Maths Seconde, programme français • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : vecteurs et géométrie repérée (Seconde)

Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques sur les vecteurs et la géométrie repérée, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

La partie B insiste sur ce que les contrôles évaluent vraiment : démontrer un alignement ou un parallélisme au lieu de le constater, et mener une démonstration vectorielle sans passer par les coordonnées.

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Ce chapitre fait partie de Mathématiques en Seconde
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (9 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Géométrie et grandeursSixième
  2. 2Proportionnalité et pourcentagesCinquième
  3. 3Géométrie de CinquièmeCinquième
  4. 4Calcul littéral et équationsQuatrième
  5. 5Translations, symétries et rotationsQuatrième
  6. 6Proportionnalité, pourcentages et vitessesQuatrième
  7. 7La notion de fonctionTroisième
  8. 8Les fonctions linéairesTroisième
  9. 9Les fonctions affinesTroisième

Rappel de cours

  • Coordonnées : si A(xA, yA)A(x_A,\ y_A) et B(xB, yB)B(x_B,\ y_B), alors AB\vec{AB} a pour coordonnées (xBxA, yByA)(x_B-x_A,\ y_B-y_A).
  • Deux vecteurs sont égaux lorsqu'ils ont les mêmes coordonnées. AB=DC\vec{AB}=\vec{DC} équivaut à : ABCDABCD est un parallélogramme.
  • Relation de Chasles : AB+BC=AC\vec{AB}+\vec{BC}=\vec{AC}, et ABAC=CB\vec{AB}-\vec{AC}=\vec{CB}.
  • Colinéarité : u(x, y)\vec{u}(x,\ y) et v(x, y)\vec{v}(x',\ y') sont colinéaires si et seulement si le déterminant xyyxxy'-yx' est nul.
  • Milieu de [AB][AB] : (xA+xB2, yA+yB2)(\frac{x_A+x_B}{2},\ \frac{y_A+y_B}{2}). Distance : AB=(xBxA)2+(yByA)2AB=\sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2} dans un repère orthonormé.
  • Une droite de vecteur directeur u(α, β)\vec{u}(\alpha,\ \beta) admet une équation cartésienne βxαy+c=0\beta x-\alpha y+c=0.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Coordonnées et égalité de vecteurs

Le plan est muni d'un repère orthonormé. On donne A(2, 1)A(-2,\ 1), B(4, 3)B(4,\ 3), C(1, 2)C(1,\ -2) et D(7, 0)D(7,\ 0).

Les vecteurs AB\vec{AB} et CD\vec{CD} sont représentés ci-dessous.

-4-3-2-1123456789-4-3-2-112345ABCD
  • a) Lisez sur la figure les coordonnées de AB\vec{AB} et de CD\vec{CD}, puis confirmez-les par le calcul à partir des coordonnées des points.
  • b) Calculez de la même façon les coordonnées de AC\vec{AC} et de BD\vec{BD}.
  • c) Que peut-on en déduire pour le quadrilatère ABDCABDC ? Justifiez, et vérifiez que la figure est cohérente avec votre réponse.
  • d) Calculez les coordonnées du milieu de [AD][AD] et du milieu de [BC][BC]. Que constatez-vous, et pourquoi était-ce prévisible ?
  • e) Déterminez le point PP tel que ABCPABCP soit un parallélogramme. Pourquoi n'est-ce pas le point DD ?

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a)
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Réponses

  • a) AB(6 ; 2)\vec{AB}(6\ ;\ 2) et CD(6 ; 2)\vec{CD}(6\ ;\ 2)
  • b) AC(3 ; 3)\vec{AC}(3\ ;\ -3) et BD(3 ; 3)\vec{BD}(3\ ;\ -3)
  • c) ABDCABDC est un parallélogramme
  • d) Milieux confondus en (2,5 ; 0,5)(2{,}5\ ;\ 0{,}5) : diagonales du parallélogramme
  • e) P(5 ; 4)P(-5\ ;\ -4)

a) Sur la figure, on part de AA et on compte 66 vers la droite puis 22 vers le haut pour arriver en BB : AB(6 ; 2)\vec{AB}(6\ ;\ 2). De CC à DD, exactement les mêmes déplacements : CD(6 ; 2)\vec{CD}(6\ ;\ 2). Le calcul confirme, avec la formule coordonnées de l'arrivée moins coordonnées du départ : AB(4(2) ; 31)=(6 ; 2)\vec{AB}(4-(-2)\ ;\ 3-1)=(6\ ;\ 2) ✓ et CD(71 ; 0(2))=(6 ; 2)\vec{CD}(7-1\ ;\ 0-(-2))=(6\ ;\ 2) ✓. Attention au sens de la soustraction : BA\vec{BA} aurait donné (6 ; 2)(-6\ ;\ -2), l'opposé.

b) AC(1(2) ; 21)=(3 ; 3)\vec{AC}(1-(-2)\ ;\ -2-1)=(3\ ;\ -3) et BD(74 ; 03)=(3 ; 3)\vec{BD}(7-4\ ;\ 0-3)=(3\ ;\ -3). Les deux doubles signes du premier calcul sont le piège habituel : 1(2)1-(-2) vaut 33 et non 1-1.

c) Comme AB=CD\vec{AB}=\vec{CD}, le quadrilatère ABDCABDC est un parallélogramme. On le confirme par l'autre paire, AC=BD\vec{AC}=\vec{BD}. Sur la figure, les deux flèches ont bien la même longueur, la même direction et le même sens, ce qui est exactement la traduction visuelle de l'égalité de deux vecteurs. Attention à l'ordre des sommets, qui est la difficulté réelle de la question : l'égalité AB=CD\vec{AB}=\vec{CD} fait de [AB][AB] et [CD][CD] deux côtés opposés, donc le quadrilatère se lit en tournant AA, BB, DD, CC, et non AA, BB, CC, DD. Écrire ABCDABCD donnerait un quadrilatère croisé.

d) Milieu de [AD][AD] : (2+72 ; 1+02)=(2,5 ; 0,5)\left(\frac{-2+7}{2}\ ;\ \frac{1+0}{2}\right)=(2{,}5\ ;\ 0{,}5). Milieu de [BC][BC] : (4+12 ; 3+(2)2)=(2,5 ; 0,5)\left(\frac{4+1}{2}\ ;\ \frac{3+(-2)}{2}\right)=(2{,}5\ ;\ 0{,}5). Les deux milieux sont CONFONDUS, et c'était prévisible : [AD][AD] et [BC][BC] sont les diagonales du parallélogramme ABDCABDC, et les diagonales d'un parallélogramme se coupent en leur milieu. Cette coïncidence de milieux est d'ailleurs un critère à part entière, souvent plus rapide que l'égalité vectorielle : pour montrer qu'un quadrilatère est un parallélogramme, il suffit de vérifier que ses deux diagonales ont le même milieu.

e) Le point cherché vérifie AB=PC\vec{AB}=\vec{PC}, où PP est le quatrième sommet, ce qui donne (1xP ; 2yP)=(6 ; 2)(1-x_P\ ;\ -2-y_P)=(6\ ;\ 2), donc xP=5x_P=-5 et yP=4y_P=-4, soit P(5 ; 4)P(-5\ ;\ -4). Ce point est différent de D(7 ; 0)D(7\ ;\ 0), et il n'y a là aucune contradiction : à partir de trois points, il existe TROIS quatrièmes points formant un parallélogramme, selon celui des trois côtés que l'on choisit comme diagonale. Le nommer correctement suppose donc toujours de préciser l'ordre des sommets.

Exercice 2 : Relation de Chasles et calcul vectoriel

AA, BB, CC et DD sont quatre points quelconques du plan.

La relation de Chasles se lit comme un trajet : on va de AA à CC en passant par BB. Toute la technique consiste à faire apparaître, ou disparaître, un point intermédiaire.

  • a) Simplifiez AB+BC\vec{AB}+\vec{BC}.
  • b) Simplifiez ABAC\vec{AB}-\vec{AC}.
  • c) Simplifiez AB+CDCB\vec{AB}+\vec{CD}-\vec{CB}.
  • d) On donne u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ -1) et v(2 ; 5)\vec{v}(-2\ ;\ 5). Calculez les coordonnées de 2u3v2\vec{u}-3\vec{v}, puis dites si u\vec{u} et 2u3v2\vec{u}-3\vec{v} sont colinéaires.
  • e) Simplifiez AB+BC+CA\vec{AB}+\vec{BC}+\vec{CA} et interprétez le résultat.

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a)
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Réponses

  • a) AC\vec{AC}
  • b) CB\vec{CB}
  • c) AD\vec{AD}
  • d) (12 ; 17)(12\ ;\ -17) ; déterminant 39-39 : non colinéaires
  • e) 0\vec{0} : une chaîne fermée

a) AB+BC=AC\vec{AB}+\vec{BC}=\vec{AC} par la relation de Chasles : le point BB est intermédiaire et disparaît. Repère infaillible : dans une somme, la lettre d'arrivée du premier vecteur doit être la lettre de départ du second, et c'est elle qui s'efface.

b) Ici les deux vecteurs partent du même point, il n'y a donc rien à enchaîner directement. On transforme la soustraction en addition de l'opposé : AC=CA-\vec{AC}=\vec{CA}, d'où ABAC=CA+AB=CB\vec{AB}-\vec{AC}=\vec{CA}+\vec{AB}=\vec{CB}. Règle utile à mémoriser sous cette forme : ABAC=CB\vec{AB}-\vec{AC}=\vec{CB}, une différence de deux vecteurs de même origine relie leurs extrémités, en partant de celui qu'on retranche.

c) On commence par retourner le vecteur soustrait : CB=BC-\vec{CB}=\vec{BC}. L'expression devient AB+BC+CD\vec{AB}+\vec{BC}+\vec{CD}, une chaîne complète où les points intermédiaires BB et CC s'effacent l'un après l'autre : AC+CD=AD\vec{AC}+\vec{CD}=\vec{AD}. La méthode générale consiste toujours à tout écrire en additions, puis à ordonner la chaîne.

d) 2u(6 ; 2)2\vec{u}(6\ ;\ -2) et 3v(6 ; 15)3\vec{v}(-6\ ;\ 15), donc 2u3v2\vec{u}-3\vec{v} a pour coordonnées (6(6) ; 215)=(12 ; 17)(6-(-6)\ ;\ -2-15)=(12\ ;\ -17). Test de colinéarité par le déterminant, avec u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ -1) : 3×(17)(1)×12=51+12=393\times(-17)-(-1)\times 12=-51+12=-39, non nul, donc les deux vecteurs ne sont PAS colinéaires. Remarque de méthode : 2u2\vec{u} seul serait évidemment colinéaire à u\vec{u}, c'est l'ajout de 3v-3\vec{v}, non colinéaire à u\vec{u}, qui fait sortir de la droite.

e) AB+BC+CA=AC+CA=AA=0\vec{AB}+\vec{BC}+\vec{CA}=\vec{AC}+\vec{CA}=\vec{AA}=\vec{0}. Interprétation : en partant de AA, en passant par BB puis par CC et en revenant en AA, le déplacement total est nul. Toute chaîne FERMÉE de vecteurs, quel que soit le nombre de points et quelle que soit leur position, a pour somme le vecteur nul. C'est une vérification très utile en fin d'exercice : si une somme de vecteurs qui boucle ne donne pas 0\vec{0}, il y a une erreur de sens quelque part.

Exercice 3 : Colinéarité et alignement

Les quatre vecteurs u\vec{u}, v\vec{v}, w\vec{w} et t\vec{t} sont représentés ci-dessous, tous d'origine OO.

Pour les questions b) à e), utilisez le critère du déterminant et justifiez chaque réponse par un calcul.

-10-8-6-4-2246-3-2-112345678uvwt
  • a) Lisez sur la figure les coordonnées des quatre vecteurs. Sans aucun calcul, quelle paire semble colinéaire, et pourquoi ?
  • b) Confirmez que u(3, 2)\vec{u}(3,\ -2) et v(9, 6)\vec{v}(-9,\ 6) sont colinéaires, et donnez le réel kk tel que v=ku\vec{v}=k\vec{u}.
  • c) w(4, 5)\vec{w}(4,\ 5) et t(6, 7)\vec{t}(6,\ 7) sont-ils colinéaires ? La figure permettait-elle de trancher ?
  • d) Les points E(1, 2)E(1,\ 2), F(4, 1)F(4,\ -1) et G(2, 5)G(-2,\ 5) sont-ils alignés ?
  • e) Les points H(0, 0)H(0,\ 0), I(2, 3)I(2,\ 3) et J(4, 5)J(4,\ 5) sont-ils alignés ? Placez-les au brouillon avant de calculer : que suggère le dessin, et que dit le calcul ?

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a)
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Réponses

  • a) u\vec{u} et v\vec{v} semblent colinéaires
  • b) Déterminant 00 ; v=3u\vec{v}=-3\vec{u}
  • c) Déterminant 2-2 : non colinéaires
  • d) Déterminant 00 : EE, FF, GG alignés
  • e) Déterminant 2-2 : non alignés

a) On lit u(3 ; 2)\vec{u}(3\ ;\ -2), v(9 ; 6)\vec{v}(-9\ ;\ 6), w(4 ; 5)\vec{w}(4\ ;\ 5) et t(6 ; 7)\vec{t}(6\ ;\ 7). La paire u\vec{u} et v\vec{v} saute aux yeux : les deux flèches sont portées par une même droite passant par l'origine, en sens opposés, v\vec{v} étant environ trois fois plus longue. C'est la traduction visuelle de la colinéarité, deux vecteurs colinéaires ayant la même DIRECTION, le sens et la longueur pouvant différer.

b) Déterminant : 3×6(2)×(9)=1818=03\times 6-(-2)\times(-9)=18-18=0, donc ils sont colinéaires. Pour trouver kk, on compare coordonnée par coordonnée : 9=k×3-9=k\times 3 donne k=3k=-3, et on vérifie sur la seconde, 6=3×(2)6=-3\times(-2) ✓. Donc v=3u\vec{v}=-3\vec{u}. Le signe négatif traduit le sens opposé et le 33 traduit le rapport des longueurs, exactement ce qui était lu sur la figure. Vérifier kk sur les DEUX coordonnées est indispensable : c'est cette double vérification qui distingue la colinéarité d'une simple ressemblance.

c) Déterminant : 4×75×6=2830=24\times 7-5\times 6=28-30=-2, non nul, donc w\vec{w} et t\vec{t} ne sont pas colinéaires. La figure ne permettait pas de trancher : les deux flèches ont des directions très proches, 54=1,25\frac{5}{4}=1{,}25 contre 761,167\frac{7}{6}\approx 1{,}167, et paraissent presque portées par la même droite. C'est exactement la situation où le calcul devient indispensable, et où un élève qui se fie au dessin se trompe. Retenir la hiérarchie : le dessin suggère, le déterminant tranche.

d) EF(41 ; 12)=(3 ; 3)\vec{EF}(4-1\ ;\ -1-2)=(3\ ;\ -3) et EG(21 ; 52)=(3 ; 3)\vec{EG}(-2-1\ ;\ 5-2)=(-3\ ;\ 3). Déterminant : 3×3(3)×(3)=99=03\times 3-(-3)\times(-3)=9-9=0, donc les vecteurs sont colinéaires et les trois points sont ALIGNÉS. Point de méthode à rédiger correctement : pour tester un alignement, on construit deux vecteurs à partir d'un MÊME point, ici EE, sans quoi la conclusion ne porte plus sur les trois points.

e) HI(2 ; 3)\vec{HI}(2\ ;\ 3) et HJ(4 ; 5)\vec{HJ}(4\ ;\ 5). Déterminant : 2×53×4=1012=22\times 5-3\times 4=10-12=-2, non nul, donc les points ne sont PAS alignés. Le dessin, lui, suggère très fortement qu'ils le sont, et c'est tout l'intérêt de la question. La figure du corrigé prolonge la droite (HI)(HI) : elle passe par le point (4 ; 6)(4\ ;\ 6), soit une unité au-dessus de JJ. L'origine de l'illusion est arithmétique : on a bien 4=2×24=2\times 2, mais 52×35\neq 2\times 3, et il faut que le rapport soit LE MÊME sur les deux coordonnées. À l'échelle du dessin, une unité d'écart sur une longueur de six passe inaperçue, alors que le déterminant la détecte sans hésiter.

-1123456-112345678HIJ(HI)

Exercice 4 : Milieux, distances et parallélogrammes

Dans un repère orthonormé, on donne A(2, 1)A(-2,\ 1), B(4, 3)B(4,\ 3) et C(1, 2)C(1,\ -2).

  • a) Calculez les distances ABAB et ACAC, en valeur exacte simplifiée.
  • b) Déterminez les coordonnées du point DD tel que ABCDABCD soit un parallélogramme.
  • c) Déterminez les coordonnées du point EE tel que ABECABEC soit un parallélogramme.
  • d) Les points DD et EE sont différents. Expliquez pourquoi l'ordre des lettres change la réponse.
  • e) Vérifiez la réponse b) en montrant que les diagonales de ABCDABCD ont le même milieu.

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a)
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Réponses

  • a) AB=210AB=2\sqrt{10}, AC=32AC=3\sqrt{2}
  • b) D(5 ; 4)D(-5\ ;\ -4)
  • c) E(7 ; 0)E(7\ ;\ 0)
  • d) L'ordre des lettres fixe les côtés opposés
  • e) Milieux de [AC][AC] et [BD][BD] : (0,5 ; 0,5)(-0{,}5\ ;\ -0{,}5)

a) AB(6 ; 2)\vec{AB}(6\ ;\ 2) donc AB=62+22=36+4=40AB=\sqrt{6^{2}+2^{2}}=\sqrt{36+4}=\sqrt{40}. On simplifie en isolant le plus grand carré parfait facteur : 40=4×1040=4\times 10, donc AB=2106,32AB=2\sqrt{10}\approx 6{,}32. De même AC(3 ; 3)\vec{AC}(3\ ;\ -3) donne AC=9+9=18=324,24AC=\sqrt{9+9}=\sqrt{18}=3\sqrt{2}\approx 4{,}24. Noter que les signes disparaissent, les coordonnées étant élevées au carré : une distance est toujours positive.

b) ABCDABCD est un parallélogramme lorsque AB=DC\vec{AB}=\vec{DC}, les côtés [AB][AB] et [DC][DC] étant opposés dans cet ordre de lettres. Cela s'écrit (1xD ; 2yD)=(6 ; 2)(1-x_D\ ;\ -2-y_D)=(6\ ;\ 2), d'où 1xD=61-x_D=6 donc xD=5x_D=-5, et 2yD=2-2-y_D=2 donc yD=4y_D=-4 : D(5 ; 4)D(-5\ ;\ -4). Vérification par les diagonales, qui doivent avoir le même milieu : milieu de [AC]=(0,5 ; 0,5)[AC]=(-0{,}5\ ;\ -0{,}5) et milieu de [BD]=(0,5 ; 0,5)[BD]=(-0{,}5\ ;\ -0{,}5) ✓.

c) Cette fois l'ordre des lettres ABECABEC fait de [AB][AB] et [CE][CE] les côtés opposés, d'où AB=CE\vec{AB}=\vec{CE}, soit (xE1 ; yE+2)=(6 ; 2)(x_E-1\ ;\ y_E+2)=(6\ ;\ 2) et donc E(7 ; 0)E(7\ ;\ 0). Le calcul est le même, seule l'équation de départ change.

d) Dans un parallélogramme, les lettres se lisent en TOURNANT autour de la figure, donc les côtés opposés sont donnés par les paires de lettres consécutives dans cet ordre cyclique. Pour ABCDABCD, les côtés sont [AB][AB] et [CD][CD], ce qui impose AB=DC\vec{AB}=\vec{DC} ; pour ABECABEC, ce sont [AB][AB] et [EC][EC], d'où AB=CE\vec{AB}=\vec{CE}. Ce ne sont pas les mêmes couples de côtés parallèles, donc le quatrième point n'est pas le même. La leçon générale, déjà rencontrée à l'exercice 1 : trois points donnent naissance à trois parallélogrammes distincts, et seul l'ordre des lettres dit lequel est demandé.

e) Les diagonales de ABCDABCD sont [AC][AC] et [BD][BD]. Milieu de [AC][AC] : (2+12 ; 1+(2)2)=(0,5 ; 0,5)\left(\frac{-2+1}{2}\ ;\ \frac{1+(-2)}{2}\right)=(-0{,}5\ ;\ -0{,}5). Milieu de [BD][BD] : (4+(5)2 ; 3+(4)2)=(0,5 ; 0,5)\left(\frac{4+(-5)}{2}\ ;\ \frac{3+(-4)}{2}\right)=(-0{,}5\ ;\ -0{,}5). Les deux milieux coïncident ✓ : les diagonales se coupent en leur milieu, donc ABCDABCD est bien un parallélogramme et la réponse b) est confirmée par une méthode indépendante du calcul vectoriel. Pour mémoire, trois points AA, BB, CC donnent trois parallélogrammes, selon le segment choisi comme DIAGONALE : avec [AC][AC] comme diagonale on obtient D(5 ; 4)D(-5\ ;\ -4), avec [BC][BC] on obtient E(7 ; 0)E(7\ ;\ 0), et avec [AB][AB] le point (1 ; 6)(1\ ;\ 6), puisque le quatrième sommet vaut alors A+BCA+B-C coordonnée par coordonnée. L'ordre des lettres n'est pas un détail de notation : il désigne la diagonale, donc la figure.

Exercice 5 : Équations de droites

On reprend A(2, 1)A(-2,\ 1) et B(4, 3)B(4,\ 3), et on considère la droite dd d'équation 2x+y4=02x+y-4=0.

  • a) Donnez un vecteur directeur de la droite (AB)(AB), puis une équation cartésienne de (AB)(AB).
  • b) Déduisez-en l'équation réduite de (AB)(AB).
  • c) Donnez un vecteur directeur de dd et son équation réduite.
  • d) Les droites (AB)(AB) et dd sont-elles parallèles ? Justifiez par un déterminant.
  • e) Déterminez leur point d'intersection et vérifiez-le dans les deux équations.

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Réponses

  • a) u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ 1) ; x3y+5=0x-3y+5=0
  • b) y=13x+53y=\frac{1}{3}x+\frac{5}{3}
  • c) v(1 ; 2)\vec{v}(-1\ ;\ 2) ; y=2x+4y=-2x+4
  • d) Déterminant 77 : sécantes
  • e) Intersection (1 ; 2)(1\ ;\ 2)

a) AB(6 ; 2)\vec{AB}(6\ ;\ 2) est un vecteur directeur de (AB)(AB), et tout vecteur colinéaire non nul en est un aussi : on préfère u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ 1), obtenu en divisant par 22, car des nombres plus petits allègent tous les calculs suivants. Une équation cartésienne s'obtient en écrivant que M(x ; y)M(x\ ;\ y) appartient à la droite si AM\vec{AM} et u\vec{u} sont colinéaires, c'est-à-dire si leur déterminant est nul : 1×(x+2)3×(y1)=01\times(x+2)-3\times(y-1)=0, soit x+23y+3=0x+2-3y+3=0, donc x3y+5=0x-3y+5=0. Vérification avec BB, indispensable : 43×3+5=49+5=04-3\times 3+5=4-9+5=0 ✓.

b) On isole yy : x3y+5=0x-3y+5=0 donne 3y=x+53y=x+5, donc y=13x+53y=\frac{1}{3}x+\frac{5}{3}. Le coefficient directeur 13\frac{1}{3} se retrouve directement sur le vecteur directeur u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ 1), comme le quotient 13\frac{1}{3} de ses deux coordonnées : c'est un contrôle immédiat entre les deux formes.

c) Pour une équation cartésienne ax+by+c=0ax+by+c=0, un vecteur directeur est (b ; a)(-b\ ;\ a). Ici a=2a=2 et b=1b=1, donc v(1 ; 2)\vec{v}(-1\ ;\ 2) convient. L'équation réduite s'obtient en isolant yy : y=2x+4y=-2x+4. Contrôle par le même quotient : 21=2\frac{2}{-1}=-2 ✓, qui est bien le coefficient directeur.

d) Déterminant de u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ 1) et v(1 ; 2)\vec{v}(-1\ ;\ 2) : 3×21×(1)=6+1=73\times 2-1\times(-1)=6+1=7, non nul. Les deux droites ne sont donc pas parallèles : elles sont SÉCANTES, et elles se coupent en un unique point. On peut aussi le voir sur les coefficients directeurs, 13\frac{1}{3} contre 2-2, qui diffèrent, mais le déterminant est la méthode générale, la seule qui fonctionne encore quand une droite est verticale et n'a pas de coefficient directeur.

e) On résout le système formé par les deux équations. De dd on tire y=42xy=4-2x, que l'on reporte dans (AB)(AB) : x3(42x)+5=x12+6x+5=7x7=0x-3(4-2x)+5=x-12+6x+5=7x-7=0, donc x=1x=1, puis y=42=2y=4-2=2. Le point d'intersection est (1 ; 2)(1\ ;\ 2). Double vérification, dans chacune des deux équations : 13×2+5=01-3\times 2+5=0 ✓ et 2×1+24=02\times 1+2-4=0 ✓. L'existence d'un point unique confirme la conclusion de la question d), et cette cohérence entre le déterminant et la résolution effective du système est exactement ce que l'exercice 8 exploitera avec trois droites.

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Le théorème de Varignon

Dans un repère, on considère le quadrilatère ABCDABCD avec A(4, 1)A(-4,\ 1), B(2, 5)B(2,\ 5), C(6, 1)C(6,\ -1) et D(0, 5)D(0,\ -5).

On note II, JJ, KK et LL les milieux respectifs de [AB][AB], [BC][BC], [CD][CD] et [DA][DA].

La figure ci-dessous représente ABCDABCD en trait plein et le quadrilatère IJKLIJKL des milieux en pointillés.

-6-5-4-3-2-112345678-7-6-5-4-3-2-11234567ABCDIJKL
  • a) Calculez les coordonnées de II, JJ, KK et LL.
  • b) Démontrez que IJKLIJKL est un parallélogramme.
  • c) Déterminez la nature du quadrilatère ABCDABCD lui-même.
  • d) Le résultat de la question b) tient-il pour un quadrilatère quelconque ? Démontrez-le en utilisant la droite des milieux dans les triangles ABCABC et ACDACD.

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a)
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c)
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  • a) I(1 ; 3)I(-1\ ;\ 3), J(4 ; 2)J(4\ ;\ 2), K(3 ; 3)K(3\ ;\ -3), L(2 ; 2)L(-2\ ;\ -2)
  • b) IJ=LK=(5 ; 1)\vec{IJ}=\vec{LK}=(5\ ;\ -1) : parallélogramme
  • c) ABCDABCD est un carré
  • d) Oui : IJ=LK=12AC\vec{IJ}=\vec{LK}=\frac{1}{2}\vec{AC} (théorème de Varignon)

a) On applique la formule du milieu, moyenne des coordonnées, à chaque côté : I(4+22 ; 1+52)=(1 ; 3)I\left(\frac{-4+2}{2}\ ;\ \frac{1+5}{2}\right)=(-1\ ;\ 3), J(2+62 ; 512)=(4 ; 2)J\left(\frac{2+6}{2}\ ;\ \frac{5-1}{2}\right)=(4\ ;\ 2), K(6+02 ; 152)=(3 ; 3)K\left(\frac{6+0}{2}\ ;\ \frac{-1-5}{2}\right)=(3\ ;\ -3) et L(042 ; 5+12)=(2 ; 2)L\left(\frac{0-4}{2}\ ;\ \frac{-5+1}{2}\right)=(-2\ ;\ -2).

b) IJ(4(1) ; 23)=(5 ; 1)\vec{IJ}(4-(-1)\ ;\ 2-3)=(5\ ;\ -1) et LK(3(2) ; 3(2))=(5 ; 1)\vec{LK}(3-(-2)\ ;\ -3-(-2))=(5\ ;\ -1). Comme IJ=LK\vec{IJ}=\vec{LK}, le quadrilatère IJKLIJKL est un parallélogramme. Attention à l'ordre des lettres, comme aux exercices 1 et 4 : on compare IJ\vec{IJ} à LK\vec{LK}, et non à KL\vec{KL}, pour que les deux côtés soient parcourus dans le sens qui tourne.

c) On teste la même condition sur ABCDABCD : AB(2(4) ; 51)=(6 ; 4)\vec{AB}(2-(-4)\ ;\ 5-1)=(6\ ;\ 4) et DC(60 ; 1(5))=(6 ; 4)\vec{DC}(6-0\ ;\ -1-(-5))=(6\ ;\ 4). Ces deux vecteurs sont égaux, donc ABCDABCD est lui aussi un parallélogramme. On peut préciser sa nature : AB=36+16=52AB=\sqrt{36+16}=\sqrt{52} et BC=16+36=52BC=\sqrt{16+36}=\sqrt{52}, deux côtés consécutifs égaux, donc c'est un LOSANGE. Et les diagonales valent AC=100+4=104AC=\sqrt{100+4}=\sqrt{104} et BD=4+100=104BD=\sqrt{4+100}=\sqrt{104}, égales, donc c'est aussi un rectangle : ABCDABCD est un carré, ce que l'exercice 7 retrouvera par une autre voie.

d) Oui, et c'est le théorème de Varignon : le quadrilatère des milieux est un parallélogramme pour TOUT quadrilatère de départ, aussi irrégulier soit-il. Démonstration. Dans le triangle ABCABC, les points II et JJ sont les milieux de [AB][AB] et [BC][BC], donc la droite des milieux donne IJ=12AC\vec{IJ}=\frac{1}{2}\vec{AC}. Dans le triangle ACDACD, les points LL et KK sont les milieux de [AD][AD] et [DC][DC], donc de même LK=12AC\vec{LK}=\frac{1}{2}\vec{AC}. Les deux vecteurs sont égaux à la même quantité, donc égaux entre eux : IJ=LK\vec{IJ}=\vec{LK}, et IJKLIJKL est un parallélogramme. Le point remarquable de cette démonstration est qu'elle ne fait intervenir AUCUNE coordonnée et aucune hypothèse sur ABCDABCD : c'est la diagonale [AC][AC] qui sert d'intermédiaire commun aux deux triangles, et c'est elle qui explique le résultat. On vérifie d'ailleurs sur l'exemple : AC(10 ; 2)\vec{AC}(10\ ;\ -2), dont la moitié vaut (5 ; 1)(5\ ;\ -1), exactement IJ\vec{IJ} ✓.

Exercice 7 : Parallélogramme et centre

On donne A(4, 1)A(-4,\ 1), B(2, 5)B(2,\ 5) et C(6, 1)C(6,\ -1).

  • a) Déterminez les coordonnées du point DD tel que ABCDABCD soit un parallélogramme.
  • b) Calculez les coordonnées du centre Ω\Omega de ce parallélogramme de deux façons différentes.
  • c) Le parallélogramme ABCDABCD est-il un losange ? Est-il un rectangle ? Concluez précisément sur sa nature.
  • d) Retrouvez la conclusion de la question c) autrement, en appliquant la réciproque du théorème de Pythagore dans le triangle ABCABC.
  • e) Déterminez le symétrique de AA par rapport à Ω\Omega. Que constatez-vous ?

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a)
b)
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d)
e)
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  • a) D(0 ; 5)D(0\ ;\ -5)
  • b) Ω(1 ; 0)\Omega(1\ ;\ 0)
  • c) Losange et rectangle : carré
  • d) AB2+BC2=104=AC2AB^{2}+BC^{2}=104=AC^{2} : rectangle en BB
  • e) C(6 ; 1)C(6\ ;\ -1)

a) ABCDABCD est un parallélogramme lorsque AB=DC\vec{AB}=\vec{DC}. Avec AB(6 ; 4)\vec{AB}(6\ ;\ 4), cela donne (6xD ; 1yD)=(6 ; 4)(6-x_D\ ;\ -1-y_D)=(6\ ;\ 4), donc xD=0x_D=0 et yD=5y_D=-5 : D(0 ; 5)D(0\ ;\ -5).

b) Le centre d'un parallélogramme est le point d'intersection des diagonales, qui est le milieu de chacune d'elles. Première façon, milieu de [AC][AC] : (4+62 ; 112)=(1 ; 0)\left(\frac{-4+6}{2}\ ;\ \frac{1-1}{2}\right)=(1\ ;\ 0). Seconde façon, milieu de [BD][BD] : (2+02 ; 552)=(1 ; 0)\left(\frac{2+0}{2}\ ;\ \frac{5-5}{2}\right)=(1\ ;\ 0). Les deux calculs donnent bien Ω(1 ; 0)\Omega(1\ ;\ 0) ✓, et cette double lecture est le contrôle standard de toute la question a) : si les deux milieux différaient, c'est que DD serait faux.

c) On compare deux côtés CONSÉCUTIFS : AB=36+16=52AB=\sqrt{36+16}=\sqrt{52} et BC=16+36=52BC=\sqrt{16+36}=\sqrt{52}. Ils sont égaux, donc le parallélogramme est un LOSANGE. On compare ensuite les deux DIAGONALES : AC=100+4=104AC=\sqrt{100+4}=\sqrt{104} et BD=4+100=104BD=\sqrt{4+100}=\sqrt{104}. Elles sont égales, donc le parallélogramme est aussi un RECTANGLE. Un parallélogramme à la fois losange et rectangle est un CARRÉ : ABCDABCD est un carré. Attention à ne pas comparer ABAB et CDCD, qui sont opposés et donc automatiquement égaux dans tout parallélogramme : cela ne prouverait rien.

d) Dans le triangle ABCABC : AB2+BC2=52+52=104AB^{2}+BC^{2}=52+52=104 et AC2=104AC^{2}=104. L'égalité de Pythagore est vérifiée, donc par sa RÉCIPROQUE le triangle ABCABC est rectangle en BB. Le losange ABCDABCD possède donc un angle droit, ce qui suffit à en faire un carré. Cette seconde voie est plus économique que la première : elle établit l'angle droit sans calculer les diagonales, et travailler sur les CARRÉS des longueurs évite tout radical. C'est en général la rédaction la plus rapide pour déterminer la nature d'un quadrilatère.

e) Le symétrique de AA par rapport à Ω\Omega est le point AA' tel que Ω\Omega soit le milieu de [AA][AA'], donc xA=2×1(4)=6x_{A'}=2\times 1-(-4)=6 et yA=2×01=1y_{A'}=2\times 0-1=-1 : c'est le point CC. Ce n'est pas un hasard : le centre d'un parallélogramme est le milieu de la diagonale [AC][AC], donc AA et CC sont par construction symétriques par rapport à lui, et de même pour BB et DD. On dit que Ω\Omega est le centre de symétrie du parallélogramme, et cette propriété caractérise les parallélogrammes parmi les quadrilatères.

Exercice 8 : Position relative de trois droites

On considère les droites d1:x3y+5=0d_1 : x-3y+5=0, d2:2x+y4=0d_2 : 2x+y-4=0 et d3:2x6y+1=0d_3 : 2x-6y+1=0.

  • a) Déterminez les coordonnées du point d'intersection de d1d_1 et d2d_2.
  • b) Étudiez la position relative de d1d_1 et d3d_3.
  • c) Le point R(1 ; 2)R(1\ ;\ 2) appartient-il à d3d_3 ?
  • d) Existe-t-il un point appartenant simultanément aux trois droites ? Justifiez sans calcul supplémentaire.
  • e) Comment faudrait-il modifier la constante de d3d_3 pour que les trois droites soient concourantes ? Commentez le résultat.

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  • a) R(1 ; 2)R(1\ ;\ 2)
  • b) Strictement parallèles
  • c) Non (90-9\neq 0)
  • d) Non
  • e) c=10c=10 : d3d_3 confondue avec d1d_1, donc jamais concourantes en restant strictement parallèle

a) On résout le système. De d2d_2 on tire y=42xy=4-2x, que l'on reporte dans d1d_1 : x3(42x)+5=x12+6x+5=7x7=0x-3(4-2x)+5=x-12+6x+5=7x-7=0, donc x=1x=1, puis y=42×1=2y=4-2\times 1=2. Le point d'intersection est R(1 ; 2)R(1\ ;\ 2). Vérification dans les deux équations : 16+5=01-6+5=0 ✓ et 2+24=02+2-4=0 ✓.

b) d1d_1 a pour vecteur directeur u(3 ; 1)\vec{u}(3\ ;\ 1), lu comme (b ; a)(-b\ ;\ a) à partir de x3y+5=0x-3y+5=0, et d3d_3 a pour vecteur directeur w(6 ; 2)\vec{w}(6\ ;\ 2). Déterminant : 3×21×6=03\times 2-1\times 6=0, donc les droites sont PARALLÈLES. Reste à savoir si elles sont confondues ou strictement parallèles : en multipliant l'équation de d1d_1 par 22 on obtient 2x6y+10=02x-6y+10=0, à comparer à 2x6y+1=02x-6y+1=0. Les premiers membres coïncident mais pas les constantes, 10110\neq 1 : les droites sont donc STRICTEMENT parallèles. Cette seconde étape est obligatoire, un déterminant nul ne distinguant pas les deux cas.

c) 2×16×2+1=212+1=92\times 1-6\times 2+1=2-12+1=-9, qui n'est pas nul : le point RR n'appartient pas à d3d_3. Cohérent avec la question b), puisque RR est sur d1d_1 et que d1d_1 et d3d_3 n'ont aucun point commun.

d) Non, aucun point n'appartient aux trois droites. Le raisonnement se fait en une ligne, sans nouveau calcul : le seul point commun à d1d_1 et d2d_2 est RR, établi en a) ; or la question c) montre que RR n'est pas sur d3d_3. Un point commun aux trois devrait en particulier être commun à d1d_1 et d2d_2, donc être RR, ce qui est exclu. La configuration est celle d'un triangle : d1d_1 et d3d_3 sont parallèles, et d2d_2 les coupe toutes deux en deux points distincts.

e) Il faut et il suffit que d3d_3 passe par R(1 ; 2)R(1\ ;\ 2), tout en gardant les mêmes coefficients 22 et 6-6 pour rester parallèle à d1d_1. On écrit 2×16×2+c=02\times 1-6\times 2+c=0, soit 212+c=02-12+c=0, donc c=10c=10. L'équation devient 2x6y+10=02x-6y+10=0, c'est-à-dire exactement le double de celle de d1d_1 : la droite serait alors CONFONDUE avec d1d_1. C'est la seule possibilité, et elle est instructive : une droite parallèle à d1d_1 et passant par un point de d1d_1 ne peut être que d1d_1 elle-même. Autrement dit, tant que d3d_3 reste strictement parallèle à d1d_1, aucun choix de constante ne permet aux trois droites d'être concourantes.

Exercice 9 : La droite des milieux, démontrée vectoriellement

ABCABC est un triangle quelconque. On note II le milieu de [AB][AB] et JJ le milieu de [AC][AC].

Cette démonstration doit se faire sans coordonnées, uniquement avec la relation de Chasles.

La figure ci-dessous est un schéma sans repère : la démonstration ne doit utiliser aucune coordonnée.

ABCIJ
  • a) Exprimez IA\vec{IA} en fonction de AB\vec{AB}, puis AJ\vec{AJ} en fonction de AC\vec{AC}.
  • b) En décomposant IJ\vec{IJ} avec la relation de Chasles, démontrez que IJ=12BC\vec{IJ}=\frac{1}{2}\vec{BC}.
  • c) Quelles deux propriétés géométriques de la droite des milieux ce résultat démontre-t-il d'un seul coup ?
  • d) Vérifiez le résultat sur l'exemple A(4, 1)A(-4,\ 1), B(2, 5)B(2,\ 5), C(6, 1)C(6,\ -1).
  • e) La démonstration suppose-t-elle quelque chose sur la forme du triangle ? Que se passe-t-il si AA, BB et CC sont alignés ?

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  • a) IA=12AB\vec{IA}=-\frac{1}{2}\vec{AB}, AJ=12AC\vec{AJ}=\frac{1}{2}\vec{AC}
  • b) IJ=12(ACAB)=12BC\vec{IJ}=\frac{1}{2}(\vec{AC}-\vec{AB})=\frac{1}{2}\vec{BC}
  • c) (IJ)(BC)(IJ)\parallel(BC) et IJ=12BCIJ=\frac{1}{2}BC
  • d) IJ(2 ; 3)=12BC\vec{IJ}(2\ ;\ -3)=\frac{1}{2}\vec{BC}
  • e) Aucune hypothèse, vrai même pour trois points alignés

a) II est le milieu de [AB][AB] donc AI=12AB\vec{AI}=\frac{1}{2}\vec{AB}, d'où en changeant de sens IA=12AB\vec{IA}=-\frac{1}{2}\vec{AB}. De même JJ est le milieu de [AC][AC] donc AJ=12AC\vec{AJ}=\frac{1}{2}\vec{AC}. Noter que IA\vec{IA} et AI\vec{AI} sont opposés : c'est ce changement de signe qui rendra la chaîne de Chasles utilisable.

b) On insère le point AA comme intermédiaire, ce qui est le seul point commun aux deux hypothèses : IJ=IA+AJ=12AB+12AC=12(ACAB)\vec{IJ}=\vec{IA}+\vec{AJ}=-\frac{1}{2}\vec{AB}+\frac{1}{2}\vec{AC}=\frac{1}{2}\left(\vec{AC}-\vec{AB}\right). Or ACAB=BA+AC=BC\vec{AC}-\vec{AB}=\vec{BA}+\vec{AC}=\vec{BC}, en réutilisant la règle établie à l'exercice 2. Donc IJ=12BC\vec{IJ}=\frac{1}{2}\vec{BC}. Le point de méthode central est le choix du point d'insertion : passer par AA fait apparaître exactement les deux vecteurs dont on connaît l'expression.

c) L'égalité IJ=12BC\vec{IJ}=\frac{1}{2}\vec{BC} contient DEUX informations d'un seul coup. D'une part les deux vecteurs sont colinéaires, ce qui signifie que la droite (IJ)(IJ) est PARALLÈLE à (BC)(BC). D'autre part le coefficient 12\frac{1}{2} donne l'égalité des longueurs IJ=12BCIJ=\frac{1}{2}BC. Ce sont précisément les deux énoncés du théorème de la droite des milieux, vus en Quatrième et démontrés ici en trois lignes. C'est l'intérêt du calcul vectoriel : une seule égalité porte à la fois la direction et la longueur, là où la géométrie classique demandait deux théorèmes distincts.

d) II milieu de [AB][AB] donne I(4+22 ; 1+52)=(1 ; 3)I\left(\frac{-4+2}{2}\ ;\ \frac{1+5}{2}\right)=(-1\ ;\ 3), et JJ milieu de [AC][AC] donne J(4+62 ; 112)=(1 ; 0)J\left(\frac{-4+6}{2}\ ;\ \frac{1-1}{2}\right)=(1\ ;\ 0). Donc IJ(1(1) ; 03)=(2 ; 3)\vec{IJ}(1-(-1)\ ;\ 0-3)=(2\ ;\ -3). Par ailleurs BC(62 ; 15)=(4 ; 6)\vec{BC}(6-2\ ;\ -1-5)=(4\ ;\ -6), dont la moitié vaut (2 ; 3)(2\ ;\ -3) ✓. L'égalité est vérifiée sur cet exemple.

e) Non, la démonstration ne suppose rien du triangle : elle n'utilise que la définition d'un milieu et la relation de Chasles, toutes deux valables pour trois points quelconques. Elle reste même vraie si les points AA, BB et CC sont ALIGNÉS, cas où le triangle est aplati et où la figure perd son sens, mais où l'égalité vectorielle continue de tenir. C'est un avantage décisif du calcul vectoriel sur le raisonnement figural : il ne dépend d'aucun dessin, donc d'aucun cas particulier oublié. Une démonstration lue sur une figure ne couvre que la configuration dessinée, alors que la chaîne de Chasles les couvre toutes à la fois.

Exercice 10 : Recherche d'un paramètre

Dans chaque question, kk désigne un nombre réel. Pensez à chercher toutes les valeurs possibles.

  • a) Déterminez kk pour que les points A(1, 2)A(1,\ 2), B(4, 1)B(4,\ -1) et M(k, k+3)M(k,\ k+3) soient alignés.
  • b) Déterminez toutes les valeurs de kk pour lesquelles u(k, 2)\vec{u}(k,\ 2) et v(8, k)\vec{v}(8,\ k) sont colinéaires.
  • c) Déterminez toutes les valeurs de kk pour lesquelles p(k1, 3)\vec{p}(k-1,\ 3) et q(2, k)\vec{q}(2,\ k) sont colinéaires.
  • d) Un élève répond k=4k=4 à la question b). Qu'a-t-il oublié ?
  • e) Même question pour a(k, 1)\vec{a}(k,\ 1) et b(1, k)\vec{b}(1,\ k).

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a)
b)
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Réponses

  • a) k=0k=0
  • b) k=4k=-4 ou k=4k=4
  • c) k=2k=-2 ou k=3k=3
  • d) Il oublie k=4k=-4
  • e) k=1k=-1 ou k=1k=1

a) AB(41 ; 12)=(3 ; 3)\vec{AB}(4-1\ ;\ -1-2)=(3\ ;\ -3) et AM(k1 ; k+32)=(k1 ; k+1)\vec{AM}(k-1\ ;\ k+3-2)=(k-1\ ;\ k+1). L'alignement équivaut à un déterminant nul : 3(k+1)(3)(k1)=3k+3+3k3=6k3(k+1)-(-3)(k-1)=3k+3+3k-3=6k. Il s'annule pour k=0k=0, ce qui donne M(0 ; 3)M(0\ ;\ 3). Vérification : AM(1 ; 1)\vec{AM}(-1\ ;\ 1), et le déterminant avec (3 ; 3)(3\ ;\ -3) vaut 3×1(3)×(1)=33=03\times 1-(-3)\times(-1)=3-3=0 ✓. Noter que l'équation obtenue est du premier degré, d'où une solution unique : c'est le cas général quand le paramètre n'apparaît qu'au degré 1.

b) Déterminant : k×k2×8=k216k\times k-2\times 8=k^{2}-16. Il s'annule pour k2=16k^{2}=16, c'est-à-dire k=4k=4 OU k=4k=-4. Vérification des deux : pour k=4k=4, u(4 ; 2)\vec{u}(4\ ;\ 2) et v(8 ; 4)\vec{v}(8\ ;\ 4) avec v=2u\vec{v}=2\vec{u} ✓ ; pour k=4k=-4, u(4 ; 2)\vec{u}(-4\ ;\ 2) et v(8 ; 4)\vec{v}(8\ ;\ -4) avec v=2u\vec{v}=-2\vec{u} ✓. Les deux valeurs conviennent, avec des sens opposés.

c) Déterminant : (k1)×k3×2=k2k6(k-1)\times k-3\times 2=k^{2}-k-6. Le discriminant n'étant pas au programme de Seconde, on passe par la forme canonique : k2k6=(k12)2146=(k12)2254k^{2}-k-6=\left(k-\frac{1}{2}\right)^{2}-\frac{1}{4}-6=\left(k-\frac{1}{2}\right)^{2}-\frac{25}{4}. L'équation devient (k12)2=254\left(k-\frac{1}{2}\right)^{2}=\frac{25}{4}, soit k12=±52k-\frac{1}{2}=\pm\frac{5}{2}, d'où k=3k=3 ou k=2k=-2. Vérification pour k=3k=3 : p(2 ; 3)\vec{p}(2\ ;\ 3) et q(2 ; 3)\vec{q}(2\ ;\ 3), effectivement colinéaires et même égaux ✓. Pour k=2k=-2 : p(3 ; 3)\vec{p}(-3\ ;\ 3) et q(2 ; 2)\vec{q}(2\ ;\ -2), et le déterminant vaut (3)(2)3×2=66=0(-3)(-2)-3\times 2=6-6=0 ✓.

d) Il a oublié la solution négative. De k2=16k^{2}=16 on déduit k=4k=4 ou k=4k=-4, car deux nombres opposés ont le même carré : une équation du type k2=ak^{2}=a avec a>0a>0 a TOUJOURS deux solutions opposées. L'erreur vient d'une confusion avec la racine carrée, qui ne désigne, elle, que la valeur positive. Réflexe de contrôle : quand le déterminant fait apparaître un k2k^{2}, on doit s'attendre à deux valeurs, et n'en trouver qu'une doit alerter.

e) Avec a(k ; 1)\vec{a}(k\ ;\ 1) et b(1 ; k)\vec{b}(1\ ;\ k), le déterminant vaut k×k1×1=k21k\times k-1\times 1=k^{2}-1, nul pour k=1k=1 ou k=1k=-1. Pour k=1k=1 les deux vecteurs valent (1 ; 1)(1\ ;\ 1) et sont égaux ; pour k=1k=-1 ils valent (1 ; 1)(-1\ ;\ 1) et (1 ; 1)(1\ ;\ -1), opposés. Dans les deux cas la colinéarité est bien réalisée, et l'on retrouve la structure des questions b) et c) : dès que le paramètre figure dans les deux vecteurs, le déterminant devient du second degré et fournit deux valeurs.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Points définis par une relation vectorielle

Dans un repère, on donne A(1 ; 2)A(1\ ;\ 2), B(4 ; 3)B(4\ ;\ 3) et C(2 ; 1)C(2\ ;\ -1).

Pour trouver un point défini par une égalité vectorielle, on se ramène toujours à un vecteur qui PART d'un point connu : AM=w\vec{AM}=\vec{w} donne MM en ajoutant les coordonnées de w\vec{w} à celles de AA.

  • a) Calculez les coordonnées de AB\vec{AB} et de AC\vec{AC}.
  • b) Déterminez les coordonnées du point MM tel que AM=2ABAC\vec{AM}=2\vec{AB}-\vec{AC}.
  • c) Déterminez les coordonnées du point NN tel que NA+NB=0\vec{NA}+\vec{NB}=\vec{0}. Que représente NN ?
  • d) Le centre de gravité GG du triangle vérifie GA+GB+GC=0\vec{GA}+\vec{GB}+\vec{GC}=\vec{0}. Montrez que AG=13(AB+AC)\vec{AG}=\frac{1}{3}(\vec{AB}+\vec{AC}) et déduisez-en les coordonnées de GG.
  • e) On note II le milieu de [BC][BC]. Trouvez le réel kk tel que AG=kAI\vec{AG}=k\vec{AI} et interprétez.

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Réponses

  • a) AB(3 ; 1)\vec{AB}(3\ ;\ 1), AC(1 ; 3)\vec{AC}(1\ ;\ -3)
  • b) M(6 ; 7)M(6\ ;\ 7)
  • c) N(2,5 ; 2,5)N(2{,}5\ ;\ 2{,}5), milieu de [AB][AB]
  • d) G(73 ; 43)G\left(\frac{7}{3}\ ;\ \frac{4}{3}\right)
  • e) k=23k=\frac{2}{3}

a) AB(41 ; 32)=(3 ; 1)\vec{AB}(4-1\ ;\ 3-2)=(3\ ;\ 1) et AC(21 ; 12)=(1 ; 3)\vec{AC}(2-1\ ;\ -1-2)=(1\ ;\ -3).

b) 2ABAC2\vec{AB}-\vec{AC} a pour coordonnées (61 ; 2(3))=(5 ; 5)(6-1\ ;\ 2-(-3))=(5\ ;\ 5). Comme AM(xM1 ; yM2)\vec{AM}(x_M-1\ ;\ y_M-2), on obtient xM1=5x_M-1=5 et yM2=5y_M-2=5, donc M(6 ; 7)M(6\ ;\ 7). L'erreur classique est d'oublier d'ajouter les coordonnées de AA et de répondre M(5 ; 5)M(5\ ;\ 5) : ce sont les coordonnées du VECTEUR, pas celles du point.

c) NA+NB=0\vec{NA}+\vec{NB}=\vec{0} signifie NA=NB\vec{NA}=-\vec{NB} : les deux vecteurs issus de NN ont même longueur et des sens opposés, donc NN est le MILIEU de [AB][AB]. Par coordonnées : (1x)+(4x)=0(1-x)+(4-x)=0 et (2y)+(3y)=0(2-y)+(3-y)=0, soit x=2,5x=2{,}5 et y=2,5y=2{,}5. Donc N(2,5 ; 2,5)N(2{,}5\ ;\ 2{,}5), qui est bien (1+42 ; 2+32)\left(\frac{1+4}{2}\ ;\ \frac{2+3}{2}\right) ✓.

d) On fait passer chaque vecteur par AA avec la relation de Chasles : GB=GA+AB\vec{GB}=\vec{GA}+\vec{AB} et GC=GA+AC\vec{GC}=\vec{GA}+\vec{AC}. La somme devient 3GA+AB+AC=03\vec{GA}+\vec{AB}+\vec{AC}=\vec{0}, donc AG=13(AB+AC)\vec{AG}=\frac{1}{3}(\vec{AB}+\vec{AC}). Coordonnées : AB+AC=(4 ; 2)\vec{AB}+\vec{AC}=(4\ ;\ -2), donc AG(43 ; 23)\vec{AG}\left(\frac{4}{3}\ ;\ -\frac{2}{3}\right) et G(1+43 ; 223)=(73 ; 43)G\left(1+\frac{4}{3}\ ;\ 2-\frac{2}{3}\right)=\left(\frac{7}{3}\ ;\ \frac{4}{3}\right). Contrôle : ce sont les MOYENNES des coordonnées des trois sommets, 1+4+23\frac{1+4+2}{3} et 2+313\frac{2+3-1}{3} ✓.

e) I(4+22 ; 312)=(3 ; 1)I\left(\frac{4+2}{2}\ ;\ \frac{3-1}{2}\right)=(3\ ;\ 1) et AI(2 ; 1)\vec{AI}(2\ ;\ -1). Or AG(43 ; 23)=23(2 ; 1)\vec{AG}\left(\frac{4}{3}\ ;\ -\frac{2}{3}\right)=\frac{2}{3}(2\ ;\ -1), donc k=23k=\frac{2}{3}. Interprétation : GG est sur la médiane [AI][AI], aux deux tiers en partant du sommet. C'est la propriété du centre de gravité vue au collège, démontrée ici par le calcul.

Le fil : une relation vectorielle se transforme par Chasles jusqu'à isoler un vecteur qui part d'un point connu, puis on lit les coordonnées. Le vecteur et le point ont des coordonnées DIFFÉRENTES tant que le point de départ n'est pas l'origine.

Exercice 12 : Nature d'un triangle par les distances

Dans un repère ORTHONORMÉ, on donne A(1 ; 1)A(1\ ;\ 1), B(5 ; 3)B(5\ ;\ 3) et C(3 ; 7)C(3\ ;\ 7).

La formule de distance AB=(xBxA)2+(yByA)2AB=\sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2} n'est valable que dans un repère orthonormé. Pour comparer des longueurs, on travaille sur leurs CARRÉS, ce qui évite tout radical.

  • a) Calculez AB2AB^{2}, BC2BC^{2} et AC2AC^{2}.
  • b) Déterminez la nature précise du triangle ABCABC.
  • c) Déterminez le centre et le rayon du cercle circonscrit au triangle ABCABC.
  • d) Déterminez les coordonnées du point DD tel que ABCDABCD soit un parallélogramme. Quelle est la nature de ABCDABCD ?
  • e) Calculez l'aire du triangle ABCABC.

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b)
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Réponses

  • a) AB2=20AB^{2}=20, BC2=20BC^{2}=20, AC2=40AC^{2}=40
  • b) Rectangle isocèle en BB
  • c) Centre (2 ; 4)(2\ ;\ 4), rayon 103,16\sqrt{10}\approx 3{,}16
  • d) D(1 ; 5)D(-1\ ;\ 5), ABCDABCD est un carré
  • e) Aire 1010

a) AB2=(51)2+(31)2=16+4=20AB^{2}=(5-1)^{2}+(3-1)^{2}=16+4=20 ; BC2=(35)2+(73)2=4+16=20BC^{2}=(3-5)^{2}+(7-3)^{2}=4+16=20 ; AC2=(31)2+(71)2=4+36=40AC^{2}=(3-1)^{2}+(7-1)^{2}=4+36=40.

b) AB2=BC2AB^{2}=BC^{2}, donc AB=BCAB=BC : le triangle est ISOCÈLE en BB. De plus AB2+BC2=20+20=40=AC2AB^{2}+BC^{2}=20+20=40=AC^{2} : par la RÉCIPROQUE du théorème de Pythagore, il est rectangle en BB. Le triangle ABCABC est donc rectangle isocèle en BB. On cite la réciproque, et non le théorème lui-même : c'est l'égalité des carrés qui prouve l'angle droit.

c) Le centre du cercle circonscrit à un triangle rectangle est le MILIEU de l'hypoténuse, ici [AC][AC] : (1+32 ; 1+72)=(2 ; 4)\left(\frac{1+3}{2}\ ;\ \frac{1+7}{2}\right)=(2\ ;\ 4). Le rayon est la moitié de AC=40=210AC=\sqrt{40}=2\sqrt{10}, soit 103,16\sqrt{10}\approx 3{,}16. Contrôle : la distance du centre à BB vaut (52)2+(34)2=10\sqrt{(5-2)^{2}+(3-4)^{2}}=\sqrt{10} ✓.

d) ABCDABCD est un parallélogramme lorsque AB=DC\vec{AB}=\vec{DC} : (4 ; 2)=(3xD ; 7yD)(4\ ;\ 2)=(3-x_D\ ;\ 7-y_D), donc D(1 ; 5)D(-1\ ;\ 5). Ce parallélogramme a un angle droit en BB et deux côtés consécutifs égaux, AB=BCAB=BC : c'est un CARRÉ.

e) Dans un triangle rectangle, les deux côtés de l'angle droit sont base et hauteur : aire =AB×BC2=20×202=202=10=\frac{AB\times BC}{2}=\frac{\sqrt{20}\times\sqrt{20}}{2}=\frac{20}{2}=10 unités d'aire. Aucun radical ne subsiste, parce que 20×20=20\sqrt{20}\times\sqrt{20}=20.

Méthode à retenir : pour la nature d'un triangle, on calcule les trois carrés de longueurs, on compare deux à deux pour l'isocèle, et l'on teste l'égalité de Pythagore avec le plus grand pour l'angle droit.

Exercice 13 : Droites parallèles, droite verticale et appartenance

Une droite non verticale a une équation réduite y=mx+py=mx+p, où mm est le coefficient directeur et pp l'ordonnée à l'origine. Deux droites non verticales sont parallèles si et seulement si elles ont le même coefficient directeur.

  • a) Déterminez l'équation réduite de la droite dd passant par A(2 ; 1)A(2\ ;\ -1) et de coefficient directeur 33.
  • b) Déterminez l'équation réduite de la droite dd' parallèle à dd et passant par B(1 ; 4)B(-1\ ;\ 4).
  • c) Donnez une équation de la droite verticale passant par C(5 ; 2)C(5\ ;\ 2). A-t-elle une équation réduite de la forme y=mx+py=mx+p ?
  • d) Les points E(4 ; 5)E(4\ ;\ 5) et F(2 ; 12)F(-2\ ;\ -12) appartiennent-ils à dd ?
  • e) Déterminez l'équation réduite de la droite (GH)(GH) avec G(1 ; 4)G(1\ ;\ 4) et H(3 ; 2)H(3\ ;\ -2), puis le point d'intersection de (GH)(GH) et de dd.

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a)
b)
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Réponses

  • a) y=3x7y=3x-7
  • b) y=3x+7y=3x+7
  • c) x=5x=5, pas d'équation réduite
  • d) EdE\in d, FdF\notin d
  • e) (GH)(GH) : y=3x+7y=-3x+7 ; intersection (73 ; 0)\left(\frac{7}{3}\ ;\ 0\right)

a) dd a une équation y=3x+py=3x+p. Elle passe par AA, donc 1=3×2+p-1=3\times 2+p, soit p=7p=-7. Équation : y=3x7y=3x-7. Contrôle : 3×27=13\times 2-7=-1 ✓.

b) Parallèle à dd : même coefficient directeur, donc y=3x+py=3x+p'. Avec BB : 4=3×(1)+p4=3\times(-1)+p', soit p=7p'=7. Équation : y=3x+7y=3x+7. Seule l'ordonnée à l'origine change ; garder aussi p=7p=-7 donnerait la droite dd elle-même, qui ne passe pas par BB.

c) Tous les points de cette droite ont pour abscisse 55 : son équation est x=5x=5. Elle n'a PAS d'équation réduite y=mx+py=mx+p, car à l'abscisse 55 correspondent une infinité d'ordonnées : yy n'est pas fonction de xx, et le « coefficient directeur » demanderait de diviser par 00.

d) Pour EE : 3×47=53\times 4-7=5, qui est bien l'ordonnée de EE, donc EdE\in d. Pour FF : 3×(2)7=13123\times(-2)-7=-13\neq -12, donc FdF\notin d. Un point appartient à une droite si et seulement si ses coordonnées vérifient l'équation, au chiffre près.

e) Coefficient directeur : m=yHyGxHxG=2431=3m=\frac{y_H-y_G}{x_H-x_G}=\frac{-2-4}{3-1}=-3. Avec GG : 4=3×1+p4=-3\times 1+p, donc p=7p=7, et (GH)(GH) : y=3x+7y=-3x+7. Contrôle avec HH : 9+7=2-9+7=-2 ✓. Intersection avec dd : 3x7=3x+73x-7=-3x+7, donc 6x=146x=14, x=73x=\frac{7}{3}, et y=3×737=0y=3\times\frac{7}{3}-7=0. Le point d'intersection est (73 ; 0)\left(\frac{7}{3}\ ;\ 0\right), sur l'axe des abscisses. Les coefficients directeurs 33 et 3-3 diffèrent, ce qui garantissait l'existence de ce point unique.

Le point de méthode : on trouve toujours mm en premier, par la donnée d'un coefficient, d'une parallèle ou de deux points, puis pp en écrivant qu'un point connu est sur la droite, et l'on contrôle avec un deuxième point.

Exercice 14 : Problème : un bateau dans le courant

Un bateau quitte le port O(0 ; 0)O(0\ ;\ 0) dans un repère orthonormé gradué en kilomètres. En une heure, ses moteurs le déplacent du vecteur u(4 ; 3)\vec{u}(4\ ;\ 3). Un courant marin ajoute, en une heure, le déplacement c(1 ; 2)\vec{c}(1\ ;\ -2).

On admet que ces deux déplacements s'ajoutent et restent constants.

  • a) Quel est le vecteur déplacement réel du bateau en une heure ?
  • b) Où se trouve le bateau au bout de 33 heures ?
  • c) À quelle distance du port est-il alors ? Arrondissez au centième de kilomètre.
  • d) Un phare est situé en P(20 ; 4)P(20\ ;\ 4). Le bateau passera-t-il par le phare en gardant son cap ? Si oui, au bout de combien d'heures ?
  • e) Le lendemain, avec le même courant, on veut rejoindre en ligne droite l'île I(12 ; 9)I(12\ ;\ 9) en exactement 33 heures. Quel vecteur w\vec{w} les moteurs doivent-ils produire chaque heure ? Quelle est la norme de ce vecteur, au centième ?

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a)
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c)
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Réponses

  • a) (5 ; 1)(5\ ;\ 1)
  • b) (15 ; 3)(15\ ;\ 3)
  • c) 23415,30\sqrt{234}\approx 15{,}30 km
  • d) Oui, au bout de 44 heures
  • e) w(3 ; 5)\vec{w}(3\ ;\ 5), norme 345,83\sqrt{34}\approx 5{,}83

a) Les deux déplacements s'additionnent : u+c=(4+1 ; 32)=(5 ; 1)\vec{u}+\vec{c}=(4+1\ ;\ 3-2)=(5\ ;\ 1). Le bateau avance de 55 km vers l'est et de 11 km vers le nord chaque heure.

b) En trois heures, le déplacement total est 3(u+c)=(15 ; 3)3(\vec{u}+\vec{c})=(15\ ;\ 3). Partant de l'origine, le bateau est au point (15 ; 3)(15\ ;\ 3). Sans courant, il serait en (12 ; 9)(12\ ;\ 9) : le courant l'a fait dériver de 33 km vers l'est et de 66 km vers le sud.

c) Distance au port : 152+32=225+9=23415,30\sqrt{15^{2}+3^{2}}=\sqrt{225+9}=\sqrt{234}\approx 15{,}30 km. On ne fait pas 3×53\times 5 : la distance parcourue en une heure vaut 265,10\sqrt{26}\approx 5{,}10 km, pas 55.

d) Le bateau reste sur la droite passant par OO et dirigée par (5 ; 1)(5\ ;\ 1). Le phare est sur cette droite si OP(20 ; 4)\vec{OP}(20\ ;\ 4) est colinéaire à (5 ; 1)(5\ ;\ 1) : déterminant 20×14×5=020\times 1-4\times 5=0 ✓. Comme (20 ; 4)=4×(5 ; 1)(20\ ;\ 4)=4\times(5\ ;\ 1), le bateau passe par le phare au bout de 44 heures.

e) Pour rejoindre II en 33 heures, le déplacement réel doit être 13OI=(4 ; 3)\frac{1}{3}\vec{OI}=(4\ ;\ 3) par heure. Or déplacement réel =w+c=\vec{w}+\vec{c}, donc w=(4 ; 3)(1 ; 2)=(3 ; 5)\vec{w}=(4\ ;\ 3)-(1\ ;\ -2)=(3\ ;\ 5). Les moteurs doivent viser un point PLUS au nord que l'île pour compenser le courant. Norme : 9+25=345,83\sqrt{9+25}=\sqrt{34}\approx 5{,}83 km par heure. Contrôle : 3×((3 ; 5)+(1 ; 2))=(12 ; 9)3\times\left((3\ ;\ 5)+(1\ ;\ -2)\right)=(12\ ;\ 9) ✓.

Ce problème est la version concrète de la somme de deux vecteurs : on additionne des déplacements, on multiplie par un nombre pour répéter, et la colinéarité dit si l'on reste sur une ligne droite.

Exercice 15 : Problème : une antenne à égale distance de trois villages

Trois villages sont repérés dans un repère orthonormé gradué en kilomètres : A(0 ; 0)A(0\ ;\ 0), B(8 ; 0)B(8\ ;\ 0) et C(2 ; 6)C(2\ ;\ 6). On veut installer une antenne en un point M(x ; y)M(x\ ;\ y) situé à la même distance des trois villages.

On travaille sur les carrés des distances : MA=MBMA=MB équivaut à MA2=MB2MA^{2}=MB^{2} puisque les distances sont positives.

  • a) Écrivez l'égalité MA2=MB2MA^{2}=MB^{2} et montrez qu'elle équivaut à x=4x=4.
  • b) Écrivez l'égalité MA2=MC2MA^{2}=MC^{2} et déduisez-en yy.
  • c) Donnez les coordonnées de MM et la distance de l'antenne à chaque village, au centième.
  • d) Que représente le point MM pour le triangle ABCABC ?
  • e) L'antenne a une portée de 4,54{,}5 km. Un quatrième village situé en D(6 ; 6)D(6\ ;\ 6) est-il couvert ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) x=4x=4
  • b) 4x+12y=404x+12y=40, y=2y=2
  • c) M(4 ; 2)M(4\ ;\ 2), à 204,47\sqrt{20}\approx 4{,}47 km
  • d) Centre du cercle circonscrit
  • e) MD=204,47MD=\sqrt{20}\approx 4{,}47 km : couvert

a) MA2=x2+y2MA^{2}=x^{2}+y^{2} et MB2=(x8)2+y2=x216x+64+y2MB^{2}=(x-8)^{2}+y^{2}=x^{2}-16x+64+y^{2}. L'égalité donne 0=16x+640=-16x+64, soit x=4x=4. Les termes x2x^{2} et y2y^{2} s'éliminent : l'équation, en apparence du second degré, est du premier degré. Géométriquement, les points équidistants de AA et BB forment la médiatrice de [AB][AB], la droite verticale x=4x=4.

b) MC2=(x2)2+(y6)2=x24x+4+y212y+36MC^{2}=(x-2)^{2}+(y-6)^{2}=x^{2}-4x+4+y^{2}-12y+36. L'égalité avec x2+y2x^{2}+y^{2} donne 0=4x12y+400=-4x-12y+40, soit 4x+12y=404x+12y=40. Avec x=4x=4 : 12y=2412y=24, donc y=2y=2.

c) M(4 ; 2)M(4\ ;\ 2). Distances : MA=16+4=20MA=\sqrt{16+4}=\sqrt{20}, MB=16+4=20MB=\sqrt{16+4}=\sqrt{20}, MC=4+16=20MC=\sqrt{4+16}=\sqrt{20} ✓. L'antenne est à 20=254,47\sqrt{20}=2\sqrt{5}\approx 4{,}47 km de chaque village.

d) MM est équidistant des trois sommets : c'est le CENTRE DU CERCLE CIRCONSCRIT au triangle ABCABC, intersection des médiatrices. Les questions a) et b) ont écrit deux médiatrices, et MM est leur point commun.

e) MD2=(64)2+(62)2=4+16=20MD^{2}=(6-4)^{2}+(6-2)^{2}=4+16=20, donc MD=204,47MD=\sqrt{20}\approx 4{,}47 km, inférieur à 4,54{,}5 km : le village DD est couvert, de justesse. Il se trouve d'ailleurs exactement sur le cercle circonscrit, à la même distance que les trois autres.

Le fil : une condition d'égalité de distances se traduit par une égalité de CARRÉS, et les termes du second degré disparaissent toujours. C'est ce qui rend la recherche du centre du cercle circonscrit accessible en Seconde.

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