Cinquième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : les nombres relatifs (Cinquième)
Ces seize exercices corrigés couvrent tout le chapitre des nombres relatifs de cinquième : droite graduée, comparaison, opposé et distance à zéro, additions, soustractions, sommes algébriques et repérage dans le plan. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
La partie A installe les règles une par une, en s'appuyant systématiquement sur la droite graduée et sur l'image des dettes. La partie B les met à l'épreuve : sommes algébriques longues, repérage dans le plan, cinq affirmations fausses à corriger, et deux problèmes concrets.
Deux confusions reviennent à chaque contrôle, et le corrigé les traite en détail : comparer deux nombres n'est PAS comparer leurs distances à zéro, et le signe moins joue deux rôles différents selon qu'il appartient à l'écriture d'un nombre ou à une soustraction.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Un nombre est plus grand qu'un autre s'il est plus à DROITE sur la droite graduée. Donc −7<−3.
•La distance à zéro est toujours positive : celle de −8 vaut 8.
•Deux nombres opposés ont la même distance à zéro et une somme nulle. Seul 0 est son propre opposé.
•Addition, même signe : on ajoute les distances à zéro et on garde le signe. Signes contraires : on les soustrait et on garde le signe du plus éloigné de zéro.
•Soustraire, c'est ajouter l'opposé : a−b=a+(−b). Donc (−4)−(−9)=(−4)+9=5.
•Retirer un nombre négatif AUGMENTE le résultat.
•Dans une somme algébrique, repérez les paires d'opposés et les décimaux qui se complètent : le regroupement est libre.
•Coordonnées : abscisse d'abord, ordonnée ensuite. (3;2) et (2;3) sont deux points différents.
•Une variation se calcule arrivée MOINS départ : le signe donne le sens de l'évolution.
Calculs : calcul pur (/10)
Exercice 1 : Huit sommes et différences de relatifs
Calculez chaque expression à la main, en écrivant une étape par ligne. Pour une soustraction, commencez par la transformer : soustraire un nombre, c'est ajouter son opposé.
1) A=(−7)+(+4)
2) B=(+5)−(−8)
3) C=(−6)−(+9)
4) D=−12+7−5
5) E=8−15+4−2
6) F=(−3)+(+11)−(−6)+(−9)
7) G=−4−(−10)−7+(−2)
8) H=15−(3−9)
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Réponses
1)A=−3
2)B=13
3)C=−15
4)D=−10
5)E=−5
6)F=5
7)G=−3
8)H=21
1)
Signes contraires : on garde le signe du nombre qui a la plus grande distance à zéro, ici −7, et on soustrait les distances, 7−4=3. A=−3.
2)
Soustraire −8, c'est ajouter son opposé +8 : B=5+8=13. Le piège est d'écrire 5−8=−3 en oubliant que le second signe moins appartient au nombre.
3)
Soustraire +9, c'est ajouter −9 : C=(−6)+(−9). Même signe : on additionne les distances et on garde le signe, C=−15.
4)
On lit l'expression comme une somme de termes −12, +7 et −5, de gauche à droite : −12+7=−5, puis −5−5=−10. D=−10. On peut aussi regrouper les termes négatifs, −12−5=−17, puis −17+7=−10 : même résultat, c'est la vérification.
5)
De gauche à droite : 8−15=−7, puis −7+4=−3, puis −3−2=−5. E=−5. Vérification par regroupement : positifs 8+4=12, négatifs −15−2=−17, et 12−17=−5.
6)
On supprime d'abord les parenthèses en transformant la soustraction : −(−6) devient +6. F=−3+11+6−9. Positifs : 11+6=17. Négatifs : −3−9=−12. F=17−12=5.
7)
−(−10) devient +10 et +(−2) devient −2 : G=−4+10−7−2. Positifs : 10. Négatifs : −4−7−2=−13. G=10−13=−3.
8)
La parenthèse d'abord : 3−9=−6. Puis H=15−(−6)=15+6=21. Enlever la parenthèse sans calculer, en écrivant 15−3−9=3, est l'erreur à éviter : le moins devant la parenthèse porte sur TOUT son contenu, il faut donc écrire 15−3+9=21.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 2 : Lire et placer sur une droite graduée
Sur la droite graduée ci-dessous, l'unité est le centimètre. Le nombre associé à un point s'appelle son ABSCISSE.
1) Donnez l'abscisse de chacun des quatre points A, B, C et D.
2) Quelle est l'abscisse de l'origine de la droite graduée ?
3) Entre quels deux nombres entiers se situe le point B ?
4) Où placeriez-vous un point E d'abscisse −2,5 ?
5) Quels points ont une abscisse négative ?
6) Deux points sont symétriques par rapport à l'origine. Que peut-on dire de leurs abscisses ? Donnez le symétrique de C.
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Réponses
1)A(−4), B(−1,5), C(2), D(3,5)
2)0
3)Entre −2 et −1
4)Au milieu de −3 et −2
5)A et B
6)Opposées ; −2
1)
On lit directement : A a pour abscisse −4, B a pour abscisse −1,5, C a pour abscisse 2 et D a pour abscisse 3,5. On note cela A(−4), B(−1,5), et ainsi de suite. Attention à ne pas oublier le signe moins : une abscisse à gauche de l'origine est NÉGATIVE, et l'omettre change complètement le nombre.
2)
L'origine est le point de référence de la graduation, et son abscisse est 0. C'est le seul nombre qui n'est ni positif ni négatif.
3)
Le point B se situe entre −2 et −1. C'est un point où l'intuition trompe souvent : −1,5 est plus GRAND que −2, même si 1,5 est plus petit que 2. Sur la droite, être plus grand signifie être plus à droite.
4)
Le point E se placerait entre −3 et −2, exactement au milieu. Il serait donc à gauche de B, puisque −2,5<−1,5.
5)
Les points A et B, ceux qui sont situés à GAUCHE de l'origine. Les points C et D ont une abscisse positive.
6)
Deux points symétriques par rapport à l'origine ont des abscisses OPPOSÉES : même distance à zéro, mais de part et d'autre. Le symétrique de C(2) a donc pour abscisse −2. On remarquera que l'origine est son propre symétrique, ce qui est cohérent avec le fait que 0 est son propre opposé.
Exercice 3 : Comparer et ranger des nombres relatifs
Un nombre est plus GRAND qu'un autre lorsqu'il est situé plus à DROITE sur la droite graduée. Chez les négatifs, l'ordre est donc inversé par rapport aux positifs.
1) Comparez −7 et −3.
2) Comparez −2,5 et −2,05.
3) Comparez −0,1 et 0.
4) Rangez dans l'ordre croissant : −3 ; 1,5 ; −3,2 ; 0 ; −0,8.
5) Comparez les distances à zéro de −7 et de 3.
6) Un élève écrit « −7>−3 car 7>3 ». Expliquez son erreur.
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Réponses
1)−7<−3
2)−2,5<−2,05
3)−0,1<0
4)−3,2<−3<−0,8<0<1,5
5)7 et 3 : la première est plus grande
6)Distances comparées : −7<−3
1)
Sur la droite graduée, −7 est plus à gauche que −3, donc −7<−3. Une autre façon de le voir : −7 est une dette de sept euros, −3 une dette de trois euros, et il vaut mieux devoir trois euros que sept.
2)
On compare les distances à zéro, 2,5 et 2,05. Comme 2,5>2,05, le nombre −2,5 est plus LOIN de zéro à gauche, donc plus petit : −2,5<−2,05. Le piège est que les deux nombres n'ont pas le même nombre de décimales ; on compare en écrivant 2,50 et 2,05.
3)
Tout nombre négatif est plus petit que zéro, donc −0,1<0, même si −0,1 en est très proche.
4)
On place mentalement les cinq nombres sur la droite. Les négatifs viennent d'abord, du plus loin de zéro au plus proche : −3,2, puis −3, puis −0,8. Vient ensuite 0, puis le seul positif, 1,5. L'ordre croissant est donc −3,2<−3<−0,8<0<1,5.
5)
La distance à zéro de −7 vaut 7 et celle de 3 vaut 3, donc la première est plus GRANDE. C'est l'occasion de bien séparer deux notions : −7 est plus PETIT que 3, mais sa distance à zéro est plus grande. Comparer des nombres et comparer leurs distances à zéro sont deux questions différentes.
6)
L'élève compare les distances à zéro au lieu de comparer les nombres. Il est vrai que 7>3, mais chez les négatifs cette relation s'INVERSE : plus la distance à zéro est grande, plus le nombre est petit, puisqu'il est plus à gauche. La conclusion correcte est −7<−3. Le remède le plus sûr est de dessiner la droite graduée dès qu'un doute apparaît, ou de penser en termes de dettes, où l'ordre est immédiatement intuitif.
Exercice 4 : Opposé et distance à zéro
1) Donnez l'opposé de −5, de 2,7 et de 0.
2) Donnez la distance à zéro de −8 et de 4,5.
3) Que peut-on dire des distances à zéro de deux nombres opposés ?
4) Quel nombre est égal à son propre opposé ?
5) La distance à zéro d'un nombre vaut 6. Quel est ce nombre ?
6) Vrai ou faux : « l'opposé d'un nombre est toujours négatif ». Justifiez.
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Réponses
1)5 ; −2,7 ; 0
2)8 et 4,5
3)Égales
4)0
5)6 et −6
6)Faux : l'opposé de −3 est 3
1)
L'opposé d'un nombre s'obtient en changeant son signe. L'opposé de −5 est 5, celui de 2,7 est −2,7, et celui de 0 est 0.
2)
La distance à zéro est la longueur qui sépare le point de l'origine, donc un nombre toujours POSITIF. Celle de −8 vaut 8, celle de 4,5 vaut 4,5.
3)
Deux nombres opposés ont exactement la MÊME distance à zéro : ils sont situés de part et d'autre de l'origine, à égale distance. C'est même une autre façon de définir l'opposé.
4)
C'est 0, et c'est le seul. En effet un nombre et son opposé ont pour somme zéro, donc si un nombre est égal à son opposé, son double est nul, ce qui n'arrive que pour zéro.
5)
Il y a DEUX réponses : 6 et −6. C'est le point important de la question. La distance à zéro ne conserve pas l'information du signe, donc la remonter ne permet pas de retrouver un nombre unique. Répondre seulement 6 est incomplet.
6)
FAUX. L'opposé de −3 est 3, qui est positif. La règle correcte est que l'opposé d'un nombre POSITIF est négatif, et que l'opposé d'un nombre NÉGATIF est positif ; quant à l'opposé de zéro, il est nul. La confusion vient du symbole moins, qui joue deux rôles distincts : dans −3 il fait partie de l'écriture du nombre, tandis que dans « l'opposé de x », noté −x, il désigne une opération. Lorsque x vaut −3, l'écriture −x désigne donc 3, un nombre positif, ce qui déroute au premier abord.
Exercice 5 : Additions de nombres relatifs
Deux nombres de MÊME signe : on additionne leurs distances à zéro et on garde le signe commun. Deux nombres de signes CONTRAIRES : on soustrait les distances à zéro et on garde le signe de celui qui est le plus loin de zéro.
1) Calculez (−7)+(−5).
2) Calculez (−9)+4.
3) Calculez 6+(−10).
4) Calculez (−3,5)+3,5.
5) Calculez (−2,4)+(−0,6).
6) Calculez 8+(−8)+(−5).
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Réponses
1)−12
2)−5
3)−4
4)0
5)−3
6)−5
1)
Même signe, tous deux négatifs : on additionne 7 et 5, ce qui donne 12, et l'on garde le signe moins. Le résultat est −12. Avec l'image des dettes, deux dettes qui s'accumulent font une dette plus grande.
2)
Signes contraires. On soustrait les distances à zéro, 9−4=5, et l'on garde le signe de −9, qui est le plus loin de zéro. Le résultat est −5.
3)
Signes contraires encore : 10−6=4, et le plus loin de zéro est −10, donc le résultat est −4. Notez que l'ordre des deux termes ne change rien, l'addition étant commutative même chez les relatifs.
4)
Les deux nombres sont OPPOSÉS, donc leur somme est nulle : le résultat est 0. C'est une somme qu'il faut apprendre à repérer d'un coup d'œil, car elle simplifie énormément les calculs plus longs.
5)
Même signe : 2,4+0,6=3, et le signe commun est le moins. Le résultat est −3.
6)
On calcule de gauche à droite. Le premier groupe, 8+(−8), vaut 0 puisque les deux nombres sont opposés, et il reste 0+(−5)=−5. C'est tout l'intérêt de repérer les paires d'opposés AVANT de se lancer : sans cette remarque il faudrait faire deux calculs de signes contraires, alors qu'ici un seul regard suffit. Cette stratégie devient essentielle dans les sommes longues de l'exercice 7.
Exercice 6 : Soustractions de nombres relatifs
Soustraire un nombre revient à AJOUTER son opposé : a−b=a+(−b). Cette règle unique remplace tous les cas particuliers.
1) Calculez 5−8.
2) Calculez (−3)−7.
3) Calculez (−4)−(−9).
4) Calculez 2−(−6).
5) Calculez (−1,5)−(−1,5).
6) Calculez 0−(−4), puis expliquez en une phrase pourquoi deux signes moins qui se suivent donnent un plus.
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Réponses
1)−3
2)−10
3)5
4)8
5)0
6)4
1)
On transforme en addition : 5−8=5+(−8). Signes contraires, 8−5=3, et le plus loin de zéro est −8, donc le résultat est −3. Une soustraction où le second nombre est le plus grand donne bien un résultat négatif, ce qui n'était pas possible avant l'introduction des relatifs.
2)
(−3)−7=(−3)+(−7). Même signe : 3+7=10, signe moins, donc −10.
3)
(−4)−(−9)=(−4)+9. L'opposé de −9 est +9. Signes contraires : 9−4=5, et le plus loin de zéro est +9, donc le résultat est +5. C'est le cas qui surprend le plus : soustraire un nombre négatif AUGMENTE le résultat.
4)
2−(−6)=2+6=8.
5)
(−1,5)−(−1,5)=(−1,5)+1,5=0. Tout nombre moins lui-même donne zéro, y compris chez les négatifs.
6)
0−(−4)=0+4=4. Quant à l'explication, la voici : le premier signe moins est celui de la SOUSTRACTION, qui demande d'ajouter l'opposé, et le second appartient à l'ÉCRITURE du nombre −4. Or l'opposé de −4 est 4. Retirer une dette de quatre euros revient bien à s'enrichir de quatre euros, et c'est exactement ce que dit le calcul. La règle mnémotechnique « moins et moins font plus » est donc juste, mais elle ne s'applique qu'ici, entre le signe d'une opération et celui d'un nombre : elle ne dit rien de l'addition, où (−7)+(−5) vaut bien −12 et non 12.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 7 : Sommes algébriques
Une somme algébrique est un enchaînement d'additions et de soustractions. On peut supprimer les parenthèses et les signes d'addition pour ne garder qu'une suite de termes signés, puis regrouper à sa convenance.
1) Calculez −7+3−5+12.
2) Calculez 4−9−2+6.
3) Calculez −3−(−8)+(−2).
4) Simplifiez l'écriture de (−5)+(+3)−(−7)−(+2), puis calculez.
5) Reprenez le calcul 1 en regroupant d'abord tous les positifs, puis tous les négatifs.
6) Calculez 2,5−4+1,5−3. Quel regroupement rend le calcul le plus simple ?
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Réponses
1)3
2)−1
3)3
4)−5+3+7−2=3
5)15−12=3
6)−3, en groupant 2,5+1,5
1)
De gauche à droite : −7+3=−4, puis −4−5=−9, puis −9+12=3. Le résultat est 3.
2)
4−9=−5, puis −5−2=−7, puis −7+6=−1. Le résultat est −1.
3)
On commence par simplifier les signes doubles : −(−8) devient +8 et +(−2) devient −2. Le calcul s'écrit −3+8−2, ce qui donne 5−2=3.
4)
Chaque couple de signes se réduit : +(+3) devient +3, −(−7) devient +7, et −(+2) devient −2. L'expression s'écrit donc −5+3+7−2, et vaut 3. Cette simplification d'écriture est le premier réflexe à avoir : elle supprime toutes les parenthèses et rend le calcul beaucoup plus lisible.
5)
On regroupe les positifs, 3+12=15, et les négatifs, −7−5=−12. La somme vaut 15−12=3 ✓, le même résultat qu'en 1. Ce regroupement est autorisé parce que l'addition est commutative et associative, et il est souvent plus rapide et plus sûr que le calcul de gauche à droite, car il n'y a plus qu'une seule soustraction à la fin.
6)
Le résultat est −3. Le regroupement le plus simple n'est pas celui des positifs contre les négatifs, mais celui qui fait apparaître des nombres ENTIERS : 2,5+1,5=4 et −4−3=−7, d'où 4−7=−3. En appariant les deux décimaux dont les parties fractionnaires se complètent, on élimine complètement le calcul décimal. La leçon générale est qu'un regroupement n'est jamais imposé : on choisit celui qui donne les calculs les plus faciles, et savoir repérer la bonne paire fait toute la différence.
Exercice 8 : Repérage dans le plan
Dans un repère, un point est décrit par un COUPLE de nombres : d'abord son abscisse, lue sur l'axe horizontal, puis son ordonnée, lue sur l'axe vertical. L'ordre compte.
1) Donnez les coordonnées des quatre points A, B, C et D.
2) Donnez les coordonnées de l'origine du repère.
3) Lequel de ces points a une abscisse ET une ordonnée négatives ?
4) Donnez les coordonnées du symétrique de A par rapport à l'axe des ordonnées.
5) Donnez les coordonnées du symétrique de A par rapport à l'origine.
6) Donnez les coordonnées du point qui a la même abscisse que B et la même ordonnée que D.
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Réponses
1)A(3;2), B(−2;4), C(−3;−1), D(2;−3)
2)(0;0)
3)C
4)(−3;2)
5)(−3;−2)
6)(−2;−3)
1)
On lit d'abord l'abscisse, puis l'ordonnée : A(3;2), B(−2;4), C(−3;−1) et D(2;−3). L'ordre est une convention absolue : A(3;2) et le point (2;3) sont deux points DIFFÉRENTS.
2)
L'origine a pour coordonnées (0;0). C'est le point d'intersection des deux axes.
3)
C'est le point C(−3;−1), le seul qui se trouve en bas à gauche, dans la région où les deux coordonnées sont négatives.
4)
Une symétrie par rapport à l'axe des ORDONNÉES, c'est-à-dire par rapport à l'axe vertical, change le côté gauche-droite : l'abscisse devient son opposée et l'ordonnée ne bouge pas. Le symétrique de A(3;2) est donc (−3;2).
5)
Une symétrie par rapport à l'ORIGINE change les deux à la fois : les deux coordonnées deviennent leurs opposées. Le symétrique de A(3;2) est donc (−3;−2). Il ne faut pas confondre les deux symétries de cette question et de la précédente : la première ne change qu'une coordonnée, la seconde les change toutes les deux.
6)
L'abscisse de B vaut −2 et l'ordonnée de D vaut −3, donc le point cherché est (−2;−3). Ce point se situe, comme C, dans la région où les deux coordonnées sont négatives. Un dernier repère utile : les quatre régions découpées par les axes se distinguent uniquement par les SIGNES des coordonnées, et savoir dans laquelle on se trouve permet de vérifier immédiatement qu'une lecture n'est pas absurde.
Exercice 9 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « −7>−3 car 7>3 »
2) « (−4)−(−9)=−13 »
3) « L'opposé d'un nombre est toujours négatif »
4) « La distance à zéro de −8 est −8 »
5) « Un point d'abscisse négative et d'ordonnée positive se trouve en bas à droite du repère »
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Réponses
1)−7<−3
2)5
3)L'opposé de −3 est 3
4)8
5)En haut à gauche
1)
FAUX. L'affirmation compare les distances à zéro au lieu des nombres eux-mêmes. Chez les négatifs l'ordre est inversé : plus la distance à zéro est grande, plus le nombre est petit. La comparaison correcte est −7<−3.
2)
FAUX. L'affirmation a additionné les distances à zéro en gardant le signe moins, comme s'il s'agissait d'une addition de deux négatifs. Mais soustraire −9 revient à AJOUTER 9 : (−4)−(−9)=(−4)+9=5. Le résultat correct est 5, et il est positif.
3)
FAUX. L'opposé de −3 est 3, qui est positif. L'énoncé correct est que l'opposé d'un nombre positif est négatif, et réciproquement, l'opposé de zéro étant nul.
4)
FAUX. Une distance est toujours positive ou nulle, par définition : c'est une longueur. La distance à zéro de −8 vaut 8. L'affirmation confond le nombre et sa distance à zéro.
5)
FAUX. Une abscisse négative place le point à GAUCHE de l'axe vertical, et une ordonnée positive le place AU-DESSUS de l'axe horizontal : il se trouve donc en haut à gauche. C'est le cas du point B(−2;4) de l'exercice 8. La bonne méthode de repérage est de traiter les deux coordonnées séparément, l'abscisse pour le gauche-droite et l'ordonnée pour le haut-bas, plutôt que d'essayer de mémoriser une liste de régions.
Exercice 10 : Problème : les températures de la semaine
Voici les températures relevées à midi pendant cinq jours.
Jour
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
Température (°C)
-6
-2
3
-1
5
1) Quel jour a-t-il fait le plus froid ? Le plus chaud ?
2) Calculez l'amplitude thermique de la semaine.
3) De combien la température a-t-elle varié entre lundi et mardi ?
4) De combien a-t-elle varié entre mercredi et jeudi ?
5) Rangez les cinq températures dans l'ordre croissant.
6) Calculez la température moyenne de la semaine.
Voir la correction
Réponses
1)Lundi ; vendredi
2)11 °C
3)+4 °C
4)−4 °C
5)−6<−2<−1<3<5
6)−0,2 °C
1)
Le plus froid est lundi, avec −6∘C, et le plus chaud vendredi, avec 5∘C. Attention à ne pas désigner mardi comme le plus froid : −2 est plus grand que −6.
2)
L'amplitude est la différence entre la plus haute et la plus basse : 5−(−6)=5+6=11∘C. C'est ici que la règle de la soustraction d'un négatif intervient, et l'oublier donnerait −1, une amplitude négative, ce qui est impossible pour un écart.
3)
La variation est la température d'arrivée moins celle de départ : (−2)−(−6)=−2+6=+4∘C. La température a donc AUGMENTÉ de quatre degrés, ce que le signe positif indique.
4)
De mercredi à jeudi : (−1)−3=−4∘C. Le signe négatif signale une BAISSE de quatre degrés. Comparez avec la question 3 : les deux variations ont la même valeur absolue mais des sens opposés, et seul le signe permet de les distinguer. C'est tout l'intérêt des nombres relatifs pour décrire une évolution.
5)
L'ordre croissant est −6<−2<−1<3<5. Les trois négatifs viennent d'abord, du plus loin de zéro au plus proche.
6)
On additionne les cinq relevés : (−6)+(−2)+3+(−1)+5. En regroupant, les négatifs donnent −9 et les positifs 8, donc la somme vaut −1. La moyenne est 5−1=−0,2∘C. Deux remarques valent d'être faites. La moyenne est NÉGATIVE alors que deux jours sur cinq ont été positifs : les températures négatives étaient plus marquées, et c'est ce que la moyenne traduit. Et cette moyenne de −0,2 ne correspond à AUCUN relevé réel de la semaine, ce qui est normal : une moyenne est une valeur de synthèse, pas une mesure.
Exercice 11 : Problème : le compte en banque
Le solde d'un compte est de 120 dollars au début du mois. Quatre opérations se succèdent dans cet ordre : un retrait de 85 dollars, un versement de 40 dollars, un retrait de 95 dollars, puis un versement de 30 dollars.
Un solde négatif signifie que le compte est à découvert.
1) Écrivez les quatre opérations sous forme de nombres relatifs.
2) Calculez le solde après chacune des quatre opérations.
3) Le compte a-t-il été à découvert ? Si oui, à quel moment et de combien ?
4) Calculez la somme des quatre opérations, puis retrouvez le solde final autrement qu'en 2).
5) Quel montant aurait-il fallu avoir en plus au départ pour ne jamais être à découvert ?
6) La banque prélève 8 dollars de frais pour tout découvert. Quel est le solde final réel ?
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Réponses
1)−85 ; +40 ; −95 ; +30
2)35 ; 75 ; −20 ; 10 dollars
3)Oui, après la 3e : 20 dollars
4)−110 ; solde 10 dollars
5)20 dollars
6)2 dollars
1)
Un retrait diminue le solde, on l'écrit donc avec un signe MOINS, et un versement l'augmente, avec un signe plus. Les quatre opérations sont −85, +40, −95 et +30. Tout l'intérêt des relatifs est là : une seule liste de nombres suffit à décrire des mouvements de sens opposés.
2)
On ajoute les opérations une par une. Après la première, 120+(−85)=35 dollars. Après la deuxième, 35+40=75. Après la troisième, 75+(−95)=−20. Après la quatrième, −20+30=10 dollars.
3)
Oui, le compte a été à découvert après la TROISIÈME opération, avec un solde de −20 dollars, soit un découvert de 20 dollars. La figure du corrigé montre le solde passer sous l'axe horizontal à ce moment précis, puis remonter au-dessus.
4)
La somme des opérations vaut −85+40−95+30. En regroupant, les retraits donnent −180 et les versements +70, donc la somme vaut −110 dollars. Le solde final est alors 120+(−110)=10 dollars ✓, la même valeur qu'en 2). Cette seconde méthode est plus rapide, mais elle a un défaut décisif : elle donne le solde final et rien de plus, alors que la question 3 exige de suivre le solde à chaque étape. Le chemin compte, pas seulement l'arrivée.
5)
Le solde le plus bas atteint est −20 dollars. Il aurait donc fallu 20 dollars de plus au départ, soit 140 dollars, pour que ce minimum soit exactement nul. Avec un dollar de moins, le découvert se produirait encore.
6)
Les frais s'ajoutent comme une opération négative supplémentaire : 10+(−8)=2 dollars. Le solde final réel n'est donc que de 2 dollars. On notera l'effet pervers du mécanisme : un découvert de 20 dollars pendant une seule opération coûte 8 dollars, soit quarante pour cent du montant découvert, et ces frais rapprochent le compte d'un nouveau découvert le mois suivant.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 12 : Retrouver le pas d'une graduation
Sur une droite graduée régulièrement, le point A a pour abscisse −6 et le point B pour abscisse 4. On compte exactement 5 intervalles égaux, ou crans, entre A et B.
1) Quelle est la distance entre les points A et B ?
2) Quelle valeur représente un cran de la graduation ?
3) Quelle est l'abscisse de la graduation située 3 crans à droite de A ?
4) Quelle est l'abscisse du point D situé 2 crans à gauche de A ?
5) Quelle est l'abscisse du milieu M du segment [AB] ? Ce point tombe-t-il sur une graduation ?
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Réponses
1)10
2)2
3)0
4)−10
5)−1 : pas sur une graduation
1)
B est à droite de A : la distance vaut 4−(−6)=4+6=10. On peut aussi la compter en deux morceaux : 6 de A jusqu'à l'origine, puis 4 de l'origine jusqu'à B.
2)
Les 5 crans se partagent une distance de 10 : un cran vaut 10÷5=2.
3)
−6+3×2=−6+6=0. Cette graduation est l'origine.
4)
Aller vers la gauche, c'est ajouter un nombre négatif : −6+2×(−2)=−6−4=−10. Le piège est d'écrire −6+4=−2, qui déplace vers la droite.
5)
Le milieu est à la moitié de la distance, soit 5, à droite de A : −6+5=−1. En crans, cela fait 5÷2=2,5 crans : M tombe entre deux graduations, celles de −2 et de 0.
Le fil : sur une droite graduée, un déplacement vers la droite s'ajoute, un déplacement vers la gauche s'ajoute en négatif.
Exercice 13 : La distance entre deux nombres relatifs
La distance entre deux points d'une droite graduée est toujours positive. Elle se calcule en retranchant la plus PETITE abscisse de la plus GRANDE.
1) Calculez la distance entre 3 et 10, puis entre −4 et 7.
2) Calculez la distance entre −9 et −2.
3) Un élève calcule la distance entre −5 et 3 en écrivant 5−3=2. Quelle est son erreur ? Donnez la bonne distance.
4) Quels sont les deux nombres situés à la distance 6 du nombre −1 ?
5) Quel nombre est situé à égale distance de −8 et de 2 ?
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Réponses
1)7 et 11
2)7
3)8
4)5 et −7
5)−3
1)
10−3=7. Puis 7−(−4)=7+4=11 : il y a 4 unités de −4 à 0, puis 7 de 0 à 7.
2)
Le plus grand des deux est −2 : −2−(−9)=−2+9=7. Écrire −9−(−2)=−7 donne un résultat négatif, impossible pour une distance : c'est le signe qu'on a retranché dans le mauvais sens.
3)
L'élève a oublié le signe de −5 et fait comme si les deux points étaient du même côté de zéro. Le calcul correct est 3−(−5)=3+5=8. Sur la droite, on voit 5 unités de −5 à 0, plus 3 de 0 à 3.
4)
À droite : −1+6=5. À gauche : −1−6=−7. Il y a DEUX nombres, 5 et −7, un de chaque côté.
5)
La distance de −8 à 2 vaut 2−(−8)=10. Le point cherché est au milieu, à 5 de chacun : −8+5=−3. Contrôle : 2−(−3)=5 ✓.
Le fil : une distance, c'est « le plus grand moins le plus petit », et soustraire un négatif revient à ajouter.
Exercice 14 : Au-dessus et au-dessous du niveau de la mer
L'altitude se mesure à partir du niveau de la mer, qui correspond à l'altitude 0. Le tableau donne quelques altitudes arrondies au mètre.
Lieu
Altitude (m)
Sommet de l'Everest
8 849
Sommet du mont Blanc
4 806
Rive de la mer Morte
-430
Épave du Titanic
-3 800
Fond de la fosse des Mariannes
-10 994
1) Rangez ces cinq altitudes dans l'ordre croissant.
2) Quel dénivelé sépare le sommet du mont Blanc de la rive de la mer Morte ?
3) Quel écart d'altitude sépare le sommet de l'Everest du fond de la fosse des Mariannes ?
4) Un robot sous-marin part de l'épave du Titanic et remonte de 2500 mètres. À quelle altitude se trouve-t-il ?
5) Depuis la rive de la mer Morte, de combien de mètres faudrait-il descendre pour atteindre l'altitude de l'épave du Titanic ?
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Réponses
1)−10994<−3800<−430<4806<8849
2)5 236 m
3)19 843 m
4)−1300 m
5)3 370 m
1)
Les négatifs d'abord, du plus éloigné de zéro au plus proche : −10994<−3800<−430<4806<8849.
2)
4806−(−430)=4806+430=5236 mètres. Un dénivelé est un écart : il est positif, et soustraire l'altitude négative revient à l'ajouter.
3)
8849−(−10994)=8849+10994=19843 mètres, près de vingt kilomètres entre le point le plus haut et le point le plus profond de la Terre.
4)
Remonter, c'est ajouter : −3800+2500=−1300 mètres. Le robot est encore à 1300 mètres sous la surface.
5)
La différence d'altitude vaut −3800−(−430)=−3800+430=−3370 : il faudrait descendre de 3370 mètres. Le signe négatif indique la descente, la distance à zéro le nombre de mètres.
Le fil : une altitude est un nombre relatif repéré à partir du niveau de la mer ; un écart d'altitudes se calcule par une soustraction.
Exercice 15 : Problème : la frise chronologique et l'an zéro
Pour dater un événement antérieur à la naissance de Jésus-Christ, on utilise un nombre négatif : l'an −52 désigne l'an 52 avant J.-C.
Particularité du calendrier : il passe directement de l'an −1 à l'an 1. Il n'y a PAS d'an 0.
1) Rangez dans l'ordre chronologique : la bataille d'Alésia (−52), la mort de Charlemagne (814), la fondation de Rome (−753) et la naissance de l'empereur romain Hadrien (76).
2) Combien d'années séparent la fondation de Rome de la bataille d'Alésia ?
3) Combien d'années séparent le 1er janvier de l'an −1 du 1er janvier de l'an 1 ?
4) Un élève calcule le nombre d'années entre la bataille d'Alésia et la mort de Charlemagne par 814−(−52)=866. Corrigez son résultat.
5) Un personnage né en l'an −20 fête son anniversaire chaque année. Quel âge a-t-il lors de son anniversaire de l'an 30 ?
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Réponses
1)Rome, Alésia, Hadrien, Charlemagne
2)701 ans
3)1 an
4)865 ans
5)49 ans
1)
On range les nombres dans l'ordre croissant : −753<−52<76<814. Fondation de Rome, bataille d'Alésia, naissance d'Hadrien, mort de Charlemagne. Plus un nombre négatif est éloigné de zéro, plus l'événement est ancien.
2)
Les deux dates sont avant J.-C., la difficulté de l'an 0 ne se pose pas : −52−(−753)=−52+753=701 ans.
3)
Une seule année : on passe de l'an −1 à l'an 1 sans étape intermédiaire. Le calcul 1−(−1)=2 compterait l'an 0, qui n'existe pas.
4)
Le calcul 814−(−52)=866 compte une année fantôme, l'an 0, puisque l'intervalle traverse le passage de −1 à 1. Il faut retirer cette année : 866−1=865 ans.
5)
30−(−20)=50, mais l'intervalle traverse le passage de −1 à 1 : on retire l'année qui n'existe pas. Il a 49 ans. Vérification pas à pas : à l'an −1, il a 19 ans ; à l'an 1, 20 ans ; à l'an 30, 20+29=49 ans.
Le fil : les relatifs rangent les dates, mais le calendrier n'est pas une droite graduée complète ; quand un intervalle franchit la naissance de J.-C., on retire l'an 0 manquant.
Exercice 16 : Problème : l'ascenseur de l'immeuble
Un immeuble compte 12 étages au-dessus du rez-de-chaussée, noté étage 0, et trois niveaux de parking souterrain, notés −1, −2 et −3.
Un ascenseur part du rez-de-chaussée et effectue, dans cet ordre, les trajets suivants : +7 ; −9 ; +11 ; −4 ; −8. Un trajet positif monte, un trajet négatif descend.
1) À quel étage l'ascenseur se trouve-t-il après chacun des cinq trajets ?
2) Calculez la somme des cinq trajets. Que retrouve-t-on ?
3) Combien d'étages l'ascenseur a-t-il franchis au total, en montée et en descente ?
4) Quel sixième trajet ramène l'ascenseur au rez-de-chaussée ?
5) Un technicien programme cinq trajets de 6 étages chacun, vers le haut ou vers le bas, en partant du rez-de-chaussée. L'ascenseur peut-il revenir au rez-de-chaussée à la fin ? Quel est le déplacement total le plus proche de 0 possible ?
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Réponses
1)7 ; −2 ; 9 ; 5 ; −3
2)−3 : l'étage d'arrivée
3)39 étages
4)+3
5)Non ; 6 étages au plus près
1)
0+7=7 ; 7+(−9)=−2 ; −2+11=9 ; 9+(−4)=5 ; 5+(−8)=−3. L'ascenseur termine au niveau −3 du parking.
2)
Positifs : 7+11=18. Négatifs : −9−4−8=−21. Somme : 18−21=−3. On retrouve l'étage d'arrivée, puisque le départ est l'étage 0 : la somme des déplacements donne le DÉPLACEMENT TOTAL.
3)
Cette fois on additionne les distances à zéro, sans les signes : 7+9+11+4+8=39 étages. Le déplacement total vaut −3, mais le chemin parcouru est bien plus long : les montées et les descentes se compensent dans la somme, pas dans la fatigue du moteur.
4)
De −3 à 0, il faut monter de 3 étages : le sixième trajet est +3, car −3+3=0.
5)
Si l'ascenseur monte m fois et descend d fois, avec m+d=5, le déplacement total vaut 6×m−6×d. Pour revenir à 0, il faudrait autant de montées que de descentes, donc un nombre PAIR de trajets. Or 5 est impair : c'est impossible. Le plus proche de 0 est 3 montées et 2 descentes, ou l'inverse : +6 ou −6, soit un déplacement de 6 étages.
Le fil : une somme de nombres relatifs donne un déplacement, la somme de leurs distances à zéro donne le chemin parcouru.
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