Quatrième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : multiplier et diviser les nombres relatifs (Quatrième)
Ces dix-huit exercices corrigés couvrent la multiplication, la division et les enchaînements d'opérations sur les nombres relatifs en quatrième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série : un signe moins ne joue pas toujours le même rôle. Il peut être l'opposé d'un nombre, une soustraction, ou un facteur négatif, et la règle des signes ne concerne QUE les deux dernières familles, produit et quotient. On décide donc le signe du résultat à part, avant tout calcul, en comptant les facteurs négatifs ; ensuite il ne reste qu'un calcul de nombres positifs.
Trois pièges reviennent à chaque contrôle et le corrigé les désigne nommément : appliquer la règle des signes à une addition, ce qui donne (−4)+(−5)=9 au lieu de −9 ; écrire −32=9 alors que l'exposant ne porte que sur le 3 et que le résultat vaut −9 ; et perdre le signe en cours de route dans un enchaînement, faute d'avoir écrit les parenthèses.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Règle des signes, produit et quotient seulement : deux nombres de même signe donnent un résultat positif, deux nombres de signes contraires un résultat négatif.
•Dans un produit de plusieurs facteurs, on compte les facteurs négatifs : nombre pair de moins, résultat positif ; nombre impair, résultat négatif.
•Cette règle ne s'applique JAMAIS à une addition : (−4)+(−5)=−9.
•Diviser par un nombre relatif suit exactement la même règle des signes que multiplier.
•(−3)2=(−3)×(−3)=9, mais −32=−(3×3)=−9 : sans parenthèse, l'exposant ne porte que sur le nombre, pas sur le signe.
•Une puissance d'exposant pair d'un nombre négatif est positive ; d'exposant impair, négative.
•L'opposé de x s'écrit −x : si x est négatif, alors −x est positif.
•Priorités inchangées : parenthèses, puis puissances, puis multiplications et divisions de gauche à droite, puis additions et soustractions.
•Une barre de fraction est une parenthèse invisible : on calcule le numérateur en entier, le dénominateur en entier, puis on divise.
•Vérification systématique : estimer l'ordre de grandeur et le signe attendu avant de lire le résultat de la calculatrice.
Calculs : calcul pur (/10)
Exercice 1 : Huit enchaînements de relatifs à la main
Calculez chaque expression à la main, en détaillant les calculs, une opération par ligne. Pour chaque produit ou quotient, décidez le SIGNE d'abord, puis calculez avec les distances à zéro.
1) A=−6+4×(−3)
2) B=(−8−7)÷(5−8)
3) C=−30+(4−1)×(−5)+17
4) D=−9+24÷(−6)
5) E=56÷(−7)+(−3)×(−6)
6) F=2−[7−(−2)×(5−9)]
7) G=(−2)×(−3)×(−5)÷(−10)
8) H=−4×[(−3)+(−2)×(−6)]
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Réponses
1)A=−18
2)B=5
3)C=−28
4)D=−13
5)E=10
6)F=3
7)G=3
8)H=−36
1)
Le produit d'abord : 4×(−3)=−12, signes contraires. Puis A=−6+(−12)=−18. Le piège est de calculer −6+4=−2 en premier, puis (−2)×(−3)=6 : un résultat de signe opposé.
2)
Les deux parenthèses, chacune de son côté : −8−7=−15 et 5−8=−3. Puis le quotient de deux négatifs est positif : B=(−15)÷(−3)=5.
3)
La parenthèse : 4−1=3. Le produit : 3×(−5)=−15. Il reste une somme, de gauche à droite : C=−30−15+17=−45+17=−28.
4)
La division d'abord : 24÷(−6)=−4. Puis D=−9+(−4)=−13. Faire −9+24=15 puis 15÷(−6) donnerait −2,5, sans rapport.
5)
Les deux calculs prioritaires : 56÷(−7)=−8 et (−3)×(−6)=18, deux négatifs donc positif. Puis E=−8+18=10.
6)
De l'intérieur vers l'extérieur. Parenthèse : 5−9=−4. Produit dans le crochet : (−2)×(−4)=8. Crochet : 7−8=−1. Enfin F=2−(−1)=2+1=3. Deux pièges se cumulent ici : le produit passe avant la soustraction DANS le crochet, et retrancher −1 revient à ajouter 1.
7)
On décide le signe d'abord : quatre facteurs négatifs (le diviseur compte comme un facteur), nombre pair, donc résultat positif. Puis les distances : 2×3×5=30 et 30÷10=3. G=3. De gauche à droite, on vérifie : 6, puis −30, puis 3.
8)
Dans le crochet, le produit d'abord : (−2)×(−6)=12. Puis (−3)+12=9. Enfin H=−4×9=−36.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 2 : La règle des signes sur un produit
Le signe d'un produit de deux nombres relatifs ne dépend que des signes des deux facteurs, jamais de leur taille.
x
-6
-1,5
4
-3
?
?
?
2,5
?
?
?
1) Calculez (−7)×8, (−7)×(−8), 7×(−8) et 7×8. Que remarquez-vous sur les quatre distances à zéro ?
2) Complétez le tableau de multiplication ci-dessous.
3) Énoncez la règle des signes en une seule phrase.
4) Calculez (−2,5)×(−4) puis (−0,5)×12.
5) Sans poser le calcul, donnez le signe de (−3)×5×(−2), puis celui de (−1)×(−1)×(−1).
6) Un élève écrit (−4)×(−5)=−20 en expliquant qu'il y a des moins. Où est l'erreur ?
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Réponses
1)−56 ; 56 ; −56 ; 56
2)18 ; 4,5 ; −12 / −15 ; −3,75 ; 10
3)Même signe : +, contraires : −
4)10 et −6
5)Positif (30) ; négatif (−1)
6)(−4)×(−5)=20
1)
(−7)×8=−56, (−7)×(−8)=56, 7×(−8)=−56 et 7×8=56. Les quatre résultats ont la MÊME distance à zéro, 56 : les signes des facteurs ne changent que le signe du produit. C'est exactement ce qui autorise à traiter le signe à part, puis à calculer 7×8 une seule fois.
2)
Ligne −3 : (−3)×(−6)=18, (−3)×(−1,5)=4,5, (−3)×4=−12. Ligne 2,5 : 2,5×(−6)=−15, 2,5×(−1,5)=−3,75, 2,5×4=10. On calcule d'abord 3×6, 3×1,5, etc., puis on pose le signe.
3)
Deux facteurs de MÊME signe donnent un produit positif, deux facteurs de signes CONTRAIRES donnent un produit négatif.
4)
(−2,5)×(−4)=10 : deux facteurs négatifs, produit positif, et 2,5×4=10. (−0,5)×12=−6 : signes contraires, produit négatif, et 0,5×12=6. Notez que multiplier par −0,5 revient à prendre la moitié puis à changer le signe.
5)
(−3)×5×(−2) compte DEUX facteurs négatifs, nombre pair, donc le produit est positif : il vaut 30. (−1)×(−1)×(−1) compte trois facteurs négatifs, nombre impair, donc le produit est négatif : il vaut −1.
6)
L'erreur est de croire que les moins s'accumulent. Ils se COMPENSENT deux par deux : (−4)×(−5)=20. La bonne image est celle de l'opposé, (−4)×(−5) est l'opposé de 4×(−5)=−20, donc 20. Cette erreur coûte deux points à chaque question où elle apparaît, car elle se propage à tout le calcul qui suit.
Exercice 3 : Compter les facteurs négatifs
Sur la droite graduée ci-dessous, on passe de A à B, puis de B à C, puis de C à D en multipliant chaque fois par le même nombre relatif.
1) Lisez les abscisses de A, B, C et D, puis trouvez ce nombre multiplicateur.
2) Quelle serait l'abscisse du point E suivant ?
3) Sans calculer, donnez le signe de (−2)5 puis celui de (−2)6.
4) Calculez (−1)×(−3)×(−5)×(−2).
5) Calculez (−4)×2,5×(−3)×(−1).
6) Un produit de n facteurs tous égaux à −1 : que vaut-il selon n ?
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Réponses
1)2 ; −4 ; 8 ; −16, multiplicateur −2
2)32
3)(−2)5<0, (−2)6>0
4)30
5)−30
6)1 si n pair, −1 sinon
1)
A a pour abscisse 2, B vaut −4, C vaut 8 et D vaut −16. On vérifie : 2×(−2)=−4, puis (−4)×(−2)=8, puis 8×(−2)=−16. Le multiplicateur est −2. Le signe alterne à chaque étape parce qu'on ajoute à chaque fois UN facteur négatif, et la distance à zéro double. Retenez la formulation : le multiplicateur est le quotient d'un terme par le précédent, ici 2−4=−2, et l'on vérifie ce quotient sur les TROIS passages avant de conclure. Un seul passage ne prouverait rien.
2)
E a pour abscisse (−16)×(−2)=32, hors de la fenêtre dessinée, du côté positif.
3)
(−2)5 est un produit de CINQ facteurs négatifs, nombre impair, donc il est négatif : il vaut −32. (−2)6 compte six facteurs négatifs, nombre pair, donc il est positif : il vaut 64. On répond sur le signe sans jamais calculer la puissance. La règle se démontre en une ligne : (−2)5=(−2)×(−2)×(−2)×(−2)×(−2), où les quatre premiers facteurs se compensent deux à deux et laissent un dernier facteur négatif. C'est cette compensation par paires qui explique toute la parité.
4)
Quatre facteurs négatifs, nombre pair, donc le produit est positif. Reste 1×3×5×2=30. Le résultat est 30.
5)
Trois facteurs négatifs, nombre impair, donc le produit est négatif. Reste 4×2,5×3×1=30. Le résultat est −30. Remarquez que les deux produits ont la même distance à zéro, seule la parité du nombre de moins les sépare.
6)
Le produit vaut 1 si n est pair et −1 si n est impair. C'est la formulation générale de tout l'exercice : seule la PARITÉ du nombre de facteurs négatifs compte, jamais leur position dans le produit. Cette question résume la série : dans un produit, seul le NOMBRE de facteurs négatifs importe, ni leur ordre, ni leur taille. Un élève qui calcule la distance à zéro puis pose le signe en dernier ne se trompe plus, alors que celui qui traîne les signes dans le calcul en perd un sur deux.
Exercice 4 : Diviser des nombres relatifs
La règle des signes vaut mot pour mot pour un quotient : diviser, c'est multiplier par l'inverse, et l'inverse garde le signe du nombre.
1) Calculez 7−56, −7−56 et −756.
2) Calculez (−4,8)÷(−0,6) puis (−4,8)÷1,2.
3) Trouvez le nombre x tel que −5x=−9.
4) Trouvez le nombre y tel que y−72=−6.
5) La température est passée de 9 degrés à −15 degrés en 8 heures, en baissant régulièrement. De combien a-t-elle varié par heure ?
6) −4−3 vaut-il −0,75 ou 0,75 ? Justifiez sans calculatrice.
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Réponses
1)−8 ; 8 ; −8
2)8 et −4
3)x=45
4)y=12
5)−3 degrés par heure
6)0,75
1)
7−56=−8 (signes contraires, quotient négatif), −7−56=8 (même signe, quotient positif) et −756=−8. Comme pour le produit, les trois résultats partagent la distance à zéro 8.
2)
(−4,8)÷(−0,6) : deux négatifs, quotient positif, et 4,8÷0,6=8, donc le résultat est 8. (−4,8)÷1,2 : signes contraires, quotient négatif, et 4,8÷1,2=4, donc le résultat est −4. Astuce de contrôle : diviser par 0,6 AGRANDIT, diviser par 1,2 diminue.
3)
−5x=−9 donne x=(−9)×(−5)=45. Vérification : −545=−9. On passe du quotient au dividende en MULTIPLIANT par le diviseur, signe compris.
4)
y−72=−6 donne y=−6−72=12. Vérification : 12−72=−6. Attention, le nombre cherché est ici au DÉNOMINATEUR : on ne multiplie pas, on divise.
5)
La variation totale vaut arrivée moins départ, soit −15−9=−24 degrés. Par heure : 8−24=−3 degrés par heure. Le signe négatif porte l'information utile, la température baisse de 3 degrés chaque heure. Écrire 9−(−15)=24 serait la variation du sens inverse, donc un contresens.
6)
Le numérateur et le dénominateur sont tous deux négatifs, donc le quotient est POSITIF : −4−3=43=0,75. Réponse 0,75. L'erreur fréquente consiste à garder un moins parce qu'on en voit deux dans l'écriture, alors qu'ils se compensent exactement.
Exercice 5 : Puissances d'un nombre négatif et rôle de la parenthèse
Une parenthèse autour d'un nombre négatif n'est pas un ornement : elle décide de ce que l'exposant élève.
1) Calculez (−3)2, (−3)3 et (−3)4.
2) Calculez −32, puis comparez avec la première réponse de la question 1.
3) Calculez (−2)4 et −24.
4) Calculez (−10)3 et (−0,1)2.
5) Quel est le signe de (−5)11 ? Celui de (−5)12 ?
6) Pour quels entiers n compris entre 1 et 6 a-t-on (−2)n>0 ?
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Réponses
1)9 ; −27 ; 81
2)−32=−9
3)16 et −16
4)−1000 et 0,01
5)Négatif, puis positif
6)n=2, 4 et 6
1)
(−3)2=(−3)×(−3)=9, (−3)3=(−3)×(−3)×(−3)=−27 et (−3)4=81. Le signe suit la parité de l'exposant, parce que l'exposant compte exactement le nombre de facteurs négatifs.
2)
−32=−(3×3)=−9. Sans parenthèse, l'exposant ne porte QUE sur le 3 ; le signe moins reste en dehors et s'applique à la fin. On obtient donc −9, l'opposé de la réponse précédente. C'est le piège le plus rentable du chapitre pour un correcteur : deux écritures presque identiques, deux résultats opposés. L'erreur coûte cher parce qu'elle est invisible : les deux écritures se ressemblent au point qu'un élève relit sa copie sans rien voir. La parade est de systématiquement réécrire −32 sous la forme −(32) avant de calculer, et de ne jamais taper une puissance de nombre négatif à la calculatrice sans parenthèses.
3)
(−2)4=16 et −24=−(24)=−16. Même phénomène, même conclusion.
4)
(−10)3=−1000 : trois facteurs négatifs, résultat négatif. (−0,1)2=0,01 : deux facteurs négatifs, résultat positif, et la distance à zéro DIMINUE parce qu'on élève un nombre compris entre −1 et 1. Vérification utile pour la seconde : élever un nombre compris entre −1 et 1 RAPPROCHE de zéro, alors qu'élever un nombre plus éloigné de zéro que 1 en éloigne encore. C'est la même règle que pour la multiplication, appliquée au nombre par lui-même.
5)
(−5)11 est négatif, l'exposant 11 étant impair. (−5)12 est positif, l'exposant 12 étant pair. Aucun calcul n'est nécessaire, et ces deux nombres sont bien trop grands pour être posés.
6)
(−2)n>0 exactement quand n est pair, donc pour n=2, n=4 et n=6. Pour n=1, n=3 et n=5, la puissance est négative : −2, −8 et −32.
Exercice 6 : Enchaînements et priorités opératoires
Dans un enchaînement, l'ordre des opérations est fixé une fois pour toutes. Le rappel ci-dessous se lit de haut en bas.
1) Calculez −5+3×(−4).
2) Calculez (−5+3)×(−4).
3) Calculez −12÷(−3)+(−2)×5.
4) Calculez (−2)3−(−4)×(−2).
5) Calculez −4−18+6.
6) Calculez −7−(−3)×(−2)+(−1)5.
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Réponses
1)−17
2)8
3)−6
4)−16
5)3
6)−14
1)
La multiplication passe avant l'addition : 3×(−4)=−12, puis −5+(−12)=−17. Le résultat est −17.
2)
La parenthèse passe en premier : −5+3=−2, puis (−2)×(−4)=8. Le résultat est 8. Comparez avec la question 1 : le même trio de nombres, deux résultats sans rapport, −17 et 8. La parenthèse n'est jamais décorative. Écrire la parenthèse n'est donc pas une précaution de style, c'est une opération. Quand un énoncé s'écrit sur une ligne, on gagne à la recopier en soulignant d'abord le bloc à calculer en premier : cette seule habitude supprime la plupart des erreurs de l'exercice.
3)
Division et multiplication d'abord : −12÷(−3)=4 et (−2)×5=−10. Il reste 4+(−10)=−6. Le résultat est −6.
4)
La puissance d'abord : (−2)3=−8. Puis le produit : (−4)×(−2)=8. Il reste −8−8=−16. Attention, on SOUSTRAIT un nombre positif, ce qui éloigne encore de zéro du côté négatif.
5)
La barre de fraction est une parenthèse invisible : on calcule le numérateur en entier, −18+6=−12, puis on divise, −4−12=3. Le résultat est 3, positif. Écrire −18+−46 serait un tout autre calcul, et une erreur classique. Le contrôle décimal confirme : −4−18+6=−4−12=3, tandis que −18+−46=−18−1,5=−19,5. Deux résultats sans rapport, pour deux lectures d'une même ligne, ce qui montre à quel point la barre de fraction est structurante.
6)
Puissance : (−1)5=−1. Produit : (−3)×(−2)=6. Il reste −7−6+(−1)=−14. Le résultat est −14. Notez que le produit de deux négatifs est positif, mais qu'on le RETRANCHE, ce qui fait bien descendre le total.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 7 : Somme ou produit ? Le rôle du signe moins
Un même couple de nombres relatifs donne quatre résultats très différents selon l'opération. Le tableau ci-dessous les rassemble.
a
b
a + b
a - b
a x b
a : b
-6
-2
?
?
?
?
-6
3
?
?
?
?
4
-0,5
?
?
?
?
1) Complétez la première ligne du tableau, avec a=−6 et b=−2.
2) Complétez la deuxième ligne, avec a=−6 et b=3.
3) Complétez la troisième ligne, avec a=4 et b=−0,5.
4) Donnez deux nombres relatifs dont la somme est négative et le produit positif.
5) Peut-on avoir une somme positive et un produit négatif ? Donnez un exemple ou expliquez pourquoi c'est impossible.
6) Un élève retient que deux moins donnent toujours un plus. Trouvez un contre-exemple avec une addition et dites ce qu'il faut retenir à la place.
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Réponses
1)−8 ; −4 ; 12 ; 3
2)−3 ; −9 ; −18 ; −2
3)3,5 ; 4,5 ; −2 ; −8
4)−2 et −5 par exemple
5)Oui : 7 et −3
6)(−4)+(−5)=−9
1)
Avec a=−6 et b=−2 : a+b=−8, a−b=−6−(−2)=−6+2=−4, a×b=12 et a÷b=3. Deux résultats négatifs et deux positifs, pour un seul couple de nombres.
2)
Avec a=−6 et b=3 : a+b=−3, a−b=−9, a×b=−18 et a÷b=−2. Ici les quatre résultats sont négatifs, ce qui n'est PAS une règle mais une coïncidence liée au fait que a est plus éloigné de zéro que b.
3)
Avec a=4 et b=−0,5 : a+b=3,5, a−b=4,5, a×b=−2 et a÷b=−8. Le quotient est huit fois plus éloigné de zéro que a : diviser par un nombre compris entre −1 et 1 agrandit la distance à zéro.
4)
Il suffit de prendre deux nombres NÉGATIFS, par exemple −2 et −5 : la somme vaut −7, négative, et le produit vaut 10, positif. Tout autre couple de négatifs convient.
5)
Oui, c'est possible. Un produit négatif impose des signes contraires ; il suffit alors que le positif soit le plus éloigné de zéro. Par exemple 7 et −3 : la somme vaut 4, positive, et le produit vaut −21, négatif.
6)
Contre-exemple : (−4)+(−5)=−9, deux moins et un résultat négatif. Ce qu'il faut retenir : la règle des signes ne concerne QUE la multiplication et la division. Pour une addition, on raisonne sur la droite graduée ou avec l'image des dettes, deux dettes s'ajoutent et donnent une dette plus grande.
Exercice 8 : Le facteur ou le terme manquant
Retrouver un nombre caché demande d'identifier d'abord l'opération qui l'entoure, puis d'appliquer celle qui la défait.
1) Résolvez −4x=36.
2) Résolvez −3x=7.
3) Résolvez x+(−9)=−2.
4) Résolvez −5x=−45.
5) Résolvez x×(−2,5)=10.
6) Résolvez x−24=−4, puis expliquez pourquoi cette question ne se traite pas comme la question 2.
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Réponses
1)x=−9
2)x=−21
3)x=7
4)x=9
5)x=−4
6)x=6
1)
x est MULTIPLIÉ par −4, donc on divise par −4 : x=−436=−9. Vérification : −4×(−9)=36. Le signe du résultat est négatif parce que 36 est positif et −4 négatif. La méthode générale tient en une phrase : on identifie l'opération qui ENTOURE le nombre cherché, puis on applique l'opération inverse aux deux membres. Ici, une multiplication par −4 se défait par une division par −4, signe compris.
2)
x est DIVISÉ par −3, donc on multiplie par −3 : x=7×(−3)=−21. Vérification : −3−21=7.
3)
On ajoute 9 aux deux membres : x=−2+9=7. Vérification : 7+(−9)=−2. Aucune règle des signes ici, c'est une addition.
4)
x=−5−45=9. Vérification : −5×9=−45. Deux nombres négatifs, quotient positif.
5)
x=−2,510=−4. Vérification : (−4)×(−2,5)=10. Diviser par 2,5 revient à prendre les deux cinquièmes.
6)
Ici x est au DÉNOMINATEUR. On ne multiplie donc pas par −4, on divise : x=−4−24=6. Vérification : 6−24=−4. La différence avec la question 2 tient à la place du nombre cherché : au numérateur on défait une division par une multiplication, au dénominateur on échange le diviseur et le quotient. Retenez la distinction, elle vaut deux points à chaque contrôle : quand l'inconnue est au numérateur on la libère en multipliant, quand elle est au dénominateur on échange sa place avec celle du résultat. Un élève qui applique ici la méthode de la question 2 écrit x=(−4)×(−24)=96, et la vérification le détrompe aussitôt : 96−24=−0,25 et non −4.
Exercice 9 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « La somme de deux nombres négatifs est positive, parce qu'il y a deux moins. »
2) « −52=25. »
3) « Si x est un nombre négatif, alors −x est négatif lui aussi. »
4) « Multiplier un nombre par −3 le rend toujours plus petit. »
5) « Dans −20÷4×(−5), on fait d'abord 4×(−5) parce que la multiplication passe avant la division. »
6) Reprenez l'affirmation 4 et énoncez, en une phrase, ce qui est vrai de la distance à zéro.
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Réponses
1)Somme négative : −9
2)−52=−25
3)−x est positif
4)(−2)×(−3)=6 augmente
5)De gauche à droite : 25
6)Distance à zéro × 3
1)
FAUX. La règle des signes ne vaut que pour le produit et le quotient. Deux nombres négatifs s'ajoutent en s'éloignant de zéro du côté négatif : (−4)+(−5)=−9. Énoncé correct : la somme de deux nombres négatifs est négative.
2)
FAUX. Sans parenthèse, l'exposant ne porte que sur le 5 : −52=−(5×5)=−25. Le nombre qui vaut 25 s'écrit (−5)2. Énoncé correct : −52=−25 et (−5)2=25.
3)
FAUX. −x désigne l'OPPOSÉ de x, pas un nombre négatif. Si x=−7, alors −x=7, qui est positif. Énoncé correct : si x est négatif, son opposé −x est positif. Le signe moins devant une lettre ne dit rien du signe du nombre.
4)
FAUX. Cela dépend du signe du nombre de départ. 2×(−3)=−6 diminue bien, mais (−2)×(−3)=6 AUGMENTE, et 0×(−3)=0 ne change rien. Énoncé correct : multiplier par −3 change le signe et triple la distance à zéro.
5)
FAUX. Multiplication et division ont la MÊME priorité et s'effectuent de gauche à droite. On calcule donc −20÷4=−5, puis (−5)×(−5)=25. Le calcul proposé donnerait −20÷(−20)=1, un résultat différent. Énoncé correct : à priorité égale, on lit de gauche à droite.
6)
Multiplier par −3 multiplie la distance à zéro par 3 et change le signe du nombre, sauf pour 0 qui reste 0.
Exercice 10 : Une plongée sous-marine
Deux plongeurs descendent le long du même tombant. Les profondeurs sont repérées par des nombres relatifs, la surface valant 0 mètre et une descente comptant négativement.
Le premier plongeur part de la surface et descend à −1,5 mètre par seconde. Le second part déjà de −6 mètres et descend à −2,4 mètres par seconde.
1) À quelle profondeur se trouve le premier plongeur au bout de 20 secondes ?
2) Combien de secondes lui faut-il pour atteindre −42 mètres ?
3) Arrivé à −42 mètres, il remonte à +0,8 mètre par seconde pendant 15 secondes. À quelle profondeur est-il alors ?
4) À quelle profondeur se trouve le second plongeur au bout de 12 secondes de descente ?
5) Lequel des deux est le plus profond à ce moment-là ?
6) Quel écart, en mètres, sépare les deux plongeurs ?
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Réponses
1)−30 m
2)28 s
3)−30 m
4)−34,8 m
5)Le second plongeur
6)4,8 m
1)
−1,5×20=−30. Il est à −30 mètres. La vitesse est comptée négativement parce qu'elle fait descendre, et la profondeur obtenue est bien négative. Notez la cohérence des unités : des mètres par seconde multipliés par des secondes donnent des mètres. Écrire les unités dans le calcul est le contrôle le plus rapide sur ce genre de problème, et il attrape immédiatement une multiplication faite à la place d'une division.
2)
On cherche la durée t telle que −1,5×t=−42, donc t=−1,5−42=28 secondes. Deux nombres négatifs, quotient positif : une durée ne peut évidemment pas être négative, et c'est un bon contrôle de vraisemblance.
3)
Remonter compte positivement : 0,8×15=12 mètres gagnés, donc −42+12=−30 mètres. Il repasse exactement par la profondeur de la question 1. Écrire −42−12 serait supposer qu'il continue de descendre.
4)
Il descend de −2,4×12=−28,8 mètres à partir de −6 mètres : −6+(−28,8)=−34,8 mètres.
5)
−34,8<−30 : le second plongeur est le plus profond. Attention, sa profondeur est le nombre le PLUS PETIT, alors que sa distance à zéro est la plus grande. C'est exactement le renversement d'ordre des négatifs. Ce renversement est le point le plus testé du chapitre. Sur la droite verticale des profondeurs, être PLUS PROFOND, c'est être plus BAS, donc avoir la plus petite valeur. Répondre le premier plongeur parce que 34,8>30 revient à comparer des distances à zéro là où l'énoncé demande de comparer des positions.
6)
L'écart est la différence entre la plus haute et la plus basse position : −30−(−34,8)=−30+34,8=4,8 mètres. Un écart est toujours positif ; retrancher un nombre négatif revient bien à ajouter son opposé.
Exercice 11 : Six mois de compte bancaire
Un compte est ouvert avec 400 dollars. Le diagramme ci-dessous donne la variation du solde pour chacun des six premiers mois, un dépôt comptant positivement et un retrait négativement.
1) Quel est le solde à la fin du troisième mois ?
2) Quel est le solde à la fin du sixième mois ?
3) Calculez la somme des six variations et comparez-la à la variation du solde entre le départ et la fin.
4) Quelle est la variation moyenne par mois ?
5) Le solde est-il devenu négatif à un moment de ces six mois ? Justifiez.
6) La banque décide de prélever en plus un montant fixe chaque mois. À partir de quel montant entier le solde final deviendrait-il négatif ?
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Réponses
1)195 dollars
2)280 dollars
3)−120 dans les deux cas
4)−20 dollars par mois
5)Non, minimum 195 dollars
6)47 dollars
1)
400+120−85−240=195 dollars. On cumule les variations dans l'ordre, sans jamais oublier qu'un retrait s'écrit avec un signe moins.
2)
On repart de 195 : 195+310−150−75=280 dollars. Le solde final est de 280 dollars.
3)
120−85−240+310−150−75=−120. La variation du solde vaut 280−400=−120 dollars. Les deux nombres coïncident, et ce n'est pas un hasard : le solde final est le solde initial augmenté de la SOMME des variations, quel que soit leur ordre. Cette égalité est la meilleure vérification du calcul de la question 2.
4)
6−120=−20 dollars par mois. Le compte a donc perdu 20 dollars par mois en moyenne, alors qu'aucun mois n'affiche exactement −20 : une moyenne de nombres relatifs n'a pas à figurer dans la liste.
5)
Non. Les soldes successifs valent 520, 435, 195, 505, 355 et 280 dollars. Le minimum est 195 dollars, atteint à la fin du troisième mois, et il reste positif. Il ne suffit pas de regarder la variation la plus forte, −240 dollars au troisième mois, il faut CUMULER.
6)
Avec un prélèvement de p dollars par mois, le solde final devient 280−6p. Il est négatif dès que 6p>280, c'est-à-dire p>6280≈46,67. Le premier montant entier qui convient est donc 47 dollars : le solde final vaut alors 280−282=−2 dollars, tandis qu'avec 46 dollars il vaut encore 4 dollars.
Partie C : les classiques (/70)
Exercice 12 : Le signe d'une expression écrite avec des lettres
On ne connaît pas les nombres a et b. On sait seulement que a est négatif, que b est positif, et qu'aucun des deux n'est nul. On peut pourtant trouver le signe de chaque expression, sans aucun calcul.
1) Donnez le signe de a×b, puis celui de ba.
2) Donnez le signe de a×a, puis celui de −a.
3) Donnez le signe de a3×b2.
4) Donnez le signe de (−a)×b, puis celui de a−b.
5) Un élève affirme que −a×b est forcément négatif, « parce que l'expression commence par un moins ». Donnez le vrai signe, puis vérifiez avec a=−2 et b=3.
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Réponses
1)Négatif, négatif
2)Positif, positif
3)Négatif
4)Positif, positif
5)Positif : 6
1)
a et b sont de signes contraires : a×b est négatif, et ba aussi, puisque le quotient suit la même règle que le produit.
2)
a×a est le produit de deux facteurs négatifs : il est positif. −a est l'opposé d'un nombre négatif : il est positif. Le moins devant la lettre ne dit rien du signe du nombre.
3)
a3=a×a×a compte trois facteurs négatifs : il est négatif. b2 est positif. Le produit d'un négatif par un positif est négatif.
4)
−a est positif et b est positif, donc (−a)×b est positif. −b est négatif et a est négatif : le quotient a−b de deux négatifs est positif.
5)
−a×b est l'opposé de a×b, qui est négatif : il est donc POSITIF. Avec a=−2 et b=3 : −(−2)×3=2×3=6. Le signe se décide en comptant les facteurs négatifs, jamais en regardant le premier caractère écrit.
Le fil : pour trouver le signe d'une expression littérale, on remplace chaque lettre par son signe et l'on compte les facteurs négatifs.
Exercice 13 : Regrouper les facteurs pour calculer de tête
Dans un produit, on peut changer l'ordre des facteurs et les regrouper comme on veut. On décide d'abord le signe du résultat, puis on associe les facteurs qui donnent des nombres ronds.
1) Calculez de tête (−25)×17×(−4).
2) Calculez de tête (−2)×(−13)×(−5).
3) Calculez de tête 125×(−7)×(−8).
4) Calculez de tête (−0,5)×(−36)×(−0,2)×(−10).
5) Calculez (−1)2026, puis (−1)2027, puis leur somme.
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Réponses
1)1700
2)−130
3)7000
4)36
5)1 ; −1 ; 0
1)
Deux facteurs négatifs : le produit est positif. On regroupe 25×4=100, puis 100×17=1700. Le résultat est 1700.
2)
Trois facteurs négatifs : le produit est négatif. On regroupe 2×5=10, puis 10×13=130. Le résultat est −130.
3)
Deux facteurs négatifs : produit positif. 125×8=1000, puis 1000×7=7000. Le résultat est 7000.
4)
Quatre facteurs négatifs : produit positif. 0,5×36=18 et 0,2×10=2, puis 18×2=36. Le résultat est 36.
5)
(−1)2026 est un produit de 2026 facteurs négatifs, nombre pair : il vaut 1. (−1)2027 en compte un de plus, nombre impair : il vaut −1. Leur somme vaut 1+(−1)=0 ; attention, c'est une SOMME, la règle des signes n'y intervient pas.
Le fil : le signe d'abord, en comptant les moins ; les nombres ensuite, regroupés pour faire 10, 100 ou 1000.
Exercice 14 : La pyramide des produits
Dans une pyramide de briques, chaque brique contient le PRODUIT des deux briques sur lesquelles elle repose. La ligne du bas d'une pyramide de quatre étages contient, de gauche à droite, −2 ; 3 ; −1 ; 2.
1) Complétez la deuxième ligne, de gauche à droite.
2) Complétez la troisième ligne.
3) Quel nombre est inscrit au sommet ?
4) On remplace le 3 de la ligne du bas par −3, sans rien changer d'autre. Quel nombre est alors au sommet ?
5) Dans une pyramide de trois étages, la ligne du bas contient −4 ; x ; −5, où x est un nombre positif, et le sommet vaut 180. Trouvez x, puis la brique de gauche de la deuxième ligne.
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Réponses
1)−6 ; −3 ; −2
2)18 ; 6
3)108
4)−108
5)x=3 ; −12
1)
(−2)×3=−6, 3×(−1)=−3 et (−1)×2=−2. La deuxième ligne est −6 ; −3 ; −2.
2)
(−6)×(−3)=18 et (−3)×(−2)=6. La troisième ligne est 18 ; 6.
3)
18×6=108. Le sommet vaut 108.
4)
La deuxième ligne devient 6 ; 3 ; −2, la troisième 18 ; −6, et le sommet 18×(−6)=−108. Seul le signe a changé : en suivant les briques, le 3 du bas intervient TROIS fois dans le produit du sommet, qui vaut (−2)×33×(−1)3×2 ; changer son signe change donc le signe du sommet.
5)
La deuxième ligne vaut −4x et −5x, et le sommet (−4x)×(−5x)=20×x×x. On veut 20×x×x=180, donc x×x=9 ; comme x est positif, x=3. La brique de gauche de la deuxième ligne vaut −4×3=−12. Contrôle : (−12)×(−15)=180.
Le fil : le signe de chaque brique se lit en comptant les facteurs négatifs, et le sommet est le produit de toute la ligne du bas, certaines briques comptant plusieurs fois.
Exercice 15 : Problème : le questionnaire à points négatifs
Un questionnaire compte 20 questions. Une bonne réponse rapporte 3 points, une réponse fausse compte −2 points et une question sans réponse compte 0 point. Le score est la somme des points.
1) Léa a 12 bonnes réponses, 5 réponses fausses et 3 questions sans réponse. Quel est son score ?
2) Tom répond à toutes les questions et en réussit 7. Quel est son score ?
3) Quel score obtient un élève qui répond faux à toutes les questions ?
4) Quel score Tom aurait-il obtenu en laissant sans réponse les questions qu'il a ratées ? Combien de points aurait-il gagnés ?
5) Sam répond à toutes les questions et obtient exactement 0 point. Combien de bonnes réponses a-t-il données ?
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Réponses
1)26 points
2)−5 points
3)−40 points
4)21 points, 26 de plus
5)8 bonnes réponses
1)
12×3+5×(−2)+3×0=36−10+0=26 points.
2)
Tom a 20−7=13 réponses fausses : 7×3+13×(−2)=21−26=−5 points. Un score négatif est possible, et c'est tout l'intérêt du barème.
3)
20×(−2)=−40 points, le plus petit score possible.
4)
Ses 13 questions ratées compteraient 0 : son score serait 7×3=21 points. Il aurait gagné 21−(−5)=26 points ; retrancher −5 revient à ajouter 5.
5)
Si Sam a b bonnes réponses, il en a 20−b fausses et son score vaut 3b−2×(20−b)=5b−40. On veut 5b−40=0, donc b=8. Contrôle : 8×3+12×(−2)=24−24=0.
Le fil : chaque catégorie de réponses est un produit, positif ou négatif, et le score est leur somme.
Exercice 16 : Problème : multiplier des coordonnées par moins un
Dans un repère d'origine O, on considère les points A(2;3), B(−1;4) et C(−3;−2). Multiplier une coordonnée par −1 la remplace par son opposée.
1) On multiplie l'abscisse de chaque point par −1 en gardant son ordonnée. Donnez les abscisses des images A′, B′ et C′.
2) Quelle transformation envoie A sur A′, B sur B′ et C sur C′ ?
3) On multiplie cette fois les DEUX coordonnées par −1. Donnez les coordonnées des images A′′ et C′′, puis nommez la transformation.
4) Que vaut le produit des coordonnées x×y pour C, pour C′ et pour C′′ ?
5) Le point M(x;y) a une abscisse et une ordonnée de signes contraires. Son image par la seconde transformation a-t-elle une abscisse et une ordonnée de signes contraires ?
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Réponses
1)−2 ; 1 ; 3
2)Symétrie d'axe des ordonnées
3)A′′(−2;−3), C′′(3;2) : centre O
4)6 ; −6 ; 6
5)Oui
1)
A′(−2;3), B′(1;4) et C′(3;−2). L'opposé de −1 est 1 et celui de −3 est 3 : multiplier par −1 ne rend pas « négatif », cela change le signe.
2)
Chaque point garde sa hauteur et passe de l'autre côté de l'axe des ordonnées, à la même distance : c'est la symétrie axiale d'axe l'axe des ordonnées.
3)
A′′(−2;−3) et C′′(3;2). Le milieu de [AA′′] est O(0;0), de même pour [CC′′] : c'est la symétrie de centre O.
4)
Pour C : (−3)×(−2)=6. Pour C′ : 3×(−2)=−6. Pour C′′ : 3×2=6. Changer le signe d'un seul facteur change le signe du produit ; changer le signe des deux le conserve.
5)
Oui. Les deux coordonnées changent de signe, donc leur produit (−x)×(−y)=x×y garde le même signe, négatif : l'abscisse et l'ordonnée de l'image sont encore de signes contraires. Géométriquement, un point du deuxième quadrant a son image dans le quatrième, et inversement.
Le fil : multiplier par −1 change un signe, et la règle des signes dit ce que devient un produit quand un ou deux facteurs changent de signe.
Exercice 17 : Traduire une phrase en calcul avec des relatifs
Une phrase de calcul se lit de l'extérieur vers l'intérieur : son PREMIER mot nomme la DERNIÈRE opération effectuée. « La somme de A et de B » s'écrit A+B, « le produit de A par B » s'écrit A×B, et chaque bloc A ou B peut être lui-même une somme, un produit, un carré. Le mot « leur » renvoie aux deux nombres nommés juste avant.
Pour chaque phrase, écrivez le calcul en une seule ligne, avec toutes les parenthèses nécessaires, puis calculez sa valeur. L'arbre ci-dessous est celui de la phrase 3 : la racine est la dernière opération.
1) La somme du quotient de −15 par 5 et de −7.
2) Le quotient de −15 par la somme de 5 et de −8.
3) Le produit de la somme de −7 et de 4 par la différence de leurs doubles.
4) Le carré de la différence de −3 et de 5.
5) La différence du carré de −3 et du produit de −3 par 5.
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Réponses
1)(−15)÷5+(−7)=−10
2)(−15)÷(5+(−8))=5
3)(−7+4)×(2×(−7)−2×4)=66
4)(−3−5)2=64
5)(−3)2−(−3)×5=24
1)
Le premier mot est « somme » : la dernière opération est une addition, entre le quotient de −15 par 5 et le nombre −7. Le calcul s'écrit (−15)÷5+(−7), et la division étant prioritaire, aucune autre parenthèse n'est utile : −3+(−7)=−10. Le réflexe à perdre : recopier les nombres dans l'ordre où la phrase les cite, −7+5÷(−15), qui n'a plus rien à voir.
2)
Le premier mot est « quotient » : on divise −15 par un bloc entier, la somme de 5 et de −8. Ce bloc doit être protégé : (−15)÷(5+(−8))=(−15)÷(−3)=5. Sans parenthèse, −15÷5+(−8) vaut −3−8=−11 : la division n'aurait porté que sur le 5.
3)
Le premier mot est « produit » : la dernière opération est une multiplication, entre deux blocs. Le premier est la somme de −7 et de 4, soit −7+4=−3. Le second est la différence de LEURS doubles, c'est-à-dire des doubles de −7 et de 4 : 2×(−7)−2×4=−14−8=−22. Le calcul complet s'écrit (−7+4)×(2×(−7)−2×4)=(−3)×(−22)=66. Deux facteurs négatifs, produit positif. Certains énoncés écrivent « la différence de leur double » au singulier : le sens est le même, « leur » désigne toujours les deux nombres de la phrase.
4)
Le premier mot est « carré » : on élève au carré un bloc entier, la différence de −3 et de 5. Le calcul s'écrit (−3−5)2=(−8)2=64. La parenthèse est obligatoire : −3−52 vaut −3−25=−28, le carré ne portant alors que sur le 5.
5)
Le premier mot est « différence » : on retranche le produit de −3 par 5 au carré de −3. Le calcul s'écrit (−3)2−(−3)×5=9−(−15)=9+15=24. Deux pièges ici. Écrire −32 au lieu de (−3)2 donne −9, car sans parenthèse l'exposant ne porte que sur le 3. Et retrancher −15 revient à ajouter 15.
Le fil : le premier mot de la phrase donne la racine de l'arbre, donc la dernière opération ; on écrit ensuite chaque bloc entre parenthèses dès qu'il contient une opération moins prioritaire que celle qui l'entoure, et TOUJOURS quand un nombre négatif est élevé au carré.
Exercice 18 : Traduire un calcul en phrase
On fait maintenant le chemin inverse. Pour lire un calcul à voix haute, on cherche l'opération effectuée EN DERNIER selon les priorités : c'est elle qui donne le premier mot de la phrase, somme, différence, produit ou quotient. On décrit ensuite chacun de ses deux blocs de la même façon.
1) −4×(6+(−9)) : choisissez la phrase qui lui correspond, puis calculez.
2) −4×6+(−9) : choisissez la phrase qui lui correspond, puis calculez.
3) (−20)÷(−2−3) : choisissez la phrase qui lui correspond, puis calculez.
4) (−5)2−3×(−5) : choisissez la phrase qui lui correspond, puis calculez.
5) Rédigez vous-même la phrase qui traduit 2×(−3)−(−7), puis calculez.
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Réponses
1)Le produit de −4 par la somme de 6 et de −9 ; 12
2)La somme du produit de −4 par 6 et de −9 ; −33
3)Le quotient de −20 par la différence de −2 et de 3 ; 4
4)La différence du carré de −5 et du triple de −5 ; 40
5)La différence du double de −3 et de −7 ; 1
1)
La parenthèse passe en premier, donc la multiplication est la dernière opération : c'est un PRODUIT, celui de −4 par la somme de 6 et de −9. Valeur : −4×(−3)=12.
2)
Sans parenthèse, la multiplication passe avant l'addition : la dernière opération est l'addition. C'est une SOMME, celle du produit de −4 par 6 et de −9. Valeur : −24+(−9)=−33. Les mêmes nombres qu'en 1, dans le même ordre, et pourtant ni la même phrase ni la même valeur : c'est la parenthèse qui décide du premier mot.
3)
La parenthèse passe en premier, la division est la dernière opération : c'est un QUOTIENT, celui de −20 par la différence de −2 et de 3. Valeur : −2−3=−5, puis (−20)÷(−5)=4.
4)
La puissance et le produit passent avant la soustraction : la dernière opération est la soustraction. C'est une DIFFÉRENCE, celle du carré de −5 et du triple de −5 (ou du produit de 3 par −5). Valeur : 25−(−15)=25+15=40.
5)
La multiplication passe avant la soustraction : c'est une DIFFÉRENCE, celle du double de −3 et de −7. On peut aussi dire « la différence du produit de 2 par −3 et de −7 ». Valeur : −6−(−7)=−6+7=1. Une phrase qui commence par « le double de la différence » serait fausse : elle traduirait 2×(−3−(−7))=8.
Le fil : le premier mot d'une phrase de calcul n'est jamais celui de la première opération qu'on lit, c'est celui de la DERNIÈRE qu'on effectue.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
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Votre enfant applique la règle des signes aux additions ?
Contactez-moi pour une première séance. La multiplication des relatifs est le chapitre qui décide de la réussite en calcul littéral : un élève qui hésite sur le signe d'un produit perdra ensuite des points à chaque développement, à chaque équation et à chaque identité remarquable, jusqu'en seconde.