Seconde, programme français à Montréal • Devoir commun
Devoir commun corrigé de mathématiques (Seconde)
Voici un devoir commun corrigé de mathématiques de Seconde, au format pratiqué au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas : trois parties, cent points, deux heures trente. C'est la seule série de ce niveau qui croise tous les chapitres de l'année dans une même épreuve.
La partie A se traite sans calculatrice et vérifie les automatismes : fractions, puissances, racines, identités remarquables, équations, inéquations, vecteurs et lecture d'une fonction. La partie B rassemble quatre exercices classiques. La partie C propose trois problèmes où la modélisation compte autant que le calcul.
Deux exercices méritent une attention particulière. L'enclos contre un mur montre que l'intuition du carré optimal est FAUSSE dès qu'un côté est gratuit, et le dernier exercice fait découvrir, sur un vrai programme Python, pourquoi additionner des décimaux dans une boucle donne un résultat faux.
Ce sujet a été écrit sur le programme de Seconde de 2019, et depuis la rentrée 2026 quatre exercices en dépassent une partie, ce que leur énoncé signale. L'exercice 2 (questions 3 et 6) et l'exercice 4 en entier reposent sur le second degré, forme canonique et signe d'un trinôme, qui est au programme de Première spécialité. L'exercice 8 demande en questions 3 et 5 une forme canonique et une inéquation du second degré : l'énoncé les fournit désormais sous forme admise, ce qui rend le problème faisable avec les outils de Seconde. L'exercice 9 utilise en questions 5 et 6 l'intervalle de fluctuation en n1, sorti du programme. Tout le reste de l'épreuve est au programme 2026.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Forme canonique : ax2+bx+c=a(x−α)2+β avec α=−2ab. Le sommet est (α;β), minimum si a>0, maximum si a<0. Notion de Première spécialité depuis la rentrée 2026.
•Un trinôme est du signe de a à l'extérieur des racines et du signe contraire entre les racines. Règle de Première spécialité : en Seconde, on factorise puis on dresse un tableau de signes.
•Diviser une inégalité par un nombre négatif en RENVERSE le sens.
•AB(xB−xA;yB−yA), milieu (2xA+xB;2yA+yB), colinéarité si le déterminant xy′−yx′ est nul.
•Dans une réduction de rapport k, les longueurs sont multipliées par k et les aires par k2.
•P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B) : on retranche l'intersection pour ne pas la compter deux fois.
•Intervalle de fluctuation, programme de 2019 : [p−n1;p+n1] au seuil de 95 pour cent. Il a quitté le programme de Seconde à la rentrée 2026.
•Une moyenne ne décrit jamais une série seule : accompagnez-la toujours d'un indicateur de dispersion.
Partie A : automatismes (/20 • 30 minutes, calculatrice interdite)
Exercice 1 : Automatismes : nombres et calcul littéral
Cette partie se traite SANS calculatrice. Aucune justification n'est attendue, seul le résultat compte, mais un résultat faux ne rapporte rien : prenez le temps de vérifier.
1) Calculez 32−43×98.
2) Écrivez 10210−3×(104)2 sous la forme d'une puissance de 10.
3) Écrivez 50−32 sous la forme a2.
4) Développez et réduisez (2x−3)2−(x+1)(x−1).
5) Factorisez 9x2−25.
6) Résolvez 32x−1=2x+4.
7) Résolvez −3x+7≥1 et donnez l'ensemble des solutions sous forme d'intervalle.
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Réponses
1)0
2)103
3)22
4)3x2−12x+10
5)(3x−5)(3x+5)
6)x=14
7)]−∞;2]
1)
La priorité est à la multiplication : 43×98=3624=32. Il reste 32−32=0. L'erreur classique consiste à calculer 32−43 d'abord, ce qui donnerait −121 puis un résultat faux : dans une expression sans parenthèses, la multiplication passe TOUJOURS avant la soustraction.
2)
On applique les trois règles des puissances : (104)2=104×2=108, puis 10−3×108=10−3+8=105, puis 102105=105−2=103. Le résultat est 103, c'est-à-dire 1000. Retenez le sens de chaque règle : on MULTIPLIE les exposants pour une puissance de puissance, on les ADDITIONNE pour un produit, on les SOUSTRAIT pour un quotient.
3)
On extrait le plus grand carré parfait contenu dans 50 : 50=25×2, donc 50=25×2=52. Il vient 52−32=22. On traite 2 exactement comme une lettre : 5 fois quelque chose moins 3 fois la même chose font 2 fois cette chose.
4)
On développe chaque morceau séparément. L'identité du carré donne (2x−3)2=4x2−12x+9, et celle de la différence de deux carrés donne (x+1)(x−1)=x2−1. Attention au signe moins qui porte sur TOUTE la seconde parenthèse : 4x2−12x+9−(x2−1)=4x2−12x+9−x2+1=3x2−12x+10. Oublier de changer le signe du −1 est l'erreur la plus fréquente de cette question.
5)
On reconnaît une différence de deux carrés, puisque 9x2=(3x)2 et 25=52. L'identité a2−b2=(a−b)(a+b) donne donc 9x2−25=(3x−5)(3x+5). On peut contrôler en développant : (3x−5)(3x+5)=9x2+15x−15x−25=9x2−25 ✓.
6)
On multiplie les deux membres par 6, dénominateur commun, ce qui revient au produit en croix : 2(2x−1)=3(x+4), soit 4x−2=3x+12, puis 4x−3x=12+2 et enfin x=14. Contrôle en remplaçant : 32×14−1=327=9 et 214+4=218=9 ✓.
7)
On isole le terme en x : −3x≥1−7, soit −3x≥−6. On divise par −3, et c'est ici que tout se joue : diviser une inégalité par un nombre NÉGATIF en renverse le sens. On obtient donc x≤2, c'est-à-dire x∈]−∞;2]. Contrôle avec une valeur : pour x=0, −3×0+7=7≥1 ✓, et 0 appartient bien à l'intervalle trouvé ; pour x=3, −3×3+7=−2, qui n'est pas supérieur à 1 ✓.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Automatismes : fonctions et second degré
On considère la fonction f définie sur R par f(x)=x2−6x+5.
Les questions 3 et 6 dépassent le programme de Seconde entré en vigueur à la rentrée 2026 : le sommet d'une parabole et le signe d'un trinôme du second degré sont au programme de Première spécialité. Les questions 1, 2, 4 et 5 restent du calcul de Seconde.
1) Calculez f(−2).
2) Vérifiez que f(x)=(x−3)2−4 pour tout réel x.
3) Déduisez-en les coordonnées du sommet de la parabole et la nature de l'extremum.
4) Résolvez f(x)=0.
5) Déterminez les antécédents de 5 par f.
6) Donnez, sans calcul supplémentaire, l'ensemble des réels x tels que f(x)<0.
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Réponses
1)f(−2)=21
2)(x−3)2−4=x2−6x+5 ✓
3)Sommet S(3;−4), minimum
4)x=1 ou x=5
5)Antécédents de 5 : 0 et 6
6)]1;5[
1)
On remplace, en soignant les signes : f(−2)=(−2)2−6×(−2)+5=4+12+5=21. Le carré d'un nombre négatif est positif, et −6×(−2) vaut +12 : deux pièges de signe dans un seul calcul.
2)
On développe la forme proposée : (x−3)2−4=x2−6x+9−4=x2−6x+5=f(x) ✓. C'est la forme CANONIQUE. On sait la retrouver seule : le coefficient de x vaut −6, sa moitié vaut −3, on écrit (x−3)2 qui vaut x2−6x+9, soit 4 de trop par rapport à f, donc on retranche 4.
3)
Sous la forme (x−3)2−4, le carré est toujours positif ou nul et vaut 0 uniquement pour x=3. La fonction atteint donc sa plus petite valeur en x=3, et cette valeur est −4. Le sommet est S(3;−4), et comme le coefficient de x2 est POSITIF la parabole est tournée vers le haut : c'est un MINIMUM.
4)
La forme canonique est la plus rapide : (x−3)2−4=0 donne (x−3)2=4, donc x−3=2 ou x−3=−2, soit x=5 ou x=1. Ne gardez jamais la seule racine positive, un carré égal à 4 admet DEUX solutions. Contrôle par la somme et le produit : 1+5=6, l'opposé du coefficient de x ✓, et 1×5=5, le terme constant ✓.
5)
Chercher les antécédents de 5, c'est résoudre f(x)=5, et non calculer f(5) : c'est la confusion la plus fréquente sur cette notion. On écrit x2−6x+5=5, soit x2−6x=0, puis on FACTORISE plutôt que de recourir au discriminant : x(x−6)=0, donc x=0 ou x=6. Les antécédents de 5 sont 0 et 6. Contrôle : f(0)=5 ✓ et f(6)=36−36+5=5 ✓.
6)
La parabole est tournée vers le haut et coupe l'axe des abscisses en 1 et 5. Elle est donc SOUS cet axe strictement entre ses deux racines : f(x)<0 pour x∈]1;5[. La règle générale à retenir est que le trinôme est du signe du coefficient de x2 à l'extérieur des racines, et du signe contraire entre les racines.
Exercice 3 : Automatismes : repérage, vecteurs, statistiques et probabilités
Le plan est muni d'un repère orthonormé. On donne A(−1;2), B(3;4) et C(5;−1).
1) Donnez les coordonnées du vecteur AB.
2) Donnez les coordonnées du milieu I du segment [AB].
3) Calculez la distance AB et donnez-en la valeur exacte.
4) Les points A, B et C sont-ils alignés ? Justifiez par un calcul.
5) Donnez la moyenne et la médiane de la série 4;7;7;9;12;15.
6) On tire une carte au hasard dans un jeu de 52 cartes. Calculez la probabilité d'obtenir un roi OU un cœur.
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Réponses
1)AB(4;2)
2)I(1;3)
3)AB=25≈4,47
4)Déterminant −24=0 : non alignés
5)Moyenne 9, médiane 8
6)134
1)
On soustrait dans le bon sens, l'arrivée moins le départ : AB(xB−xA;yB−yA)=(3−(−1);4−2)=(4;2). Inverser l'ordre donnerait BA, le vecteur opposé.
2)
Pour le milieu, on MOYENNE au lieu de soustraire : I(2xA+xB;2yA+yB)=(2−1+3;22+4)=(1;3). Confondre la formule du milieu et celle du vecteur est une erreur courante : l'une additionne et divise, l'autre soustrait.
3)
La distance se calcule avec le théorème de Pythagore appliqué aux coordonnées du vecteur : AB=42+22=16+4=20. On simplifie, car 20=4×5 : AB=25, soit environ 4,47. Une distance est toujours positive, les carrés s'en chargent.
4)
Trois points sont alignés lorsque deux vecteurs qui les relient sont COLINÉAIRES. On calcule AC(5−(−1);−1−2)=(6;−3), puis le déterminant de AB et AC : 4×(−3)−2×6=−12−12=−24. Il est non nul, donc les vecteurs ne sont pas colinéaires et les trois points ne sont PAS alignés. Le déterminant se calcule en croix, produit de la première abscisse par la seconde ordonnée moins produit de la seconde abscisse par la première ordonnée.
5)
La série comporte 6 valeurs, de somme 4+7+7+9+12+15=54, donc la moyenne vaut 654=9. Pour la médiane, l'effectif est PAIR : on prend la demi-somme des deux valeurs centrales, la troisième et la quatrième, soit 27+9=8. Moyenne et médiane diffèrent ici, ce qui est normal, la valeur 15 tirant la moyenne vers le haut.
6)
Les événements « roi » et « cœur » ne sont pas incompatibles, puisque le roi de cœur appartient aux deux. On ne peut donc pas simplement additionner. La formule à utiliser est P(R∪C)=P(R)+P(C)−P(R∩C)=524+5213−521=5216=134, soit environ 0,31. Oublier de retrancher l'intersection donnerait 5217 et compterait le roi de cœur deux fois.
Partie B : exercices (/40 • 60 minutes)
Exercice 4 : Étude complète d'un trinôme
On considère la fonction f définie sur R par f(x)=−2x2+8x+10. La calculatrice est autorisée, mais toutes les réponses doivent être JUSTIFIÉES par le calcul.
Cet exercice dépasse le programme de Seconde entré en vigueur à la rentrée 2026 : l'étude d'un trinôme du second degré par sa forme canonique, ses variations et son signe est au programme de Première spécialité. On peut le sauter ; seules les questions 5 et 6, une factorisation puis une lecture graphique, relèvent de la Seconde.
1) Montrez que f(x)=−2(x−2)2+18 pour tout réel x.
2) Déduisez-en les coordonnées du sommet et la nature de l'extremum.
3) Dressez le tableau de variations de f sur R.
4) Résolvez f(x)=0 et dressez le tableau de signes de f.
5) Résolvez l'inéquation f(x)≥10.
6) Interprétez graphiquement le résultat de la question 5.
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Réponses
1)−2(x−2)2+18=−2x2+8x+10 ✓
2)Sommet S(2;18), maximum
3)Croissante sur ]−∞;2], décroissante sur [2;+∞[
4)Racines −1 et 5 ; f>0 sur ]−1;5[
5)[0;4]
6)Parabole au-dessus de y=10 entre 0 et 4
1)
On développe la forme proposée : −2(x−2)2+18=−2(x2−4x+4)+18=−2x2+8x−8+18=−2x2+8x+10=f(x) ✓. Pour la retrouver seul, on factorise d'abord le coefficient dominant sur les deux premiers termes : f(x)=−2(x2−4x)+10, puis x2−4x=(x−2)2−4, donc f(x)=−2[(x−2)2−4]+10=−2(x−2)2+8+10. Le piège est de ne pas distribuer le −2 sur le −4.
2)
Le carré (x−2)2 est positif ou nul, et −2 fois ce carré est donc négatif ou nul. La quantité −2(x−2)2+18 est par conséquent toujours inférieure ou égale à 18, avec égalité uniquement pour x=2. Le sommet est S(2;18) et, le coefficient de x2 étant NÉGATIF, la parabole est tournée vers le bas : 18 est un MAXIMUM.
3)
Le tableau de variations se lit directement sur la forme canonique. La fonction est strictement CROISSANTE sur ]−∞;2], où elle monte jusqu'à 18, puis strictement DÉCROISSANTE sur [2;+∞[, où elle redescend vers −∞. Le sommet sépare les deux branches, et la droite verticale d'équation x=2 est l'axe de symétrie de la parabole.
4)
On part de la forme canonique : −2(x−2)2+18=0 donne (x−2)2=9, donc x−2=3 ou x−2=−3, soit x=5 ou x=−1. Contrôle par la somme et le produit des racines : −1+5=4=−−28 ✓ et −1×5=−5=−210 ✓. Pour le signe, le coefficient de x2 étant négatif, f est NÉGATIVE à l'extérieur des racines et POSITIVE entre elles : f(x)<0 sur ]−∞;−1[ et sur ]5;+∞[, f(x)>0 sur ]−1;5[, et f s'annule en −1 et en 5.
5)
On ne divise pas, on ramène tout d'un côté : −2x2+8x+10≥10 équivaut à −2x2+8x≥0, soit −2x(x−4)≥0. En divisant par −2, ce qui RENVERSE le sens, on obtient x(x−4)≤0. Ce produit est du signe du trinôme x2−4x, de racines 0 et 4 et de coefficient dominant positif : il est donc négatif ou nul ENTRE les racines. L'ensemble des solutions est [0;4]. Contrôle : f(0)=10 ✓, f(4)=−32+32+10=10 ✓ et f(2)=18≥10 ✓, tandis que f(−1)=0<10 ✓.
6)
Graphiquement, résoudre f(x)≥10 revient à chercher les abscisses des points de la parabole situés AU-DESSUS de la droite horizontale d'équation y=10, ou sur elle. La figure montre que la parabole coupe cette droite en deux points, d'abscisses 0 et 4, et qu'elle lui est supérieure exactement entre ces deux abscisses. On remarquera que 0 et 4 sont symétriques par rapport à x=2, ce qui était prévisible : toute droite horizontale coupe la parabole en deux points symétriques par rapport à son axe. Cette symétrie fournit d'ailleurs un contrôle gratuit sur toute résolution de ce type, puisque la demi-somme des deux solutions doit redonner l'abscisse du sommet, et 20+4=2 ✓.
Exercice 5 : Vecteurs et géométrie repérée
Dans un repère orthonormé, on considère les points A(1;2), B(5;4), C(4;−1) et D(0;−3).
1) Montrez que ABCD est un parallélogramme.
2) Déterminez les coordonnées du centre de ce parallélogramme, de deux façons différentes.
3) Déterminez une équation de la droite (AB).
4) Déterminez les coordonnées du point d'intersection de (AB) avec l'axe des abscisses.
5) Ce parallélogramme est-il un losange ? Justifiez.
6) Calculez son aire.
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Réponses
1)AB=DC=(4;2)
2)Centre (2,5;0,5)
3)y=0,5x+1,5
4)(−3;0)
5)Non : AB=20=AD=26
6)Aire 18
1)
Le critère à connaître est le suivant : ABCD est un parallélogramme si et seulement si AB=DC. Attention à l'ordre des lettres, c'est DC et non CD, car on parcourt le quadrilatère dans le même sens. On calcule AB(5−1;4−2)=(4;2) et DC(4−0;−1−(−3))=(4;2). Les deux vecteurs ont les mêmes coordonnées, ils sont donc égaux, et ABCD est bien un parallélogramme.
2)
Le centre d'un parallélogramme est le point d'intersection de ses diagonales, et chaque diagonale coupe l'autre en son milieu. Première façon, le milieu de [AC] : (21+4;22+(−1))=(2,5;0,5). Seconde façon, le milieu de [BD] : (25+0;24+(−3))=(2,5;0,5). Les deux calculs donnent le même point ✓, ce qui confirme au passage le résultat de la question 1 : si les milieux des diagonales n'avaient pas coïncidé, le quadrilatère n'aurait pas été un parallélogramme.
3)
Le vecteur directeur AB(4;2) a une abscisse non nulle, donc la droite n'est pas verticale et admet une équation réduite y=mx+p. Le coefficient directeur vaut m=xB−xAyB−yA=42=0,5. On détermine p en écrivant que A appartient à la droite : 2=0,5×1+p, donc p=1,5. Une équation est y=0,5x+1,5, que l'on peut aussi écrire x−2y+3=0. Contrôle avec B : 0,5×5+1,5=4 ✓.
4)
L'axe des abscisses est la droite d'équation y=0. On résout donc 0,5x+1,5=0, soit x=−3. Le point cherché est (−3;0). Une erreur fréquente consiste à annuler x au lieu de y : l'axe des ABSCISSES est l'axe horizontal, ses points ont une ordonnée nulle.
5)
Un parallélogramme est un losange lorsque deux côtés consécutifs ont la même longueur. On calcule AB=42+22=20 et, avec AD(0−1;−3−2)=(−1;−5), on obtient AD=(−1)2+(−5)2=26. Comme 20=26, les côtés consécutifs n'ont pas la même longueur : ABCD n'est PAS un losange. Il suffit d'un contre-exemple, inutile de tester les quatre côtés.
6)
L'aire d'un parallélogramme construit sur deux vecteurs est la valeur absolue de leur déterminant : aire=det(AB,AD)=∣4×(−5)−2×(−1)∣=∣−20+2∣=18 unités d'aire. On peut contrôler par la formule « base fois hauteur » : la base AB=20≈4,47, et la hauteur correspondante vaut donc 2018≈4,02, ce qui est bien inférieur à AD=26≈5,10 comme le veut la géométrie, la hauteur étant toujours plus courte que le côté oblique ✓.
Exercice 6 : Configurations du plan et trigonométrie
Le triangle ABC est rectangle en A, avec AB=6 cm et AC=8 cm. Le point H est le pied de la hauteur issue de A.
Les angles seront arrondis au dixième de degré et les longueurs au dixième de centimètre.
1) Calculez BC.
2) Calculez la mesure de l'angle ABC.
3) Calculez la mesure de l'angle ACB de deux façons, et contrôlez.
4) Calculez AH en exprimant l'aire du triangle de deux manières.
5) Calculez BH et CH, puis contrôlez votre résultat.
6) Le point M appartient à [AB] avec AM=2 cm, et la parallèle à (BC) passant par M coupe [AC] en N. Calculez AN, MN, puis l'aire du triangle AMN.
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Réponses
1)BC=10 cm
2)ABC≈53,1∘
3)ACB≈36,9∘
4)AH=4,8 cm
5)BH=3,6 cm, CH=6,4 cm
6)AN≈2,7 cm, MN≈3,3 cm, aire 38≈2,7 cm²
1)
Le triangle est rectangle en A, donc l'hypoténuse est [BC], le côté opposé à l'angle droit. Le théorème de Pythagore donne BC2=AB2+AC2=62+82=36+64=100, donc BC=10 cm. On reconnaît le triangle 6-8-10, qui est le triangle 3-4-5 agrandi d'un facteur 2 : le repérer fait gagner du temps.
2)
Dans le triangle rectangle en A, vu depuis l'angle ABC, le côté [AC] est le côté OPPOSÉ et [BC] l'hypoténuse. On utilise donc le sinus : sinABC=BCAC=108=0,8, d'où ABC=arcsin(0,8)≈53,1∘. Le choix de la fonction trigonométrique se fait TOUJOURS en identifiant d'abord quels côtés sont en jeu par rapport à l'angle considéré.
3)
Première façon, par la trigonométrie : vu depuis ACB, le côté [AC] est ADJACENT, donc cosACB=BCAC=0,8 et ACB≈36,9∘. Seconde façon, par la somme des angles : dans un triangle rectangle, les deux angles aigus sont complémentaires, donc ACB=90∘−53,1∘=36,9∘. Les deux méthodes concordent ✓. On notera que le même rapport 0,8 est le sinus d'un angle et le cosinus de l'autre : c'est exactement ce que traduit la complémentarité.
4)
L'aire se calcule de deux façons, et l'égalité des deux expressions donne la hauteur. En prenant [AB] et [AC] comme base et hauteur, perpendiculaires puisque l'angle est droit en A : aire=26×8=24 cm². En prenant [BC] comme base et [AH] comme hauteur : aire=2BC×AH=210×AH=5AH. On en déduit 5AH=24, donc AH=4,8 cm. Cette technique du DOUBLE CALCUL DE L'AIRE est à retenir, elle donne n'importe quelle hauteur sans trigonométrie.
5)
Le triangle ABH est rectangle en H, donc Pythagore donne BH=AB2−AH2=36−23,04=12,96=3,6 cm. De même dans ACH : CH=AC2−AH2=64−23,04=40,96=6,4 cm. Le contrôle est immédiat et obligatoire, puisque H appartient à [BC] : BH+CH=3,6+6,4=10=BC ✓. On peut aussi retenir les relations métriques AB2=BH×BC, ici 36=3,6×10 ✓, et AC2=CH×BC, ici 64=6,4×10 ✓.
6)
La droite (MN) est parallèle à (BC), donc le théorème de Thalès s'applique dans la configuration en triangle : ABAM=ACAN=BCMN. Le rapport de réduction vaut ABAM=62=31. On en déduit AN=31×8=38≈2,7 cm et MN=31×10=310≈3,3 cm. Pour l'aire, le piège est de multiplier par le rapport : dans une réduction de rapport k, les longueurs sont multipliées par k mais les aires par k2. L'aire de AMN vaut donc (31)2×24=924=38≈2,7 cm². Contrôle direct, le triangle AMN étant lui aussi rectangle en A : 2AM×AN=22×38=38 ✓.
Exercice 7 : Statistiques : deux classes, une même moyenne
Deux classes de Seconde de 25 élèves ont passé le même devoir, noté sur 20. Les résultats sont donnés ci-dessous.
Classe A, notes puis effectifs : 6 (1), 8 (2), 10 (3), 11 (4), 12 (5), 13 (4), 14 (3), 16 (2), 18 (1).
1) Vérifiez que chaque classe compte bien 25 élèves.
2) Calculez la moyenne de chaque classe.
3) Déterminez la médiane de chaque classe.
4) Déterminez les quartiles Q1 et Q3 de chaque classe.
5) Calculez l'étendue et l'écart interquartile de chaque classe.
6) Comparez les deux classes. Que faut-il en conclure sur l'usage de la moyenne seule ?
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Réponses
1)25 élèves chacune
2)Moyenne 12 pour les deux
3)Médiane 12 pour les deux
4)A : Q1=11, Q3=13 ; B : Q1=9, Q3=15
5)Étendues 12 et 15 ; écarts interquartiles 2 et 6
6)Même position, dispersion très différente : la moyenne seule ne suffit pas
1)
On additionne les effectifs. Classe A : 1+2+3+4+5+4+3+2+1=25 ✓. Classe B : 1+3+4+3+3+3+3+3+2=25 ✓. Cette vérification n'est pas une formalité : si l'effectif total est faux, tous les indicateurs le seront, et c'est le premier réflexe à avoir devant un tableau d'effectifs.
2)
La moyenne d'une série groupée est la somme des produits note par effectif, divisée par l'effectif total. Classe A : 6+16+30+44+60+52+42+32+18=300, donc xˉA=25300=12. Classe B : 4+18+36+33+36+39+45+51+38=300, donc xˉB=25300=12. Les deux classes ont EXACTEMENT la même moyenne. L'erreur à éviter est de moyenner les neuf notes distinctes en oubliant de les pondérer par leurs effectifs.
3)
La médiane partage l'effectif en deux parts égales. L'effectif étant IMPAIR, elle est la valeur de rang 225+1=13. On construit les effectifs cumulés croissants. Pour A : 1,3,6,10,15,19,22,24,25 ; le rang 13 tombe dans la tranche qui va du rang 11 au rang 15, celle de la note 12, donc MeA=12. Pour B : 1,4,8,11,14,17,20,23,25 ; le rang 13 tombe dans la tranche des rangs 12 à 14, celle de la note 12, donc MeB=12. Les médianes sont elles aussi identiques.
4)
Le premier quartile est la valeur de rang 425=6,25, donc de rang 7 après arrondi À L'ENTIER SUPÉRIEUR, règle qu'il ne faut pas confondre avec un arrondi ordinaire. Le troisième quartile est de rang 43×25=18,75, donc de rang 19. Pour A, le rang 7 est dans la tranche 7-10 de la note 11 et le rang 19 dans la tranche 16-19 de la note 13 : Q1A=11 et Q3A=13. Pour B, le rang 7 est dans la tranche 5-8 de la note 9 et le rang 19 dans la tranche 18-20 de la note 15 : Q1B=9 et Q3B=15.
5)
L'étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur : 18−6=12 pour A, et 19−4=15 pour B. L'écart interquartile est Q3−Q1 : il vaut 13−11=2 pour A, et 15−9=6 pour B, soit TROIS FOIS PLUS. L'écart interquartile est le plus fiable des deux indicateurs, car il ne dépend que de la moitié centrale de l'effectif et n'est donc pas affecté par une valeur extrême isolée, alors que l'étendue, elle, ne repose que sur les deux valeurs les plus atypiques.
6)
Les deux classes ont la même moyenne, 12, et la même médiane, 12. Pourtant elles ne se ressemblent pas du tout. La classe A est HOMOGÈNE : la moitié centrale de ses élèves tient entre 11 et 13, un intervalle de deux points, et le groupe est resserré autour de la moyenne. La classe B est HÉTÉROGÈNE : sa moitié centrale s'étale de 9 à 15, six points, et elle compte à la fois plus d'élèves en difficulté, avec des notes de 4 et 6, et plus d'élèves très à l'aise, avec des 17 et des 19. La conclusion est celle qu'il faut retenir de tout le chapitre : un indicateur de POSITION comme la moyenne ou la médiane ne décrit jamais une série à lui seul, il doit toujours être accompagné d'un indicateur de DISPERSION. Concrètement, le professeur de la classe B ne peut pas enseigner comme celui de la classe A, alors que les deux bulletins affichent la même moyenne de classe. Les deux diagrammes en boîte tracés ci-dessous rendent cette différence immédiatement visible : même trait médian, mais une boîte trois fois plus large pour la classe B.
Partie C : problèmes (/40 • 60 minutes)
Exercice 8 : Problème : l'enclos contre le mur
Un jardinier dispose de 40 mètres de grillage pour délimiter un enclos rectangulaire. Il adosse l'enclos à un long mur déjà existant : ce côté n'a donc pas besoin d'être grillagé, et les 40 mètres servent aux trois autres côtés.
On note x, en mètres, la longueur de chacun des deux côtés perpendiculaires au mur, et y la longueur du côté parallèle au mur.
Les questions 3 et 5 dépassent le programme de Seconde entré en vigueur à la rentrée 2026 : trouver seul une forme canonique et résoudre une inéquation du second degré sont au programme de Première spécialité. Pour les traiter avec les outils de Seconde, on admet que A(x)=−2(x−10)2+200 et que A(x)−150=−2(x−5)(x−15) : la question 3 devient une vérification, la question 5 un tableau de signes.
1) Exprimez y en fonction de x, et justifiez que x appartient à l'intervalle ]0;20[.
2) Montrez que l'aire de l'enclos, en mètres carrés, est A(x)=−2x2+40x.
3) Écrivez A(x) sous forme canonique.
4) Déterminez les dimensions de l'enclos d'aire maximale, et cette aire.
5) Pour quelles valeurs de x l'aire dépasse-t-elle 150 m² ?
6) Le jardinier pensait qu'un enclos CARRÉ serait le plus grand possible. Calculez l'aire de l'enclos carré réalisable avec ces 40 mètres, et concluez.
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Réponses
1)y=40−2x, x∈]0;20[
2)A(x)=x(40−2x)=−2x2+40x
3)A(x)=−2(x−10)2+200
4)10 m sur 20 m, aire 200 m²
5)x∈]5;15[
6)Carré de 340 m : ≈177,8 m², moins que 200
1)
Le grillage couvre les deux côtés de longueur x et le côté de longueur y, le quatrième étant remplacé par le mur. La contrainte s'écrit donc 2x+y=40, d'où y=40−2x. L'erreur classique est d'écrire le périmètre complet 2x+2y=40 : le mur change la contrainte, et c'est tout l'intérêt du problème. Pour l'intervalle, une longueur doit être strictement positive : x>0 d'une part, et y>0 d'autre part, ce qui impose 40−2x>0, soit x<20. Donc x∈]0;20[.
2)
L'aire d'un rectangle est le produit de ses deux dimensions : A(x)=x×y=x(40−2x)=40x−2x2=−2x2+40x ✓. La fonction obtenue est un trinôme du second degré, ce qui n'a rien d'un hasard : dès qu'une contrainte LINÉAIRE relie deux dimensions dont on multiplie les valeurs, l'aire est du second degré.
3)
On factorise le coefficient dominant sur les deux premiers termes : A(x)=−2(x2−20x). Puis x2−20x=(x−10)2−100, en prenant la moitié de 20. Donc A(x)=−2[(x−10)2−100]=−2(x−10)2+200. Contrôle en développant : −2(x2−20x+100)+200=−2x2+40x−200+200=−2x2+40x ✓.
4)
Le carré (x−10)2 est positif ou nul, donc −2(x−10)2 est négatif ou nul, et A(x)≤200 pour tout x, avec égalité si et seulement si x=10. L'aire maximale vaut donc 200 m², atteinte pour x=10 m. On calcule alors y=40−2×10=20 m. L'enclos optimal mesure 10 m sur 20 m, et l'on vérifie que 10 appartient bien à ]0;20[ ✓ ainsi que 10×20=200 ✓.
5)
On résout −2x2+40x>150, soit −2x2+40x−150>0. On divise par −2 en RENVERSANT le sens : x2−20x+75<0. Le discriminant vaut Δ=400−300=100, donc Δ=10 et les racines sont 220−10=5 et 220+10=15. Le coefficient de x2 étant positif, le trinôme est négatif ENTRE ses racines. L'aire dépasse donc 150 m² pour x∈]5;15[, intervalle bien contenu dans ]0;20[ ✓. Remarquez la symétrie autour de x=10, qui confirme le sommet trouvé en 4).
6)
Un enclos carré a ses quatre côtés égaux, donc x=y. La contrainte 2x+y=40 devient 3x=40, soit x=340≈13,33 m, et l'aire vaut (340)2=91600≈177,8 m². C'est NETTEMENT MOINS que les 200 m² de la question 4, environ 11% de moins. Le jardinier avait tort, et il est important de comprendre pourquoi son intuition l'a trompé. La règle qu'il avait en tête, « à périmètre donné le carré est le rectangle d'aire maximale », est vraie, mais elle suppose que les QUATRE côtés coûtent du grillage. Ici le mur offre un côté gratuitement, ce qui déséquilibre le problème en faveur du côté parallèle au mur : la solution optimale est deux fois plus longue que large. On peut retenir la règle générale de ce type de situation : l'optimum est atteint quand le grillage se répartit à parts égales entre la direction parallèle au mur et la direction perpendiculaire, ici 20 m pour le côté y et 2×10=20 m pour les deux côtés x ✓.
Exercice 9 : Problème : sport, musique et échantillonnage
Dans un lycée de 800 élèves, 320 pratiquent un sport en club, 250 jouent d'un instrument de musique, et 120 font les deux.
On interroge un élève au hasard. On note S l'événement « l'élève pratique un sport en club » et M l'événement « l'élève joue d'un instrument ».
Pour la fluctuation d'échantillonnage, on utilisera l'intervalle [p−n1;p+n1], valable au seuil de 95 pour cent.
Les questions 5 et 6 dépassent le programme de Seconde entré en vigueur à la rentrée 2026 : l'intervalle de fluctuation en n1 n'y figure plus, seule la loi des grands nombres observée par simulation est restée. Les questions 1 à 4 restent au programme.
1) Complétez un tableau à double entrée donnant les effectifs des quatre catégories.
2) Calculez P(S), P(M) et P(S∩M).
3) Calculez P(S∪M) de deux façons différentes.
4) Calculez la probabilité que l'élève ne pratique ni sport en club ni instrument.
5) On prélève au hasard un échantillon de 100 élèves. Déterminez l'intervalle de fluctuation de la proportion de sportifs.
6) Un échantillon de 100 élèves contient 27 sportifs. Que peut-on en dire ? Combien d'élèves faudrait-il interroger pour que l'amplitude de l'intervalle soit inférieure à 0,05 ?
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Réponses
1)200, 130, 120, 350
2)0,4 ; 0,3125 ; 0,15
3)0,5625
4)0,4375
5)[0,3;0,5]
6)0,27∈/[0,3;0,5] : on rejette ; n>1600
1)
On commence TOUJOURS par la case de l'intersection, la seule directement donnée : 120 élèves font les deux. On en déduit les autres par soustraction. Sport seulement : 320−120=200. Musique seulement : 250−120=130. Ni l'un ni l'autre : 800−200−130−120=350. Contrôle : 200+130+120+350=800 ✓. La grande erreur serait d'écrire 320 dans la case « sport sans musique » : les 320 sportifs INCLUENT les 120 qui font aussi de la musique.
2)
On divise chaque effectif par l'effectif total, la situation étant équiprobable puisque l'élève est choisi au hasard. P(S)=800320=0,4, P(M)=800250=0,3125 et P(S∩M)=800120=0,15.
3)
Première façon, par la formule : P(S∪M)=P(S)+P(M)−P(S∩M)=0,4+0,3125−0,15=0,5625. Seconde façon, en comptant directement les élèves concernés dans le tableau : 200+130+120=450 élèves pratiquent au moins l'une des deux activités, soit 800450=0,5625 ✓. Les deux méthodes concordent. Retenez pourquoi on retranche l'intersection : sans cela, les 120 élèves qui font les deux seraient comptés une fois dans P(S) et une fois dans P(M).
4)
L'événement « ni sport ni musique » est l'événement CONTRAIRE de « au moins l'une des deux », c'est-à-dire le contraire de S∪M. Sa probabilité vaut donc 1−0,5625=0,4375. Contrôle par le tableau : 800350=0,4375 ✓. Passer par l'événement contraire est presque toujours plus rapide qu'un recomptage.
5)
La proportion dans la population totale est p=P(S)=0,4, et la taille de l'échantillon est n=100. On a n1=101=0,1. L'intervalle de fluctuation est donc [0,4−0,1;0,4+0,1]=[0,3;0,5]. Il signifie ceci : si l'on prélève un grand nombre d'échantillons de 100 élèves, la proportion observée de sportifs tombera dans cet intervalle dans environ 95% des cas.
6)
La fréquence observée vaut f=10027=0,27, qui n'appartient PAS à [0,3;0,5]. Au seuil de 95%, on rejette donc l'hypothèse que cet échantillon a été prélevé au hasard dans ce lycée : il est probable qu'il ait été constitué d'une manière particulière, par exemple auprès d'une classe où l'on pratique peu le sport. Il faut cependant formuler cette conclusion avec prudence, car le seuil de 95% laisse par construction environ 5% d'échantillons parfaitement réguliers qui sortent malgré tout de l'intervalle : on ne PROUVE rien, on rejette une hypothèse avec un risque d'erreur assumé. Pour la seconde question, l'amplitude de l'intervalle vaut n2. On veut n2<0,05, soit n>0,052=40, donc n>1600. Il faudrait interroger plus de 1600 élèves, ce qui dépasse largement l'effectif du lycée : diviser l'incertitude par deux exige de multiplier l'effectif par QUATRE, et c'est la raison pour laquelle les sondages précis coûtent cher.
Exercice 10 : Problème de synthèse : programmer la recherche du maximum
On reprend l'enclos de l'exercice 8, dont l'aire est A(x)=−2x2+40x pour x∈]0;20[. Un élève écrit le programme Python ci-dessous pour retrouver le maximum sans calcul algébrique, en BALAYANT l'intervalle par pas réguliers.
Répondez aux questions sans exécuter le programme : c'est le raisonnement sur le code qui est évalué.
def aire(x):
return -2*x**2 + 40*x
def balayage(pas):
x = 0
meilleur_x = 0
meilleure_aire = 0
while x <= 20:
if aire(x) > meilleure_aire:
meilleure_aire = aire(x)
meilleur_x = x
x = x + pas
return meilleur_x, meilleure_aire
1) Que renvoie l'appel aire(6) ?
2) Que renvoie l'appel balayage(5) ? Détaillez les valeurs testées.
3) Que renvoie l'appel balayage(4) ? Expliquez précisément le rôle de l'inégalité STRICTE dans le test.
4) Que renvoie balayage(3) ? Pourquoi le programme ne trouve-t-il pas la bonne réponse ?
5) On veut maintenant la plus petite largeur, multiple de 0,1, donnant une aire d'au moins 150 m². Écrivez une fonction seuil(A) qui la renvoie.
6) On exécute seuil(150). Le résultat attendu est 5,0, mais Python renvoie 5,1. Expliquez, puis indiquez un autre danger de cette boucle.
Voir la correction
Réponses
1)168
2)(10;200)
3)(8;192)
4)(9;198) : 10 n'est jamais testé
5)while aire(x) < A: puis x = x + 0.1, return x
6)Accumulation d'erreurs sur 0,1 ; boucle infinie si A>200
1)
On remplace simplement : aire(6)=−2×36+40×6=−72+240=168. L'appel renvoie donc 168.
2)
Avec un pas de 5, la variable x prend successivement les valeurs 0, 5, 10, 15, 20, puis 25, ce qui met fin à la boucle car la condition x<=20 devient fausse. Les aires correspondantes sont A(0)=0, A(5)=150, A(10)=200, A(15)=150 et A(20)=0. Le maximum rencontré est 200, atteint pour x valant 10. L'appel renvoie donc le couple (10;200), qui est bien la réponse exacte : le pas de 5 a la chance de tomber pile sur le sommet.
3)
Avec un pas de 4, les valeurs testées sont 0, 4, 8, 12, 16, 20, d'aires respectives 0, 128, 192, 192, 128 et 0. Le maximum vaut 192, et il est atteint DEUX FOIS, en 8 et en 12, ce qui n'est pas un hasard : ces deux abscisses sont symétriques par rapport au sommet x=10. Le test étant aire(x)>meilleure_aire avec une inégalité STRICTE, la condition est fausse lorsque x vaut 12, puisque 192 n'est pas strictement supérieur à 192 : la mise à jour n'a pas lieu et le programme CONSERVE le premier maximum rencontré. L'appel renvoie donc (8;192). Si l'on remplaçait > par >=, le programme renverrait (12;192). Le choix de l'inégalité est donc tout sauf anodin : il décide lequel des ex æquo est retenu.
4)
Avec un pas de 3, les valeurs testées sont 0, 3, 6, 9, 12, 15, 18, d'aires 0, 102, 168, 198, 192, 150 et 72. Le maximum rencontré est 198, en x valant 9, donc l'appel renvoie (9;198). Ce n'est pas la bonne réponse, et la raison est simple : 10 n'est pas un multiple de 3, la valeur qui réalise le vrai maximum n'est JAMAIS testée. Un balayage ne trouve que ce qu'il visite. Il donne une approximation dont la qualité dépend du pas, jamais une preuve : ici l'erreur n'est que de 2 m² sur 200, ce qui est trompeusement rassurant, alors que l'abscisse trouvée est fausse d'un mètre entier.
5)
On part de 0 et l'on avance de 0,1 tant que l'aire reste insuffisante, ce qui donne la fonction suivante, où la condition de la boucle est la NÉGATION de la propriété cherchée : defseuil(A): puis x=0, puis whileaire(x)<A: avec pour corps x=x+0.1, et enfin returnx. Le principe est celui de toute recherche de seuil : on sort de la boucle exactement au premier x qui vérifie aire(x)>=A, et c'est cette valeur que l'on renvoie.
6)
L'explication tient à la représentation des nombres décimaux en machine. La valeur 0,1 n'admet pas d'écriture binaire finie, elle est donc stockée de façon APPROCHÉE. En l'additionnant cinquante fois, les minuscules erreurs s'accumulent et l'on n'obtient pas 5 mais 4,999999999999998, un nombre légèrement INFÉRIEUR à 5. L'aire correspondante vaut alors 149,99999999999997, qui reste strictement inférieure à 150 : la condition de la boucle est encore vraie, on effectue un tour de plus, et la fonction renvoie environ 5,1. La leçon est générale : on ne cumule pas des additions de décimaux dans une boucle. On travaille avec un compteur ENTIER, en posant x=k∗0.1 où k augmente de 1 à chaque tour, ce qui ne fait qu'une seule multiplication approchée au lieu de cinquante additions. Quant à l'autre danger, il est plus grave encore : si l'on appelle seuil(250), aucune valeur de x ne donnera jamais une aire de 250 m², puisque le maximum de A est 200. La condition de la boucle reste vraie indéfiniment et le programme ne s'arrête JAMAIS. Toute boucle while doit donc être protégée par une condition d'arrêt supplémentaire, par exemple whileaire(x)<Aandx<=20:, quitte à signaler ensuite que l'objectif est inatteignable.
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