Réponses
- a) Période 12 mois ; minimum −4 °C en janvier, maximum 25 °C en juillet
- b) T′(t)=614,5πsin6πt : maximum en t=3, environ 7,59 °C par mois
- c) t∈[4,04;7,96] : de début mai à fin août
- d) t∈[0;1,45]∪[10,55;12], soit 2,91 mois
a) La période de t↦cos(6πt) vaut π/62π=12 mois, ce qui est rassurant pour un modèle de climat annuel. Comme le cosinus varie entre −1 et 1, la température T varie entre 10,5−14,5=−4 ∘C et 10,5+14,5=25 ∘C. Attention au signe moins devant le coefficient : le MINIMUM correspond à cos(6πt)=1, donc à t=0, soit janvier, et le MAXIMUM à cos(6πt)=−1, donc à t=6, soit juillet. Un modèle qui donnerait le maximum en janvier serait immédiatement suspect.
b) T′(t)=−14,5×(−6πsin(6πt))=14,5×6πsin(6πt), les deux signes moins se compensant. Cette dérivée est maximale quand sin(6πt)=1, soit 6πt=2π et donc t=3 : le réchauffement est le plus rapide début avril, au rythme de 614,5π≈7,59 ∘C par mois.
c) T(t)≥18 équivaut à −14,5cos(6πt)≥7,5, soit, en divisant par −14,5 ce qui INVERSE le sens, cos(6πt)≤−14,57,5≈−0,5172. En posant X=6πt∈[0;2π], cela donne X∈[α;2π−α] avec α=arccos(−0,5172)≈2,1144. En revenant à t=π6X : t∈[4,04;7,96]. La température moyenne dépasse donc 18 ∘C du début mai à la fin août, soit environ 3,9 mois, puisque t=4 correspond au 1er mai et t=8 au 1er septembre.
d) T(t)≤0 équivaut à cos(6πt)≥14,510,5≈0,7241. Avec β=arccos(0,7241)≈0,7611, on obtient X∈[0;β]∪[2π−β;2π], donc t∈[0;1,45]∪[10,55;12]. La durée totale sous le point de congélation vaut 2×1,45≈2,91 mois, répartie de part et d'autre du 1er janvier : c'est la fenêtre qui va de la mi-novembre (t≈10,55) à la mi-février (t≈1,45).
La réponse de b) mérite d'être soulignée, car elle heurte l'intuition : le moment où il fait le plus CHAUD, en juillet, n'est pas celui où la température MONTE le plus vite, qui est début avril. Ce sont deux questions différentes, l'une portant sur T et l'autre sur T′, et l'instant de réchauffement maximal est précisément celui où la température franchit sa moyenne annuelle de 10,5 ∘C, ce qu'on vérifie : T(3)=10,5−14,5cos2π=10,5 ✓. C'est la même distinction qu'entre position et vitesse à l'exercice 4, et c'est le genre de nuance que les questions de modélisation du baccalauréat cherchent à tester.