Maths Seconde, programme français • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : fonctions affines et systèmes (Seconde)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques sur les fonctions affines et les systèmes de deux équations à deux inconnues, au niveau de la classe de Seconde du programme français.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs sur les fonctions affines et les droites, comme dans les listes des manuels : le coefficient directeur d'une droite passant par deux points, entier puis fractionnaire comme −43, l'image et l'antécédent d'un nombre, le zéro de 3x+25 et le signe de −5x+8 sur un intervalle, l'ordonnée à l'origine, le coefficient directeur lu dans un tableau de valeurs, puis l'expression d'une fonction affine à partir de deux images et l'équation réduite d'une droite passant par deux points, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Une fonction affine est entièrement déterminée par deux nombres, et tout se lit sur le signe du coefficient directeur a : le sens de variation, le signe de ax+b de part et d'autre de sa racine, et la position relative de deux droites. Le fil de la série est là : dès qu'une question porte sur une expression du premier degré, la réponse est dans un tableau de signes, jamais dans une suite de manipulations algébriques.
Ce qui change avec le programme 2026 : les systèmes de deux équations à deux inconnues ne sont plus une capacité attendue en Seconde. Ce qui reste, c'est déterminer le point d'intersection de deux droites sécantes données par leur équation réduite, et exprimer une variable en fonction de l'autre dans une relation du premier degré ax+by=c. Les exercices de systèmes restent ici : ils travaillent exactement ces deux gestes, et la Première comme la physique continuent de s'en servir.
Trois pièges sont désignés nommément dans les corrigés : multiplier une inéquation par une quantité dont on ignore le signe, oublier la valeur interdite d'un quotient, et croire qu'un système de deux équations a toujours une solution. L'exercice 10 en ajoute un quatrième, plus rare et plus intéressant : un système peut avoir une solution mathématique qui ne convient pas au problème.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Une fonction f est AFFINE lorsqu'elle s'écrit f(x)=ax+b avec a et b fixés. Elle est LINÉAIRE si b=0, CONSTANTE si a=0. Sa représentation graphique est toujours une droite non verticale.
•a est le coefficient directeur : quand x augmente de 1, f(x) varie de a. b est l'ordonnée à l'origine, c'est-à-dire f(0).
•Deux points suffisent : si f(x1)=y1 et f(x2)=y2 avec x1=x2, alors a=x2−x1y2−y1, puis b=y1−ax1.
•Sens de variation : f est croissante sur R si a>0, décroissante si a<0, constante si a=0.
•Signe de ax+b avec a=0 : l'expression s'annule en x0=−ab, et elle est du signe de a APRÈS x0, du signe contraire avant.
•Une inéquation produit ou quotient se résout par un TABLEAU DE SIGNES, jamais en multipliant les deux membres par une expression dont le signe est inconnu.
•Pour un quotient, les valeurs qui annulent le dénominateur sont INTERDITES : elles sont exclues de l'ensemble des solutions, même quand l'inégalité est large.
•Un système de deux équations du premier degré à deux inconnues se résout par SUBSTITUTION ou par COMBINAISON. Graphiquement, résoudre le système, c'est chercher les points communs à deux droites.
•Trois cas et trois seulement : droites sécantes et solution unique, droites strictement parallèles et aucune solution, droites confondues et une infinité de solutions.
•Deux droites d'équations réduites y=ax+b et y=a′x+b′ sont parallèles si et seulement si a=a′ ; elles sont confondues si de plus b=b′.
•Programme 2026 : on demande le point d'intersection de deux droites sécantes données par leur équation réduite y=ax+b et y=a′x+b′ ; son abscisse est la solution de ax+b=a′x+b′.
Calculs : fonctions affines et droites à calculer
Exercice 0.1 : Déterminer une fonction affine et son signe : dix calculs directs
Chaque ligne demande un seul calcul : un coefficient directeur, une image, un antécédent, le nombre qui annule une expression, un signe, ou les deux nombres qui déterminent une fonction affine x↦ax+b ou une droite d'équation y=mx+p. Donnez les valeurs exactes, en fraction si besoin.
Deux formules font tout le travail. Le coefficient directeur se calcule par xB−xAyB−yA, la différence des ordonnées EN HAUT, dans le même ordre en haut et en bas. L'ordonnée à l'origine se trouve ensuite en remplaçant x et y par les coordonnées d'un point connu dans y=mx+p, puis en isolant p. Pour un antécédent ou un zéro, on écrit l'équation et on la résout ; pour un signe, on situe le zéro −ab et l'on regarde le signe de a.
a) Coefficient directeur de la droite passant par A(1;−4) et B(4;5).
b) Coefficient directeur de la droite passant par C(−3;2) et D(5;−4).
c) h(x)=43x−2 : calculez h(−6).
d) k(x)=−52x+3 : déterminez l'antécédent de 7.
e) u(x)=3x+25 : déterminez le nombre qui annule u(x).
f) v(x)=−5x+8 : quel est le signe de v(x) pour tout x de l'intervalle [2;5] ?
g) Ordonnée à l'origine p de la droite de coefficient directeur 32 qui passe par E(6;1).
h) g est affine, de tableau de valeurs xg(x)−18227−8 : donnez a et b tels que g(x)=ax+b.
i) f est affine, f(−4)=9 et f(2)=−6 : donnez a et b tels que f(x)=ax+b.
j) Équation réduite y=mx+p de la droite passant par P(−2;5) et Q(4;1) : donnez m et p.
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Réponses
a)m=39=3
b)m=8−6=−43
c)h(−6)=−213=−6,5
d)−52x=4 ; x=−10
e)3x=−25 ; x=−215
f)zéro 1,6, a<0 : v(x)<0 sur [2;5]
g)1=4+p ; p=−3
h)g(x)=−2x+6
i)f(x)=−25x−1
j)y=−32x+311
Le geste qui décide de tout : écrire le quotient xB−xAyB−yA avec des PARENTHÈSES autour des coordonnées négatives, avant tout calcul. Les cinq lignes qui passent par une pente, a), b), h), i) et j), se perdent presque toujours sur un −(−4) écrit −4.
a)
m=4−15−(−4)=39=3. Piège : 5−4=1, qui donne 31.
b)
m=5−(−3)−4−2=8−6=−43. Piège : renverser le quotient, −68=−34 ; les ordonnées vont EN HAUT.
c)
h(−6)=43×(−6)−2=−418−2=−29−24=−213=−6,5.
d)
On résout −52x+3=7 : −52x=4, donc x=4×(−25)=−10. Piège : multiplier par −52 au lieu de diviser, ce qui donne −1,6. Contrôle : k(−10)=4+3=7.
e)
On résout 3x+25=0 : 3x=−25, donc x=−215=−7,5. Contrôle : u(−7,5)=−2,5+2,5=0.
f)
v s'annule en x0=58=1,6 et a=−5<0 : v(x) est positif avant 1,6 et négatif après. Or tout l'intervalle [2;5] est après 1,6, donc v(x) y est strictement négatif. Contrôle : v(2)=−2 et v(5)=−17. Piège : conclure « négatif car a<0 » sans situer le zéro ; sur [0;5], la même expression changerait de signe.
g)
E est sur la droite : 1=32×6+p=4+p, donc p=−3. L'équation est y=32x−3.
h)
Entre −1 et 2 : a=2−(−1)2−8=3−6=−2 ; entre 2 et 7 : 7−2−8−2=5−10=−2, le même taux, comme il se doit pour une fonction affine. Puis g(−1)=−2×(−1)+b=2+b=8, donc b=6 : g(x)=−2x+6.
i)
a=2−(−4)f(2)−f(−4)=6−6−9=−615=−25. Puis f(2)=−25×2+b=−5+b=−6, donc b=−1 : f(x)=−25x−1. Contrôle : f(−4)=10−1=9.
j)
m=4−(−2)1−5=6−4=−32. Avec P : 5=−32×(−2)+p=34+p, donc p=5−34=311. Piège : −32×(−2)=+34 ; avec −34, on trouve p=319 et la droite ne passe plus par Q. Contrôle avec Q : −32×4+311=33=1.
Contrôle : une expression trouvée à partir de deux points se vérifie sur CHACUN des deux, en remplaçant x et en retrouvant y ; un antécédent ou un zéro se vérifie en calculant son image. Un seul point vérifié ne prouve rien : la droite fausse de j) passe par P.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Reconnaître une fonction affine, lire une droite
Le repère ci-dessous porte quatre droites, notées d1, d2, d3 et d4.
a) Parmi f(x)=3x−7, g(x)=x2+1, h(x)=x5, k(x)=−4 et m(x)=2(x−3)+x, dites lesquelles sont affines et donnez alors a et b.
b) Parmi les fonctions affines de la question a), lesquelles sont linéaires ? constantes ?
c) Associez chacune des quatre droites de la figure à son équation parmi y=2x−3, y=−x+4, y=3 et y=−0,5x.
d) Calculez f(−2) et f(0) pour f(x)=3x−7, puis déterminez l'antécédent de 2 par f.
e) Donnez les coordonnées des points où la droite d1 coupe l'axe des ordonnées, puis l'axe des abscisses.
f) Une fonction affine peut-elle prendre deux fois la même valeur ? Justifiez.
Une fonction est affine lorsqu'elle s'écrit ax+b, donc lorsque la variable n'apparaît qu'au premier degré et jamais au dénominateur. f(x)=3x−7 est affine avec a=3 et b=−7. g ne l'est pas, à cause du carré. h ne l'est pas, à cause du x au dénominateur. k(x)=−4 est affine avec a=0 et b=−4. Enfin m(x)=2(x−3)+x=2x−6+x=3x−6 est bien affine, avec a=3 et b=−6 : il faut développer avant de conclure, et c'est le cas qui piège le plus souvent.
b)
Aucune n'est linéaire : une fonction affine est linéaire quand b=0, c'est-à-dire quand sa droite passe par l'origine, ce qui n'est le cas ni de f, ni de k, ni de m. La fonction k est constante, puisque a=0. Retenez l'emboîtement : les fonctions linéaires et les fonctions constantes sont des cas particuliers de fonctions affines, pas des catégories séparées.
c)
La droite d3 est horizontale, c'est donc y=3. La droite d4 passe par l'origine en descendant, c'est y=−0,5x. Il reste d1 et d2 : d1 monte, donc son coefficient directeur est positif, c'est y=2x−3 ; d2 descend et coupe l'axe des ordonnées en 4, c'est y=−x+4. La méthode générale : on trie d'abord par le SIGNE du coefficient directeur, puis on départage par l'ordonnée à l'origine, qui se lit directement.
d)
f(−2)=3×(−2)−7=−13 et f(0)=−7, ce qui confirme au passage que b=f(0). L'antécédent de 2 est la solution de f(x)=2, soit 3x−7=2, donc 3x=9 et x=3. Image et antécédent ne se calculent pas de la même façon : l'image est un calcul direct, l'antécédent est une équation à résoudre.
e)
La droite d1 a pour équation y=2x−3. Elle coupe l'axe des ordonnées au point d'abscisse 0, soit (0;−3). Elle coupe l'axe des abscisses au point d'ordonnée nulle : 2x−3=0 donne x=1,5, soit (1,5;0). On lit bien ces deux points sur la figure.
f)
Non, sauf si elle est constante. Si a=0 et si f(u)=f(v), alors au+b=av+b, donc au=av, puis u=v en divisant par a qui n'est pas nul : deux valeurs égales ne peuvent venir que du même antécédent. En revanche, une fonction constante prend la même valeur partout, et c'est exactement le cas a=0. C'est ce qui rend l'affirmation 5 de l'exercice 8 fausse.
Retenez la lecture graphique dans les deux sens, car les deux sont évaluées : d'une expression vers la droite, b donne le point de départ sur l'axe des ordonnées et a donne la pente, c'est-à-dire de combien on monte quand on avance de 1 ; de la droite vers l'expression, on lit b à l'intersection avec l'axe des ordonnées, puis on compte un déplacement horizontal et le déplacement vertical correspondant pour obtenir a.
Exercice 2 : Déterminer une fonction affine
Deux informations suffisent toujours à déterminer une fonction affine : deux images, ou une image et le coefficient directeur.
a) f est affine, f(2)=5 et f(6)=17. Déterminez f(x).
b) g est affine, g(−1)=4 et g(3)=−2. Déterminez g(x), puis vérifiez vos deux valeurs.
c) h est affine, de coefficient directeur −2, et h(4)=1. Déterminez h(x).
d) Une droite passe par A(−2;7) et B(4;−5). Donnez son coefficient directeur, puis son équation réduite.
e) Pour la fonction f de la question a), de combien f(x) varie-t-il quand x augmente de 1 ? quand x augmente de 5 ? quand x diminue de 2 ?
f) Deux fonctions affines différentes peuvent-elles prendre les mêmes valeurs en deux points distincts ? Que dit votre réponse du nombre de droites passant par deux points donnés ?
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Réponses
a)f(x)=3x−1
b)g(x)=−1,5x+2,5
c)h(x)=−2x+9
d)a=−2, y=−2x+3
e)+3, +15, −6
f)Non : une seule droite par deux points
a)
Le coefficient directeur est le quotient de l'accroissement des images par celui des abscisses : a=6−217−5=412=3. On trouve ensuite b en réinjectant un point : f(2)=5 donne 3×2+b=5, donc b=−1. Ainsi f(x)=3x−1. Vérification avec l'autre point : f(6)=18−1=17 ✓. Vérifier avec le point qui n'a PAS servi au calcul est le seul contrôle qui détecte réellement une erreur.
b)
a=3−(−1)−2−4=4−6=−1,5. Puis g(−1)=4 donne −1,5×(−1)+b=4, soit 1,5+b=4 et b=2,5. Donc g(x)=−1,5x+2,5. Vérifications : g(−1)=1,5+2,5=4 ✓ et g(3)=−4,5+2,5=−2 ✓. Attention au double signe moins au dénominateur, 3−(−1)=4 et non 2 : c'est l'erreur de calcul la plus fréquente de tout l'exercice.
c)
Le coefficient directeur est donné, il ne reste que b à trouver : h(4)=1 donne −2×4+b=1, donc −8+b=1 et b=9. Ainsi h(x)=−2x+9. Vérification : h(4)=−8+9=1 ✓.
d)
Le coefficient directeur d'une droite passant par deux points est le même quotient qu'aux questions précédentes : a=4−(−2)−5−7=6−12=−2. Avec le point A : −2×(−2)+b=7, soit 4+b=7 et b=3. L'équation réduite est donc y=−2x+3. Vérification avec B : −2×4+3=−5 ✓.
e)
Le coefficient directeur a=3 répond aux trois questions d'un coup : quand x augmente de 1, f(x) augmente de 3 ; quand x augmente de 5, f(x) augmente de 5×3=15 ; quand x DIMINUE de 2, f(x) diminue de 2×3=6. On peut le vérifier : f(0)=−1, f(5)=14, et 14−(−1)=15 ✓. C'est l'interprétation la plus utile de a, celle qui sert dans tous les problèmes concrets : a est un TAUX, une variation par unité.
f)
Non. Si deux fonctions affines coïncident en deux points distincts, leurs coefficients directeurs sont égaux, puisqu'ils se calculent avec le même quotient, et leurs ordonnées à l'origine aussi : les deux fonctions sont donc identiques. Autrement dit, par deux points d'abscisses différentes passe UNE SEULE droite non verticale, ce qui justifie que deux images suffisent à déterminer une fonction affine.
Exercice 3 : Sens de variation et signe de ax + b
Le signe du coefficient directeur commande à la fois le sens de variation et le signe de l'expression. Le tableau suivant est à compléter.
Expression
Signe de a
Variation
Racine
3x - 12
?
?
?
-2x + 5
?
?
?
5x + 3
?
?
?
a) Donnez le sens de variation sur R de f(x)=3x−1, de g(x)=−1,5x+2,5 et de k(x)=−4.
b) Démontrez, en revenant à la définition, que f(x)=3x−1 est croissante sur R.
c) Résolvez 3x−12>0, puis dressez le tableau de signes de 3x−12.
d) Dressez le tableau de signes de −2x+5.
e) Démontrez qu'une fonction affine ax+b avec a=0 s'annule en x0=−ab, et donnez la racine de 5x+3.
f) Sans dresser de tableau, donnez le signe de −7x+21 pour x=4, puis pour x=1, et dites pour quelles valeurs de x cette expression est positive.
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Réponses
a)f croissante, g décroissante, k constante
b)f(v)−f(u)=3(v−u)>0
c)]4;+∞[ ; négatif avant 4, positif après
d)Positif sur ]−∞;2,5[, négatif après
e)x0=−ab ; racine de 5x+3 : −0,6
f)−7<0, 14>0 ; positif sur ]−∞;3[
a)
Le sens de variation ne dépend que du signe de a. Pour f, a=3>0 : f est strictement croissante sur R. Pour g, a=−1,5<0 : g est strictement décroissante. Pour k, a=0 : k est constante, ni croissante ni décroissante au sens strict. Une fonction affine est monotone sur R TOUT ENTIER, ce qui la distingue de la fonction carré ou de la fonction inverse, dont il faut préciser l'intervalle.
b)
Soient u et v deux réels tels que u<v. Alors f(v)−f(u)=(3v−1)−(3u−1)=3(v−u). Comme u<v, on a v−u>0, et comme 3>0, le produit 3(v−u) est strictement positif. Donc f(u)<f(v) : la fonction conserve l'ordre, elle est strictement croissante. C'est la rédaction attendue en Seconde, et elle se transpose telle quelle à toute fonction affine : la différence f(v)−f(u) vaut toujours a(v−u), donc le sens de variation est bien celui du signe de a.
c)
3x−12>0 équivaut à 3x>12, puis à x>4 en divisant par 3, qui est positif et ne change donc pas le sens de l'inégalité. L'ensemble des solutions est ]4;+∞[. Le tableau de signes se lit sur cette ligne : 3x−12 est négatif sur ]−∞;4[, nul en 4, positif sur ]4;+∞[. Comme a=3>0, l'expression est bien du signe de a APRÈS la racine.
d)
La racine de −2x+5 est donnée par −2x+5=0, soit x=2,5. Ici a=−2<0, donc l'expression est POSITIVE avant 2,5 et négative après : −2x+5>0 sur ]−∞;2,5[ et −2x+5<0 sur ]2,5;+∞[. Contrôle mental en une seconde : pour x=0, l'expression vaut 5, donc elle est positive à gauche ✓. Ce contrôle par une valeur test est ce qui évite d'inverser un tableau entier.
e)
On résout ax+b=0. Comme a=0, on peut diviser : ax=−b puis x=−ab, et cette solution est unique. Pour 5x+3, la racine vaut −53=−0,6. Vérification : 5×(−0,6)+3=−3+3=0 ✓. Le signe moins de la formule est la source d'erreur classique : la racine de 5x+3 n'est pas 0,6, et la valeur test x=0, qui donne 3>0, confirme que la racine est bien à gauche de zéro.
f)
Pour x=4 : −7×4+21=−28+21=−7, donc négatif. Pour x=1 : −7+21=14, donc positif. La racine est 721=3, et comme a=−7<0, l'expression est positive AVANT 3 : elle est strictement positive sur ]−∞;3[. Les deux valeurs testées encadrent la racine et confirment le changement de signe.
Le tableau de l'énoncé se complète ainsi : 3x−12 a a>0, est croissante, et sa racine est 4 ; −2x+5 a a<0, est décroissante, et sa racine est 2,5 ; 5x+3 a a>0, est croissante, et sa racine est −0,6. Une seule règle gouverne les trois colonnes, et il faut savoir la dire en une phrase : une expression du premier degré change de signe une fois et une seule, en sa racine, et elle prend le signe de a après cette racine. Tout l'exercice 4 n'est que l'application répétée de cette phrase.
Exercice 4 : Inéquations produit et inéquations quotient
Aucune de ces inéquations ne se résout en manipulant les deux membres. Chacune se ramène à une comparaison à zéro, puis à un tableau de signes.
a) Dressez le tableau de signes de (2x−6)(−x+1), puis résolvez (2x−6)(−x+1)≥0.
b) Résolvez 2x−1x+3<0 sans oublier la valeur interdite.
c) Résolvez (x+2)2(3−x)≤0.
d) Résolvez x+54−x≥1.
e) Pourquoi n'a-t-on pas le droit de multiplier les deux membres de l'inéquation d) par x+5 ?
f) Résolvez x2<9 en factorisant.
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Réponses
a)[1;3]
b)]−3;0,5[
c){−2}∪[3;+∞[
d)]−5;−0,5]
e)Le signe de x+5 est inconnu
f)]−3;3[
a)
Les deux facteurs s'annulent en x=3 et x=1. Le facteur 2x−6, de coefficient directeur positif, est négatif avant 3 et positif après ; le facteur −x+1, de coefficient directeur négatif, est positif avant 1 et négatif après. Le produit est donc négatif sur ]−∞;1[ (négatif par positif), positif sur ]1;3[ (négatif par négatif) et négatif sur ]3;+∞[. L'inégalité étant LARGE, les deux racines sont acceptées : l'ensemble des solutions est [1;3]. Contrôle par une valeur test : pour x=2, on obtient (−2)×(−1)=2>0 ✓.
b)
La valeur interdite est donnée par 2x−1=0, soit x=0,5. Le numérateur x+3 s'annule en −3 et est positif après ; le dénominateur 2x−1 est positif après 0,5. Le quotient est donc positif sur ]−∞;−3[ (négatif par négatif), négatif sur ]−3;0,5[, et positif sur ]0,5;+∞[. L'ensemble des solutions est ]−3;0,5[. Un quotient se traite exactement comme un produit, à une différence près : la valeur interdite est toujours exclue, même si l'inégalité est large.
c)
Le facteur (x+2)2 est un carré : il est POSITIF partout, et nul seulement en −2. Le signe du produit est donc celui de 3−x, sauf en −2 où le produit est nul. Or 3−x≤0 équivaut à x≥3. L'ensemble des solutions est donc {−2}∪[3;+∞[, et oublier le point isolé −2 est l'erreur attendue : un carré ne change pas de signe, mais il s'annule, et cela suffit à rendre le produit nul.
d)
On ne compare pas à 1, on ramène tout d'un même côté : x+54−x−1≥0, soit x+54−x−(x+5)≥0, c'est-à-dire x+5−2x−1≥0. La valeur interdite est −5. Le numérateur −2x−1 s'annule en −0,5 et est positif AVANT ; le dénominateur est positif après −5. Le quotient est donc positif sur ]−5;−0,5], la borne −0,5 étant incluse puisqu'elle annule le numérateur, et −5 exclue. Vérification : pour x=−1, le quotient de départ vaut 45=1,25≥1 ✓ ; pour x=0, il vaut 54=0,8<1, donc 0 est bien exclu ✓.
e)
Parce qu'on ignore le signe de x+5 : il est positif pour x>−5 et négatif pour x<−5. Or multiplier une inéquation par un nombre négatif en RENVERSE le sens. Sans discuter deux cas, la manipulation est donc illégitime, et elle donnerait ici 4−x≥x+5, soit x≤−0,5, c'est-à-dire un ensemble qui contient −10 alors que −10 ne convient pas : −54+10=−2,8, qui n'est pas supérieur à 1. Ramener à zéro et dresser un tableau évite complètement cette discussion.
f)
x2<9 s'écrit x2−9<0, soit (x−3)(x+3)<0 par l'identité remarquable. Le produit de ces deux facteurs est négatif entre les racines : l'ensemble des solutions est ]−3;3[. L'erreur classique consiste à écrire x<3 en prenant la racine carrée, ce qui oublie toute la moitié négative et accepte à tort x=−10.
La figure du corrigé montre pourquoi le tableau de signes fonctionne : les deux droites de la question a) coupent l'axe des abscisses en 1 et en 3, et ces deux abscisses découpent la droite réelle en trois zones dans lesquelles aucun des deux facteurs ne change de signe ; le signe du produit est porté dans chacune des trois zones. C'est tout le principe, et il vaut pour n'importe quel nombre de facteurs : on repère les racines, on découpe, on détermine le signe de chaque facteur dans chaque zone, on multiplie les signes. Deux réflexes à garder : une valeur test dans chaque zone pour se contrôler, et un regard sur les bornes selon que l'inégalité est stricte ou large.
Exercice 5 : Systèmes de deux équations à deux inconnues
Deux méthodes existent, et il faut savoir choisir : la substitution quand une inconnue est déjà isolée, la combinaison quand aucune ne l'est.
a) Résolvez par substitution le système {y=2x−13x+2y=12
b) Résolvez par combinaison le système {4x+3y=182x−5y=−4
c) Interprétez graphiquement le résultat de la question b).
d) Mettez les deux équations de la question b) sous forme réduite.
La première équation donne déjà y en fonction de x : on la reporte dans la seconde. 3x+2(2x−1)=12 devient 3x+4x−2=12, soit 7x=14 et x=2. On revient alors à la première équation : y=2×2−1=3. Le couple solution est (2;3). Vérification dans la SECONDE équation, celle qui n'a pas servi en dernier : 3×2+2×3=6+6=12 ✓.
b)
Aucune inconnue n'est isolée : on combine. En multipliant la seconde équation par 2, on obtient 4x−10y=−8, qui a le même coefficient devant x que la première. En soustrayant cette nouvelle équation de la première, les termes en x disparaissent : (3y)−(−10y)=18−(−8), soit 13y=26 et y=2. On reporte : 4x+3×2=18 donne 4x=12 et x=3. Le couple solution est (3;2). Vérification dans la seconde équation d'origine : 2×3−5×2=6−10=−4 ✓.
c)
Chacune des deux équations est celle d'une droite. Résoudre le système, c'est chercher les points communs à ces deux droites, et le résultat signifie donc qu'elles se coupent en un seul point, de coordonnées (3;2). Un système à solution unique correspond toujours à deux droites SÉCANTES.
d)
On isole y. De 4x+3y=18 on tire 3y=−4x+18, puis y=−34x+6. De 2x−5y=−4 on tire −5y=−2x−4, puis y=52x+54. Les coefficients directeurs, −34 et 52, sont différents : les droites ne sont pas parallèles, ce qui confirme l'existence d'une solution unique sans même la calculer.
e)
En multipliant la première équation par 2, on obtient 6x−2y=10. En l'additionnant à la seconde, −6x+2y=1, tout disparaît et il reste 0=11, ce qui est faux. Le système n'a donc AUCUNE solution. Graphiquement, les formes réduites sont y=3x−5 et y=3x+0,5 : même coefficient directeur, ordonnées à l'origine différentes, donc deux droites strictement parallèles, qui ne se rencontrent jamais.
f)
La seconde équation est exactement le triple de la première : 3(x+2y)=3×4 donne bien 3x+6y=12. Les deux équations décrivent donc la MÊME droite, et le système a une infinité de solutions : tous les couples (x;y) tels que y=−21x+2, par exemple (0;2), (4;0) ou (2;1). Une combinaison donnerait ici 0=0, égalité vraie mais sans information, et c'est précisément la signature de ce cas.
Les trois issues rencontrées dans cet exercice sont les seules possibles, et la question d) montre comment les distinguer AVANT tout calcul : on met les deux équations sous forme réduite et on compare. Coefficients directeurs différents, les droites sont sécantes et la solution est unique ; coefficients directeurs égaux mais ordonnées à l'origine différentes, aucune solution ; les deux égaux, une infinité. Une combinaison qui aboutit à une égalité fausse signale le deuxième cas, une combinaison qui aboutit à 0=0 signale le troisième.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Comparer deux tarifs, puis trois
Une salle d'escalade de Montréal propose deux tarifs. Le tarif A coûte 12 dollars la séance, sans frais fixes. Le tarif B comporte un abonnement annuel de 60 dollars, puis 7 dollars la séance.
On note x le nombre de séances effectuées dans l'année.
a) Lisez sur le graphique le nombre de séances à partir duquel le tarif B devient plus avantageux que le tarif A.
b) Exprimez en fonction de x le prix payé avec chacun des deux tarifs. Lequel est linéaire ? lequel est affine sans être linéaire ?
c) Retrouvez par le calcul le nombre de séances pour lequel les deux tarifs coûtent la même chose, et donnez ce prix.
d) Résolvez l'inéquation qui traduit « le tarif B coûte strictement moins cher que le tarif A », et concluez en nombre entier de séances.
e) La salle ajoute un tarif C : 90 dollars pour un nombre illimité de séances. À partir de combien de séances le tarif C est-il moins cher que le tarif A ? que le tarif B ?
f) Pour chaque nombre de séances, quel est le tarif le moins cher ? La réponse réserve une surprise.
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Réponses
a)À partir de la 13e séance
b)A : 12x, linéaire ; B : 7x+60, affine
c)12 séances, 144 dollars
d)x>12 : à partir de 13 séances
e)Face à A dès 8 séances, face à B dès 5
f)A jusqu'à 7 séances, C ensuite ; B jamais
a)
Les deux droites se coupent en un point d'abscisse 12. Avant ce point la droite du tarif B est au-dessus de celle du tarif A, après elle est en dessous : le tarif B devient plus avantageux à partir de la treizième séance. Lire une comparaison sur un graphique, c'est toujours regarder quelle courbe est EN DESSOUS, jamais laquelle monte le plus vite.
b)
Avec le tarif A, le prix vaut f(x)=12x : c'est une fonction LINÉAIRE, sa droite passe par l'origine, ce qui traduit le fait qu'aucune séance ne coûte zéro dollar. Avec le tarif B, le prix vaut g(x)=7x+60 : c'est une fonction affine non linéaire, dont l'ordonnée à l'origine 60 est exactement le prix de l'abonnement, payé même sans venir. Les frais fixes d'un problème se lisent toujours dans b, le prix unitaire dans a.
c)
On résout 12x=7x+60, soit 5x=60 et x=12. Le prix commun vaut alors 12×12=144 dollars, ce que confirme l'autre expression : 7×12+60=84+60=144 ✓. La valeur lue au a) est donc exacte.
d)
L'inéquation est 7x+60<12x, soit 60<5x, puis x>12 en divisant par 5, qui est positif. Comme un nombre de séances est un entier, le tarif B est strictement moins cher à partir de 13 séances. Pour exactement 12 séances les deux tarifs coûtent la même chose, et l'inégalité STRICTE exclut cette valeur : la distinction entre x>12 et x≥12 est ici porteuse de sens, pas une subtilité d'écriture.
e)
Face au tarif A : 90<12x donne x>7,5, donc à partir de 8 séances. Face au tarif B : 90<7x+60 donne 30<7x, soit x>730≈4,29, donc à partir de 5 séances. Le tarif C devient donc intéressant très vite face à B, et un peu plus tard face à A.
f)
Comparons les trois. Pour x≤7, le tarif A est le moins cher : à 7 séances il coûte 84 dollars, contre 109 pour B et 90 pour C. Pour x≥8, c'est le tarif C : à 8 séances il coûte 90 dollars, contre 96 pour A et 116 pour B. La surprise est que le tarif B n'est JAMAIS le moins cher des trois : il est battu par A tant que x≤12, et par C dès que x≥5, et ces deux intervalles recouvrent tous les cas. Le graphique du corrigé le montre d'un coup d'oeil : la droite du tarif B n'est jamais la plus basse des trois.
Cet exercice contient la leçon la plus utile du chapitre pour la vie courante : le point d'intersection de deux droites ne dit rien du meilleur choix tant qu'on n'a pas regardé TOUTES les offres. La comparaison deux à deux de la question a), qui est celle que l'on fait spontanément, désigne un gagnant, B après 12 séances, qui se révèle perdant dès qu'une troisième offre entre dans le tableau. Méthode à retenir pour l'examen : traduire chaque offre par une fonction affine, comparer par des inéquations plutôt que par des valeurs isolées, et conclure par un intervalle d'entiers.
Exercice 7 : Positions relatives de deux droites et discussion
Deux droites non verticales sont parallèles si et seulement si elles ont le même coefficient directeur. Tout l'exercice se ramène à cette phrase.
a) Quelle est la position relative des droites d:y=2x−3 et d′:y=2x+1 ?
b) Même question pour d:3x−2y=6 et d′:−6x+4y=5.
c) Pour quelle valeur de m les droites y=mx+1 et y=(2m−3)x−4 sont-elles parallèles ? Sont-elles alors confondues ?
d) Pour quelle valeur de m le système {mx+y=34x+2y=7 n'a-t-il aucune solution ?
e) Résolvez ce système pour m=1.
f) Un système de deux équations du premier degré à deux inconnues peut-il avoir exactement deux solutions ? Justifiez.
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Réponses
a)Strictement parallèles
b)Strictement parallèles
c)m=3 ; non confondues
d)m=2
e)(0,5;2,5)
f)Non : 0, 1 ou une infinité
a)
Les deux coefficients directeurs valent 2 : les droites sont parallèles. Les ordonnées à l'origine, −3 et 1, sont différentes : elles sont donc strictement parallèles, sans point commun. Le système formé par ces deux équations n'a aucune solution.
b)
Il faut d'abord passer aux formes réduites. De 3x−2y=6 on tire y=23x−3. De −6x+4y=5 on tire 4y=6x+5, puis y=23x+45. Mêmes coefficients directeurs, ordonnées à l'origine différentes : les droites sont strictement parallèles. On pouvait le voir autrement : multiplier la première équation par −2 donne −6x+4y=−12, qui a le même membre de gauche que la seconde mais un membre de droite différent, −12 contre 5. C'est la signature algébrique du parallélisme strict.
c)
Elles sont parallèles lorsque m=2m−3, soit m=3. Pour cette valeur, les deux droites sont y=3x+1 et y=3x−4 : les ordonnées à l'origine, 1 et −4, diffèrent, donc elles ne sont PAS confondues. Elles sont strictement parallèles, et pour toute autre valeur de m elles sont sécantes.
d)
On passe aux formes réduites : la première équation donne y=−mx+3, la seconde 2y=−4x+7, soit y=−2x+3,5. Le système n'a aucune solution lorsque les droites sont strictement parallèles, c'est-à-dire lorsque −m=−2 et que les ordonnées à l'origine diffèrent. Or m=2 donne bien 3=3,5 : pour m=2, et seulement pour cette valeur, le système est sans solution. Pour tout autre m, les droites sont sécantes et la solution est unique. Notez qu'aucune valeur de m ne rend les droites confondues, puisque cela exigerait aussi 3=3,5.
e)
Pour m=1, le système devient y=−x+3 et y=−2x+3,5. On égalise : −x+3=−2x+3,5 donne x=0,5, puis y=−0,5+3=2,5. Vérifications dans les équations d'origine : 1×0,5+2,5=3 ✓ et 4×0,5+2×2,5=2+5=7 ✓. Le couple solution est (0,5;2,5).
f)
Non, jamais. Résoudre un tel système, c'est chercher les points communs à deux droites. Si les droites sont distinctes, elles ont au plus un point commun, car deux points distincts déterminent une seule droite ; si elles sont confondues, tous leurs points sont communs et il y en a une infinité. Il n'existe donc que trois nombres possibles de solutions : zéro, une, ou une infinité. Exactement deux est impossible.
La méthode générale, valable pour toute discussion selon un paramètre, tient en trois temps : mettre les deux équations sous forme réduite, écrire l'égalité des coefficients directeurs, puis vérifier séparément si les ordonnées à l'origine coïncident pour la valeur trouvée. Le premier temps est celui qu'on saute le plus volontiers, et c'est celui qui décide de tout : comparer directement les coefficients de deux équations écrites sous la forme ax+by=c conduit à des conclusions fausses dès que les équations ne sont pas proportionnellement écrites.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, et donnez l'énoncé correct.
a) « Toute fonction dont la représentation graphique est une droite est linéaire. »
b) « Si a<0, alors f(x)=ax+b est négative pour tout x. »
c) « Pour résoudre x+2x−1≥0, il suffit de multiplier les deux membres par x+2. »
d) « Un système de deux équations à deux inconnues a toujours une solution. »
e) « Si f est affine et si f(1)=f(5), c'est que f n'existe pas. »
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Réponses
a)Faux : affine, linéaire seulement si b=0
b)Faux : f(0)=5>0 avec a=−2
c)Faux : ]−∞;−2[∪[1;+∞[
d)Faux : 0, 1 ou une infinité
e)Faux : f est constante (a=0)
a)
FAUX. Une telle fonction est AFFINE ; elle n'est linéaire que si sa droite passe par l'origine, c'est-à-dire si b=0. La droite d'équation y=2x−3 est bien une droite, et pourtant f(1)=−1 alors qu'une fonction linéaire vérifierait f(1)=a et surtout f(0)=0, ce qui n'est pas le cas ici. Énoncé correct : toute fonction dont la représentation graphique est une droite non verticale est affine.
b)
FAUX. Le signe de f(x) n'est pas celui de a partout : il change en la racine −ab. Avec f(x)=−2x+5, on a bien a<0, et pourtant f(0)=5>0. Énoncé correct : si a<0, la fonction est décroissante, positive AVANT sa racine et négative après. Confondre le sens de variation et le signe est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
c)
FAUX. Le signe de x+2 est inconnu : il est positif pour x>−2 et négatif pour x<−2, et multiplier une inéquation par un nombre négatif en renverse le sens. La manipulation donnerait x−1≥0, soit x≥1, alors que x=−3 convient aussi : −1−4=4≥0 ✓. Énoncé correct : on dresse le tableau de signes du quotient, et l'ensemble des solutions est ]−∞;−2[∪[1;+∞[, la valeur −2 étant interdite.
d)
FAUX. Le système {3x−y=5−6x+2y=1 de l'exercice 5 n'en a aucune, ses deux droites étant strictement parallèles. Énoncé correct : un système de deux équations du premier degré à deux inconnues a soit une solution unique, soit aucune, soit une infinité, selon que les droites associées sont sécantes, strictement parallèles ou confondues.
e)
FAUX. Une fonction affine peut très bien prendre deux fois la même valeur : c'est le cas des fonctions CONSTANTES, pour lesquelles a=0. Si f(1)=f(5) avec f(x)=ax+b, alors a+b=5a+b, donc 4a=0 et a=0 : la fonction existe parfaitement, elle est simplement constante. Énoncé correct : si une fonction affine prend deux fois la même valeur, elle est constante.
Ces cinq affirmations recouvrent les cinq confusions qui coûtent le plus de points en contrôle : affine contre linéaire, sens de variation contre signe, manipulation d'une inéquation par une quantité de signe inconnu, existence d'une solution d'un système, et statut particulier du cas a=0. Une seule habitude les désamorce toutes : avant de conclure, tester une valeur numérique, celle qui devrait contredire l'affirmation.
Exercice 9 : Problème : coût, recette et seuil de rentabilité
Un atelier fabrique des supports à vélo. Produire x supports coûte C(x)=8x+900 dollars, les 900 dollars correspondant aux frais fixes de l'atelier. Chaque support est vendu 26 dollars, ce qui donne une recette R(x)=26x.
a) Lisez sur le graphique le nombre de supports à partir duquel l'atelier gagne de l'argent.
b) Exprimez le bénéfice B(x)=R(x)−C(x) et donnez sa nature.
c) Résolvez B(x)>0 et concluez.
d) Combien de supports faut-il vendre pour un bénéfice d'au moins 1800 dollars ?
e) Le coût moyen par support est xC(x). Est-ce une fonction affine ? Calculez-le pour 50 supports, puis pour 150, et commentez.
f) La concurrence oblige à baisser le prix de vente à 20 dollars. Calculez le nouveau seuil de rentabilité, puis comparez en pourcentage la baisse du prix et la hausse du seuil.
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Réponses
a)50 supports
b)B(x)=18x−900, affine
c)x>50 : bénéficiaire dès 51 supports
d)Au moins 150 supports
e)8+x900, non affine ; 26 puis 14 dollars
f)Seuil 75 ; prix −23,1%, seuil +50%
a)
Les deux droites se coupent en un point d'abscisse 50. Avant ce point la droite du coût est au-dessus de celle de la recette, donc l'atelier perd de l'argent ; après, la recette passe au-dessus et l'atelier en gagne. Le seuil se lit donc à 50 supports.
b)
B(x)=26x−(8x+900)=26x−8x−900=18x−900. C'est une fonction affine de coefficient directeur 18 et d'ordonnée à l'origine −900. Le coefficient 18 est la MARGE par support, 26−8, et c'est ce nombre, et non le prix de vente, qui mesure ce que rapporte réellement chaque unité produite. Attention au signe moins devant la parenthèse : oublier de le distribuer donne 18x+900, un bénéfice toujours positif, ce qui devrait alerter.
c)
18x−900>0 équivaut à 18x>900, soit x>50 en divisant par 18, qui est positif. L'atelier devient bénéficiaire à partir de 51 supports vendus, et pour exactement 50 supports le bénéfice est nul : c'est le seuil de rentabilité, qui confirme la lecture graphique du a).
d)
On résout 18x−900≥1800, soit 18x≥2700 et x≥150. Il faut donc vendre au moins 150 supports. Vérification : B(150)=2700−900=1800 ✓.
e)
Le coût moyen vaut x8x+900=8+x900 : ce n'est PAS une fonction affine, à cause du quotient x900, qui est une fonction inverse. Elle est décroissante sur ]0;+∞[ : plus on produit, plus les frais fixes se répartissent sur un grand nombre de supports. Pour x=50 : 8+18=26 dollars par support. Pour x=150 : 8+6=14 dollars. Le résultat pour 50 n'est pas un hasard : au seuil de rentabilité, le coût moyen égale exactement le prix de vente, puisque recette et coût y sont égaux.
f)
Avec un prix de 20 dollars, la marge tombe à 20−8=12 dollars et le bénéfice devient 12x−900. Le nouveau seuil est donné par 12x>900, soit x>75 : il faut désormais 76 supports pour être bénéficiaire. Le prix a baissé de 2620−26≈−23,1%, tandis que le seuil est passé de 50 à 75, soit une hausse de 50%. Une baisse de prix d'un quart fait donc grimper le seuil de moitié, parce que c'est la MARGE, et non le prix, qui est divisée : elle chute de 18 à 12, soit un tiers de moins, et le seuil, qui lui est inversement proportionnel, augmente dans le même rapport.
Ce problème est le modèle le plus classique de tout le chapitre, et il se reconnaît à sa structure : deux fonctions affines, l'une avec des frais fixes, l'autre sans, dont la comparaison se ramène au signe d'une troisième fonction affine, la différence. Deux réflexes à conserver : le seuil se calcule sur le bénéfice, jamais en comparant les coefficients directeurs seuls, et un seuil non entier se conclut toujours par l'entier suivant, puisqu'on ne vend pas une fraction de support.
Exercice 10 : Problème de synthèse : la billetterie du spectacle
Un club vend 250 billets pour son spectacle de fin d'année et encaisse 3 920 dollars. Le billet adulte coûte 20 dollars et le billet enfant 11 dollars.
On note a le nombre de billets adultes et e le nombre de billets enfants.
a) Traduisez la situation par un système de deux équations à deux inconnues.
b) Résolvez ce système par substitution.
c) Vérifiez votre réponse dans les deux équations de départ.
d) Le club aurait voulu encaisser 4 400 dollars avec ces mêmes 250 billets. Était-ce possible ?
e) Interprétez graphiquement le système de la question a).
f) Le club souhaitait vendre au moins autant de billets adultes que de billets enfants. L'objectif est-il atteint ?
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Réponses
a)a+e=250 et 20a+11e=3920
b)a=130, e=120
c)250 billets et 3920 dollars ✓
d)a≈183,3 non entier : impossible
e)Droites sécantes en (130;120)
f)Oui : a≥125 et a=130
a)
La première équation compte les billets, la seconde compte l'argent : {a+e=25020a+11e=3920. Le passage de l'énoncé au système est la partie notée : une équation par information chiffrée, et il faut résister à la tentation d'écrire 20a+11e=250, qui mélange des billets et des dollars.
b)
La première équation donne e=250−a. On reporte dans la seconde : 20a+11(250−a)=3920, soit 20a+2750−11a=3920, puis 9a=1170 et a=130. On revient alors à e=250−130=120. Le club a donc vendu 130 billets adultes et 120 billets enfants.
c)
Première équation : 130+120=250 ✓. Seconde équation : 20×130+11×120=2600+1320=3920 ✓. Les deux vérifications sont indispensables, car une erreur de report ne se voit que dans l'équation qui n'a pas servi au calcul final.
d)
On refait le même calcul avec 4400 à la place de 3920 : 20a+11(250−a)=4400 donne 9a=4400−2750=1650, soit a=91650≈183,3. Le système a donc une solution MATHÉMATIQUE, mais elle n'est pas entière, et l'on ne vend pas un tiers de billet : c'était impossible. On peut le confirmer en encadrant : avec 183 billets adultes la recette vaut 20×183+11×67=3660+737=4397 dollars, et avec 184 elle vaut 3680+726=4406 dollars. Aucune répartition de 250 billets ne donne exactement 4400 dollars. C'est le piège le plus intéressant de la série : un système peut être parfaitement résoluble et sa solution rester inacceptable pour le problème posé.
e)
Chaque équation est celle d'une droite dans un repère où a est en abscisse et e en ordonnée. La première, e=250−a, a pour coefficient directeur −1 ; la seconde, e=113920−20a, a pour coefficient directeur −1120≈−1,82. Les coefficients directeurs étant différents, les droites sont sécantes, et leur unique point commun a pour coordonnées (130;120), comme le montre la figure du corrigé. Seule la portion du plan où a et e sont des entiers positifs a un sens ici, ce qui est précisément ce qui coince à la question d).
f)
Le club a vendu 130 billets adultes contre 120 billets enfants : l'objectif est atteint, mais de justesse, avec dix billets d'écart. La condition s'écrit a≥e, soit a≥250−a, c'est-à-dire 2a≥250 et a≥125 : il fallait au moins 125 billets adultes, et il y en a eu 130. Traduire une condition en inéquation, puis la résoudre, vaut mieux que comparer les deux nombres à l'oeil, parce que cela donne le SEUIL, information que la simple comparaison ne fournit pas.
Cet exercice rassemble tout ce que la série a construit : un système monté à partir d'un texte, résolu par substitution, vérifié, interprété comme l'intersection de deux droites, puis discuté par une inéquation du premier degré. Il ajoute la seule chose que l'algèbre seule ne dit pas : la solution d'un système appartient à R2, alors que le problème, lui, peut n'accepter que des entiers positifs. Vérifier que la solution trouvée a un sens dans le contexte est la dernière étape de tout problème, et elle est notée.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Reconnaître une fonction affine dans un tableau
Une fonction est affine si et seulement si ses accroissements sont PROPORTIONNELS : le quotient x2−x1f(x2)−f(x1) est le même pour tous les couples de valeurs, et il vaut a.
Le tableau donne quelques valeurs de deux fonctions f et g.
x
0
1
2
3
f(x)
3
5
7
9
g(x)
1
2
5
10
a) Calculez les taux d'accroissement de f entre 0 et 1, entre 1 et 2, entre 2 et 3. La fonction f peut-elle être affine ? Si oui, donnez a et b.
b) Même question pour g.
c) Calculez f(10) et l'antécédent de 0 par f.
d) Une fonction affine h vérifie h(−2)=8 et h(4)=−4. Déterminez h(x) et calculez h(1).
e) Déterminez le nombre x tel que f(x)=h(x), et la valeur commune.
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Réponses
a)Taux constants 2 : f(x)=2x+3
b)Taux 1, 3, 5 : g non affine
c)f(10)=23 ; antécédent de 0 : −1,5
d)h(x)=−2x+4, h(1)=2
e)x=0,25, valeur 3,5
a)
Taux : 1−05−3=2, 2−17−5=2, 3−29−7=2. Les trois taux sont égaux : f peut être affine, avec a=2. Et b=f(0)=3, donc f(x)=2x+3. Contrôle : f(3)=6+3=9 ✓. Un tableau fini ne PROUVE pas qu'une fonction est affine, il le rend compatible ; en revanche il peut prouver qu'elle ne l'est pas.
b)
Taux : 12−1=1, 15−2=3, 110−5=5. Les taux sont différents : g n'est PAS affine. On reconnaît d'ailleurs g(x)=x2+1. Il suffit de deux taux différents pour conclure.
c)
f(10)=2×10+3=23. Antécédent de 0 : 2x+3=0, donc x=−1,5.
d)
a=4−(−2)h(4)−h(−2)=6−4−8=−2. Puis h(4)=−4 donne −8+b=−4, b=4. Donc h(x)=−2x+4 et h(1)=2. Contrôle avec l'autre point : h(−2)=4+4=8 ✓.
e)
2x+3=−2x+4 donne 4x=1, donc x=0,25. Valeur commune : f(0,25)=0,5+3=3,5, et h(0,25)=−0,5+4=3,5 ✓. Graphiquement, c'est le point d'intersection (0,25;3,5) des deux droites.
Le fil : dans un tableau, a se lit comme un TAUX constant, et b comme la valeur en 0. Un seul taux différent suffit à écarter l'hypothèse affine.
Exercice 12 : Systèmes à coefficients fractionnaires ou décimaux
Avant de résoudre, on se débarrasse des fractions ou des virgules en multipliant chaque équation par un nombre bien choisi : cela ne change pas les solutions, et cela supprime la moitié des erreurs de calcul.
a) Résolvez {2x+3y=4x−y=3
b) Résolvez {0,5x−0,2y=1,40,3x+0,4y=2,4
c) Combien de solutions le système {2x+3y=74x+6y=14 a-t-il ?
d) Résolvez {y=5−x2x−y=4 en choisissant la méthode la plus rapide.
e) La somme de deux nombres vaut 20 et leur différence 6. Trouvez ces deux nombres.
Voir la correction
Réponses
a)(6;3)
b)(4;3)
c)Une infinité
d)(3;2)
e)13 et 7
a)
On multiplie la première équation par 6, plus petit multiple commun de 2 et 3 : 3x+2y=24. La seconde donne x=y+3. Substitution : 3(y+3)+2y=24, soit 5y=15, y=3, puis x=6. Contrôle dans l'équation d'origine : 26+33=3+1=4 ✓.
b)
On multiplie par 10 : {5x−2y=143x+4y=24. Combinaison : en doublant la première, 10x−4y=28, puis en ajoutant la seconde, 13x=52, x=4. Report : 5×4−2y=14, soit 2y=6 et y=3. Contrôle : 0,3×4+0,4×3=1,2+1,2=2,4 ✓.
c)
La seconde équation est exactement le double de la première. Les deux décrivent la même droite : il y a une INFINITÉ de solutions, tous les couples tels que y=37−2x, par exemple (2;1) ou (3,5;0).
d)
y est déjà isolée : la substitution s'impose. 2x−(5−x)=4, attention au moins qui porte sur les deux termes : 3x−5=4, x=3, puis y=5−3=2. Contrôle : 2×3−2=4 ✓.
e)
Avec x et y les deux nombres : {x+y=20x−y=6. En ajoutant les équations : 2x=26, x=13, puis y=7. Contrôle : 13+7=20 et 13−7=6 ✓. La combinaison par addition est ici immédiate parce que les coefficients de y sont opposés.
Retenir : on simplifie les coefficients d'abord, on choisit ensuite la méthode (substitution si une inconnue est isolée, combinaison sinon), et l'on contrôle toujours dans les équations D'ORIGINE, pas dans les équations transformées.
Exercice 13 : Points alignés et coefficient directeur
On donne A(1;3), B(3;7), C(6;13) et D(−2;−2). Le coefficient directeur de la droite (MN), pour xM=xN, vaut xN−xMyN−yM. Trois points sont alignés si les droites (AB) et (AC) ont le même coefficient directeur.
a) Calculez le coefficient directeur de (AB).
b) Calculez celui de (AC). Les points A, B, C sont-ils alignés ?
c) Les points A, B, D sont-ils alignés ?
d) Déterminez l'équation réduite de (AB) et vérifiez votre réponse à la question c).
e) Donnez l'ordonnée du point E de (AB) d'abscisse 10, et l'abscisse du point F de (AB) d'ordonnée 0.
Voir la correction
Réponses
a)2
b)2 : A, B, C alignés
c)35=2 : non alignés
d)y=2x+1 ; D n'est pas sur (AB)
e)E(10;21), F(−0,5;0)
a)
3−17−3=24=2.
b)
6−113−3=510=2. Même coefficient directeur et point commun A : les droites (AB) et (AC) sont confondues, donc A, B, C sont alignés. Le point commun est indispensable : deux droites de même pente sans point commun seraient seulement parallèles.
c)
−2−1−2−3=−3−5=35=2 : les points A, B, D ne sont pas alignés. Sur un dessin approximatif, ils semblent pourtant très proches d'une ligne droite.
d)
(AB) : y=2x+b avec 3=2×1+b, donc b=1 et y=2x+1. Pour D : 2×(−2)+1=−3=−2, donc D∈/(AB) ✓, cohérent avec c). Le point D est à une unité au-dessus de la droite.
e)
E : y=2×10+1=21. F : 2x+1=0, donc x=−0,5.
Une même idée sert trois fois : la pente d'une droite est la même quel que soit le couple de points choisi. C'est ce qui permet de tester un alignement, de trouver une équation, et de placer n'importe quel point.
Exercice 14 : Problème : degrés Celsius et degrés Fahrenheit
La température en degrés Fahrenheit est une fonction affine F de la température en degrés Celsius c. L'eau gèle à 0 °C, soit 32 °F, et bout à 100 °C, soit 212 °F.
a) Déterminez F(c).
b) Convertissez 37 °C et −10 °C en degrés Fahrenheit.
c) Une recette indique 50 °F. Quelle température est-ce en degrés Celsius ?
d) Existe-t-il une température qui s'écrit avec le même nombre dans les deux échelles ?
e) Pour quelles températures Celsius le nombre de degrés Fahrenheit est-il strictement supérieur au double du nombre de degrés Celsius ?
Voir la correction
Réponses
a)F(c)=1,8c+32
b)98,6 °F et 14 °F
c)10 °C
d)Oui : −40
e)c<160
a)
F affine : F(c)=ac+b. Coefficient directeur : a=100−0212−32=100180=1,8. Et b=F(0)=32. Donc F(c)=1,8c+32. Le coefficient 1,8 signifie qu'un degré Celsius vaut 1,8 degré Fahrenheit.
b)
F(37)=1,8×37+32=66,6+32=98,6 °F, la température du corps humain. F(−10)=−18+32=14 °F.
c)
On résout 1,8c+32=50 : 1,8c=18, c=10 °C. Chercher un antécédent, c'est résoudre une équation, pas appliquer la formule à l'envers au hasard : 50×1,8+32 n'aurait aucun sens.
d)
On cherche c tel que F(c)=c : 1,8c+32=c, soit 0,8c=−32, c=−40. À −40 degrés, les deux thermomètres affichent le même nombre. Graphiquement, c'est l'intersection de la droite de F avec la droite y=x.
e)
1,8c+32>2c équivaut à 32>0,2c, soit c<160. Pour toutes les températures inférieures à 160 °C, le nombre Fahrenheit dépasse le double du nombre Celsius. Au-delà, c'est l'inverse, car la pente 2 finit par rattraper l'avance de 32.
Ce problème est l'exemple type d'une fonction affine en physique : deux mesures suffisent à la déterminer, et chaque question se traduit par une image, un antécédent ou une inéquation.
Exercice 15 : Problème : poules et lapins
Dans une ferme, on compte 35 têtes et 94 pattes. Il n'y a que des poules, qui ont deux pattes, et des lapins, qui en ont quatre.
On note p le nombre de poules et l le nombre de lapins.
a) Traduisez l'énoncé par un système de deux équations.
b) Résolvez ce système.
c) Si l'on avait compté 95 pattes, le problème aurait-il eu une solution ?
d) Avec 35 têtes, quels sont le plus petit et le plus grand nombre de pattes possibles ?
e) Avec 35 têtes, combien de nombres de pattes différents sont possibles ?
Voir la correction
Réponses
a)p+l=35 et 2p+4l=94
b)23 poules et 12 lapins
c)Non : le nombre de pattes est toujours pair
d)70 et 140 pattes
e)36 valeurs (les pairs de 70 à 140)
a)
Une tête par animal, deux ou quatre pattes selon l'espèce : {p+l=352p+4l=94.
b)
De la première : p=35−l. Report : 2(35−l)+4l=94, soit 70+2l=94, l=12, puis p=23. Il y a 23 poules et 12 lapins. Contrôle : 23+12=35 et 46+48=94 ✓. Raisonnement sans algèbre pour vérifier : si les 35 animaux étaient des poules, il y aurait 70 pattes ; il en manque 24, et chaque lapin en ajoute 2, donc 12 lapins.
c)
Non. 2p+4l=2(p+2l) est toujours PAIR, alors que 95 est impair. Le système aurait une solution décimale (l=12,5), mais aucune solution en nombres entiers : on ne compte pas un demi-lapin.
d)
Le minimum est atteint avec 35 poules : 70 pattes. Le maximum avec 35 lapins : 140 pattes.
e)
Avec l lapins et 35−l poules, le nombre de pattes vaut 70+2l, où l est un entier de 0 à 35. Cela donne les 36 nombres pairs de 70 à 140. Chaque nombre de pattes possible correspond à une seule répartition, puisque l se retrouve par l=2P−70.
Ce problème classique montre les deux faces d'un système en situation : l'algèbre donne une solution dans les réels, le contexte exige des entiers positifs, et c'est ce second filtre qui décide si le problème est possible.
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