Troisième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : sinus et cosinus en Troisième
Ces quinze exercices corrigés couvrent le sinus et le cosinus d'un angle aigu dans le triangle rectangle, au programme de troisième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs dans le triangle rectangle, comme dans les listes des manuels : un côté adjacent ou une hypoténuse avec le cosinus, un côté opposé ou une hypoténuse avec le sinus, un côté avec la tangente, inconnue au numérateur puis au dénominateur, trois angles retrouvés avec les touches inverses, de cos(F)=0,7 à tan(T)=611, puis un angle suivi du troisième côté par un second rapport, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Le fil de la série tient en une phrase : le rapport ne se choisit pas sur l'allure de la figure, il se choisit sur la POSITION du côté par rapport à l'angle. Le côté collé à l'angle est l'adjacent et donne le cosinus, le côté d'en face est l'opposé et donne le sinus, et l'hypoténuse est au dénominateur des deux. Un même segment change donc de nom selon l'angle que l'on regarde, et c'est de là que vient presque toute la difficulté du chapitre.
Trois contrôles reviennent dans tout le corrigé : le sinus et le cosinus d'un angle aigu sont toujours strictement compris entre 0 et 1, l'hypoténuse est toujours plus grande que les deux autres côtés, et un résultat négatif trahit une calculatrice restée en radians. La tangente, quotient du côté opposé par le côté adjacent, n'intervient que dans l'exercice de calculs et dans la partie C.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•L'hypoténuse est le côté opposé à l'angle droit, et c'est le plus long des trois.
•Le côté ADJACENT à un angle aigu est celui qui touche cet angle sans être l'hypoténuse ; le côté OPPOSÉ est celui qui ne le touche pas.
•cos(x)=hypoteˊnuseadjacent et sin(x)=hypoteˊnuseopposeˊ.
•Inconnue au numérateur, on multiplie ; inconnue au dénominateur, on divise.
•Pour un angle aigu, 0<cos(x)<1 et 0<sin(x)<1 : une valeur supérieure à 1 vient d'une fraction renversée.
•Quand l'angle grandit, le sinus augmente et le cosinus diminue.
•Les deux angles aigus d'un triangle rectangle sont complémentaires, donc cos(x)=sin(90°−x).
•Relation issue du théorème de Pythagore : cos2(x)+sin2(x)=1.
•Valeurs à savoir reconstruire : cos(60°)=sin(30°)=21, cos(30°)=sin(60°)=23, cos(45°)=sin(45°)=22.
•La calculatrice doit être en mode degrés ; un résultat négatif ou aberrant vient presque toujours du mode radians.
Calculs : les longueurs et les angles à calculer
Exercice 0.1 : Calculer une longueur ou un angle dans un triangle rectangle : dix calculs directs
Chaque triangle est rectangle au sommet indiqué et les longueurs sont en centimètres. Calculez la longueur demandée au dixième de centimètre, ou l'angle demandé au dixième de degré, la calculatrice étant en mode degrés.
Une seule méthode pour les dix lignes : repérer l'hypoténuse, en face de l'angle droit, puis nommer, par rapport à l'angle utilisé, le côté adjacent, qui touche cet angle, et le côté opposé. Choisir le rapport qui contient les deux côtés en jeu : cosinus pour adjacent et hypoténuse, sinus pour opposé et hypoténuse, tangente pour opposé et adjacent. Écrire l'égalité, puis multiplier si l'inconnue est au numérateur, diviser si elle est au dénominateur, ou utiliser la touche inverse si c'est l'angle qu'on cherche.
a) IJK est rectangle en I, avec J=41° et JK=11. Calculez IJ.
b) RST est rectangle en R, avec S=58° et RS=6,5. Calculez ST.
c) UVW est rectangle en U, avec V=33° et VW=15. Calculez UW.
d) XYZ est rectangle en X, avec Y=47° et XZ=7. Calculez YZ.
e) GHJ est rectangle en G, avec H=62° et GH=4. Calculez GJ.
f) CDE est rectangle en C, avec D=24° et CE=5. Calculez CD.
g) EFG est rectangle en E, avec EF=7 et FG=10. Calculez F.
h) LMN est rectangle en L, avec LN=4 et MN=9. Calculez M.
i) STU est rectangle en S, avec ST=6 et SU=11. Calculez T.
j) VWX est rectangle en V, avec VW=8 et WX=12. Calculez W, puis VX avec un second rapport trigonométrique.
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Réponses
a)IJ=11cos(41°)≈8,3 cm
b)ST=cos(58°)6,5≈12,3 cm
c)UW=15sin(33°)≈8,2 cm
d)YZ=sin(47°)7≈9,6 cm
e)GJ=4tan(62°)≈7,5 cm
f)CD=tan(24°)5≈11,2 cm
g)cos(F)=0,7 ; F≈45,6°
h)sin(M)=94 ; M≈26,4°
i)tan(T)=611 ; T≈61,4°
j)W≈48,2° ; VX=12sin(W)≈8,9 cm
Le geste qui décide de tout se fait sur la figure, avant la calculatrice : placer l'hypoténuse, puis nommer adjacent et opposé PAR RAPPORT À L'ANGLE de la ligne. Le rapport se choisit sur les deux côtés en jeu, jamais sur l'allure du triangle, et la place de l'inconnue dans la fraction dit s'il faut multiplier ou diviser.
a)
Hypoténuse [JK], côté adjacent à J : [IJ]. Cosinus : cos(41°)=11IJ, inconnue au numérateur, donc IJ=11×cos(41°)≈8,3 cm. Contrôle : 8,3<11.
b)
Hypoténuse [ST], côté adjacent à S : [RS]. cos(58°)=ST6,5, inconnue au dénominateur, donc ST=cos(58°)6,5≈12,3 cm. Piège : multiplier, 6,5×cos(58°)≈3,4, plus petit que RS alors que [ST] est l'hypoténuse.
c)
Hypoténuse [VW], côté opposé à V : [UW], qui ne touche pas V. Sinus : UW=15×sin(33°)≈8,2 cm. Piège : prendre le cosinus, qui donne 12,6, la longueur de l'autre côté de l'angle droit.
d)
Hypoténuse [YZ], côté opposé à Y : [XZ]. sin(47°)=YZ7, donc YZ=sin(47°)7≈9,6 cm. Contrôle : 9,6>7.
e)
L'hypoténuse [HJ] n'est pas en jeu : [GJ] est opposé à H et [GH] lui est adjacent. Tangente : tan(62°)=4GJ, donc GJ=4×tan(62°)≈7,5 cm. Une tangente peut dépasser 1, et GJ peut dépasser GH : l'angle de 62° est plus grand que 45°.
f)
[CE] est opposé à D et [CD] lui est adjacent : tan(24°)=CD5, inconnue au dénominateur, donc CD=tan(24°)5≈11,2 cm. Piège : 5×tan(24°)≈2,2 ; avec un angle de moins de 45°, le côté adjacent doit être le plus long des deux.
g)
[EF] est adjacent à F et [FG] est l'hypoténuse : cos(F)=107=0,7, et la touche inverse donne F≈45,6°. Piège : la touche sinus inverse, qui donne 44,4°.
h)
[LN] est opposé à M et [MN] est l'hypoténuse : sin(M)=94, d'où M≈26,4°. On tape la fraction entière, sans arrondir 94 avant la touche inverse.
i)
[SU] est opposé à T et [ST] lui est adjacent : tan(T)=611, d'où T≈61,4°. Piège : écrire 116, qui donne 28,6°, l'angle U ; les deux angles aigus se complètent à 90°.
j)
[VW] est adjacent à W et [WX] est l'hypoténuse : cos(W)=128, d'où W≈48,2°. Puis [VX] est opposé à W : VX=12×sin(W)≈8,9 cm, en gardant l'angle non arrondi dans la calculatrice. Contrôle par Pythagore : VX2=144−64=80, et 80≈8,9.
Contrôle : l'hypoténuse est toujours la plus longue des trois côtés, un sinus ou un cosinus est toujours entre 0 et 1, et les deux angles aigus d'un triangle rectangle se complètent à 90°. Un résultat qui viole l'une de ces trois règles signale un rapport mal choisi ou une calculatrice restée en radians.
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Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Adjacent, opposé, hypoténuse
Dans un triangle rectangle, chacun des deux côtés de l'angle droit porte DEUX noms, et le nom dépend de l'angle aigu que l'on regarde. Le côté collé à l'angle est le côté ADJACENT, le côté d'en face est le côté OPPOSÉ, et le troisième côté, en face de l'angle droit, est l'hypoténuse.
Le triangle ABC ci-dessous est rectangle en A.
1) Pour l'angle ABC, nommez le côté adjacent, le côté opposé et l'hypoténuse.
2) Reprenez la question 1 pour l'angle ACB.
3) Écrivez cos(ABC) et sin(ABC) comme quotients de deux longueurs.
4) Écrivez de même cos(ACB) et sin(ACB).
5) À l'aide des longueurs portées sur la figure, calculez ces quatre rapports.
6) Comparez cos(ABC) et sin(ACB). Que constatez-vous ?
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Réponses
1)Adjacent [AB], opposé [AC], hypoténuse [BC]
2)Adjacent [AC], opposé [AB]
3)BCAB et BCAC
4)BCAC et BCAB
5)0,8 ; 0,6 ; 0,6 ; 0,8
6)cos(ABC)=sin(ACB)
1)
L'hypoténuse est [BC] : elle est opposée à l'angle droit, et c'est toujours le plus grand côté. Le côté adjacent à ABC est [AB], celui qui part de B sans être l'hypoténuse. Le côté opposé est [AC], celui qui ne touche pas B. La méthode tient en un geste : on pose le doigt sur le sommet B, les deux côtés qui partent de ce sommet sont l'hypoténuse et l'adjacent, et le troisième est l'opposé.
2)
L'hypoténuse ne change pas : c'est encore [BC], car elle ne dépend que de l'angle droit et pas de l'angle que l'on regarde. En revanche les deux autres ÉCHANGENT leur nom : le côté adjacent à ACB est [AC] et le côté opposé est [AB]. C'est le point le plus important de tout le chapitre : [AB] est adjacent à B et opposé à C, un même segment porte les deux noms selon l'angle choisi.
3)
cos(ABC)=hypoteˊnuseadjacent=BCAB et sin(ABC)=hypoteˊnuseopposeˊ=BCAC. L'hypoténuse est au dénominateur des deux : c'est le seul point commun entre le sinus et le cosinus.
4)
cos(ACB)=BCAC et sin(ACB)=BCAB. Les deux fractions sont exactement celles de la question 3, mais échangées, parce que l'adjacent et l'opposé se sont échangés.
5)
La figure donne AB=8 cm, AC=6 cm et BC=10 cm, et l'on vérifie d'abord Pythagore : 82+62=64+36=100=102, le triangle est bien rectangle en A. Alors cos(ABC)=108=0,8, sin(ABC)=106=0,6, cos(ACB)=106=0,6 et sin(ACB)=108=0,8. Les quatre nombres sont compris entre 0 et 1, ce qui est le premier contrôle à faire : un rapport supérieur à 1 signale un quotient renversé.
6)
On trouve cos(ABC)=sin(ACB)=0,8, et de même sin(ABC)=cos(ACB)=0,6. Ce n'est pas un hasard : ce qui est adjacent à B est opposé à C, donc la même fraction 108 s'appelle cosinus quand on la lit depuis B et sinus quand on la lit depuis C. À la calculatrice, ABC≈36,87° et ACB≈53,13°, deux angles dont la somme vaut 90°. L'exercice 6 revient sur ce phénomène.
Exercice 2 : Calculer une longueur avec le cosinus
Le cosinus relie l'angle, le côté adjacent et l'hypoténuse. Tout dépend ensuite de la place de l'inconnue dans la fraction : si elle est au NUMÉRATEUR on multiplie, si elle est au DÉNOMINATEUR on divise.
La calculatrice doit être en mode degrés, ce qui s'affiche par un petit D ou DEG à l'écran. Les trois triangles des questions 1 à 3 sont représentés ci-dessous.
1) ABC est rectangle en A, avec B=52° et BC=9 cm. Calculez AB au dixième de centimètre.
2) DEF est rectangle en D, avec E=64° et DE=4,5 cm. Calculez EF au dixième.
3) GHI est rectangle en G, avec H=25° et GH=12 cm. Calculez HI au dixième.
4) Un élève répond à la question 2 par EF=4,5×cos(64°)≈2,0 cm. Sans refaire le calcul, expliquez pourquoi ce résultat est impossible.
5) Revenez au triangle de la question 1 et calculez AC par le théorème de Pythagore, au dixième. Vérifiez ensuite que AC=9×sin(52°).
6) Sans calculatrice, dites lequel de cos(40°) et cos(70°) est le plus grand, et justifiez.
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Réponses
1)AB≈5,5 cm
2)EF≈10,3 cm
3)HI≈13,2 cm
4)Hypoténuse plus courte qu'un côté : impossible
5)AC≈7,1 cm
6)cos(40°)>cos(70°)
1)
Dans le triangle rectangle en A, l'hypoténuse est [BC] et le côté adjacent à B est [AB] : c'est donc le cosinus. On écrit cos(52°)=9AB, d'où AB=9×cos(52°)≈9×0,6157≈5,5 cm. L'inconnue était au numérateur, on a donc MULTIPLIÉ. Contrôle immédiat : 5,5<9, un côté de l'angle droit ne peut pas dépasser l'hypoténuse.
2)
Ici [DE] est le côté adjacent à E et [EF] est l'hypoténuse, donc cos(64°)=EF4,5. L'inconnue est au DÉNOMINATEUR : on divise, EF=cos(64°)4,5≈0,43844,5≈10,3 cm. Contrôle : 10,3>4,5, c'est bien une hypoténuse.
3)
Même configuration : [GH] est adjacent à H et [HI] est l'hypoténuse, donc HI=cos(25°)12≈0,906312≈13,2 cm. L'angle est petit, le cosinus est proche de 1, et l'hypoténuse dépasse à peine le côté adjacent : le résultat est cohérent.
4)
Parce que EF est l'hypoténuse et doit donc être plus grande que 4,5 cm, alors que la réponse proposée vaut 2,0 cm, soit moins de la moitié. L'erreur vient d'avoir multiplié au lieu de diviser. Elle est systématique et coûte tous les points de la question, alors qu'une seule comparaison la détecte. La bonne habitude est donc de se demander AVANT le calcul si le résultat cherché doit être plus grand ou plus petit que la longueur donnée.
5)
Pythagore donne AC2=BC2−AB2≈81−30,70≈50,30, donc AC≈7,1 cm. Par le sinus, AC=9×sin(52°)≈9×0,7880≈7,09, la même valeur. Les deux chemins mènent au même côté : Pythagore utilise les longueurs, la trigonométrie utilise l'angle. Quand l'énoncé donne un angle, le sinus est plus court, mais il faut conserver AB non arrondi pour ne pas accumuler les erreurs d'arrondi.
6)
C'est cos(40°) le plus grand. Imaginez l'hypoténuse de longueur fixe qui pivote autour de B : plus l'angle se ferme, plus le côté adjacent se couche sur l'hypoténuse et plus le quotient se rapproche de 1 ; plus l'angle s'ouvre, plus ce côté raccourcit. Le cosinus DÉCROÎT donc quand l'angle grandit, entre cos(0°)=1 et cos(90°)=0. Numériquement, cos(40°)≈0,766 et cos(70°)≈0,342.
Exercice 3 : Calculer une longueur avec le sinus
Le sinus fonctionne exactement comme le cosinus, mais il regarde le côté OPPOSÉ à l'angle, celui qui ne touche pas le sommet.
Une seule question doit être tranchée avant chaque calcul : le côté que je cherche touche-t-il l'angle, ou non ? Les trois triangles des questions 1 à 3 sont représentés ci-dessous.
1) ABC est rectangle en A, avec B=37° et BC=14 cm. Calculez AC au dixième.
2) KLM est rectangle en K, avec L=28° et KM=6 cm. Calculez LM au dixième.
3) PQR est rectangle en P, avec Q=55° et PR=9,2 cm. Calculez QR au dixième.
4) Dans le triangle de la question 1, calculez aussi AB, puis AB2+AC2. Commentez.
5) Un élève tape la question 1 sur sa calculatrice et lit −9,0. Que s'est-il passé ?
6) Pourquoi le sinus d'un angle aigu est-il toujours strictement compris entre 0 et 1 ? Grandit-il ou diminue-t-il quand l'angle grandit ?
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Réponses
1)AC≈8,4 cm
2)LM≈12,8 cm
3)QR≈11,2 cm
4)AB≈11,2 ; somme 196=142
5)Calculatrice en radians
6)Entre 0 et 1, croissant
1)
Le côté [AC] ne touche pas B : il est OPPOSÉ à B, et [BC] est l'hypoténuse. On écrit donc sin(37°)=14AC, d'où AC=14×sin(37°)≈14×0,6018≈8,4 cm. L'inconnue est au numérateur, on multiplie.
2)
Le côté [KM] ne touche pas L, il est donc opposé à L, et [LM] est l'hypoténuse : sin(28°)=LM6, donc LM=sin(28°)6≈0,46956≈12,8 cm. On divise, et l'hypoténuse trouvée est bien supérieure à 6 cm.
3)
Même situation : [PR] est opposé à Q et [QR] est l'hypoténuse, donc QR=sin(55°)9,2≈0,81929,2≈11,2 cm.
4)
[AB] est adjacent à B, donc AB=14×cos(37°)≈11,2 cm. Alors AB2+AC2≈125,0+71,0=196=142, c'est-à-dire BC2. Pythagore est retrouvé, et ce n'est pas une coïncidence : l'exercice 7 démontre que cos2+sin2=1, ce qui est exactement Pythagore écrit avec des rapports.
5)
Sa calculatrice est en mode RADIANS. Elle a calculé le sinus de 37 radians, qui vaut environ −0,6435, d'où 14×(−0,6435)≈−9,0. Un résultat négatif est impossible pour une longueur : c'est le signal d'alarme le plus fiable du chapitre. Il faut revenir dans le menu de réglage et choisir le mode degrés, souvent noté DEG ou D. Tant que le mode est faux, TOUTES les réponses de la copie sont fausses, ce qui fait de cette vérification la première chose à faire en début d'épreuve.
6)
Le sinus est le quotient d'un côté de l'angle droit par l'hypoténuse, et l'hypoténuse est toujours le plus grand côté : le numérateur est donc plus petit que le dénominateur, et le quotient reste sous 1. Il est strictement positif puisque ce sont deux longueurs. Quand l'angle grandit, le côté opposé s'allonge alors que l'hypoténuse ne change pas, donc le sinus CROÎT, de sin(0°)=0 jusqu'à sin(90°)=1. Le sinus et le cosinus varient donc en sens contraire, ce qui donne un moyen simple de contrôler un résultat : un grand angle a un grand sinus et un petit cosinus.
Exercice 4 : Choisir le bon rapport
Le rapport ne se choisit pas sur l'allure de la figure, mais sur la POSITION du côté par rapport à l'angle. Un triangle posé autrement reste le même triangle.
Les deux triangles ci-dessous sont identiques ; celui de droite a seulement été retourné et ses sommets renommés.
1) Pour le triangle de gauche, écrivez cos(B) et sin(B), puis calculez-les.
2) Pour le triangle de droite, rectangle en E, écrivez cos(F) et sin(F). Comparez avec la question 1.
3) RST est rectangle en R. On connaît ST et S, et on cherche RT. Quel rapport utiliser, et l'inconnue est-elle au numérateur ou au dénominateur ?
4) Dans le même triangle, on connaît RS et S, et on cherche ST. Même question.
5) Toujours dans RST, on connaît RS=4,5 cm et RT=6 cm, et on cherche S. Peut-on utiliser directement le sinus ou le cosinus ? Que faut-il faire d'abord ?
6) Recopiez et complétez : « je connais l'hypoténuse et un angle, je cherche le côté qui touche l'angle : j'utilise ... et je ... ».
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Réponses
1)0,8 et 0,6
2)Mêmes valeurs : 0,8 et 0,6
3)Sinus, on multiplie
4)Cosinus, on divise
5)ST=7,5 cm ; S≈53,1°
6)Cosinus, on multiplie
1)
[AB] touche B, il est donc adjacent, et [BC] est l'hypoténuse : cos(B)=BCAB=4,53,6=0,8. Le côté [AC] ne touche pas B, il est opposé : sin(B)=BCAC=4,52,7=0,6. On vérifie au passage que le triangle est bien rectangle : 3,62+2,72=12,96+7,29=20,25=4,52.
2)
Le raisonnement est identique, il suffit de repérer l'angle droit en E : [FE] touche F donc il est adjacent, [FG] est l'hypoténuse, [EG] est opposé. Donc cos(F)=FGFE=4,53,6=0,8 et sin(F)=FGEG=4,52,7=0,6. On retrouve exactement les mêmes valeurs, et les deux angles mesurent environ 36,87°. Retourner la feuille ne change rien : ni les longueurs, ni les angles, ni donc les rapports. L'erreur classique consiste à appeler « horizontal » ce qui est en réalité « adjacent ».
3)
[RT] ne touche pas S, il est donc OPPOSÉ à S, et [ST] est l'hypoténuse : c'est le sinus, avec l'inconnue au numérateur, RT=ST×sin(S). On multiplie.
4)
[RS] touche S, il est adjacent, et [ST] est toujours l'hypoténuse : c'est le cosinus, cos(S)=STRS. L'inconnue ST est au DÉNOMINATEUR, donc ST=cos(S)RS et l'on divise. Les questions 3 et 4 portent sur le même triangle et le même angle : seule la place de l'inconnue a changé, et c'est elle seule qui décide entre multiplier et diviser.
5)
Non, pas directement, car le sinus et le cosinus ont tous les deux l'hypoténuse au dénominateur, et ici on ne connaît que les deux côtés de l'angle droit. Il faut donc d'abord calculer l'hypoténuse par Pythagore : ST2=4,52+62=20,25+36=56,25, donc ST=7,5 cm. On peut alors écrire cos(S)=7,54,5=0,6, d'où S≈53,13°. On aurait aussi pu passer par sin(S)=7,56=0,8, qui donne le même angle.
6)
« J'utilise le COSINUS, et je MULTIPLIE l'hypoténuse par le cosinus de l'angle. » Le tableau complet du chapitre tient en quatre lignes : hypoténuse et angle vers le côté adjacent, on multiplie par le cosinus ; hypoténuse et angle vers le côté opposé, on multiplie par le sinus ; côté adjacent et angle vers l'hypoténuse, on divise par le cosinus ; côté opposé et angle vers l'hypoténuse, on divise par le sinus.
Exercice 5 : Retrouver un angle
Quand on connaît deux longueurs, on obtient un rapport, et la calculatrice remonte du rapport à l'angle avec les touches cosinus inverse et sinus inverse, souvent notées cos−1 et sin−1 et obtenues par la touche seconde fonction.
Le sens du calcul s'inverse : on part du quotient, on arrive au nombre de degrés.
1) ABC est rectangle en A, avec AB=5 cm et BC=13 cm. Calculez B au dixième de degré.
2) Calculez AC, puis C au dixième de degré.
3) Vérifiez que B+C=90° et expliquez pourquoi c'était prévisible.
4) DEF est rectangle en D avec DE=DF=7 cm. Calculez EF au dixième, puis E sans calculatrice.
5) Un élève cherche l'angle dont le sinus vaut 1,2. Sa calculatrice affiche un message d'erreur. Pourquoi ?
6) On sait que sin(B)=0,5. Donnez B sans calculatrice, en vous appuyant sur un triangle équilatéral.
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Réponses
1)B≈67,4°
2)AC=12 cm ; C≈22,6°
3)Somme 90°
4)EF≈9,9 cm ; 45°
5)Un sinus ne dépasse pas 1
6)30°
1)
Le côté [AB] est adjacent à B et [BC] est l'hypoténuse, donc cos(B)=135≈0,3846. La calculatrice, en mode degrés, donne alors B≈67,4°. Contrôle : le rapport est petit, donc l'angle est grand, ce qui est cohérent.
2)
Pythagore donne AC2=132−52=169−25=144, donc AC=12 cm ; on reconnaît le triplet 5, 12, 13. Pour C, le côté adjacent est [AC], donc cos(C)=1312≈0,9231 et C≈22,6°.
3)
67,4+22,6=90,0. C'était prévisible parce que la somme des angles d'un triangle vaut 180° et que l'angle en A en occupe déjà 90 : il ne reste que 90° à partager entre les deux angles aigus. C'est un excellent contrôle de copie, car il détecte à la fois une touche inverse mal utilisée et un rapport renversé.
4)
Le triangle est rectangle et isocèle. Pythagore donne EF2=49+49=98, donc EF=98=72≈9,9 cm. Comme les deux angles aigus sont égaux et que leur somme vaut 90°, chacun vaut 45° : aucune calculatrice n'est nécessaire. On peut le vérifier autrement, cos(E)=727=21≈0,707, qui est bien le cosinus de 45°.
5)
Parce qu'aucun angle aigu n'a un sinus supérieur à 1 : ce serait un côté de l'angle droit plus long que l'hypoténuse, ce qui est impossible. La calculatrice ne trouve donc aucun angle et affiche une erreur de domaine. Ce message est en fait une bonne nouvelle, il révèle qu'une longueur a été placée au mauvais endroit dans la fraction, presque toujours parce que l'hypoténuse a été écrite au numérateur.
6)
Prenez un triangle équilatéral de côté 2 et coupez-le en deux par une hauteur. On obtient un triangle rectangle dont l'hypoténuse mesure 2, dont le petit côté mesure 1 et dont les angles valent 30°, 60° et 90°. Le côté de longueur 1 est opposé à l'angle de 30°, donc sin(30°)=21=0,5 : l'angle cherché mesure 30°. La même figure donne cos(30°)=23≈0,866, sin(60°)=23 et cos(60°)=0,5, quatre valeurs qui reviennent sans cesse et qu'il vaut mieux savoir reconstruire que retenir.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Les deux angles aigus se répondent
Un triangle rectangle possède deux angles aigus, et tout ce qui est adjacent à l'un est opposé à l'autre. Cet échange relie le sinus et le cosinus par une égalité qui sert à contrôler presque toutes les copies.
Le triangle ABC ci-dessous est rectangle en A.
1) Pourquoi a-t-on toujours B+C=90° ?
2) Démontrez que cos(B)=sin(C).
3) On donne cos(B)=0,28. Donnez sin(C), puis B et C au dixième de degré.
4) Sans calculatrice, complétez : cos(35°)=sin(…), sin(72°)=cos(…), cos(45°)=sin(…).
5) Un élève affirme : « si l'angle double, son sinus double aussi ». Testez son affirmation avec 20° et 40°.
6) Quel est le seul angle aigu dont le sinus et le cosinus sont égaux ? Justifiez.
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Réponses
1)180−90=90
2)Même fraction BCAB
3)0,28 ; 73,7° et 16,3°
4)55°, 18°, 45°
5)Faux : 0,643=0,684
6)45°
1)
La somme des angles d'un triangle vaut 180°. L'angle en A est droit et vaut 90°, donc B+C=180−90=90°. Deux angles dont la somme vaut 90° sont dits complémentaires : dans un triangle rectangle, les deux angles aigus le sont toujours.
2)
Le côté [AB] touche B et ne touche pas C : il est donc adjacent à B et opposé à C. L'hypoténuse [BC], elle, est la même pour les deux angles. Donc cos(B)=BCAB et sin(C)=BCAB : ce sont littéralement la même fraction, lue depuis deux sommets différents. De la même manière sin(B)=cos(C)=BCAC. Comme C=90°−B, on retient la règle sous la forme cos(x)=sin(90°−x).
3)
sin(C)=cos(B)=0,28, sans aucun calcul. Ensuite B≈73,7° à la calculatrice, et C=90−73,7=16,3°. On peut vérifier directement que l'angle dont le sinus vaut 0,28 mesure bien 16,3°, ce qui confirme les deux résultats d'un coup. Le cosinus est petit, donc B est grand, et son complémentaire est petit : le contrôle qualitatif fonctionne.
4)
cos(35°)=sin(55°), car 90−35=55. sin(72°)=cos(18°), car 90−72=18. cos(45°)=sin(45°), car 45 est son propre complémentaire. Aucune calculatrice n'est utile : il s'agit chaque fois de compléter à 90.
5)
C'est faux. sin(20°)≈0,342 et sin(40°)≈0,643, alors que le double de 0,342 vaut 0,684. L'écart, environ 0,041, est petit mais bien réel, et il grandit avec l'angle : sin(80°)≈0,985 n'est pas le double de sin(40°), qui donnerait 1,286, un nombre supérieur à 1 donc impossible pour un sinus. Le sinus croît, mais de moins en moins vite ; il n'est PAS proportionnel à l'angle. C'est la raison profonde pour laquelle on a besoin d'une calculatrice ou d'une table.
6)
C'est 45°. Si cos(B)=sin(B), alors BCAB=BCAC, donc AB=AC : le triangle est rectangle ISOCÈLE. Ses deux angles aigus sont alors égaux, et comme leur somme vaut 90°, chacun mesure 45°. On peut aussi le lire sur la règle cos(x)=sin(90°−x) : l'égalité sin(x)=sin(90°−x) impose x=90−x, donc x=45. La valeur commune est 22≈0,707.
Exercice 7 : Pythagore caché derrière le sinus et le cosinus
Le sinus et le cosinus d'un même angle ne sont pas indépendants : ils sont reliés par le théorème de Pythagore. Cet exercice conduit la démonstration, puis l'utilise pour calculer l'un à partir de l'autre.
Dans tout l'exercice, ABC est un triangle rectangle en A.
1) Écrivez cos(B) et sin(B) en fonction de AB, AC et BC.
2) Calculez cos2(B)+sin2(B) en fonction de ces longueurs, puis concluez à l'aide du théorème de Pythagore.
3) On donne cos(B)=0,6. Calculez sin(B) sans calculatrice.
4) On donne sin(C)=135. Donnez la valeur exacte de cos(C).
5) Un élève écrit cos(B)=0,7 et sin(B)=0,8. Montrez que c'est impossible.
6) Vérifiez la relation à la calculatrice pour 23° puis pour 67°. Que remarquez-vous entre ces deux lignes de calcul ?
Voir la correction
Réponses
1)BCAB et BCAC
2)cos2+sin2=1
3)sin(B)=0,8
4)cos(C)=1312
5)1,13=1 : impossible
6)Mêmes nombres, échangés
1)
L'hypoténuse est [BC], le côté adjacent à B est [AB] et le côté opposé est [AC]. Donc cos(B)=BCAB et sin(B)=BCAC.
2)
En élevant au carré, cos2(B)+sin2(B)=BC2AB2+BC2AC2=BC2AB2+AC2. Or le triangle est rectangle en A, donc Pythagore donne AB2+AC2=BC2, et la fraction vaut BC2BC2=1. On obtient la relation cos2(x)+sin2(x)=1, valable pour tout angle aigu x. Ce n'est rien d'autre que Pythagore, écrit après division par BC2 : la figure du corrigé montre le même triangle réduit pour que l'hypoténuse mesure 1, ses deux autres côtés mesurant alors précisément cos(B) et sin(B).
3)
sin2(B)=1−0,62=1−0,36=0,64, donc sin(B)=0,64=0,8, la racine positive puisqu'un sinus d'angle aigu est positif. On reconnaît le triangle 3, 4, 5 agrandi.
4)
cos2(C)=1−(135)2=1−16925=169144, donc cos(C)=1312. Garder la forme fractionnaire évite tout arrondi, et l'on retrouve le triplet 5, 12, 13 déjà rencontré à l'exercice 5.
5)
On calcule 0,72+0,82=0,49+0,64=1,13, alors que la somme devrait valoir exactement 1. Les deux valeurs sont donc incompatibles : elles ne peuvent pas être le cosinus et le sinus d'un même angle. En réalité un cosinus de 0,7 correspond à 45,6° tandis qu'un sinus de 0,8 correspond à 53,1°, deux angles différents. Cette vérification en une ligne détecte immédiatement un rapport recopié de travers.
6)
Pour 23° : cos(23°)≈0,9205 et sin(23°)≈0,3907, dont les carrés donnent 0,8473+0,1527=1. Pour 67° : cos(67°)≈0,3907 et sin(67°)≈0,9205. Les deux lignes contiennent exactement les mêmes nombres, échangés, parce que 23 et 67 sont complémentaires : c'est la règle de l'exercice 6 qui réapparaît. La relation cos2+sin2=1 est donc automatiquement vraie pour l'un dès qu'elle l'est pour l'autre.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Dans un triangle très allongé, le sinus d'un angle aigu peut valoir 1,5. »
2) « Pour trouver une longueur avec le cosinus, on multiplie toujours par le cosinus de l'angle. »
3) « Le côté [AC] est le côté opposé, donc il sert dans le sinus, quel que soit l'angle regardé. »
4) « Si on double toutes les longueurs d'un triangle rectangle, le cosinus de chaque angle double aussi. »
5) « cos(60°)+cos(30°)=cos(90°). »
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Réponses
1)Sinus entre 0 et 1
2)On divise si l'hypoténuse est inconnue
3)Opposé dépend de l'angle
4)Le cosinus ne dépend que de l'angle
5)cos(a+b)=cos(a)+cos(b)
1)
FAUX. Le sinus d'un angle aigu est le quotient du côté opposé par l'hypoténuse, et l'hypoténuse est toujours le plus grand côté d'un triangle rectangle. Le numérateur est donc plus petit que le dénominateur, quel que soit l'allongement du triangle. Énoncé correct : le sinus d'un angle aigu est toujours strictement compris entre 0 et 1. Une valeur supérieure à 1 signale une fraction renversée, jamais un triangle particulier.
2)
FAUX. On multiplie seulement si l'inconnue est au NUMÉRATEUR, c'est-à-dire quand on cherche le côté adjacent en connaissant l'hypoténuse. Si l'inconnue est l'hypoténuse, elle se trouve au dénominateur et l'on DIVISE. Énoncé correct : de cos(x)=hypoteˊnuseadjacent on tire adjacent = hypoténuse ×cos(x), et hypoténuse =cos(x)adjacent.
3)
FAUX. « Opposé » n'est pas une propriété du segment, c'est une position par rapport à un angle choisi. Dans un triangle ABC rectangle en A, le côté [AC] est opposé à B mais adjacent à C. Énoncé correct : avant de nommer un côté, il faut dire de quel angle on parle ; le même segment sert au sinus d'un angle et au cosinus de l'autre.
4)
FAUX. Un agrandissement de rapport 2 multiplie les deux longueurs de la fraction par 2, et ces facteurs se simplifient : 2×52×3=106=53. Le rapport ne bouge pas, donc l'angle non plus. Énoncé correct : le cosinus et le sinus ne dépendent QUE de l'angle, jamais de la taille du triangle. C'est précisément ce qui rend une table trigonométrique utilisable pour tous les triangles à la fois.
5)
FAUX. On a cos(60°)=0,5 et cos(30°)=23≈0,866, dont la somme vaut environ 1,366, alors que cos(90°)=0. Énoncé correct : le cosinus ne se distribue pas sur l'addition, et cos(a+b) n'a aucune raison d'être égal à cos(a)+cos(b). C'est la même erreur que d'écrire 9+16=9+16, qui donnerait 7 au lieu de 5.
Exercice 9 : Problème : l'échelle contre le mur
Une échelle de 6 m est appuyée contre un mur vertical. Le sol est horizontal et l'échelle fait un angle de 72° avec le sol.
Les pompiers appliquent une règle de sécurité : le pied de l'échelle doit être écarté du mur du QUART de la longueur de l'échelle. Un pied trop éloigné la fait glisser, un pied trop proche la fait basculer en arrière.
1) Calculez la hauteur atteinte sur le mur, au centimètre près.
2) Calculez la distance d entre le pied de l'échelle et le mur, au centimètre près.
3) Vérifiez vos deux résultats à l'aide du théorème de Pythagore.
4) Quel angle avec le sol la règle de sécurité impose-t-elle ? Donnez la réponse au dixième de degré.
5) Quelle hauteur atteint-on avec cet angle réglementaire ? Comparez avec la question 1.
6) Le haut du mur est à 5,50 m. En respectant la règle, de combien l'échelle dépasse-t-elle le mur ? Quel serait l'angle minimal pour atteindre tout juste le haut du mur ?
Voir la correction
Réponses
1)5,71 m
2)1,85 m
3)≈36 ✓
4)75,5°
5)5,81 m
6)31 cm de dépassement ; 66,4°
1)
La hauteur cherchée est le côté OPPOSÉ à l'angle de 72°, et l'échelle est l'hypoténuse : c'est donc le sinus. On a h=6×sin(72°)≈6×0,9511≈5,71 m. Le résultat est inférieur à 6 m, ce qui est obligatoire puisqu'une échelle inclinée atteint toujours moins haut que sa longueur.
2)
La distance au mur est le côté ADJACENT à l'angle : c'est le cosinus, d=6×cos(72°)≈6×0,3090≈1,85 m. L'angle est grand, donc le cosinus est petit et l'échelle est très redressée.
3)
5,712+1,852≈32,60+3,42=36,02, à comparer à 62=36. L'écart de 0,02 vient uniquement des arrondis au centimètre ; avec les valeurs non arrondies, la somme vaut exactement 36. Cette vérification est la meilleure du problème, car elle contrôle d'un coup les deux calculs et le choix des rapports.
4)
La règle impose d=46=1,5 m. Cette distance est le côté adjacent, donc cos(α)=61,5=0,25, d'où α≈75,5°. La règle du quart revient donc toujours au même angle, quelle que soit la longueur de l'échelle : le quart se simplifie et le cosinus vaut 0,25 dans tous les cas. C'est ce qui la rend utilisable de tête sur un chantier.
5)
On peut passer par le sinus, ou plus simplement par Pythagore : h=62−1,52=36−2,25=33,75≈5,81 m. C'est 10 cm de plus qu'à la question 1, parce que l'échelle est plus redressée. Le gain est faible alors que l'angle a changé de 3,5° : près de la verticale, la hauteur atteinte ne bouge presque plus, tandis que la distance au mur, elle, varie beaucoup. C'est la conséquence directe du fait que le sinus croît de moins en moins vite en approchant de 90°.
6)
En respectant la règle, l'échelle atteint 5,81 m alors que le mur mesure 5,50 m : elle dépasse de 5,81−5,50=0,31 m, soit 31 cm. Pour atteindre tout juste le haut du mur, il faudrait sin(α)=65,50≈0,9167, donc α≈66,4°, et le pied serait alors à environ 2,40 m du mur, bien au-delà des 1,5 m réglementaires. Conclusion pratique : la règle du quart suffit pour atteindre le haut de ce mur, et l'échelle le dépasse même de 31 cm. Vouloir poser son sommet exactement en haut du mur obligerait au contraire à ÉLOIGNER le pied à 2,40 m, ce qui la ferait glisser.
Exercice 10 : Problème : le télésiège en deux tronçons
Un télésiège monte en deux tronçons rectilignes séparés par une gare intermédiaire. Le premier tronçon mesure 900 m de câble et fait un angle de 15° avec l'horizontale ; le second mesure 500 m et fait un angle de 38°.
Le dénivelé est la hauteur gagnée, la distance horizontale est l'ombre du câble sur le sol. Arrondissez au mètre, en conservant les valeurs non arrondies dans la calculatrice jusqu'au dernier calcul.
1) Calculez le dénivelé de chacun des deux tronçons.
2) Calculez la distance horizontale parcourue par chacun des deux tronçons.
3) Déduisez-en le dénivelé total et la distance horizontale totale entre le départ et l'arrivée.
4) Calculez la distance à vol d'oiseau entre le départ et l'arrivée.
5) Calculez l'angle que fait la ligne droite départ-arrivée avec l'horizontale, au dixième de degré. Comparez-le à la moyenne de 15° et 38°.
6) Un skieur remarque que les 1400 m de câble sont presque égaux à la distance à vol d'oiseau. Calculez l'écart, puis expliquez pourquoi il est si petit.
Voir la correction
Réponses
1)233 m et 308 m
2)869 m et 394 m
3)541 m et 1 263 m
4)1 374 m
5)23,2°, moins que 26,5°
6)26 m
1)
Le dénivelé est le côté opposé à l'angle et le câble est l'hypoténuse : c'est le sinus. Premier tronçon, 900×sin(15°)≈900×0,2588≈233 m. Second tronçon, 500×sin(38°)≈500×0,6157≈308 m. Le second tronçon est presque deux fois plus court mais monte davantage, ce qui est logique puisqu'il est bien plus raide.
2)
La distance horizontale est le côté adjacent : c'est le cosinus. Premier tronçon, 900×cos(15°)≈869 m ; second tronçon, 500×cos(38°)≈394 m. Contrôle : chaque distance horizontale est inférieure à la longueur du câble correspondant, et l'écart est d'autant plus grand que la pente est forte.
3)
Dénivelé total ≈233+308=541 m, distance horizontale totale ≈869+394=1263 m. Les dénivelés s'additionnent et les distances horizontales aussi, parce que le second tronçon repart exactement là où le premier s'arrête : on met bout à bout deux triangles rectangles qui ont le même sol horizontal.
4)
Le départ et l'arrivée sont les extrémités de l'hypoténuse d'un grand triangle rectangle dont les côtés de l'angle droit sont le dénivelé total et la distance horizontale totale. Pythagore donne 5412+12632=292681+1595169=1887850, donc la distance à vol d'oiseau vaut environ 1374 m.
5)
sin(α)=1374541≈0,3937, donc α≈23,2°. On peut vérifier par le cosinus, cos(α)=13741263≈0,9192, qui donne le même angle. La moyenne de 15 et 38 vaut 26,5°, ce qui est nettement trop : la pente moyenne n'est PAS la moyenne des pentes. Le premier tronçon, long de 900 m, pèse beaucoup plus lourd que le second dans le résultat et tire l'angle vers le bas. Une moyenne d'angles n'aurait de sens que si les deux tronçons avaient la même longueur.
6)
L'écart vaut 1400−1374=26 m, soit environ 1,8 pour cent de la longueur du câble. Il est faible parce que les deux tronçons montent dans des directions PROCHES : 15° et 38° ne diffèrent que de 23°, et le trajet ne fait presque pas de coude. Si le second tronçon redescendait au lieu de monter, ou repartait perpendiculairement, la ligne brisée serait bien plus longue que la ligne droite. Le cas extrême est celui de deux tronçons parfaitement alignés, où l'écart devient nul et où le câble suit exactement la ligne droite.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : La tangente d'un angle aigu
Dans un triangle rectangle, la tangente d'un angle aigu est le quotient du côté OPPOSÉ par le côté ADJACENT : tan(x)=adjacentopposeˊ. C'est le seul des trois rapports où l'hypoténuse n'apparaît pas.
Le triangle ABC est rectangle en A, avec AB=12 cm et AC=5 cm.
1) Calculez tan(B) et tan(C), sous forme de fraction puis de décimal au centième.
2) Déduisez-en B et C au dixième de degré, sans calculer BC.
3) Calculez tan(B)×tan(C). Expliquez le résultat.
4) DEF est rectangle en D, avec E=35° et DE=8 cm. Calculez DF au dixième.
5) Calculez BC, puis vérifiez que tan(B)=cos(B)sin(B).
Voir la correction
Réponses
1)125≈0,42 et 2,4
2)22,6° et 67,4°
3)Produit égal à 1
4)DF≈5,6 cm
5)BC=13 ; 12/135/13=125
1)
Pour B, le côté opposé est [AC] et le côté adjacent est [AB] : tan(B)=125≈0,42. Pour C, les rôles s'échangent : tan(C)=512=2,4. Contrairement au sinus et au cosinus, une tangente peut dépasser 1 : il suffit que le côté opposé soit plus long que le côté adjacent.
2)
La calculatrice, en mode degrés, remonte de la tangente à l'angle : B≈22,6° et C≈67,4°. Contrôle : 22,6+67,4=90. C'est l'intérêt de la tangente : avec les deux côtés de l'angle droit, on obtient l'angle directement, sans passer par Pythagore.
3)
125×512=1. Les deux fractions sont inverses l'une de l'autre, parce que ce qui est opposé à B est adjacent à C et réciproquement.
4)
[DF] est opposé à E et [DE] lui est adjacent : tan(35°)=8DF, donc DF=8×tan(35°)≈8×0,7002≈5,6 cm. L'inconnue est au numérateur, on multiplie.
5)
Pythagore : BC2=144+25=169, donc BC=13 cm. Alors sin(B)=135 et cos(B)=1312, et 12/135/13=125 ✓ : l'hypoténuse se simplifie, ce qui explique qu'elle n'apparaisse pas dans la tangente.
Le fil : sinus et cosinus passent par l'hypoténuse, la tangente relie directement les deux côtés de l'angle droit.
Exercice 12 : La hauteur d'un triangle qui n'est pas rectangle
Le triangle ABC n'est pas rectangle : on ne peut pas y appliquer directement le sinus ou le cosinus. On trace la hauteur [AH], avec H sur [BC], qui le découpe en deux triangles rectangles.
On donne AB=8 cm, B=40° et C=65°.
1) Dans le triangle ABH, calculez AH au centième.
2) Calculez BH au centième.
3) Dans le triangle ACH, calculez HC à l'aide de la tangente, puis AC, au centième.
4) Calculez BC, puis l'aire du triangle ABC au centième.
5) Calculez BAC. Un élève écrit cos(B)=ABBC dans le triangle ABC : pourquoi est-ce faux ?
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Réponses
1)AH≈5,14 cm
2)BH≈6,13 cm
3)HC≈2,40 cm ; AC≈5,67 cm
4)BC≈8,53 cm ; aire ≈21,92 cm²
5)75° ; ABC n'est pas rectangle
1)
ABH est rectangle en H, d'hypoténuse [AB], et [AH] est opposé à B : AH=8×sin(40°)≈5,14 cm.
2)
[BH] est adjacent à B : BH=8×cos(40°)≈6,13 cm.
3)
Dans ACH, rectangle en H, [AH] est opposé à C et [HC] adjacent : tan(65°)=HCAH, donc HC=tan(65°)AH≈2,14455,142≈2,40 cm. Et sin(65°)=ACAH donne AC=sin(65°)AH≈5,67 cm. On garde AH non arrondi dans la calculatrice.
4)
BC=BH+HC≈6,128+2,398≈8,53 cm, puisque H est entre B et C. Aire : 2BC×AH≈28,526×5,142≈21,92 cm2.
5)
BAC=180−40−65=75°. L'égalité cos(B)=ABBC n'a de sens que dans un triangle RECTANGLE, où [AB] serait l'hypoténuse ; ici elle donnerait BC≈6,13 cm, qui est en réalité BH. Le cosinus se lit dans ABH, pas dans ABC.
Le fil : dans un triangle quelconque, on fabrique d'abord un triangle rectangle en traçant une hauteur, et l'on ne sort jamais du triangle rectangle pour écrire un rapport.
Exercice 13 : Une pente en pourcentage
Un panneau routier annonce une pente de 12 % : la route monte de 12 m quand on avance de 100 m à l'HORIZONTALE. Le pourcentage d'une pente est donc la tangente de son angle, écrite en pour cent.
1) Calculez l'angle de cette route avec l'horizontale, au dixième de degré.
2) Quelle longueur de route parcourt-on réellement pour avancer de 100 m à l'horizontale ? Arrondissez au centième.
3) Un cycliste parcourt 2 km sur cette route. De combien de mètres s'est-il élevé ? Arrondissez au mètre.
4) Une pente de 100 % est-elle verticale ? Quel est son angle ?
5) Une rampe fait un angle de 30° avec le sol. Quelle est sa pente en pourcentage, au dixième ?
Voir la correction
Réponses
1)≈6,8°
2)≈100,72 m
3)≈238 m
4)Non : 45°
5)≈57,7 %
1)
tan(α)=10012=0,12, donc α≈6,8°. Une pente qui paraît rude sur un vélo correspond à un angle faible.
2)
La route est l'hypoténuse d'un triangle rectangle de côtés 100 m et 12 m : 1002+122=10144≈100,72 m. La différence avec 100 m est minime, ce qui explique qu'on puisse confondre distance horizontale et distance parcourue sur une pente douce.
3)
Les 2 km sont mesurés SUR la route, donc sur l'hypoténuse : l'élévation est le côté opposé, 2000×sin(α)≈2000×0,1191≈238 m. Le piège est de calculer 12 % de 2000, soit 240 m, ce qui suppose que les 2 km sont horizontaux.
4)
Non. Une pente de 100 % monte de 100 m pour 100 m horizontaux : tan(α)=1, donc α=45°. Une pente verticale aurait un pourcentage infini, car on monterait sans avancer.
5)
tan(30°)≈0,577, soit une pente d'environ 57,7 %. Un angle deux fois plus grand qu'une pente à 12 % ne donne pas un pourcentage deux fois plus grand : la tangente n'est pas proportionnelle à l'angle.
Le fil : un pourcentage de pente est une tangente, donc il compare le dénivelé à la distance HORIZONTALE, jamais à la longueur de la route.
Exercice 14 : Problème : la charpente d'un toit
Une maison a une largeur de 9 m et une longueur de 12 m. Son toit est formé de deux pans rectangulaires identiques, qui font chacun un angle de 35° avec l'horizontale et se rejoignent au faîtage, au-dessus du milieu de la largeur. La figure représente le toit vu en coupe, perpendiculairement à la longueur.
1) Calculez la hauteur du faîtage au-dessus du haut des murs, au centième.
2) Calculez la longueur d'un chevron, qui va du haut d'un mur au faîtage, au centième.
3) Calculez la surface totale des deux pans, au dixième. Combien faut-il de tuiles, à raison de 10 tuiles par mètre carré ?
4) Le règlement local limite la hauteur du faîtage à 3 m au-dessus des murs. Quel angle maximal peut-on donner au toit ? Arrondissez au dixième par défaut.
5) Avec un angle de 45°, que deviennent la hauteur du faîtage et la longueur d'un chevron ?
Voir la correction
Réponses
1)≈3,15 m
2)≈5,49 m
3)≈131,8 m² ; 1 319 tuiles
4)33,6°
5)4,5 m et 6,36 m
1)
Chaque pan couvre la moitié de la largeur, 4,5 m à l'horizontale. La hauteur est opposée à l'angle de 35° et la demi-largeur lui est adjacente : h=4,5×tan(35°)≈3,15 m.
2)
Le chevron est l'hypoténuse : cos(35°)=L4,5, donc L=cos(35°)4,5≈5,49 m. On divise, car l'inconnue est au dénominateur ; le chevron est bien plus long que la demi-largeur.
3)
Un pan est un rectangle de 12 m sur 5,493 m : les deux pans font 2×12×5,493≈131,8 m2. Tuiles : 131,8×10≈1318,4, donc 1319 tuiles, en arrondissant par excès puisqu'il faut couvrir tout le toit. Le piège est de calculer la surface au sol, 9×12=108 m2, qui sous-estime le toit de près de 20 %.
4)
Il faut 4,5×tan(α)≤3, donc tan(α)≤4,53≈0,667 et α≤33,69°. Arrondi par défaut : 33,6°. Arrondir à 33,7° dépasserait légèrement la limite.
5)
tan(45°)=1, donc la hauteur vaut 4,5 m, et le chevron cos(45°)4,5≈6,36 m. Passer de 35° à 45° n'ajoute que 10° mais augmente la hauteur de plus de 40 % : la tangente croît de plus en plus vite.
Le fil : on repère d'abord le triangle rectangle utile, ici la demi-largeur, la hauteur et le chevron, puis on choisit le rapport selon le côté connu et le côté cherché.
Exercice 15 : Problème : l'avion au décollage
Juste après avoir quitté la piste, un avion monte en ligne droite, avec un angle de 12° par rapport au sol horizontal. On repère sa position à partir du point où ses roues ont quitté le sol.
1) L'avion a parcouru 3 km sur sa trajectoire. Quelle est son altitude, au mètre ?
2) À quelle distance horizontale du point de décollage se trouve-t-il alors, au mètre ?
3) Quelle distance au sol aura-t-il survolée quand il atteindra 1000 m d'altitude ? Arrondissez au mètre.
4) Une antenne de 90 m de haut se dresse à 400 m à l'horizontale du point de décollage, dans l'axe. L'avion passe-t-il au-dessus ? Quel angle minimal faudrait-il, au dixième ?
5) L'avion avance à 80 m/s sur sa trajectoire. Combien de secondes lui faut-il pour atteindre 1000 m d'altitude ? Arrondissez à l'unité.
Voir la correction
Réponses
1)≈624 m
2)≈2934 m
3)≈4705 m
4)Non : 85 m ; il faut 12,7°
5)≈60 s
1)
La trajectoire est l'hypoténuse et l'altitude le côté opposé : 3000×sin(12°)≈3000×0,2079≈624 m.
2)
La distance horizontale est le côté adjacent : 3000×cos(12°)≈2934 m.
3)
On connaît le côté opposé, 1000 m, et l'on cherche le côté adjacent : c'est la tangente. tan(12°)=d1000, donc d=tan(12°)1000≈4705 m.
4)
À 400 m à l'horizontale, l'altitude vaut 400×tan(12°)≈85,0 m, moins que les 90 m de l'antenne : l'avion ne passe PAS. Il faudrait tan(α)≥40090=0,225, soit α≥12,7° environ. Un écart d'un degré suffit à passer ou non : c'est pour cela que les obstacles autour des pistes sont réglementés.
5)
La distance à parcourir sur la trajectoire est l'hypoténuse : sin(12°)1000≈4810 m. À 80 m/s, il faut 804810≈60 secondes. Le piège est de diviser les 4705 m horizontaux de la question 3, qui ne sont pas la distance parcourue.
Le fil : altitude, distance au sol et trajectoire forment un triangle rectangle ; chaque question se ramène à dire lesquels des trois côtés sont connus et cherchés.
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