Réponses
- 1) 2,5 et −4
- 2) 0 et 7
- 3) −31 et 31
- 4) (2x−3)(2x+3) ; ±1,5
- 5) 57 et −6, pas 6
- 6) Garder la forme factorisée
1) Le produit est nul, donc 2x−5=0 ou x+4=0. La première donne 2x=5, soit x=2,5. La seconde donne x=−4. L'équation a donc deux solutions, 2,5 et −4. Vérification : (2×2,5−5)(2,5+4)=0×6,5=0 et (2×(−4)−5)(−4+4)=(−13)×0=0.
2) Le premier facteur est x lui-même : x=0 ou x−7=0, donc x=0 ou x=7. Oublier la solution 0 parce que le facteur ne ressemble pas à une parenthèse est l'erreur la plus fréquente de la question.
3) 3x+1=0 donne x=−31, et 3x−1=0 donne x=31. Deux solutions opposées, ce qui n'a rien d'un hasard : les deux facteurs sont conjugués.
4) 4x2−9=(2x)2−32=(2x−3)(2x+3), par l'identité a2−b2=(a−b)(a+b). L'équation devient (2x−3)(2x+3)=0, donc x=1,5 ou x=−1,5. On aurait aussi pu isoler le carré, x2=49, avec la méthode de l'exercice 4 ; la factorisation a l'avantage de livrer les deux solutions d'un seul coup, sans risque d'oublier la négative.
5) Sa première valeur donne 2x=11, soit x=5,5 ; en remplaçant : (2×5,5−5)(5,5+4)=6×9,5=57, et non 6. Sa seconde valeur est x=2 ; en remplaçant : (2×2−5)(2+4)=(−1)×6=−6, et non 6. Les deux échouent. La raison est qu'un produit peut valoir 6 d'une infinité de façons, 2×3, 12×0,5, (−1)×(−6) : rien n'oblige un facteur à valoir 6. Seul le nombre ZÉRO a la propriété voulue, parce que zéro ne se fabrique qu'avec un facteur nul.
6) En développant : (2x−5)(x+4)=2x2+8x−5x−20=2x2+3x−20. L'équation 2x2+3x−20=0 est du second degré et n'est pas au programme de troisième sous cette forme : on ne sait pas la résoudre directement. La bonne méthode est donc la première, celle qui garde le produit FACTORISÉ. Retenir la règle de conduite : devant une équation produit égale à zéro, on ne développe jamais, on lit.