Maths Seconde, programme français • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : configurations du plan et trigonométrie (Seconde)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques sur les configurations du plan et la trigonométrie du triangle rectangle, au niveau de la classe de Seconde du programme français.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs de longueurs et d'angles, comme dans les listes des manuels : l'hypoténuse puis un côté de l'angle droit par le théorème de Pythagore, sa réciproque sur un triangle de côtés 7, 24 et 26, une longueur par le cosinus, par le sinus et par la tangente, un angle par le cosinus et par la tangente, puis le théorème de Thalès en configuration emboîtée et en papillon, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Une seule question décide de la réussite d'un exercice de trigonométrie : par rapport à quel angle regarde-t-on ce côté ? Le même segment est adjacent pour un angle et opposé pour l'autre, et c'est ce que travaillent l'exercice 3 et l'exercice 8 c).
Ce qui change avec le programme 2026. Le projeté orthogonal et la démonstration de cos2α+sin2α=1 sortent du programme de Seconde : les exercices 5 et 8 qui les travaillent restent ici pour les élèves en transition et pour la Première, où le produit scalaire les reprend. Pythagore, Thalès et la trigonométrie du triangle rectangle deviennent des AUTOMATISMES, à entretenir toute l'année par des applications courtes, et les problèmes de géométrie, optimisation comprise, restent au cœur du programme.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Théorème de Pythagore : dans un triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
•Réciproque : si dans un triangle le carré du plus grand côté est égal à la somme des carrés des deux autres, alors le triangle est rectangle. Si le carré du plus grand côté est plus grand, l'angle opposé est obtus ; s'il est plus petit, cet angle est aigu (au-delà du programme de Seconde : ce critère, admis ici, se démontre en Première spécialité avec la formule d'Al-Kashi).
•Dans un triangle rectangle, pour un angle aigu : cos=hypoteˊnuseadjacent, sin=hypoteˊnuseopposeˊ et tan=adjacentopposeˊ. Un angle s'obtient par les touches inverses de la calculatrice, cos−1, sin−1 et tan−1, que les corrigés notent aussi arccos, arcsin et arctan.
•L'hypoténuse est le plus grand côté, donc un cosinus et un sinus d'angle aigu sont toujours strictement compris entre 0 et 1. La tangente, elle, n'est pas bornée.
•Deux angles aigus d'un triangle rectangle sont complémentaires : leur somme vaut 90∘, et sinB=cosC.
•Théorème de Thalès : si (MN) est parallèle à (BC) dans la configuration en triangle, alors ABAM=ACAN=BCMN.
•Dans un agrandissement de rapport k, les longueurs sont multipliées par k, les aires par k2 et les volumes par k3.
•Le projeté orthogonal de A sur une droite d est le point de d le plus proche de A ; la longueur correspondante est la distance de A à d. Hors programme de Seconde depuis 2026, repris en Première.
Calculs : longueurs et angles à calculer
Exercice 0.1 : Calculer une longueur ou un angle dans un triangle : dix calculs directs
Les longueurs sont en centimètres. Calculez la longueur ou l'angle demandé, en arrondissant les longueurs au centième et les angles au dixième de degré ; la ligne c) demande seulement si le triangle est rectangle. La calculatrice est en mode degré.
Avant tout calcul, deux questions. Quelle configuration : un triangle rectangle dont on connaît deux côtés (Pythagore), un triangle rectangle avec un angle (cosinus, sinus ou tangente), ou deux droites parallèles coupées par deux sécantes (Thalès) ? Puis, pour la trigonométrie, quel est le rôle de chaque côté PAR RAPPORT à l'angle : hypoténuse, côté adjacent ou côté opposé. On écrit alors la formule avec les noms des côtés, on remplace, et l'on isole l'inconnue.
a) RST est rectangle en S, RS=9 et ST=4 : calculez RT.
b) KLM est rectangle en L, KM=11 et KL=6 : calculez LM.
c) Un triangle a pour côtés 7, 24 et 26 : est-il rectangle ?
d) DEF est rectangle en D, EF=13 et DEF=48∘ : calculez DE.
e) GHI est rectangle en H, HI=4,2 et HGI=31∘ : calculez GI.
f) JKL est rectangle en K, JK=6,4 et KJL=63∘ : calculez KL.
g) UVW est rectangle en V, UV=5 et UW=9 : calculez VUW.
h) XYZ est rectangle en Y, XY=7,5 et YZ=4 : calculez YXZ.
i) Les points A, M, B sont alignés dans cet ordre, ainsi que A, N, C, et (MN) est parallèle à (BC). AM=3, AB=7,5 et BC=6 : calculez MN.
j) Les droites (DE) et (FG) se coupent en O, situé entre D et E et entre F et G, et (DF) est parallèle à (EG). OD=4,5, OE=3 et EG=2,4 : calculez DF.
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Réponses
a)RT=97≈9,85
b)LM=85≈9,22
c)625=676 : non rectangle
d)DE=13cos48∘≈8,70
e)GI=sin31∘4,2≈8,15
f)KL=6,4tan63∘≈12,56
g)cosU=95 ; VUW≈56,3∘
h)tanX=7,54 ; YXZ≈28,1∘
i)MN=6×7,53=2,4
j)DF=2,4×34,5=3,6
Le geste qui décide de tout : nommer l'hypoténuse, c'est-à-dire le côté OPPOSÉ À L'ANGLE DROIT, avant d'écrire quoi que ce soit. En a) et b), elle dit s'il faut additionner ou soustraire les carrés ; en d) à h), elle dit quel côté est adjacent et lequel est opposé, et tout le reste en découle.
a)
L'hypoténuse est [RT], opposée à S : RT2=RS2+ST2=81+16=97, donc RT=97≈9,85.
b)
L'hypoténuse est [KM], opposée à L : KM2=KL2+LM2, donc LM2=121−36=85 et LM=85≈9,22. Piège : additionner, 157≈12,53, plus long que l'hypoténuse, ce qui est impossible.
c)
Le plus grand côté est 26 : 262=676, alors que 72+242=49+576=625. Comme 625=676, le triangle n'est PAS rectangle. Piège : reconnaître de mémoire le triplet 7, 24, 25 ; ici le troisième côté vaut 26, et 625=252 seulement.
d)
Par rapport à l'angle E, [DE] est le côté adjacent et [EF] l'hypoténuse : cos48∘=13DE, donc DE=13cos48∘≈8,70.
e)
Par rapport à l'angle G, [HI] est le côté opposé et [GI] l'hypoténuse : sin31∘=GI4,2, donc GI=sin31∘4,2≈8,15. Piège : multiplier, 4,2×sin31∘≈2,16, plus court que le côté HI lui-même ; l'hypoténuse est toujours le plus long côté.
f)
Par rapport à l'angle J, [KL] est le côté opposé et [JK] le côté adjacent : tan63∘=6,4KL, donc KL=6,4tan63∘≈12,56.
g)
Par rapport à l'angle U, on connaît le côté adjacent UV=5 et l'hypoténuse UW=9 : cosU=95, donc VUW≈56,3∘ par la touche cosinus INVERSE. Piège : prendre sinU=95, qui donne 33,7∘, l'autre angle aigu.
h)
Par rapport à l'angle X, YZ=4 est le côté opposé et XY=7,5 le côté adjacent : tanX=7,54, donc YXZ≈28,1∘. Piège : tanX=47,5, qui donne 61,9∘, l'angle en Z.
i)
Thalès dans les triangles AMN et ABC : ABAM=BCMN, donc MN=6×7,53=6×0,4=2,4. Piège : prendre MBAM=4,53, ce qui donne 4 ; les rapports de Thalès comparent des longueurs mesurées DEPUIS le point commun A.
j)
Configuration en papillon, de sommet O : OEOD=EGDF, donc DF=2,4×34,5=2,4×1,5=3,6. Piège : renverser le rapport, 2,4×4,53=1,6 ; le côté DF est du côté de D, donc il va avec OD.
Contrôle : dans un triangle rectangle, l'hypoténuse est le plus long côté et les deux angles aigus ont pour somme 90∘. En a), 9,85>9 ; en g), l'autre angle vaut 33,7∘ et son sinus vaut bien 95. Pour Thalès, le côté cherché est dans le même rapport que les côtés issus du point commun : en j), 3,6 est plus long que 2,4 parce que OD est plus long que OE.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Pythagore et sa réciproque
Les longueurs sont en centimètres. Donnez les valeurs exactes lorsque c'est possible.
a) Le triangle ABC est rectangle en A, avec AB=5 et AC=12. Calculez BC.
b) Le triangle DEF est rectangle en E, avec DF=25 et DE=7. Calculez EF.
c) Un triangle a pour côtés 9, 40 et 41. Est-il rectangle ?
d) Un triangle a pour côtés 6, 8 et 11. Est-il rectangle ? Que peut-on dire de son plus grand angle ?
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Réponses
a)BC=13 cm
b)EF=24 cm
c)Oui, rectangle (angle droit opposé au côté 41)
d)Non : 100<121, plus grand angle obtus
a)
L'angle droit étant en A, l'HYPOTÉNUSE est le côté qui lui est opposé, à savoir [BC]. Le théorème de Pythagore s'écrit donc BC2=AB2+AC2=25+144=169, d'où BC=13 cm. On reconnaît le triplet pythagoricien (5;12;13).
b)
Ici l'angle droit est en E, donc l'hypoténuse est [DF] et non [EF] : c'est le côté le plus long, et l'énoncé donne bien DF=25>DE=7. L'égalité s'écrit DF2=DE2+EF2, soit 625=49+EF2, donc EF2=576 et EF=24 cm. IDENTIFIER l'hypoténuse avant de poser l'égalité est l'étape décisive, et l'inversion produirait ici 674, valeur absurde puisque supérieure à l'hypoténuse.
c)
On applique la RÉCIPROQUE, qui exige de repérer d'abord le plus grand côté, ici 41. On compare : 92+402=81+1600=1681 et 412=1681. Les deux quantités sont ÉGALES, donc le triangle est rectangle, et son angle droit est opposé au côté de longueur 41. Il faut nommer la réciproque et préciser où se trouve l'angle droit, sans quoi la réponse est incomplète.
d)
Le plus grand côté est 11. On compare : 62+82=36+64=100 et 112=121. Comme 121=100, le triangle n'est PAS rectangle. On peut aller plus loin : 121>100 signifie que le plus grand côté est plus long que dans le cas rectangle, donc l'angle qui lui est opposé est OBTUS. Si l'on avait trouvé une somme supérieure au carré, l'angle aurait été aigu.
Le tableau complet vaut d'être retenu, car il donne trois fois plus d'information que le simple test de Pythagore, pour le même calcul (critère admis ici, voir le rappel). En notant c le plus grand côté : si a2+b2=c2 le triangle est rectangle ; si a2+b2>c2 le plus grand angle est aigu, donc le triangle est acutangle ; si a2+b2<c2 il est obtusangle. Un contrôle préalable s'impose d'ailleurs avant toute chose, celui de l'INÉGALITÉ TRIANGULAIRE : le plus grand côté doit rester inférieur à la somme des deux autres, faute de quoi le triangle n'existe pas. Ici 11<6+8=14 ✓, le triangle est bien constructible.
Exercice 2 : Calculer une longueur avec la trigonométrie
Le triangle ABC est rectangle en A. On donne AB=8 cm et ABC=35∘.
Les longueurs seront arrondies au centième et les angles au dixième de degré.
a) Calculez AC.
b) Calculez BC de deux façons différentes.
c) Vérifiez la cohérence de vos résultats avec le théorème de Pythagore.
d) Déterminez la mesure de l'angle ACB sans calculatrice.
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Réponses
a)AC=8tan35∘≈5,60 cm
b)BC=cos35∘8≈9,77 cm
c)AB2+AC2≈95,38≈BC2
d)ACB=55∘
a)
Par rapport à l'angle B, le côté [AC] est OPPOSÉ et le côté [AB] est ADJACENT : c'est donc la tangente qui les relie, puisqu'elle est le quotient de l'opposé par l'adjacent. On écrit tan35∘=ABAC, donc AC=8×tan35∘≈8×0,7002≈5,60 cm. Le choix de la fonction se fait toujours ainsi, en nommant d'abord la position des deux côtés connus.
b)
PREMIÈRE méthode, avec le cosinus, qui relie l'adjacent à l'hypoténuse : cos35∘=BCAB, donc BC=cos35∘8≈0,81928≈9,77 cm. SECONDE méthode, avec le sinus, une fois AC connu : sin35∘=BCAC, donc BC=sin35∘5,60≈9,76 cm. Les deux concordent à un centième près : c'est l'arrondi de a) qui se propage, et c'est pourquoi la première méthode, qui n'utilise que des données de l'énoncé, est préférable.
c)
Avec les valeurs arrondies, AB2+AC2≈64+5,602=95,36 et BC2≈9,772≈95,45 ; avec les valeurs non arrondies de la calculatrice, les deux membres valent 95,38. L'égalité de Pythagore est vérifiée aux arrondis près, ce qui valide les deux calculs précédents. Ce contrôle croisé est gratuit et détecte immédiatement une confusion entre sinus et cosinus.
d)
Aucune calculatrice n'est nécessaire : dans un triangle rectangle, les deux angles aigus sont COMPLÉMENTAIRES, puisque leur somme vaut 180∘−90∘=90∘. Donc ACB=90∘−35∘=55∘.
La question d) prépare une propriété utile, démontrée à l'exercice 8 : sin35∘=cos55∘, car le même côté est opposé à l'un des angles et adjacent à l'autre. Cela explique aussi pourquoi beaucoup de tables trigonométriques anciennes s'arrêtaient à 45∘ et se lisaient dans les deux sens. Sur le plan de la méthode, l'exercice montre qu'il faut TOUJOURS commencer par nommer les côtés relativement à l'angle considéré, avant de choisir entre sinus, cosinus et tangente. Un moyen mnémotechnique existe, mais un petit schéma coté avec les mots opposé, adjacent et hypoténuse écrits dessus est bien plus fiable.
Exercice 3 : Calculer un angle
Le triangle ABC est rectangle en A, avec AB=4 cm et AC=7 cm.
Les angles seront arrondis au dixième de degré et les longueurs au centième.
a) Calculez la mesure de l'angle ABC.
b) Calculez BC, en donnant d'abord la valeur exacte.
c) Calculez la mesure de l'angle ACB en utilisant le cosinus.
d) Vérifiez la cohérence des deux angles obtenus.
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Réponses
a)ABC≈60,3∘
b)BC=65≈8,06 cm
c)ACB≈29,7∘
d)60,3+29,7=90∘ ✓
a)
Par rapport à B, le côté [AC] est opposé et [AB] adjacent : tanB=ABAC=47=1,75. Donc B=arctan(1,75)≈60,3∘. Sur la calculatrice, c'est la touche TANGENTE INVERSE qu'il faut employer, et non une division par la tangente : tan1,75 n'a aucun sens.
b)
BC2=AB2+AC2=42+72=16+49=65, donc BC=65≈8,06 cm. La valeur EXACTE 65 est préférable dans les calculs suivants, pour éviter d'accumuler les arrondis : c'est elle qu'on reportera à la question c).
c)
Par rapport à C, le côté [AC] est adjacent et [BC] est l'hypoténuse : cosC=BCAC=657≈0,8682. Donc C≈29,7∘. On remarquera que le même côté [AC] était OPPOSÉ à B en a) et se trouve ADJACENT à C ici : la position d'un côté n'est jamais absolue, elle dépend de l'angle considéré.
d)
La somme des deux angles aigus vaut environ 60,3+29,7=90,0∘ ✓, ce qui est bien la propriété attendue dans un triangle rectangle. Le calcul est donc cohérent, et l'on aurait d'ailleurs pu obtenir C par simple soustraction, sans passer par le cosinus.
L'exercice illustre le principe du contrôle par une VOIE INDÉPENDANTE, qui est la meilleure garantie contre l'erreur. Calculer C par 90∘−B serait plus rapide, mais ne vérifierait rien : une erreur sur B se propagerait telle quelle. En passant par le cosinus, on utilise d'autres données, AC et BC, et la concordance des deux résultats devient une vraie preuve. Une remarque de précision pour finir : en gardant 65 exact plutôt que 8,06, on obtient 29,745∘ au lieu de 29,717∘, écart insignifiant ici mais qui se propage quand les calculs s'enchaînent, comme à l'exercice 2 b).
Exercice 4 : Thalès et agrandissement
Les points A, B, M sont alignés dans cet ordre, ainsi que les points A, C, N. On donne AB=4 cm, AC=6 cm, BC=5 cm et AM=6 cm.
Dans les questions a) à c), on suppose que (MN) est parallèle à (BC).
a) Écrivez les égalités de rapports données par le théorème de Thalès, et calculez le coefficient d'agrandissement.
b) Calculez AN et MN.
c) Par quel nombre l'aire du triangle AMN est-elle multipliée par rapport à celle du triangle ABC ?
d) On reprend la figure avec AM=6 et AN=8. Les droites (MN) et (BC) sont-elles parallèles ?
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Réponses
a)ABAM=ACAN=BCMN, k=1,5
b)AN=9 cm, MN=7,5 cm
c)Aire multipliée par 2,25
d)1,5=1,33 : non parallèles
a)
La configuration étant celle de deux droites sécantes en A coupées par deux parallèles, le théorème de Thalès donne les trois rapports égaux ABAM=ACAN=BCMN. Le coefficient vaut ABAM=46=1,5 : le triangle AMN est donc un AGRANDISSEMENT de rapport 1,5 du triangle ABC, ce qui est cohérent avec l'ordre des points, M étant au-delà de B.
b)
On multiplie chaque longueur du petit triangle par le rapport : AN=1,5×AC=1,5×6=9 cm et MN=1,5×BC=1,5×5=7,5 cm. Contrôle de plausibilité : les deux longueurs obtenues doivent être PLUS GRANDES que leurs homologues, puisque le rapport dépasse 1, et c'est bien le cas ✓.
c)
Dans un agrandissement de rapport k, les aires sont multipliées par k2 et non par k. Ici k=1,5, donc l'aire est multipliée par 1,52=2,25. Autrement dit, augmenter les longueurs de 50% augmente l'aire de 125%, et non de 50%. La raison est qu'une aire est un produit de DEUX longueurs, chacune multipliée par k.
d)
On compare les deux rapports : ABAM=46=1,5 et ACAN=68≈1,33. Ils sont DIFFÉRENTS, donc d'après la contraposée du théorème de Thalès, les droites (MN) et (BC) ne sont pas parallèles. Pour qu'elles le soient, il aurait fallu AN=1,5×6=9 et non 8.
Il faut bien distinguer les trois énoncés, car ils ne servent pas au même usage et les contrôles les testent séparément. Le théorème DIRECT suppose le parallélisme et en déduit des rapports égaux, c'est ce qui a servi en a) et b) pour calculer des longueurs. La RÉCIPROQUE suppose les rapports égaux, avec les points disposés dans le même ordre sur les deux droites, faute de quoi la conclusion tombe, et en déduit le parallélisme. La CONTRAPOSÉE, utilisée en d), constate des rapports différents et en déduit l'absence de parallélisme. Une condition d'ordre est en outre indispensable dans la réciproque : les points doivent être disposés dans le même sens sur les deux droites, faute de quoi la conclusion tombe.
Exercice 5 : Projeté orthogonal et distance à une droite
Dans un repère orthonormé, on considère les points B(0;0), C(6;0) et A(2;4). Les longueurs seront arrondies au centième.
a) Déterminez les coordonnées du projeté orthogonal H du point A sur la droite (BC).
b) Calculez la distance AH, c'est-à-dire la distance du point A à la droite (BC).
c) Calculez AB et AC, et comparez ces longueurs à AH.
d) Calculez l'aire du triangle ABC.
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Réponses
a)H(2;0)
b)AH=4
c)AB≈4,47, AC≈5,66, toutes deux >AH
d)Aire 12
a)
La droite (BC) joint (0;0) à (6;0) : c'est donc l'AXE DES ABSCISSES, d'équation y=0. Le projeté orthogonal de A s'obtient en abaissant la perpendiculaire, c'est-à-dire ici en conservant l'abscisse et en annulant l'ordonnée : H(2;0). La simplicité vient entièrement du choix du repère, où la droite est horizontale.
b)
AH=(2−2)2+(4−0)2=0+16=4. La distance du point A à la droite (BC) vaut donc 4. Par définition, la distance d'un point à une droite est celle qui le sépare de son PROJETÉ, et non d'un point quelconque de la droite.
c)
AB=(2−0)2+(4−0)2=4+16=20≈4,47 et AC=(2−6)2+(4−0)2=16+16=32≈5,66. Les deux sont strictement SUPÉRIEURES à AH=4 : le projeté orthogonal est bien le point de la droite le plus proche de A, propriété que l'exercice 8 démontrera en général.
d)
La base [BC] mesure 6 et la hauteur associée est précisément AH=4. L'aire vaut donc 26×4=12 unités d'aire. C'est justement parce que la hauteur d'un triangle est la DISTANCE d'un sommet à la droite opposée que le projeté orthogonal intervient dans le calcul d'aire, et non par une coïncidence de vocabulaire.
Le repère a été choisi pour rendre les calculs immédiats, et il vaut la peine de voir ce qui changerait autrement. Si la droite (BC) n'était pas horizontale, le projeté ne s'obtiendrait plus en annulant une coordonnée : il faudrait écrire l'équation de la perpendiculaire passant par A, puis résoudre un système, ce qui prend une demi-page. Cette technique sera vue en Première avec le produit scalaire. En attendant, il faut retenir la propriété caractéristique, seule vraiment portable : parmi tous les points d'une droite, le projeté orthogonal est celui qui MINIMISE la distance, et l'écart avec les autres points croît d'autant plus qu'on s'en éloigne.
Partie B : Niveau contrôle (/50)
Exercice 6 : La hauteur d'un immeuble par visée
Un observateur se place à 45 mètres du pied d'un immeuble, sur un sol horizontal. Ses yeux sont à 1,65 mètre du sol.
Il vise le sommet de l'immeuble et mesure un angle d'élévation de 58∘ au-dessus de l'horizontale.
Les longueurs seront arrondies au centième et les angles au dixième de degré.
La figure représente la situation : O est l'œil, H le point de l'immeuble à la hauteur des yeux, S le sommet.
a) Calculez la hauteur du sommet de l'immeuble au-dessus du niveau des yeux de l'observateur.
b) Déduisez-en la hauteur totale de l'immeuble.
c) Calculez la distance qui sépare l'œil de l'observateur du sommet de l'immeuble.
d) L'observateur recule de 20 mètres. Sous quel angle voit-il alors le sommet ?
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Réponses
a)≈72,02 m
b)≈73,67 m
c)≈84,92 m
d)≈47,9∘
a)
On travaille dans le triangle rectangle formé par l'œil, le point de l'immeuble situé à la HAUTEUR DES YEUX, et le sommet. Le côté adjacent à l'angle de visée mesure 45 m et le côté opposé est la hauteur cherchée : h=45×tan58∘≈45×1,6003≈72,02 m. Il est essentiel de bien situer ce triangle, dont le sommet inférieur n'est pas au sol.
b)
L'immeuble monte du sol jusqu'au sommet, ce qui fait la hauteur trouvée en a) PLUS la hauteur des yeux : 72,02+1,65≈73,67 m. Oublier les 1,65 m est l'erreur classique de ce type d'énoncé, et elle n'est pas négligeable : elle représente ici plus de deux pour cent de la réponse.
c)
La distance de l'œil au sommet est l'HYPOTÉNUSE du même triangle, qu'on obtient par le cosinus : d=cos58∘45≈0,529945≈84,92 m. Contrôle par Pythagore : 452+72,022≈2025+5187=7212 et 84,922≈7211 ✓.
d)
La hauteur au-dessus des yeux ne change évidemment pas, seule la distance au pied augmente : elle passe à 45+20=65 m. Le nouvel angle vérifie tanα=6572,02≈1,108, donc α≈47,9∘. Reculer de vingt mètres fait donc perdre environ dix degrés de visée.
Deux remarques que ce type de problème appelle toujours. La première concerne la hauteur des yeux : elle ne se rajoute que parce que l'angle est mesuré depuis l'œil, et un énoncé où l'appareil serait posé au sol ne la comporterait pas. Lire attentivement d'où part la visée est donc plus important que le calcul lui-même. La seconde concerne la non-linéarité : reculer de 44% ne diminue pas l'angle de 44% mais de 17% seulement, car la tangente n'est pas proportionnelle à l'angle. C'est aussi pourquoi il faut reculer très loin pour voir un immeuble sous un angle confortable, et pourquoi une photographie prise de trop près déforme les perspectives.
Exercice 7 : Deux triangles rectangles accolés
Dans un triangle ABC, on note H le pied de la hauteur issue de A. Le point H appartient au segment [BC].
On donne AH=12 cm, BH=5 cm et HC=16 cm. Les angles seront arrondis au centième de degré.
a) Calculez AB.
b) Calculez AC.
c) Le triangle ABC est-il rectangle en A ? Justifiez par le calcul.
d) Calculez les mesures des angles ABC et ACB, puis celle de BAC, et calculez l'aire de ABC.
Voir la correction
Réponses
a)AB=13 cm
b)AC=20 cm
c)Non : 569=441
d)B≈67,38∘, C≈36,87∘, A≈75,75∘ ; aire 126 cm²
a)
Par définition d'une hauteur, la droite (AH) est perpendiculaire à (BC), donc le triangle ABH est rectangle EN H. Pythagore donne AB2=AH2+BH2=144+25=169, d'où AB=13 cm. On retrouve le triplet (5;12;13) de l'exercice 1.
b)
De même, le triangle AHC est rectangle en H : AC2=AH2+HC2=144+256=400, d'où AC=20 cm. On reconnaît cette fois le triplet (12;16;20), qui est (3;4;5) multiplié par quatre. La hauteur a donc découpé le triangle en deux triangles rectangles à valeurs entières, ce qui n'est possible qu'avec des données choisies.
c)
Le point H appartenant au segment, BC=BH+HC=5+16=21 cm. On compare alors AB2+AC2=169+400=569 et BC2=441. Comme 569=441, le triangle ABC n'est PAS rectangle en A. Comme de plus 441<569, l'angle en A est aigu, d'après le critère de l'exercice 1.
d)
Dans le triangle ABH : tanABH=BHAH=512=2,4, donc ABC≈67,38∘. Dans le triangle AHC : tanACH=HCAH=1612=0,75, donc ACB≈36,87∘. La somme des angles d'un triangle valant 180∘, on obtient BAC≈180−67,38−36,87≈75,75∘, bien aigu ✓, ce qui confirme la question c) par une voie indépendante. L'aire vaut enfin 2BC×AH=221×12=126 cm².
La méthode centrale de cet exercice est le DÉCOUPAGE : une hauteur transforme un triangle quelconque en deux triangles rectangles accolés, où Pythagore et la trigonométrie redeviennent applicables. C'est le seul moyen, au niveau de la Seconde, de traiter un triangle non rectangle, la loi des cosinus n'étant pas au programme. Il faut donc prendre l'habitude, devant un triangle quelconque, de chercher ou de tracer une hauteur. Un contrôle de cohérence global s'offre en prime : l'aire calculée avec la base [BC] doit coïncider avec la somme des aires des deux triangles rectangles, soit 25×12+216×12=30+96=126 ✓.
Exercice 8 : Quatre démonstrations
Dans les questions a) à c), ABC est un triangle rectangle en A. On note B et C ses deux angles aigus.
a) Démontrez que cos2B+sin2B=1.
b) Démontrez que tanB=cosBsinB.
c) Démontrez que sinB=cosC.
d) Soit d une droite, A un point n'appartenant pas à d et H son projeté orthogonal sur d. Démontrez que pour tout point M de d distinct de H, on a AM>AH.
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Réponses
a)BC2AB2+AC2=1 par Pythagore
b)AB/BCAC/BC=ABAC=tanB
c)sinB=BCAC=cosC
d)AM2=AH2+HM2>AH2
a)
Par définition, cosB=BCAB et sinB=BCAC, l'hypoténuse étant [BC]. Donc cos2B+sin2B=BC2AB2+BC2AC2=BC2AB2+AC2. Or le théorème de Pythagore donne AB2+AC2=BC2, donc le quotient vaut BC2BC2=1. La relation fondamentale n'est ainsi rien d'autre que PYTHAGORE divisé par BC2, ce qui explique qu'elle soit toujours vraie.
b)
cosBsinB=AB/BCAC/BC=BCAC×ABBC=ABAC, l'hypoténuse se SIMPLIFIANT. Or ABAC est précisément le rapport du côté opposé sur le côté adjacent, c'est-à-dire tanB par définition.
c)
sinB=BCAC, côté opposé à B divisé par l'hypoténuse. Et cosC=BCAC, car [AC] est ADJACENT à l'angle C tandis que [BC] reste l'hypoténuse. Les deux quotients sont identiques, donc sinB=cosC. Le même segment [AC] est opposé pour un angle et adjacent pour l'autre : c'est toute la subtilité du chapitre, déjà rencontrée à l'exercice 3.
d)
Par définition du projeté orthogonal, la droite (AH) est perpendiculaire à d. Le point M appartenant à d, le triangle AHM est donc rectangle en H, et Pythagore donne AM2=AH2+HM2. Comme M=H, on a HM>0 donc HM2>0, d'où AM2>AH2. Les longueurs étant positives, on conclut AM>AH. Le projeté orthogonal est donc l'UNIQUE point de d le plus proche de A.
Les quatre démonstrations reposent toutes sur Pythagore ou sur la seule définition des rapports trigonométriques, et c'est ce qu'il faut retenir : ces formules ne sont pas des règles supplémentaires à mémoriser, elles se REDÉMONTRENT en trois lignes à partir d'une figure. Cela a une conséquence pratique en contrôle : une formule oubliée se retrouve, à condition d'avoir dessiné le triangle et nommé les côtés. La question d) apporte en outre la justification de tout l'exercice 5 : la distance d'un point à une droite est bien atteinte au projeté, et le minimum y est strict, donc unique.
Exercice 9 : Quatre erreurs à corriger
Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et justifiez par un contre-exemple chiffré.
a) « Dans tout triangle de côtés a, b et c, on a a2+b2=c2. »
b) « Dans un triangle rectangle, le cosinus d'un angle aigu peut valoir 1,2. »
c) « Dans le triangle ABC rectangle en A, on a sinB=BCAB. »
d) « Si on double toutes les longueurs d'une figure, son aire double aussi. »
Voir la correction
Réponses
a)Faux hors triangle rectangle : 100=121
b)Faux : un cosinus d'angle aigu est dans ]0;1[
c)Faux : sinB=BCAC=0,6
d)Faux : l'aire est multipliée par 4
a)
Faux : l'égalité de Pythagore ne vaut QUE dans un triangle rectangle, et à condition que c désigne l'hypoténuse. Contre-exemple pris à l'exercice 1 : le triangle de côtés 6, 8 et 11 vérifie 36+64=100 alors que 112=121. L'affirmation omet donc deux hypothèses à la fois, celle de l'angle droit et celle du rôle de c.
b)
Faux : le cosinus d'un angle aigu est le quotient du côté adjacent par l'HYPOTÉNUSE. Or l'hypoténuse est le plus grand côté du triangle rectangle, donc ce quotient est toujours strictement compris entre 0 et 1. Une valeur de 1,2 signalerait une erreur de calcul ou une confusion avec la TANGENTE, qui elle peut dépasser 1 : par exemple tan60∘≈1,732. Ce contrôle est immédiat et devrait être fait systématiquement.
c)
Faux : par rapport à l'angle B, le côté [AB] est ADJACENT et non opposé. On a donc cosB=BCAB et sinB=BCAC. Contre-exemple chiffré : avec AB=8, AC=6 et BC=10, la formule fausse donnerait sinB=0,8, soit un angle d'environ 53,1∘, alors que la vraie valeur est 0,6, soit environ 36,9∘. L'écart de seize degrés n'a rien d'anodin.
d)
Faux : dans un agrandissement de rapport 2, les longueurs sont multipliées par 2 mais les aires par 22=4. Contre-exemple : un carré de côté 3 a pour aire 9 ; un carré de côté 6 a pour aire 36, soit QUATRE fois plus. Pour les volumes, le facteur serait 23=8 : la règle des aires de l'exercice 4 s'étend ainsi à la troisième dimension.
Les quatre erreurs se répartissent en deux familles. Les affirmations a) et c) oublient une CONDITION : l'angle droit dans un cas, la position du côté dans l'autre, et le remède est de toujours dessiner et nommer avant de calculer. Les affirmations b) et d) relèvent d'un défaut de CONTRÔLE : un cosinus supérieur à 1 et une aire qui suivrait les longueurs sont deux impossibilités qu'un instant de réflexion suffit à écarter. Une habitude protège des quatre, celle de se demander devant chaque résultat s'il est plausible : un cosinus d'angle aigu doit rester dans ]0;1[, un côté doit rester inférieur à l'hypoténuse, une aire doit croître comme le carré des longueurs.
Exercice 10 : Problème de synthèse : la rampe d'accès
Pour être accessible, une rampe ne doit pas dépasser une pente de 5 %, c'est-à-dire une élévation de 5 mètres pour 100 mètres parcourus horizontalement.
Le perron d'une maison se trouve à 0,80 mètre au-dessus du sol. On note L la longueur horizontale occupée par la rampe, en mètres.
Les longueurs seront arrondies au centième et les angles au centième de degré.
La figure n'est pas à l'échelle.
a) Calculez la longueur horizontale minimale nécessaire pour respecter la pente de 5 %.
b) Quel angle la rampe fait-elle alors avec l'horizontale ?
c) Le propriétaire ne dispose que de 10 mètres devant son perron. Quelle pente obtiendrait-il ? La norme est-elle respectée ?
d) Quelle hauteur maximale peut-il franchir en 10 mètres tout en respectant la norme ? Calculez enfin la longueur réelle de la rampe conforme de la question a), et commentez.
Voir la correction
Réponses
a)L=16 m
b)≈2,86∘
c)8% : norme non respectée
d)0,50 m au plus ; rampe réelle ≈16,02 m
a)
Une pente de 5% signifie que le rapport de la hauteur à la longueur HORIZONTALE vaut 0,05, et non que l'angle vaut 5 degrés. On résout L0,80=0,05, donc L=0,050,80=16 mètres. Il faut donc seize mètres de dégagement pour franchir quatre-vingts centimètres, ce qui surprend souvent.
b)
L'angle α que fait la rampe avec l'horizontale vérifie tanα=0,05, donc α=arctan(0,05)≈2,86∘. Une rampe conforme est donc presque PLATE, ce qui explique la longueur exigée en a). On notera au passage que 5% de pente ne fait pas 5 degrés, l'écart venant de ce que la tangente n'est pas l'angle.
c)
Avec seulement dix mètres, la pente vaut 100,80=0,08, soit 8%. C'est supérieur à 5% : la norme n'est PAS respectée, et la rampe serait impraticable en fauteuil roulant. L'angle correspondant vaut arctan(0,08)≈4,57∘.
d)
En dix mètres à 5%, on peut franchir au plus 10×0,05=0,50 mètre. Il reste donc trente centimètres à rattraper autrement, par exemple par une marche ou par un palier intermédiaire avec un retour d'équerre. Quant à la longueur RÉELLE de la rampe conforme de la question a), c'est l'hypoténuse : 162+0,802=256+0,64=256,64≈16,02 mètres.
Le dernier calcul mérite le commentaire que l'énoncé demande. La longueur réelle ne dépasse la longueur au sol que de DEUX centimètres, soit un huit-centième, environ 0,125% : à faible pente, longueur réelle et longueur horizontale sont pratiquement confondues, ce qui justifie que les normes d'accessibilité soient rédigées en pourcentage de longueur horizontale plutôt qu'en longueur de rampe, bien plus difficile à mesurer sur un plan. L'approximation cesse en revanche d'être valable dès que la pente s'élève : à 50%, l'écart atteindrait déjà 12%. Sur le fond, l'exercice montre que la contrainte d'accessibilité est d'abord une contrainte de PLACE, et c'est bien ce qui la rend difficile à satisfaire en centre-ville.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Rapports trigonométriques : de l'un aux autres
Dans cet exercice, α désigne un angle aigu. On rappelle que cos2α+sin2α=1 et tanα=cosαsinα, et que sinus et cosinus d'un angle aigu sont strictement compris entre 0 et 1.
a) On sait que cosα=0,6. Calculez sinα sans calculatrice.
b) Déduisez-en tanα, sous forme de fraction puis au centième.
c) Donnez une mesure de α au dixième de degré.
d) Dans un carré de côté 1, calculez la diagonale et déduisez-en la valeur exacte de cos45∘.
e) Dans un triangle équilatéral de côté 2, calculez la hauteur et déduisez-en cos60∘ et sin60∘.
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Réponses
a)sinα=0,8
b)tanα=34≈1,33
c)α≈53,1∘
d)Diagonale 2 ; cos45∘=22
e)Hauteur 3 ; cos60∘=21, sin60∘=23
a)
sin2α=1−cos2α=1−0,36=0,64. Comme α est aigu, sinα>0, donc sinα=0,8. On ne garde pas −0,8 : pour un angle aigu, le sinus est un quotient de deux longueurs, donc positif.
b)
tanα=0,60,8=68=34≈1,33. Une tangente peut dépasser 1, contrairement au sinus et au cosinus.
c)
À la calculatrice, en mode degrés : α=arccos(0,6)≈53,1∘. Contrôle : arctan(34)≈53,1∘ aussi ✓. On reconnaît le triangle (3;4;5) : cosα=53 et sinα=54.
d)
La diagonale coupe le carré en deux triangles rectangles isocèles. Pythagore : d2=1+1=2, donc d=2. L'angle entre un côté et la diagonale mesure 45∘, et cos45∘=hypoteˊnuseadjacent=21=22≈0,71.
e)
La hauteur issue d'un sommet coupe le côté opposé en son milieu, donc en deux segments de longueur 1. Pythagore dans le demi-triangle : h2=22−12=3, h=3. Dans ce demi-triangle, l'angle à la base mesure 60∘ : cos60∘=21 et sin60∘=23≈0,87.
Le fil : on n'apprend pas un tableau de valeurs, on le reconstruit. Un demi-carré donne 45∘, un demi-triangle équilatéral donne 30∘ et 60∘, et la relation cos2+sin2=1 fait passer de l'un à l'autre.
Exercice 12 : Hauteurs et aires des figures usuelles
Les longueurs sont en centimètres. Donnez les valeurs exactes, puis les valeurs approchées au centième.
a) Calculez la hauteur et l'aire d'un triangle équilatéral de côté 6.
b) Un carré a une diagonale de 10. Calculez son côté et son aire.
c) Un losange a des diagonales de 8 et 6. Calculez son aire, la longueur de son côté et son périmètre.
d) Un trapèze rectangle a pour bases 7 et 3 et pour hauteur 3. Calculez la longueur de son côté oblique et son aire.
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Réponses
a)h=33≈5,20 cm, aire 93≈15,59 cm²
b)Côté 52≈7,07 cm, aire 50 cm²
c)Aire 24 cm², côté 5 cm, périmètre 20 cm
d)Côté oblique 5 cm, aire 15 cm²
a)
La hauteur tombe au milieu du côté opposé : Pythagore dans le demi-triangle donne h2=62−32=27, donc h=27=33≈5,20. Aire : 26×33=93≈15,59 cm². Plus généralement, un triangle équilatéral de côté a a pour hauteur 2a3.
b)
Si c est le côté, Pythagore donne c2+c2=102, soit 2c2=100, c2=50 et c=52≈7,07. L'aire vaut directement c2=50 cm², sans passer par la valeur approchée du côté : c'est le carré du côté qu'on connaissait déjà.
c)
Les diagonales d'un losange sont perpendiculaires et se coupent en leur milieu. Aire : 28×6=24 cm², car le losange est la moitié du rectangle 8×6 qui l'entoure. Côté : chaque quart de losange est un triangle rectangle de côtés 4 et 3, donc le côté vaut 16+9=5. Périmètre : 4×5=20 cm.
d)
On abaisse la hauteur depuis l'extrémité de la petite base : elle découpe un rectangle 3×3 et un triangle rectangle de côtés 7−3=4 et 3. Côté oblique : 16+9=5. Aire du trapèze : 2(7+3)×3=15 cm². Contrôle par découpage : rectangle 9 plus triangle 24×3=6, soit 15 ✓.
Une seule idée pour tout l'exercice : chaque figure usuelle cache un triangle rectangle, qu'on fait apparaître en traçant une hauteur ou une diagonale. Pythagore fait le reste.
Exercice 13 : Le triangle inscrit dans un demi-cercle
C est un cercle de centre O et de rayon 5 cm, et [AB] est l'un de ses diamètres. Le point C est sur le cercle, avec AC=6 cm. On note H le pied de la hauteur issue de C dans le triangle ABC.
On admet la propriété : si un triangle est inscrit dans un cercle et qu'un de ses côtés est un diamètre, alors il est rectangle, et l'angle droit est au sommet opposé au diamètre.
La figure donne la configuration : le diamètre [AB], le point C sur le cercle et le pied H de la hauteur issue de C.
a) Quelle est la nature du triangle ABC ? Justifiez.
b) Calculez BC.
c) Calculez les angles ABC et BAC, au centième de degré.
d) En calculant l'aire du triangle de deux façons, déterminez la hauteur CH.
e) Calculez AH.
Voir la correction
Réponses
a)Rectangle en C
b)BC=8 cm
c)ABC≈36,87∘, BAC≈53,13∘
d)CH=4,8 cm
e)AH=3,6 cm
a)
C est sur le cercle de diamètre [AB], donc le triangle ABC est rectangle en C. L'hypoténuse est le diamètre [AB], de longueur 2×5=10 cm.
b)
Pythagore dans ABC rectangle en C : BC2=AB2−AC2=100−36=64, donc BC=8 cm. On retrouve le triplet (6;8;10). Écrire BC2=AB2+AC2 serait l'erreur d'hypoténuse : [AB] est opposé à l'angle droit.
c)
Par rapport à B, [AC] est opposé : sinABC=ABAC=106=0,6, donc ABC≈36,87∘. Les angles aigus sont complémentaires : BAC≈90−36,87=53,13∘. Contrôle : cosBAC=ABAC=0,6 et arccos0,6≈53,13∘ ✓.
d)
Avec l'angle droit en C : aire =2AC×BC=26×8=24 cm². Avec la base [AB] et la hauteur CH : aire =2AB×CH=5CH. Donc 5CH=24 et CH=4,8 cm. Ce double calcul de l'aire est la méthode la plus rapide pour une hauteur relative à l'hypoténuse.
e)
Le triangle ACH est rectangle en H : AH2=AC2−CH2=36−23,04=12,96, donc AH=3,6 cm. Contrôle : HB=10−3,6=6,4, et CH2+HB2=23,04+40,96=64=BC2 ✓.
À retenir : un diamètre dans un triangle inscrit signale un angle droit, et un angle droit ouvre à la fois Pythagore, la trigonométrie et le double calcul d'aire.
Exercice 14 : Problème : l'échelle contre le mur
Une échelle de 5 m est appuyée contre un mur vertical, sur un sol horizontal. Son pied est à 1,40 m du mur.
Pour être stable, une échelle doit faire avec le sol un angle compris entre 65∘ et 75∘. Les longueurs sont arrondies au centième et les angles au centième de degré.
a) À quelle hauteur le haut de l'échelle touche-t-il le mur ?
b) Quel angle l'échelle fait-elle avec le sol ? Respecte-t-elle la règle de stabilité ?
c) On veut que l'angle avec le sol soit exactement 75∘. À quelle distance du mur faut-il placer le pied, et à quelle hauteur arrive alors le haut ?
d) Repartons de la situation du a). Le haut de l'échelle glisse de 0,80 m vers le bas. De combien le pied s'est-il écarté du mur ? Quel est le nouvel angle avec le sol ?
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Réponses
a)4,80 m
b)≈73,74∘ : stable
c)Pied à ≈1,29 m, haut à ≈4,83 m
d)Le pied s'écarte de 1,60 m ; angle ≈53,13∘
a)
Le mur, le sol et l'échelle forment un triangle rectangle au pied du mur, d'hypoténuse l'échelle. h2=52−1,402=25−1,96=23,04, donc h=4,80 m.
b)
Par rapport à l'angle au sol, le côté de 1,40 m est adjacent : cosα=51,40=0,28, donc α≈73,74∘. Cet angle est compris entre 65∘ et 75∘ : l'échelle est stable. Contrôle : sinα=54,80=0,96 et arcsin0,96≈73,74∘ ✓.
c)
cos75∘=5d donne d=5cos75∘≈1,29 m. sin75∘=5h donne h=5sin75∘≈4,83 m. Plus l'angle est grand, plus le pied est proche du mur et plus le haut monte.
d)
Le haut est maintenant à 4,80−0,80=4 m. L'échelle mesure toujours 5 m : le nouveau pied est à 25−16=3 m du mur. Il s'est donc écarté de 3−1,40=1,60 m, soit DEUX fois plus que la descente du haut. Nouvel angle : cosβ=53=0,6, β≈53,13∘, bien en dessous de 65∘ : l'échelle n'est plus stable. L'erreur classique est de croire que le pied recule de 0,80 m : la longueur de l'échelle est constante, pas la somme des deux côtés.
Ce problème montre ce qui distingue une relation de Pythagore d'une relation linéaire : quand un côté de l'angle droit diminue, l'autre n'augmente pas de la même quantité.
Exercice 15 : Problème : mesurer la largeur d'une rivière
Une randonneuse veut mesurer la largeur d'une rivière aux berges parallèles. Elle se place en A, juste en face d'un arbre T situé sur l'autre rive, de sorte que (AT) soit perpendiculaire à la berge. Elle marche ensuite le long de sa berge jusqu'au point B, à 30 m de A, et mesure l'angle ABT=40∘.
Les longueurs sont arrondies au centième et les angles au centième de degré.
La figure donne la situation vue de dessus : les deux berges parallèles, l'arbre T juste en face de A, et les deux points de visée B et C.
a) Calculez la largeur AT de la rivière.
b) Calculez la distance BT.
c) Elle continue jusqu'au point C, à 50 m de A sur la même berge. Sous quel angle ACT voit-elle l'arbre ?
d) Son rapporteur est imprécis : l'angle réel en B aurait pu être 41∘. De combien la largeur calculée aurait-elle changé ?
Voir la correction
Réponses
a)AT=30tan40∘≈25,17 m
b)BT≈39,16 m
c)ACT≈26,72∘
d)Environ 0,91 m d'écart
a)
Le triangle ABT est rectangle en A. Par rapport à B, [AT] est opposé et [AB] adjacent : tan40∘=30AT, donc AT=30tan40∘≈25,17 m.
b)
[BT] est l'hypoténuse : cos40∘=BT30, donc BT=cos40∘30≈39,16 m. Contrôle par Pythagore : 302+25,172≈900+633,5=1533,5 et 39,162≈1533,5 ✓.
c)
Dans le triangle ACT, rectangle en A : tanACT=ACAT≈5025,17≈0,5035, donc ACT≈26,72∘. En s'éloignant, elle voit l'arbre sous un angle plus petit, mais pas proportionnellement : la distance a été multipliée par 35, l'angle seulement divisé par environ 1,5.
d)
Avec 41∘ : 30tan41∘≈26,08 m, contre 25,17 m. Un seul degré d'erreur change la largeur d'environ 0,91 m, près de 4%. Pour une mesure fiable, il vaut mieux se placer de façon que l'angle soit proche de 45∘, et répéter la visée.
La méthode est celle des arpenteurs : on ne mesure jamais une distance inaccessible, on mesure une distance accessible et un angle, et la tangente fait le reste.
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