Quatrième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : calcul littéral et équations (Quatrième)
Ces seize exercices corrigés couvrent le calcul littéral et les équations en quatrième : réduire, développer, factoriser, substituer et résoudre. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
Développer et factoriser, ce n'est pas appliquer une règle : c'est lire une même AIRE de deux façons. Le corrigé part du rectangle découpé en quatre morceaux, puis y revient chaque fois qu'un signe pose problème.
Résoudre une équation, c'est garder une balance en équilibre : tout ce qu'on fait d'un côté, on le fait de l'autre. Cette image unique explique les trois techniques du chapitre et rend inutile la mémorisation de règles séparées.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Réduire, c'est regrouper les termes de même partie littérale. 3x et 2 ne sont pas semblables, x2 et x non plus.
•Un coefficient invisible vaut 1 : dans −x+5x, le premier terme compte pour −1x.
•4x×3x=12x2, alors que 4x+3x=7x.
•Distributivité : k(a+b)=ka+kb. Le facteur multiplie TOUS les termes.
•Un signe moins devant une parenthèse vaut le facteur −1 : −(x−4)=−x+4.
•Double distributivité : (a+b)(c+d)=ac+ad+bc+bd, soit les quatre morceaux du rectangle découpé.
•Factoriser, c'est sortir le facteur commun MAXIMAL, numérique et littéral. Vérifiez en redéveloppant.
•Le facteur commun peut être une parenthèse entière : (x+1)(x+7)+(x+1)2x=(x+1)(3x+7).
•Résoudre une équation : même opération des deux côtés. On enlève d'abord le terme constant, on divise ensuite par le coefficient.
•Une équation peut n'avoir aucune solution, comme x+5=x+8. Et si x2=9, alors x=3 OU x=−3.
Échauffement : calcul pur (/10)
Exercice 1 : Huit calculs littéraux à la main
Pour les questions 1 à 6, développez s'il y a lieu, puis réduisez. Pour les questions 7 et 8, résolvez l'équation. Tout se fait à la main, une étape par ligne.
1) A=5x−3+2x+8
2) B=3x×(−4x)
3) C=−2(3x−5)
4) D=(x+4)(x−3)
5) E=(2x−1)(3x+2)
6) F=4−(2x−7)+3x
7) Résolvez 5x−8=2x+7.
8) Résolvez 3(x−2)=−(x+10).
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Réponses
1)A=7x+5
2)B=−12x2
3)C=−6x+10
4)D=x2+x−12
5)E=6x2+x−2
6)F=x+11
7)x=5
8)x=−1
1) Les x ensemble, 5x+2x=7x ; les nombres ensemble, −3+8=5. A=7x+5.
2) Signe d'abord : un facteur négatif, résultat négatif. Puis 3×4=12 et x×x=x2. B=−12x2.
3) Le −2 multiplie chaque terme, SIGNE COMPRIS : −2×3x=−6x et −2×(−5)=+10. C=−6x+10. Le piège est −6x−10, en oubliant que moins par moins donne plus.
4) Double distributivité, quatre produits : x×x−3x+4x−12=x2+x−12. D=x2+x−12. Vérification pour x=1 : 5×(−2)=−10 et 1+1−12=−10.
5) E=6x2+4x−3x−2=6x2+x−2. Le produit −1×2=−2 est celui qu'on rate le plus souvent. Vérification pour x=1 : 1×5=5 et 6+1−2=5.
6) Le moins devant la parenthèse change TOUS les signes : −(2x−7)=−2x+7. F=4−2x+7+3x=x+11. Écrire 4−2x−7+3x=x−3 est l'erreur classique. Vérification pour x=0 : 4−(−7)=11.
7) On regroupe les x à gauche : 5x−2x=7+8, soit 3x=15, donc x=5. Vérification : 5×5−8=17 et 2×5+7=17.
8) On développe les deux membres : 3x−6=−x−10. Puis 3x+x=−10+6, soit 4x=−4, donc x=−1. Vérification : 3×(−3)=−9 et −(−1+10)=−9. Oublier le moins devant la parenthèse du second membre donnerait 3x−6=x+10, puis x=8.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 2 : Réduire une expression littérale
Réduire, c'est regrouper les termes SEMBLABLES, c'est-à-dire ceux qui ont exactement la même partie littérale. Un terme en x ne se regroupe jamais avec un nombre seul, ni avec un terme en x2.
1) Réduisez 5x+3x−2x, puis 7a−2a+a.
2) Réduisez 3x+2+5x−7.
3) Réduisez x2+3x+2x2−x.
4) Calculez 4x×3x, puis comparez avec 4x+3x.
5) Réduisez −x+5x.
6) Peut-on réduire 3x+2 ? Justifiez.
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Réponses
1)6x et 6a
2)8x−5
3)3x2+2x
4)12x2, contre 7x
5)4x
6)Non : termes non semblables
1) 5x+3x−2x=6x : les trois termes ont la même partie littérale x, on additionne donc les coefficients, 5+3−2=6. De même 7a−2a+a=6a, à condition de compter le dernier terme comme +1a : un coefficient invisible vaut 1, jamais 0.
2) On regroupe séparément les termes en x et les nombres seuls : (3x+5x)+(2−7)=8x−5. Le résultat comporte deux termes, et c'est normal : une expression réduite n'est pas forcément un seul terme.
3) x2+2x2=3x2 et 3x−x=2x, donc l'expression réduite est 3x2+2x. Les termes en x2 et en x ne sont PAS semblables : pour x=3, l'un vaut 9 et l'autre 3, ils ne peuvent donc pas être fusionnés.
4) 4x×3x=4×3×x×x=12x2, alors que 4x+3x=7x. La multiplication fait apparaître un carré, l'addition non. C'est la confusion la plus fréquente du chapitre, et elle se détecte en testant une valeur : pour x=2, on trouve 12×4=48 d'un côté et 7×2=14 de l'autre.
5) −x+5x=4x, car −x signifie −1x. Écrire 5x comme réponse revient à oublier purement et simplement le premier terme.
6) NON, on ne peut pas. Les deux termes ne sont pas semblables : 3x dépend de x, alors que 2 n'en dépend pas. Écrire 3x+2=5x serait faux, comme le montre le test x=1 : 3+2=5 d'un côté, mais pour x=4 on aurait 14 et 20. Une expression peut donc être déjà réduite tout en comportant plusieurs termes.
Exercice 3 : La simple distributivité
La distributivité s'écrit k(a+b)=ka+kb : le facteur placé devant la parenthèse multiplie TOUS les termes qu'elle contient, sans exception.
1) Développez 4(x+3) et 5(2x−7).
2) Développez −3(x+2) et −(x−5).
3) Développez 2x(3x+4).
4) Développez puis réduisez 3(x+2)+4(x−1).
5) Développez puis réduisez 5−2(x−3).
6) Un élève écrit 3(x+2)=3x+2. Où est l'erreur ?
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Réponses
1)4x+12 ; 10x−35
2)−3x−6 ; −x+5
3)6x2+8x
4)7x+2
5)11−2x
6)3(x+2)=3x+6
1) 4(x+3)=4x+12 et 5(2x−7)=10x−35. Chaque terme de la parenthèse est multiplié, y compris celui qui porte un signe moins.
2) −3(x+2)=−3x−6 : le facteur −3 multiplie aussi le +2, ce qui donne −6. Et −(x−5)=−x+5 : le signe moins devant la parenthèse équivaut à un facteur −1, donc il CHANGE le signe de chaque terme. Le −5 devient +5, ce que l'on oublie une fois sur deux.
3) 2x(3x+4)=6x2+8x. Le facteur contient une lettre, donc le premier produit fait apparaître un carré : 2x×3x=6x2.
4) 3(x+2)=3x+6 et 4(x−1)=4x−4. La somme vaut 3x+6+4x−4=7x+2. On développe d'abord chaque parenthèse, on réduit ensuite : mélanger les deux étapes est la meilleure façon de perdre un terme en route.
5) −2(x−3)=−2x+6, donc l'expression vaut 5−2x+6=11−2x. Attention, le 5 n'est pas multiplié par −2 : il n'est pas dans la parenthèse. On peut vérifier pour x=1 : l'expression de départ vaut 5−2×(−2)=9, et 11−2=9 également.
6) L'élève n'a multiplié que le premier terme de la parenthèse et a recopié le second. Or le facteur 3 doit multiplier x ET 2 : 3(x+2)=3x+6. Le test d'une valeur le confirme immédiatement : pour x=1, l'expression de départ vaut 3×3=9, alors que 3x+2 donnerait 5.
Exercice 4 : La double distributivité et les aires
Le rectangle ci-dessous a pour dimensions x+3 et x+2. Il est découpé en quatre morceaux dont les aires sont indiquées. Développer un produit de deux parenthèses, c'est exactement calculer cette aire de deux façons.
1) Exprimez l'aire du grand rectangle sous forme d'un PRODUIT.
2) Exprimez cette même aire comme la SOMME des quatre aires.
3) Déduisez-en le développement de (x+3)(x+2).
4) Développez et réduisez (2x+1)(x+4).
5) Développez et réduisez (x−2)(x+5).
6) Vérifiez le résultat de la question 3 pour x=1.
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Réponses
1)(x+3)(x+2)
2)x2+5x+6
3)(x+3)(x+2)=x2+5x+6
4)2x2+9x+4
5)x2+3x−10
6)12 des deux côtés
1) L'aire d'un rectangle est le produit de ses dimensions : A=(x+3)(x+2).
2) Les quatre morceaux ont pour aires x2, 2x, 3x et 6. Leur somme vaut x2+2x+3x+6, c'est-à-dire x2+5x+6 après réduction.
3) Les deux expressions décrivent la MÊME aire, donc (x+3)(x+2)=x2+5x+6. La règle générale se lit sur la figure : chaque terme de la première parenthèse multiplie chaque terme de la seconde, ce qui fait quatre produits, autant que de morceaux dans le découpage.
4) (2x+1)(x+4)=2x×x+2x×4+1×x+1×4=2x2+8x+x+4=2x2+9x+4. Les deux termes du milieu se réduisent, comme toujours dans ce type de développement.
5) (x−2)(x+5)=x2+5x−2x−10=x2+3x−10. Le signe moins se traite comme faisant partie du terme : c'est −2 qui multiplie x puis 5, ce qui donne −2x puis −10.
6) Pour x=1, le produit vaut (1+3)(1+2)=4×3=12, et la forme développée vaut 1+5+6=12. Les deux coïncident. Ce test ne PROUVE pas l'égalité, mais un désaccord aurait prouvé une erreur : il faut le faire systématiquement, il coûte dix secondes et rattrape la plupart des fautes de signe.
Exercice 5 : Factoriser
Factoriser, c'est l'opération inverse du développement : on cherche le facteur commun à tous les termes et on le met en évidence devant une parenthèse. On vérifie toujours en REDÉVELOPPANT.
1) Factorisez 5x+15.
2) Factorisez 12x2−8x.
3) Factorisez 7x−7.
4) Factorisez 3x+6y+9.
5) Factorisez (x+1)(x+7)+(x+1)×2x.
6) Vérifiez la question 2 en redéveloppant, puis pour x=2.
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Réponses
1)5(x+3)
2)4x(3x−2)
3)7(x−1)
4)3(x+2y+3)
5)(x+1)(3x+7)
6)32 des deux côtés
1) Les deux termes sont divisibles par 5 : 5x+15=5(x+3). Vérification immédiate en redéveloppant : 5×x=5x et 5×3=15.
2) Le facteur commun contient une partie numérique et une partie littérale. Pour le numérique, 12 et 8 ont pour plus grand diviseur commun 4 ; pour le littéral, les deux termes contiennent x. Donc 12x2−8x=4x(3x−2). Sortir seulement 4, ou seulement x, donnerait une factorisation incomplète.
3) 7x−7=7(x−1). Le second terme vaut 7×1, donc il reste 1 dans la parenthèse, et non 0. C'est l'erreur classique : quand un terme EST le facteur commun, il laisse un 1 derrière lui.
4) 3x+6y+9=3(x+2y+3). Deux lettres différentes ne posent aucun problème : elles ne se réduisent pas entre elles, on se contente de sortir le facteur numérique commun.
5) Ici le facteur commun est une PARENTHÈSE entière, (x+1), présente dans les deux termes. On la sort : (x+1)[(x+7)+2x]=(x+1)(3x+7). C'est la forme de factorisation qui prépare la troisième, où elle servira à résoudre des équations produit.
6) En redéveloppant : 4x(3x−2)=12x2−8x, on retrouve bien l'expression de départ. Pour x=2 : l'expression initiale vaut 12×4−16=32, et la forme factorisée vaut 8×4=32. Les deux contrôles concordent.
Exercice 6 : Valeur d'une expression et test d'une égalité
Remplacer la lettre par un nombre s'appelle SUBSTITUER. C'est l'outil qui permet de tester si une valeur est solution d'une équation, et de contrôler un développement.
1) Calculez A=3x2−2x+1 pour x=2, puis pour x=−1.
2) Calculez B=5−2x pour x=4.
3) Le nombre 3 est-il solution de l'équation 4x−5=7 ?
4) Le nombre −2 est-il solution de l'équation x2+3x=−2 ?
5) Les expressions x2 et 2x prennent la même valeur pour x=2. Sont-elles égales pour autant ?
6) Programme de calcul : choisissez un nombre, ajoutez 3, multipliez le résultat par 2, puis retranchez 6. Testez avec 5 et avec −4, puis démontrez ce que fait ce programme.
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Réponses
1)9 et 6
2)−3
3)Oui : 12−5=7
4)Oui : 4−6=−2
5)Non : x=3 donne 9 et 6
6)10 et −8 : toujours 2x
1) Pour x=2 : A=3×4−4+1=9. Pour x=−1 : A=3×(−1)2−2×(−1)+1=3+2+1=6. Attention au carré d'un nombre négatif, qui est positif, et à la soustraction d'un nombre négatif, qui ajoute.
2) B=5−2×4=5−8=−3. Une expression littérale peut parfaitement prendre une valeur négative.
3) On remplace : 4×3−5=12−5=7. On obtient bien 7, donc OUI, 3 est solution. Tester une valeur consiste à calculer séparément les deux membres et à comparer, jamais à transformer l'équation.
4) On remplace : (−2)2+3×(−2)=4−6=−2. Le membre de droite vaut −2 : OUI, −2 est bien solution. Notez que cette équation en possède une autre, −1, car 1−3=−2 également.
5) NON. Pour x=2 les deux valent 4, mais pour x=3 l'une vaut 9 et l'autre 6. Un exemple ne prouve JAMAIS une égalité entre deux expressions ; en revanche un seul contre-exemple suffit à la réfuter. Il se trouve d'ailleurs que x2=2x n'est vraie que pour x=0 et x=2.
6) Avec 5 : 5+3=8, puis 8×2=16, puis 16−6=10, c'est-à-dire le double de 5. Avec −4 : −1, puis −2, puis −8, le double de −4. La démonstration se fait en littéral : en partant de x, on obtient x+3, puis 2(x+3)=2x+6, puis 2x+6−6=2x. Ce programme renvoie donc TOUJOURS le double du nombre choisi, et seul le calcul littéral le prouve pour tous les nombres à la fois.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 7 : Résoudre une équation du premier degré
Une équation est une balance : tant qu'on effectue la MÊME opération sur les deux plateaux, l'équilibre est conservé. Résoudre, c'est isoler x en enlevant, des deux côtés, ce qui l'encombre.
La balance ci-dessous illustre l'équation 3x+2=14.
1) Résolvez x+7=12.
2) Résolvez 5x=45.
3) Résolvez l'équation de la balance, 3x+2=14, en décrivant chaque étape.
4) Résolvez 2x−5=9.
5) Résolvez 4x=3.
6) Pourquoi a-t-on le droit de retrancher 2 des deux côtés à la question 3 ?
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Réponses
1)x=5
2)x=9
3)x=4
4)x=7
5)x=12
6)Même opération des deux côtés
1) On retranche 7 des deux côtés : x=12−7=5. Vérification : 5+7=12, l'égalité est vraie.
2) On divise les deux côtés par 5 : x=545=9. Vérification : 5×9=45.
3) Première étape, on enlève 2 sur chaque plateau : 3x+2−2=14−2, donc 3x=12. Seconde étape, on partage chaque plateau en trois parts égales : x=312=4. Vérification dans l'équation de DÉPART : 3×4+2=14. On enlève toujours d'abord le terme constant, puis on divise par le coefficient : l'ordre inverse fonctionne aussi mais fait apparaître des fractions inutiles.
4) On ajoute 5 des deux côtés : 2x=14. Puis on divise par 2 : x=7. Vérification : 2×7−5=9.
5) On multiplie les deux côtés par 4 : x=12. Vérification : 412=3. Diviser par 4 et multiplier par 4 sont deux opérations inverses, exactement comme ajouter et retrancher.
6) Parce qu'une égalité reste vraie si l'on effectue la même opération sur ses deux membres : c'est ce que montre la balance, où retirer la même masse des deux plateaux ne rompt pas l'équilibre. En revanche, retirer 2 d'un seul côté détruirait l'égalité, exactement comme alléger un seul plateau ferait pencher la balance. Toute la résolution repose sur cette règle unique, appliquée deux ou trois fois.
Exercice 8 : Équations avec parenthèses et inconnue des deux côtés
Quand l'inconnue figure des deux côtés, on développe d'abord s'il y a des parenthèses, puis on rassemble les termes en x d'un côté et les nombres de l'autre.
1) Résolvez 4x+3=2x+11.
2) Résolvez 5(x−2)=3x+4.
3) Résolvez 3(2x+1)−4=2(x+5)+1.
4) Résolvez 7−2x=x+1.
5) Vérifiez la solution de la question 3.
6) Résolvez x+5=x+8.
Voir la correction
Réponses
1)x=4
2)x=7
3)x=3
4)x=2
5)17 et 17
6)Aucune solution
1) On retranche 2x des deux côtés : 2x+3=11. Puis on retranche 3 : 2x=8, donc x=4. Vérification : à gauche 19, à droite 19.
2) On développe le membre de gauche : 5x−10=3x+4. On retranche 3x : 2x−10=4. On ajoute 10 : 2x=14, donc x=7. Vérification : 5×5=25 à gauche, 21+4=25 à droite.
3) On développe les deux membres : 6x+3−4=2x+10+1, soit 6x−1=2x+11. On retranche 2x : 4x−1=11. On ajoute 1 : 4x=12, donc x=3.
4) On ajoute 2x des deux côtés : 7=3x+1. On retranche 1 : 6=3x, donc x=2. Le fait que l'inconnue se retrouve à droite ne change rien, une égalité se lit dans les deux sens.
5) Pour x=3 : le membre de gauche vaut 3×7−4=17, et celui de droite 2×8+1=17. Les deux coïncident, la solution est confirmée. La vérification doit toujours se faire dans l'équation de DÉPART, jamais dans une ligne intermédiaire, sinon on ne détecte pas une erreur commise dès la première étape.
6) En retranchant x des deux côtés, il reste 5=8, ce qui est FAUX. Aucune valeur de x ne peut convenir : cette équation n'a AUCUNE solution. C'est logique, ajouter 5 ou ajouter 8 à un même nombre ne peut pas donner le même résultat. Une équation du premier degré n'a donc pas toujours exactement une solution.
Exercice 9 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « 3x+2=5x »
2) « 3(x+2)=3x+2 »
3) « −(x−4)=−x−4 »
4) « Si x2=9, alors x=3 »
5) « Pour résoudre 2x=6, on retranche 2 des deux côtés »
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Réponses
1)3x+2 déjà réduite
2)3x+6
3)−x+4
4)x=3 ou x=−3
5)Diviser par 2 : x=3
1) FAUX. Les termes 3x et 2 ne sont pas semblables : l'un dépend de x, l'autre non. L'expression 3x+2 est déjà réduite. Un test suffit : pour x=4, 3x+2 vaut 14 alors que 5x vaut 20.
2) FAUX. Le facteur 3 doit multiplier TOUS les termes de la parenthèse : 3(x+2)=3x+6. L'élève a oublié le second produit. Pour x=1 : 3×3=9 d'un côté, 5 de l'autre.
3) FAUX. Le signe moins devant la parenthèse équivaut au facteur −1, qui change le signe de CHAQUE terme : −(x−4)=−x+4. Le −4 devient +4. Test avec x=0 : l'expression de départ vaut −(0−4)=4, alors que −x−4 donnerait −4.
4) FAUX, ou plutôt incomplet. Il y a DEUX nombres dont le carré vaut 9 : 3 et −3, puisque (−3)2=9. L'énoncé correct est : si x2=9, alors x=3 ou x=−3. Oublier la solution négative est l'erreur la plus fréquente dès qu'un carré apparaît dans une équation.
5) FAUX. Dans 2x, le 2 n'est pas ajouté à x, il le MULTIPLIE : on ne peut donc pas le retirer par une soustraction. L'opération inverse d'une multiplication est une division, il faut diviser les deux côtés par 2, ce qui donne x=3. Retrancher 2 conduirait à l'écriture absurde 2x−2=4, qui n'isole rien du tout.
Exercice 10 : Problème : choisir son club de sport
Le club A demande 40 dollars d'inscription, puis 3 dollars par séance. Le club B ne demande aucune inscription mais 8 dollars par séance.
On note x le nombre de séances suivies dans l'année.
1) Exprimez en fonction de x le prix payé au club A, puis au club B.
2) Calculez le prix dans chaque club pour 5 séances, puis pour 12 séances.
3) Pour combien de séances les deux clubs coûtent-ils le même prix ? Résolvez une équation.
4) Retrouvez ce résultat sur le graphique.
5) À partir de combien de séances le club A devient-il plus avantageux ?
6) Un club C propose un accès illimité pour 100 dollars. À partir de combien de séances devient-il moins cher que le club A ?
Voir la correction
Réponses
1)40+3x et 8x
2)55 et 40 ; 76 et 96
3)8 séances, 64 dollars
4)Point (8;64)
5)À partir de 9 séances
6)À partir de 21 séances
1) Club A : 40+3x dollars, l'inscription étant payée une seule fois. Club B : 8x dollars. La différence de structure est visible dans les expressions : celle de A comporte un terme constant, celle de B non.
2) Pour 5 séances : A coûte 40+15=55 dollars et B coûte 40 dollars, donc B est moins cher. Pour 12 séances : A coûte 40+36=76 dollars et B coûte 96 dollars, donc A est moins cher. Le classement s'inverse entre les deux, il existe donc un nombre de séances où ils coûtent la même chose.
3) On résout 40+3x=8x. On retranche 3x des deux côtés : 40=5x, donc x=8. Pour 8 séances, les deux clubs coûtent 40+24=64 dollars, ce que confirme 8×8=64.
4) Sur le graphique, les deux droites se coupent au point d'abscisse 8 et d'ordonnée 64 : le point d'intersection est exactement la solution de l'équation. Avant ce point, la droite du club B est en dessous, donc B est moins cher ; après, c'est l'inverse.
5) À partir de 9 séances. Pour x=8 les prix sont égaux, et au-delà la droite de A passe sous celle de B. On peut le confirmer par le calcul : pour 9 séances, A coûte 67 dollars et B 72 dollars. La réponse est un nombre ENTIER de séances, car on ne suit pas une demi-séance.
6) Il faut que 100<40+3x, c'est-à-dire 60<3x, donc x>20. À partir de 21 séances, le club C revient moins cher que le club A : pour 21 séances, A coûte 103 dollars contre 100 pour C. Notez qu'à 20 séances exactement, les deux coûtent 100 dollars, et que C est donc préférable dès qu'on dépasse ce seuil.
Exercice 11 : Problème : le carré déformé
On part d'un carré de côté x centimètres, avec x>3. On augmente l'un de ses côtés de 3 cm et l'on diminue l'autre de 3 cm, ce qui donne le rectangle ci-dessous.
1) Exprimez la longueur et la largeur du nouveau rectangle en fonction de x.
2) Calculez le périmètre du carré, puis celui du rectangle. Que remarquez-vous ?
3) Exprimez l'aire du carré, puis développez celle du rectangle.
4) Montrez que l'aire a diminué, et dites de combien.
5) Appliquez à x=8 : donnez les deux aires.
6) Si l'on augmentait et diminuait de 5 cm au lieu de 3 cm, de combien l'aire diminuerait-elle ?
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Réponses
1)x+3 et x−3
2)4x et 4x : égaux
3)x2 et x2−9
4)Baisse de 9 cm²
5)64 et 55 cm²
6)25 cm²
1) La longueur vaut x+3 et la largeur x−3. La condition x>3 est indispensable : sans elle, la largeur serait nulle ou négative, ce qui n'a aucun sens pour une figure.
2) Carré : P=4x. Rectangle : P=2[(x+3)+(x−3)]=2×2x=4x. Les deux périmètres sont ÉGAUX, car le +3 et le −3 se compensent exactement dans la somme. Augmenter un côté et diminuer l'autre de la même quantité ne change donc jamais le périmètre.
3) Aire du carré : x2. Aire du rectangle : (x+3)(x−3)=x2−3x+3x−9=x2−9. Les deux termes du milieu se compensent, exactement comme dans le périmètre, mais il reste le produit −9. Vous retrouverez cette égalité en troisième sous le nom d'identité remarquable.
4) L'aire est passée de x2 à x2−9 : elle a diminué de 9 cm², quelle que soit la valeur de x. C'est le point remarquable du problème. Deux figures de même périmètre n'ont pas la même aire, et ici la perte est CONSTANTE : que l'on parte d'un carré de 4 cm ou de 400 cm de côté, on perd toujours exactement 9 cm².
5) Pour x=8 : le carré a une aire de 64 cm², et le rectangle mesure 11 cm sur 5 cm, soit 55 cm². La différence vaut bien 9 cm², et les deux périmètres valent 32 cm.
6) L'aire du nouveau rectangle serait (x+5)(x−5)=x2−25 : la perte serait de 25 cm², c'est-à-dire le CARRÉ de l'écart. Avec un écart de 3 on perdait 9, avec un écart de 5 on perd 25 : la perte grandit beaucoup plus vite que la déformation, ce qui explique qu'un rectangle très allongé enferme si peu de surface à périmètre donné.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 12 : Mettre une figure en équation
Dans chaque question, on désigne par x la grandeur inconnue, on écrit une équation qui traduit l'énoncé, puis on la résout et on répond par une phrase.
1) Les trois angles d'un triangle mesurent x, 2x et x+20 degrés. Écrivez l'équation qui traduit la somme des angles.
2) Résolvez-la et donnez les trois angles.
3) Un triangle isocèle a une base de x+4 cm et deux côtés égaux de 2x−1 cm chacun. Son périmètre vaut 52 cm. Trouvez x.
4) Donnez la longueur de la base et celle des côtés égaux de ce triangle.
5) La longueur d'un rectangle dépasse sa largeur de 7 cm et son périmètre vaut 54 cm. Trouvez ses dimensions.
Voir la correction
Réponses
1)4x+20=180
2)40°, 80° et 60°
3)x=10
4)14 cm et 19 cm
5)17 cm sur 10 cm
1) La somme des angles d'un triangle vaut 180 degrés : x+2x+(x+20)=180, soit 4x+20=180 après réduction.
2) 4x=160, donc x=40. Les angles mesurent 40, 80 et 60 degrés. Vérification : 40+80+60=180.
3) Le périmètre compte la base et DEUX côtés égaux : (x+4)+2(2x−1)=52, soit x+4+4x−2=52, donc 5x+2=52, 5x=50 et x=10. Oublier le facteur 2 donnerait 3x+3=52, une équation qui ne décrit pas le triangle.
4) La base mesure 10+4=14 cm et chaque côté égal 2×10−1=19 cm. Vérification : 14+19+19=52.
5) Avec la largeur x, la longueur vaut x+7 et le périmètre 2(x+x+7)=4x+14. L'équation 4x+14=54 donne 4x=40, x=10. Le rectangle mesure 17 cm sur 10 cm ; vérification : 2×(17+10)=54.
Le fil : on nomme l'inconnue, on écrit chaque longueur ou chaque angle en fonction d'elle, et c'est la propriété de la figure qui fournit l'équation.
Exercice 13 : Identité, équation ou égalité impossible
Une égalité qui contient une lettre peut être vraie pour TOUTES les valeurs de la lettre, on dit alors que c'est une identité ; vraie pour certaines valeurs seulement, c'est une équation dont on cherche les solutions ; ou vraie pour AUCUNE valeur. Pour chaque égalité, développez et réduisez les deux membres, puis concluez.
1) 2(x+3)=2x+6.
2) 3x−1=2x+4.
3) 4x+1=4(x+1).
4) 5x−2(x−1)=3x+2.
5) x(x+2)=x2+2.
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Réponses
1)Toujours vraie
2)Seulement pour x=5
3)Jamais vraie : 1=4
4)Toujours vraie
5)Seulement pour x=1
1) Le membre de gauche se développe en 2x+6 : les deux membres sont identiques, l'égalité est vraie pour toutes les valeurs de x. C'est une identité, la distributivité elle-même.
2) On retranche 2x puis on ajoute 1 : x=5. L'égalité n'est vraie que pour x=5 ; vérification : 14=14.
3) 4(x+1)=4x+4. On obtient 4x+1=4x+4, puis 1=4 en retranchant 4x, ce qui est faux : l'égalité n'est vraie pour aucune valeur de x.
4) 5x−2(x−1)=5x−2x+2=3x+2 : les deux membres sont identiques, l'égalité est toujours vraie. Le signe moins devant la parenthèse transforme −1 en +2 après multiplication par −2.
5) x(x+2)=x2+2x. On obtient x2+2x=x2+2 ; en retranchant x2, il reste 2x=2, donc x=1. Malgré les carrés, l'égalité n'est vraie que pour x=1 : vérification, 1×3=3 et 1+2=3.
Le fil : on ne décide jamais sur un exemple ; on réduit les deux membres, et c'est la ligne obtenue qui dit s'il y a une solution, aucune ou toutes.
Exercice 14 : La tirelire
Une tirelire contient uniquement des pièces de 1 dollar et de 2 dollars : 20 pièces en tout, pour une somme de 31 dollars. On note x le nombre de pièces de 1 dollar.
1) Exprimez en fonction de x le nombre de pièces de 2 dollars.
2) Exprimez la somme contenue dans la tirelire en fonction de x, puis réduisez l'expression.
3) Écrivez l'équation qui traduit l'énoncé et résolvez-la.
4) Combien la tirelire contient-elle de pièces de chaque sorte ? Vérifiez.
5) Pourrait-on avoir 20 pièces de ces deux sortes pour une somme de 45 dollars ? Justifiez à l'aide de l'expression de la question 2.
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Réponses
1)20−x
2)40−x
3)x=9
4)9 pièces de 1 dollar, 11 de 2 dollars
5)Non : x=−5
1) Il y a 20 pièces en tout, donc 20−x pièces de 2 dollars.
2) Les pièces de 1 dollar valent x dollars, celles de 2 dollars valent 2(20−x) dollars. La somme vaut x+2(20−x)=x+40−2x=40−x.
3) 40−x=31, donc x=40−31=9.
4) 9 pièces de 1 dollar et 20−9=11 pièces de 2 dollars. Vérification : 9+11=20 pièces et 9+22=31 dollars.
5) Il faudrait 40−x=45, donc x=−5 : un nombre de pièces ne peut pas être négatif. C'est impossible, et c'était prévisible : même avec 20 pièces de 2 dollars, la somme ne dépasse pas 40 dollars.
Le fil : une seule inconnue suffit quand on exprime l'autre quantité à l'aide du total ; la solution se vérifie ensuite avec le bon sens.
Exercice 15 : Problème : le cadre d'une photo
Une photo rectangulaire mesure 15 cm sur 10 cm. On l'entoure d'un cadre de largeur constante x cm, qui dépasse de x cm de chaque côté de la photo.
1) Exprimez la longueur et la largeur extérieures du cadre en fonction de x.
2) Développez et réduisez l'aire extérieure (15+2x)(10+2x).
3) Déduisez-en l'aire du cadre seul, sans la photo, en fonction de x.
4) Calculez l'aire du cadre pour x=2.
5) Le périmètre extérieur du cadre vaut 74 cm. Trouvez la largeur x du cadre.
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Réponses
1)15+2x et 10+2x
2)4x2+50x+150
3)4x2+50x
4)116 cm²
5)x=3 cm
1) Le cadre dépasse de x cm à gauche ET à droite : la longueur extérieure vaut 15+2x, et la largeur extérieure 10+2x. Écrire 15+x oublierait l'un des deux côtés.
2) (15+2x)(10+2x)=150+30x+20x+4x2=4x2+50x+150.
3) On retire l'aire de la photo, 15×10=150 : l'aire du cadre vaut 4x2+50x.
4) 4×22+50×2=16+100=116 cm². Contrôle direct : l'extérieur mesure 19 cm sur 14 cm, soit 266 cm², et 266−150=116 cm².
5) Le périmètre extérieur vaut 2[(15+2x)+(10+2x)]=2(25+4x)=50+8x. L'équation 50+8x=74 donne 8x=24, donc x=3 cm. Vérification : 21 cm sur 16 cm, et 2×37=74.
Le fil : la double distributivité calcule une aire en fonction de la largeur du cadre, et une équation du premier degré retrouve cette largeur à partir d'un périmètre.
Exercice 16 : Problème : la course poursuite
Une voiture A quitte une ville à 10 h et roule à 60 km/h. Une voiture B part du même endroit à 11 h, sur la même route et dans le même sens, à 90 km/h. On note t la durée écoulée depuis 10 h, en heures, avec t≥1.
1) Exprimez en fonction de t la distance parcourue par la voiture A.
2) Exprimez en fonction de t la distance parcourue par la voiture B.
3) Écrivez l'équation qui traduit le moment où B rattrape A, puis résolvez-la.
4) À quelle heure, et à quelle distance du départ, B rattrape-t-elle A ?
5) À quelle heure la voiture B a-t-elle 30 km d'avance sur la voiture A ?
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Réponses
1)60t
2)90(t−1)
3)t=3
4)13 h, à 180 km
5)14 h
1) A roule depuis t heures à 60 km/h : elle a parcouru 60t km.
2) B est partie une heure plus tard : elle roule depuis t−1 heures, et a parcouru 90(t−1) km. Écrire 90t reviendrait à la faire partir à 10 h.
3) B rattrape A quand les distances sont égales : 60t=90(t−1), soit 60t=90t−90. On retranche 90t : −30t=−90, donc t=3.
4) t=3 correspond à 13 h. Les deux voitures sont alors à 60×3=180 km du départ, et l'on vérifie 90×2=180.
5) L'avance de B vaut 90(t−1)−60t=30t−90. On résout 30t−90=30 : 30t=120, donc t=4, soit 14 h. Vérification : B a parcouru 270 km et A 240 km.
Le fil : un départ décalé se traduit par une parenthèse (t−1) ; le rattrapage est une égalité de distances, l'avance une différence.
Le calcul littéral bloque en quatrième à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. Le calcul littéral de quatrième est l'outil de toute la suite : les identités remarquables de troisième et les équations du lycée ne s'apprennent pas si développer et factoriser restent des gestes appris par cœur.