Maths Troisième, programme français • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : la notion de fonction (Troisième)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques sur la notion de fonction, au niveau de la classe de Troisième du programme français, telle qu'elle est enseignée au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Une fonction n'est pas une formule : c'est un procédé qui associe à chaque nombre un résultat et un seul. Les formules, les tableaux et les courbes n'en sont que trois façons de la décrire, et le chapitre consiste à passer de l'une à l'autre.
L'erreur qui coûte le plus de points au brevet est la confusion entre image et antécédent. Elle est travaillée dans presque tous les exercices de cette série, et chaque question est corrigée en détail.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Notation : f(3)=7 se lit « l'image de 3 par f est 7 », et se dit aussi « 3 a pour image 7 ».
•Image et antécédent : dans f(3)=7, le nombre 7 est l'IMAGE de 3, et le nombre 3 est un ANTÉCÉDENT de 7. On part du nombre de départ pour trouver l'image, on remonte la flèche pour trouver un antécédent.
•Un nombre a toujours UNE SEULE image, mais il peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents.
•Calculer une image : on remplace x par le nombre dans l'expression de f(x).
•Chercher un antécédent de k : on résout l'équation f(x)=k.
•Sur un graphique, lire une image se fait verticalement (on part de l'axe des abscisses), lire un antécédent se fait horizontalement (on part de l'axe des ordonnées).
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Le vocabulaire du chapitre
On considère la fonction f définie par f(x)=3x−5.
Avant tout calcul, repérez bien le sens de chaque question : on demande parfois une image, parfois un antécédent, et les deux ne se calculent pas du tout de la même façon.
a) Calculez f(4), puis traduisez ce résultat par une phrase contenant le mot « image ».
b) Calculez l'image de −2 par f.
c) Déterminez l'antécédent de 7 par f.
d) Traduisez l'égalité f(0)=−5 par deux phrases différentes, l'une avec le mot « image », l'autre avec le mot « antécédent ».
e) Un élève écrit : « l'antécédent de 4 est 7 ». Corrigez sa phrase.
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Réponses
a)f(4)=7 : l'image de 4 est 7
b)f(−2)=−11
c)Antécédent de 7 : 4
d)0 est un antécédent de −5
e)4 est l'antécédent de 7
a) On remplace x par 4 : f(4)=3×4−5=12−5=7. Phrase attendue : l'image de 4 par la fonction f est 7. On peut aussi dire que 4 a pour image 7. Dans les deux formulations, le nombre de départ est 4 et le résultat du calcul est 7.
b) f(−2)=3×(−2)−5=−6−5=−11. L'image de −2 par f est donc −11. Attention au signe : 3×(−2) vaut −6, et on retire ensuite 5, ce qui éloigne encore de zéro. Écrire −6−5=−1 est l'erreur de calcul la plus fréquente sur cette question.
c) Ici on connaît le résultat et on cherche le nombre de départ : c'est donc une équation. On résout f(x)=7, soit 3x−5=7, puis 3x=12, donc x=4. L'antécédent de 7 par f est 4. Vérification indispensable : f(4)=7 ✓, ce qui est exactement ce qu'on avait trouvé à la question a). Les questions a) et c) sont donc les deux sens d'un même aller-retour.
d) Avec le mot image : l'image de 0 par f est −5. Avec le mot antécédent : 0 est un antécédent de −5 par f. La même égalité se lit dans les deux sens, et c'est tout ce qu'il faut comprendre du vocabulaire. Repère de rédaction : le nombre écrit ENTRE PARENTHÈSES est celui dont on prend l'image, le nombre écrit APRÈS le signe égal est l'image.
e) La phrase inverse les deux rôles. Le calcul de la question a) donne f(4)=7, ce qui signifie que 7 est l'image de 4, et donc que 4 est un antécédent de 7. La phrase correcte est : « l'antécédent de 7 est 4 ». Pour ne plus se tromper, un réflexe suffit : on écrit toujours f(deˊpart)=arriveˊe, donc le nombre dont on cherche l'antécédent est celui qui se trouve à droite du signe égal.
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Exercice 2 : Lire un tableau de valeurs
Le tableau ci-dessous donne quelques valeurs d'une fonction g.
Un tableau ne décrit la fonction qu'aux valeurs qui y figurent : tout ce qui n'y est pas écrit ne peut pas être lu, et doit être calculé autrement.
x
−3
−1
0
2
4
5
g(x)
6
2
1
6
1
9
a) Donnez l'image de −1 par g.
b) Donnez g(4) et g(5).
c) Donnez tous les antécédents de 6 lisibles dans ce tableau.
d) Donnez tous les antécédents de 1 lisibles dans ce tableau.
e) Peut-on déterminer g(1) à l'aide de ce tableau ? Et l'image de 3 ? Justifiez.
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Réponses
a)g(−1)=2
b)g(4)=1 et g(5)=9
c)Antécédents de 6 : −3 et 2
d)Antécédents de 1 : 0 et 4
e)Ni g(1) ni g(3) ne sont lisibles
a) On cherche −1 dans la ligne du haut et on lit en dessous : l'image de −1 par g est 2. Autrement dit, g(−1)=2.
b) Même lecture, aux colonnes 4 et 5 : g(4)=1 et g(5)=9. On lit toujours de haut en bas dans le tableau, jamais l'inverse.
c) Cette fois la lecture se fait dans l'autre sens : on cherche 6 dans la ligne du BAS, et on remonte. Le nombre 6 apparaît deux fois, sous x=−3 et sous x=2. Les antécédents de 6 lisibles ici sont donc −3 et 2. Il y en a deux, ce qui est parfaitement normal : un nombre peut avoir plusieurs antécédents.
d) Le nombre 1 apparaît lui aussi deux fois dans la ligne du bas, sous x=0 et sous x=4 : les antécédents de 1 lisibles ici sont 0 et 4. Comparez avec la question a) : chaque colonne fournit UNE image, mais une même valeur peut se retrouver dans plusieurs colonnes. C'est exactement la dissymétrie entre image et antécédent, et c'est le point que le chapitre cherche à faire comprendre.
e) Non dans les deux cas, et pour deux raisons différentes qu'il faut distinguer. Le nombre 1 ne figure pas dans la ligne du haut, donc g(1) n'est pas lisible dans ce tableau : cela ne veut pas dire que g(1) n'existe pas, seulement que le tableau ne le donne pas. Pour l'image de 3, c'est la même chose : 3 n'apparaît pas non plus en première ligne. Attention au piège : le nombre 3 n'apparaît nulle part dans le tableau, ni comme départ ni comme arrivée. En revanche, si l'on connaissait l'expression de g, on pourrait calculer ces deux valeurs. Un tableau est un extrait de la fonction, jamais la fonction entière.
Exercice 3 : Lecture graphique
La courbe ci-dessous représente une fonction h définie pour x compris entre 1 et 8.
Rappel de méthode : pour une image on part de l'axe horizontal et on monte, pour un antécédent on part de l'axe vertical et on se déplace horizontalement.
a) Lisez h(3) et h(7).
b) Lisez l'image de 6 par h.
c) Déterminez tous les antécédents de 3 par h.
d) Déterminez tous les antécédents de 1 par h.
e) Résolvez graphiquement l'équation h(x)=4, puis donnez le maximum de h et la valeur en laquelle il est atteint.
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Réponses
a)h(3)=0 et h(7)=2
b)h(6)=4
c)Antécédents de 3 : 1 et 5
d)Trois antécédents de 1 : 2, 4 et environ 7,3
e)x=6 ; maximum 4 en x=6
a) Pour h(3), on part de 3 sur l'axe horizontal, on monte jusqu'à la courbe, puis on lit à gauche : h(3)=0. La courbe touche ici l'axe des abscisses, ce qui se lit sans ambiguïté. De même pour x=7 : on trouve h(7)=2.
b) On lit de la même façon en x=6 : l'image de 6 par h est 4. C'est le point le plus haut de toute la courbe, remarque qui resservira à la question e).
c) On change de sens de lecture : on part cette fois de 3 sur l'axe VERTICAL et on trace une horizontale. Cette horizontale coupe la courbe en deux points, d'abscisses 1 et 5. Les antécédents de 3 sont donc 1 et 5. Vérification en revenant au sens image : h(1)=3 ✓ et h(5)=3 ✓.
d) Même méthode avec l'horizontale d'ordonnée 1, que l'on suit jusqu'au BOUT de la courbe : elle la coupe en x=2, en x=4, puis une troisième fois sur le dernier morceau, qui descend de 2 à −1 entre x=7 et x=8. Ce troisième point ne tombe pas sur un nœud du quadrillage : on lit environ 7,3, et le calcul sur ce morceau, qui perd 3 unités en 1, donne exactement 7+31. Le nombre 1 a donc TROIS antécédents : 2, 4 et environ 7,3. Le piège est de s'arrêter aux deux premiers, bien placés sur le quadrillage. Autre remarque : la valeur 1 est ici une ORDONNÉE, alors que les trois nombres trouvés sont des ABSCISSES.
e) Résoudre h(x)=4 revient exactement à chercher les antécédents de 4, donc à tracer l'horizontale d'ordonnée 4. Elle ne touche la courbe qu'en un seul point, d'abscisse 6 : l'équation admet une seule solution, x=6. Comme aucun point de la courbe ne monte plus haut, le maximum de h vaut 4, et il est atteint en x=6. Deux formulations à ne pas mélanger dans la rédaction : le maximum est la valeur 4, lue sur l'axe VERTICAL, tandis que 6 est l'endroit où ce maximum est atteint, lu sur l'axe horizontal. De la même façon, le minimum vaut −1 et il est atteint en x=8.
Exercice 4 : Calculer des images
On considère les trois fonctions définies par f(x)=2x+7, g(x)=x2−3 et k(x)=5−4x.
Calculer une image ne demande qu'une chose : remplacer x par le nombre voulu, en gardant les parenthèses quand ce nombre est négatif.
a) Calculez f(3), f(−1) et f(0).
b) Calculez g(4), g(−4) et g(0).
c) Calculez k(2) et k(−3).
d) Que remarquez-vous en comparant g(4) et g(−4) ? Expliquez.
e) Un élève calcule g(−4)=−42−3=−19. Où est son erreur ?
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Réponses
a)13, 5 et 7
b)13, 13 et −3
c)−3 et 17
d)Deux opposés ont la même image
e)(−4)2−3=13, pas −19
a) f(3)=2×3+7=6+7=13. f(−1)=2×(−1)+7=−2+7=5. f(0)=2×0+7=7. Remarquez que f(0) se lit directement dans l'expression : c'est le terme qui ne contient pas x.
b) g(4)=42−3=16−3=13. g(−4)=(−4)2−3=16−3=13. g(0)=02−3=−3. Les parenthèses autour de −4 ne sont pas facultatives : elles indiquent que c'est le nombre entier −4 qui est élevé au carré.
c) k(2)=5−4×2=5−8=−3. k(−3)=5−4×(−3)=5+12=17. Le produit −4×(−3) est positif, donc le résultat AUGMENTE : c'est le calcul qui piège le plus dans cet exercice, et le contrôle de bon sens consiste à remarquer que la fonction k diminue quand x augmente, donc doit être plus grande pour un x négatif.
d) On trouve g(4)=g(−4)=13 : deux nombres opposés ont la même image par g. La raison est que g ne fait intervenir x que par son carré, et que deux nombres opposés ont le même carré. Conséquence sur le vocabulaire : le nombre 13 a au moins DEUX antécédents par g, à savoir 4 et −4. Cela ne contredit rien, puisque seule l'image doit être unique.
e) L'élève a oublié les parenthèses. L'écriture −42 signifie l'opposé de 42, c'est-à-dire −16, alors que (−4)2 vaut +16 : la mise au carré porte sur le nombre entier, signe compris. Son résultat, −19, est donc faux de 32. La règle est constante en mathématiques : sans parenthèses, l'exposant ne porte QUE sur le nombre qui le précède immédiatement, jamais sur le signe. On écrit donc systématiquement (−4)2 quand on remplace x par un nombre négatif.
Exercice 5 : Chercher des antécédents
Chercher un antécédent, c'est résoudre une équation : on connaît le résultat et on remonte au nombre de départ.
On considère f(x)=4x−6, g(x)=−2x+9 et m(x)=x2.
a) Déterminez l'antécédent de 10 par f.
b) Déterminez l'antécédent de 0 par f.
c) Déterminez l'antécédent de 15 par g.
d) Déterminez tous les antécédents de 49 par m, puis tous les antécédents de −1 par m.
e) Combien d'antécédents le nombre 0 a-t-il par m ?
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Réponses
a)x=4
b)x=1,5
c)x=−3
d)49 : −7 et 7 ; −1 : aucun
e)Un seul antécédent, 0
a) On résout f(x)=10, c'est-à-dire 4x−6=10. On ajoute 6 aux deux membres : 4x=16, puis on divise par 4 : x=4. L'antécédent de 10 par f est donc 4. Vérification : f(4)=16−6=10 ✓. Cette vérification doit devenir un réflexe, elle ne coûte qu'une ligne et sécurise toute la question.
b) On résout 4x−6=0, soit 4x=6, donc x=46=23=1,5. L'antécédent de 0 par f est 1,5. Vérification : 4×1,5−6=6−6=0 ✓. Un antécédent n'a aucune raison d'être un nombre entier, et il ne faut surtout pas arrondir.
c) On résout −2x+9=15, soit −2x=6, donc x=−26=−3. L'antécédent de 15 par g est −3. Attention à la division par un nombre négatif, qui change le signe : trouver x=3 est l'erreur classique, et la vérification l'attrape aussitôt, puisque g(3)=−6+9=3=15.
d) Pour 49, on résout x2=49. Cette équation a DEUX solutions, x=7 et x=−7, car les deux nombres ont pour carré 49 : le nombre 49 a donc deux antécédents par m. Pour −1, on résout x2=−1 : aucun carré n'est négatif, donc cette équation n'a aucune solution et le nombre −1 n'a AUCUN antécédent par m. C'est la démonstration, sur un exemple, qu'un nombre peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents, alors qu'il n'a jamais qu'une seule image.
e) Un seul. L'équation x2=0 n'a que la solution x=0, puisqu'un produit de deux facteurs n'est nul que si l'un d'eux l'est, et qu'ici les deux facteurs sont le même. Le nombre 0 est donc le seul nombre à n'avoir qu'un unique antécédent par m : tous les nombres strictement positifs en ont deux, et tous les nombres strictement négatifs n'en ont aucun. Ce petit bilan est exactement ce qu'un graphique de la fonction carré montrerait d'un seul coup d'œil, avec sa forme en U.
Partie B : Niveau brevet (/50)
Exercice 6 : Un programme de calcul
Voici un programme de calcul, du type de ceux qui tombent chaque année au brevet.
Programme : choisir un nombre, lui ajouter 4, multiplier le résultat par 3, puis retrancher le triple du nombre choisi.
On note x le nombre choisi au départ.
a) Appliquez le programme au nombre 5, puis au nombre −2, en détaillant chaque étape.
b) Exprimez en fonction de x le résultat du programme, sous la forme d'une expression que l'on développera et réduira.
c) Que remarquez-vous ? Expliquez ce que devient le nombre choisi au départ.
d) Un élève affirme que le programme donne toujours un nombre plus grand que celui de départ. A-t-il raison ?
e) On modifie la dernière étape : au lieu de retrancher le triple du nombre choisi, on retranche le double. Exprimez le nouveau résultat en fonction de x et calculez-le pour x=5.
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Réponses
a)12 dans les deux cas
b)3(x+4)−3x=12
c)Résultat constant : 12
d)Non : pour 20, on obtient 12
e)x+12 ; 17 pour x=5
a) Pour 5 : on ajoute 4, ce qui donne 9 ; on multiplie par 3, ce qui donne 27 ; on retranche le triple de 5, c'est-à-dire 15, et il reste 12. Pour −2 : on ajoute 4, ce qui donne 2 ; on multiplie par 3, ce qui donne 6 ; on retranche le triple de −2, c'est-à-dire −6, donc on calcule 6−(−6)=6+6=12. Les deux résultats valent 12, ce qui est déjà troublant et oriente la suite. Attention à la dernière étape avec −2 : retrancher un nombre négatif revient à ajouter.
b) On traduit chaque étape dans l'ordre. Choisir un nombre : x. Lui ajouter 4 : x+4. Multiplier le résultat par 3 : 3(x+4), et les parenthèses sont indispensables, car c'est bien la SOMME entière qui est multipliée. Retrancher le triple du nombre choisi : 3(x+4)−3x. On développe : 3x+12−3x=12. Le résultat du programme est donc 12, quel que soit x.
c) On remarque que le résultat ne dépend pas de x : c'est toujours 12, ce que les deux essais de la question a) laissaient soupçonner. Le nombre choisi au départ disparaît, parce qu'on le multiplie par 3 à la deuxième étape puis qu'on lui retire exactement son triple à la dernière : les deux termes 3x et −3x s'annulent. Point de méthode important : deux essais ne prouvent rien, seul le calcul littéral de la question b) DÉMONTRE que le résultat est constant.
d) Non, et le contre-exemple est immédiat. Avec x=5 le résultat est 12, qui est bien plus grand que 5 ; mais avec x=20, le résultat est encore 12, qui est plus petit que 20. Comme le résultat vaut toujours 12, il est plus grand que le nombre de départ uniquement lorsque celui-ci est inférieur à 12. L'élève a généralisé à partir d'exemples trop petits, ce qui est exactement l'erreur que le calcul littéral permet d'éviter.
e) Les trois premières étapes sont inchangées, seule la dernière diffère : le résultat s'écrit 3(x+4)−2x=3x+12−2x=x+12. Cette fois le nombre de départ ne disparaît plus, puisque 3x et −2x ne se compensent pas entièrement et laissent x. Pour x=5, on obtient 5+12=17. Vérification en déroulant le programme : 5+4=9, puis 9×3=27, puis 27−10=17 ✓. Le nouveau programme ajoute donc simplement 12 au nombre choisi, et cette fois le résultat est toujours plus grand que le nombre de départ, ce qui répond aussi à la question d) dans ce cas modifié.
Exercice 7 : Problème : une aire qui dépend d'une longueur
Sur la figure ci-dessous, ABCD est un rectangle tel que AB=10 cm et AD=6 cm.
Le point M se déplace sur le segment [AB], et on note x=AM, exprimé en centimètres. Le triangle AMD est colorié.
On note A(x) l'aire du triangle AMD, en centimètres carrés.
a) Entre quelles valeurs le nombre x peut-il varier ?
b) Calculez l'aire du triangle AMD lorsque x=4, puis lorsque x=9.
c) Exprimez A(x) en fonction de x.
d) Déterminez la position de M pour laquelle l'aire du triangle vaut 21 centimètres carrés.
a) Le point M se déplace sur le segment [AB], donc la longueur AM vaut au minimum 0, lorsque M est confondu avec A, et au maximum 10 cm, lorsque M est confondu avec B. Ainsi x varie entre 0 et 10. Préciser cet intervalle n'est pas une formalité : il servira à répondre à la dernière question.
b) Le triangle AMD est rectangle en A, puisque ABCD est un rectangle. Ses deux côtés perpendiculaires sont AM=x et AD=6. Son aire vaut donc 2AM×AD. Pour x=4 : 24×6=224=12 centimètres carrés. Pour x=9 : 29×6=27 centimètres carrés.
c) En remplaçant le nombre par la lettre : A(x)=2x×6=3x. L'aire du triangle est donc le triple de la distance AM. Vérification sur les deux valeurs de la question b) : 3×4=12 ✓ et 3×9=27 ✓. On reconnaît au passage une fonction linéaire, celle du chapitre suivant : doubler AM double l'aire.
d) On cherche x tel que A(x)=21, donc on résout 3x=21, ce qui donne x=7. Le point M doit être placé à 7 cm du point A. Cette valeur appartient bien à l'intervalle [0;10], donc la position existe réellement sur la figure. Vérification : 27×6=21 ✓. Remarquez la nature de la question : on connaît l'aire et on cherche la longueur, c'est donc une recherche d'ANTÉCÉDENT.
e) Non. En résolvant 3x=35, on obtiendrait x=335≈11,67 cm, or x ne peut pas dépasser 10 puisque M reste sur le segment [AB]. Cette valeur est donc à rejeter et l'aire 35 n'est jamais atteinte. Autre façon de le voir, plus rapide : l'aire est maximale quand M est en B, et elle vaut alors 3×10=30 centimètres carrés, ce qui est inférieur à 35. On retiendra que dans un problème concret, une équation peut avoir une solution mathématique qui ne convient pas à la situation : il faut toujours revenir à l'intervalle de départ avant de conclure.
Exercice 8 : Une feuille de calcul
Un professeur a construit la feuille de calcul ci-dessous pour étudier la fonction f définie par f(x)=x2−2x.
La formule saisie dans la cellule B2, puis recopiée vers la droite, est une formule de tableur classique du brevet.
A
B
C
D
E
F
1
x
−1
0
1
2
3
2
f(x)
3
0
−1
0
?
a) Vérifiez par le calcul les valeurs affichées dans les cellules B2 et D2.
b) Quelle valeur doit afficher la cellule F2 ?
c) Parmi les formules suivantes, laquelle a pu être saisie en B2 : =B1*B1-2*B1, =x*x-2*x ou =B1*B1-2*A1 ? Justifiez le rejet des deux autres.
d) Lisez dans ce tableau tous les antécédents de 0 par f.
e) Le professeur ajoute la colonne x=4. Sans tableur, prévoyez la valeur affichée, puis dites si la fonction f semble augmenter ou diminuer à partir de x=1.
Voir la correction
Réponses
a)B2 : 3 ; D2 : −1
b)F2 : 3
c)=B1*B1-2*B1
d)Antécédents de 0 : 0 et 2
e)f(4)=8 ; f augmente
a) Pour B2, on calcule f(−1)=(−1)2−2×(−1)=1+2=3 ✓, ce qui correspond bien à la valeur affichée. Attention au double signe : −2×(−1) vaut +2. Pour D2, on calcule f(1)=12−2×1=1−2=−1 ✓.
b) La cellule F2 correspond à x=3 : f(3)=32−2×3=9−6=3. La cellule doit donc afficher 3.
c) La bonne formule est =B1*B1-2*B1, qui traduit x2−2x en allant chercher la valeur de x dans la cellule située juste au-dessus. La deuxième, =x*x-2*x, est fausse parce qu'un tableur ne connaît pas la lettre x : il ne manipule que des références de cellules. La troisième, =B1*B1-2*A1, est fausse aussi, et l'erreur est plus subtile : le second terme va chercher la cellule A1, qui contient le texte « x » et non un nombre. Il fallait référencer B1 dans les deux termes. Contrôle utile : une formule correcte doit rester juste une fois recopiée vers la droite, ce qui n'est le cas que de la première.
d) On cherche 0 dans la ligne des f(x) : il apparaît deux fois, sous x=0 et sous x=2. Les antécédents de 0 lisibles dans ce tableau sont donc 0 et 2. On peut le confirmer par le calcul en factorisant : x2−2x=x(x−2), produit qui est nul si x=0 ou si x=2. Le tableau et le calcul se confirment mutuellement, et il n'existe pas d'autre antécédent que ces deux-là.
e) Pour x=4 : f(4)=16−8=8. En regardant la suite des valeurs à partir de x=1, on lit −1, puis 0, puis 3, puis 8 : la fonction augmente, et de plus en plus vite, les écarts successifs valant 1, 3 puis 5. C'est le comportement typique d'une fonction où x apparaît au carré, à la différence d'une fonction affine dont les écarts seraient constants. Attention toutefois à la formulation : ce tableau ne montre le comportement qu'aux valeurs calculées, et il ne permet pas d'affirmer quoi que ce soit entre deux colonnes, ni avant x=−1.
Exercice 9 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des affirmations suivantes est fausse. Dites pourquoi, en vous appuyant sur un contre-exemple chiffré, puis corrigez-la.
Quatre de ces cinq erreurs se retrouvent chaque année dans les copies de brevet.
a) « Un nombre a toujours un seul antécédent. »
b) « Si f(2)=5, alors l'antécédent de 2 est 5. »
c) « Pour calculer l'image de 3 par f, on résout l'équation f(x)=3. »
d) « Une fonction, c'est forcément une formule. »
e) « Sur un graphique, on lit toujours les images sur l'axe horizontal. »
Voir la correction
Réponses
a)Zéro, un ou plusieurs antécédents
b)L'antécédent de 5 est 2
c)Image : remplacer ; antécédent : résoudre
d)Formule, tableau, courbe ou programme
e)Images sur l'axe vertical
a) Faux. Avec la fonction carré m(x)=x2, le nombre 9 a deux antécédents, 3 et −3, puisque 32=9 et (−3)2=9. Le nombre −1, lui, n'en a aucun, car aucun carré n'est négatif. L'énoncé correct inverse les rôles : c'est l'IMAGE qui est unique. Un nombre a toujours une seule image, mais il peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents.
b) Faux, les deux rôles sont inversés. L'égalité f(2)=5 signifie que l'image de 2 est 5, donc que 2 est un antécédent de 5. La phrase correcte est : « l'antécédent de 5 est 2 ». Moyen sûr de ne jamais se tromper : dans l'écriture f(2)=5, le nombre entre parenthèses est le nombre de DÉPART, celui après le signe égal est l'ARRIVÉE, et un antécédent est toujours un nombre de départ.
c) Faux, c'est de nouveau la même confusion, sous une forme plus pernicieuse parce qu'elle mélange les deux méthodes. Pour calculer l'image de 3, on REMPLACE x par 3 et on calcule f(3) : aucune équation à résoudre. Résoudre f(x)=3 donnerait au contraire les antécédents de 3. Sur f(x)=2x+7, par exemple, l'image de 3 vaut 13, tandis que l'antécédent de 3 vaut −2 : deux résultats bien différents pour deux questions qui se ressemblent à l'écrit.
d) Faux. Une fonction est un procédé qui associe à chaque nombre un résultat et un seul, et ce procédé peut être décrit de plusieurs manières : par une formule, mais aussi par un tableau de valeurs, par une courbe, par un programme de calcul ou même par une phrase. L'exercice 3 de cette série en donne un exemple, où la fonction h n'est connue que par sa courbe, sans qu'aucune formule ne soit fournie, et où l'on a pourtant pu lire des images et des antécédents.
e) Faux. Sur un graphique, les nombres de départ se lisent sur l'axe HORIZONTAL et leurs images sur l'axe VERTICAL. Pour trouver une image, on part donc de l'axe horizontal, on monte jusqu'à la courbe et on lit à gauche. Pour trouver un antécédent, on fait exactement le trajet inverse, en partant de l'axe vertical. Sur la courbe de l'exercice 3, lire h(6) donne 4 : le 6 se lit en bas et le 4 à gauche, jamais l'inverse.
Exercice 10 : Problème : deux courbes sur un même graphique
Deux ateliers d'un collège fabriquent des objets. Le graphique ci-dessous donne, pour chacun, le nombre d'objets terminés en fonction du nombre d'heures de travail écoulées.
La courbe en trait plein correspond à l'atelier 1, celle en pointillé à l'atelier 2.
a) Combien d'objets l'atelier 1 a-t-il terminés au bout de 4 heures ? Et l'atelier 2 ?
b) Au bout de combien d'heures l'atelier 1 a-t-il terminé 28 objets ?
c) Au bout de combien de temps les deux ateliers ont-ils produit le même nombre d'objets ? Combien en ont-ils fait à ce moment-là ?
d) Quel atelier est en avance pendant les trois premières heures ? Lequel termine en tête au bout de 7 heures ?
e) Un élève affirme que l'atelier 2 ralentit après la troisième heure. Est-ce lisible sur le graphique ? Expliquez ce que vous voyez.
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Réponses
a)12 et 18 objets
b)6 heures
c)5 h, 20 objets
d)Atelier 2 d'abord, atelier 1 en tête à 7 h
e)De 4 à 2 objets par heure
a) Pour l'atelier 1, on part de 4 sur l'axe horizontal, on monte jusqu'à la courbe en trait plein et on lit à gauche : 12 objets. Pour l'atelier 2, on monte cette fois jusqu'à la courbe en pointillé, et on lit 18 objets. On lit donc deux images différentes pour un même nombre de départ, tout simplement parce qu'il s'agit de deux fonctions différentes.
b) On part cette fois de 28 sur l'axe VERTICAL, on se déplace horizontalement jusqu'à rencontrer la courbe en trait plein, puis on descend : on lit 6 heures. C'est une recherche d'antécédent, et il faut donc bien lire dans ce sens, en partant de la gauche.
c) Les deux ateliers ont produit autant l'un que l'autre exactement là où les deux courbes se croisent. Le point d'intersection se lit à 5 heures, pour 20 objets. Retenir la traduction : un point d'intersection de deux courbes, c'est une valeur de départ commune donnant la même image aux deux fonctions.
d) Pendant les trois premières heures, la courbe en pointillé est au-dessus de la courbe en trait plein : c'est donc l'atelier 2 qui est en avance, avec par exemple 16 objets contre 8 au bout de 3 heures. Après le croisement à 5 heures, c'est l'inverse. Au bout de 7 heures, la courbe en trait plein est bien plus haute, avec 36 objets contre 24 : l'atelier 1 termine largement en tête. Le vocabulaire à employer est celui de la position relative des courbes, au-dessus ou en dessous, pas celui de la montée.
e) Oui, c'est lisible, mais pas de la façon dont on le dit souvent. La courbe en pointillé continue de monter après la troisième heure, donc l'atelier 2 ne s'arrête pas et ne perd aucun objet : sa production augmente toujours. Ce qui change, c'est la PENTE, qui devient plus faible : entre 1 et 3 heures, il produisait 8 objets en 2 heures, soit 4 par heure, alors qu'entre 3 et 7 heures il n'en produit plus que 8 en 4 heures, soit 2 par heure. Il ralentit donc bien, au sens où son rythme diminue, tout en continuant d'avancer. C'est exactement la distinction entre la valeur de la fonction, qui augmente, et sa pente, qui diminue, et c'est ce que le chapitre des fonctions affines permettra bientôt de chiffrer par un coefficient directeur.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Un tableau qui ne définit pas une fonction
Une fonction associe à chaque nombre de départ UNE image et une seule. On étudie trois tableaux.
a) Le tableau 1 associe à x=−2, −1, 0, 1, 2 les nombres 4, 1, 0, 1, 4. Peut-il être le tableau de valeurs d'une fonction ?
b) Le tableau 2 associe à 1 le nombre 2, à 3 le nombre 4, encore à 3 le nombre 6, et à 5 le nombre 8. Peut-il être le tableau de valeurs d'une fonction ?
c) Dans le tableau 1, combien d'antécédents lisibles ont les nombres 1, 0 et 3 ?
d) Proposez une expression f(x) qui convient au tableau 1, et vérifiez-la sur deux colonnes.
e) On échange les deux lignes du tableau 1 : les nombres 4, 1, 0, 1, 4 deviennent les nombres de départ. Le nouveau tableau définit-il une fonction ?
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Réponses
a)Oui : chaque départ a une image
b)Non : 3 a deux images
c)2, 1 et 0 antécédents
d)f(x)=x2
e)Non : 4 aurait deux images
a) Oui. Chaque nombre de départ, −2, −1, 0, 1 et 2, apparaît UNE seule fois dans la ligne du haut, donc il reçoit une seule image. Que la même image, 4 ou 1, revienne deux fois dans la ligne du bas n'a aucune importance : c'est permis.
b) Non. Le nombre 3 reçoit deux images différentes, 4 et 6 : on ne saurait pas dire ce que vaut « l'image de 3 ». Une seule colonne en conflit suffit à rejeter le tableau entier.
c) Le nombre 1 apparaît deux fois en bas, sous −1 et sous 1 : il a deux antécédents lisibles. Le nombre 0 apparaît une fois, sous 0 : un antécédent. Le nombre 3 n'apparaît pas : aucun antécédent lisible. Zéro, un ou deux antécédents, alors que chaque nombre de départ a exactement une image : c'est toute la dissymétrie du vocabulaire.
d) Chaque image est le carré du nombre de départ : f(x)=x2. Vérification : f(−2)=(−2)2=4 ✓ et f(1)=12=1 ✓. L'expression 2x conviendrait pour x=0 mais donne f(−2)=−4, et x+2 donne f(−2)=0 : une formule se contrôle sur plusieurs colonnes, jamais sur une seule.
e) Non. Dans le tableau échangé, le nombre de départ 4 est associé à −2 ET à 2, et le nombre 1 à −1 et à 1 : ils ont deux images. Échanger les rôles transforme les antécédents multiples en images multiples, ce qu'une fonction interdit.
Le fil : le test porte sur la ligne des nombres de DÉPART. Une répétition en bas est normale, une répétition en haut avec deux résultats différents disqualifie le tableau.
Exercice 12 : Images et antécédents d'une fonction écrite comme un produit
On considère la fonction f définie par f(x)=(x−1)(x+3).
a) Calculez f(0), f(1) et f(−2).
b) Calculez f(−5) et f(0,5).
c) Déterminez tous les antécédents de 0 par f.
d) Développez et réduisez f(x).
e) Déterminez tous les antécédents de −3 par f. Comparez avec la question a).
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Réponses
a)−3, 0 et −3
b)12 et −1,75
c)−3 et 1
d)x2+2x−3
e)−2 et 0
a) f(0)=(0−1)(0+3)=(−1)×3=−3. f(1)=(1−1)(1+3)=0×4=0. f(−2)=(−2−1)(−2+3)=(−3)×1=−3. On calcule chaque facteur séparément, puis on multiplie : c'est plus sûr que de développer d'abord.
b) f(−5)=(−5−1)(−5+3)=(−6)×(−2)=12, positif car produit de deux négatifs. f(0,5)=(0,5−1)(0,5+3)=(−0,5)×3,5=−1,75.
c) On résout (x−1)(x+3)=0. Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul : x−1=0 ou x+3=0, donc x=1 ou x=−3. Le nombre 0 a DEUX antécédents, −3 et 1. Contrôle : f(1)=0 se lisait déjà à la question a).
d) Double distributivité : (x−1)(x+3)=x2+3x−x−3=x2+2x−3. Le terme constant −3 est bien f(0) ✓, ce qui contrôle le signe.
e) On résout x2+2x−3=−3, soit x2+2x=0, puis on factorise : x(x+2)=0, donc x=0 ou x=−2. Les antécédents de −3 sont −2 et 0, exactement les deux nombres de la question a) qui avaient pour image −3. Le piège est de résoudre (x−1)(x+3)=−3 en écrivant x−1=−3 ou x+3=−3 : la règle du produit nul ne vaut que pour un produit égal à ZÉRO.
Le fil : une image se calcule en remplaçant, un antécédent se cherche en résolvant, et la forme produit n'aide à résoudre que si l'autre membre vaut zéro.
Exercice 13 : Lire la courbe de température d'une journée
Une station météo relève la température toutes les deux heures pendant une journée. La courbe ci-dessous donne la température T, en degrés Celsius, en fonction de l'heure x, de 0 h à 24 h. Entre deux relevés, on relie les points par des segments.
a) Lisez T(10) et T(16).
b) Déterminez tous les antécédents de 8, puis tous les antécédents de 2.
c) Donnez la température maximale et l'heure où elle est atteinte, puis la température minimale et son heure.
d) Pendant combien d'heures la température est-elle supérieure ou égale à 8 degrés ?
e) La température est-elle une fonction de l'heure ? L'heure est-elle une fonction de la température ?
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Réponses
a)5 °C et 11 °C
b)8 : 12 h et 18 h ; 2 : 2 h et 8 h
c)11 °C à 16 h ; 0 °C à 6 h
d)6 heures
e)T fonction de l'heure, pas l'inverse
a) On part de 10 sur l'axe horizontal, on monte à la courbe et on lit à gauche : T(10)=5 degrés. De même T(16)=11 degrés.
b) Pour les antécédents de 8, on trace l'horizontale d'ordonnée 8 : elle coupe la courbe à 12 h, pendant la montée, et à 18 h, pendant la descente. Les antécédents de 8 sont 12 et 18. Pour 2, l'horizontale coupe la courbe à 2 h et à 8 h, et nulle part ailleurs, puisque la fin de journée ne redescend qu'à 3 degrés.
c) Le point le plus haut est à 11 degrés, atteint à 16 h. Le plus bas est à 0 degré, atteint à 6 h. On distingue la VALEUR du maximum, lue sur l'axe vertical, de l'heure où il est atteint, lue sur l'axe horizontal.
d) La courbe est au-dessus de l'horizontale d'ordonnée 8, ou dessus, entre 12 h et 18 h : cela dure 18−12=6 heures. Répondre 18 ou 12 confond une durée et une heure.
e) La température est une fonction de l'heure : à chaque heure correspond une seule température, un thermomètre n'affiche pas deux valeurs à la fois. L'heure n'est PAS une fonction de la température : la température 8 degrés correspond à deux heures, 12 h et 18 h. Ce sont exactement les antécédents multiples de la question b).
Le fil : image en partant de l'axe horizontal, antécédents en partant de l'axe vertical et en suivant l'horizontale jusqu'au bout de la courbe.
Exercice 14 : Problème : la balle lâchée du haut d'un pont
On lâche une balle depuis un pont, à 45 m au-dessus de l'eau. On admet que sa hauteur au-dessus de l'eau, en mètres, au bout de t secondes, est donnée par h(t)=45−5t2, tant que la balle n'a pas touché l'eau.
a) Calculez h(0), h(1) et h(2). Que représente h(0) ?
b) Quelle distance la balle parcourt-elle pendant la première seconde, puis pendant la deuxième ? La fonction h est-elle affine ?
c) Au bout de combien de temps la balle est-elle à 25 m au-dessus de l'eau ?
d) Au bout de combien de temps la balle touche-t-elle l'eau ?
e) Calculez h(4). Que penser de ce résultat ?
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Réponses
a)45, 40 et 25 m
b)5 m puis 15 m : pas affine
c)t=2 s
d)t=3 s
e)h(4)=−35 : hors du domaine
a) h(0)=45−0=45 ; h(1)=45−5=40 ; h(2)=45−5×4=25. Le nombre h(0) est la hauteur au moment où l'on lâche la balle, 45 m, la hauteur du pont. Attention à la priorité : 5t2 signifie 5×t2, donc h(2)=45−20 et non 45−100.
b) Première seconde : 45−40=5 m. Deuxième seconde : 40−25=15 m. Pour une fonction affine, les écarts d'images seraient les mêmes à chaque seconde ; ici ils passent de 5 à 15 m, la balle accélère. La fonction h n'est pas affine, ce que l'on voit aussi au t2 de l'expression.
c) On cherche un antécédent : 45−5t2=25, donc 5t2=20, puis t2=4. Deux nombres ont pour carré 4, 2 et −2, mais un temps écoulé est positif : t=2 s. C'est cohérent avec la question a), où h(2)=25.
d) La balle touche l'eau quand h(t)=0 : 45−5t2=0, donc t2=9, et t=3 s en rejetant −3. Contrôle : h(3)=45−45=0 ✓.
e) h(4)=45−80=−35. Une hauteur de −35 m au-dessus de l'eau n'a pas de sens : la balle est dans l'eau depuis la troisième seconde, et la formule ne décrit plus rien. On la limite donc aux temps compris entre 0 et 3 secondes, et l'on rejette ce résultat.
Le fil : dans un problème, une fonction a un domaine où elle a un sens, et chaque solution d'équation se confronte à ce domaine.
Exercice 15 : Problème : le tarif d'envoi d'un colis
Un transporteur affiche ce tarif, qui dépend de la masse m du colis, en kilogrammes : jusqu'à 1 kg inclus, 7 dollars ; plus de 1 kg et jusqu'à 2 kg inclus, 10 dollars ; plus de 2 kg et jusqu'à 5 kg inclus, 16 dollars ; plus de 5 kg et jusqu'à 10 kg inclus, 25 dollars.
a) Quel est le prix d'un colis de 0,8 kg ? De 2 kg ? De 2,1 kg ?
b) Le prix est-il une fonction de la masse ? La masse est-elle une fonction du prix ?
c) Quelles masses ont pour image 10 dollars ?
d) Le prix est-il proportionnel à la masse ? Calculez le prix par kilogramme d'un colis de 1 kg, puis d'un colis de 5 kg.
e) On doit envoyer 6 kg de livres, que l'on peut répartir en plusieurs colis. Quel est le coût minimal ?
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Réponses
a)7, 10 et 16 dollars
b)Prix fonction de la masse, pas l'inverse
c)De plus de 1 kg à 2 kg inclus
d)Non : 7 puis 3,2 dollars le kg
e)23 dollars : 5 kg + 1 kg
a) 0,8 kg est dans la première tranche : 7 dollars. 2 kg est encore dans la deuxième, puisque la borne 2 est incluse : 10 dollars. 2,1 kg dépasse 2 kg : 16 dollars. Cent grammes de plus coûtent ici 6 dollars de plus, c'est le saut du tarif.
b) Le prix est une fonction de la masse : une masse donnée tombe dans une seule tranche, donc a un seul prix. La masse n'est pas une fonction du prix : au prix de 16 dollars correspondent des masses de 2,5 kg, 3 kg, 4,9 kg et bien d'autres. Une fonction n'est pas forcément une formule : ici c'est un tarif par tranches.
c) Toutes les masses strictement supérieures à 1 kg et inférieures ou égales à 2 kg. Le nombre 10 a une infinité d'antécédents : ce n'est pas une liste, c'est toute une plage de masses.
d) Non : doubler la masse de 1 à 2 kg fait passer le prix de 7 à 10 dollars, pas à 14. Prix par kilogramme : 7 dollars pour 1 kg, et 516=3,2 dollars pour 5 kg. Plus le colis est lourd dans sa tranche, moins le kilogramme coûte cher.
e) Un seul colis de 6 kg coûte 25 dollars. Deux colis de 3 kg : 16+16=32 dollars. Mais un colis de 5 kg et un de 1 kg : 16+7=23 dollars. Les autres découpages coûtent plus : 4+2 kg donne 26, trois colis de 2 kg donnent 30. Le coût minimal est 23 dollars, et le piège est de s'arrêter au colis unique ou au partage en deux moitiés égales : on remplit d'abord une tranche jusqu'à sa borne.
Le fil : lire une fonction par tranches, c'est repérer dans quelle tranche tombe le nombre de départ, bornes incluses ou exclues comprises.
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