Spécialité maths, Première • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : la trigonométrie (Première spécialité)
Voici une série d'exercices corrigés de spécialité mathématiques sur la trigonométrie, au niveau de la classe de Première du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par douze calculs directs sur le cercle trigonométrique, comme dans les listes des manuels : conversions entre degrés et radians, mesure principale de 335π et de −429π, cosinus et sinus des valeurs remarquables comme cos43π et sin(−32π), angles associés π−x et −x, relation cos2x+sin2x=1 avec le signe du quadrant, longueur d'arc et angle en radians, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Le programme de Première en vigueur depuis la rentrée 2026 recentre le chapitre sur le cercle : cercle trigonométrique, radian et longueur d'arc, enroulement de la droite numérique, cosinus et sinus d'un réel, lien avec le triangle rectangle, valeurs remarquables et angles associés lus sur le cercle. Le fil de la série : un réel n'est pas un angle mais une longueur d'arc enroulée, donc une même position du cercle porte une infinité de réels, et c'est le quadrant du point, jamais une formule récitée, qui donne le signe d'un cosinus.
Les fonctions cosinus et sinus et les équations trigonométriques sont désormais étudiées en Terminale. Les exercices qui les travaillent restent en ligne pour prendre de l'avance, et leur énoncé le signale en dernière ligne : exercices 5, 6, 7, 10, 12 et 15, et certaines questions des exercices 9 et 13. L'exercice 16 relie le cosinus du triangle rectangle à celui du cercle.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Le radian est la mesure de l'angle qui intercepte un arc de longueur 1 sur le cercle de rayon 1. Conversion : 180∘=π rad, donc 1 rad =π180≈57,30∘.
•Longueur d'arc : sur un cercle de rayon r, un angle au centre de θ radians intercepte un arc de longueur ℓ=rθ.
•Un réel x est repéré sur le cercle trigonométrique par enroulement de la droite numérique. Le point associé a pour coordonnées (cosx;sinx).
•Pour x∈]0;2π[, le triangle formé par O, le point associé à x et son projeté sur l'axe des abscisses est rectangle : cosx et sinx y sont le cosinus et le sinus du collège, côté adjacent ou opposé sur hypoténuse.
•La mesure principale d'un angle est l'unique mesure appartenant à ]−π;π]. On l'obtient en ajoutant ou en retranchant un multiple entier de 2π.
•Relation fondamentale : cos2x+sin2x=1, pour tout réel x. Elle permet de retrouver l'un à partir de l'autre, au signe près, que le quadrant fixe.
•−1≤cosx≤1 et −1≤sinx≤1 : un calcul qui donne sinx=2 est faux.
•Angles associés, lus sur le cercle par symétrie : cos(−x)=cosx et sin(−x)=−sinx ; cos(π−x)=−cosx et sin(π−x)=sinx ; cos(π+x)=−cosx et sin(π+x)=−sinx ; cos(2π−x)=sinx et sin(2π−x)=cosx.
•Anticipation de Terminale, pour les exercices signalés : les fonctions cosinus et sinus sont 2π-périodiques, le cosinus est pair et le sinus impair ; sur un intervalle de longueur 2π, l'équation cosx=a avec −1<a<1 a exactement deux solutions, et il en va de même pour sinx=a.
Calculs : radians, mesure principale et valeurs remarquables
Exercice 0.1 : Convertir et lire le cercle trigonométrique : douze calculs directs
Pour chaque ligne, calculez directement la valeur demandée : une conversion, une mesure principale dans ]−π;π], un cosinus ou un sinus lu sur le cercle, une longueur d'arc ou un angle. Les mesures en radians et les valeurs exactes se choisissent dans une liste.
Une seule méthode pour les douze lignes : la proportionnalité π radians pour 180∘ pour les conversions ; pour une mesure principale, retirer ou ajouter un nombre entier de tours 2π jusqu'à tomber dans ]−π;π] ; pour un cosinus ou un sinus, placer le point sur le cercle, repérer l'angle remarquable associé (6π, 4π ou 3π) et prendre le signe du QUADRANT ; pour un arc, la formule ℓ=rθ avec θ en radians.
a) Convertissez 40∘ en radians.
b) Convertissez 300∘ en radians.
c) Convertissez 127π radians en degrés.
d) Convertissez −95π radians en degrés.
e) Déterminez la mesure principale de 335π.
f) Déterminez la mesure principale de −429π.
g) Donnez la valeur exacte de cos43π.
h) Donnez la valeur exacte de sin(−32π).
i) On sait que cosx=−0,42. Donnez cos(π−x) et cos(−x).
j) On sait que cosx=178 et que x∈]−2π;0[. Calculez sinx.
k) Calculez la longueur de l'arc intercepté par un angle au centre de 65π radians sur un cercle de rayon 9 cm.
l) Sur un cercle de rayon 8 cm, un arc mesure 6 cm. Calculez, en radians, l'angle au centre qui l'intercepte.
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Réponses
a)40×180π ; 92π
b)300×180π ; 35π
c)7×15∘ ; 105∘
d)−5×20∘ ; −100∘
e)335π=12π−3π ; −3π
f)−429π=−8π+43π ; 43π
g)cos(π−4π)=−cos4π ; −22
h)sin(−π+3π)=−sin3π ; −23
i)cos(π−x)=−cosx, cos(−x)=cosx ; 0,42 et −0,42
j)sin2x=289225, sinx<0 ; −1715
k)ℓ=rθ=215π ; ≈23,562 cm
l)θ=rℓ ; 0,75 rad
Le geste qui décide de tout se fait sur le cercle, pas dans la formule : situer le point dans son quadrant. C'est le quadrant qui donne le signe d'un cosinus ou d'un sinus, et c'est lui qui dit si une mesure principale est plausible ; la valeur absolue, elle, vient toujours d'un des trois angles remarquables.
a)
40∘=40×180π=18040π=92π.
b)
300∘=300×180π=180300π=35π. Piège : simplifier 180300 en 65 au lieu de 35.
c)
127π=127×180∘=7×15∘=105∘.
d)
−95π=−95×180∘=−5×20∘=−100∘. Le signe moins se garde : la mesure est parcourue dans le sens indirect.
e)
335π=12π−3π car 36−1=35. Retirer 12π, soit six tours, ne change pas le point : la mesure principale est −3π. Piège : répondre 35π, qui repère le même point mais n'est pas dans ]−π;π].
f)
−429π=−8π+43π car −32+3=−29. On ajoute quatre tours : la mesure principale est 43π. Piège : ajouter 7π au lieu d'un nombre PAIR de π, ce qui donne −4π, le point diamétralement opposé.
g)
43π=π−4π : le point est dans le deuxième quadrant, symétrique de celui de 4π par rapport à l'axe des ordonnées. Son abscisse est négative : cos43π=−22.
h)
−32π repère un point du troisième quadrant, symétrique de celui de 3π par rapport à l'origine : −32π=−π+3π. Son ordonnée est négative : sin(−32π)=−23. Piège : prendre 21, le sinus de 6π, en confondant les deux angles remarquables.
i)
Les points associés à x et à π−x sont symétriques par rapport à l'axe des ordonnées : abscisses opposées, cos(π−x)=−cosx=0,42. Les points associés à x et à −x sont symétriques par rapport à l'axe des abscisses : même abscisse, cos(−x)=cosx=−0,42. Piège : échanger les deux symétries.
j)
sin2x=1−cos2x=1−28964=289225, donc sinx=1715 ou sinx=−1715. Sur ]−2π;0[, le point est dans le quatrième quadrant, d'ordonnée négative : sinx=−1715. Piège : garder la racine positive par réflexe.
k)
ℓ=rθ=9×65π=215π≈23,562 cm.
l)
θ=rℓ=86=0,75 radian, soit environ 43∘. Piège : diviser le rayon par l'arc, 68.
Contrôle : une conversion se vérifie dans l'autre sens (105×180π=127π), une mesure principale en vérifiant que la différence avec la mesure de départ est un multiple de 2π, et une valeur lue sur le cercle en vérifiant cos2+sin2=1 et le signe du quadrant.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Radians et mesure principale
On rappelle que 180∘ correspond à π radians. Les réponses en radians sont attendues sous forme exacte.
a) Convertissez en radians les angles de 30∘, 135∘ et 210∘.
b) Convertissez en degrés l'angle de 52π radians.
c) Déterminez la mesure principale de 427π.
d) Déterminez la mesure principale de −631π.
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Réponses
a)6π, 43π, 67π
b)72∘
c)43π
d)65π
a)
Pour passer des degrés aux radians, on multiplie par 180π : 30∘=18030π=6π, 135∘=180135π=43π et 210∘=180210π=67π. On SIMPLIFIE systématiquement la fraction plutôt que de laisser 180135π : le dénominateur simplifié, ici 4, indique immédiatement en combien de parts le demi-tour est découpé.
b)
Dans l'autre sens, on multiplie par π180, ce qui fait disparaître le π : 52π×π180=52×180=5360=72∘. Contrôle de plausibilité : 52π est un peu plus que 3π=60∘ et moins que 2π=90∘, et 72∘ y est bien ✓.
c)
La mesure PRINCIPALE est l'unique mesure appartenant à ]−π;π]. On retranche donc des tours complets, c'est-à-dire des multiples de 2π, qu'il faut écrire au même dénominateur : 2π=48π. On a 427π−3×2π=427π−424π=43π, qui appartient bien à ]−π;π] ✓. La mesure principale est 43π.
d)
−631π+3×2π=−631π+636π=65π, qui appartient à ]−π;π] ✓. La mesure principale est 65π. Ajouter un tour de trop donnerait 617π, hors de l'intervalle : il faut TOUJOURS vérifier l'appartenance à la fin, c'est la seule étape que le correcteur cherche.
Une méthode rapide pour trouver du premier coup le bon nombre de tours : on divise le coefficient de π par 2 et l'on regarde la partie entière. Pour 427π, on calcule 4×227=3,375, ce qui annonce trois tours à retrancher ✓. Pour −631π, on calcule 6×2−31≈−2,58, ce qui annonce environ trois tours à ajouter ✓. Retenons enfin l'ordre de grandeur qui sert de garde-fou permanent : 1 radian vaut environ 57,3 degrés, donc un angle de quelques radians est déjà un angle considérable.
Exercice 2 : Valeurs remarquables sur le cercle
Donnez les valeurs exactes demandées, en précisant à chaque fois le quadrant du point associé.
a) cos6π, sin6π, cos4π et sin3π.
b) cos65π et sin65π.
c) cos(−3π) et sin(−3π).
d) cos47π et sin47π.
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Réponses
a)23, 21, 22, 23 (premier quadrant)
b)−23 et 21 (deuxième quadrant)
c)21 et −23 (quatrième quadrant)
d)22 et −22 (quatrième quadrant)
a)
Ces quatre valeurs sont celles du PREMIER quadrant et doivent être sues sans hésitation : cos6π=23, sin6π=21, cos4π=22 et sin3π=23. Les deux coordonnées y sont positives. Un moyen de ne pas les confondre : à mesure que l'angle croît de 0 à 2π, le cosinus DESCEND de 1 à 0 et le sinus MONTE de 0 à 1, donc cos6π est grand et sin6π petit.
b)
On écrit 65π=π−6π, donc le point est le symétrique de celui de 6π par rapport à l'axe des ORDONNÉES, dans le deuxième quadrant. L'abscisse change de signe et l'ordonnée est conservée : cos65π=−cos6π=−23 et sin65π=sin6π=21.
c)
Le point associé à −3π est le symétrique de celui de 3π par rapport à l'axe des ABSCISSES, donc dans le quatrième quadrant. L'abscisse est conservée et l'ordonnée change de signe : cos(−3π)=cos3π=21 et sin(−3π)=−sin3π=−23.
d)
On écrit 47π=2π−4π, ce qui revient au même que −4π à un tour près : le point est le symétrique de celui de 4π par rapport à l'axe des abscisses, dans le quatrième quadrant. Donc cos47π=22 et sin47π=−22.
La méthode est unique et il ne faut jamais s'en écarter : on ramène l'angle à son ANGLE DE RÉFÉRENCE du premier quadrant, on lit la valeur qu'on connaît par cœur, puis on lui applique le signe du QUADRANT. Le signe ne vient donc jamais du calcul, il vient de la position du point sur le cercle. Un moyen mnémotechnique classique, en parcourant les quadrants dans l'ordre : tout est positif au premier, seul le sinus au deuxième, seule la tangente au troisième, seul le cosinus au quatrième. Mais un cercle dessiné en marge vaut mieux que ce moyen mnémotechnique, car il donne aussi les valeurs et pas seulement les signes.
Exercice 3 : Les angles associés
Soit x un réel de l'intervalle ]0;2π[ tel que cosx=53.
a) Déterminez sinx en justifiant le signe.
b) Calculez cos(−x) et sin(−x).
c) Calculez cos(π−x) et sin(π−x).
d) Calculez cos(2π−x), sin(2π−x) et cos(π+x).
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Réponses
a)sinx=54
b)53 et −54
c)−53 et 54
d)54, 53 et −53
a)
La relation fondamentale cos2x+sin2x=1 donne sin2x=1−(53)2=1−259=2516, donc sinx=±54. Il reste à TRANCHER le signe, ce que le calcul ne fait jamais : comme x appartient à ]0;2π[, le point est dans le premier quadrant et son ordonnée est positive, donc sinx=54. On reconnaît au passage le triplet (3;4;5), ce qui est le signe que l'énoncé a choisi ses nombres.
b)
Le cosinus est PAIR et le sinus IMPAIR, ce qui se lit directement sur le cercle : les points associés à x et à −x sont symétriques par rapport à l'axe des abscisses, donc de même abscisse et d'ordonnées opposées. D'où cos(−x)=cosx=53 et sin(−x)=−sinx=−54.
c)
Le point associé à π−x est le symétrique de celui de x par rapport à l'axe des ORDONNÉES : l'abscisse change de signe, l'ordonnée est conservée. Donc cos(π−x)=−cosx=−53 et sin(π−x)=sinx=54.
d)
Le point associé à 2π−x est le symétrique de celui de x par rapport à la première BISSECTRICE, ce qui ÉCHANGE les deux coordonnées : cos(2π−x)=sinx=54 et sin(2π−x)=cosx=53. Enfin le point associé à π+x est le symétrique de celui de x par rapport à l'ORIGINE, les deux coordonnées changeant de signe : cos(π+x)=−cosx=−53.
Il vaut infiniment mieux retenir les quatre SYMÉTRIES que les huit formules qu'elles produisent, car une symétrie se redessine en trois secondes alors qu'une formule mal mémorisée se recopie fausse. Le tableau se résume ainsi : −x est la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, π−x celle par rapport à l'axe des ordonnées, π+x celle par rapport à l'origine, et 2π−x celle par rapport à la bissectrice, seule à échanger les coordonnées au lieu d'en changer le signe. Une vérification globale gratuite : toutes les valeurs trouvées doivent avoir pour valeur absolue soit 53 soit 54, et c'est bien le cas ✓.
Exercice 4 : Utiliser la relation fondamentale
La relation cos2x+sin2x=1 sert autant à calculer qu'à simplifier.
a) On sait que sinx=−135 et que x∈]−2π;0[. Calculez cosx.
b) On sait que sinx=0,6 et que x∈]2π;π[. Calculez cosx.
c) Simplifiez A=cos4x−sin4x.
d) Démontrez que (cosx+sinx)2=1+2cosxsinx, puis calculez cosxsinx sachant que cosx+sinx=21.
Voir la correction
Réponses
a)cosx=1312
b)cosx=−0,8
c)A=cos2x−sin2x=2cos2x−1
d)cosxsinx=−83
a)
cos2x=1−(−135)2=1−16925=169144, donc cosx=±1312. Le signe se décide par le quadrant : sur ]−2π;0[ le point est dans le QUATRIÈME quadrant, où le cosinus est positif, donc cosx=1312. On reconnaît le triplet (5;12;13).
b)
cos2x=1−0,62=1−0,36=0,64, donc cosx=±0,8. Sur ]2π;π[ le point est dans le DEUXIÈME quadrant, où le cosinus est négatif : cosx=−0,8. Les deux premières questions donnent la même leçon sous deux habillages : le carré efface le signe, et seul le quadrant le restitue.
c)
On reconnaît une différence de carrés, en voyant cos4x comme (cos2x)2 : A=(cos2x−sin2x)(cos2x+sin2x)=cos2x−sin2x, puisque le second facteur vaut 1. On peut aller plus loin en remplaçant sin2x par 1−cos2x : A=cos2x−1+cos2x=2cos2x−1. Les deux écritures sont acceptées, et la seconde a l'avantage de ne faire intervenir qu'une seule fonction.
d)
En développant le carré : (cosx+sinx)2=cos2x+2cosxsinx+sin2x=(cos2x+sin2x)+2cosxsinx=1+2cosxsinx ✓. Si maintenant cosx+sinx=21, alors 41=1+2cosxsinx, d'où 2cosxsinx=41−1=−43 et cosxsinx=−83. Le produit étant NÉGATIF, on en déduit sans autre calcul que cosx et sinx sont de signes contraires, donc que le point est dans le deuxième ou le quatrième quadrant.
La relation fondamentale sert donc à trois choses distinctes, et il faut savoir laquelle on emploie. Elle sert à CALCULER l'une des deux coordonnées à partir de l'autre, comme en a) et b), à condition de trancher le signe par le quadrant. Elle sert à SIMPLIFIER une expression en faisant disparaître un bloc, comme en c) où cos2x+sin2x s'évapore. Et elle sert à RELIER somme et produit, comme en d), exactement comme les relations coefficients-racines du second degré relient x1+x2 et x1x2. Un contrôle de vraisemblance pour finir : le produit cosxsinx ne peut jamais sortir de [−21;21], et −83 y est bien ✓.
Exercice 5 : Résoudre une équation trigonométrique
Résolvez sur l'intervalle indiqué. Pensez à représenter le cercle trigonométrique : une équation en cosinus ou en sinus a presque toujours deux solutions par tour.
Anticipation de Terminale : résoudre une équation cosx=a ou sinx=a n'est plus au programme de Première depuis la rentrée 2026, c'est un attendu de Terminale. En Première, on sait placer sur le cercle les points d'abscisse ou d'ordonnée remarquable et lire leurs réels associés ; la question d) reste de Première, puisqu'elle se tranche par l'encadrement −1≤sinx≤1.
a) cosx=22 sur ]−π;π].
b) sinx=21 sur [0;2π[.
c) cosx=−1 sur ]−π;π].
d) sinx=2 sur R.
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Réponses
a)S={−4π;4π}
b)S={6π;65π}
c)S={π}
d)S=∅
a)
On cherche les points du cercle d'ABSCISSE 22. Il y en a deux, symétriques par rapport à l'axe des abscisses : x=4π et x=−4π, tous deux dans ]−π;π] ✓. Une équation en cosinus a toujours deux solutions symétriques par rapport à l'axe des abscisses, car le cosinus est pair.
b)
On cherche cette fois les points d'ORDONNÉE 21, qui sont symétriques par rapport à l'axe des ordonnées : x=6π et x=π−6π=65π, tous deux dans [0;2π[ ✓. Ne donner que 6π, la valeur renvoyée par la calculatrice, fait perdre la moitié des points, et c'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre.
c)
Un SEUL point du cercle a pour abscisse −1, c'est le point de coordonnées (−1;0). La solution unique est donc x=π. Les cas a=1 et a=−1 sont les seuls où l'équation cosx=a n'a qu'une solution par tour, parce que les deux solutions habituelles s'y confondent : le point est sur l'axe et son symétrique est lui-même.
d)
Pour tout réel x, le point du cercle a une ordonnée comprise entre −1 et 1, donc −1≤sinx≤1. L'équation sinx=2 est ainsi IMPOSSIBLE et l'ensemble des solutions est vide. Ce contrôle d'encadrement doit précéder toute résolution : il coûte deux secondes et évite de chercher une solution qui n'existe pas.
Le comptage des solutions se fait donc AVANT le calcul, et il ne dépend que de la valeur cherchée. Pour cosx=a ou sinx=a sur un intervalle de longueur 2π : aucune solution si ∣a∣>1, une seule si ∣a∣=1, et exactement deux si ∣a∣<1. Cette prévision sert de contrôle final, car une copie qui annonce une seule solution pour sinx=21 se contredit elle-même. La différence entre a) et b) mérite enfin d'être notée : pour le cosinus les deux solutions sont OPPOSÉES, x et −x ; pour le sinus elles sont SUPPLÉMENTAIRES, x et π−x. Confondre les deux est l'autre erreur classique.
Partie B : Niveau contrôle (/50)
Exercice 6 : Parité, périodicité et courbes
On note f la fonction cosinus et g la fonction sinus, définies sur R.
Anticipation de Terminale : les fonctions cosinus et sinus, leur parité, leur périodicité, leurs courbes et leurs variations ne sont plus au programme de Première depuis la rentrée 2026 ; elles sont étudiées en Terminale. Seule la question b) est de Première : cos(2026π) et sin(2026π) se lisent sur le cercle, en comptant les tours.
a) Démontrez, à l'aide du cercle trigonométrique, que f est paire et que g est impaire. Que peut-on en déduire pour leurs courbes ?
b) Calculez cos(2026π) et sin(2026π) en justifiant.
c) Donnez le sens de variation de f sur [0;2π].
d) Expliquez pourquoi l'étude de f sur [0;π] suffit à connaître f sur R tout entier.
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Réponses
a)Cosinus pair (symétrie d'axe (Oy)), sinus impair (symétrie de centre O)
b)cos(2026π)=1, sin(2026π)=0
c)Décroissante sur [0;π], croissante sur [π;2π]
d)La périodicité ramène à [−π;π], la parité à [0;π]
a)
Les points associés à x et à −x sont symétriques par rapport à l'axe des abscisses. Ils ont donc la MÊME abscisse et des ordonnées OPPOSÉES : cos(−x)=cosx, ce qui signifie que f est paire, et sin(−x)=−sinx, ce qui signifie que g est impaire. Sur les courbes, cela se traduit par une symétrie par rapport à l'axe des ordonnées pour f, et par rapport à l'origine pour g.
b)
L'entier 2026 est PAIR, donc 2026π=1013×2π est un nombre entier de tours complets. Par 2π-périodicité, on revient exactement au point de départ : cos(2026π)=cos0=1 et sin(2026π)=sin0=0. Si l'entier avait été impair, on serait retombé sur π et les réponses auraient été −1 et 0. La parité de l'entier est donc la seule chose à regarder.
c)
Quand x parcourt [0;π], le point tourne du point (1;0) au point (−1;0) en passant par le HAUT, et son abscisse diminue continûment : f est décroissante de 1 à −1. Quand x parcourt [π;2π], le point revient par le bas et son abscisse remonte de −1 à 1 : f est croissante. Le tableau comporte donc exactement deux plages sur une période.
d)
La PÉRIODICITÉ ramène l'étude de R tout entier à un intervalle de longueur 2π, par exemple [−π;π], puisque tout réel s'y ramène en retranchant des tours. La PARITÉ ramène ensuite [−π;0] à [0;π], par symétrie. Les deux propriétés combinées réduisent donc l'étude à un intervalle de longueur π, soit la moitié d'une période et un quart de ce que l'on aurait dû faire sans elles.
Ce raisonnement de réduction est l'un des plus rentables du programme, et il se rejoue à l'identique pour le sinus, à ceci près que l'imparité y remplace la parité et impose de changer le signe des valeurs. Notons enfin une conséquence pratique de b) qui déroute souvent : cos(2026π) n'exige aucune calculatrice, alors que cos(2026), sans le π, en exige une et vaut environ −0,947. Une expression contenant π se ramène presque toujours à une valeur exacte du cercle ; une expression sans π presque jamais.
Exercice 7 : Transformer l'intervalle avant de résoudre
Quand l'inconnue apparaît sous la forme 2x, ou quand l'équation se factorise, la première étape n'est jamais le calcul.
Anticipation de Terminale : les quatre questions résolvent des équations en cosinus ou en sinus, qui ne sont plus au programme de Première depuis la rentrée 2026 et sont étudiées en Terminale.
a) Résolvez cos(2x)=21 sur [0;2π[.
b) Résolvez 2sinx−1=0 sur ]−π;π].
c) Résolvez cos2x=41 sur [0;2π[.
d) Résolvez sinx=cosx sur [0;2π[.
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Réponses
a)6π, 65π, 67π, 611π
b)6π et 65π
c)3π, 32π, 34π, 35π
d)4π et 45π
a)
On pose X=2x, et surtout on TRANSFORME l'intervalle en même temps : quand x parcourt [0;2π[, la variable X parcourt [0;4π[, soit DEUX tours. L'équation cosX=21 y admet donc quatre solutions, les deux du premier tour et leurs images au second : 3π, 35π, puis 3π+2π=37π et 35π+2π=311π. En divisant par 2 : x=6π, 65π, 67π et 611π. Quatre solutions, pas deux : c'est l'intervalle doublé qui les produit, et oublier de le doubler en fait perdre la moitié.
b)
L'équation équivaut à sinx=21, dont les solutions sur ]−π;π] sont x=6π et x=π−6π=65π, toutes deux dans l'intervalle ✓. Ici l'inconnue est x seul, il n'y a donc aucun intervalle à transformer.
c)
L'équation cos2x=41 équivaut à cosx=21 OU cosx=−21, un carré ayant deux racines carrées opposées. Le premier cas donne x=3π et x=2π−3π=35π, le second x=32π et x=34π. Il y a donc QUATRE solutions. N'écrire que cosx=21 en oubliant la racine négative est l'erreur classique de cette question.
d)
Si cosx était nul, alors sinx vaudrait ±1 et l'égalité serait impossible : aucune solution n'est perdue en divisant par cosx. L'équation devient alors cosxsinx=1, c'est-à-dire que le point du cercle a ses deux coordonnées ÉGALES. Cela se produit exactement sur la première bissectrice, en x=4π et x=45π, l'un dans le premier quadrant avec deux coordonnées positives, l'autre dans le troisième avec deux coordonnées négatives.
Le point commun aux quatre questions est qu'AUCUNE ne commence par un calcul. En a) on transforme l'intervalle, en b) on isole, en c) on factorise mentalement en deux cas, en d) on justifie une division avant de l'effectuer. La règle générale à retenir pour a) : une équation en cos(kx) posée sur un intervalle de longueur ℓ revient à une équation en cosX sur un intervalle k fois plus long, donc à 2k solutions en général. Le contrôle final consiste toujours à COMPTER les solutions attendues, puis à vérifier qu'on en a bien ce nombre, ici quatre en a) et en c), deux en b) et en d).
Exercice 8 : Un point mobile sur le cercle
Dans un repère orthonormé, un point M part du point de coordonnées (1;0) et parcourt le cercle trigonométrique dans le sens direct à la vitesse constante de 1 radian par seconde.
Après t secondes, M a donc pour coordonnées (cost;sint). Les valeurs numériques seront arrondies au millième.
a) Donnez les coordonnées de M après 2 secondes, et précisez son quadrant.
b) Au bout de combien de temps M atteint-il pour la première fois le point de coordonnées (0;1) ?
c) Combien de tours complets M a-t-il effectués au bout de 10 secondes ?
d) Donnez la mesure principale de l'angle parcouru en 10 secondes, et le quadrant où se trouve alors M.
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Réponses
a)(−0,416;0,909), deuxième quadrant
b)2π≈1,571 s
c)1 tour complet
d)10−4π≈−2,566, troisième quadrant
a)
Après 2 secondes, l'angle parcouru vaut 2 radians et M a pour coordonnées (cos2;sin2)≈(−0,416;0,909). L'abscisse est négative et l'ordonnée positive : M est dans le DEUXIÈME quadrant. C'est cohérent, car 2 radians est compris entre 2π≈1,571 et π≈3,142, ce qui est précisément la définition du deuxième quadrant. Ce contrôle par encadrement vaut mieux que la lecture des signes, qu'il permet de prédire.
b)
Le point (0;1) est le sommet du cercle, atteint après un quart de tour, soit un angle de 2π radians. À la vitesse de 1 radian par seconde, l'angle en radians et le temps en secondes coïncident numériquement, donc il faut 2π≈1,571 seconde. La première fois, car M y repassera ensuite toutes les 2π≈6,283 secondes.
c)
Un tour complet correspond à 2π≈6,283 radians. En 10 secondes, M a parcouru 10 radians, soit 2π10≈1,592 tour. Le nombre de tours COMPLETS est donc 1, et M a entamé le suivant sans l'achever. La partie décimale, 0,592 tour, est ce qui reste à convertir en angle.
d)
On retranche des tours entiers tant que le résultat n'appartient pas à ]−π;π]. D'abord 10−2π≈3,717, encore supérieur à π≈3,142, donc insuffisant ; puis 10−4π≈−2,566, qui convient ✓. Ce nombre est compris entre −π et −2π : M se trouve donc dans le TROISIÈME quadrant, ce que confirment cos10≈−0,839 et sin10≈−0,544, tous deux négatifs ✓.
La question d) illustre un piège d'arithmétique qui coûte des points chaque année : après avoir constaté à la question c) qu'il y a 1 tour complet, on est tenté de retrancher UN seul tour, ce qui donne 3,717, hors de l'intervalle principal. La raison est que la mesure principale n'est pas celle qui reste après les tours complets, mais celle qui tombe dans ]−π;π], intervalle CENTRÉ sur zéro et non commençant à zéro. Un angle de 0,592 tour dépasse le demi-tour, il vaut donc mieux le compter comme −0,408 tour dans l'autre sens. Cet exercice fait aussi le pont avec la physique : un mouvement circulaire uniforme de vitesse angulaire ω donne un point de coordonnées (Rcos(ωt);Rsin(ωt)), ce que l'exercice 10 exploitera sur une grande roue.
Exercice 9 : Quatre erreurs à corriger
Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et donnez un contre-exemple chiffré.
Anticipation de Terminale pour la question c) : compter les solutions d'une équation sinx=a est un attendu de Terminale. Les questions a), b) et d) sont au programme de Première.
a) « cos(π−x)=cosx. »
b) « Puisque cos2x+sin2x=1, on a cosx+sinx=1. »
c) « L'équation sinx=0,5 admet exactement une solution dans [0;2π[. »
d) « Un angle de 2 radians mesure environ 2 degrés. »
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Réponses
a)cos(π−x)=−cosx ; cos32π=−21
b)cos4π+sin4π=2=1
c)Deux solutions : 6π et 65π
d)2 rad ≈114,59∘
a)
Faux : la bonne relation est cos(π−x)=−cosx. Le point associé à π−x est le symétrique de celui de x par rapport à l'axe des ORDONNÉES, donc son abscisse change de signe, tandis que son ordonnée est conservée, d'où sin(π−x)=sinx. Contre-exemple avec x=3π : cos32π=−21 alors que cos3π=21, les deux valeurs sont opposées et non égales. La confusion vient probablement avec la relation vraie cos(−x)=cosx, qui porte sur une symétrie différente.
b)
Faux : c'est la somme des CARRÉS qui vaut 1, pas la somme. On a en réalité (cosx+sinx)2=1+2cosxsinx, comme l'a établi l'exercice 4, quantité qui varie entre 0 et 2 : la somme cosx+sinx parcourt donc tout l'intervalle [−2;2]. Contre-exemple avec x=4π : cosx+sinx=22+22=2≈1,414, ce qui est bien différent de 1.
c)
Faux : il y en a DEUX, 6π et 65π, symétriques par rapport à l'axe des ordonnées. La calculatrice n'en renvoie qu'une, celle qui appartient à [−2π;2π], car la fonction arcsinus est définie ainsi : c'est à l'élève de produire l'autre. La règle générale, rappelée à l'exercice 5, est qu'il y a deux solutions par tour dès que la valeur cherchée est strictement comprise entre −1 et 1.
d)
Faux, et l'écart est énorme. Comme π radians valent 180∘, un radian vaut π180≈57,30∘, donc 2 radians valent environ 114,59∘. Un angle de 2 radians est donc OBTUS, presque un angle plat, alors qu'un angle de 2∘ est presque nul. La confusion vient de ce que les deux unités portent le même nombre sans jamais porter la même mesure.
Ces quatre erreurs se répartissent en deux familles. Les affirmations a) et c) relèvent d'une lecture incomplète du CERCLE : on retient une symétrie pour une autre, ou l'on s'arrête à ce que renvoie la calculatrice. Le remède est unique et tient en un geste : dessiner le cercle en marge de la copie, ce qui prend dix secondes et rend les deux erreurs impossibles. Les affirmations b) et d) relèvent d'une confusion de NATURE, entre une somme et une somme de carrés, puis entre deux unités. Le remède est le contrôle numérique sur une valeur simple, x=4π pour la première et 1 radian pour la seconde, qui démolit chacune en cinq secondes.
Exercice 10 : Problème de synthèse : la grande roue
Une grande roue de 25 mètres de rayon tourne à vitesse constante dans le sens direct et effectue un tour complet en 12 minutes. Son centre est situé à 30 mètres du sol.
Une nacelle part du point le plus bas de la roue à l'instant t=0. On note h(t) sa hauteur au-dessus du sol, en mètres, après t minutes.
Anticipation de Terminale : la hauteur est ici une fonction du temps construite sur le cosinus, et les questions c) et d) résolvent une équation puis une inéquation trigonométriques, deux attendus de Terminale. Les questions a) et b), qui ne demandent que des cosinus de valeurs remarquables, sont à la portée de la Première.
a) Justifiez que h(t)=30−25cos(6πt), et vérifiez les hauteurs aux instants t=0 et t=6.
b) Calculez la hauteur de la nacelle après 2 minutes.
c) Déterminez les instants du premier tour où la nacelle se trouve à la hauteur du centre de la roue.
d) Résolvez h(t)≥42,5 sur [0;12] et interprétez le résultat en fraction de tour.
Voir la correction
Réponses
a)Angle 6πt, départ par le bas ; h(0)=5 m, h(6)=55 m
b)h(2)=17,5 m
c)t=3 et t=9 min
d)t∈[4;8] : un tiers du tour
a)
La nacelle décrit un cercle de rayon 25 mètres dont le centre est à 30 mètres du sol. Un tour de 2π radians prenant 12 minutes, l'angle parcouru après t minutes vaut 122πt=6πt radians. En partant du point le plus BAS, la hauteur s'obtient en retranchant au centre la projection verticale du rayon, d'où h(t)=30−25cos(6πt). Le signe moins encode le départ par le bas ; un départ par le haut aurait donné un plus. Vérifications : h(0)=30−25×1=5 mètres, le point le plus bas ✓, et h(6)=30−25cosπ=30+25=55 mètres, le point le plus haut, atteint à la demi-période ✓.
b)
h(2)=30−25cos62π=30−25cos3π=30−25×21=30−12,5=17,5 mètres. La nacelle a donc gagné 12,5 mètres en deux minutes, soit un sixième de tour.
c)
La hauteur du centre est de 30 mètres. On résout 30−25cos(6πt)=30, ce qui donne 25cos(6πt)=0, soit cos(6πt)=0. En posant X=6πt, qui parcourt [0;2π] quand t parcourt [0;12], on obtient X=2π ou X=23π, donc t=3 et t=9 minutes. La nacelle passe à hauteur du centre DEUX fois par tour, une fois en montant et une fois en descendant, ce qui est géométriquement évident sur un cercle.
d)
h(t)≥42,5 équivaut à −25cos(6πt)≥12,5, soit, en divisant par −25 ce qui INVERSE le sens, cos(6πt)≤−21. Avec X=6πt∈[0;2π], le cosinus est inférieur ou égal à −21 sur [32π;34π], donc t∈[4;8]. La nacelle passe ainsi 4 minutes par tour au-dessus de 42,5 mètres, soit exactement un TIERS du tour.
Ce dernier résultat surprend et mérite d'être expliqué, car c'est là que se joue la note. La hauteur 42,5 mètres se situe aux trois quarts de la course entre le point bas et le point haut, et l'on s'attendrait donc à y passer moins du quart du temps. Il s'en faut de beaucoup : la nacelle y passe le tiers du tour, parce que sa vitesse VERTICALE n'est pas constante. Près du sommet, le mouvement circulaire est presque horizontal, la nacelle monte et redescend très lentement, et elle s'y attarde. Près de la hauteur du centre, à l'inverse, le mouvement est presque vertical et le passage est rapide. C'est le même phénomène qui fait s'attarder un pendule à ses positions extrêmes, et il se lit directement sur la courbe du cosinus, plate en ses extremums et raide en son milieu.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Longueur d'arc et aire d'un secteur
Sur un cercle de rayon r, un angle au centre de θ radians intercepte un arc de longueur ℓ=rθ et délimite un secteur d'aire A=2r2θ.
Ces deux formules simples sont la vraie raison d'être du radian : elles seraient encombrées d'un facteur 180π en degrés.
a) Calculez la longueur de l'arc intercepté par un angle de 1,2 radian sur un cercle de rayon 5 cm.
b) Sur un cercle de rayon 6 cm, quel angle intercepte un arc de 15 cm ? Donnez-le en radians puis en degrés, au centième.
c) Calculez l'aire du secteur d'angle 3π d'un disque de rayon 4 cm, en valeur exacte puis au centième.
d) Deux villes sont situées sur le même méridien, aux latitudes 45∘ Nord et 30∘ Nord. En assimilant la Terre à une sphère de rayon 6371 km, calculez la distance qui les sépare le long du méridien, au kilomètre près.
e) L'aiguille des minutes d'une horloge mesure 12 cm. Quelle distance parcourt sa pointe en 20 minutes ? Donnez la valeur exacte et une valeur au centième.
Voir la correction
Réponses
a)6 cm
b)2,5 rad ≈143,24∘
c)38π≈8,38 cm²
d)6371×12π≈1668 km
e)8π≈25,13 cm
a)
ℓ=rθ=5×1,2=6 cm. L'angle doit être en RADIANS : c'est la condition d'emploi de la formule.
b)
θ=rℓ=615=2,5 rad. En degrés : 2,5×π180≈143,24∘. Contrôle : l'arc de 15 cm est un peu moins de la moitié du périmètre 12π≈37,7 cm, et l'angle un peu moins de 180∘ ✓.
c)
A=242×3π=616π=38π≈8,38 cm². C'est bien le sixième de l'aire du disque, 16π, puisque 3π est le sixième d'un tour.
d)
L'écart de latitude est de 15∘, soit 18015π=12π rad. La distance est un arc de grand cercle : 6371×12π≈1668 km. Convertir l'angle en radians AVANT d'appliquer ℓ=rθ évite la réponse absurde 6371×15.
e)
En 20 minutes, l'aiguille fait un tiers de tour, soit un angle de 32π rad. La pointe parcourt 12×32π=8π≈25,13 cm.
Un radian est l'angle qui intercepte un arc de longueur égale au rayon : c'est pourquoi ℓ=rθ n'a pas de coefficient. Toute question de longueur d'arc, de vitesse sur un cercle ou de distance sur la Terre commence par une conversion en radians.
Exercice 12 : Toutes les solutions sur ℝ
L'équation cosx=cosa a pour solutions dans R les réels x=a+2kπ et x=−a+2kπ, avec k entier ; l'équation sinx=sina a pour solutions x=a+2kπ et x=π−a+2kπ.
Anticipation de Terminale : résoudre dans R les équations cosx=cosa et sinx=sina, avec les solutions +2kπ, n'est pas au programme de Première ; c'est un attendu de Terminale.
a) Résolvez dans R l'équation cosx=cos5π.
b) Résolvez dans R l'équation sinx=sin72π.
c) Combien l'équation cosx=21 a-t-elle de solutions dans l'intervalle [0;20] ?
d) Déterminez la plus petite solution strictement positive de sinx=−21.
e) À la calculatrice, résolvez cosx=0,3 sur ]−π;π], au millième.
Voir la correction
Réponses
a)x=5π+2kπ ou x=−5π+2kπ
b)x=72π+2kπ ou x=75π+2kπ
c)7 solutions
d)67π
e)x≈−1,266 ou x≈1,266
a)
Les solutions sont x=5π+2kπ et x=−5π+2kπ, k∈Z. Deux familles, car deux points du cercle ont la même abscisse.
b)
Les solutions sont x=72π+2kπ et x=π−72π+2kπ=75π+2kπ, k∈Z. Écrire −72π pour la seconde famille confondrait le sinus avec le cosinus : sin(−72π)=−sin72π.
c)
21=cos3π : les solutions sont 3π+2kπ et 35π+2kπ (avec 35π=−3π+2π). Dans [0;20] : 3π+2kπ≤20 pour k=0,1,2,3, la dernière valant 319π≈19,90 ; 35π+2kπ≤20 pour k=0,1,2, la suivante valant 323π≈24,1. Il y a 4+3=7 solutions. L'intervalle couvre 2π20≈3,18 tours : on attendait un peu plus de six solutions, le contrôle est cohérent.
d)
−21=sin(−6π). Les solutions sont −6π+2kπ et π+6π+2kπ=67π+2kπ. Les valeurs positives les plus petites de chaque famille sont 611π et 67π : la plus petite est 67π.
e)
La calculatrice donne arccos(0,3)≈1,266, qui appartient à [0;π]. Par parité du cosinus, −1,266 est l'autre solution dans ]−π;π]. S={−1,266;1,266} environ.
Les deux familles viennent des deux symétries déjà vues : axe des abscisses pour le cosinus (a et −a), axe des ordonnées pour le sinus (a et π−a). Pour compter les solutions dans un intervalle, on écrit les inégalités sur k famille par famille, puis on vérifie l'ordre de grandeur par le nombre de tours.
Exercice 13 : Distance et aire sur le cercle trigonométrique
Dans un repère orthonormé d'origine O, on note A le point (1;0) et M le point du cercle trigonométrique associé au réel θ∈]−π;π], de coordonnées (cosθ;sinθ).
Anticipation de Terminale pour les questions b), c) et e) : elles se ramènent à résoudre cosθ=21, cosθ=−21 et sinθ=21, des équations de Terminale. Les questions a) et d) sont au programme de Première.
a) Montrez que AM2=2−2cosθ.
b) Déterminez les valeurs de θ pour lesquelles AM=1. Quelle figure obtient-on avec O, A et M ?
c) Déterminez les valeurs de θ pour lesquelles AM=3.
d) Pour θ∈]0;π[, montrez que l'aire du triangle OAM vaut 2sinθ, puis donnez l'aire maximale et la valeur de θ correspondante.
e) Pour quelles valeurs de θ∈]0;π[ cette aire vaut-elle 41 ?
Voir la correction
Réponses
a)AM2=(cosθ−1)2+sin2θ=2−2cosθ
b)θ=±3π : triangle équilatéral
c)θ=±32π
d)Aire 2sinθ, maximale 21 pour θ=2π
e)θ=6π ou θ=65π
a)
AM2=(cosθ−1)2+(sinθ−0)2=cos2θ−2cosθ+1+sin2θ. Comme cos2θ+sin2θ=1, on obtient AM2=2−2cosθ.
b)
AM=1⟺2−2cosθ=1⟺cosθ=21⟺θ=3π ou θ=−3π sur ]−π;π]. Le triangle OAM a alors trois côtés de longueur 1 (OA=OM=1 comme rayons) : il est ÉQUILATÉRAL, ce qui est cohérent avec l'angle 3π=60∘ en O.
c)
AM=3⟺2−2cosθ=3⟺cosθ=−21⟺θ=32π ou θ=−32π. On retrouve le côté du triangle équilatéral inscrit dans le cercle de rayon 1, qui vaut 3.
d)
On prend [OA] pour base, de longueur 1. La hauteur issue de M est la distance de M à l'axe des abscisses, soit sinθ, positif sur ]0;π[. L'aire vaut 21×sinθ=2sinθ. Comme sinθ≤1 avec égalité pour θ=2π, l'aire maximale vaut 21, atteinte quand le triangle est rectangle en O.
e)
2sinθ=41⟺sinθ=21⟺θ=6π ou θ=65π, les deux dans ]0;π[. Deux positions de M, symétriques par rapport à l'axe des ordonnées, donnent la même hauteur donc la même aire.
Les coordonnées (cosθ;sinθ) transforment une question de géométrie en équation trigonométrique : une distance fait apparaître le cosinus, par la relation fondamentale, et une hauteur fait apparaître le sinus. Le cercle permet ensuite de lire toutes les solutions, sans en oublier.
Exercice 14 : Les aiguilles d'une horloge
À midi, les deux aiguilles d'une horloge sont superposées sur le chiffre 12. On mesure les angles en radians, à partir de la direction de 12, dans le sens de rotation des aiguilles. On note t le temps écoulé depuis midi, en minutes.
a) Quelle est la vitesse angulaire de chaque aiguille, en radians par minute ?
b) Exprimez l'angle entre l'aiguille des minutes et celle des heures en fonction de t, tant que cet angle ne dépasse pas 2π.
c) À quel instant, après midi, les aiguilles sont-elles de nouveau superposées pour la première fois ? Donnez t au centième de minute et l'heure correspondante.
d) Combien de fois les aiguilles se superposent-elles entre midi (exclu) et minuit (inclus) ?
e) À quel instant les aiguilles sont-elles perpendiculaires pour la première fois après midi ? Donnez t au centième.
f) L'aiguille des minutes mesure 10 cm. Dans un repère centré sur l'axe de l'horloge, d'axe des ordonnées dirigé vers 12 et d'axe des abscisses vers 3, donnez les coordonnées de sa pointe à 12 h 20.
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Réponses
a)30π et 360π rad/min
b)36011πt
c)t=11720≈65,45 min, vers 13 h 05 min 27 s
d)11 fois
e)t=11180≈16,36 min
f)(53;−5)≈(8,66;−5)
a)
L'aiguille des minutes fait un tour, 2π rad, en 60 min : 602π=30π rad/min. L'aiguille des heures fait un tour en 12 h, soit 720 min : 7202π=360π rad/min.
b)
Après t minutes, l'aiguille des minutes a tourné de 30πt et celle des heures de 360πt. L'écart vaut 30πt−360πt=36012πt−πt=36011πt.
c)
Les aiguilles se superposent quand l'écart vaut un tour complet : 36011πt=2π, soit t=11720≈65,45 min. C'est à environ 13 h 05 min 27 s, et non à 13 h 05 pile : pendant les cinq minutes, l'aiguille des heures a encore avancé.
d)
Les superpositions ont lieu tous les 11720 min, donc aux instants 11720k. Dans ]0;720], k va de 1 à 11 : 11 superpositions, la dernière à minuit. On en compte 11 et non 12, parce que l'aiguille des minutes ne fait que 11 tours de PLUS que l'aiguille des heures en douze heures.
e)
L'écart vaut 2π : 36011πt=2π, soit t=11180≈16,36 min, vers 12 h 16 min 22 s.
f)
À 12 h 20, l'aiguille des minutes a tourné de 30π×20=32π depuis la direction de 12. Avec cet axe vertical de référence, les coordonnées de la pointe sont (10sin32π;10cos32π)=(53;−5)≈(8,66;−5). Les rôles de cos et sin sont échangés par rapport au cercle trigonométrique, parce qu'on part de la verticale et qu'on tourne dans le sens horaire : le point est bien en bas à droite, sur le chiffre 4.
Le problème des aiguilles est un problème de POURSUITE : seule compte la vitesse RELATIVE 36011π rad/min, et chaque superposition correspond à un tour d'avance de plus. Les radians rendent les calculs linéaires, et la périodicité fait le reste.
Exercice 15 : La marée dans un port
Dans un port, la hauteur d'eau, en mètres, t heures après une pleine mer survenue à 6 h du matin, est modélisée par h(t)=4+3cos(6,2πt), pour t∈[0;12,4].
Anticipation de Terminale : la hauteur d'eau est modélisée par une fonction construite sur le cosinus ; sa période (question b) et l'inéquation de la question d) relèvent du programme de Terminale. Les questions a), c) et e) ne demandent que des cosinus de réels et restent de Première.
a) Calculez la hauteur d'eau à la pleine mer, puis l'instant et la hauteur de la basse mer suivante.
b) Justifiez que la fonction h est périodique de période 12,4 h. À quelle heure a lieu la pleine mer suivante ?
c) Calculez la hauteur d'eau deux heures après la pleine mer, au centième.
d) Un voilier a besoin d'au moins 2,5 m d'eau pour entrer au port. Pendant quelle période de la matinée et du début d'après-midi l'entrée lui est-elle interdite ? Donnez les bornes au centième d'heure, puis en heures et minutes.
e) Calculez au centième la baisse de la hauteur d'eau pendant la première heure, puis pendant la troisième heure après la pleine mer. Commentez.
Voir la correction
Réponses
a)Pleine mer 7 m ; basse mer 1 m à t=6,2 h (12 h 12)
b)Période π/6,22π=12,4 h ; pleine mer suivante à 18 h 24
c)h(2)≈5,59 m
d)t∈]4,13;8,27[ : de 10 h 08 à 14 h 16 environ
e)0,38 m puis 1,43 m : la mer baisse plus vite à mi-marée
a)
h(0)=4+3cos0=7 m. La basse mer correspond au minimum du cosinus, −1, atteint quand 6,2πt=π, soit t=6,2 h, donc à 12 h 12 : h(6,2)=4−3=1 m. Le marnage, écart entre pleine et basse mer, vaut 6 m.
b)
h(t+12,4)=4+3cos(6,2πt+2π)=h(t), par 2π-périodicité du cosinus. La pleine mer suivante a lieu 12,4 h après la première, soit 12 h 24 min plus tard : à 18 h 24.
c)
h(2)=4+3cos(6,22π)≈4+3×0,5299≈5,59 m. La calculatrice doit être en RADIANS : en degrés, elle donnerait 6,9995, une marée qui n'aurait presque pas bougé.
d)
L'entrée est interdite quand h(t)<2,5, soit 3cos(6,2πt)<−1,5, c'est-à-dire cosX<−21 avec X=6,2πt∈[0;2π]. Sur le cercle, cela correspond à X∈]32π;34π[, donc t∈]32×6,2;34×6,2[, soit environ ]4,13;8,27[. En heures et minutes, 4,13 h ≈4 h 08 et 8,27 h ≈8 h 16 : l'entrée est interdite de 10 h 08 à 14 h 16 environ, pendant 4 h 08.
e)
Première heure : h(0)−h(1)=3(1−cos6,2π)≈0,38 m. Troisième heure : h(2)−h(3)=3(cos6,22π−cos6,23π)≈1,43 m. La mer baisse près de quatre fois plus vite à mi-marée qu'au début : la courbe du cosinus est plate près de ses extremums et raide au milieu. C'est ce que les marins résument par la règle des douzièmes.
Le modèle est d'abord LU : la constante 4 est le niveau moyen, le coefficient 3 la demi-amplitude, et 6,2π fixe la période π/6,22π=12,4 h. L'inéquation de d) se résout ensuite comme toute équation trigonométrique : on isole le cosinus, on transforme l'intervalle, et l'on lit la solution sur le cercle.
Partie D : programme 2026 (/10)
Exercice 16 : Du triangle rectangle au cercle : les angles associés lus sur le cercle
Dans un repère orthonormé d'origine O, on note I le point (1;0) et M le point du cercle trigonométrique associé à un réel x de ]0;2π[. Le point H est le projeté orthogonal de M sur l'axe des abscisses.
La charpente d'un abri a la forme d'un triangle rectangle : la pente mesure 13 dm, sa projection horizontale 12 dm et la hauteur 5 dm. On note α l'angle, en radians, entre la pente et l'horizontale, et β l'autre angle aigu du triangle.
a) Justifiez que le triangle OHM est rectangle en H, que OM=1, OH=cosx et HM=sinx. Déduisez-en que, pour un réel du premier quadrant, le cosinus du cercle est celui du collège, côté adjacent sur hypoténuse.
b) Calculez cosα et sinα dans le triangle de la charpente, puis donnez les coordonnées du point du cercle trigonométrique associé à α.
c) Placez sur le cercle les points associés à −α, π−α et π+α, puis lisez-y sin(−α), cos(π−α) et sin(π+α). Chaque valeur se justifie par une symétrie, sans formule.
d) Justifiez que α+β=2π, puis calculez cosβ de deux façons : dans le triangle, et en lisant sur le cercle le point associé à 2π−α.
e) Sans calculatrice, donnez cos32π, sin(−65π) et cos45π en les lisant comme angles associés à 3π, 6π et 4π. Expliquez pourquoi la règle du collège ne pouvait pas donner le premier.
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Réponses
a)OM=1, OH=cosx, HM=sinx : cosx=OMOH, le cosinus du collège
b)cosα=1312, sinα=135 ; point (1312;135)
c)sin(−α)=−135, cos(π−α)=−1312, sin(π+α)=−135
d)α+β=2π ; cosβ=135=sinα
e)cos32π=−21, sin(−65π)=−21, cos45π=−22 ; le collège ne connaît que les angles aigus
a)
Le point M est sur le cercle trigonométrique, de centre O et de rayon 1 : OM=1. Le point H est le projeté orthogonal de M sur l'axe des abscisses, donc (MH) est perpendiculaire à cet axe et le triangle OHM est rectangle en H. Par définition, M a pour coordonnées (cosx;sinx) ; comme x∈]0;2π[, M est dans le premier quadrant et ses deux coordonnées sont positives. Donc H(cosx;0), OH=cosx et HM=sinx. L'angle HOM intercepte sur le cercle de rayon 1 l'arc IM, de longueur x : il mesure x radians. Dans le triangle rectangle, le cosinus du collège vaut OMOH=1cosx=cosx et le sinus OMHM=sinx : les deux définitions COÏNCIDENT pour un réel du premier quadrant. Elles ne coïncident que là : hors de ]0;2π[, il n'y a plus de triangle rectangle d'angle x, et seule la définition par le cercle garde un sens.
b)
Dans la charpente, l'hypoténuse est la pente. Contrôle : 122+52=144+25=169=132, le triangle est bien rectangle. Le côté adjacent à α est l'horizontale, le côté opposé la hauteur : cosα=1312≈0,923 et sinα=135≈0,385. Comme α est aigu, a) s'applique : le point du cercle associé à α est Mα(1312;135). On vérifie qu'il est sur le cercle : 169144+16925=1. C'est la relation cos2α+sin2α=1, qui n'est autre que le théorème de Pythagore divisé par le carré de l'hypoténuse. On n'a jamais eu besoin de α lui-même, environ 0,395 rad : tout ce qui suit se lit sur les coordonnées.
c)
Les trois points sont des symétriques de Mα. Le réel −α s'enroule dans l'autre sens : son point est le symétrique de Mα par rapport à l'axe des abscisses, (1312;−135), donc sin(−α)=−135. Le point de π−α est à la distance α, mesurée sur l'arc, du point (−1;0) image de π : c'est le symétrique de Mα par rapport à l'axe des ordonnées, (−1312;135), donc cos(π−α)=−1312. Le point de π+α s'obtient en ajoutant un demi-tour : c'est le symétrique par rapport à l'origine, (−1312;−135), donc sin(π+α)=−135. L'erreur la plus coûteuse serait de revenir au triangle : il donne des LONGUEURS, donc des nombres positifs, alors que cos(π−α) est négatif. Le signe se lit sur le quadrant, la valeur absolue sur le triangle.
d)
La somme des angles d'un triangle vaut π radians et l'angle droit en prend 2π, donc α+β=2π, soit β=2π−α. Dans le triangle, le côté adjacent à β est la hauteur : cosβ=135. Sur le cercle, le point associé à 2π−α est le symétrique de Mα par rapport à la droite d'équation y=x, symétrie qui ÉCHANGE abscisse et ordonnée : (135;1312). Donc cos(2π−α)=sinα=135 : les deux calculs concordent. La propriété cos(2π−x)=sinx n'est rien d'autre que la règle du collège « le cosinus d'un angle aigu est le sinus de son complémentaire », prolongée à tous les réels.
e)
32π=π−3π : son point est le symétrique de celui de 3π par rapport à l'axe des ordonnées, donc cos32π=−cos3π=−21. Ensuite −65π=6π−π : son point est le symétrique de celui de 6π par rapport à l'origine, donc sin(−65π)=−sin6π=−21. Enfin 45π=π+4π, symétrique de 4π par rapport à l'origine : cos45π=−22. La règle du collège ne vaut que pour les angles AIGUS d'un triangle rectangle ; 32π mesure 120∘, et un rapport de longueurs est toujours positif : elle aurait donné 21, la bonne valeur absolue avec le mauvais signe.
À retenir : dans le premier quadrant, cosinus et sinus sont ceux du triangle rectangle ; partout ailleurs, on se ramène au premier quadrant par une symétrie du cercle, qui donne la valeur absolue, et c'est le quadrant du point qui donne le signe. Sur une copie, la phrase qui rapporte le point nomme la symétrie : « le point associé à π−α est le symétrique de Mα par rapport à l'axe des ordonnées ».
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