Troisième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : le théorème de Thalès en Troisième
Ces quinze exercices corrigés couvrent le théorème de Thalès, sa réciproque et les agrandissements-réductions, au programme de troisième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par huit calculs directs avec le théorème de Thalès et sa réciproque, comme dans les listes des manuels : une longueur à trouver en configuration emboîtée, côté parallèle du petit puis du grand triangle, côté donné en deux morceaux comme JK=JM+MK et résultat au dixième, puis deux longueurs en configuration papillon, et deux parallélismes à décider par la réciproque, l'un dans un triangle et l'autre en papillon, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Le fil de la série tient en une phrase : Thalès ne compare pas des longueurs, il compare des RAPPORTS, et la seule chose à faire avant le moindre calcul est d'écrire les deux triangles avec leurs sommets DANS LE MÊME ORDRE. Une fois cette correspondance posée, les trois quotients s'écrivent tout seuls et l'on ne se trompe plus de numérateur.
Deuxième idée, aussi importante : le théorème direct CALCULE une longueur en supposant le parallélisme, tandis que la réciproque DÉCIDE du parallélisme à partir de deux quotients. Les deux énoncés ne servent jamais dans la même question, et confondre les deux coûte la totalité des points de justification au brevet.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Configuration emboîtée : M sur [AB], N sur [AC] et (MN) parallèle à (BC) donnent ABAM=ACAN=BCMN.
•Configuration papillon : A est entre B et M, et entre C et N. Les trois quotients sont les mêmes, seules les positions changent sur la figure.
•Réciproque : si A, M, B sont alignés dans cet ordre, si A, N, C le sont aussi, et si ABAM=ACAN, alors (MN) est parallèle à (BC).
•Agrandissement de coefficient k : les longueurs sont multipliées par k, les aires par k2, les volumes par k3. Une réduction est un agrandissement avec 0<k<1.
Calculs : les longueurs à calculer
Exercice 0.1 : Calculer une longueur avec le théorème de Thalès : huit calculs directs
Dans chaque ligne, les longueurs sont en centimètres. Pour les lignes a) à f), calculez la longueur demandée, au dixième si elle ne tombe pas juste. Pour les lignes g) et h), calculez les deux quotients et dites si les deux droites sont parallèles.
Trois gestes, toujours dans cet ordre : écrire la correspondance des sommets des deux triangles, le sommet commun d'abord, puis les points pris sur une même droite ; écrire l'égalité des trois quotients, les côtés du petit triangle en haut et ceux du grand en bas ; garder les deux quotients qui contiennent la longueur cherchée et deux longueurs connues, puis faire le produit en croix. Pour la réciproque, on calcule les deux quotients séparément et on les compare, les points étant alignés dans le même ordre.
a) K∈[EF], L∈[EG] et (KL)∥(FG) ; EK=3, EF=8, FG=12. Calculez KL.
b) S∈[PQ], T∈[PR] et (ST)∥(QR) ; PS=4, PQ=10, ST=6. Calculez QR.
c) M∈[JK], N∈[JL] et (MN)∥(KL) ; JM=6, MK=4, JN=4,5. Calculez JL.
d) P∈[XY], Q∈[XZ] et (PQ)∥(YZ) ; XP=7, XY=9, YZ=11. Calculez PQ au dixième.
e) Les droites (RU) et (SV) se coupent en O, avec O entre R et U et entre S et V, et (RS)∥(UV) ; OR=5, OU=8, RS=4. Calculez UV.
f) Les droites (CF) et (DG) se coupent en O, avec O entre C et F et entre D et G, et (CD)∥(FG) ; OD=4, CD=6, FG=9. Calculez OG.
g) I∈[GH] et J∈[GK] ; GI=3,5, GH=5, GJ=4,8, GK=7. Les droites (IJ) et (HK) sont-elles parallèles ?
h) Les points L, O, P sont alignés dans cet ordre, ainsi que M, O, Q ; OL=2,5, OP=4, OM=3, OQ=4,8. Les droites (LM) et (PQ) sont-elles parallèles ?
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Réponses
a)83=12KL ; KL=4,5 cm
b)104=QR6 ; QR=15 cm
c)JK=10, 106=JL4,5 ; JL=7,5 cm
d)PQ=977≈8,6 cm
e)85=UV4 ; UV=6,4 cm
f)OG4=96 ; OG=6 cm
g)0,7=74,8≈0,686 ; non parallèles
h)42,5=4,83=0,625 ; parallèles
Le geste qui décide de tout est la correspondance des sommets, écrite AVANT le premier quotient : le sommet commun correspond à lui-même, et deux points pris sur une même droite issue de ce sommet se correspondent. Une fois cette ligne écrite, chaque quotient se lit côté du petit triangle sur côté correspondant du grand, et le produit en croix n'est plus qu'une formalité.
a)
Triangles EKL et EFG, avec E↔E, K↔F, L↔G. Thalès donne EFEK=EGEL=FGKL, donc 83=12KL et KL=83×12=4,5 cm. Contrôle : 4,5<12, le petit triangle porte le petit côté.
b)
Triangles PST et PQR, avec S↔Q et T↔R : PQPS=QRST, donc 104=QR6. L'inconnue est au dénominateur : QR=46×10=15 cm. Contrôle : 15>6.
c)
Il faut d'abord JK=JM+MK=6+4=10. Triangles JMN et JKL : JKJM=JLJN, donc 106=JL4,5 et JL=64,5×10=7,5 cm. Piège : prendre MK=4 pour JK, ce qui donne JL=3, plus petit que JN, ce qui est impossible.
d)
Triangles XPQ et XYZ : XYXP=YZPQ, donc 97=11PQ et PQ=97×11=977≈8,56, soit 8,6 cm au dixième. Piège : arrondir le rapport 97 à 0,8 avant de multiplier, ce qui donne 8,8 ; on n'arrondit qu'à la fin.
e)
Configuration papillon : triangles ORS et OUV, avec O↔O, R↔U (même droite), S↔V. Donc OUOR=UVRS, soit 85=UV4 et UV=54×8=6,4 cm. Le théorème est le même qu'en configuration emboîtée, seule la figure change.
f)
Triangles OCD et OFG, avec C↔F et D↔G : OGOD=FGCD, donc OG4=96 et OG=64×9=6 cm. Piège : renverser un seul des deux quotients, OGOD=CDFG, ce qui donne OG≈2,7, alors que FG>CD impose OG>OD.
g)
GHGI=53,5=0,7 et GKGJ=74,8≈0,686. Les deux quotients sont DIFFÉRENTS, donc les droites (IJ) et (HK) ne sont pas parallèles : si elles l'étaient, le théorème de Thalès imposerait l'égalité. Contrôle par produit en croix : 3,5×7=24,5 alors que 5×4,8=24. Piège : conclure au parallélisme parce que les deux valeurs sont proches.
h)
Les points sont alignés dans le même ordre, L, O, P et M, O, Q. OPOL=42,5=0,625 et OQOM=4,83=0,625. Les quotients sont égaux, donc d'après la réciproque du théorème de Thalès, (LM) et (PQ) sont parallèles. Contrôle : 2,5×4,8=12=4×3.
Contrôle : dans un agrandissement, tous les côtés du grand triangle sont plus longs que ceux du petit ; une longueur trouvée plus petite que sa correspondante du petit triangle signale un quotient renversé. Pour une réciproque, le produit en croix évite les décimales arrondies.
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Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Écrire la correspondance avant de calculer
Sur la figure, M appartient au segment [AB], N appartient au segment [AC], et la droite (MN) est parallèle à la droite (BC). Avant d'écrire le moindre quotient, il faut dire quels triangles se correspondent et dans quel ordre.
1) Nommer les deux triangles en jeu et donner la correspondance des sommets.
2) Écrire la triple égalité de quotients donnée par le théorème de Thalès.
3) Calculer le rapport ABAM après avoir calculé AB.
4) Vérifier que ACAN donne la même valeur.
5) En déduire la longueur BC.
6) Un élève écrit BCMN=AMAB. Dire ce que cette égalité donnerait pour BC et pourquoi c'est faux.
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Réponses
1)AMN↔ABC
2)ABAM=ACAN=BCMN
3)AB=7,5 ; quotient 0,4
4)124,8=0,4
5)BC=13 cm
6)2,08 cm : impossible
1)
Les deux triangles sont AMN et ABC. La correspondance se lit sur la figure : A correspond à A (c'est le sommet commun), M correspond à B (les deux sont sur la même demi-droite issue de A), N correspond à C. On écrit donc AMN↔ABC, dans cet ordre, et on ne le change plus. Cette ligne d'une phrase est ce qui empêche toutes les erreurs de la suite : une fois la correspondance écrite, chaque quotient se lit en prenant un côté du petit triangle sur le côté correspondant du grand.
2)
Le théorème de Thalès donne ABAM=ACAN=BCMN. Remarquer que les trois numérateurs sont des côtés de AMN et les trois dénominateurs les côtés correspondants de ABC : c'est toujours petit sur grand, ou toujours grand sur petit, jamais un mélange des deux.
3)
M est sur [AB], donc AB=AM+MB=3+4,5=7,5 cm. L'énoncé ne donne jamais AB directement, il donne les deux morceaux : penser à les additionner est la première marche de l'exercice. On obtient ABAM=7,53=0,4.
4)
De même AC=AN+NC=4,8+7,2=12 cm, donc ACAN=124,8=0,4. Les deux quotients sont bien égaux, ce qui est cohérent avec l'hypothèse (MN) parallèle à (BC). Ce contrôle ne se demande pas toujours, mais il coûte deux secondes et signale une erreur de lecture.
5)
Le troisième quotient vaut donc aussi 0,4 : BCMN=0,4, c'est-à-dire BC5,2=0,4, donc BC=0,45,2=13 cm. Vérification de bon sens : BC doit être PLUS GRAND que MN puisque ABC est l'agrandissement de AMN, et 13>5,2.
6)
L'égalité proposée mélange les deux sens. Elle donnerait BC5,2=37,5=2,5, donc BC=2,55,2=2,08 cm, une valeur plus PETITE que MN, ce qui est impossible dans un agrandissement. L'erreur est d'avoir retourné un seul des deux quotients : dans une égalité de Thalès, ou l'on retourne les deux membres, ou l'on n'en retourne aucun.
Exercice 2 : La configuration papillon
Les droites (BM) et (CN) se coupent en A, et la droite (MN) est parallèle à la droite (BC). Le point A est cette fois ENTRE B et M, et entre C et N : c'est la configuration dite papillon, ou en nœud papillon.
1) Expliquer pourquoi le théorème de Thalès s'applique encore.
2) Écrire la triple égalité avec la bonne correspondance des sommets.
3) Calculer AN.
4) Calculer MN.
5) Le quotient trouvé est-il un agrandissement ou une réduction quand on passe de ABC à AMN ?
6) Sur cette figure, BM vaut-il AB+AM ou AM−AB ? Justifier et donner sa valeur.
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Réponses
1)Sécantes en A et parallélisme
2)ABAM=ACAN=BCMN
3)AN=12 cm
4)MN=10,8 cm
5)Agrandissement de coefficient 1,5
6)BM=15 cm
1)
Le théorème de Thalès ne demande pas que les points soient du même côté de A. Il demande seulement trois choses : deux droites sécantes en A, un point de chaque droite pour former chaque triangle, et le parallélisme des deux droites (MN) et (BC). Ces trois conditions sont remplies ici. La configuration papillon est donc le MÊME théorème, vu autrement.
2)
La correspondance se lit sur les droites : B et M sont sur une même droite passant par A, C et N sur l'autre. Donc A↔A, B↔M, C↔N, et ABAM=ACAN=BCMN.
3)
Le rapport connu est ABAM=69=1,5. Alors ACAN=1,5 donne AN=1,5×8=12 cm.
4)
De même BCMN=1,5 donne MN=1,5×7,2=10,8 cm. Contrôle : les trois côtés de AMN mesurent 9, 12 et 10,8, ceux de ABC mesurent 6, 8 et 7,2 ; chaque côté est exactement une fois et demie l'autre, c'est bien la même forme.
5)
Comme 1,5>1, passer de ABC à AMN est un AGRANDISSEMENT de coefficient 1,5. Dans l'autre sens, passer de AMN à ABC est une réduction de coefficient 1,51=32. Un coefficient d'agrandissement et son inverse décrivent la même paire de figures : ce qui change, c'est le sens de lecture.
6)
Ici A est ENTRE B et M, donc les longueurs s'ajoutent : BM=BA+AM=6+9=15 cm. C'est la différence concrète entre les deux configurations, et c'est la seule. Dans la configuration emboîtée, A est à une extrémité et l'on écrit AB=AM+MB ; ici A est au milieu et l'on écrit BM=AB+AM. Retenir BM=AM−AB=3 cm serait une lecture de la figure emboîtée sur une figure papillon.
Exercice 3 : La réciproque : décider, pas calculer
Sur les deux figures, M est sur [AB] et N est sur [AC], avec les longueurs indiquées en centimètres. Les droites (MN) et (BC) ont l'air parallèles sur les deux dessins. La question n'est pas de savoir de quoi elles ont l'air.
1) Figure 1 : calculer ABAM et ACAN, puis conclure.
2) Figure 2 : faire de même et conclure.
3) Énoncer précisément le théorème utilisé et dire en quoi il diffère du théorème direct.
4) Sur la figure 2, quelle longueur AM aurait rendu (MN) parallèle à (BC) ?
5) Pourquoi la condition sur l'ORDRE des points est-elle indispensable dans la réciproque ?
6) Un élève conclut au parallélisme parce que la figure est bien dessinée. Que répondre ?
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Réponses
1)32=32 : parallèles
2)75=32 : non parallèles
3)La réciproque conclut au parallélisme
4)AM≈2,33 cm
5)L'ordre écarte la demi-droite opposée
6)Un dessin ne démontre rien
1)
AB=3,6 et AM=2,4, donc ABAM=3,62,4=32. Ensuite AC=4,8 et AN=3,2, donc ACAN=4,83,2=32. Les points A, M, B d'une part, A, N, C d'autre part sont alignés dans le même ordre, et les deux quotients sont égaux : d'après la réciproque du théorème de Thalès, (MN) est parallèle à (BC).
2)
ABAM=3,52,5=75≈0,714 et ACAN=4,83,2=32≈0,667. Les deux quotients sont DIFFÉRENTS, donc (MN) n'est PAS parallèle à (BC). Le point important est là : on ne conclut pas que l'on ne sait pas, on conclut au NON-parallélisme, parce que s'il y avait parallélisme le théorème direct imposerait l'égalité des quotients.
3)
Réciproque : si A, M, B sont alignés dans cet ordre, si A, N, C le sont aussi, et si ABAM=ACAN, alors (MN) est parallèle à (BC). La différence avec le théorème direct est le sens de la flèche : le théorème direct part du parallélisme et FOURNIT des quotients égaux, ce qui sert à calculer une longueur ; la réciproque part de quotients égaux et FOURNIT le parallélisme, ce qui sert à justifier. On ne calcule jamais une longueur avec la réciproque.
4)
Il faudrait 3,5AM=32, donc AM=32×3,5=37≈2,33 cm. L'écart avec la valeur réelle 2,5 n'est que de 0,17 cm, soit moins de deux millimètres : voilà exactement pourquoi l'œil ne peut pas trancher et pourquoi le calcul est obligatoire.
5)
Sans condition d'ordre, on peut avoir deux quotients égaux avec M placé de l'autre côté de A, sur la demi-droite opposée. Les longueurs AM et AB sont les mêmes, donc le quotient aussi, mais la droite (MN) obtenue est alors la symétrique de la bonne par rapport à A : elle coupe (BC). L'égalité des quotients ne voit pas les signes, l'ordre des points est ce qui les remet.
6)
Qu'un dessin ne démontre rien. La question 4 le prouve chiffres en main : un écart de moins de deux millimètres sur une figure de la taille d'une main est invisible, alors qu'il suffit à rendre les droites sécantes. Au brevet, une conclusion tirée du dessin ne rapporte aucun point, même lorsqu'elle est vraie.
Exercice 4 : Le coefficient, les aires et les volumes
Le triangle T′ est un agrandissement du triangle T : sa base mesure 5 cm quand celle de T mesure 2 cm. La hauteur de T relative à cette base vaut 1,6 cm.
1) Calculer le coefficient d'agrandissement k.
2) Calculer l'aire de T, puis la hauteur de T′.
3) Calculer l'aire de T′ de deux façons.
4) Un solide de volume 400 cm3 subit une réduction de coefficient 0,6. Calculer son nouveau volume.
5) Une maquette est au 1/50. Une pièce de 18 m2 occupe quelle aire sur la maquette ?
6) Pourquoi doubler les longueurs ne double-t-il pas l'aire ?
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Réponses
1)k=2,5
2)1,6 cm² ; hauteur 4 cm
3)10 cm²
4)86,4 cm³
5)72 cm²
6)Deux directions : ×4
1)
Le coefficient est le quotient d'une longueur de T′ par la longueur CORRESPONDANTE de T : k=25=2,5. Comme k>1, il s'agit bien d'un agrandissement.
2)
L'aire de T vaut 22×1,6=1,6 cm2. Toutes les longueurs étant multipliées par k, la hauteur comme les côtés, celle de T′ vaut 1,6×2,5=4 cm.
3)
Première façon, avec la formule : la base de T′ mesure 5 cm et sa hauteur 4 cm, donc son aire vaut 25×4=10 cm2. Deuxième façon, avec la règle du chapitre : l'aire est multipliée par k2, donc elle vaut 1,6×2,52=1,6×6,25=10 cm2. Les deux méthodes coïncident, et c'est justement la leçon : k2 n'est pas une règle à part, c'est ce que donne la formule de l'aire quand la base ET la hauteur sont toutes deux multipliées par k.
4)
Les volumes sont multipliés par k3 : 400×0,63=400×0,216=86,4 cm3. Réduire de 40 pour cent les longueurs enlève donc près de 79 pour cent du volume.
5)
Au 1/50, le coefficient est k=501=0,02, donc les aires sont multipliées par 0,022=0,0004. La pièce occupe 18×0,0004=0,0072 m2, soit 72 cm2 : un carré de moins de 9 cm de côté.
6)
Parce qu'une aire se mesure dans DEUX directions. Un rectangle dont on double la longueur et la largeur contient quatre copies du rectangle de départ, comme on le voit en le découpant en quatre. Le facteur k2 n'est donc pas une convention : c'est k dans un sens multiplié par k dans l'autre. Pour un volume, il y a trois directions, d'où k3.
Exercice 5 : Thalès et Pythagore dans le même triangle
Le triangle ABC est rectangle en B, avec AB=6 cm et BC=8 cm. Le point M est sur [AB] avec AM=2,4 cm, et N est le point de [AC] tel que (MN) est parallèle à (BC).
1) Calculer AC.
2) Calculer le coefficient de réduction qui fait passer de ABC à AMN.
3) En déduire AN et MN.
4) Vérifier le résultat par le théorème de Pythagore dans le triangle AMN.
5) Pourquoi le triangle AMN est-il rectangle en M ?
6) Comparer l'aire de AMN et celle de ABC.
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Réponses
1)AC=10 cm
2)k=0,4
3)AN=4 ; MN=3,2
4)5,76+10,24=16
5)Perpendiculaire à l'une, donc à l'autre
6)24 et 3,84 cm² : 0,16=0,42
1)
Le triangle ABC est rectangle en B, donc AC2=AB2+BC2=62+82=36+64=100 et AC=10 cm. C'est le triangle 6-8-10, l'agrandissement du triangle 3-4-5 : le reconnaître fait gagner du temps, mais la ligne de justification reste obligatoire.
2)
Le coefficient est k=ABAM=62,4=0,4. Comme 0,4<1, c'est une réduction.
3)
D'après le théorème de Thalès, AN=0,4×AC=0,4×10=4 cm et MN=0,4×BC=0,4×8=3,2 cm.
4)
Si le triangle AMN est rectangle en M, alors AM2+MN2 doit valoir AN2 : 2,42+3,22=5,76+10,24=16 et 42=16. L'égalité tombe juste, ce qui confirme les deux longueurs calculées. Cette vérification est gratuite et devrait être un réflexe dès qu'un triangle réduit est rectangle.
5)
Deux raisons, et la première suffit. La droite (MN) est parallèle à (BC), et (AB) est perpendiculaire à (BC) ; or si deux droites sont parallèles, toute perpendiculaire à l'une est perpendiculaire à l'autre, donc (AB) est perpendiculaire à (MN), c'est-à-dire que AMN est rectangle en M. Deuxième raison, plus générale : une réduction conserve les angles, donc l'angle droit en B devient un angle droit en M.
6)
L'aire de ABC vaut 26×8=24 cm2 et celle de AMN vaut 22,4×3,2=3,84 cm2. Le rapport vaut 243,84=0,16, c'est-à-dire exactement 0,42 : la règle des aires se vérifie ici sur des nombres.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Mesurer un immeuble sans y monter
Pour mesurer la hauteur d'un immeuble, Léa pose son œil au sol en O, plante verticalement un bâton de 2 m à 3 m devant elle, et recule jusqu'à voir le sommet du bâton aligné avec le sommet de l'immeuble. Le pied de l'immeuble est alors à 24 m de O.
1) Faire apparaître une configuration de Thalès et nommer les points.
2) Écrire l'égalité des quotients.
3) Calculer la hauteur de l'immeuble.
4) Léa trouve 12 m en calculant 2×24:3−4. Où est l'erreur de méthode ?
5) Léa se trompe de 10 cm sur la distance 3 m. De combien la hauteur trouvée change-t-elle ?
6) Que faudrait-il ajouter si Léa visait à hauteur d'œil, debout, plutôt qu'au sol ?
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Réponses
1)OBS↔OPT
2)OPOB=PTBS
3)16 m
4)Le −4 final est de trop
5)16,55 m ou 15,48 m
6)Ajouter la hauteur des yeux
1)
Soit B le pied du bâton et S son sommet, P le pied de l'immeuble et T son sommet. Les points O, B, P sont alignés au sol, les points O, S, T sont alignés sur la ligne de visée, et (BS) est parallèle à (PT) puisque le bâton et l'immeuble sont tous deux verticaux. C'est la configuration emboîtée, de sommet O, avec la correspondance OBS↔OPT.
2)
Le théorème de Thalès donne OPOB=OTOS=PTBS. Le quotient utile est le premier et le dernier : OPOB=PTBS, soit 243=PT2.
3)
243=0,125, donc PT=0,1252=16 m. Autre écriture, souvent plus sûre : le coefficient qui fait passer du petit triangle au grand est 324=8, et la hauteur suit le même coefficient, 2×8=16 m. L'immeuble mesure 16 m, soit environ cinq étages, ce qui est plausible.
4)
Le calcul 32×24 vaut bien 16 : la méthode était juste, c'est le −4 final qui est de trop. Léa a sans doute voulu retrancher la distance 24−3=21... ou la hauteur du bâton. Rien ne se retranche ici : Thalès multiplie des rapports, il n'ajoute ni ne retranche de longueurs. Dès qu'une soustraction apparaît dans une résolution de Thalès sans venir d'un AB=AM+MB, elle est à expliquer ou à supprimer.
5)
Avec 2,9 m au lieu de 3 : PT=2,92×24≈16,55 m. Avec 3,1 m : PT=3,12×24≈15,48 m. Une erreur de 10 cm sur la petite distance déplace donc le résultat d'environ un demi-mètre. C'est la petite longueur qui commande la précision, parce qu'elle est au dénominateur : c'est le défaut de toutes les mesures indirectes.
6)
Il faudrait ajouter la hauteur des yeux. En visant debout, ses yeux sont à environ 1,55 m du sol, et la configuration de Thalès ne donne alors que la hauteur de l'immeuble AU-DESSUS du niveau des yeux : la vraie hauteur serait ce résultat augmenté de 1,55 m. Poser l'œil au sol évite précisément cette correction, et c'est pour cela que la méthode est décrite ainsi.
Exercice 7 : Deux étapes de Thalès à la suite
Dans le triangle ABC, le point M est sur [AB] et le point N est sur [AC], avec (MN) parallèle à (BC). Le point P est sur [AM] et le point Q est sur [AN], avec (PQ) parallèle à (MN). On donne AP=2 cm, AM=5 cm, AB=12,5 cm et BC=15 cm. Sur la figure, les flèches marquent les droites parallèles.
1) Calculer le coefficient qui fait passer de ABC à AMN, puis MN.
2) Calculer le coefficient qui fait passer de AMN à APQ, puis PQ.
3) Calculer directement le coefficient qui fait passer de ABC à APQ et retrouver PQ.
4) Quelle relation lie les trois coefficients ?
5) Justifier que (PQ) est parallèle à (BC).
6) Où faudrait-il placer P sur [AB] pour que PQ mesure exactement 9 cm ?
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Réponses
1)k1=0,4 ; MN=6
2)k2=0,4 ; PQ=2,4
3)k=0,16 ; PQ=2,4
4)k=k1×k2
5)Parallèles à une même droite
6)AP=7,5 cm
1)
M est sur [AB] et (MN) est parallèle à (BC) : le théorème de Thalès donne k1=ABAM=12,55=0,4, donc MN=0,4×15=6 cm.
2)
De même dans le triangle AMN : k2=AMAP=52=0,4, donc PQ=0,4×6=2,4 cm. Le fait que les deux coefficients soient égaux ici est une coïncidence de l'énoncé, pas une règle.
3)
Le point P est sur [AB] avec AP=2 cm, donc le coefficient direct vaut k=ABAP=12,52=0,16, et PQ=0,16×15=2,4 cm. On retrouve la même valeur, ce qui est rassurant : une longueur ne dépend pas du chemin qu'on prend pour la calculer.
4)
Les coefficients se MULTIPLIENT : k=k1×k2=0,4×0,4=0,16. C'est le point le plus utile de l'exercice. Réduire de moitié puis encore de moitié donne le coefficient 0,5×0,5=0,25 : la figure finale est au quart, et non au coefficient 0,5+0,5=1, qui ne réduirait rien. L'erreur classique est d'écrire 0,4+0,4=0,8 et de trouver PQ=12 cm, cinq fois trop.
5)
(PQ) est parallèle à (MN) par hypothèse, et (MN) est parallèle à (BC) par hypothèse. Or deux droites parallèles à une même troisième sont parallèles entre elles, donc (PQ) est parallèle à (BC). C'est ce qui autorise la question 3 : sans cette justification, appliquer Thalès directement dans ABC n'est pas permis.
6)
Il faudrait 12,5AP=159=0,6, donc AP=0,6×12,5=7,5 cm. Vérification : le coefficient 0,6 appliqué à BC=15 redonne bien 9 cm, et 7,5<12,5 donc le point est bien sur le segment.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Si ABAM=ACAN, alors (MN) est parallèle à (BC), quelle que soit la position des points. »
2) « Dans un agrandissement de coefficient 3, l'aire est multipliée par 3. »
3) « Le théorème de Thalès permet de calculer un angle. »
4) « Si (MN) est parallèle à (BC), alors MBAM=BCMN. »
5) « Une réduction de coefficient 0,5 suivie d'un agrandissement de coefficient 2 redonne une figure différente de la figure de départ. »
Voir la correction
Réponses
1)Ordre des points exigé
2)Aire ×9
3)Thalès ne donne pas d'angle
4)ABAM, pas MBAM
5)0,5×2=1 : même figure
1)
FAUX. La réciproque exige en plus que les points soient ALIGNÉS DANS LE MÊME ORDRE : A, M, B d'une part et A, N, C d'autre part. Sans cela, M peut être sur la demi-droite opposée et les quotients rester égaux alors que (MN) coupe (BC). Énoncé correct : si les points sont alignés dans le même ordre et si les deux quotients sont égaux, alors les droites sont parallèles.
2)
FAUX. Dans un agrandissement de coefficient 3, les LONGUEURS sont multipliées par 3, les aires par 32=9 et les volumes par 33=27. Un carré de 1 cm de côté a pour aire 1 cm2 ; agrandi trois fois, il a 3 cm de côté et 9 cm2 d'aire, pas 3.
3)
FAUX. Le théorème de Thalès ne parle que de longueurs et de quotients de longueurs, jamais d'angles. Ce qui est vrai, et qui est une autre propriété, c'est qu'un agrandissement CONSERVE les angles : les angles du triangle AMN sont égaux à ceux de ABC. Pour calculer un angle à partir de longueurs, il faut la trigonométrie.
4)
FAUX. Le quotient de Thalès est ABAM, avec le côté ENTIER AB au dénominateur, pas le morceau restant MB. Avec AM=3 et MB=4,5, on a MBAM=4,53≈0,667 alors que ABAM=7,53=0,4 : ce ne sont pas les mêmes nombres. Énoncé correct : ABAM=ACAN=BCMN.
5)
FAUX. Les coefficients se multiplient : 0,5×2=1, donc on retrouve exactement la figure de départ, aux mêmes dimensions. C'est la même règle qu'a l'exercice 7, appliquée à deux coefficients inverses l'un de l'autre.
Exercice 9 : Partager un terrain triangulaire
Un terrain a la forme d'un triangle ABC avec AB=45 m, AC=60 m et BC=75 m. Le propriétaire veut le couper en deux par une clôture [MN] parallèle à (BC), avec M sur [AB] et N sur [AC], de façon que la partie triangulaire AMN ait une aire égale au quart de celle du terrain. Sur la figure, la clôture [MN] est placée au hasard.
1) Vérifier que le triangle ABC est rectangle et calculer son aire.
2) Quel doit être le coefficient de réduction k ?
3) En déduire AM, AN et la longueur MN de la clôture.
4) Calculer l'aire de AMN et vérifier.
5) La clôture coûte 38 dollars le mètre. Calculer son prix.
6) Le propriétaire pensait qu'il suffisait de placer M au quart de [AB]. Quelle aire aurait-il obtenue ?
Voir la correction
Réponses
1)Rectangle en A ; 1 350 m²
2)k=0,5
3)22,5 ; 30 ; 37,5 m
4)337,5 m²
5)1 425 dollars
6)84,375 m², un seizième
1)
AB2+AC2=452+602=2025+3600=5625 et BC2=752=5625. Les deux nombres sont égaux, donc d'après la réciproque du théorème de Pythagore le triangle ABC est rectangle en A. Son aire vaut 245×60=1350 m2.
2)
Les aires sont multipliées par k2, et l'on veut k2=41, donc k=21=0,5 puisqu'un coefficient est positif. C'est le point que l'énoncé cherche : diviser l'AIRE par 4 demande de diviser les LONGUEURS par 2, pas par 4.
3)
AM=0,5×45=22,5 m, AN=0,5×60=30 m et MN=0,5×75=37,5 m. La clôture mesure donc 37,5 m.
4)
Le triangle AMN est rectangle en A lui aussi, car la réduction conserve les angles. Son aire vaut 222,5×30=337,5 m2, et 41350=337,5 m2 : c'est bien le quart. On note au passage que l'autre morceau, le quadrilatère MBCN, occupe les trois quarts restants, soit 1012,5 m2.
5)
37,5×38=1425 dollars.
6)
Placer M au quart de [AB] revient à prendre k=0,25, donc une aire multipliée par 0,252=0,0625, soit 1350×0,0625=84,375 m2. Il aurait obtenu un seizième du terrain au lieu du quart, quatre fois trop petit. L'erreur d'aire est de 337,5−84,375=253,125 m2, et sur un terrain c'est une erreur qui se paie.
Exercice 10 : Le verre conique à moitié plein
Un verre à cocktail a la forme d'un cône posé pointe en bas. Sa hauteur intérieure est de 12 cm et son diamètre à l'ouverture est de 8 cm. On y verse du liquide jusqu'à une hauteur de 9 cm. On rappelle que le volume d'un cône de rayon r et de hauteur h vaut 31×π×r2×h.
1) Calculer le volume total du verre, en cm3, arrondi au dixième.
2) Justifier que le liquide forme un cône réduit et donner son coefficient.
3) En déduire le volume du liquide sans recalculer de rayon.
4) Retrouver ce volume en calculant d'abord le rayon à la surface du liquide.
5) Le verre est-il à moitié plein ? Répondre par un pourcentage.
6) À quelle hauteur faudrait-il remplir pour avoir exactement la moitié du volume ?
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Réponses
1)64π≈201,1 cm³
2)k=0,75
3)27π≈84,8 cm³
4)r=3 cm
5)≈42,2 %
6)≈9,5 cm
1)
Le rayon vaut 28=4 cm, donc le volume total est 31×π×42×12=64π≈201,1 cm3. Garder 64π en valeur exacte évite d'accumuler les arrondis dans les questions suivantes.
2)
Le liquide occupe la partie du cône située sous le plan de la surface, qui est parallèle à l'ouverture. C'est donc une RÉDUCTION du cône entier, de sommet la pointe du verre. Le coefficient se lit sur les hauteurs : k=129=0,75.
3)
Les volumes sont multipliés par k3 : V=64π×0,753=64π×0,421875=27π≈84,8 cm3.
4)
Le rayon à la surface suit le coefficient des longueurs : r=0,75×4=3 cm. Le volume vaut alors 31×π×32×9=27π cm3. Même résultat, ce qui confirme que la règle du k3 n'est qu'un raccourci de ce calcul.
5)
Le verre est rempli aux trois quarts de sa HAUTEUR, mais seulement à 64π27π=6427≈0,422, soit environ 42,2 pour cent de son VOLUME. C'est tout le piège du chapitre appliqué à un objet du quotidien : un verre conique rempli aux trois quarts contient moins de la moitié de sa contenance, parce que la partie manquante est la plus large.
6)
Il faut k3=0,5, donc k=30,5≈0,7937, et la hauteur vaut 0,7937×12≈9,5 cm. Autrement dit, il reste seulement 2,5 cm à verser pour passer de la moitié au verre plein : les derniers centimètres d'un verre conique valent la moitié du cocktail.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : La réciproque en configuration papillon
Les droites (AC) et (BD) se coupent en O. Les points A, O, C sont alignés dans cet ordre, ainsi que B, O, D. On donne OA=3 cm, OC=4,5 cm, OB=4 cm, OD=6 cm et AB=3,5 cm.
1) Calculez OCOA et ODOB, en fraction puis au centième.
2) Les droites (AB) et (CD) sont-elles parallèles ? Justifiez avec précision.
3) Calculez CD.
4) On remplace OD=6 cm par OD=6,2 cm. Les droites sont-elles encore parallèles ?
5) On garde OA=3 cm et OC=4,5 cm, et l'on place B à 5 cm de O. Quelle longueur OD rendrait les droites parallèles ?
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Réponses
1)32 et 32
2)Oui, par la réciproque
3)CD=5,25 cm
4)Non : 0,645=0,667
5)OD=7,5 cm
1)
OCOA=4,53=32≈0,67 et ODOB=64=32≈0,67. On compare les fractions exactes, pas les arrondis.
2)
Oui. Les points A, O, C d'une part et B, O, D d'autre part sont alignés DANS LE MÊME ORDRE, et OCOA=ODOB. D'après la réciproque du théorème de Thalès, (AB) est parallèle à (CD). En configuration papillon, l'ordre à vérifier est que O se trouve ENTRE les deux points sur chaque droite.
3)
Les droites étant parallèles, le théorème direct s'applique : OCOA=CDAB, donc CD=33,5×4,5=5,25 cm. Le coefficient qui fait passer de OAB à OCD vaut 1,5, et 3,5×1,5=5,25 ✓.
4)
ODOB=6,24≈0,645, alors que OCOA≈0,667. Les quotients sont différents, donc les droites ne sont PAS parallèles : si elles l'étaient, le théorème direct imposerait l'égalité.
5)
Il faut OD5=32, donc OD=25×3=7,5 cm.
Le fil : la réciproque demande deux vérifications, l'ordre des points et l'égalité des quotients, et elle ne sert qu'à conclure au parallélisme.
Exercice 12 : Partager un segment en parts égales sans le mesurer
On veut partager un segment [AB] de 7 cm en cinq parts égales avec une règle graduée en centimètres seulement, sans utiliser les millimètres. On trace une demi-droite [Ax) et l'on y reporte cinq fois 1 cm, ce qui donne les points A1, A2, A3, A4, A5. On trace [A5B], puis les parallèles à (A5B) passant par A1, A2, A3, A4, qui coupent [AB] en P1, P2, P3, P4.
1) Justifiez que ABAP1=AA5AA1 et donnez la valeur de ce quotient.
2) Calculez AP1 et AP3.
3) Calculez le quotient P2BAP2, en fraction puis au centième.
4) Avec la même méthode, on partage un segment de 10 cm en trois parts égales. Quelle longueur mesure chaque part, au centième ?
5) On veut placer un point P de [AB], avec AB=7 cm, tel que PBAP=43. Combien de parts faut-il reporter, et que vaut AP ?
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Réponses
1)51 par Thalès
2)1,4 et 4,2 cm
3)32
4)310≈3,33 cm
5)7 parts ; AP=3 cm
1)
Les points A, P1, B sont alignés, ainsi que A, A1, A5, et (A1P1) est parallèle à (A5B) par construction. Le théorème de Thalès dans le triangle AA5B donne ABAP1=AA5AA1=51=0,2.
2)
AP1=51×7=1,4 cm. De même ABAP3=AA5AA3=53, donc AP3=4,2 cm. La construction a placé des points au millimètre sans jamais lire un millimètre.
3)
AP2=52×7=2,8 cm et P2B=7−2,8=4,2 cm, donc P2BAP2=4,22,8=32≈0,67. Le piège est de répondre 52, qui compare AP2 au segment ENTIER.
4)
On reporte trois unités, et chaque part vaut 310≈3,33 cm : c'est justement le cas où la mesure directe est impossible, puisque 310 n'a pas d'écriture décimale finie.
5)
PBAP=43 signifie que [AB] est coupé en 3+4=7 parts égales, dont 3 du côté de A. On reporte donc sept unités et l'on trace la parallèle passant par A3 : AP=73×7=3 cm, et PB=4 cm ✓.
Le fil : des parallèles régulièrement espacées découpent n'importe quelle sécante en morceaux proportionnels, c'est le théorème de Thalès utilisé comme outil de construction.
Exercice 13 : La jauge d'épaisseur en coin
Une jauge est une plaque en forme de triangle rectangle très allongé, creusée d'une fente en coin : la fente mesure 120 mm de long, elle est fermée à la pointe et large de 15 mm à l'autre bout. On glisse un fil dans la fente jusqu'à ce qu'il bloque, et l'on lit la distance entre la pointe et le fil. Le fil bloqué est perpendiculaire au bord droit de la fente.
1) Justifiez que l'on peut appliquer le théorème de Thalès.
2) Un fil bloque à 48 mm de la pointe. Quel est son diamètre ?
3) À quelle distance de la pointe bloque un fil de 2,5 mm ?
4) De combien de millimètres de longueur faut-il avancer pour que le diamètre lu augmente de 1 mm ? Si l'on se trompe de 1 mm en lisant la distance, quelle erreur fait-on sur le diamètre, au millième ?
5) Une jauge deux fois plus longue, 240 mm, avec la même ouverture de 15 mm, est-elle plus ou moins précise ? Quelle est alors l'erreur sur le diamètre pour 1 mm de lecture, au millième ?
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Réponses
1)Fil parallèle à l'ouverture
2)6 mm
3)20 mm
4)8 mm ; 0,125 mm
5)Plus précise : 0,0625 mm
1)
Le fil bloqué et l'ouverture de 15 mm sont tous deux perpendiculaires au même bord droit, donc parallèles entre eux. Les deux bords de la fente sont deux droites sécantes en la pointe : c'est une configuration de Thalès emboîtée, de sommet la pointe.
2)
15d=12048=0,4, donc d=0,4×15=6 mm.
3)
120L=152,5, donc L=152,5×120=20 mm.
4)
Le diamètre est proportionnel à la distance, de coefficient 12015=0,125 : pour gagner 1 mm de diamètre, il faut avancer de 0,1251=8 mm. Une erreur de lecture de 1 mm ne coûte donc que 0,125 mm sur le diamètre : la jauge AMPLIFIE huit fois la mesure.
5)
Plus précise. Le coefficient devient 24015=0,0625 : 1 mm de lecture ne fait plus que 0,0625 mm d'erreur sur le diamètre, deux fois moins. Plus le coin est long et fermé, plus il sépare des épaisseurs voisines.
Le fil : une grandeur petite, difficile à mesurer, devient une grande longueur facile à lire, grâce au coefficient de Thalès.
Exercice 14 : Problème : la croix du bûcheron
Pour estimer la hauteur d'un arbre, un bûcheron tient un bâton vertical de 50 cm, bras tendu à l'horizontale, à 60 cm de son œil. Il avance ou recule jusqu'à voir le bas du bâton aligné avec le pied de l'arbre et le haut du bâton aligné avec son sommet. On suppose l'arbre vertical, et les distances sont mesurées à l'horizontale depuis l'œil. La figure n'est pas à l'échelle.
1) Quelle configuration de Thalès reconnaît-on ? Pourquoi le bâton doit-il être tenu vertical ?
2) Il est alors à 24 m de l'arbre. Quelle est la hauteur de l'arbre ?
3) Un bûcheron utilise un bâton EXACTEMENT aussi long que la distance entre son œil et sa main. Que peut-il dire de la hauteur de l'arbre, sans aucun calcul ? Application : il est à 20 m de l'arbre.
4) Ce bûcheron croit que son bras mesure 60 cm, comme son bâton, alors qu'il ne mesure que 55 cm. Il annonce 20 m. Quelle est la vraie hauteur, au dixième ?
5) Pourquoi un bâton penché vers l'arbre fausse-t-il la mesure ?
Voir la correction
Réponses
1)Emboîtée, bâton parallèle à l'arbre
2)20 m
3)Hauteur = distance : 20 m
4)≈21,8 m
5)Plus de parallélisme
1)
Une configuration emboîtée de sommet l'œil : les deux rayons de visée partent de l'œil, l'un vers le pied de l'arbre, l'autre vers son sommet. Le bâton et l'arbre coupent ces deux rayons. Le bâton doit être vertical pour être PARALLÈLE à l'arbre, seule condition qui permet d'appliquer le théorème de Thalès.
2)
Le coefficient d'agrandissement est 0,6024=40, donc la hauteur vaut 0,50×40=20 m.
3)
Si le bâton est aussi long que la distance œil-main, le coefficient brasbaˆton vaut 1 : la hauteur de l'arbre est ÉGALE à la distance qui sépare le bûcheron de l'arbre. À 20 m, l'arbre mesure 20 m. C'est tout l'intérêt de la croix du bûcheron : on mesure une hauteur en comptant ses pas.
4)
La vraie hauteur vaut 5560×20≈21,8 m. Le bâton est plus long que le bras, donc l'arbre est plus haut que la distance : l'erreur de 5 cm sur le bras, soit environ 9 %, se retrouve entière sur la hauteur, soit 1,8 m.
5)
Penché, le bâton n'est plus parallèle à l'arbre : les deux triangles ne sont plus en configuration de Thalès, et le rapport des distances ne donne plus le rapport des hauteurs.
Le fil : toute mesure par visée repose sur un parallélisme ; c'est lui qu'on vérifie avant d'écrire le moindre rapport.
Exercice 15 : Problème : la hauteur de la pyramide
On raconte que Thalès mesura la hauteur d'une pyramide grâce à son ombre. La pyramide a une base carrée de 230 m de côté. À un instant où les rayons du soleil sont perpendiculaires à un côté de la base, un bâton vertical de 2 m a une ombre de 3 m, et l'ombre de la pyramide dépasse la base de 104 m, mesurés depuis le milieu de ce côté. Sur la figure, le bâton est agrandi : il n'est pas à l'échelle de la pyramide.
1) Pourquoi peut-on considérer que les rayons du soleil sont parallèles ?
2) Le sommet de la pyramide est à la verticale du centre de la base. Quelle est la longueur de l'ombre de la pyramide mesurée depuis ce centre ?
3) Calculez la hauteur de la pyramide.
4) Quelle hauteur trouverait-on en oubliant la demi-base ? Arrondissez au dixième.
5) Plus tard, le même bâton a une ombre de 2,5 m. De combien l'ombre de la pyramide dépasse-t-elle alors la base ?
Voir la correction
Réponses
1)Soleil très lointain
2)219 m
3)146 m
4)≈69,3 m
5)67,5 m
1)
Le soleil est si loin que les rayons qui atteignent le bâton et la pyramide, distants de quelques dizaines de mètres, sont pratiquement parallèles. C'est ce parallélisme qui fait apparaître deux triangles semblables : le bâton et son ombre, la pyramide et la sienne.
2)
Le centre de la base est à 2230=115 m du milieu du côté. L'ombre utile, du point à la verticale du sommet jusqu'au bout de l'ombre, mesure donc 115+104=219 m.
3)
Les deux triangles rectangles sont semblables : 219h=32, donc h=219×32=146 m.
4)
Avec 104 m seulement : 104×32≈69,3 m, moins de la moitié de la vraie hauteur. L'ombre de la pyramide commence sous son sommet, pas au bord de la base : c'est le vrai piège du problème.
5)
Le rapport devient 22,5=1,25 : l'ombre mesurée depuis le centre vaut 146×1,25=182,5 m, donc elle dépasse la base de 182,5−115=67,5 m.
Le fil : on compare des longueurs qui se correspondent vraiment, ici la hauteur et l'ombre comptée depuis le pied de la hauteur.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Contactez-moi pour une première séance. Le théorème de Thalès et sa réciproque tombent presque chaque année au brevet, et les rapports d'agrandissement reviennent en Seconde avec les vecteurs et la géométrie repérée : c'est le moment de fixer le réflexe de la correspondance des sommets.