2}{3} pour le rapport des aires est l'erreur classique, et elle se détecte immédiatement en calculant les deux aires.

5) Vu depuis l'angle ABC^\widehat{ABC}, le côté [AB][AB] est le côté ADJACENT et [BC][BC] est l'hypoténuse. On utilise donc le cosinus : cosABC^=ABBC=4,57,5=0,6\cos\widehat{ABC}=\dfrac{AB}{BC}=\dfrac{4{,}5}{7{,}5}=0{,}6, d'où ABC^53,1\widehat{ABC}\approx 53{,}1^{\circ}. Le choix entre cosinus, sinus et tangente se fait toujours en identifiant d'abord QUELS côtés sont en jeu par rapport à l'angle considéré.

6) Première façon, par la somme des angles : dans tout triangle les angles totalisent 180180^{\circ}, et l'angle en AA vaut 9090^{\circ}, donc ACB^=1809053,1=36,9\widehat{ACB}=180-90-53{,}1=36{,}9^{\circ}. Seconde façon, par le cosinus : vu depuis ACB^\widehat{ACB}, le côté adjacent est [AC][AC], donc cosACB^=6,07,5=0,8\cos\widehat{ACB}=\dfrac{6{,}0}{7{,}5}=0{,}8 et ACB^36,9\widehat{ACB}\approx 36{,}9^{\circ} ✓. Les deux méthodes concordent. On remarquera que les deux angles aigus d'un triangle rectangle sont toujours COMPLÉMENTAIRES, et que le cosinus de l'un est le sinus de l'autre : ici cosABC^=0,6=sinACB^\cos\widehat{ABC}=0{,}6=\sin\widehat{ACB}.

Partie C : gestion de données et espace (/38 • 35 minutes)

Exercice 6 : Proportionnalité, pourcentages et vitesses

  • 1) Un article coûte 8080 dollars. Son prix augmente de 15 %15\ \%. Calculez le nouveau prix.
  • 2) Le mois suivant, ce nouveau prix baisse de 15 %15\ \%. Calculez le prix obtenu.
  • 3) Revient-on au prix de départ ? Expliquez, puis calculez le pourcentage global de variation.
  • 4) Une voiture parcourt 180180 km en 22 h 1515 min. Calculez sa vitesse moyenne.
  • 5) À cette vitesse, combien de temps faut-il pour parcourir 300300 km ? Donnez le résultat en heures et minutes.
  • 6) Une recette pour 66 personnes demande 450450 g de farine. Quelle masse faut-il pour 1010 personnes ?
Voir la correction

1) Augmenter de 15 %15\ \% revient à multiplier par 1+15100=1,151+\dfrac{15}{100}=1{,}15. Le nouveau prix vaut donc 80×1,15=9280\times 1{,}15=92 dollars. On peut aussi calculer la hausse puis l'ajouter, 80×0,15=1280\times 0{,}15=12 puis 80+12=9280+12=92 ✓, mais le coefficient multiplicateur est plus rapide et beaucoup plus sûr dès qu'il y a plusieurs variations.

2) Baisser de 15 %15\ \% revient à multiplier par 10,15=0,851-0{,}15=0{,}85. Attention, cette baisse s'applique au prix ACTUEL, soit 9292 dollars, et non au prix initial : 92×0,85=78,2092\times 0{,}85=78{,}20 dollars.

3) On ne revient PAS au prix de départ, on obtient 78,2078{,}20 dollars au lieu de 8080. La raison est que les deux pourcentages ne portent pas sur la même base : la hausse de 15 %15\ \% s'applique à 8080 et vaut 1212 dollars, tandis que la baisse de 15 %15\ \% s'applique à 9292 et vaut 13,8013{,}80 dollars, donc davantage. Le coefficient global s'obtient en MULTIPLIANT les deux coefficients : 1,15×0,85=0,97751{,}15\times 0{,}85=0{,}9775, ce qui correspond à une baisse globale de 2,25 %2{,}25\ \%. Retenez cette règle générale : une hausse suivie d'une baisse du même pourcentage donne toujours une BAISSE, jamais un retour au point de départ, et l'ordre des deux opérations n'y change rien puisque la multiplication est commutative.

4) Il faut d'abord convertir la durée en heures décimales : 22 h 1515 min =2+1560=2,25=2+\dfrac{15}{60}=2{,}25 h. Attention, 22 h 1515 ne s'écrit pas 2,152{,}15 h, c'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre. La vitesse moyenne vaut alors v=dt=1802,25=80v=\dfrac{d}{t}=\dfrac{180}{2{,}25}=80 km/h.

5) On inverse la relation : t=dv=30080=3,75t=\dfrac{d}{v}=\dfrac{300}{80}=3{,}75 h. On reconvertit en minutes la partie décimale : 0,75×60=450{,}75\times 60=45 min, donc il faut 33 h 4545 min. On peut contrôler par proportionnalité : 300300 km, c'est 300180=53\dfrac{300}{180}=\dfrac{5}{3} fois plus que 180180 km, donc la durée doit être 53\dfrac{5}{3} fois plus longue, soit 2,25×53=3,752{,}25\times\dfrac{5}{3}=3{,}75 h ✓.

6) La situation est proportionnelle : la masse de farine est proportionnelle au nombre de personnes. On calcule la masse par personne, 4506=75\dfrac{450}{6}=75 g, puis on multiplie par 1010 : il faut 750750 g. On peut aussi passer par le coefficient 106=53\dfrac{10}{6}=\dfrac{5}{3} et écrire 450×53=750450\times\dfrac{5}{3}=750 g ✓. Une dernière remarque de bon sens, qui distingue les mathématiques de la cuisine : toutes les grandeurs d'une recette ne sont pas proportionnelles au nombre de convives, le temps de cuisson en particulier ne double pas quand on double les quantités.

Exercice 7 : Statistiques et probabilités

Les 25 élèves d'une classe de quatrième ont obtenu les notes suivantes à un contrôle noté sur 20.

Note681012141618
Effectif1357432
  • 1) Vérifiez que l'effectif total vaut bien 2525.
  • 2) Calculez la note moyenne de la classe, arrondie au centième.
  • 3) Déterminez la note médiane et interprétez-la par une phrase.
  • 4) Calculez l'étendue de la série.
  • 5) On interroge un élève au hasard. Calculez la probabilité que sa note soit supérieure ou égale à 1414, puis strictement inférieure à 1010.
  • 6) On lance un dé équilibré à six faces. Calculez la probabilité d'obtenir un nombre pair, puis un multiple de 33, puis un nombre pair OU multiple de 33.
Voir la correction

1) On additionne les effectifs : 1+3+5+7+4+3+2=251+3+5+7+4+3+2=25 ✓. Cette vérification est le premier réflexe devant un tableau d'effectifs, car si le total est faux tous les indicateurs le seront.

2) La moyenne d'une série groupée est la somme des produits note par effectif, divisée par l'effectif total. Le numérateur vaut 6×1+8×3+10×5+12×7+14×4+16×3+18×2=6+24+50+84+56+48+36=3046\times 1+8\times 3+10\times 5+12\times 7+14\times 4+16\times 3+18\times 2=6+24+50+84+56+48+36=304. La moyenne vaut donc 30425=12,16\dfrac{304}{25}=12{,}16. L'erreur à éviter est de faire la moyenne des sept notes distinctes, 847=12\dfrac{84}{7}=12, ce qui reviendrait à donner le même poids à une note obtenue par un seul élève et à une note obtenue par sept.

3) L'effectif étant IMPAIR, la médiane est la valeur de rang 25+12=13\dfrac{25+1}{2}=13. On construit les effectifs cumulés croissants : 11, 44, 99, 1616, 2020, 2323, 2525. Le rang 1313 est atteint dans la tranche qui va du rang 1010 au rang 1616, celle de la note 1212 : la médiane vaut donc 1212. Interprétation : au moins la moitié de la classe a obtenu 1212 ou moins, et au moins la moitié a obtenu 1212 ou plus.

4) L'étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur : 186=1218-6=12. C'est un indicateur de DISPERSION, et non de position : il ne dit rien de la valeur des notes, seulement de leur écartement.

5) Toutes les issues sont équiprobables puisque l'élève est choisi au hasard. Les notes supérieures ou égales à 1414 concernent 4+3+2=94+3+2=9 élèves, donc P=925=0,36P=\dfrac{9}{25}=0{,}36. Les notes strictement inférieures à 1010 concernent 1+3=41+3=4 élèves, donc P=425=0,16P=\dfrac{4}{25}=0{,}16. Attention au mot STRICTEMENT : la note 1010 est exclue, alors qu'elle aurait été incluse avec « inférieure ou égale ».

6) Sur les six faces, les nombres pairs sont 22, 44 et 66, donc P(pair)=36=12P(\text{pair})=\dfrac{3}{6}=\dfrac{1}{2}. Les multiples de 33 sont 33 et 66, donc P(multiple de 3)=26=13P(\text{multiple de }3)=\dfrac{2}{6}=\dfrac{1}{3}. Pour la réunion, on ne peut PAS additionner les deux probabilités, car le 66 est à la fois pair et multiple de 33 : il serait compté deux fois. On dénombre donc directement les issues favorables, {2;3;4;6}\{2\,;3\,;4\,;6\}, ce qui donne P=46=23P=\dfrac{4}{6}=\dfrac{2}{3}. On vérifie que l'addition naïve aurait donné 12+13=56\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{3}=\dfrac{5}{6}, une valeur trop grande d'exactement 16\dfrac{1}{6}, la probabilité du 66 compté en trop.

Exercice 8 : Volumes et programmation

Une pyramide a une base carrée de côté 66 cm et une hauteur de 1010 cm. Un cône a un rayon de base de 33 cm et la même hauteur de 1010 cm.

On prendra π3,14\pi\approx 3{,}14 et l'on arrondira au dixième de centimètre cube.

6 cmh = 10 cm3 cmh = 10 cm
def volume_pyramide(c, h):
    return c*c*h/3

def hauteur_pour(c, objectif):
    h = 1
    while volume_pyramide(c, h) < objectif:
        h = h + 1
    return h
  • 1) Calculez le volume de la pyramide.
  • 2) Calculez le volume du cône.
  • 3) Lequel des deux solides a le plus grand volume ? Le résultat vous surprend-il ? Justifiez.
  • 4) On réduit la pyramide dans le rapport 12\dfrac{1}{2}. Calculez le volume de la pyramide réduite.
  • 5) Que renvoie l'appel volume_pyramide(6,10)\mathtt{volume\_pyramide(6, 10)} ?
  • 6) Que renvoie l'appel hauteur_pour(6,200)\mathtt{hauteur\_pour(6, 200)} ? Détaillez le raisonnement, puis indiquez un danger de cette boucle.
Voir la correction

1) Le volume d'une pyramide est le tiers du produit de l'aire de sa base par sa hauteur. La base étant un carré de côté 66 cm, son aire vaut 62=36 cm26^{2}=36\ \mathrm{cm^{2}}. Donc V=36×103=120 cm3V=\dfrac{36\times 10}{3}=120\ \mathrm{cm^{3}}. Le tiers n'est pas une convention arbitraire : trois pyramides de ce type remplissent exactement le prisme de même base et de même hauteur.

2) Le cône obéit à la même formule, avec une base circulaire d'aire πr2=3,14×32=28,26 cm2\pi r^{2}=3{,}14\times 3^{2}=28{,}26\ \mathrm{cm^{2}}. Donc V=28,26×103=94,2 cm3V=\dfrac{28{,}26\times 10}{3}=94{,}2\ \mathrm{cm^{3}}.

3) La PYRAMIDE a le plus grand volume, 120120 contre 94,2 cm394{,}2\ \mathrm{cm^{3}}. Le résultat peut surprendre parce que le diamètre du cône, 66 cm, est égal au côté du carré : on pourrait croire les deux bases équivalentes. En réalité le disque est INSCRIT dans le carré, il en occupe donc une fraction πr2(2r)2=π478,5 %\dfrac{\pi r^{2}}{(2r)^{2}}=\dfrac{\pi}{4}\approx 78{,}5\ \%, et l'on retrouve bien 120×0,785=94,2120\times 0{,}785=94{,}2 ✓. Les hauteurs étant égales, le rapport des volumes est exactement celui des aires de base.

4) Dans une réduction de rapport kk, les longueurs sont multipliées par kk, les aires par k2k^{2} et les VOLUMES par k3k^{3}. Ici k=12k=\dfrac{1}{2}, donc le volume est multiplié par (12)3=18\left(\dfrac{1}{2}\right)^{3}=\dfrac{1}{8} : la pyramide réduite a un volume de 1208=15 cm3\dfrac{120}{8}=15\ \mathrm{cm^{3}}. On peut vérifier directement, la base réduite mesurant 33 cm de côté et la hauteur 55 cm : 9×53=15 cm3\dfrac{9\times 5}{3}=15\ \mathrm{cm^{3}} ✓. Répondre 6060 est l'erreur classique, celle qui oublie le cube.

5) La fonction calcule c×c×h3=6×6×103=120\dfrac{c\times c\times h}{3}=\dfrac{6\times 6\times 10}{3}=120. L'appel renvoie donc 120120, exactement le volume de la question 1 : la fonction n'est que la traduction de la formule.

6) La fonction part de h=1\mathtt{h=1} et augmente h\mathtt{h} de 11 tant que le volume reste inférieur à 200200. Le volume valant 36h3=12h\dfrac{36h}{3}=12h, la condition 12h20012h\geq 200 donne h2001216,7h\geq\dfrac{200}{12}\approx 16{,}7 : le premier entier qui convient est 1717, et l'appel renvoie donc 1717. On peut le vérifier aux bornes : pour h=16h=16 le volume vaut 192192, encore insuffisant, et pour h=17h=17 il vaut 204204, qui dépasse bien 200200. Quant au danger de cette boucle, il est réel : la condition d'arrêt repose entièrement sur le fait que le volume finit par dépasser l'objectif. C'est vrai ici puisque le volume croît sans limite avec la hauteur, mais si l'on avait écrit une fonction cherchant à dépasser un objectif INATTEIGNABLE, la condition resterait vraie indéfiniment et le programme ne s'arrêterait jamais. Toute boucle while\mathtt{while} doit donc être écrite en s'assurant que sa condition finira par devenir fausse, ou être protégée par une limite supplémentaire.

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