Quatrième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : translations, symétries et rotations (Quatrième)
Ces quinze exercices corrigés couvrent les transformations du plan en quatrième : translation, symétrie axiale, symétrie centrale et rotation. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série : une transformation ne DÉFORME jamais la figure, elle la DÉPLACE. Longueurs, angles et aires sont toujours conservés. Ce qui distingue les quatre transformations tient en deux questions : le sens de parcours est-il renversé, et quels points ne bougent pas ?
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre et le corrigé les désigne à chaque fois : croire que la symétrie centrale est un miroir alors que c'est un demi-tour, qui conserve le sens de parcours ; et écrire ABCD au lieu de ABDC quand la translation qui envoie A sur B envoie C sur D.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Une transformation associe à chaque point M du plan un unique point M′, appelé son image.
•Les quatre transformations du programme conservent toutes les longueurs, les angles, les aires, le parallélisme et les milieux : l'image d'une figure lui est superposable.
•Translation : tous les points glissent de la même longueur, dans la même direction et le même sens. Aucun point invariant. Si A a pour image B et C a pour image D, alors ABDC est un parallélogramme.
•Symétrie axiale d'axe (d) : (d) est la médiatrice de [MM′]. Tous les points de (d) sont invariants. C'est la SEULE des quatre à renverser le sens de parcours.
•Symétrie centrale de centre O : O est le milieu de [MM′]. C'est le demi-tour, c'est-à-dire la rotation d'angle 180∘. Seul O est invariant.
•Rotation de centre O et d'angle a : OM′=OM et l'angle MOM′ vaut a, dans le sens indiqué. Seul O est invariant.
•Par une translation ou une symétrie centrale, l'image d'une droite est une droite PARALLÈLE à cette droite.
•Composer deux symétries axiales d'axes PARALLÈLES distants de d donne une translation de longueur 2d, perpendiculaire aux axes.
•Composer deux symétries axiales d'axes SÉCANTS en O formant un angle a donne une rotation de centre O et d'angle 2a.
•Vérification systématique : une image doit avoir exactement les mêmes mesures que la figure de départ. Une longueur qui change signale une erreur de construction.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Reconnaître la transformation
Sur le quadrillage ci-dessous, le triangle F de sommets A(1;1), B(4;1) et C(1;3) a été déplacé trois fois. Les triangles F1, F2 et F3 sont trois images de F, obtenues chacune par une transformation différente.
Aucune de ces transformations ne déforme le triangle : il s'agit à chaque fois du même triangle, posé ailleurs.
1) Quelle transformation envoie F sur F1 ? Précisez ses éléments.
2) Quelle transformation envoie F sur F2 ? Donnez l'axe.
3) Quelle transformation envoie F sur F3 ? Donnez les coordonnées du centre.
4) Quelle transformation envoie F2 sur F3 ?
5) Parmi ces trois transformations, laquelle renverse le sens de parcours A→B→C ?
6) Calculez l'aire de F, puis donnez sans nouveau calcul l'aire de F1, F2 et F3.
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Réponses
1)Translation de 7 vers la droite
2)Symétrie d'axe y=5
3)Symétrie de centre (6;5)
4)Symétrie d'axe x=6
5)La symétrie axiale
6)3 unités d'aire pour les quatre
1)
C'est la TRANSLATION qui fait glisser chaque point de 7 unités vers la droite. On le lit sommet par sommet : A(1;1) devient (8;1), B(4;1) devient (11;1), C(1;3) devient (8;3). À chaque fois l'abscisse augmente de 7 et l'ordonnée ne change pas : c'est bien le MÊME déplacement pour les trois points, et c'est cela qui définit une translation. Si un seul sommet se déplaçait autrement, ce ne serait pas une translation.
2)
C'est la SYMÉTRIE AXIALE d'axe la droite horizontale d'équation y=5. On la trouve en cherchant la médiatrice de [AA2] : A(1;1) a pour image (1;9), le milieu est (1;5) et le segment est vertical, donc l'axe est la droite horizontale passant par l'ordonnée 5. On vérifie sur un autre point : le milieu de [CC2], avec C(1;3) et C2(1;7), vaut (1;5) ✓. Les deux milieux ont la même ordonnée 5 : l'axe est confirmé.
3)
C'est la SYMÉTRIE CENTRALE de centre O(6;5). Le centre d'une symétrie centrale est le milieu de chaque segment [MM′] : avec A(1;1) et son image (11;9), le milieu vaut (21+11;21+9)=(6;5). On recommence avec B(4;1) et (8;9) : (24+8;21+9)=(6;5) ✓. Deux points suffisent à décider, mais le troisième doit donner le même centre, sinon la transformation n'est pas une symétrie centrale.
4)
C'est la SYMÉTRIE AXIALE d'axe la droite verticale d'équation x=6. Le sommet (1;9) de F2 a pour image (11;9), de milieu (6;9), et le sommet (4;9) a pour image (8;9), de milieu (6;9) ✓. Ce résultat n'est pas un hasard : passer de F à F2 puis de F2 à F3, c'est enchaîner deux symétries axiales d'axes PERPENDICULAIRES, et l'on retombe sur la symétrie centrale de centre leur point d'intersection (6;5). C'est exactement la question 3.
5)
Seule la symétrie axiale renverse le sens de parcours, donc c'est celle qui envoie F sur F2. Sur F, en allant de A vers B puis vers C, on tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ; sur F2, le même trajet tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Pour F1 (translation) et F3 (symétrie centrale), le sens est conservé : on peut faire glisser ou faire pivoter le calque sans le retourner. C'est LE critère qui sépare le miroir des trois autres transformations, et c'est aussi pourquoi la symétrie centrale n'est pas un miroir mais un demi-tour.
6)
Le triangle F est rectangle en A, de côtés perpendiculaires AB=3 et AC=2, donc son aire vaut 23×2=3 unités d'aire. Les trois images ont EXACTEMENT la même aire, 3 unités d'aire, sans aucun calcul : une transformation conserve les longueurs, donc elle conserve les aires. Écrire une aire différente pour une image est toujours le signe d'une erreur de construction, jamais d'une propriété de la transformation.
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Exercice 2 : La symétrie axiale : le miroir
L'axe (d) tracé sur le quadrillage est la droite qui passe par l'origine et par tous les points dont l'abscisse et l'ordonnée sont égales. Le triangle ABC a pour sommets A(1;3), B(2;6) et C(4;4).
Dans une symétrie axiale, l'axe est la MÉDIATRICE de chaque segment qui joint un point à son image : il le coupe en son milieu et perpendiculairement.
1) Construisez les images A′, B′ et C′ des trois sommets par la symétrie d'axe (d).
2) L'un des trois sommets est invariant. Lequel, et pourquoi ?
3) Donnez les coordonnées de A′ et de B′, puis énoncez la règle qui transforme les coordonnées d'un point quelconque.
4) Vérifiez que le milieu de [AA′] appartient bien à (d).
5) Calculez AB puis A′B′. Que constatez-vous, et pourquoi était-ce prévisible ?
6) En parcourant A, B puis C, tourne-t-on dans le même sens que en parcourant A′, B′ puis C′ ? Que peut-on en conclure sur la symétrie axiale ?
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Réponses
1)A′(3;1), B′(6;2), C′=C
2)C, sur l'axe
3)(a;b) devient (b;a)
4)Milieu (2;2) sur l'axe
5)AB=A′B′=10
6)Non : sens renversé
1)
Pour chaque sommet, on trace la perpendiculaire à (d) passant par le point, et on reporte de l'autre côté la même distance. Sur ce quadrillage, la construction est immédiate : l'axe étant la diagonale des carreaux, il suffit d'échanger le déplacement horizontal et le déplacement vertical comptés depuis l'axe. On obtient A′(3;1), B′(6;2) et C′=C.
2)
C'est C(4;4), parce qu'il est SUR l'axe. Un point de l'axe est à distance nulle de celui-ci : son symétrique est reporté à distance nulle de l'autre côté, c'est-à-dire lui-même. C'est ce qui distingue la symétrie axiale des trois autres transformations du chapitre : elle possède une droite entière de points invariants, alors que la symétrie centrale et la rotation n'en ont qu'un et que la translation n'en a aucun.
3)
A′(3;1) et B′(6;2). La règle est : le point (a;b) a pour image (b;a), les deux coordonnées s'échangent. On la contrôle sur C(4;4), qui devient (4;4), donc lui-même ✓ : les points invariants sont exactement ceux dont les deux coordonnées sont déjà égales, ce qui est bien la définition de l'axe.
4)
Le milieu de [AA′], avec A(1;3) et A′(3;1), vaut (21+3;23+1)=(2;2). Ses deux coordonnées sont égales, donc il appartient à (d) ✓. On peut faire le même contrôle sur [BB′] : le milieu de B(2;6) et B′(6;2) vaut (4;4), qui est sur l'axe ✓. Ce contrôle du milieu est la vérification la plus rapide d'une construction de symétrie axiale, et elle attrape la plupart des erreurs de report.
5)
AB=(2−1)2+(6−3)2=1+9=10 et A′B′=(6−3)2+(2−1)2=9+1=10. Les deux longueurs sont égales, environ 3,16. C'était prévisible sans aucun calcul : une symétrie axiale conserve les longueurs. Le calcul ne sert donc pas à découvrir le résultat mais à CONTRÔLER la construction ; si l'on avait trouvé deux longueurs différentes, cela aurait prouvé que l'une des images était mal placée.
6)
Non, le sens est renversé. En allant de A(1;3) à B(2;6) puis à C(4;4), on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre ; en allant de A′(3;1) à B′(6;2) puis à C′(4;4), on tourne dans l'autre sens. Une symétrie axiale RENVERSE le sens de parcours : c'est un retournement, pas un glissement. Concrètement, on ne peut pas superposer la figure et son image en faisant glisser un calque sur la feuille, il faut le retourner. C'est le seul cas du chapitre où cela arrive.
Exercice 3 : La symétrie centrale : le demi-tour
On considère les points A(1;5), B(2;1) et le point I(4;3).
Dans la symétrie centrale de centre I, le centre I est le MILIEU du segment qui joint chaque point à son image. Cette transformation porte aussi le nom de demi-tour : elle revient à faire pivoter la feuille d'un demi-tour autour de la punaise plantée en I.
1) Construisez les images A′ et B′ de A et de B par la symétrie de centre I.
2) Donnez les coordonnées de A′ et de B′, puis expliquez comment les calculer à partir de celles de A, de B et de I.
3) Quels sont les points invariants de cette symétrie ?
4) Quelle est la nature du quadrilatère ABA′B′ ? Justifiez.
5) Que peut-on dire de la droite (AB) et de son image (A′B′) ?
6) Pourquoi dit-on que la symétrie centrale n'est PAS un miroir ?
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Réponses
1)A′(7;1)
2)B′(6;5) ; x′=2xI−x
3)Seul I
4)Parallélogramme ABA′B′
5)(A′B′)∥(AB)
6)Elle conserve le sens
1)
Pour chaque point, on trace la demi-droite qui part du point et passe par I, puis on reporte au-delà de I la même longueur. Autrement dit, on prolonge [AI] d'une longueur AI. Sur le quadrillage, on compte le déplacement de A vers I, ici 3 carreaux vers la droite et 2 vers le bas, et on le refait une seconde fois à partir de I.
2)
A′(7;1) et B′(6;5). Le calcul vient directement de la propriété du milieu : si I est le milieu de [AA′], alors 2xA+xA′=xI, donc xA′=2xI−xA=2×4−1=7, et de même yA′=2×3−5=1. Pour B : xB′=8−2=6 et yB′=6−1=5. On contrôle en recalculant les milieux : celui de [AA′] vaut (4;3) ✓ et celui de [BB′] vaut (4;3) ✓, c'est bien le même point I.
3)
Le centre I est le SEUL point invariant. En effet, un point M est invariant si I est le milieu de [MM], ce qui n'est possible que si M=I. C'est une différence importante avec la symétrie axiale, qui laisse fixe une droite entière : ici, tout le plan bouge sauf un unique point. Répondre « la droite (AB) » est une erreur fréquente, car cette droite est bien envoyée sur une droite parallèle mais pas sur elle-même, et surtout aucun de ses points ne reste en place.
4)
ABA′B′ est un PARALLÉLOGRAMME. Ses diagonales sont [AA′] et [BB′], et elles ont le même milieu I d'après la question 2. Or un quadrilatère dont les diagonales se coupent en leur milieu est un parallélogramme. Attention à l'ordre des lettres : c'est bien ABA′B′, en alternant un point et son image, et non ABB′A′, qui donnerait un quadrilatère croisé. C'est d'ailleurs le moyen le plus rapide de construire un symétrique sans compas : compléter le parallélogramme.
5)
La droite (A′B′) est PARALLÈLE à la droite (AB). C'est une propriété générale de la symétrie centrale, et elle se voit ici sur le parallélogramme : dans ABA′B′, les côtés [AB] et [A′B′] sont opposés, donc parallèles et de même longueur. On peut le vérifier par les déplacements : de A(1;5) à B(2;1) on avance de 1 et on descend de 4 ; de A′(7;1) à B′(6;5) on recule de 1 et on monte de 4, ce qui est le même déplacement en sens inverse ✓. La translation partage cette propriété, mais la symétrie axiale non, sauf cas particuliers.
6)
Parce qu'elle CONSERVE le sens de parcours. En allant de A à B puis à I on tourne dans un sens, et le trajet image tourne dans le MÊME sens : la figure image se superpose à la figure de départ par simple rotation d'un calque, sans jamais le retourner. Un miroir, lui, renverse le sens. La symétrie centrale est donc une rotation, celle d'angle 180∘, et le mot « symétrie » qu'elle partage avec la symétrie axiale est ici trompeur. Le coût de la confusion est direct : un élève qui traite la symétrie centrale comme un miroir place l'image du mauvais côté et perd tous les points de la construction.
Exercice 4 : La translation et l'ordre des lettres
On appelle t la translation qui transforme le point A(2;1) en le point B(6;3). La flèche tracée sur le quadrillage indique le déplacement : 4 unités vers la droite et 2 vers le haut.
Dans une translation, TOUS les points subissent exactement ce même déplacement. On donne aussi C(3;5) et E(9;4).
1) Décrivez le déplacement de la translation t en nombre de carreaux horizontaux et verticaux.
2) Construisez le point D, image de C par t, et donnez ses coordonnées.
3) Parmi les quadrilatères ABCD et ABDC, lequel est un parallélogramme ? Démontrez-le.
4) Quel point a pour image E par la translation t ?
5) La translation t a-t-elle des points invariants ?
6) On applique t, puis la translation t′ qui déplace de 1 unité vers la droite et 5 vers le bas. Quelle transformation obtient-on au total ?
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Réponses
1)4 à droite, 2 en haut
2)D(7;7)
3)ABDC
4)(5;2)
5)Aucun
6)Translation : 5 à droite, 3 en bas
1)
De A(2;1) à B(6;3), l'abscisse augmente de 6−2=4 et l'ordonnée de 3−1=2 : le déplacement est de 4 carreaux vers la droite et 2 carreaux vers le haut. Ce couple de nombres définit entièrement la translation, il n'y a rien d'autre à retenir : direction, sens et longueur y sont contenus.
2)
On applique le même déplacement à C(3;5) : xD=3+4=7 et yD=5+2=7, donc D(7;7). On contrôle en calculant CD=42+22=20 et AB=42+22=20 ✓ : les deux flèches ont bien la même longueur, environ 4,47.
3)
C'est ABDC. Pour le démontrer, on montre que ses diagonales [AD] et [BC] se coupent en leur milieu. Milieu de [AD] : (22+7;21+7)=(4,5;4). Milieu de [BC] : (26+3;23+5)=(4,5;4). Les deux milieux coïncident, donc ABDC est un parallélogramme ✓. Avec ABCD, les diagonales seraient [AC] et [BD], de milieux (2,5;3) et (6,5;5), qui sont différents : ABCD n'est pas un parallélogramme, c'est un quadrilatère croisé.
4)
On remonte le déplacement au lieu de le suivre : le point cherché a pour coordonnées (9−4;4−2)=(5;2). Chercher l'ANTÉCÉDENT d'un point revient toujours à appliquer la translation en sens inverse. Vérification directe : (5+4;2+2)=(9;4), c'est bien E ✓.
5)
Non, aucun. Un point invariant devrait vérifier x+4=x, ce qui est impossible. Une translation de déplacement non nul déplace absolument tous les points du plan, sans aucune exception. C'est la seule des quatre transformations du chapitre dans ce cas : la symétrie centrale et la rotation fixent leur centre, la symétrie axiale fixe toute sa droite.
6)
On obtient encore une TRANSLATION, celle qui déplace de 4+1=5 carreaux vers la droite et de 2−5=−3 carreaux verticalement, c'est-à-dire 3 carreaux vers le BAS. On additionne les déplacements coordonnée par coordonnée. Contrôle sur A(2;1) : la première translation l'envoie en (6;3), la seconde en (7;−2), et le déplacement total depuis A vaut bien (+5;−3) ✓. Enchaîner deux translations ne crée donc jamais une transformation d'un type nouveau, ce qui n'est pas le cas des symétries axiales, comme le montre l'exercice 7.
Exercice 5 : La rotation : le quart de tour
Le triangle OMN a pour sommets O(4;4), M(6;5) et N(6;3). On fait tourner ce triangle autour du point O, d'un quart de tour dans le sens INVERSE des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire d'un angle de 90∘.
Dans une rotation de centre O, chaque point garde sa distance à O : seule sa direction change.
1) Construisez les images M′ et N′ de M et de N par cette rotation, et donnez leurs coordonnées.
2) Comparez OM et OM′. Que doit-on vérifier sur toute construction de rotation ?
3) On applique une deuxième fois le même quart de tour. Quelle transformation obtient-on depuis le triangle de départ ?
4) Combien de quarts de tour faut-il pour que le triangle revienne à sa place ?
5) Quels sont les points invariants de cette rotation ?
6) Une rotation de centre O et d'angle 450∘ dans le sens inverse des aiguilles d'une montre : à quelle rotation simple correspond-elle ?
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Réponses
1)M′(3;6), N′(5;6)
2)OM=OM′=5
3)Symétrie centrale de centre O
4)4 quarts de tour
5)Seul O
6)Rotation de 90°
1)
M′(3;6) et N′(5;6). Sur un quadrillage, un quart de tour autour de O se construit sans rapporteur : le déplacement de O vers M est « 2 à droite, 1 en haut » ; pour le quart de tour dans le sens inverse des aiguilles, on le remplace par « 1 à gauche, 2 en haut », ce qui donne (4−1;4+2)=(3;6). De même pour N : « 2 à droite, 1 en bas » devient « 1 à droite, 2 en haut », donc (5;6). La règle est toujours la même : les deux déplacements s'échangent et l'un des deux change de signe.
2)
OM=22+12=5 et OM′=(−1)2+22=5 : les deux distances sont égales, environ 2,24 ✓. C'est la vérification à faire systématiquement sur une rotation : l'image d'un point est TOUJOURS à la même distance du centre que le point de départ. Si les deux distances diffèrent, l'image est mal placée, et il est inutile de continuer la figure. On contrôle aussi la longueur du côté : MN=2 et M′N′=∣5−3∣=2 ✓.
3)
Deux quarts de tour dans le même sens font un demi-tour, c'est-à-dire une rotation de 180∘ : c'est exactement la SYMÉTRIE CENTRALE de centre O. On le vérifie sur M : après deux quarts de tour on obtient (2;3), et le milieu de [M(6;5);(2;3)] vaut (4;4)=O ✓. La symétrie centrale n'est donc pas une transformation à part, c'est un cas particulier de rotation, ce qui explique qu'elle conserve le sens de parcours comme toutes les rotations.
4)
Quatre quarts de tour, puisque 4×90∘=360∘, soit un tour complet. Après le quatrième, chaque point retrouve exactement sa position de départ. Les quatre positions successives du triangle forment le motif à quatre branches visible sur le corrigé.
5)
Seul le centre O est invariant, comme pour toute rotation d'angle non nul. Tous les autres points décrivent un arc de cercle centré en O. Un élève qui répond « les points du cercle » confond le cercle, qui est globalement invariant en tant qu'ensemble, avec ses points, qui se déplacent tous le long de ce cercle.
6)
450=360+90, donc une rotation de 450∘ revient à faire un tour complet, qui ne change rien, puis un quart de tour : c'est la MÊME transformation que la rotation de 90∘ de la question 1. Pour simplifier un angle de rotation, on lui retire autant de fois 360∘ que possible. Ainsi une rotation de 720∘ est l'identité, et une rotation de 540∘ est un demi-tour puisque 540−360=180.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Ce qui se conserve, ce qui change
Les quatre transformations du chapitre, translation, symétrie axiale, symétrie centrale et rotation, ont en commun de ne jamais déformer une figure : l'image est superposable à la figure de départ.
Elles se distinguent sur deux points seulement : le sens de parcours et les points invariants. Cet exercice fait le bilan.
1) Recopiez et complétez : « Une transformation conserve les …, les …, les …, le parallélisme et les milieux. »
2) Pour chacune des quatre transformations, indiquez ses points invariants.
3) Laquelle des quatre renverse le sens de parcours ?
4) Une figure a une aire de 12 cm2 et contient un angle de 47∘. Donnez l'aire et l'angle de son image par une rotation de 60∘.
5) On dit qu'une transformation envoie toute droite sur une droite qui lui est parallèle. Lesquelles des quatre ont cette propriété ?
6) Une transformation laisse fixes exactement les points d'une droite. Laquelle est-ce ? Et si elle ne laisse fixe aucun point ?
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Réponses
1)Longueurs, angles, aires
2)Aucun ; l'axe ; le centre ; le centre
3)La symétrie axiale
4)12 cm² et 47°
5)Translation et symétrie centrale
6)Symétrie axiale ; translation
1)
« Une transformation conserve les LONGUEURS, les ANGLES, les AIRES, le parallélisme et les milieux. » Ces cinq conservations valent pour les quatre transformations sans exception, et c'est ce qui fait qu'une image est toujours superposable à sa figure de départ. Toute question du type « combien mesure tel côté de l'image ? » se répond donc sans calcul : la même chose que dans la figure de départ.
2)
Translation : AUCUN point invariant, sauf le cas sans intérêt du déplacement nul. Symétrie axiale : tous les points de l'axe, c'est-à-dire une droite entière. Symétrie centrale : un seul point, le centre. Rotation d'angle non nul : un seul point, le centre. C'est le tableau qui permet de reconnaître une transformation sans rien construire : on cherche ce qui ne bouge pas.
3)
La SYMÉTRIE AXIALE, et elle seule. Les trois autres se réalisent en faisant glisser ou pivoter un calque posé sur la feuille ; la symétrie axiale exige de le RETOURNER. C'est pourquoi la main gauche est l'image de la main droite dans un miroir, alors qu'aucune rotation ne transforme l'une en l'autre.
4)
L'aire de l'image vaut 12 cm2 et l'angle mesure 47∘ : rien ne change. L'angle de la rotation, 60∘, dit de combien la figure PIVOTE, il ne s'applique pas aux angles intérieurs de la figure et il ne modifie aucune mesure. L'erreur classique consiste à multiplier ou à combiner ces deux angles, par exemple à écrire 47+60=107∘ : c'est confondre le déplacement de la figure avec sa forme. Coût de l'erreur : toute la suite du problème est fausse, et le résultat n'a même plus de sens géométrique.
5)
La TRANSLATION et la SYMÉTRIE CENTRALE. Dans les deux cas, l'image d'une droite (D) est une droite parallèle à (D), et c'est même (D) elle-même si elle est parallèle au déplacement, ou si elle passe par le centre. Pour une rotation d'angle a, la direction de la droite TOURNE elle aussi de a : l'image n'est parallèle à la droite de départ que si a vaut 180∘, c'est-à-dire précisément le cas de la symétrie centrale. Pour une symétrie axiale, l'image n'est en général pas parallèle non plus.
6)
Une droite entière de points fixes caractérise la SYMÉTRIE AXIALE, et l'axe est justement cette droite. Aucun point fixe caractérise la TRANSLATION. Ce raisonnement par les points invariants est le plus rapide pour identifier une transformation à partir d'une figure : s'il existe un point fixe unique, il reste à mesurer un angle pour trancher entre la rotation quelconque et le demi-tour ; s'il en existe une droite entière, c'est un miroir ; s'il n'en existe aucun, la figure a glissé.
Exercice 7 : Composer deux symétries axiales
Les droites (d1) et (d2) sont les droites verticales d'abscisses 2 et 5 : elles sont parallèles et distantes de 3 unités. Le point M a pour coordonnées (0;3).
On note M1 l'image de M par la symétrie d'axe (d1), puis M2 l'image de M1 par la symétrie d'axe (d2). Enchaîner ainsi deux transformations s'appelle les COMPOSER.
1) Donnez les coordonnées de M1, puis celles de M2.
2) Quelle transformation unique envoie directement M sur M2 ?
3) Comparez la longueur du déplacement obtenu à la distance entre les deux axes. Énoncez la règle générale.
4) Reprenez avec le point N(1;4) pour vérifier que la règle ne dépend pas du point choisi.
5) On applique maintenant la symétrie d'axe (d2) EN PREMIER, puis celle d'axe (d1). Obtient-on la même transformation ?
6) On remplace les deux axes parallèles par deux droites SÉCANTES en O formant un angle de 45∘. Quelle transformation obtient-on en composant les deux symétries ?
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Réponses
1)M1(4;3), M2(6;3)
2)Translation de 6 vers la droite
3)Le double : 2d
4)N1(3;4), N2(7;4)
5)Non : 6 vers la gauche
6)Rotation de 90°
1)
La symétrie d'axe (d1) conserve l'ordonnée et renvoie l'abscisse de l'autre côté de 2 : M est à 2 unités à gauche de l'axe, donc M1 est à 2 unités à droite, en (4;3). Ensuite M1 est à 1 unité à gauche de (d2), donc M2 est à 1 unité à droite, en (6;3). Le calcul général est x′=2×2−0=4 puis x′′=2×5−4=6.
2)
C'est la TRANSLATION de 6 unités vers la droite. On passe directement de M(0;3) à M2(6;3) : l'ordonnée n'a pas changé et l'abscisse a augmenté de 6. Ce n'est pas une symétrie, et c'est le point important : composer deux transformations peut donner une transformation d'un TYPE différent. Deux retournements successifs remettent la figure à l'endroit, donc le résultat conserve le sens de parcours et ne peut pas être un miroir.
3)
Le déplacement vaut 6 unités et la distance entre les axes vaut 5−2=3 unités : le déplacement est le DOUBLE de la distance entre les axes. Règle générale : composer deux symétries d'axes parallèles distants de d donne une translation perpendiculaire aux axes, de longueur 2d, dirigée du premier axe vers le second. On retient que la position exacte des axes n'a aucune importance, seul compte l'écart entre eux.
4)
Pour N(1;4) : x′=2×2−1=3, donc N1(3;4), puis x′′=2×5−3=7, donc N2(7;4). Le déplacement de N à N2 vaut 7−1=6 unités vers la droite ✓, exactement le même que pour M. C'est bien une translation, puisque tous les points subissent le même déplacement, et l'on retrouve 2×3=6.
5)
Non, on obtient la translation de 6 unités vers la GAUCHE. Vérification avec M(0;3) : la symétrie d'axe (d2) donne 2×5−0=10, donc (10;3), puis celle d'axe (d1) donne 2×2−10=−6, donc (−6;3). Le déplacement vaut −6 : même longueur, sens opposé. L'ORDRE dans lequel on compose deux transformations change donc le résultat, contrairement à ce qui se passe pour une addition de nombres. C'est un point que les élèves supposent faux par réflexe et qui coûte cher dès qu'un énoncé impose un ordre.
6)
On obtient une ROTATION de centre O et d'angle 2×45∘=90∘, dans le sens qui va du premier axe vers le second. La règle est la même que pour les axes parallèles, avec l'angle à la place de la distance : le résultat double la donnée. On peut le voir sur un cas simple, en prenant pour axes l'axe des abscisses puis la droite des points d'abscisse et d'ordonnée égales : le point (4;1) devient (4;−1), puis (−1;4), ce qui est bien son image par le quart de tour direct autour de l'origine ✓. Et si les axes sont perpendiculaires, l'angle vaut 2×90∘=180∘ : on retrouve la symétrie centrale de l'exercice 1.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « La symétrie de centre O transforme la droite (D) en une droite perpendiculaire à (D). »
2) « Une translation possède toujours au moins un point invariant. »
3) « La symétrie axiale conserve le sens de parcours d'une figure. »
4) « Une figure d'aire 20 cm2 a pour image, par une rotation d'angle 60∘, une figure d'aire 20×36060 cm2. »
5) « La translation qui transforme A en B transforme C en D, donc ABCD est un parallélogramme. »
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Réponses
1)Droite parallèle
2)Aucun point invariant
3)Elle renverse le sens
4)20 cm²
5)ABDC
1)
FAUX. La symétrie centrale transforme (D) en une droite PARALLÈLE à (D), et même en (D) elle-même si (D) passe par O. Énoncé correct : « la symétrie de centre O transforme la droite (D) en une droite parallèle à (D) ». L'erreur vient du mot « symétrie », qui fait penser au miroir ; or le demi-tour ne redresse rien, il retourne la droite sur elle-même en direction.
2)
FAUX. Une translation de déplacement non nul ne fixe AUCUN point : il faudrait qu'un point vérifie x+a=x avec a=0, ce qui est impossible. Énoncé correct : « une translation de déplacement non nul ne possède aucun point invariant ». C'est même sa signature : quand on cherche à identifier une transformation, l'absence de point fixe suffit à conclure.
3)
FAUX. La symétrie axiale est la seule des quatre transformations à RENVERSER le sens de parcours. Énoncé correct : « la symétrie axiale renverse le sens de parcours ; la translation, la symétrie centrale et la rotation le conservent ». Concrètement, l'image par un miroir ne se superpose à la figure de départ qu'en retournant le calque.
4)
FAUX. Une rotation conserve les aires : l'image a une aire de 20 cm2, exactement. Énoncé correct : « l'image a pour aire 20 cm2 ». La fraction 36060=61 donnerait 20×61≈3,33 cm2, ce qui reviendrait à croire qu'une rotation découpe un secteur de la figure. L'angle d'une rotation décrit le DÉPLACEMENT, jamais la figure elle-même.
5)
FAUX. C'est ABDC qui est un parallélogramme, pas ABCD. Énoncé correct : « la translation qui transforme A en B transforme C en D, donc ABDC est un parallélogramme ». La raison est que les deux déplacements égaux sont A→B et C→D, donc les côtés parallèles de même longueur sont [AB] et [CD] : dans le nom du quadrilatère, ces deux côtés doivent être OPPOSÉS. Avec A(2;1), B(6;3), C(3;5) et D(7;7), les diagonales de ABDC sont [AD] et [BC], de milieu commun (4,5;4) ✓, alors que celles de ABCD seraient [AC] et [BD], de milieux (2,5;3) et (6,5;5), qui diffèrent.
Exercice 9 : Problème : la frise du couloir
La frise ci-dessous décore le haut d'un mur. Elle est formée de motifs identiques, notés M1 à M5, posés sur une même ligne. Un motif sur deux est retourné.
Sur le dessin, un motif occupe 2 unités de large et les motifs sont posés tous les 3 unités. Les droites verticales qui séparent les motifs ont pour abscisses 3, 6, 9 et 12.
1) Quelle transformation envoie M1 sur M2 ? Donnez son axe.
2) Quelle transformation envoie M1 sur M3 ?
3) Au bout de combien d'unités la frise se répète-t-elle à l'identique ? On appelle cette longueur la période.
4) La frise possède-t-elle un centre de symétrie ? Justifiez.
5) Sur le mur, un motif mesure 4 cm de large et la frise fait 2,40 m de long. Combien compte-t-elle de motifs, et combien de périodes ?
6) Le peintre veut prolonger la frise de 60 cm. Combien de motifs supplémentaires peindra-t-il, et le dernier sera-t-il retourné ou non ?
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Réponses
1)Symétrie d'axe x=3
2)Translation de 6
3)Période de 6
4)Non
5)60 motifs, 30 périodes
6)15 motifs, le dernier à l'endroit
1)
C'est une SYMÉTRIE AXIALE, d'axe la droite verticale d'abscisse 3. Le motif M1 a son angle droit à gauche, M2 l'a à droite : le motif a été RETOURNÉ, ce qui exclut d'emblée la translation et la symétrie centrale, qui conservent le sens de parcours. On confirme l'axe par un sommet : le sommet le plus à gauche de M1, d'abscisse 0,5, correspond au sommet le plus à droite de M2, d'abscisse 5,5, et le milieu vaut 20,5+5,5=3 ✓.
2)
C'est une TRANSLATION de 6 unités vers la droite. Les deux motifs sont orientés de la même façon, donc le sens de parcours est conservé, et chaque sommet de M1 se retrouve 6 unités plus loin sans changer d'ordonnée : 0,5 devient 6,5, 2,5 devient 8,5 ✓. On remarque que cette translation est exactement la composée des deux symétries d'axes x=3 et x=6, distants de 3 : on retrouve la règle 2×3=6 de l'exercice 7. La frise est littéralement construite par cette règle.
3)
La période vaut 6 unités, soit DEUX motifs. Il ne suffit pas d'avancer de 3 unités, car on tomberait sur un motif retourné : la frise ne redevient identique à elle-même qu'après deux motifs, un à l'endroit et un à l'envers. Confondre le pas des motifs, 3, avec la période, 6, est l'erreur qui fausse toutes les questions de comptage qui suivent.
4)
Non. Un centre de symétrie transformerait la frise en elle-même par un demi-tour ; or un demi-tour retournerait les motifs de haut en bas, alors qu'ils reposent tous sur la même ligne horizontale, la pointe vers le haut. Après un demi-tour, ils pendraient sous la ligne : la figure obtenue n'est pas la frise de départ. En revanche la frise possède une infinité d'AXES de symétrie verticaux, aux abscisses 3, 6, 9, 12 et ainsi de suite.
5)
On convertit d'abord : 2,40 m =240 cm. Chaque motif occupe 4 cm, donc la frise compte 4240=60 motifs. Une période valant deux motifs, soit 8 cm, la frise compte 8240=30 périodes ✓, ce qui est cohérent puisque 60=2×30. Travailler dans une seule unité avant de diviser est ici la seule difficulté réelle : diviser 2,40 par 4 donnerait 0,6, un nombre de motifs manifestement absurde.
6)
60 cm de plus représentent 460=15 motifs supplémentaires. La frise en comptait 60, elle en comptera 75. Le 60e motif portait un numéro pair, donc il était retourné ; les motifs alternent, donc le 75e, de numéro impair, sera à l'endroit comme M1. On peut le contrôler autrement : 75=2×37+1, il y a donc 37 périodes complètes puis un motif seul, qui est toujours celui du début de période ✓. Et 15 motifs ne font pas un nombre entier de périodes, ce qui explique que la frise ne se termine pas comme elle avait commencé.
Exercice 10 : Problème : la rosace à six pétales
La rosace ci-dessous se construit au compas : on trace un cercle de centre O et de rayon 3 cm, puis six cercles de même rayon centrés sur six points régulièrement répartis sur ce premier cercle. Les pétales sont les six feuilles obtenues à l'intérieur.
Les six pétales sont identiques : chacun est l'image du précédent par une rotation de centre O.
1) De quel angle est la rotation qui envoie un pétale sur le pétale voisin ?
2) Quelle transformation simple envoie le premier pétale sur le quatrième ?
3) Combien la rosace possède-t-elle d'axes de symétrie ?
4) Un pétale a une aire de 7,5 cm2. Quelle est l'aire de la rosace entière ? Cette aire change-t-elle si on fait tourner la rosace de 25∘ ?
5) On applique à la rosace une rotation de centre O et d'angle 780∘. Qu'observe-t-on ?
6) On veut une rosace à huit pétales par le même procédé. De quel angle serait alors la rotation, et pourquoi ce nombre est-il moins commode à construire au compas ?
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Réponses
1)60°
2)Symétrie centrale de centre O
3)6 axes
4)45 cm², inchangée
5)Comme 60° : figure superposée
6)45°
1)
La rotation vaut 6360∘=60∘. Six pétales identiques se partagent le tour complet, donc chacun occupe le sixième de 360∘. C'est la formule à retenir pour toute figure à n branches : l'angle élémentaire vaut n360∘.
2)
Passer du premier au quatrième pétale, c'est appliquer trois fois la rotation de 60∘, soit 3×60=180∘ : c'est la SYMÉTRIE CENTRALE de centre O. Autrement dit, les pétales opposés se correspondent par un demi-tour, ce que l'on voit directement sur la figure puisqu'ils sont diamétralement opposés.
3)
Six axes de symétrie, tous passant par O : les trois droites qui joignent deux pointes de pétales opposées, et les trois droites qui passent par le milieu de deux pétales opposés. On peut les compter autrement : les axes de symétrie d'une figure à n branches régulières sont au nombre de n, et ils sont espacés de 6180∘=30∘ ✓, ce qui est bien la moitié de l'angle de rotation élémentaire.
4)
Les six pétales sont images les uns des autres par rotation, donc ils ont la même aire : l'aire totale des pétales vaut 6×7,5=45 cm2. Faire tourner la rosace de 25∘ ne change RIEN à cette aire, qui reste 45 cm2 : une rotation conserve les aires, quel que soit son angle. En revanche, contrairement aux rotations de 60∘, celle de 25∘ ne ramène pas la rosace sur elle-même : la figure aura la même aire mais ne sera plus superposée à sa position de départ. Aire conservée et figure invariante sont deux choses différentes.
5)
On retire les tours complets : 780−360=420, puis 420−360=60. La rotation de 780∘ produit donc le même effet qu'une rotation de 60∘, c'est-à-dire qu'elle décale la rosace d'un pétale. Comme les six pétales sont identiques, la figure obtenue est SUPERPOSABLE à la rosace de départ : on ne voit aucune différence, alors que chaque point a bel et bien changé de place, sauf O.
6)
Il faudrait une rotation de 8360∘=45∘. Ce nombre est moins commode parce que le rayon du cercle ne se reporte plus tel quel : dans la rosace à six pétales, le côté de l'hexagone régulier est ÉGAL au rayon, si bien que le compas, gardé au même écartement, découpe les six centres tout seul. Pour huit pétales, le côté de l'octogone ne vaut plus le rayon, et il faut construire les axes intermédiaires en traçant des médiatrices. C'est cette coïncidence entre côté et rayon qui explique que la rosace à six pétales soit le motif le plus répandu des cathédrales et des carrelages.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Les rotations qui laissent un carré en place
ABCD est un carré de centre O, dont les sommets sont nommés dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On note r la rotation de centre O et d'angle 90∘, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les diagonales d'un carré ont même longueur, se coupent en leur milieu O et sont perpendiculaires.
La figure ci-dessous représente la situation.
1) Quelle est l'image de A par r ? Celle de B ?
2) Quelle est l'image de A par la rotation de centre O et d'angle 180∘ ? Quel autre nom porte cette transformation ?
3) Quelle est l'image de A quand on applique r trois fois de suite ? Quelle rotation unique, dans le sens des aiguilles d'une montre, donne le même résultat ?
4) Combien de rotations de centre O, d'angle strictement positif et au plus égal à 360∘, envoient le carré sur lui-même ?
5) Combien le carré a-t-il d'axes de symétrie ? Combien de transformations, rotations et symétries axiales réunies, envoient-elles le carré sur lui-même ?
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Réponses
1)B puis C
2)C : symétrie centrale
3)D : 90° dans l'autre sens
4)4 rotations
5)4 axes, 8 transformations
1)
OA=OB et l'angle AOB est droit, puisque les diagonales sont perpendiculaires. En tournant d'un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, A arrive sur le sommet suivant : r(A)=B, et de même r(B)=C.
2)
Un demi-tour envoie A sur le sommet opposé, C : O est le milieu de la diagonale [AC]. La rotation d'angle 180∘ est la SYMÉTRIE CENTRALE de centre O.
3)
A→B→C→D : l'image est D. Trois quarts de tour dans un sens, soit 270∘, reviennent à un quart de tour dans l'autre sens, puisque 360−270=90 : c'est la rotation de 90∘ dans le sens des aiguilles d'une montre.
4)
Les rotations d'angles 90∘, 180∘, 270∘ et 360∘ : il y en a 4. La dernière laisse chaque point à sa place. Une rotation de 45∘, en revanche, amènerait les sommets au milieu des côtés : le carré ne serait plus superposé à lui-même.
5)
Quatre axes de symétrie : les deux diagonales et les deux médiatrices des côtés. Avec les quatre rotations, cela fait 8 transformations qui envoient le carré sur lui-même.
Le fil : une figure régulière est envoyée sur elle-même par des rotations dont l'angle divise 360∘ ; on suit un sommet pour lire chaque image.
Exercice 12 : L'image d'un cercle
Dans un repère orthonormé, le cercle (C) a pour centre K(2;3) et pour rayon 2. Les transformations du chapitre conservent les longueurs : l'image d'un cercle est un cercle de MÊME rayon, dont le centre est l'image de K.
La figure ci-dessous représente la situation.
1) On applique la translation qui déplace de 5 unités vers la droite et de 1 unité vers le bas. Donnez le centre et le rayon du cercle image.
2) Donnez le centre du cercle image par la symétrie de centre l'origine du repère.
3) Donnez le centre du cercle image par la symétrie d'axe l'axe des abscisses.
4) Quel est le cercle image par la rotation de centre K et d'angle 90∘ ?
5) Le point A(4;3) appartient à (C). Donnez son image A′ par la symétrie de centre l'origine, puis vérifiez que A′ est sur le cercle image de la question 2.
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Réponses
1)Centre (7;2), rayon 2
2)(−2;−3)
3)(2;−3)
4)(C) lui-même
5)A′(−4;−3), à 2 du centre
1)
K devient (2+5;3−1)=(7;2). Le cercle image a pour centre (7;2) et pour rayon 2.
2)
L'origine est le milieu de [KK′] : K′(−2;−3). Le rayon reste 2.
3)
L'abscisse ne change pas, l'ordonnée change de signe : le centre image est (2;−3).
4)
Le centre K est invariant et le rayon ne change pas : on obtient le cercle (C) lui-même. Chacun de ses points a pourtant tourné d'un quart de tour sur le cercle.
5)
A′(−4;−3). La distance de A′ au centre (−2;−3) vaut −2−(−4)=2, les ordonnées étant égales : A′ est bien sur le cercle image, de rayon 2.
Le fil : pour transformer un cercle, on transforme son centre et l'on garde son rayon.
Exercice 13 : Transformations dans l'hexagone régulier
ABCDEF est un hexagone régulier de centre O, dont les sommets sont nommés dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les six triangles OAB, OBC, OCD, ODE, OEF et OFA sont équilatéraux.
La figure ci-dessous représente la situation.
1) De quel angle est la rotation de centre O qui envoie A sur B, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ?
2) Quelle transformation envoie le triangle OAB sur le triangle ODE ?
3) Quelle est la nature du quadrilatère OABC ? Déduisez-en l'image de O par la translation qui envoie A sur B.
4) Quelle est l'image de A par la symétrie d'axe (OB) ? Et l'image du triangle OAB ?
5) Le côté de l'hexagone mesure 5 cm, et un triangle équilatéral de côté 5 cm a une aire d'environ 10,83 cm². Donnez le périmètre de l'hexagone et l'aire du quadrilatère OABC.
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Réponses
1)60°
2)Symétrie centrale de centre O
3)Losange ; image de O : C
4)C ; triangle OCB
5)30 cm ; ≈21,66 cm²
1)
Les six triangles se partagent le tour complet autour de O : 6360∘=60∘.
2)
D est opposé à A et E est opposé à B : O est le milieu de [AD] et de [BE]. Le triangle OAB a pour image ODE par la SYMÉTRIE CENTRALE de centre O, qui est aussi la rotation de 180∘, soit trois fois 60∘.
3)
OA=AB=BC=CO, car ce sont des côtés de triangles équilatéraux de même taille : OABC est un LOSANGE, donc un parallélogramme. Ses côtés [AB] et [OC] sont parallèles, de même longueur et parcourus dans le même sens : la translation qui envoie A sur B envoie O sur C. Le quadrilatère se nomme d'ailleurs OABC, et non OACB, comme ABDC à l'exercice 4.
4)
La droite (OB) est un axe de symétrie de l'hexagone : elle passe par B et E, et échange les sommets situés de part et d'autre, donc A et C. Le triangle OAB a pour image le triangle OCB.
5)
Périmètre : 6×5=30 cm. Le losange OABC est formé des deux triangles équilatéraux OAB et OBC : son aire vaut environ 2×10,83=21,66 cm².
Le fil : une figure régulière se découpe en morceaux identiques, et chaque transformation se lit en suivant où va chaque sommet.
Exercice 14 : Problème : les aiguilles de l'horloge
Sur une horloge, chaque aiguille tourne autour du centre du cadran, dans le sens des aiguilles d'une montre. L'aiguille des minutes fait un tour complet en 60 minutes, celle des heures en 12 heures. Tourner pendant une durée donnée revient à appliquer une rotation de centre le centre du cadran.
La figure ci-dessous représente le cadran à midi.
1) De quel angle tourne l'aiguille des minutes en 1 minute ? En 20 minutes ?
2) De quel angle tourne l'aiguille des heures en 1 heure ? En 1 minute ?
3) Quel angle forment les deux aiguilles à 3 h 00 ? À 6 h 00 ?
4) Quel angle forment-elles à 4 h 20 ?
5) Entre 12 h et 13 h, au bout de combien de minutes les aiguilles forment-elles pour la première fois un angle droit ? Arrondissez au centième.
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Réponses
1)6° et 120°
2)30° et 0,5°
3)90° et 180°
4)10°
5)≈16,36 min
1)
60360∘=6∘ par minute, donc 20×6=120∘ en 20 minutes.
2)
12360∘=30∘ par heure, donc 6030∘=0,5∘ par minute.
3)
À 3 h 00, l'aiguille des heures est sur le 3, à 3×30=90∘ du 12 : l'angle vaut 90∘. À 6 h 00, il vaut 180∘ : les deux aiguilles sont dans le prolongement l'une de l'autre, images l'une de l'autre par un demi-tour.
4)
L'aiguille des minutes est à 20×6=120∘ du 12. L'aiguille des heures n'est PAS sur le 4 : en 20 minutes elle a avancé de 20×0,5=10∘ au-delà, soit 4×30+10=130∘. L'angle entre les aiguilles vaut 130−120=10∘, et non 0∘.
5)
À midi, les aiguilles sont superposées. Chaque minute, l'écart augmente de 6−0,5=5,5∘. L'angle droit est atteint quand 5,5×t=90, soit t=5,590≈16,36 minutes, environ 16 min 22 s.
Le fil : l'angle d'une rotation est proportionnel à la durée ; entre deux aiguilles, c'est la DIFFÉRENCE de leurs angles qui compte.
Exercice 15 : Problème : le plus court chemin jusqu'à la rivière
Une rivière rectiligne sert d'axe des abscisses à un repère orthonormé gradué en centaines de mètres. Une randonneuse part du point A(0;3), doit remplir sa gourde en un point M de la rive, c'est-à-dire de l'axe des abscisses, puis rejoindre sa tente au point B(8;5). Elle cherche le point M qui rend le trajet AM+MB le plus court.
La figure ci-dessous représente la situation.
1) Donnez les coordonnées de B′, symétrique de B par rapport à la rivière.
2) Pourquoi a-t-on MB=MB′ pour tout point M de la rive ?
3) Expliquez pourquoi le trajet AM+MB est le plus court quand M est sur le segment [AB′].
4) Calculez la longueur AB′, arrondie au centième, puis la longueur minimale du trajet en mètres.
5) Le segment [AB′] coupe la rive au point d'abscisse 3. Calculez la longueur du trajet quand la randonneuse passe plutôt par le point (4;0), au centième, et comparez.
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Réponses
1)B′(8;−5)
2)La rive est la médiatrice de [BB′]
3)La ligne droite est la plus courte
4)128≈11,31, soit ≈1131 m
5)≈11,40 : plus long
1)
La symétrie d'axe l'axe des abscisses garde l'abscisse et change le signe de l'ordonnée : B′(8;−5).
2)
La rivière est la MÉDIATRICE de [BB′] : tout point de la médiatrice est à égale distance des deux extrémités. La symétrie conserve les longueurs, et M est invariant.
3)
AM+MB=AM+MB′. Or le plus court chemin de A à B′ est la ligne droite : AM+MB′ est supérieur ou égal à AB′, avec égalité exactement quand M est sur le segment [AB′]. Ce segment coupe bien la rive, puisque A et B′ sont de part et d'autre.
4)
Écarts : 8−0=8 et 3−(−5)=8. Donc AB′2=64+64=128 et AB′=128≈11,31 centaines de mètres, soit environ 1131 m.
5)
Par le point (4;0) : AM=42+32=5 et MB=42+52=41≈6,40, soit un trajet d'environ 11,40 centaines de mètres, environ 9 m de plus. Vérification par le point d'abscisse 3 : 9+9+25+25≈4,24+7,07=11,31, qui est bien le minimum.
Le fil : une symétrie axiale transforme un trajet brisé en un trajet droit de même longueur ; la ligne droite donne le minimum.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Contactez-moi pour une première séance. Les transformations sont le premier chapitre où l'on raisonne sur des propriétés conservées plutôt que sur des calculs, et c'est cette façon de penser qui sera redemandée en troisième avec les triangles semblables, puis en seconde avec les vecteurs.